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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 29 décembre 2023 94 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & électionsEurope & international

Traités de libre-échange, stop ou encore ? | conférence AMFIS 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Comment les pays non exportateurs de produits finis sont-ils affectés par le libre-échange ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous rappeler où en est l'accord avec le CETA ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment évolue la typologie des biens et services échangés dans ces accords ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la naïveté de l'UE face aux États-Unis et à la Chine ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Comment se positionnent les BRICS face aux accords de libre-échange ?

  • 19:00OuverteRéponse partielle

    Comment contribuer à échanger sans spécialisation forcée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Pauline VivotFait
    « aujourd'hui ce qu'on va avoir de plus en plus et ce qui en fait recouvre la majorité des accords de libre-échange qui sont signés c'est des accords dit de nouvelles génération »
  • 6:00Pauline VivotFait
    « les accords commerciaux vont avoir un impact en tout cas c'est le but et donc ça veut dire que on va plus seulement se concentrer sur les échanges de bien mais aussi sur les échanges de service »
  • 1:09:00Arnaud Le GallChiffre
    « 2 millions d'emplois détruits en France depuis 30 ans »
  • 0:10Promesse
    « nous on a fait un contre projet qui détaille beaucoup de propositions de protectionnisme écologique et solidaire »
  • 0:40Fait
    « le libre-échange n'amène pas le goût commerce et la paix mais en plus par effet en effet boomerang il crée énormément de tension à l'intérieur des nations »
  • 6:00Chiffre
    « la croissance mondiale des 30 années à venir se fait essentiellement hors des frontières européennes »
  • 9:00Fait
    « les BRICS sont une alternative sans l'être sur une alternative relative parce qu'ils ont des ambitions monétaires différentes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et à tous bienvenue à la conférence Institute intitulée traité de libre-échange Stop ou Encore comme vous le remarquez on n'est pas sur l'affluence de la semaine sur cette conférence mais vous avez eu raison face à tous les autres qui ratent en réalité la conférence de l'année donc vous avez fait le bon choix félicitations à vous tous je laisse tout de suite la parole à Arnaud Le Gall bonjour Arnaud Le galle député France insoumise on a la commission d'affaires étrangère un tout petit mot pour accueillir nos invités Pauline vibaut qui est chercheuse au Centre d'études de prospective et d'information internationales le CPI et Maxime combe qui est expert enfin économiste à l'Association internationale de de techniciens experts et chercheurs qui par ailleurs un parcours aussi de temps altermondialiste on peut le dire et que je vais leur laisser la parole très rapidement j'aurais juste dire que nous devions avoir aussi une une députée européenne Renaissance ça aurait permis d'avoir un joli débat finalement elle a dû annuler je crains que ce soit pour des raisons politiques c'est dommage parce que je pense qu'il faut qu'on sorte des caricatures sur cette question du libre-échange c'est une question qui est extrêmement d'actualité parce que à un moment où le libre-échange n'est plus l'alpha et l'oméga des politiques économiques internationales et ben nous vivons dans un pays et dans un dans une organisation politique à l'échelle européenne qui elle continue à marteler et à avancer sur des accords de libre-échange là où finalement dans beaucoup d'endroits dans le monde il y a quand même une relative remise en question qu'il faut pas surestimer mais qui est réel quand même et donc c'est aussi ce c'est pour ça qu'on tenait avoir ce débat dans ce moment politique qui n'est plus celui des années 90 ou la question le libre-échange était vu comme quelque chose de d'hégémonique et de qui n'était même pas questionné voilà je laisse immédiatement la parole à Pauline Vivot et ensuite Maxime combe prendra le relais et je conclurai merci merci à tous d'être là et merci à l'Institut de la Boétie pour l'invitation accord commerciaux Stop ou Encore veste question et comme les Arnaud en particulier dans ce dans ce contexte je pense qu'avant de commencer à se poser cette question à y répondre c'est important de savoir exactement de quoi on parle quand on dit à cordel libre échange je pense que on va tous penser à des accords commerciaux qui vont limiter les barrières tarifaires donc des baisses de droite douane des messes de quota ou la suppression de de ces barrières tarifaires mais ça c'est ce qu'on appelle nous en tout cas en économie des accords traditionnels aujourd'hui ce qu'on va avoir de plus en plus et ce qui en fait recouvre la majorité des accords de libre-échange qui sont signés c'est des accords dit de nouvelles génération et donc c'est des ce sont des accords qui vont chercher aussi à supprimer des barrières non tarifaires pourquoi parce que les parce que les droits de douane sont extrêmement faibles aujourd'hui en moyenne et que les barrières n'ont tarifaires donc que ce soit des normes des standards des normes phytosanitaires ce sont celles qui représentent le plus gros des barrières eaux commerces aujourd'hui donc c'est vis-à-vis de ces normes là que les accords commerciaux vont avoir un impact en tout cas c'est le but et donc ça veut dire que on va plus seulement se concentrer sur les échanges de bien mais aussi sur les échanges de service il va y avoir la question de l'ouverture des marchés publics qui va être posée ça va toucher aussi aux investissements à la question de la propriété intellectuelle des entreprises qui sont qui sont parties prenantes dans ces en tout cas ils vont être touchés par ces accords commerciaux et donc comment ça va se mettre en place ça va se traduire par l'introduction de beaucoup de clauses finalement dans ces accords commerciaux pour imposer des normes et des standards donc encore une fois d'énormes sociales sanitaires environnemental et à quoi ça sert en fait le but finalement c'est que au niveau régional ou en sein de entre ces pays signataires des accords commerciaux on cherche à harmoniser ces normes et ces standards pour justement baisser c'est donc supprimer ces barrières mon tarifaires et donc on voit ici que la politique commerciale finalement elle est elle est utilisée mais plus uniquement sur les échanges de bien plus uniquement en tant que tel on va aussi toucher à des politiques qui relèvent beaucoup plus de la souveraineté nationale des états et donc de la politique industrielle de la politique de concurrence de la politique environnementale donc c'est un champ beaucoup plus large que qui va être concerné par ces accords de libre-échange pour ceux qui sont pour ces accords de libre-échange dit de nouvelles générations l'intérêt c'est que ça permet comme je l'ai dit d'harmoniser les normes et les standards entre les pays signataires ça permet en partie une amélioration ou un certain contrôle de la qualité des produits qui vont être échangés puisqu'on commence à toucher un peu plus au processus de production puisqu'on peut avoir on peut on a certaines clauses par exemple qui vont avoir qui vont concerner le droit du travail dans les pays producteurs ce genre de choses et ça peut éventuellement permettre aussi c'est un des arguments les transferts de technologie en particulier les transferts de technologie verte via justement c'est c'est ces investissements qui sont aussi concernés par ces accords de libre-échange donc maintenant qu'on a un peu une meilleure image de ce que vont être ces accords de libre-échange on peut se poser la question en fait des enjeux de la signature de ces accords et à quoi ça sert pourquoi les pays cherchent à signer ces accords et qu'elles vont être les conséquences sur l'économie que ce soit social ou à l'international et à mon sens on a trois gros enjeux [Musique] et donc si je prends le premier enjeu j'ai au politique on peut le voir d'abord en deux ans je pense on a avec la pandémie de du covid-19 et aujourd'hui encore avec la guerre entre la Russie et l'Ukraine les dépendances économiques des pays sont apparus de manière flagrante violente mais on sait qu'on a des dépendances économiques et on sait qu'il faut qu'on fasse quelque chose là-dessus parce que on peut pas forcément on peut pas on peut pas tenir avec ce que ce soit au niveau des produits finis donc des masques qu'on ne produit pas et qu'on est plus capable d'emporter quand les économies se ferment face à une crise on a aussi des soucis d'approvisionnement sur des produits intermédiaires donc que ce soit des matières critiques des matières premières le lithium pour les batteries et donc se pose la question de l'approvisionnement de ce type de produit que on ne produit pas sur le territoire national qu'on est obligé d'emporter et donc là dessus les accords commerciaux apparaissent nécessaires se pose aussi la question et aujourd'hui c'est d'autant plus flagrant du choix de nos partenaires commerciaux avec qui on veut échanger et on le voit aujourd'hui on a une forte réorganisation ou en tout cas on a beaucoup de discussions sur une réorganisation des relations commerciales puisque les tensions géopolitiques sont de plus en plus fortes la géopolitique prend de plus en plus d'impact de plus en plus de place dans les relations économiques et dans les relations commerciales et encore une fois avec la guerre entre la l'Ukraine et la Russie on l'a vu on ne veut plus échanger avec tout le monde et donc quand l'Union européenne a décidé de un embargo sur le gaz russe il a bien fallu aller chercher des partenaires commerciaux ailleurs ça à lire c'est aussi en lien avec la question des dépendances économiques vis-à-vis de qui on a envie où on accepte en tout cas d'être dépendant et donc c'est c'est là où les accords commerciaux peuvent entrer en place on peut essayer de choisir les payer avec lesquels on est plus ou moins proche politiquement plus ou moins alignés et on peut essayer de choisir de qui on va importer et donc et c'est d'autant plus important quand on parle de d'accord commerciaux de nouvelles générations puisque je vous le rappelle l'idée ici c'est d'harmoniser les normes et les standards au sein d'une région et donc forcément quand il est question d'harmoniser et de partager ou d'imposer c'est énorme et c'est standards vis-à-vis d'autres pays ça va jouer l'identité de ce partenaire commercial va forcément jouer et enfin un dernier argument géopolitique souvent invoqué c'est la place de l'Union européenne dans la sphère commerciale on a l'Union on a les États-Unis et la Chine qui sont en tension croissante constante mais qui sont en train aussi d'adopter des stratégies différentes les États-Unis sont plutôt en train de se mettre en retrait sur la scène internationale en tout cas sur la scène commerciale c'est sûr la Chine à l'inverse prend de plus en plus de place en particulier auprès des pays en développement et donc du coup la question se pose aussi de l'Union européenne et de sa place sur la sphère internationale que ce soit en relation internationale pure ou en économie et donc évidemment les accords commerciaux parce qu'ils permettent de créer des régions politiques en tout cas des régimes trop avec des pays avec des proximités politiques ont un impact et sont utiles en fait et il faut aussi considérer l'accord commercial comme un outil géopolitique vraiment et donc ça c'est le premier point le premier enjeu je pense qu'il se pose quand on quand on parle de signatures d'accord commerciaux le deuxième c'est comme je vous le disais tout à l'heure c'est la question environnementale plus bah accord commercial plus de commerce plus de pollution ça là-dessus on est tous d'accord les économistes aussi personne ne vous dira le contraire maintenant la question c'est comment on fait pour le pour mettre en cohérence finalement la politique commerciale avec la politique climatique actuelle qu'on essaye d'avoir on a de plus en plus de clauses environnementale dans les accords commerciaux qui sont là pour imposer des normes et des standards pour protéger l'environnement pour limiter la déforestation on voit aussi que il y a des études qui ont été faites en particulier par la Banque mondiale qui montre que les accords commerciaux avec des normes environnementales avec des clauses environnementales vous augmentez le commerce mais moins que les accords commerciaux où il n'y a pas de clauses environnementale donc on a une dynamique un peu différente sur ce type d'accord ceci dit il faut aussi noter que ces clauses elles sont importantes c'est très bien qu'elles soient dans ces dans ces accords il faut aussi qu'elle soit contraignante et qui des sanctions ça c'est pas toujours le cas là dessus on a deux stratégies qui se distinguent vraiment à la stratégie des États-Unis qui a longtemps été de mettre peu de clauses environnementales dans ces accords commerciaux mais par contre la mise en place de ces normes et de ses standards étaient une condition sinequanone de la ratification de l'accord commercial à l'inverse l'Union européenne mais très peu de clause ou en tout cas jusqu'à l'an dernier je pense mais tu es peu de closes environnementales dans ces accords commerciaux non mettez beaucoup pardon de gloses environnementales mais elles étaient absolument pas contraignantes le but était de rester dans le dialogue et la coopération dans cette stratégie est en train de changer en particulier depuis l'an dernier comme je le disais depuis 2022 où le respect de la carte de Paris est devient une condition sinequanone du maintien de l'accord de l'accord commercial donc c'est le cas c'est le cas par exemple dans l'accord qui a été signé en juillet avec la Nouvelle-Zélande maintenant faut-il encore que les sanctions soient inscrites dans les accords commerciaux si les sanctions elles restent en dehors des accords commerciaux et qu'elles sont encore sujettes à négociation vous avez encore une fois le rythme de de la signature et de l'application de l'accord commercial qui est complètement déconnecté du rythme du changement climatique là aussi on parle encore de d'imposer des normes environnementales qui sont les nôtres qui sont européennes qui ça nous plaît beaucoup quand c'est à nous de les imposer aux autres pays maintenant il faut aussi que l'Union européenne elle soit capable de convaincre les gros pollueurs les gros bolders c'est qui c'est les États-Unis la Chine l'Inde l'Union européenne aussi donc faut aussi un pouvoir de négociation à c'est important pour être capable de d'exporter ces normes à l'étranger et donc ça c'est je pense que c'est tout ce que j'aurais à dire pour le pour le plan environnemental ce qui va rester comme un gros enjeu comme toujours c'est la question de la redistribution la théorie économique a tendance à dire que les le libre-échange c'est bien parce que le commerce international permet de de gagner en bien-être comme on dit en valeur ajoutée en croissance et que les gagnants vont compenser les perdants bon je pense qu'on est tous d'accord et on le sait c'est pas vrai ça marche pas comme ça les compensations quand elles existent elles sont pas suffisantes et on l'a bien vu avec la fin le la d'option l'entrée de la Chine dans l'OMC ça a eu un impact important sur sur le marché du travail en particulier aux États-Unis on sait que les effets négatifs que la théorie économique prédit comme étant transitoire sont en fait permanents et là-dessus on n'est pas forcément capable de les prendre en compte ou en tout cas il faut aussi d'autres politiques publiques que la seule politique commerciale pour gérer les gains et les pertes qui sont liées au commerce international [Musique] et encore je reviens toujours dessus mais là c'est important aussi de souvenir que on parle d'accord commerciaux donc de nouvelles générations mais qui incluent des nains une harmonisation de normes et de standard mais souvent en fait ils inclut des standards sont le résultat de politique sociale qui avait potentiellement un but redistributif donc c'est des acquis sociaux qui sont très importants ça reflète aussi très souvent des préférences en fait nationales et des préférences de consommation par exemple si on prend l'exclusion des OGM dans la nourriture dans l'Union européenne pour nous ça nous paraît normal c'est une préférence qu'on a on y a attaché et c'est comme ça pour les pays étrangers c'est une barrière au commerce qui n'a pas lieu d'être et donc quand on a des accords commerciaux et des négociations qui sont faites sur ces normes et ces standards auxquelles on est très attachés par préférence par acquis social par historique quel que soit la raison ça pousse un peu à se poser la question de qui est en train de négocier et quels sont les intérêts finalement qui sont représentés quand on a ces négociations qui sont faites et on a plusieurs études en particulier aux États-Unis parce qu'on a beaucoup de données sur le lobby des firmes aux États-Unis et on sait que les plus grosses ce sont les plus grosses firmes qui vont dépenser le plus et qui vont le plus faire du lobby en faveur des accords commerciaux de libre-échange et en particulier de ces accords de libre-échange de nouvelles générations et donc forcément là la question de la des intérêts qui sont représentés s'ajoutent à celles de la redistribution des gains en commerce et juste pour finir on parle de la redistribution nationale mais il faut aussi garder en tête l'impact que ces accords commerciaux ont au niveau international on aura toujours un impact sur les pays qui ne sont pas signataires du commerce pourquoi parce qu'on va avoir une diversion du commerce les échanges qui se faisaient entre d'autres pays vont se faire principalement avec les pays qui sont membres d'un même accord commercial que ce soit efficace ou pas au sens économiques plus ou moins qui vient de plus ou moins de productivité et donc forcément généralement en ce moment surtout si on commence à ajouter une dimension géopolitique à ces accords commerciaux c'est plutôt les pays en développement qui vont partir des de ces nouvelles relations économiques et de cette de cette rue réorganisation pardon des relations des relations commerciales donc faut garder ça aussi en tête donc juste pour conclure rapidement stop ou encore peut-être pas stop peut-être qu'on est obligé de continuer peut-être qu'on en a encore besoin clairement mieux il faut des il faut des accords avec des clauses environnementales qui soient contraignantes avec des sanctions qui sont inscrites excentés dans les accords commerciaux et il faut aussi garder en tête que la politique commerciale elle seule ne peut pas tout mais elle peut pas gérer le géopolitique le l'environnemental et le et le redistributif à elle toute seule il faut qu'elle soit mise en cohérence avec les autres politiques publiques et donc là ça dépasse largement la simple théorie économique merci beaucoup cette présentation très claire de ce sera certainement plus précise que ce que je dirais moi sur les accords de libre-échange contenu du fait que nous on est dans le stop mais je passe la parole à Maxime bonjour à tous et à toutes bravo Pauline pour avoir à supporter Raphaël Arnaud à côté je vous précise juste d'où je parle moi je suis économise de formation mais j'ai décidé de travailler en gros avec le mouvement altermondialiste depuis donc pratiquement 20 ans et je participe donc effectivement à une petite association qui s'appelle les Tech qui fait du travail d'expertise sur les politiques de commerce et développement depuis 40 ans et depuis les négociations sur l'OMC sa création les rounds différents on a toujours suivi les politiques commerciales donc du coup du côté de l'OMC et après sur la négociation des accords de libre-échange bilatéraux régionaux qui sont négociées depuis de manière plus importante depuis une quinzaine d'années et à ce titre là de ce travail de l'éthèque en coanime ce qui s'appelle ce qui s'appelait la coalition stop tafta pendant la bataille contre l'accord ou les négociations de libéralisation du commerce et de l'investissement entre les États-Unis et l'Union européenne qui a pris fin parce que nous avons gagné et un peu parce que Donald Trump a été élu et qui maintenant a été renommée cette coalition la coalition stop c'est un Mercosur parce que la bataille sur le Seta n'est pas finie ou en tout cas le CETA n'est pas de définitivement ratifié et sur la corium Mercosur qui est là encore emblématique en cours de négociation et donc du coup ça c'est dans la discussion je vais aussi rentrer dans le contenu d'un certain nombre d'accord parce que ça permet un peu de préciser ce qui est réellement dans dans la discussion et au titre de cette coalition donc il regroupe les organisations de la suite des civile à la fois syndicale CGT solidaire et vessie des organisations associatives les Amis de la Terre attaque France Nature Environnement Greenpeace et j'en oublie plein et excusez-moi pour elle mais donc du coup ça regroupe à peu près l'essentiel de la société civil mobilisée sur ces questions en France notre positionnement est relativement clair sur ces questions c'est que il est temps de transformer profondément la politique commerciale que mène de l'Union européenne en notre nom tous enfin au nom des 27 pays est un membre de l'UE et donc au nom de l'ensemble d'entre nous et pour cela nous avons tenté beaucoup de choses nous avons tenté de faire comprendre que il fallait peut-être changer effectivement la façon dont on négocier les accords ce qu'on négocier dans le contenu de ces accords qu'il fallait plus de transparence qu'il fallait plus de d'exigence sur un certain nombre de sujets clés et manifestement la Commission européenne ne comprend pas ou en tout cas n'a pas envie de comprendre et ne souhaite pas changer finalement sa doctrine commerciale en profondeur la modifie sur le plan rhétorique la modifier un peu dans le contenu mais elles n'en change pas les éléments fondateurs et et clés et donc du coup on en conclu que pour obtenir ce virage là pour obtenir ce virage qui est nécessaire et je vais y revenir maintenant quand nous sommes en 2023 et que il y a toute une série d'enjeux qui ont émergé ces 20 dernières années qui n'étaient pas au début de l'âge d'or de la mondialisation et au début de l'âge d'or de négociation de ces accords là personne ne parlait de réchauffement climatique et de son de son lien avec la mondialisation dans les années 90 au moment de l'OMC et de la discussion d'un certain nombre de mandat de négociation qui ont été donnés à la Commission européenne pour négocier un autre nom on ne parlait pas de perte de biodiversité on ne voyait pas les effets complètement délétères de l'augmentation des inégalités et donc tout à ce titre là pour nous il est clair qu'il faut mettre en stop à mettre un stop comme un moyen de ré-ouvrir l'espace des possibles sur la façon doit être sur la façon avec laquelle doivent être encadrées réguliers les échanges commerciaux internationaux et ce que je voudrais dire de prime abord parce que souvent on s'entendre que ces accords de commerce nouveau peut-être nouvelle génération sont essentielles parce que on va pas arrêter de commercer avec le monde entier mais aujourd'hui la mondialisation elle est là on n'a jamais autant commercial à l'échelle internationale qu'en 2023 ou peut-être qu'en 2019 et que l'ensemble de ces de ces échanges commerciaux internationaux se font déjà dans le cadre qui existe qui est le cadre l'Organisation mondiale du commerce qui est un cadre qui n'est pas satisfaisant du tout mais c'est pas parce que en bloc aujourd'hui un accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur qu'il n'y aura plus d'échanges commerciales entre l'Union européenne et le Brésil qui en aura plus entre l'Union européenne et le maire et les autres pays du Mercosur et d'ailleurs il y en a bien déjà assez donc la question c'est pas de savoir si on veut arrêter la mondialisation la question c'est de savoir qu'aujourd'hui en 2023 est-ce qu'on est d'accord toutes et tous pour considérer que la situation actuelle est insatisfaisante des problématiques et je vais revenir pourquoi et comment en fait on se donne les moyens avoir un infléchissement net et clair de la façon dont on organise la vie commune et les échanges économiques que nous continuerons à avoir à l'échelle internationale pour les 20 30 50 prochaines années à l'échelle planète Terre et pour cela il y a au moins trois raisons d'expliquer pourquoi il faut un stop et pourquoi ce collectif national stop c'est un Mercosur se mobilise sur cet accord urmerco sur et considère que c'est la clé de voûte qui doit permettre de chambouler le champ des possibles c'est à dire que bloquer cet accord empêcher qu'il voit le jour c'est le moyen qu'on peut se donner pour essayer de redéfinir ce que peuvent être des politiques commerciales adéquates et conforme aux grands enjeux d'intérêt général qui sont les nôtres donc le premier type d'arguments c'est que la situation que nous irons nous héritons en 2023 et le fruit de ces 30 années de libéralisation du commerce et d'investissement et donc les effets de ces politiques là les effets de l'Organisation mondiale du commerce les effets de ces accords bilatéraux tels qu'ils ont été négociés sont effectivement un accroissement extrêmement important du commerce international sont en accroissement extrêmement important des interdépendances qui peuvent exister entre la sangle des pays de la planète et que toute une série de promesses qui nous ont été faites autour de la mondialisation heureuse de cette mondialisation qui allait finalement empêcher les conflits faire en sorte que la Chine en devenant membre de l'OMC allait devenir un pays qui allait se démocratiser on voit bien que ça fonctionne parfaitement et que l'ensemble des populations occidentales allaient y gagner en moyenne et que de ce fait là la situation serait bien plus intéressantes une fois que cette mondialisation serait développée oui on a vu les conséquences on voit les conséquences de cette mondialisation y compris sur le plan politique et il y a quand même toute une série d'études et d'éléments qui peuvent montrer que si l'avènement des extrêmes droites du trumpisme sous ces différentes formes est aussi lié à l'accroissement de ces inégalités au fait qu'il y a eu des perdants de la mondialisation au fait qu'il y a eu toute une série de parties de population qui ont qui ont perdu dans dans ce moment-là le deuxième élément autour de ce grand type d'arguments c'est de se rendre compte qu'on est face à un monde aujourd'hui totalement fragmenté totalement en tension avec des situations extrêmement complexes dont on nous avait promis qu'elle ne verrait pas le jour et que en fait avec l'Organisation mondiale du commerce le fait intégrer la Chine le fait d'intégrer l'ensemble des pays importants qui commercial et les chaînes internationale nous allions au contraire construire un monde où les uns et les autres aller se rapprocher aller vers le même type de politique publique que les niveaux de vie allait sera en tout cela ça nous a été largement vendu c'était extrêmement difficile d'avoir une discussion sur la base des faits avec des gens comme à la main ou l'ancien patron de l'Organisation mondiale du commerce Pascal l'ami parce qu'il nous promettait une mondialisation heureuse ceci n'est pas le cas et on le voit aujourd'hui aujourd'hui on a les faits pour statuer sur le fait qu'elle ne l'est pas et que donc du coup il y a quand même des choses à revoir la deuxième et le troisième élément c'est finalement les quelques années que nous venons de vivre avec la pandémie et avec la guerre en Ukraine il faut bien avoir en tête que la mondialisation nous a été présenté comme le mécanisme ou que comme le dispositif et les institutions économiques adéquates et appropriées pour à la fois assurer et garantir notre sécurité d'approvisionnement surtout une série d'éléments clés et que ceci était la meilleure moyen d'éviter les pénuries et tes meilleurs le meilleur moyen d'éviter bon et qu'est-ce qu'elle va nous aurons vécu depuis 3 ans des pénuries de médicaments des pénuries de de de bien essentiels que nous produisons plus dans nos pays que nous avons délégué à l'autre bout de la planète non tout cela n'est pas sérieux tout cela n'est pas raisonnable donc du coup nous avons à revoir cette cette règle qui encadre qui encadre la mondialisation telle qu'elle existe et on reviendra également parce que c'est règles sont aujourd'hui de nature problématique du point de vue de la capacité des États à mener des politiques climatiques qui soient à la hauteur des enjeux ces règles elles sont là quand bien même certains pensent que elles ne seraient plus effective parce que l'OMC est en crise la réalité c'est que toute une série de politiques qui seraient absolument nécessaire notamment en termes de relocalisation des activités économiques au nom de l'urgence climatique sans aujourd'hui empêcher ou en tout cas formellement interdite par les règles qui ont été définies dans le cas de l'Organisation mondiale du commerce et j'y reviendrai mon deuxième grand type d'arguments pourquoi il faut dire STOP un type à ces accords que négocie la Commission européenne d'un autre nom c'est parce que et là je permet de dire j'ai pas tout à fait d'accord avec ce que ça exprimé en tout cas sur le plan pratique pas sur le plan du discours que mène la Commission européenne c'est que les nouveaux accords de libre échange qui sont dans les tuyaux vont aggraver cette situation et ne sont pas de nouvelles générations dans l'absolu le principal d'entre eux l'accord Guillaume Mercosur les négociations datent depuis 1999 le mandat que la Commission européenne a en notre nom date de cette date de la fin donc des années 90 quand vous lisez ce mandala qui n'a jamais été rendu public officiellement c'est les ONG qui l'ont rendu public c'est un mandat qui ne parle pas de réchauffement climatique qui ne parle pas de biodiversité qui ne parlent pas des grands enjeux qui sont ceux du 21e siècle qui ne parlent pas de lutte contre les inégalités c'est un mandat qui vise à une seule chose à croître le commerce international accroître les échanges de biens et services entre le bloc européen et le bloc sud-américain comme étant l'alpha et l'oméga et l'horizon indépassable dans l'ensemble des politiques commerciales et ensuite ces accords-là ils se multiplient à une vitesse incroyable ces dernières années nous avons des accords avec le Vietnam avec le Japon avec la Corée et il y a tous les autres qui sont en train d'arriver je vais pas vous faire une liste totalement exhaustive mais nous sommes en train de négocier il y a des négociations en notre nom avec le Chili le Mexique le Brésil donc des pays de de du Mercosur mais également avec la Nouvelle-Zélande avec l'Inde avec l'Australie avec le Kenya avec l'Indonésie très bien effectivement l'accord avec la Nouvelle-Zélande par certains aspects il peut être considéré comme étant un peu plus avancé mais cet accord-là qu'est-ce qu'il va permettre d'importer plus de kiwis d'importer plus de lait de nouvelles Zélande n'apporter plus de moutons et d'agneau de nouvelles Zélande pour déstabiliser les marchés actuels moi j'ai pas de problème qu'on commerce avec des autres entités régionales quand c'est bien ne sont pas produits sur nos territoires quand nous en avons un besoin et il faut voir dans quelles conditions ils peuvent être produits et exportés ou importés mais à quoi bon aller déstabiliser le marché de l'agneau en France et en Europe pour importer ces produits là que nous savons produire en Europe de l'autre bout de la planète alors que c'est à 40 000 km à quoi bon importer du lait venant de nouvelles Zélande qui ont des plus gros producteurs mondiaux de lait alors que nous sommes en surproduction en Europe et que on a un problème structurel de ces deux filières sur cette question là donc peut-être que le chapitre sur le développement durable dans ce dans ce traité là et plus avancé que les chapitres existants ont que celui effectivement catastrophique de l'accord sur un compte négociation mais le fin fond des choses reste le même la commission pense qu'on va renforcer nos liens géopolitiques avec la Nouvelle-Zélande parce que nous allons importer plus plus d'agneau c'est totalement ridicule nous devons renforcer nos liens géopolitiques avec la Nouvelle-Zélande avec l'Australie avec les pays d'Amérique du Sud mais nous pouvons le faire différemment nous n'avons pas besoin d'importer via de le faire via l'importation de de ces biens là donc voilà donc c'est ces accords de libre-échange vont aggraver la situation telle que nous la connaissons aujourd'hui et surtout nous enferme parce que ces règles sont là et installées pour des années nous enferme dans dans un carcan de règles qui sera extrêmement difficile à lever pour mener des politiques alternatives aujourd'hui la Commission européenne nous a dit sur le plan géopolitique nous ne pouvons pas signer il est pas envisageable que nous signons un accord avec le Brésil de Lula parce que là c'est notre ami parce que Louna c'est un démocrate c'est mieux d'avoir lu là que bolsonaro oui le texte de l'aquarium Mercosur négocié sous bolsonaro est exactement le même que celui qui est aujourd'hui en cours de négociation ou de finalisation avec Lula et moi je suis le premier à considérer que Lula est effectivement un ami des démocrates de la planète et qu'il vaut mieux traiter et faire des choses avec lulaque avec bolsonaro il y a pas de problème avec ça mais si Loula par l'élection prochaine et que Bolson Aurore revient et qu'on a signé entre temps un accord sûr ce sera un accord avec bolsonaro donc ces accords là ils sont pas là pour durer simplement le temps d'un mandat électoral ils sont là pour durer 15 ans 20 ans 30 ans et c'est pas de cela dont nous avons besoin avec les pays du Mercosur nous avons besoin d'un accord de coopération sur la protection de l'Amazonie mais à quoi bon importer plus de soja à quoi bon apporter plus de détails nous avons besoin d'un accord en matière de lutte contre le réchauffement climatique et de transition écologique ou de transition énergétique mettant leur à disposition les brevets sur ces technologies vertes dont on peut discuter le bien-fondé mais metalware à disposition de ses brevets là nous avons besoin de les aider à faire face aux éventuelles pandémies dans leur développement de leur industrie pharmaceutique pour qu'ils ne soient pas dépendants de nos produits pharmaceutiques c'est pas du tout ce qui est dans les tuyaux ce qui est dans les tuyaux c'est au contraire l'ouverture des marchés publics au Brésil qui va conduire à ce que l'industrie pharmaceutique européenne prenne des marchés à l'industrie pharmaceutique brésilienne qui est aujourd'hui serait mise à mal et mise en danger par cet accord-là deux ans après la pandémie c'est ce que nous voulons c'est pas sérieux c'est pas sérieux ce qu'on est en train de faire donc ça c'est le deuxième type de d'éléments le troisième je vais reprendre plus ma casquette économique et je vais pas faire trop trop long je dois regarder la montre je te promets je je vais pas m'étendre trop c'est que la mondialisation en elle-même est en train de changer totalement nous ne sommes plus au début des années 2000 nous ne sommes plus dans les années 90 elle est en train de voler en éclat elle est en train de voler en éclat par différents aspects la mondialisation des années 90 ou des années 2000 quand on prend les indicateurs que sont les indicateurs que les économistes utilisent c'est à dire le degré d'ouverture d'une économie par rapport à l'évolution de son PIB en gros donc du coup on calcule la part des imports exports par rapport au PIB et on regarde comment ça évolué et là dans les années 90-2000 on se rend compte que et c'est ça qui a caractérisé la mondialisation et c'est le fait que on exprime et qu'on publie beaucoup là-dessus en été à des taux en gros le commerçant international a augmenté de 4 à 5 fois plus vite que le PIB mondial c'est-à-dire chaque fois qu'on utilise qu'on a ajouté un point de PIB mondial on a ajouté 4 ou 5 points de commerce international ça ça s'est arrêté avec 2009 et la crise de 2008-2009 depuis 15 ans la mondialisation à la fois des échanges de biens et services et à la fois la financière ou la le développement des échanges financiers sont relativement stables voire une tendance soit un peu à la baisse soit un peu à l'augmentation au point qu'on parle plus y compris entre économiste ou avec le mandat de l'extraction de mondialisation les on parle de slow balisation slobalisation qui a été traduit très bien par nos amis québécois avec le terme mondialisation c'est une mondialisation molle et ça c'est la réalité à laquelle nous observons est-ce que nous voulons repartir avec une croissance des échanges commerciaux qui soient plus rapides que celles de l'augmentation du PIB mondial bah pas nécessairement parce qu'en plus on a un vrai enjeu sur le PIB mondial est-ce qu'on continue à le faire augmenter par augmenter ou comment pour satisfaire quel besoin ce sont ça les vraies questions qu'il faut qu'on se pose aujourd'hui et et par ailleurs on le voit là avec avec la nouvelle situation née de la pandémie et de la crise en l'ensemble des déstabilisations des filières internationales la question qui est posée c'est pas de savoir comment on les décuple la question qui est posée c'est comment on s'assure que il y ait des interdépendants certes mais pas des dépendances qui nous mettent à mal en situation de cas difficile comment peut-on accepter que 80 % des produits actifs nécessaires à la fabrication de médicaments soient produits à l'extérieur de l'Union européenne à l'extérieur du pays et le dernier élément on est face à une opportunité pour changer c'est à dire que je vais parler de quelque chose d'un peu un peut-être un peu technique mais globalement les grands blocs aujourd'hui que sont la Chine les États-Unis sauf l'Union européenne qui reste tanquée avec sa passion totalement idéologisée sont en train de considérer qu'il ne faut plus respecter les règles de l'OMC la politique de lutte contre l'inflation menée par Joe Biden qui est en fait une politique de protection de son industrie s'assoit sur les règles de l'OMC ils disent nous allons soutenir notre industrie automobile nous allons soutenir notre industrie de manière générale et nous n'allons plus respecter les règles de l'Organisation mondiale du commerce que fait l'Union européenne elle va avoir Joe Biden et Dinant s'il vous plaît respectez les règles ce serait mieux quand même pour tout le monde mais à partir du moment où il y a des gens qui décident de plus respecter les règles mettons-nous autour de la table et voyons justement comment nous faisons pour inventer de nouvelles règles il est pas question aujourd'hui d'arrêter de commercer avec les États-Unis ou d'arrêter de commercer avec le Brésil mais de savoir de quoi nous voulons commercer ou à quel titre et comment nous assurons que ces politiques-là sont pas antinomiques ou n'empêche pas des politiques de lutte contre le réchauffement climatique il est clair aujourd'hui que et c'est le choix qui a été fait par Biden de soutenir son industrie locale en utilisant en fait des financements qui vont simplement aux industries nation final et qui n'iront pas aux industries or États-Unis ça appelle les clauses de contenu local on pourra revenir dans la discussion si vous le souhaitez on va aller nécessairement vers des politiques publiques qui vont démultiplier ces clauses de contenu local c'est une obligation et j'ai l'occasion de discuter avec des responsables de Bercy ils en sont convaincus donc soit on décide tous ne plus respecter les règles de l'OMC et moi je suis favorable à considérer que ces règles de glomc c'est complètement surné et obsolète mais dans ce cas là dans ce cas là dans dans ce cas là il faut un inventer de nouvelles parce que si on en avait pas de nouvelles c'est la jungle et la jungle c'est pas bon d'une manière générale donc on a une opportunité pour changer la ponchisation et aujourd'hui dans une impasse telle qu'elle a été pensée réfléchie du point de vue politique économique et social et donc il y a une opportunité pour changer et ça tombe bien dans plein de pays aujourd'hui on a l'essentiel de la population qui ne veut plus entendre parler d'un approfondissement de la mondialisation en France et après 80%. et la question qui se pose c'est est-ce qu'on laisse au sujet à l'extrême droite où est-ce qu'on est capable de le porter et de le porter dans une version progressiste y compris avec celles et ceux qui sont favorables à de nouveaux accords de commerce un peu améliorés non abandonner ça lâchez ça et construisons l'avenir collectif dont nous avons besoin qui nécessitent des règles collectives internationales pour engrade qu'il existe continue à commercer ce qui est nécessaire arrêter ce qui de commercer ce qui est superflu et en tout cas satisfaire des objectifs d'intérêt général que sont la lutte contre le changement climatique la lutte contre les inégalités le fait de satisfaire des emplois pour toute pompe de qualité et tout cela je m'arrête là et je m'excuse d'avoir été trop long [Musique] tu n'as pas à t'excuser c'était très intéressant je on aura 30 minutes d'échange pour répondre à nombreuses questions j'imagine que alors moi je suis désolé je vais me mettre debout parce que j'arrive j'ai perdu l'habitude de parler assis d'abord je voudrais juste rappeler que je n'ai pas dit en introduction c'est une conférence qui est co-organisée avec l'Institut La Boétie et la France insoumise et je voudrais rappeler la l'immense richesse qui a été résumée l'autre jour dans le dans un bilan de l'année de la Boétie de cette fondation Kiko président par Jean-Luc Mélenchon et Clémence guetter et dont j'ai le privilège et l'honneur de co-diriger le secteur international avec Nicolas Bullard qui est une figure de l'altermondialisme une amie une figure de l'altermondialisme donc ça veut dire un peu aussi l'orientation de de nos travaux bon je vais aller très vite le plus vite possible à l'aspect purement politique c'est qu'on c'est un peu raconté la bataille quand même et comment elle se mène à l'Assemblée sur ces questions puisque finalement une partie de ce que je voulais dire a déjà été dit et peut-être mieux que ce que la mélange je vais le dire moi donc je vous fais pas la liste des accords qui sont en cours de négociation ou qui ont encore été signés récemment en effet la Nouvelle-Zélande on est en pleine négociation sur le Mercosur etc mais ça indique finalement que malgré le covid et malgré la remise en cause un peu dans beaucoup d'endroits du monde de cette du libre-échangisme généralisé bah l'Union européenne continue sur ce logiciel qui de notre point de vue est complètement inadapté très rapidement et je prierai nos amis économistes de de ne pas être heurté par ses approximations ou en tout cas ce traitement général mais nous politiquement on constate que le libre-échange il pose un certain nombre de problèmes d'abord n'oublions pas dans quoi s'inscrit libre échange il s'inscrit dans le processus ancien mais permanent continuent alors pas linéaire parce qu'il y a des moments où tout explose il y a des guerres mondiales en repars à zéro etc etc mais en tout cas dans le processus de division international du Travail capitaliste et ce qu'on constate c'est que finalement c'est traité de libre-échange ils amènent à une ultra spécialisation des économies si je voulais caricaturer je dirais bon la France elle fait en Europe elle fait du blé et du vin etc ça pose de nombreux problèmes ça pose des problèmes parce que d'abord ça pourrait être des problèmes écologiques majeurs puisque on sait par exemple je me cantonnerait à l'agriculture que par exemple la polyculture c'est bien mieux pour d'un point de vue écologique y compris on a beaucoup beaucoup besoin de beaucoup moins de pesticides les maladies sont beaucoup moins fréquentes dans les dans les où il y a de la polyculture que quand il y a 200 km de pleine de blé ou là il faut mettre du phytosanitaire en permanence parce que la monoculture aggrave les maladies idem pour la vigne etc or la France finalement fait partie de ces pays qui sont de plus en plus en train de se spécialiser dans certaines monocultures et ça amène un deuxième problème c'est que ça casse ça ça détruit notre possibilité de souveraineté notamment alimentaire on vit sur le mythe selon lequel la France serait une grande puissance agricole donc on n'a pas de problème de souveraineté alimentaire non on est une grande puissance agricole capitaliste qui exporte beaucoup mais qui importe aussi beaucoup et il y a des choses qu'on produisait en quantité largement suffisante pour la consommation des Français qu'on ne produit plus ou pas assez on importe des pommes on importe des légumes etc alors que on est un pays entre guillemets béni des dieux d'un point de vue géographique et pourrait produire à peu près tout sauf les productions tropicales donc ça ça pose un premier problème il y a un volet social aussi j'y reviendrai ensuite qu'on le veuille ou non moi je ne crois pas à un libre-échange vertueux c'est toujours la course au moins 10 ans sociale et écologique et avec une conception de la compétitivité qui est uniquement sur le moins disant social et écologique je m'explique Pauline à a dit juste titre que les accords de nouvelle génération incluent des clauses écologiques et sociales maxime a rappelé que c'est closes sont pas toujours très très précises vous l'avez rappelé aussi mais moi j'irai même plus loin quand bien même c'est close comprendrait des sanctions etc quels sont les moyens alors actuelle pour contrôler et appliquer je le demande après 30 ans de destruction de nos services des douanes si on importe quel sera le moyen pour savoir que le lait qu'on va apporter de nouvelles Zélande ou la viande ovine qu'on va apporter de nouvelles Zélande n'aura pas telle ou tel produit qui est interdit en Europe je le demande qui fera les contrôles on sait par exemple ça a été démontré brillamment par Aurélie trouvée à l'Assemblée pendant les négociations les discussions sur Mercosur on sait par exemple que certaines hormones ne sont pas des semables dans une vache qui aurait été dans un boeuf ou une vachement peu importe qui aurait été nourri aux hormones au bout de quelques années ce n'est pas des Slaves donc qu'on nous explique et là les nous opposants enfin les ceux qui les partisans du libre-échange sont souvent incapables nous l'expliquer ensuite donc c'est toujours le moins 10 ans social et écologique et ça aboutit à des aberrations et je donnerai juste une seule c'est qu'en France la politique industrielle il y en a plus la seule politique industrielle qu'on a c'est de la baisse de charge de cotisation excusez-moi mais oui ils appellent ça baisse de charge parce que c'est le sacro-sainte compétitivité mais ça plusieurs économistes ont démontré qu'à l'inverse ça bride ça affaiblit la soit la dite compétitivité parce que d'une part en baissant les standards sociaux etc de toute façon on sera le travail coûtera toujours entre guillemets plus cher que en Chine ou ailleurs et d'autre part sa dissuade complètement les entreprises d'investir dans le renouvellement des outils de production etc etc donc au final ça ça a très court terme c'est on GAV d'argent public les entreprises pour qu'elles aillent à l'export ou pour qu'elle survive quand il s'agit de PME et au final de toute façon ça elle voit leur capacité leur outil de production etc qui sont qui sont pas renouvelés par ailleurs ça rend nos économies complètement et un certain nombre de secteurs complètement dépendants des des cours des marchés mondiaux et donc après on revient dans une parfois dans une logique de subvention quel est le sens de faire des accords de libre-échange avec l'Afrique pour finalement subventionner de l'agriculture européenne pour exporter en Afrique et après ou en fait on trouve complètement les choses parce que on subit ancienne on détruit des agricultures là-bas et on fait vivre sous perfusion des agriculteurs ici qui aimeraient vivre de leur travail je je vais je fais une parenthèse sur l'énergie cette dépendance au cours elle est également géopolitique alors on n'avait pas d'accord de libre-échange avec la Russie sur le gaz mais on importait du gaz et là on se retrouve maintenant à apporter du gaz de schiste américain donc on a entre placé une dépendance par une autre au lieu de faire des grands plans d'investissement pour sortir justement de cette dépendance aux énergies fossiles bref ce déménagement du monde permanent à part ailleurs par lui-même un impact sur l'échauffement climatique même si on nous oppose toujours que le commerce international c'est que de mémoire moins de 10% des émissions c'est 5% de mémoire mais tu me corrigeras c'est dur à calculer bon en tout cas c'est quand même important c'est pas rien et au final il y a ces accords sont finalement ça a été dit en creux une politique de classe il y a des gens qui gagnent des gens qui perdent nous nous considérons que les accords de libre-échange pas seulement les accords même le l'OMC en général mais les accords du champ en particulier sont en partie responsables de la désocialisation en France 2 millions d'emplois détruits en France depuis 30 ans si on regarde la part de la de l'emploi industriel dans l'emploi global et de la part de la valeur ajoutée de la production industrielle en France dans la valeur ajoutée globale on est au plus bas après six ans de macronisme je renvoie à la note de l'Institut La Boétie sur la politique industrielle de Macron donc bref la la politique le libre-échange est une politique de classe et si on prend par exemple l'accord de la Nouvelle-Zélande qui va y gagner qui va y perdre je me lance dans une prospective qui va y gagner évidemment les multinationales tu l'as dit c'est les multinationales aux États-Unis qui font le plus de lobby pour le libérer change puisque évidemment ils ont une capacité à aller gagner des parts de marché sur le dans le monde les multinationales européennes spécialisés dans les biens et services dans la gestion des politiques publiques dans les transports publics etc vont peut-être gagner des marchés en Nouvelle-Zélande en retour qu'est-ce qui va se passer pour nos producteurs au vin moi je discutais encore récemment historique passage en Bourgogne avec un producteur ovins en Bourgogne il est très inquiet il me dit bon on arrête pas de se renouveler de trouver des nouveaux débouchés alors petite anecdote dans une région qui vote quand même massivement RN lui il était très content de pouvoir vendre les agneaux pour l'Aïd parce qu'on ne vend plus de laine il ne vend plus de laine le marché de la laine est détruit alors il y a des en Bourgogne vous avez des hangars entiers remplis de laine qui est en train de pourrir qu'est-ce qui va se passer avec l'un des premiers producteurs mondiaux de moutons avec lequel on signe un corps qu'est-ce qui va se passer pour nos producteurs laitiers bon on nous le dit pas tout cela est d'autant plus absurde que ça a été dit par Maxime ça va à contre-courant de l'histoire de la mondialisation moi j'aime bien le concept de mondialisation de fragmentation de la mondialisation il y a net Yellen la directrice de la Réserve fédérale américaine avait parlé de mondialisation entre amis tout ça pour dire que finalement on est les derniers en Europe enfin on l'Union européenne les gens qui dirigent urbaine sont les derniers à croire en vertu de la mondialisation heureuse du libre-échange généralisé etc au moment où en effet il y a une fragmentation de la mondialisation quand j'ai posé la question au ministre au ministre de l'économie sur ce qu'on allait faire face à une fashion de réduction actes au lieu de s'inspirer de ce genre de mesure en étant pas spécialement agressif mais au lieu de s'inspirer de ce genre de meilleur continue lui qu'est-ce qui répond c'est on va obtenir des exonérations etc et puis on continue dans le libre-échange comme si nos partenaires avaient l'intention de respecter les règles qu'on prétend imposées et finalement l'Union européenne elle fait ça parce qu'elle ne sait pas faire autre chose elle n'a aucune capacité géopolitique c'est un en géopolitique et d'ailleurs on le voit très bien pourquoi ils vont signer les accords et la Nouvelle-Zélande c'est pour avoir une place dans ce qu'on appelle l'Indo Pacifique face à la Chine etc mais c'est pas c'est certainement pas signant des accords de libre-échange avec la mauvaise langue que ça changera quoi que ce soit et on n'a pas à se mettre à la remorque de la politique des États-Unis sur ce sujet alors malgré tout les libéraux et en particulier les macronistes sont quand même conscients qu'il y a un problème ils sont conscients que le libre-échange généralisées ça marche plus trop que ça plaît pas aux gens etc mais eux ils veulent continuer je caricature à peine en disant qu'il ne change que les mots le il propose moi ce qu'on appelle les accords de livres je pense de nouvelles génération moi j'appelle le libre-échange reconverti c'est à dire tout changer pour que rien ne change puisque je l'ai dit dans la plupart des clauses elles sont non contraignantes que si elles sont contraignantes on n'a pas les moyens de contrôler et donc de les appliquer et donc par exemple dans les débats sur le Mercosur quand on a eu le débat à l'Assemblée tout tournait autour finalement de la closion des de la du respect des accords de Paris et de quelques clauses sociales dès qu'on voulait rentrer dans les débats sur alors débat non contraignant je le précise et je vais y revenir c'était en discutait une résolution dès qu'on voulait rentrer dans les débats sur les moyens concrets de d'appliquer ces mesures c'est clauses etc il y avait plus rien et on est renvoyé à de la caricature le ministre du Commerce Olivier bèche m'a répondu parce que moi j'étais intervenu pour le groupe de la France sans humide pour dire tout le mal que je pensais de l'accord du Mercosur il nous a répondu que nous de toute façon ce qu'on voulait nous c'était l'isolement on voulait l'isolement donc premier point ces gens croient ou font mine de croire que il n'y a pas de commerce international sans libre-échange c'est totalement faux je voudrais rappeler ici que depuis après la deuxième guerre mondiale il y a une nouvelle architecture du commerce international il y aurait beaucoup pas en dire elle a beaucoup évolué en mal etc mais au départ il y avait quand même quelques objectifs ambitieux il y a même eu des gens qui ont un jour travailler sur ce qu'on a appelé une charte de La Havane pour le point Godwin sympathique les régimes totalitaires je précise que c'était une charte de La Havane discuté à La Havane bien avant que Cuba soit castriste donc cette charte de La Havane elle a été refusée par le Congrès américain mais elle incarnait des elle elle stipulée des choses très intéressantes qui ont été en partie appliquée dans les premières règles de ce qui deviendra plus tard l'OMC ce qui était à l'époque les juges des accords bilatéraux de commerce mais il y avait par exemple entre autres le respect de certains nombre de règles sociales et un mois quelque chose qui m'intéressait beaucoup qui était il y avait interdiction qui est trop de d'écart dans la balance des paiements entre les entre des pays exportateurs et des pays importateurs derrière ça avait tout un ensemble de réactions en chaîne c'est que ça garantissait une plus grande stabilité des monnaies etc etc et il y avait un commerce international je veux dire on n'a pas attendu les accords de libre-échange pour acheter des choses qui venaient de l'autre bout de la planète deuxième remarque de livret belge et qui à mon avis est très évocatrice sur son mépris des travailleurs et sur le mépris et sur le fait que les travailleurs sont les de l'industrie notamment sont les grands sacrifiés de cette histoire et qui s'en fichent c'est qu'il m'a répondu de toute façon vous vous voulez que les français payent plus cher leur télévision paye plus cher et ne puissent plus les acheter donc c'est ça votre modèle donc en creux il admet que le modèle c'est de continuer à importer l'immense majorité de nos biens de consommation depuis la Chine etc bah c'est pas notre modèle à nous et évidemment si on peut pas en sortir du jour au lendemain en attendant fixons nous au moins l'objectif d'en sortir l'objectif d'en sortir il serait aussi intéressant qu'il soit discuté démocratiquement et je terminerai là-dessus ce qui est le plus marquant finalement d'un point de vue politique dans ces accords de libre-échange c'est qu'en fait ils ne sont plus débattus en tout cas ils ne sont plus décidés au niveau national et ça c'est inacceptable on a délégué à la Commission européenne le pouvoir de négociation et alors maintenant vous je ferai que les deux spéciales nos deux spécialistes rentrent plus dans les détails mais il y a ce qu'on appelle le découpage c'est à dire qu'en découpant l'accord en plusieurs parties ils peuvent faire que ce qui est ratifié au Parlement européen négocié par la Commission européenne et ratifiée au Parlement européen ne passe plus par les parlements nationaux ça c'est inacceptable qu'il continue à négocier des accords de libre-échange ok admettons ils sont au pouvoir c'est leur choix mais à minimal et Parlement nationaux doivent voter donc nous nous battrons et nous exigerons j'ai écrit une question écrite pour demander que l'accord sur la nouvelle avec la Nouvelle-Zélande soit soumis au Parlement en France et nous nous battrons pour que le Mercosur le jour venu soit soumis au Parlement en France parce qu'il est inacceptable que ces choses-là soient faites en catimini etc et enfin qu'est-ce qu'on propose nous à la place on propose ce qu'on appelle nous le protectionnisme solidaire alors c'est un protectionnisme qui n'a strictement rien à voir avec Trump je dirais juste au passage que le libre-échange dogmatique d'un côté et le protectionnisme ultra agressif à la Trump de l'autre ou ce que font les Chinois et les Américains entre eux de l'autre ce sont les deux facettes d'une même médiane c'est les deux facettes de la guerre commerciale généralisée un coup on est libre et changer c'est un coup on n'est pas et un coup on a un capitalisme très mondialisé un coup on a un copy capitalisme un peu plus nationalisé c'est parce que nous on propose nous on propose un protectionnisme écologique et solidaire qui qui inclut qui soit la une des conditions à la relocalisation qui rendra possible à relocalisation d'un certain nombre de production de beaucoup de production mais je pense aux choses les plus essentielles on a plus assez de médicament produit en France on a en subventionne des batteries en subventionne de l'achat de voiture électrique je suis membre du comité de suivi du plan de relance quand j'ai posé la question aux excellents aux fonctionnaires qui nous avait donné le rapport et qui était dans une situation de disque de ils étaient prêts à échanger des battre etc je leur dis mais donc vous êtes en train de nous expliquer que l'un des objectifs du plan de relance c'est de subventionner l'industrie américaine ou chinoise puisqu'on poursuit pas de batterie en France je rentre pas dans le débat de savoir s'il faut faire des voitures électriques et tout mais bon bah la blanc quoi oui bon non c'est pas complètement ça bah si c'est ça qui dit l'autre voilà donc il faut reproduire en France faut pas avoir honte de le dire c'est pas de nationaliste que de dire ça c'est une nécessité absolue pour ceux qui veulent en savoir plus sur le condition les ce qu'on entend nous par protectionnisme écologique et solidaire vous l'aurez beaucoup plus détaillé dans le contre projet qu'on a produit à la loi pour la réindustrialisation verte qui est une loi complètement comment dire de purement communicationnel parce qu'il y aura pas de réindustrialisation avec cette loi et elle ne sera pas verte donc nous on a fait un contre projet qui détaille beaucoup de propositions de protectionnisme écologique et solidaire je veux juste finir en disant que ça s'inscrit aussi dans une vision internationaliste du monde nous sommes contre la compétition généralisée Jean-Luc Mélenchon l'a rappelé hier l'Union Populaire ça suppose l'internationalise parce que là on est en train de monter les peuples les uns contre les autres et je rebondis et je souscris totalement à ce que dit Maxime combe non seulement le libre-échange n'amène pas le goût commerce et la paix mais en plus par effet en effet boomerang il crée énormément de tension à l'intérieur des nations et de monter des de monter des extrêmes droites qui arrivent à surfer là-dessus en faisant croire que elles vont protéger les travailleurs en sortant du libre-échange alors que elles font juste un capitalisme national et puis de toute façon elle s'adresseront sur tout le reste je vous remercie on va passer aux questions [Musique] [Applaudissements] merci beaucoup pour la qualité de vos interventions moi j'ai une question en fait je découvre plus ou moins le sujet donc ma question peut être paraître un peu naïf j'ai l'impression qu'on voit toujours ce problème par le biais de pays en développement de pays exportateurs de biens de produits finis ma question est c'est qu'en est-il des pays qui sont pratiquement pas exportateur ou au meilleur des cas exportateurs de matière première de métaux de minéraux de tout ça naturellement le libre-échange il y a encore beaucoup plus agressif pour ces pays que pour les pays qui ont quelque chose à négocier mais ma vraie question par rapport à ça est-ce que la France elle pourrait avoir un rôle à jouer par rapport à cet équilibre entre matières premières produits finis vous avez évoqué je sais plus qui a un certain moment partage de brevet sur des questions climatiques mais pas que ça peut être sur des questions juste de transformation de base de matière première voilà merci est-ce qu'on a aussi des questions de femmes pour respecter au maximum la parité [Musique] non bon est-ce que vous pourriez rappeler brièvement où on en est avec l'accord avec le CETA [Musique] [Applaudissements] [Musique] merci oui est-ce que vous pourriez peut-être expliciter si c'est le cas s'il y a eu une évolution des biens et des services qu'on a pu voir s'échanger à travers ses accords ou tout au moins les conditions dans lesquelles sont négatives les clauses qui sont négocier sur dans ces accords et comment est-ce que la typologie est bien service qu'on peut retrouver dans ces accords et dans les clauses on va dire et un moyen pour pour le centre du capitalisme de maintenir aussi sa domination sur voilà des paysans des pays à la périphérie du capitalisme est-ce que on voit une évolution notamment à travers les différentes périodes que vous écriviez la rupture de 2008 2009 merci comment est-ce que enfin vos interventions en tout cas la partie que j'ai entendu me renforce un peu dans l'impression que j'avais déjà qui a une espèce de forme de soie de naïveté soit de de manque de volonté d'intervenir en tant qu'Union européenne de manière volontariste pour faire avancer les intérêts européens industriels et autres notamment par rapport aux États-Unis et à la Chine notamment dans le contexte de la montée de la concurrence économique entre ces deux puissances qui qui est la grande bataille en cours comment comment vous expliquer en fait cette naïveté ou seulement que d'interventionisme est-ce que c'est des logiques politiques internes cette espèce de fédéralisme est-ce que c'est voilà comment vous l'expliquer merci comment je vais formuler ça finalement les institutions c'est des institutions les les accords de libre-échange etc qui sont liés à un ordre international sous-émonie américaine or là on est en train de vivre le changement de l'ordre mondial avec la montée des BRICS donc ma question ce serait qu'est-ce comment se positionne les briques par rapport à ces accords est-ce que il joue le jeu ou est-ce qu'ils sont dans l'idée de construire complètement [Musique] une nouvelle manière de d'organiser échange à l'international et de jeter à la poubelle en fait tous ces outils [Applaudissements] moi je vais juste répondre sur bricks et sur eux et je laisse les deux spécialistes répondent sur ça et sur le reste sur les briques ce qui est compliqué ça rejoint ce qu'on appelle la fragmentation de la mondialisation je pense qu'il ne faut à la fois pas enfin c'est intéressant ce qui se passe je veux dire comme ça de toute façon il y a une reconfiguration d'épaule de puissance etc mais il y a aussi une grande fluidité il y a pas les briques d'un côté les puissances détoxydantales de l'autre c'est pas comme ça que ça se passe il y a au contraire des jeux d'opportunités dans des en gros pour le dire très clairement l'adage classique l'ennemi de mon ami et mon ennemi ça marche plus regardez les Saoudiens ils ont des très bonnes relations des États-Unis c'est un peu tendu enfin moi historiquement ils ont très bonne relation avec les États-Unis et ils sont une des clés du pétrodollar qui est une des clés de voûte de la de la du maintien de la valeur du dollar une des clés de la seule et pour autant ils ont d'excellents de relations avec la Russie et avec la Chine désormais qui a aidé à rétablir un peu la relation avec l'Iran donc tout ça voilà mais donc ça c'est sur le plan géopolitique c'est un jeu fluide on n'est pas dans le retour d'une guerre froide ou quoi que ce soit tout le monde parle avec tout le monde et tout le monde est en compétition avec tout le monde c'est un cocktail extrêmement qui peut être intéressant mais qui est aussi extrêmement explosif et donc ce qu'il faudrait c'est une sortie organisée de la mondialisation néolibérale je suis pas sûr que ce qui se profile soit il sortit organisé de la mondialisation libérale surtout si mais je vais je vais pas détailler ça mais surtout si on tient compte des énormes défis écologiques qui arrivent et qui concernant tout le monde et qui vont chambouler des zones entières de la planète sur le plan strictement économique les BRICS sont une alternative sans l'être sur une alternative relative parce qu'ils ont des ambitions monétaires différentes donc c'est intéressant de dire qu'on va commencer à échanger en dollars etc mais la vraie alternative en 100 dollars pardon d'abord je vais pas ça prendra beaucoup de temps parce que les masses de dollars en circulation dans le monde sont elles que ce soit en monnaie d'échange en monnaie de réserve sont telles que il y a un coût à la sortie du lard pour tous les acteurs économiques mais surtout il faut que la des dollarisation du monde elle soit organisée et donc c'est pour ça que nous risque de paraître très utopique mais finalement keins l'étaient aussi et c'était pas un imbécile on est pour une vraie monnaie mondiale commune pas pour que une monnaie régionale ou nationale prennent la alternativement la place du dollar ça va être juste la guerre monétaire généralisée et je et Dieu sait si les Gémeaux du dollar c'est pas notre tasse de thé mais on n'est pas pour que il y ait quelque chose de pire donc et par ailleurs les briques sont sont dans la compétition capitaliste le libéral et enfin ce qui m'inquiète moi le plus c'est que les briques sont en train de se reconfigurer vraiment autour des grands producteurs de pétrole qui n'ont pas spécialement intérêt à une transition écologique donc c'est pour ça que nous on parle de d'alliance sur les causes communes c'est à dire qu'on n'a pas d'allier type on n'a pas déni type c'est s'il faut travailler avec les Chinois sur la des dolorisation et la lutte contre le réchauffement climatique on travaille russe sur la de la réalisation et la lutte contre le réchauffement climatique en revanche on sera en tension avec eux sur la question de la relocalisation des productions etc et on leur expliquera clairement donné on va arrêter voilà donc c'est idem les États-Unis il y a les choses sur lesquels on peut travailler avec eux et je sais sur lesquels il faut refuser de travailler avec eux sur l'Union européenne bah l'Union européenne et c'est auto confinée en fait dans une espèce là de ré-atlantisation dur alors évidemment Poutine Poutine a offert un cadeau extraordinaire aux atlantistes mais moi je crois vraiment aux facteurs idéologiques d'abord quand vous dites est-ce que elle sait défendre ses intérêts industriels je prendrai pas la question comme ça qui gagne dans l'industrie européenne et qui perd il y a des gagnants il y a des perdants c'est une politique de c'est la politique de classe ça oppose pas des régions du monde en partie mais ça traverse chaque région du monde donc l'Union européenne en soi elle fait pas une politique irrationnelle pour certains LVMH etc c'est les groupes qui ont beaucoup à gagner au libre-échange publicistes enfin je dis des trucs qui me passent comme ça par la tête l'industrie allemande qui fonctionne que à l'exportation en revanche il y a d'autres secteurs de l'économie qui ont beaucoup pas y perdre mais le point clé là-dedans c'est surtout que là où en effet il y a les intérêts entre guillemets de l'Union moine en tout cas des peuples européens sont bafoués c'est que en faisant ça et en misant tout sur une économie d'exportation et tout on investit pas du tout dans le renouvellement de nos infrastructures dans la planification écologique etc en tout cas pas suffisamment mais j'explique moi cela par deux choses le néolibéralisme d'une part c'est-à-dire que les néolibéraux enfin les dans le capitalisme financarisé et on a il y a des gens qui ont intérêt à ce qu'on continue qui ont beaucoup pas perdre à ce qu'il y ait une rétractation de la mondialisation en tout cas de l'Union européenne voilà et puis d'autre part il y a un effet complément idéologique ils sont biberonnés à ça ils savent pas penser autrement c'est un vrai sujet enfin je moi je crois vraiment à la question du dogmatisme en fait voilà j'arrête là-dessus et je laisse je vais répondre aux autres questions oui du coup juste pour ajouter à cette question sur l'Union européenne je suis d'accord avec Arnaud là dessus il y a une dimension idéologique assez importante et l'Union européenne mais comme un étendard le multilatéralisme avant tout et là-dessus c'est une des seules grosses entités à pousser pour une réforme de l'OMC alors que toutes les autres pays sont en train de dire que l'OMC est mort il y a que l'Union européenne qui pousse pour que l'ONC soit renouvelé pour que le multilatéralisme soit maintenu et je pense qu'elle est engagée dans cette voie et que en espérant que ce soit une troisième voie je sais pas entre les États-Unis et la Chine mais en effet elle s'est autofinée dans cette dans ce dans cette façon de penser là et les politiques du coup doivent aller dans ce sens quoi donc c'est comme ça que c'est à mon sens c'est comme ça que je j'interprète les choses pour ce qui est de l'évolution sur les biens et les services qui sont échangés je pense pas que ça réponde entièrement à la question je pense que Maxime pour pour étouffer mais les accords commerciaux et de manière générale de commerce approfondi la spécialisation des pays et donc si on fait typiquement dans le cas de l'Union européenne et du merco sursis cet accord commercial passe il a été il est très souvent caricaturé comme étant en accord voiture contre voilà merci mais c'est très certainement ce qui va se passer évidemment qu'en faisant un accord commercial comme ça on va avoir une augmentation de la production de voitures dans l'Union européenne oralement en Allemagne un peu en France et surtout surtout on y aura une augmentation de la production bovine et agricole de manière générale dans les pays du Mercosur ça c'est sûr c'est comme quand la théorie économique qu'elle soit purement théorique et empirique généralement va dans ce sens là je pense que Maxime sera d'accord avec moi donc oui oui ça pousse les accords commerciaux et de manière générale les échanges pousse et à force les spécialisations des pays en fonction des produits et des services qui sont échangés ça c'est sûr en gros pour poursuivre la sur ce point économique qui a été énoncée si vous voulez accroître le commerce international entre deux entités géographiques entre deux pays et que cela ne génère aucune transformation de la structure économique d'aucun des deux pays il faut que les deux pays soient de nature totalement équivalente en termes de secteur concerné et c'est le seul moyen avec lequel vous pourriez avoir un commerce qui puisse éventuellement bénéficier aux deux entités à partir du moment où vous êtes sur des pays de nature totalement différente telles que c'est entre l'Union européenne et les pays du Mercosur pays du merco sur principalement agro-exportateur avec une petite industrie brésilienne une petite industrie enfin petite mais à la fois c'est des seuls qui produisent des avions à l'échelle internationale avec nous quoi et les Américains et un peu mettre de la Chine mais aussi avec une industrie de l'automobile mais qui est beaucoup moins compétitive que l'industrie européenne à partir du moment où vous vous mettez en concurrence des niveaux et des secteurs des niveaux de compétitivité si différents nécessairement vous allez approfondir la spécialisation et déstabiliser les marchés tels qui fonctionnent actuellement sur ces secteurs là mais je voulais pas prendre mon temps pour compléter ça quelques éléments sur le CETA le CETA c'est ce qu'on appelle un accord mixte donc cet accord entre lieu et le Canada qui est un petit peu le petit frère de l'accord UE États-Unis qui était en cours négociation cet accord-là donc il comprenait à la fois des dimensions qui sont de compétences exclusivement européennes c'est à dire que à travers les à travers les traités de l'Union européenne des années 90 mais aussi le traité de 2007 en gros toute la partie qui concerne le commerce international et de compétences exclusives de l'Union européenne c'est-à-dire l'Union européenne négocie au nom de 27 États membres et ça n'a besoin d'être ratifié uniquement par les institutions européennes donc le Parlement européen le CETA c'est un accord mixte qui met les à la fois des éléments de ce type là et des éléments principalement sur les enjeux de de des investissements et voilà de régulation de dérégulation des investissements et donc du coup c'est le traité a été par les institutions européennes et le Parlement européen donc toute la partie commerciale s'applique et toute la partie investissement normalement ne s'applique pas et attend la ratification au niveau des États nationaux et pour l'instant il y a toute une série d'états notamment la France qui n'a pas ratifié Emmanuel Macron se garde avant bien d'inscrire ce dossier à l'agenda du Sénat avec les républicains parce qu'ils savent que ce serait pas voté et donc du coup en gros tout le monde est en France assez content qu'on parle plus du CETA en fait pour l'instant donc on est dans une situation un peu stratosphérique où en a négocié un accord il y a une partie de cet accord là qui n'est pas appliquée ou qui est pas appliqué pour une partie d'entre elles encore de façon provisoire enfin bon bref je vous passe les détails mais c'est sur le Seta on pourrait voilà discuter un aparté si vous voulez être plus précis sur l'évolution des biens et services échangés juste un mot supplémentaire par rapport à ce qui a été dit c'est qu'il y a une nouveauté ces dernières années qui était absolument pas présents dans les années 90 et notamment dans le cadre de l'OMC c'est que la question du numérique est en train de transformer fondamentalement et profondément la nature du commerce international par tous les aspects possibles et inimaginables par les Amazones mais pas uniquement et c'est un enjeu décisif des années prochaines d'être soit via le l'OMC soit via d'autres espaces qui est des régulations et qui est des éléments de de coordination internationale sur la façon dont le numérique est en train de transformer le commerce international là aussi je fais pas trop long parce que je crois qu'on arrive au bout du temps et je vais pas parler deux fois plus que mes camarades sur la question des brises juste pour ajouter je sais pas pourquoi il y a eu un emballement médiatique toute cette semaine en France sur les BRICS enfin ou la semaine dernière du coup mais clairement ce que je vous ai expliqué sur la transformation de la nature géopolitique et de la mondialisation telle qu'elle existe aujourd'hui les brides qui contribuent mais parler des brises de façon monolitique vous parlez de choses complètement différentes il y a pas de il y a pas d'ailleurs de zone de libre-échange entre les briques entre eux il y en a pour partie entre mes pas au nom des briques et puis enfin quand vous discutez de la Chine et l'Afrique du Sud enfin vous parlez de deux pays qui ont absolument pas la même dynamique quand vous parlez de la Chine et de l'Inde ces deux pays qui s'opposent bien plus sur toute une série de sujets que ce qui sont d'accord et le Brésil là dedans qui est finalement la seule démocratie vivante actuelle de au sein des BRICS avec l'Afrique du Sud bon bref donc du coup c'est absolument pas monolithique et c'est voilà donc ayez bien ça en tête emballement médiatique et on parle de quelque chose qui en fait il se réunissent entre eux ils ont des envies ils ont des perspectives mais en tant que tel aujourd'hui il y a pas il y a pas trois pôles ou quatre pôles qui seraient la Chine en tant que tel les États-Unis l'Union européenne et puis il y aurait les bricks qui joueraient un rôle aussi enfin ça fonctionne pas comme cela [Musique] l'autre chose que je voulais sur lequel je vais insister c'est sur la naïvité de l'Union européenne alors moi ce terme de naïveté qui est aujourd'hui repris par tout le monde me convient absolument pas il y a une inertie institutionnelle et pour partir idéologique qui est lié au fait qu'il y a des traités européens qui définissent ce que doit être la politique commerciale européenne et donc dans ces traiter là il est clair que l'Union européenne poursuit une politique de libéralisation et d'intégration économique au niveau international via l'OMC et des accords de libre-échange et donc c'est ça qui fonde le cadre et pour traiter largement la doctrine de l'Union européenne en matière de commerce internationale donc ça ça nécessite si on décide de le revoir je pense d'une manière ou d'une autre qu'à un moment donné la doctrine soit transformée ces dernières années on a montré que l'Union européenne était capable de changer ou d'avoir des ajustements de doctrine non relativement significatifs sans modifier le contenu de ces traités fondateurs est-ce que c'est possible sur la question du commerce j'en sais rien mais pour l'instant en tout cas là fait pas la démonstration et après il y a deux justifications principales qui poussent l'Union européenne à continuer à négocier tous les accords qu'on a pu qu'on a pu évoquer la première justification c'est que la Commission européenne a totalement intégré que la croissance mondiale des 30 années à venir se fait essentiellement hors des frontières européennes la croissance du PIB mondial se fait essentiellement hors des frontières de l'Union européenne elle se fait un peu en Amérique du Sud beaucoup en Afrique et beaucoup en Asie du Sud en Asie d'une manière générale et considérant que la prospérité intérieure de l'Union européenne n'a pas d'autres possibilités que de capter une partie de cette croissance elle cherche à insérer toujours plus d'entreprises de secteurs d'activité et de salariés européens dans cette mondialisation là et donc ça c'est une raison fondamentale qui aujourd'hui explique pourquoi l'Union européenne continue à négocier ses accords là et pourquoi elle veut un accord avec avec les pays du Mercosur pourquoi elle est en train de dire à l'Inde qu'elle veut un accord global sur la libéralisation du commerce et l'investissement avec l'Inde et l'un de l'ordi mais de toute façon nous on négociera pas comme ça sur l'agriculture pas parce que maudit est progressiste mais parce que c'est impossible du point de vue de la structure sociale et politique de l'Inde mais parce que voilà elle est là-dessus il faut qu'elle s'accapare une partie de la croissance mondiale des 30 prochaines années et le deuxième élément et ça ça a trait à ce qu'on a évoqué sur la question de des enjeux écologiques ou de sobriété et autres c'est que elle a totalement internalisé qu'elle est qu'elle était pourvue de matière première et donc du coup dans la compétition internationale elle cherche à se positionner comme un équivalent éventuel capable de jouer dans la cour des grands avec les États-Unis et la Chine donc y compris avec des trucs de rapports de force qui sortent un peu du cadre classique de la mondialisation des règles de l'OMC mais vis-à-vis des pays du Sud et on retrouve là il y a quelqu'un qui posait la question est-ce que finalement on n'a pas toujours un aspect un peu néo-colonial dans ses relations clairement avec les pays du Sud l'objectif de l'Union européenne de tous les accords qu'on a évoqué c'est mettre la main sur les ressources naturelles ne surtout pas favoriser l'industrialisation de ces ressources naturelles dans les pays auxquels on va aller les récupérer les ramener en Europe et s'assurer qu'on puisse verdir donc notamment en mettant la main sur le lithium du code-balle du cuivre de l'hydrogène et autres et puissent alimenter et faire en sorte que le Green Deal européen voit le jour où puisse voilà et ça la sécurisation de l'accès aux matières premières c'est un enjeu clé de de la position aujourd'hui de de l'Union européenne et après s'il me restera un peu de temps mais peut-être plus tard après d'autres questions j'aimerais juste dire un mot sur la campagne que nous menons sur l'accord du Mercosur et ce à quoi nous vous invitons à vous rejoindre à nous et à nous aider sur cette campagne il nous reste le temps pour une ou deux questions je crois qu'il y a un avait encore [Applaudissements] [Musique] bonjour et merci pour vos interventions du coup moi c'est un sujet que je connais pas bien donc ma question elle sera peut-être un petit peu un petit peu naïve mais je me demandais comment est-ce qu'on peut contribuer Enfin continuer à échanger au niveau international comme vous l'avez expliqué sur les sur les biens nécessaires qu'on peut pas produire en France moi je pense surtout à la production agricole mais aussi d'autres d'autres biens tout en favorisant la souveraineté des des pays et sans enduire cet ultra spécialisation en gros comment sortir du libre-échange tout en continuant à pouvoir s'appriver sa provisionner sur les biens qu'on peut pas produire en Europe merci pour ce cette intervention j'ai juste de questions comment que ça se fait comment on appelle ça des des marchés entre pays Européens on appelle ça aussi toujours du libre-échange parce que ça marche pas des masses au niveau social économique et environnemental environnementaux excusez moi et en même temps que devient d'Angleterre dans tout ça comment qu'on appelle ça aussi est-ce qu'il y a des accords qui bizarres qui se font avec merci de mes souvenirs de mes études de développement international j'avais cru je crois me souvenir qu'il y a des accords que l'Union européenne ou alors la France a avec notamment des pays d'Afrique qui impliquent comme condition que ces pays ne transforment pas outre mesure certaines ressources naturelles etc pour qu'on se garde la main sur la voilà le la plus-value sur la belle part de la plus-value et ce que c'est effectivement comme ça que ça se passe on interdit concrètement de à faire de la plus-value comment commencer en détail [Applaudissements] tout comme la mondialisation ne date pas des années 90 le commerce international ne date pas du libre-échange je vais dire c'est une insulte à c'est même des siècles de commerce bon je dis pas que sous l'Empire romain on échangeait énormément avec la Chine mais il y avait déjà du commerce importé de la soie il y a déjà des écrits à l'époque oh là là on est en train de ce luxe qui nous coûte une fortune importée du bout du monde bon donc ça c'est vraiment fondamental sur moi c'est très intéressant ce que vous avez dit sur le le marché européen c'est on parle plus de libre-échange ils vont me corriger si je me trompe mais on parle plus de libre-échange dans l'Union européenne puisque c'est un marché intégré donc il y a même pas besoin donc mais par contre vous savez totalement raison de pointer le fait que ça marche pas et d'ailleurs c'est l'un de nos arguments à nous quand ils nous disent on va mettre des clauses sociales des normes européennes et tout mais c'est discutons c'est énorme elles ont déjà extrêmement insuffisantes l'Europe à l'intérieur de l'Europe il y a déjà un dumping social et organisé ça passe souvent par des figures obligées comme travailleur détachés etc parfois c'est un peu simplifié mais grosso modo c'est déjà dumping organisé à l'intérieur de l'Europe combien de délocalisation depuis la France ont lieu à l'intérieur de l'Europe là j'ai pas les chiffres en tête mais il y en a un grand nombre c'est pas que on se focalise toujours sur la Chine etc mais la compétition elle est organisée mais ce qui est très grave c'est que tu es une compétition constitutionnalisée c'est gravé dans les textes et sur les accords postes Cotonou Cotonou poste Cotonou moi je vais laisser Maxime ou Pauline répondre sur le fait de savoir si s'il est inscrit que c'est interdit ça j'en sais rien j'ai pas en tête honnêtement par contre en revanche c'est que ça rend impossible c'est à dire que quand vous rendez des pays totalement dépendants d'une économie d'exportation dans laquelle ils se sont déjà enfermés mais vous rendez impossible une un développement économique endogène et moi j'ai pu le constater au Burkina mais je vais pas détailler le ça parce que mais on peut se prendre encore quelques minutes je pense il y a personne qui frappe à la tente donc sur Cotonou non mais moi je veux parler de Mercosur et de la campagne qu'on est en train de mener non mais sur les accords Cotonou boss Cotonou je peux pas faire ça en 10 secondes enfin c'est trop compliqué enfin il faut expliquer d'où ça vient qu'est-ce qui est en train d'évoluer qu'est-ce qu'il y a pas bon voilà en gros on va pas vers le on va pas vers le meilleur il faudrait faire différemment et pour l'instant le Sénégal avait une agriculture et une production suffisante en poulet à partir du moment où on leur a dit que on allait importer plus de leurs produits aujourd'hui on leur renvoie nos bas-fonds de poulet et on a détruit leur production locale enfin c'est complètement ridicule et c'est globalement comme ça dans chacun des pays où on va trouver des exemples de ce type là donc ça va ça va pas du tout et bon j'arrête là sur sur le brexit en fait le brexit et qu'en substantiel à la signature d'un accord de fait de libre-échange entre entre le Royaume-Uni et l'Union européenne mais on partait du fait que le Royaume-Uni était parti prenante du marché intérieur européen donc du coup en fait la on n'est pas dans une phase enfin on n'est pas allé de de il y a pas de commerce vers la libéralisation on est allé d'un marché intérieur vers le fait que maintenant on a un accord de commerce extrêmement complexe et la nature toute relativement différente de ce qui a pu exister dans l'histoire entre le Royaume-Uni et l'Union européenne est-ce que tout ce qui a été fait est bien pas vraiment est-ce que le Royaume-Uni à long terme va y gagner je vous laisse je vous laisse le choix de penser que c'est le cas ou pas je pense pas à long terme mais bon on va pas discuter maintenant du bien fondé ou pas du brexit ce que je veux vous dire en quelques mots c'est l'actualité de la bataille contre l'accord uemr caution cet accord là à partir du moment où Lula a été élu tout plein de gens en Europe on considéré qu'il y avait une formidable fenêtre d'opportunité pour finaliser cet accord il se trouve que donc du coup il y a une pression une énergie absolument incroyable que la Commission européenne est en train de mettre sur cet accord-là et quelques autres pour le finaliser comme je vous l'ai expliqué c'est un peu la clé de voûte si on fait tomber celui-là on va pouvoir éventuellement derrière être en mesure de rouvrir le champ des possibles donc il faut le faire tomber ou en tout cas il faut gagner du temps et empêcher que ça se finalise à brève et courte échéance parce que c'est l'objet et l'objectif de la Commission européenne initiale que de finaliser ce dossier là d'ici décembre de cette année pourquoi descendre cette année parce que vous êtes vous savez que il y a des élections européennes l'année prochaine et que si c'est pas finalisé avant décembre il est fort probable que plusieurs États dont la France considère que il faut surtout mettre le haut là et pas faire advenir ce débat sur l'accord du Mercosur dans la campagne des européennes vous pouvez imaginer assez facilement pourquoi en tout cas moi ça me déplairait pas mais ça ne sera pas le cas et donc du coup ce que nous faisons depuis l'élection de Lula c'est de construire des briques par briques les éléments qui nous permettront de réagir espérant le suffisamment à la hauteur des enjeux si jamais nous avons la Commission européenne et les pays du Mercosur qui se mettent d'accord et qui disent ça y est on a finalisé et donc maintenant il faudra faire campagne pour empêcher soit ratifié et pour éventuellement faire face côté français à un changement de position du gouvernement français puisque jusqu'à présent le gouvernement français enfin jusqu'à présent depuis le G7 à Biarritz le gouvernement français est officiellement contre en l'État vis-à-vis de l'accord de Mercosur et en ayant posé des conditions j'ai pas précisé le détail mais qui sont de notre de notre analyse relativement faible et deux d'entre elles peuvent être retournées assez facilement et l'autre la troisième et d'une nature tellement complexe qu'on sait pas vraiment ce qui va lui mettre derrière et on sait pas donc du coup comment il pourrait éventuellement accepter un trade off c'est à dire un marchandage avec l'Allemagne qui désire à tout prix que cet accord voit le jour et donc on sait pas à quel moment on pourrait y avoir un marchandage Allemagne France sur ce sujet là contre notre sujet et qui pourrait retourner la position française ou en tout cas que ça avance à Bruxelles sans qu'Emmanuel Macron dit jamais publiquement en France j'ai changé de position mais en tout cas qui ne s'oppose pas et qui l'empêche pas l'accord de voir quelques jours à Bruxelles grosso modo pour traduire la position française on a une position qui dit non l'État à Paris et je ne fais rien du tout pour m'opposer à l'accord à Bruxelles et donc pour cela nous avons une coalition française je vous en ai parlé nous avons une coalition européenne et nous avons une coalition transatlantique avec nos camarades sud-américains vous allez peut-être entendre dans le débat public que les ONG ou la société doit brésilienne est favorable à l'accordéon mercure c'est pas le cas on a un franc brésilien contre la Corée au Mercosur qui est extrêmement large et qui regroupe 90% de la société civile brésilienne ce que nous essayons de faire donc du coup en France c'est à la fois d'informer à la fois de former des gens parce que et on le voit aussi dans cette discussion là il y a beaucoup de choses qui ont été perdus depuis la bataille contre le tafta beaucoup de réflexes beaucoup de compréhension de ce qui est en jeu donc on organise régulièrement des webinaires d'information et tout cela et là la dernière chose qu'on veut faire là notamment dans la dans les mois qui arrivent là c'est de faire signer des vœux disons aux collectivités territoriales notamment aux communes nous ne voulons pas de l'accord um Mercosur parce que nous voulons la relocalisation écologique et solidaire et qui disent également nous sommes nous dans notre collectivité à essayer de faire mieux à essayer de faire face à la canicule à essayer de faire du local ou je ne sais quoi et vous allez nous faire venir un accordéon Mercosur qui va saper tous nos maigres efforts qui peuvent te fait dans les collectivités territoriales donc nous avons une campagne pour demander aux collectivités terroriales de voter ses velins pourquoi aussi parce que ça peut être l'occasion d'organiser des débats localement ça peut être l'occasion d'avoir des formations ou des gens à impliquer localement sur ces batailles là et donc du coup c'est ce que nous vous proposons dans les mois à venir et si ça vous intéresse vous laissez vos coordonnées là et je vous enverrai toutes les informations nécessaires pour vous impliquer j'ai dit exactement la même chose sachez-le à l'université des mouvements sociaux ce jeudi où j'étais avec un atelier sur l'accordéon Mercosur j'ai dit exactement la même chose à l'université des écolos et d'ailleurs j'ai toujours mon truc j'ai les trois je suis content ce vendredi et plein de militants écolos ont laissé leurs mails pour essayer de contribuer je vous le dis ici et ça fait partie des sujets sur lequel il y a un accord et sur les c'est un des sujets sur lesquels il y a un accord global des forces de gauche syndicales politiques progressistes et que nous pourrions mener campagne tous ensemble et je dis pas plus de choses sur ce sujet là mais vous voyez où je veux en venir merci Maxime c'est juste un tout petit mot avant de de vous dire au revoir c'est d'autant plus important on pourrait reprendre les navettes et retrouver vos véhicules nous vous demandons de retirer les véhicules qui sont sur les bords de route qui mènent aux amphis merci avant que ce soit quelqu'un d'autre qui les retire il est d'autant plus important de mener cette cette bataille que l'on vient de parler de Maxime et de s'y impliquer que soyons très clair le plan il est déjà là et nous pour avoir assisté au débat sur la résolution Mercosur à l'Assemblée je peux déjà vous dire comment ça va se passer il y a en effet nous Macron prétend qu'ils ont renégocié des clauses sociales et environnementales clause miroir blablabla tout ça ça a été longuement présenté par le ministre du Commerce extérieur il y a un point sur lesquels en 10 minutes il n'a jamais il ne s'est jamais prononcé jamais alors que c'était dans la résolution qui venait d'être votée par l'Assemblée donc qui n'est pas de caractère contraignant mais il pouvait à minima en parler et dire bon bah du coup puisque vous l'avez voté on va on va le prendre en considération c'est la question du découpage et c'est donc de refus du découpage et donc c'est l'occasion de savoir si une fois qu'il y aura une version finale ratifiée au niveau européen savoir si ça repassera devant le vote du Parlement français donc puisque le ministre n'a même pas fait semblant de s'intéresser au sujet je peux vous dire que ils n'ont pas l'intention de faire voter et si ils n'ont pas l'intention de le faire voter c'est qui enguis sous roche voilà moi je vois ça d'un point de vue politiques mais c'est notre instinct et donc il est fondamental que ce soit les opinions publiques qui se mobilisent parce que il est il y a tout à craindre pour que nous parlementaires nous n'ayons même plus la voix au chapitre dans l'assemblée sur ce sujet même si nous battrons pour la voir je vous remercie pour votre présence malgré la grande concurrence les autres conférences ce qui voilà mais je pense que cette conférence aura une longue vie sur internet puisque elle était filmé et merci encore et merci aux équipes de la Boétie Anton bordi en particulier pour l'avoir organisé et merci à nos intervenants

Traités de libre-échange, stop ou encore ? | conférence AMFIS 2023 — Arnaud Le Gall · Pourquijevote