Les Vraies Voix qui font bouger la France spéciale femmes - Émission du 15 juillet
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Les vraies voix sud radio 17h20 Judit Beller et votre mardi le mardi votre spéciale femme ce sont les vraies voies spéciales femmes. Elles gouvernent elles inventent, elles transformment, elles résistent. Les femmes puissantes marquent l'histoire par leur intelligence, leur courage et leur capacité à ouvrir des voies nouvelles.
Leur pouvoir ne se limite pas à l'autorité. Il est aussi vision, transmission et audace de la de l'art à l'activisme ou à l'entrepreneuriat. Elle redessine les contours du monde.
Micheline Peltier de Co a saisi dans l'intimité d'un visage ou la tension d'un regard la puissance féminine de ce 20e siècle du 20e siècle qui est passé et d'ailleurs c'est pour ça que je la reçois. Bonsoir Micheline Peltier Deco. Bonsoir.
Bienvenue. Alors Micheline, vous êtes la première femme à avoir intégré l'agence Gam. Vous êtes grand reporter et vous avez traversé 50 ans de bouleversement planétaire avec la fou d'une intrépide et l'exigence d'une journaliste.
Vous avez une sacrée vie Micheline, vous êtes une puissante. Il paraît mais enfin je me sent très humble par rapport à votre présentation. Voilà, je suis simplement un témoin qui essae en tout cas de se passionner pour le travail des femmes et la façon dont elles vac dans leur vie quotidienne, leur travail et puis quelques femmes leaders.
Et alors, vous avez ouvert la voix, hein, quand même euh à la photographie de grand partage. Il y avait il y avait aussi un peu Marie-dorde Dequer et il y avait pas de femme dans ce métier. C'est extrêmement misogyne.
Une anecdote, je suis enceinte quand même de jusqu'à 8 mois, j'étais chez gamin. Je reviens moi après avec mon bébé sous le bras et on me demande à qui il est. C'estàd de tous les mecs de l'agence, je perc avec des mecs pratiquement.
On avait vu que j'étais enceinte. Incroyable. Voilà.
Alors, vous êtes photographe du prix l'Oréal UNESCO pendant 11 ans. Vous avez été complice des lauréas du Nobel de la paix. Vous n'avez cessé de mettre en lumière ceux et surtout celles qui changent le monde.
C'est ça qui vous intéresse, hein ? Absolument. Mais écoutez, j'ai essayé avec mes mes faibles moyens de photographe d'abord avant tout d'écriture aussi euh de sortir à la fois quelques femmes de long quand il y avait de nouvelles femmes politiques en France et puis des femmes très renommées.
Euh j' peux parler là de Sushi de pas mal de prix Nobel. Alors, allez-y, racontez-nous la rencontre avec Angushi par exemple quand même. Très compliqué parce que ce qui se passe, ça se passe en 1999, c'est un projet pour l'an 2000.
Euh, tous les reporters photographes des agences dans le monde pratiquement entier avait été sollicité pour faire des projets. Moi, j'avais dit au fond ce qui m'intéresse, c'est la paix et il y a un prix qui s'appelle le Nobel de la paix. Et un jour, un jour je dis bien, ils l'ont mérité.
Donc, je me suis mis en quête de tous ceux qui étaient vivants et en particulier évidemment la plus compliquée en Anang Sushi qui était donc en Birmanie, ouais, leader de son mouvement et qui était non pas emprisonné mais qui était aux arrê Voilà, exactement dans sa maison. Donc je suis partie pour la Birmanie avec l'aide de George Soros à l'époque parce que Sou était malade et donc je me suis arrêtée en Thaïlande pour prendre des médicaments et j'avais rendez-vous avec elle mais il était pas question ni de la mettre en danger ni de mettre mes contacts locaux en danger. J'ai donc joué à la touriste pendant 15 jours.
Comme touriste, je n'ai rencontré que deux russes et une malheureuse anglaise parce qu'il y avait aucun tourisme enie à l'époque. Et puis je me suis rendue un beau jour à l'ambassade de France et T n'avait le droit de bouger que pour aller à l'ambassade d'Angleterre et l'ambassade de France. Son mari étant mourant, elle essayait de l'appeler et son téléphone était coupé.
Donc elle avait deux autorisations diplomatiques de sortie et c'est comme ça que je l'ai retrouvé. Et son mari était mort 3 semaines avant en fait. Oh quelle tristesse.
La quelle vie elle a eu elle. très compliqué. Une vie extrêmement difficile.
Il faut pas oublier que son père était général, qu'il a été assassiné quand elle avait 2 ans et qu'elle a pas pu voir son mari effectivement avant sa mort non plus. Voilà. Absolument. parce qu'elle grandf ses enfants ont grandi loin d'elle aussi hein.
Alors les deux enfants les deux garçons ont grandi près de leur père for mais surtout elle ne pouvait pas sortir du pays et laisser euh tous les gens de son partis qui étaient dans des cul de basse fausses et elle sortir du pays. Donc c'était impossible femme de valeur et de de fidélité. Alors il y a une autre femme importante dans votre parcours et dans votre vie Micheline c'est Françoise Girou.
Alors, je remets un petit peu au centre, hein, qui ça ? C'était quand même une journaliste et femme politique emblématique. Euh, elle est devenue un modèle pour vous, c'est ce qui est noté.
Mais je je sais pas si c'est pas un peu l'inverse ai parce qu'elle a écrit sur vous. Vous l'avez rencontré à domicile entre 1980 et 1983 et très très vite Ah oui avant j'ai dû la rencontrer. Elle était encore ministre de la culture.
J'avais été envoyé avant gamin euh par Fazine qui était un magazine pour les femmes à l'époque. J'ai parlé servantbert par bien sûr. Et euh j'ai frappé à la porte parce que tout ce qu'il faisait m'intéressait et on m'a dit "Vous êtes libre demain ?" J'ai dit "Ben oui, pourquoi ?
Ben vous allez aller photographier Françoise Girou. Alors j'étais arrivée avec un bou et ce qui les avait impressionné c'est que j'avais vécu chez les Pigm que j'avais fait beaucoup de portraits de gens assez célèbres déjà et aussi des photos de paysage. Donc ils sont dit pardon je vous arrête 2 secondes.
Vous avez vécu chez les Pigm ? Oui quand j'avais 17 ans. D'accord.
Parce que j'avais fait un exposé à 12 ans. J'engage tous les enfants qui font des exposés sur des choses un peu passionnantes à poursuivre. Allez voir en vrai et vos parents ils vous ont laissé comme ça partir à 17 ans chez P 17 ans j'ai dit que j'allais voir un camarade à Brazaville ce qui était vrai et puis je tournais un peu en rond à Brazaville et puis j'ai renté le fleuve jusqu'en Centrafrique et là j'ai vu des petits bons hommes à la peau beaucoup plus claire sur les sur les rives et j'ai dit mais qui sont qui est cette tribu et on m'a répondu des babinga des babenzé et tout d'un coup Je me suis dit mais non ce sont des pigmés des pigmés.
Donc je suis partie en forêt avec les nom. Et donc c'est grâce à ces pigmés quelque part que vous êtes arrivé dans le bureau de François Girou. Je trouve ça génial.
Mais oui, mais oui, absolument parce que ça les avait interloqué et dès la première rencontre, je sonne à la porte évidemment les pieds en dedans très impressionné parce que j'avais pas comme idole Johnny Alidé ou Sylvie Vart plutôt François Gérou qui était maître en journaliste en journalisme à l'Express qui avait une plume d'éditorial géniale et donc voilà et elle a j'attendais que ce soit une personne qui travaillait chez elle qui m'ouvre la porte mais elle m'a ouvert la porte et elle m'a dit "Attendez, ma fermeture éclairée coincée. Est-ce que vous pouvez m'aider ?" Ah et c'est comme ça que vous êtes devenu amis en fait parce que vous êtes devenu assez voà.
Je regardé, je lui ai dit "Mais vous allez pas mettre ça pour les photos." Elle avait une jupe plissée grise et en effet ça permet de dé coincé. Je dis mais ça correspond pas du tout.
Et comment elle s'est habillée finalement alors pour vous ? finalement en noir comme elle aimait bien d'ailleurs. Je sais pas pourquoi elle avait mais en tout cas ça a été le début de notre amitié.
Elle a dit bah venez choisissez je et alors elle a écrit sur vous François Girou après hein. Oui dans ses journaux souvent. Voilà et alors je m'appelle Micheline P Micheline D et voilà.
Oui. Et on est devenu enfin c'était ma seconde mère. Oui certainement.
J'ai grandi par elle et pour elle. Ah, c'est magnifique ce que vous dites Michel, Micheline Peltier, vous êtes pas contenté de faire des portraits. Vous avez composé au fil des décennies une espèce de mémoire sensible en fait, j'ai envie de dire du pouvoir féminin parce qu'on va parler des autres femmes bien sûr que vous avez photographié dans un instant.
Bien sûr, évidemment. Euh mais c'est ça, c'est une mémoire sensible hein, que vous que vous nous laissez et qui nous permettent de mieux comprendre aussi ces femmes d'exception euh et de pouvoir. Ben ce qui a été très intéressant, vous avez euh cité leuréal UNESCO le prix des des femmes scientifiques pendant Women in Science et j'ai eu la chance d'avoir une carte blanche pendant 11 ans, donc de faire le tour du globe, cinq femmes, cinq continents.
Et ce qui a était passionnant, c'est de voir comment avez pu rompre ce fameux plafond de verre. Il s'agit de sciences, de physique et de biologie. Et euh j'allais aussi bien au fin fond du Nigéria avec une femme qui a Ibadant donc même pas les goses dans la capitale se baladait dans les écoles avec un générateur pour passer des films aux enfants et leur expliquait que s'ils étaient porteurs de Secle Cell donc il faisaient des analyses après il donnait des petits rubans rose ou bleus il fallait absolument pas quand il serait amoureux plus tard il se mettent en compagnie si je puis dire de ces rubans qui étaient de la même couleur que l'heure parce que il transmettait une maladie qui rendait en fait les enfants une espèce de neuropathie et qui en faisait des handicapés et ça touchait vraiment 10 % des Nigériens.
Donc c'est énorme. Alors vous allez pouvoir continuer à nous raconter tout ça Micheline dans un instant puisque vous savez à la radio on a des petites coupures. Alors dans un instant vous allez nous raconter justement euh toutes vos aventures et puis évidemment Simone Veille aussi hein c'est un spécial femme puissante chers auditrices, chers auditeurs avec l'incroyable photographe et grand reporter Micheline Beltier de Co.
À tout de suite. Sud Radio Sud Radio. Parlons vrai parlons vrai.
Sud Radio Vois Sud Radio 17h20 Judit Beller et on continue ce spécial femme puissante avec Micheline Peltier photographe de l'essentiel qui a su capter la lumière la gravité ou l'insolence de celles qui ont marqué leur époque. Alors Micheline derrière votre objectif il y a eu Simon Veille, François Girou Simone de Beauvoir par exemple. Alors vous nous avez parlé de François Girou maintenant on a envie d'en savoir plus sur Simon Veille. racontez-nous cette rencontre incroyable avec cette femme quand même qui a changé le monde.
Vous êtes avec nous Micheline. Micheline Peltier n'est plus là. Micheline Peltier est là.
Ça va être coupé. OK. Alors donc oui, je vous je vous parlais de de Simon Veille.
Racontez-nous cette rencontre avec Simon Veille. Micheline. Alors juste un mot pour finir les femmes de sciences, vousz aussi bien d'une des plus grandes universités américaines comme le MIT, comme je vous l'ai dit au fond du Nigéria.
Voilà donc la disparité de ces femmes était alors là juste pour faire une remise en en en contexte he pour nos auditeurs. Vous nous parlez des femmes scientifiques qui sont lauréates du prix l'Oréal l'UNESCO que vous avez photographié pendant 11 ans et dont certaines ont eu le prix Nobel de médecine ou de physique. Voilà.
Magnifique. Ça fait du bien des femmes qui ont des prix Nobel hein quand même. Ah c'est il y en a pas beaucoup.
Il y en avait 2 % quand j'ai commencé. Maintenant, il y en a 3 et demi. Vous êtes d'accord, Micheline, vous qui fréquentez beaucoup de femmes puissantes et qui les avez vu évoluer depuis un certain nombre d'années, que quand même, il y a un gros problème d'invisibilisation des femmes notamment dans les milieux scientifiques et dans les milieux d'ingénierie et cetera.
Alors que finalement il y en a quand même pas mal des femmes qui font des choses. Bah en général elles sont assez excellentes. Euh elles dominent et puis il y a un moment où le ce travail étant tellement prenant parce que quand on fait de la recherche, on a envie de trouver comme chacun sait et donc quand on a des enfants, quand on a une famille, quand on a ce qu'on appelle aujourd'hui une charge mentale, c'est très compliqué de s'adonner à la science complètement.
C'est une vocation la science. Hm. Donc vous pensez que c'est aussi parce que peut-être elle se elle se donne pas les moyens-même de se dire que c'est possible maintenant même si on a un emploi du temps plus compliqué, tout est faisable.
Oui, tout est faisable pour certaines. J'en connais quelques-unes par exemple qui avait quatre fans qui sont venus dans des universités étrangères où elles ont été prises en sage et qui ont caché qu'elles avaient des enfants parce que si elles disaient "J'ai quatre enfants, ah on les prenait pas." Et ben dis donc.
Donc j'en connais une comme ça, une chilienne qui est venue travailler à Strasbourg dans un grand laboratoire. H voilà. Alors racontez-nous Simon Veale.
Alors juste une petite remise en contexte pour les auditrices, les auditeurs. C'était notre ministre de la santé en 1978. C'est la première femme qui a dirigé l'Europe, la Commission européenne.
C'est l'auteur de la loi sur l'avortement. Et puis elle a dit plusieurs fois sur vous euh d'ailleurs, elle l'a dit en partant, je crois, de votre première séance euh "Je ne me ferai plus photographier que par des femmes." Alors pourquoi ?
Et bien c'est simple. Donc, j'étais arrivée pour la photographier. Elle était ministre à l'époque et je lui avais fait remarquer délicatement qu'elle avait des rouges à lèvres sur les dents.
C'estàd que Simone se regardant à peine dans les dans les miroirs quand elle se maquillait à la valite laissait une trace sur les dents. Donc c'était délicat. Mais je lui ai dit et ensuite je lui ai dit vous savez des petites boutes d'oreilles en perles.
Ça éclaire le visage et je lui ai passé les miennes et elle en a porté d'ailleurs ensuite très régulièrement. Et quand je lui ai envoyaé les photos, elle m'a écrit Ah, c'est pour ça qu'elle mettait des petites perles aux oreilles. C'est grâce à vous.
Voilà. Parce que ça illumine le visage quand on photographier. Ça donne lumière.
Et alors quand quand vous arrivez de devant une femme de de cette envergure quand même, est-ce que vous êtes impressionné ? Comment ça se passe ? Comment a été le premier contact ?
Ben écoutez euh j'étais j'étais j'avais la bravoure des timides. Je fais la distinction entre la bravoure et le courage. C'est-à-dire que c'est inconscient la bravoure et la témérité est inconsciente.
Et donc vous savez, je mettais le pied dans la porte. H un jour, j'ai dû photographier un monsieur très célèbre et pour casser le le problème de timidité, je lui ai j'ai fait semblant de ne pas savoir ouvrir mon pied photo. Alors, il s'est précipité pour l'ouvrir.
Ça a rompu la glace. Il y a des petits trucs comme ça. Voilà.
Mais pour en revenir à Simone Veille, c'était une femme très extraordinaire, pas facile. Oui. Très dure dans le travail.
Donc elle appréciait d'avoir en face d'elle des professionnels et elle ne pardonnait rien. Et donc je l'ai suivi pendant 35 ans à partir de 778. Ensuite le Parlement européen et puis j'ai continué de la suivre très régulièrement.
Après, j'ai envie de dire quand on est une femme voilà, quand on est une femme qui a vécu ce qu'elle a vécu euh et qui a eu qui a pris le gouvernail comme elle l'a fait, la dureté ça va avec, c'est obligatoire. J'ai envie de dire c'est obligatoire. C'est on est sans concession, on ne peut plus faire de concession.
Non non, c'est c'est évident et euh c'était un espèce de de d'arrachement. On sentait cette violence. Elle pardonnait rien et elle avait raison.
Elle avait raison surtout en politique et c'est comme ça qu'elle s'est imposée. C'est compliqué pour une femme de faire de la politique. Je me souviens d'Élisabeth taxer des d'hystérique.
Mais oui, absolument. Moi, j'ai suivi Ellisabeth Guigou depuis les cantonales dans midi. Vous imaginez ?
C'était tout juste si on lui tapait pas sur les fesses et on lui disait pas aller voir ailleurs ma belle. Et en plus, elle était ravissante. Donc les femmes qui sont belles en plus c'est encore plus compliqué pour elle.
Ouais. Et alors il y a aussi Simone de Bouvoir, la grande figure féministe majeure qu'on connaît tous que vous avez capturé chez elle, je crois en 1983 si je me trompe pas. Bien avancé en 69.
Non, en 79 avant de partir en Iran. Euh tout simplement parce que quand Roménie est arrivé au pouvoir, on a été absolument terrifié. Les femmes ont vraiment voulu tendre la main aux familles iraniennes.
Et on est parti 10 journalistes, Martine Franck, Claud Servang Schrebert, Michel Manau, enfin des journalistes pointus. On est toute parti en Iran en délégation, on était 10 et on a rencontré les avocats de ces femmes parce que ça commençait, tout le monde était en chador. Enfin, c'était on a compris que allaient être enfermé, ligotées comme elles le sont aujourd'hui en Afghanistan.
H et elles ont un courage exceptionnel. Et ensuite, j'ai suivi Cherine Bad quand elle a eu le prix Nobel de la paix et qu'elle est rentrée chez elle en Iran où on a été bastonné. Ah oui, dès qu'elle est arrivée sur l'aéroport, on a été bastonné, la foule s'était massée pour l'accueillir et comme d'habitude, ils ont ils ont étouffé ce mouvement.
Il y avait au moins 20000 300 personnes qui étaient arrivées vers l'aéroport. Ils ont détourné l'avion vers l'aéroport d'où on partait en pèlerinage pour la Mec. Mais les gens ont compris qu'on détournait l'avion.
Ils ont vie et finalement juché sur un bidon d'essence. Elle a pu avoir un haut-parleur pendant qu'on tapait sur les jambes, que la la police des mœurs lui tapa sur les jambes et s'adressait plus ou moins à la foule. Et puis elle avait été en prison, il faut pas oublier.
Elle était juge, elle a dû devenir avocate parce que c'était interdit pour une femme d'être juge parce qu'on pouvait pas dominer la chose. Donc et on pense à nos sœurs iraniennes effectivement Micheline qui souffre actuellement encore et toujours de ce régime et qui sont d'un courage incroyable. On pense notamment d'ailleurs à une association française euh que j'ai plaisir à recevoir régulièrement ici qui s'appelle Femme Azadi euh qui est menée notamment par Monage à Fariant et qui sont des femmes de courage parce que ce sont des femmes qui en plus sont sous protection policière maintenant hein parce qu'elles sont clairement menacées.
Donc voilà, c'est des femmes qui s'engagent. On va on va continuer avec vous et vous allez rester avec nous Micheline parce que ensuite nous recevons deux témoignages d'auditrices figurez-vous des auditrices de Sud Radio. Alors il y a Lili qui est conductrice de bus. passionné de mécanique et psychothérapeute.
Donc elle a un quotidien peu ordinaire, on a envie d'en savoir plus. Et puis il y a aussi Valérie de Garche qui lui qui elle, pardonnez-moi, est ingénieur informatique et euh et voilà qui a plein de choses à nous raconter aussi. Restez avec nous surtout pour la continuité de cette émission les femmes puissantes.
À tout de suite. Sud Radio. Soudradio.
Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio Les vraies voix Sud Radio 17h20 Judith Beller.
Et on continue cette spéciale femme puissante avec la photographe des femmes de l'essentiel qui a su capter leur lumière Micheline Peltier. Et puis on accueille aussi deux auditrices parce que vous le savez sud radio c'est votre radio 0826 300300. Vous pouvez réagir, nous appeler, nous raconter ce que vous avez envie de dire.
C'est le parlons vrai. On accueille donc Lili qui nous appelle de Cesta en Géronde. Bonsoir Lili.
Bonsoir. Bonsoir. Bienvenue.
Et puis Valérie qui nous appelle de gare dans les hauts de scène. Bonsoir Valérie. Bonsoir Julie.
Alors Micheline, je vous garde avec nous parce que je voudrais que vous écoutiez ces destins un peu particuliers justement de femmes puissantes chacune dans leur style. Nous avons Lili, on commence avec vous Lili, vous êtes conductrice de bus. Voilà.
Et alors, vous êtes passionné de mécanique et en plus de ça, vous êtes psychothérapeute puisque vous avez monté un cabinet de psychothérapie. Alors, c'est un parcours peu ordinaire. Racontez-nous un petit peu ce parcours.
Et il est tout jeune. Alors, j'ai du mal avec le le terme femme puissante parce que je me considère pas comme ça. Ah bon ?
Pourquoi vous considérez pas comme ça ? Mais parce que je je ne pense pas faire quelque chose de de je sais pas, c'est mon mon positionnement. Euh euh bah quand on est à la barre de sa vie, on est puissant. qu'on soit un homme ou une femme d'ailleurs.
Donc voilà, vous êtes à la barre de votre vie a priori. Oui. Euh moi je suis à la base avant de enfin je suis motarde.
Euh donc c'est déjà un symbole de de liberté pour pour moi. Maître de maîtresse de sa route de ses décisions. Et euh j'ai pas choisi he le métier de conductrice de bus.
J'ai vu passer euh une offre d'emploi euh un CDI. Donc j'en avais besoin à ce moment-là. terminer mes études.
Euh et du coup, ben c'est une opportunité pour moi. Euh donc j'ai j'ai je me suis fait financer le permis. Ouais.
Et euh et donc d'ici ben je suis euh je suis conductrice. Et vous êtes conductrice poids lourd en fait hein. C'est ça parce que quand on conduit un bus, on sait conduire un gros camion quoi.
Oui oui oui. Alors c'est pas vraiment un poids lourd euh un engin de de de bâtiment vous savez pour les BTP c'est transport des transports en commun quoi. Bon c'est c'est quand même bah il y a du monde dedans.
Ça pèse l'eau. Voilà. Voilà.
Et en parallèle, oui, ben je j'avais besoin de financer mon projet euh et j'ai par rapport j'écoutais à ce que ce que disait l'invité tout à l'heure. Effectivement, ça a pas été tout repos. Chine.
Oui. Euh puisque bah j'ai quitté la première société qui m'a recruté parce que c'était très difficile de s'affirmer en tant qu'aux femmes. Pourquoi ?
Parce que vous vous étiez pas pris en compte de la même manière ? Pas du tout. C'était vraiment ça a été compliqué.
Euh euh même si euh en fait on ne jugeait pas mon mon travail en tant que conductrice. Donc il n'avait rien à me reprocher mais reprochait beaucoup le fait que j'ai toujours euh j'avais toujours ce côté euh euh je combattais l'injustice. Euh voilà, je j'étais faisait trop de bruit quoi.
On dit ça souvent des femmes qu'elles font trop de bruit. Voilà c'était exactement ça et c'était très compliqué. J'ai donc j'ai quitté ma première société.
Je suis maintenant dans la fonction publique territoriale où je m'occupe où je transporte des personnes âgées. C'est plus en rapport un petit peu avec mon côté humain. Voilà.
Et alors, dites-nous deux mots quand même sur ce cabinet de psychothérapie. Alors euh oui, donc j'ai fait mes études en psychologie et bon ben j'ai eu du j'ai eu des difficultés pour pour me lancer parce que bah pas confiance encore, je me sentais pas légitime. Euh et puis donc j'ai démarré à peine il y a à peine 1 an, voyez, c'est tout jeune.
Et euh et donc j'accompagne les personnes euh les profils plus plus tous les profils d'enfant hein, c'est pas les profils adultes, je suis pas encore euh très aguérie. Euh voilà et puis c'est en rapport à mon à mon histoire propre. Euh voilà donc d'accord.
Alors Micheline Peltier de Co, vous entendez ce que nous raconte ? J'entends, je suis euh admirative parce que c'est difficile et je comprends très bien sur le milieu masculin en effet des conducteurs de transport en commun, comment ça a dû être difficile et impossible malheureusement de se faire accepter. Et alors ce qu'on entend surtout c'est que votre dans votre réaction Lili et puis Micheline, vous pouvez rebondir là-dessus parce que vous nous en avez parlé tout à l'heure.
C'est cette espèce de sentiment d'imposture dont souffrent les femmes en fait en général. ont l'impression qu'elles n'y arriveront pas ou qu'elles sont pas faites pour ça alors qu'elles le font parfois mieux que certains hommes. Alors si vous voulez une phrase, ce que disait François Girou, disait que justement pour réussir une femme devait être mais bien meilleur qu'un homme et le jour où il y aurait au pouvoir ou dans une entreprise ou en politique une femme qui soit moins bonne qu'un homme, ce jour-là les femmes auront gagné.
C'est ça. Donc le jour où elles seront plus voilà où les compétences sont moins bonnes. Lili, qu'est-ce que ça vous voilà qu'est-ce que ça vous inspire tout ça ? parce que il y a on sent dans votre voix, vous dites "Je suis pas légitime, j'ai je suis pas encore bonne, je suis pas encore c, je suis pas encore ça." Mais le fait d'avoir finalement pris l'action et le gouvernail, le le volant de votre voiture, j'ai envie de dire en fait hein, puisque vous êtes conductrice en plus, euh finalement c'est quand même un acte de courage.
Donc, faudrait vous débarrasser de cette espèce de sentiment de de pas être à votre place. Oui oui oui. Et pour autant vous avez raison mais c'est il y en a beaucoup qui qui restent qui sont restés qui étaient pas d'accord avec les les les la hiérarchie et qui ont qui m'ont dit il y en a qui résistent comme toi et il y en a qui sont vont voilà donc j'ai fait partie de ceux qui ont résisté.
Bon, j'ai fini par mon bien-être euh voilà pour ma ma santé mentale. Euh et au final, ben j'ai bien fait de prendre cette décision puisque j'ai trouvé un un lieu, un poste dans le territorial ou qui qui correspond un peu plus à à qui me correspond un peu plus. Donc bon, il a j'ai pris la peine de de voilà, je j'ai pris la décision de partir et je suis contente de l'avoir fait.
Bah bravo Lili, vous restez avec nous. On a aussi Valérie qui nous appelle de gareche dans les hautes scènes. Valérie, vous êtes là ?
Oui. Alors vous Valérie, ça m'intéresse tout particulièrement. Bonsoir, bienvenue.
Votre profil parce que vous êtes ingénieur informatique, vous avez fait une formation, vous êtes pas diplômé mais vous avez complété votre école de commerce. Mais alors l'ingénierie en général, c'est quand même vraiment un secteur en souffrance. Il y a très peu de femmes.
Donc racontez-nous un peu votre parcours. Voilà. Alors effectivement, moi j'étais diplômée d'une grande école de commerce en marketing et finances et je voulais travailler dans l'industrie des cosmétiqu en fait le hasard de la vie a voulu que je me présente dans une grande société d'informatique en France parce que ils avaient des tests très réputés et donc je voulais m'entraîner pour aller travailler dans les cosmétiques et en fait comme j'ai j'ai très très bien réussi les tests Ils m'ont pris tout de suite et euh je suis rentrée dans l'informatique euh alors que c'était pas du tout au départ mon projet professionnel.
Effectivement à l'époque il y avait on était que 20 % de femmes ou et donc quand je suis rentrée là, bah j'ai une formation à l'informatique qui a duré 6 mois 9 mois qui était sanctionné après par il y avait un classement et tout. Donc on était avec des hommes, des garçons qui qui sortaient de de l'école polytechnique et cetera. Et à chaque fois, j'ai compris que pour réussir, bah il fallait s'imposer.
S'imposer, c'était déjà d'être d'être dans les meilleurs, de de d'avoir toujours les meilleurs résultats. Donc j'avais terminé major de ma promo de de la formation interne et euh et puis après j'ai navigué dans plein de métiers, y compris diriger des équipes jusqu'à 33 personnes, des équipes de femmes et des équipes d'hommes. et je me suis rendu compte que les hommes, ils hésitaient pas à réclamer des augmentations de salaires, des promotions.
Alors que les femmes, elles attendaient queon reconnaisse leur leur mérite et et j'ai mis j'ai mis 10 ans avant de comprendre que il fallait pas attendre et il fallait réclamer pour voilà pour avancer pour progresser et voilà et c'est vrai que il faut être voilà faut être dans les meilleurs pour être légitime et et pouvoir voilà être sélectionné quand il y a des postes qui se libèrent ne pas hésiter à le faire savoir. Faut pas avoir honte de dire j'ai envie de voilà, j'ai envie de de faire ça, j'ai envie de de diriger des équipe et et voilà. Et on y arrive, on y arrive.
Voilà. Alors, ça raisonne avec ce que nous disait Micheline Peltier de François Girou, hein. Micheline, qu'est-ce que ça vous évoque Micheline quand on vous quand on entend dans dans la bouche de Valérie que que les femmes attendent et les hommes réclament ?
Écoutez, je pense que la génération qui nous suit, enfin je ne sais pas l'âge qu'on qu'on Lili et votre interlocutrice et Valérie. Euh mais je moi je vois que ma fille n'hésite pas à voir les salaires quand elle est rentrée dans une grande âge de fille. Elle a 40 ans aujourd'hui et à 25 ans, elle n'a pas hésité à aller voir la DRH en disant comment se fait-il mais voir je pense mais tout ça pour en venir à l'éducation et sans concession qu'on va faire auprès de nos garçons comme auprès de nos filles et que c'est ça qui est important et je pense que dans ce dans ce genre de de problématique vraiment très importante, on devrait nous éduquer dès l'école.
Bien sûr. Vous êtes d'accord Lili Valérie ? Lili tiens vous pensez que vraiment Alors vous par exemple est-ce que vous avez des enfants Lili ?
Oui, j'ai une fille de 11 ans. Ouais. Alors vous l'éduquez comme ça justement comme nous dit Micheline pas hésité à y aller euh en ce sens.
Oui, enfin je suis plus dans je l' plus dans le le la direction de la de communiquer. Communiquer, c'est des accords et ses accords le verbaliser et mais effectivement Micheline a raison. Il faut il faut le faire très très tôt quoi.
Bien sûr. Et vous Valérie, comment ça se passe ? Alors, vous êtes des enfants aussi ?
Alors moi oui, j'ai trois enfants dont deux filles de 25 et 30 ans. Ah oui et en fait Ah oui, moi je les ai éduqué en en leur transmettant justement le le fait de s'affirmer de et effectivement de de voilà, je leur ai donné les clés je leur ai donné les clés de ce que j'ai pu apprendre dans mon dans mon passage dans l'entreprise et et elles s effectivement elles le font elles le font sans attendre elle maintenant. Donc c'est vrai que il y a une il y a quand même un changement au niveau des générations.
Après, c'est vrai aussi que les entreprises sont plus mixtes qu'avant. Moi, je vois dans l'informatique, c'est plus 80 % d'hommes, hein. On est presque à moitié moitié.
Donc bravo parce qu'il y a encore d'autres métiers qui sont très en souffrance dans l'ingénierie notamment et puis dans la tech. Alors là, c'est carrément catastrophique, hein. Donc ouais, je pense que tout intelligence artificielle, programmation, c'est encore très masculin.
Mais non, mais sinon au global l'entreprise s'est beaucoup féminilisée, ça a changé beaucoup de choses aussi hein. Et même au niveau des comités de direction, il y a eu quand même une, moi je trouve une bonne influence d'avoir voilà de de pousser les femmes. C'était nécessaire hein, c'était nécessaire à un moment donné pour arriver à à à percer ce plafond de verre.
Finalement, si je vous écoute mesdames, ce qu'on se dit, c'est qu'on est toutes des rôles modèles de quelqu'un. Donc qu'on est des filles ou pas, d'ailleurs, il faut qu'on montre l'exemple pour les générations qui viennent. Et c'est ce que fait aussi Micheline.
Absolument. Absolument. C'est ce qu'il faut.
Tout à fait. C'est par l'exemple. La preuve par l'exemple.
Merci beaucoup Lili. Je rappelle que vous nous appeliez de Cestas. Merci de de votre joli témoignage et merci aussi à vous.
Valérie, vous nous appeliez de gare. Vous savez Sud Radio, c'est votre radio 0826 3003 300. Vous pouvez toujours réagir à ce que vous attendez entendez pardonnez-moi à l'antenne.
Et puis on reste avec la merveilleuse Micheline Peltier qui a encore quelques petites histoires à nous sortir de ces tiroirs, on en est certain. À tout de suite. Sud Radio, c'est vous qui donnez le merci Sud Radio pour votre diversité dans les échanges.
C'est vrai que c'est une radio libre. Sudradio parlons vrai. Les vraies voix Sud Radio 17h20h, Judith Beller.
De la science à la politique, de l'art, à l'activisme, à l'entrepreneuriat. Ce sont les femmes aussi qui redessinent les contours du monde et puis qui les dessinent aussi notamment en prenant des photos comme Micheline Peltier de Co qui est avec nous. Micheline, vous êtes encore là ?
Je suis toujours là. Alors, vous avez vu ces femmes incroyables qu'on vient d'entendre à l'instant là ? Ah oui, mais c'est c'est émouvant.
Ouais, parce que on sent la difficulté, la dureté euh de leur vie et euh alors moi évidemment Valérie Lili euh mais parce que elle a voulu quoi. Je je dis toujours il faut vouloir ce qu'on veut mais elle est allée chercher avec les et c'est ça qui est exceptionnel. Je veux dire, je pense que malheureusement on en est peut-être encore là à aller chercher dans certains métiers avec les dents.
Ah bah c'est clair. Et notamment comme je disais tout à l'heure, il y a des métiers hein, l'ingénierie, la tech et puis d'autres où effectivement les hommes ont quand même encore euh la toute la place mais aussi parce que les femmes n'osent pas hein. Il y a un vrai problème du fait d'oser.
On en parlait à l'instant mais elles n'osent pas parce qu'elles se disent "J'y arriverai pas." Mais je pense aussi qu'il y a un problème dans la parité. Ouais. parce que euh le fait euh de d'appliquer euh la parité fait que quelquefois on homme des femmes complètement incompétente et que ça nuit à l'image des femmes.
Euh il y a il y a un double problème, enfin c'est un c'est un c'est une vraie difficulté et euh il faut que les femmes soient plus fonceuses mais il faut de tout pour faire un monde aussi. Donc euh tout ça est très complexe et puis il faudra encore du temps. Je veux dire, on a mis au Moyen-Âge, les femmes étaient très puissantes, beaucoup plus qu'à la Renaissance.
J'ai appris ça. Oui, effectivement. Voilà.
Oui. Et on est revenu complètement en arrière pendant 5 siècles. C'est elliptique hein.
Donc c'est fou quoi. Mais plus on va plus rentre dans un monde technique parce que maintenant on est vraiment victime de la technologie. euh plus on rentre dans ce monde technique, plus les femmes ont de difficulté à s'affirmer.
Et donc je trouve ça euh je trouve par exemple si on revient aux études, ces options qu'on prend à la fin de la seconde extrêmement pénalisante pour les femmes parce que à 15 ans est-ce qu'on a assez confiance en soi ou à 16 ans est-ce qu'on a assez confiance en soi ? Je vous coupe Micheline. Là, c'est le rôle des parents et des mamans de donner confiance à leurs filles, même quand elles ont 15 ans, de se dire peux y aller quoi, hein.
Ça passe par là. Et ça passe aussi, permettez-moi, de par par l'éducation des garçons quoi. Mais oui, complètement, c'est ce que je disais.
élever nos garçons et nos filles bien sûr à une égalité pas forcément une parité mais une une égalité surtout à vouloir vouloir vouloir et pas pas être se sentir dévalorisé se sentir mais c'est très difficile c'est très difficile. Alors une dernière petite anecdote avec vous Micheline quand même he parce que il y a dans les toutes ces femmes incroyables et puissantes que vous avez rencontré photographié il y a Catherine de Neuve. Alors Catherine Don, c'est typiquement l'exemple de la femme qui était un peu la jeune syfed mais qui est devenue libre et qui est devenu tellement puissante justement et tellement iconique pour nous.
Racontez-nous cette rencontre. Totalement. Ah ben j'étais en fait sur un tournage à l'époque.
Ben c'est toujours Françoise Girou. C'est le bon plaisir. Vous vous soutenez, c'est en fait l'histoire d'ailleurs c'était très drôle parce que Françoise l'avait édité aux éditions Mazim et donc il s'agit bien sûr d'une femme et qu'il a un petit garçon et non pas une petite fille mais en fait elle savait parfaitement que Méritai une enfant entre guillemets caché sur ce tournage. tout le monde le savait et en fait elle elle joue en gros le rôle de Mazar Peugeot Catherine de dans ce film et donc on lui demande d'obéir en fin de compte et de cacher cet enfant.
Évidemment, le président de la République va la voir tout le soir, est avec elle tous les soirs, emmène sa petite fille adorée tous les weekends dans un des châteaux de la République et et c'est une copie conforme. Si vous voyez le bon plaisir aujourd'hui, c'est en effet le bon plaisir d'un homme de pouvoir, donc de cacher ses enfants. Donc Catherine de Neuf, bon ben c'est une actrice assez exceptionnelle.
Bon, je pense beaucoup quand je pense à elle, à Françoise D'Orléa qui était aussi qui était sa sœur hein, qui est malheureusement morte tragiquement et c'était deux actrices exceptionnelles et et Catherine a gagné sa liberté et ça Oui, parce que en fait quand on pense au grand cinéma français, on pense à elle quoi. Mais voilà et quand on pense pas seulement au grand cinéma français, on pense à Belle de jour, à Visuel, à tous ces grands cinéas avec lesquels elle a tourné, mais elle est une icône, elle est de elle est une des dernières grandes stars. Je me demande même si elle est pas la dernière de nos arrêtez, vous allez nous faire il y a des actrices extraordinaires mais moins iconiques, on va dire.
C'est un c'est un monde un autre monde. Alors on va parler 2 minutes de vous quand même Micheline parce qu'il nous reste 2 minutes ensemble. Alors justement quand même je voudrais que vous décriviez si vous vous deviez vous décrire en trois mots par exemple qu'est-ce que Quel Quels seraient les mots que vous choisisseriez ?
Rebelle. Ouais pour commencer. H euh ça serait le premier euh empathique peut-être.
J'aime les gens. D'ailleurs, je ne photographie que des gens a priori que j'aime si je passe pas très bien. Non, non, non.
Euh donc pour moi, c'est très important aussi de pouvoir un peu me mettre à la place des autres. Je photographie jamais quelqu'un sans l'avoir avoir étudié sa vie, avoir lu ses livres, avoir vu ses films et cetera. Ça me semble.
Ah oui. Ah bah bien sûr, bien sûr. Et c'est essentiel parce que si vous arrivez que vous avez pas à dire que vous êtes là, je veux dire euh ça se passe mal.
La culture c'est essentiel, on peut le dire. Oui oui oui oui. La culture ensemble et se cultiver tout au long de la vie hein.
On apprend tout le temps et ne pas arriver avec une idée préconçue. C'est pas de certitude hein. Très important.
Non aucune certitude. Doutez. Qu'est-ce que vous auriez comme message à passer à une jeune femme qui veut devenir grand reporter comme vous et qui rencontre des difficultés ?
Et bien aujourd'hui d'abord c'est très compliqué parce que il y a de moins en moins il y a de plus en plus de femmes sur le terrain. Alors c'est très intéressant d'ailleurs quand on voit les jaquemins. Les autres ce sont des femmes qui ont ouvert la voix mais elles sont sur les guerre plus que les hommes et donc en fait elles ont chevillé au corps ce métier cette vocation.
Donc euh prendre le risque. Aujourd'hui, aucun journal, aucune antenne de télévision, de radio ne vous enverra sur le terrain pour une question d'assurance. Donc euh il faut se débrouiller tout seul et puis euh ben aller de l'avant à ces risques et péril.
C'est ça qui est fa aller sans lâcher le bout de le bout de la corde quoi hein. Tout droit. Absolument.
Absolument. Il faut être première de corder. Je vous aurais gardé avec moi encore une heure ou deux hein.
Je vous remercie. Vous êtes vraiment un grand reporter. incroyable, une photographe incroyable.
Vous avez traversé 50 ans de bouleversement planétaire. C'est un témoignage incroyable que le vôtre. Surtout bah continuez à nous émerveiller.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Nous arrivons au terme de ce spécial femme puissante.
C'était un hommage vibrant à celle qui façonne le monde avec courage, audace et engagement. Bah voilà, comme quoi les femmes elles peuvent tout faire aussi. Et puis bah merci de nous avoir accompagné dans ce voyage inspirant.
On se retrouve à 17h demain pour les vraies voix de l'été avec Frédéric Brindel. Et puis tout de suite, c'est du côté des commerces avec Laur Leclerc. Bis bye bye.
Du côté des commerces avec Sud Radio et le réseau des chambres de commerce et d'industrie. Tout l'été, nous mettons à l'honneur les commerçants participant au trophée du commerce organisé par CCI France, la chambre de commerce et d'industrie. Et nous sommes avec Angèle Ferraris, gérante de la boutique Sanser l'Hipopète à Senser donc dans le chair.
Bonjour. Bonjour. Alors, tout d'abord, félicitations puisque vous venez de remporter le trophée du commerce premier prix donc dans la catégorie expérience client, qualité d'accueil.
Très belle récompense. Merci beaucoup. On va découvrir justement votre boutique.
Alors, qu'est-ce qui se cache derrière ce nom Sans Popette ? Alors l'ipopète, c'est un confet store qui est niché au cœur du village de Sainser. Donc on a 200 m² d'espace de vente et nous proposons des produits pour le quotidien pour égayer le quotidien des petits et des grands.
Des petits et des grands. D'accord. Parce que au départ vous étiez une boutique de jouets, c'est ça ?
Voilà. Donc en fait, on a créé, enfin, j'ai créé cette boutique il y a 18 ans et euh au tout au tout départ, donc dans 50 m² euh dans un autre un autre bâtiment et euh on était plutôt spécialisé jouer bois, jeu de société, euh euh cadeau de naissance. Voilà.
Et vous aviez un objectif à l'époque, redonner vie au centre-ville qui était en déclin. Voilà. Alors, nous on fait partie bah des des premiers touchés un petit peu par le déclin commercial et c'est vrai que en quelques années, en 2 3 ans, euh on a beaucoup de commerces sont fermés et moi voilà, j'étais très attachée à mon territoire et dans le potentiel de vivre euh la ruralité euh avec plaisir et je trouvais que euh voilà les tous ces commerces qui fermaient euh voilà.
Non, c'était pas c'était pas l'avenir. Il fallait absolument qu'on qu'on continue. Et donc voilà, c'est c'est cette envie de proposer des choses, continuer à proposer des services, des produits à nos habitants et je pense que au final, j'ai quand même eu raison de m'accrocher.
Oui, le Paris est réussi puisque vous parliez d'un centre-ville en déclin et vous vous avez pu au fur et à mesure agrandir votre boutique. Donc c'est que ça a fonctionné. Voilà.
Alors, ça s'est fait petit à petit, hein, mais et puis ça s'est fait ça s'est fait, je dirais, il a fallu quand même se réinventer souvent, s'adapter bah aux mutations de la société et euh voilà, on a agrandi parce que en fait, je pense que vraiment la clé, elle est dans de proposer un lieu d'accueil euh vraiment autour de l'expérience client pour les et un beau lieu où on se sente bien, où on a envie de venir pas que pour acheter mais pour passer un un moment agréable. Et donc on a on a vraiment misé aussi sur le lieu d'accueil. Donc on l'a fait évoluer au fur et à mesure bah des possibilités aussi financières, ça se fait pas tout seul mais voilà petit à petit euh avec passion, on a on a rénové euh un lieu pour aujourd'hui qui vienne vraiment un lieu d'expérience. et puis tout en sélectionnant toujours des produits de manière assez euh fine, des produits qui qui ont des valeurs comme la durabilité, euh l'esthétique et euh et voilà, en se basant un petit peu sur toutes ces valeurs et en s'accrochant à ell en montrant qu'on peut euh voilà qu'on peut faire un un commerce plus durable, plus axé sur l'humain, bah en fait ça fonctionne. et vous prolongez même l'expérience client au-delà de la boutique puisque vous êtes très présent sur les réseaux sociaux.
Vous publiez souvent des vidéos ? Oui, c'est vrai. Non, en fait, c'est vrai que c'est c'est aussi le Covid qui a accéléré un petit peu ce ce passage, c'est que pendant le Covid, je me suis dit mais si les gens ne peuvent pas venir dans la boutique pour voir un petit peu ce qu'on propose et ben nous on va aller chez eux.
C'est génial. et et on va leur permettre de de de voir un petit peu bah ce qu'on ce qu'on propose et et puis aussi apporter du conseil et tout ça d'une manière un petit peu ludique. Moi, c'est vrai que je dis souvent mais je joue toute la journée en fait.
Donc les vidéos, c'est aussi continuer à voilà sans sans se prendre trop au sérieux mais à et à jouer et garder le lien le lien avec nos clients et je pense que et notamment avec le Covid, je pense qu'ils ont ils ont trouvé du sens. Merci beaucoup Angèle Ferraris, fondatrice et gérante de la boutique Sanser l'ipopète, même nom sur les réseaux sociaux. C'est donc à ser dans le chair et encore félicitations pour votre prix catégorie expérience client et qualité d'accueil du côté des commerces avec Sud Radio et le réseau des chambres de commerce et d'industrie.
Ensemble soutenons nos commerçants. Sud Radio. Sud Radio.
Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio.
Parlons vrai.
Anne-Sophie Pelletier