Face à Philippe de Villiers - 13/06/2026
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Face à Philippe de Villiers, 10h-11h sur Europe 1, Eliott Deval. Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour Face à Philippe de Villiers, votre rendez-vous chaque samedi matin sur Europe 1 de 10h à 11h. Philippe, bonjour. Bonjour Eliott, bonjour Geoffroy. Geoffroy le jeune est avec nous, cher Geoffroy, bonjour. Bonjour à tous les deux. On est ensemble jusqu'à 11h sur Europe 1. Philippe de Villiers, on va commencer par le drame de la petite Liana, alors que ses obsèques se sont déroulés ce vendredi. La collégienne de 11 ans, je le rappelle, retrouvait morte le 4 juin dernier. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes aux obsèques.
Elles se sont regroupées devant un pupitre et un portrait de la petite fille. La semaine, Philippe, que nous venons de vivre a été celle d'un contraste saisissant. Un état en capilotade et le peuple dans la rue après le drame de la petite Liana. On a un gouvernement empêtré dans les marches blanches. Dans près de 200 villes, il y a eu aussi des mobilisations. Partout, la colère monte. La situation semble chaotique, voire même inédite. Écoutez la colère des Français, justement.
J'ai la colère contre ce monstre-là. Il ne mérite pas de vivre. Excusez-moi de dire ça, mais bon. Ma petite fille de 10 ans réveille beaucoup de choses en moi et beaucoup de colère par rapport à ce qui vient de se passer. Les excuses, ça fait 40 ans qu'on les subit. Donc maintenant, il faut que les gens, enfin, on ouvre les yeux et que chacun prenne ses responsabilités. C'est une honte, une honte. La justice est vraiment à la traîne. Je suis dégoûté par cette justice, complètement. Et ça prouve qu'on a soulevé un lièvre. Excusez-moi du terme, mais personne ne savait qu'il y avait 70 000 carrés. Là, on le découvre.
Et la déclaration du président de la République, on ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur et qui ne sont pas respectueuses, Geoffroy.
Cher Philippe, le divorce entre la classe politique qui nous dirige et le peuple vous paraît-il irréversible aujourd'hui ?
Écoutez, il faut prendre de la hauteur pour être à la hauteur du drame, à la bonne hauteur, à la hauteur de la dignité, de la décence commune, du recueillement. Toutes ces marches blanches qui sont des processions sans transcendance et qui manifestent une désespérance d'un peuple qui se sent abandonné. Et en fait, à l'instant, on vient de voir la phrase du président de la République, le chef des familles. On ne répond pas, a-t-il dit, on ne répond pas à un drame avec des cris. Et moi, je lui réponds ceci. C'est dommage que vous ne soyez pas père de famille. Parce qu'une famille, parfois, c'est un drame. C'est un drame moral. Un cri. Un cri est nécessaire. Un cri est salutaire.
Un cri, quand il s'agit d'un cri de douleur, un cri d'appel. Un cri d'appel au secours. Un cri de souffrance. Un cri de détresse. Un cri de désespérance. C'est le cri du peuple français. Et qu'un président de la République puisse répondre à ce cri qui vient du tréfonds de l'âme française avec une formule aussi maladroite. Je me dis, cet homme était fait pour être acteur. Il y a une heure de casting. Il était fait pour aller brûler les planches. Pour le vaudeville. Corteline met par racines. Par la tragédie. L'histoire est une tragédie. Il n'est pas à sa place.
J'ajouterai d'ailleurs pour expliquer le divorce entre le peuple et les élites que les promesses d'Emmanuel Macron n'ont pas été tenues là comme sur les autres sujets. Il avait promis 15 000 places de prison. Il en faudrait aujourd'hui 40 000 pour être à 100 000. Il n'y en a que 63 000. Il en a créé 4 000. Donc la promesse n'a pas été tenue. Et surtout, je repense en cet instant, en écoutant votre question à l'instant, au garde des Sceaux qui l'a nommée, Madame Belloubet. Pendant le Covid, qu'est-ce qu'elle a fait ? Madame Belloubet, elle a libéré des milliers de prisonniers. Et ensuite, Dupond-Moretti. Dupond-Moretti, c'est lui qui a eu cette formule bien frappée.
La prison est l'école de la récidive. Voilà ce qu'a fait Emmanuel Macron. Aujourd'hui, l'État est un champ de ruines fumantes. Les murs porteurs se sont effondrés. Les comptes affichent la banque oute. Et l'ordre et la sécurité ne sont plus assurés. Ce qu'on entend partout, dans le Gers et chez moi, la France devient coupe-gorge. Les services publics sont en voie de trait de tiers-mondisation. L'hôpital ne soigne plus, entend-on. L'école ne transmet plus. La justice ne protège plus. Le travail ne paye plus, etc. Rien ne fonctionne plus. Et puis, plus grave, la France est en péril de mort. Menacée de l'extérieur par la submersion. Menacée de l'intérieur par l'implosion morale.
On disait jadis que la France, c'était à la fois un précaré et un creuset. Le précaré de Vauban. Le précaré des forteresses dont les images se trouvent aux Invalides avec les plans-reliefs. Un pays qui a besoin de se protéger parce qu'il n'y a pas de frontières naturelles. Avec des frontières physiques. Et qu'il n'en a plus. Un pays qui perd ses compteurs et ses contours disparaît. Et puis le creuset. Le creuset de l'assimilation, c'est le code civil. L'assimilation de celui qui vient, de celui qui désire nous rejoindre. L'assimilation est morte. Ou plutôt, pire que ça. On vit l'assimilation à l'envers.
C'est-à-dire qu'au lieu d'agréger ceux qui arrivent et qui voudraient nous rejoindre, la société française se désagrège. Et puis il y a la parole publique. On y revient. La parole publique qui n'est plus crue, qui n'est plus entendue, qui n'est plus écoutée. Deux phrases cette semaine qu'il faut rapporter à nouveau en cet instant. La première de Nunez, le ministre de l'Intérieur qui ose dire, souvenez-vous, au soir de la Ligue des Champions, tout est sous contrôle. Cette phrase, elle est historique. Tout est sous contrôle. C'est le que d'eau, que d'eau de Mac Mahon. Tout est sous contrôle. Alors qu'il y a 292 policiers et gendarmes qui ont été blessés et qui sont à l'hôpital.
Et la phrase d'Emmanuel Macron devant le président du ministre, le président ministre de Qatar et le propriétaire du Paris Saint-Germain, dans la même situation, sur le même podium analysé, on sera intraitable. Et donc, une espèce de psytacisme présidentiel, d'une année sur l'autre, on sera intraitable, on sera intraitable. Mais tout le monde rit sous cap. On sera intraitable. De même qu'il avait dit à Louis Dragnel un jour, en 2020, « Dans un an, 100% des EQTF seront renvoyés chez eux. » Alors le divorce entre la classe politique, la classe dirigeante et le peuple, il est consommé.
La classe dirigeante fait croire au peuple depuis longtemps, et encore aujourd'hui davantage, qu'elle a le pouvoir. Alors qu'elle a transféré le pouvoir. Elle a transféré la potestas à Bruxelles, elle a transféré l'octoritas dans les cours suprêmes. Elle n'a plus le pouvoir. Et le peuple s'en aperçoit. Et donc, le peuple n'écoute plus la classe dirigeante. La classe dirigeante, elle a fait croire au peuple pendant longtemps, et encore aujourd'hui, qu'elle a la main ferme sur la main de justice. Mais le peuple a vu ce qui s'est passé pour Lola, ce qui s'est passé pour Philippine, pour Thomas, les EQTF.
Le peuple, il voit qu'à Béziers, si le maire, si la jurisprudence ne change pas, le maire va être mis en prison, ou en tout cas rendu inéligible. Le maire de Béziers, qui est un homme remarquable, Robert Ménard, parce que personne n'a rien fait, parce que l'État ne fait rien, parce que les pouvoirs publics ne font rien, et de toute façon, ce sont les innocents qui payent pour la faute politique majeure qu'est l'abandon d'un peuple. La classe dirigeante est fait croire en ce moment qu'elle est en train de redresser les comptes, alors que le peuple voit bien que nous sommes sous la ligne de flottaison du Titanic.
Et puis surtout, en ce moment, cette circonstance, la classe dirigeante derrière Emmanuel Macron, elle fait croire au peuple qu'elle se préoccupe de la menace existentielle. Ah bon ? La menace existentielle, c'est l'islamisme galopant, l'islamisme militant, l'islamisation de la France, de tous nos quartiers, tout le monde le voit. Non, c'est pas ça. Pour Macron et pour la classe dirigeante. Pour la classe dirigeante et pour Macron, la menace existentielle, c'est la Russie. Et donc, il faut faire la guerre.
Et donc, pendant que les Français galèrent sous l'inflation, sous la misère, qui n'ont pas de quoi remplir leur réservoir d'essence, Macron nous dit, on va aller faire la guerre avec un 14 juillet préparatoire, qui sera la transformation des Champs-Élysées en champ de bataille. Macron veut la guerre. Il faut que les Français le sachent. Il veut nous emmener à la guerre. Mais c'est pas la bonne guerre. La Russie n'est pas une menace existentielle. Quoi qu'on pense par ailleurs. La vraie menace existentielle, je le dis ici, à chaque fois, dans chaque émission, la menace existentielle, c'est le changement de peuplement et l'islamisation de la France.
Et donc, je dis, ce soir, il y a une erreur de casting. Emmanuel Macron est un acteur. Il était fait pour les planches. C'est ce que m'a dit un jour Brigitte, dans une confidence. Il était fait pour les planches. Elle m'a même dit, il brûle les planches. Elle parlait du Touquet, quand il jouait Courteline, quand il jouait le Vaudville. Le problème, c'est que l'histoire, c'est pas le Vaudville. C'est plutôt Racine ou Corneille. C'est la tragédie et l'honneur. Et là, on n'est pas dans le broadcasting. On revient dans un instant, Philippe de Villiers, puisqu'on va se poser une question sur quelle révolution pénale. Si révolution pénale, il doit y avoir.
A tout de suite pour la suite de Face à Philippe de Villiers sur Europe 1. On est ensemble jusqu'à 11h.
Face à Philippe de Villiers. 10h-11h sur Europe 2.
Face à Philippe de Villiers. 10h-11h sur Europe 1. De retour sur Europe 1 pour la suite de Face à Philippe de Villiers. Depuis la disparition de l'IANA, Philippe, la classe politique parle de dysfonctionnement et propose une noria de réforme. Cela vous paraît-il suffisant, Philippe ? Faut-il aller plus loin en mettant en œuvre une véritable révolution pénale ? Alors, il faut une révolution pénale. Qu'est-ce que ça veut dire ? Oui, il faut une révolution pénale parce qu'aujourd'hui, la justice est à l'envers. Il faut la remettre à l'endroit. Et pour la remettre à l'endroit, je résumerai en quelques mots. C'est la question de la peine.
Alors, aujourd'hui, la justice est à l'envers parce qu'elle repose sur l'excuse absolutoire. L'excuse absolutoire, ça veut dire, ce n'est pas le coupable qui est coupable, c'est la société. Donc, on trouve des excuses aux coupables. Et puis, le deuxième principe, qui est là aussi une inversion, c'est l'accusation, l'inversion accusatoire. C'est-à-dire qu'en fait, quand on regarde bien, si on écoute la gauche judiciaire et toute l'idéologie judiciaire, ce n'est pas vraiment le coupable qui est vraiment coupable, c'est la victime. si on cherche bien. Et donc, vous allez voir, tout le système est établi sur ces deux principes. L'inversion victimaire et l'excuse absolutoire.
Alors, il faut premièrement rétablir les peines minimales pour qu'il y ait un bornage vers le haut et un bornage vers le bas. C'est ce que dit très bien l'Institut pour la justice dont vous recevez parfois le président remarquable, Pierre-Marie Sèvres. Bornage vers le bas, c'est-à-dire qu'il faut enserrer les juges et les obliger à prononcer des peines de prison qui sont des peines probatoires et dissuasives. Ensuite, sur la question de la peine, il faut supprimer le juge de l'application des peines. Pourquoi ? C'est un sujet qu'on n'aborde jamais mais il est essentiel parce que le juge de l'application des peines il peut chaque année remettre la moitié de la peine.
C'est un deuxième procès dans le procès et à ce deuxième procès la victime n'est pas présente. Vous voyez ce que je disais tout à l'heure sur l'inversion victimaire ? Là, il n'y a que le coupable, il n'y a pas la victime. Donc, il faut supprimer le juge de l'application des peines. Si tu prends 10 ans, tu prends 10 ans, tu fais 10 ans. Ensuite, il y a la question de la peine incompressible. Vous voyez, par exemple, Benkired, Dalia Benkired, a été condamnée à 30 ans à une peine incompressible qui a assassiné Lola. mais on sait déjà qu'au bout de 30 ans, il y aura des experts, des psychiatres et elle sortira. Non, la peine incompressible, la peine perpétuelle doit être perpétuelle.
Les mots ont un sens. Ensuite, il va falloir rouvrir le débat sur la peine de mort. Tout le monde se pâme devant Badinter, panthéonisé. Badinter, c'est l'homme qui a supprimé la peine de mort pour les coupables, mais pas pour les victimes. Toutes ces marches blanches en témoignent. Badinter, c'est l'homme qui, dans le même temps, a libéré des milliers de prisonniers en 1981 quand il est arrivé. Et c'est l'homme qui a fait du Conseil Constitutionnel une instance d'empêchement pour la loi française, la loi du peuple.
Enfin, je dirais ceci, il faut 40 000 places de prison supplémentaires et libérer tout de suite, ça c'est à notre portée, 20 000 places de prison, tout de suite, en renvoyant chez eux les prisonniers étrangers. Il y en a 20 000. Qu'est-ce qu'ils font dans les prisons françaises ? Rien. Si on libère ces 20 000 places de prison, on pourra mettre les futurs manifestants de la Coupe du Monde qui vient. Oui, je fais une anticipation. On revient dans un instant après avoir consacré une large partie de notre émission au drame de la petite Liana et ont une pensée d'ailleurs pour ses proches et sa famille.
On va parler politique à présent et ce face-à-face que vous imaginez entre la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon et la France éternelle. A tout de suite sur Europe 1.
Face à Philippe de Villiers 10h-11h sur Europe 1.
De retour sur Europe 1 pour la suite de Face à Philippe de Villiers. Philippe, dimanche dernier a eu lieu à Saint-Denis devant le Porsche de la Basilique un immense meeting de la France insoumise, le premier meeting de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon qui s'est adressé à la foule pour parler de la Nouvelle France et attaquer les obsédés de la race, explique-t-il.
Quelques-uns des sujets que je viens de citer concernent la Nouvelle France. À peine vais-je commencer à en parler que répondant à l'appel du chiffon rouge que j'agitais, on a vu s'enflammer les obsédés de la race. Ainsi, M. Bardella, bon Trumpiste veut même supprimer le droit du sol de naissance. Ce serait un crime antinational. Geoffroy Lejeune.
Philippe, on sent presque chez Jean-Luc Mélenchon dans ce discours une forme de gourmandise en annonçant la future confrontation entre la Nouvelle France, donc ses supporters, et la France éternelle. Est-ce que, selon vous, cet affrontement qui nous est annoncé sera l'enjeu majeur de l'année prochaine et notamment de 2027 ?
C'est un homme intelligent et qui a des anticipations stratégiques qu'il faut suivre de près. Effectivement, je pense que ce profil, la grande confrontation méta-historique entre les deux France, pour reprendre l'expression de Mélenchon, la Nouvelle France et l'Ancienne France. Alors, il y a ceux qui veulent une nouvelle France issue de territoires de l'esprit qui leur tiennent à cœur, difficilement compatibles, on verra plus tard, le Waukistan et l'Islamistan. Et il y a ceux qui veulent sauver l'Ancienne France qui authentifient l'unité des vivants et des morts. Mais moi, ce qui m'a intéressé dans ce meeting, c'est un slogan qui a été repris en cœur par la foule, On est chez nous.
Or, ce slogan, il vient d'en face. C'était le slogan des années 80-90 du Rassemblement national et c'était le slogan des meetings d'Éric Zemmour. On est chez nous. Donc, le slogan est repris par le Waukistan et l'Islamistan avec un sens contraire. Notez bien que ça fait deux fois qu'il y a un jeu de transfert sémantique. La première fois, c'était le grand remplacement. Le grand remplacement qui était considéré comme une expression fasciste, régressive, d'extrême droite, quand c'était Zemmour qui en parlait. Et aujourd'hui, le grand remplacement, c'est progressiste. Hier, on est chez nous, c'était une expression fasciste pour toute la presse française de la société de connivence.
Maintenant, c'est progressiste. Il suffit qu'on change de camp pour que les mots retrouvent de belles couleurs. Alors, on est chez nous, ça veut dire ceux qui ne sont pas bien avec nous, ils ne sont pas chez eux. Et d'ailleurs, il y a une expression qui a été utilisée au cours de ce meeting, sauf à ma part, c'est l'ancienne France doit s'en aller ou s'éteindre. En d'autres termes, ce que veut faire la Nouvelle France, c'est déloger l'ancienne France, la dégager. Et d'ailleurs, il y a des mots clés là-dessus, récents. Jean-Luc Mélenchon a dit récemment la ruralité n'existe pas.
Ça veut dire qu'en fait, c'est l'anéantissement mental d'une réalité qu'on ne veut pas voir et qu'on ne veut pas traiter et qu'on ne veut plus accepter. Plus de ruralité. Il n'y a qu'une solution, c'est la métropolisation massive et l'immigration invasive. Le reste, ça n'existe pas. C'est des pans entiers de la France périphérique pour parler comme Guéli qui devront disparaître. Mais ça va plus loin puisque cette éradication elle est rétroactive dans l'esprit de Mathilde Panot. Puisque Mathilde Panot a ajouté la France blanche et chrétienne n'a jamais existé. Vous vous souvenez de cette phrase ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que non seulement on va éradiquer la France d'aujourd'hui, celle qui ne nous plaît pas, l'ancienne France, mais en plus on éradique son propre souvenir. On éradique la France d'avant. En réalité, quand on connaît Mélenchon, quand on sait d'où il vient, on comprend. C'est le retour à la déculacisation de Staline, l'éradication physique des coulacs, des paysans qui ne plaisent pas au pouvoir soviétique. C'est l'éradication des villages avec Cheosescu qui transfère des villages, qui déménage des villages entiers et Pol Pot avec les Khmers Rouges. Mais, ça va plus loin chez Mélenchon.
Parce que quand il était membre de l'OECI, l'Organisation Comédie internationale, il lui a fallu choisir un pseudonyme. Et vous savez qu'il a choisi comme pseudonyme ? Santerre. Alors, ça ne dit rien à personne, Santerre. Alphonse Joseph Santerre, c'était un illustre inconnu. Sauf que, moi je suis Vendéen et je connais Santerre. Parce que c'est l'homme qui a été délégué par Robespierre pour venir empoisonner les sources à l'arsenic pour tuer la population nordienne. Le peuple réel qui ne plaisait pas au peuple apitré. C'est lui qui a bricolé les fumigations méphitiques, je le cite, les gaz asphyxiants et les fumées soporifiques.
Donc, imaginez maintenant que ce Santerre ait le nom d'emprunt de Mélenchon quand il est devenu trotskiste. Faites la projection et dites-vous que cet homme au pouvoir pensera aux fumigations méphitiques pour les gens comme vous et comme moi. Ensuite, il y a l'ancienne France. Un jour, Apathy a dit l'ancienne France de la France éternelle c'est Pétain. Non, c'est De Gaulle le 25 août 1944. Il dit on est chez nous à Paris, vous pouvez retrouver le discours, la France éternelle. Alors, c'est quoi la France éternelle ? Premièrement, c'est la mémoire salvatrice.
Pas une mémoire atrophiée qui ne transmet plus, pas une mémoire pénitentielle qui pratique l'amnésie des grandeurs et l'hypermnésie des lâchetés, pas une mémoire invertie comme aujourd'hui où on vit à l'inverse de nos pères avec un renversement des repères dans tous les sens du terme. C'est pourquoi je dis une mémoire invertie. Mais c'est aussi un art de vivre à la française. Et ça, j'y tiens à beaucoup. Ça veut dire qu'en fait, on est en France, on vit à la française avec un esprit français, avec une gastronomie française, c'est pas un masterpoulet. En France, on ne mange pas halal. En France, on n'égorge pas les animaux sans les avoir étourdis.
En France, on parle avec les femmes, on leur serre la main, on ne les frappe pas, on ne les oblige pas à se voiler. La polygamie est interdite. En France, on ne porte pas des tenues du 7e siècle, la tenue du prophète. En France, on a des clochers, pas des minarets. Et on préférera toujours le bedo au muetzin. On préfère nos cloches aux prières de rue de Briand-Marne. Je salue au passage le courage du maire qui a dénoncé tous ces haut-parleurs qui appellent la nouvelle société islamique à venir dans la rue pendant qu'on nous demande de faire taire les cloches dans la paroisse de la Garnache. Et donc, l'art de vivre. Et puis enfin, la langue.
Sur la langue, je dirais une seule chose, une chose qui me frappe beaucoup. c'est comment Romain Roland raconte l'enterrement de Victor Hugo. À l'enterrement de Victor Hugo, entre l'Arc de Triomphe et le Panthéon, il y a 2 millions de Français qui suivent le corbillard. Le corbillard de la langue française. Le corbillard de la culture populaire. Et ce sont des des gens qu'on dirait aujourd'hui analfabètes. Ce sont des gens qui sont lettrés mais qui sont qui appartiennent aux petits peuples de France. Aux petits peuples anonymes. Un petit peuple qui lit, qui sait lire, qui sait écrire. La France de toujours. La France de Victor Hugo. La France de Notre-Dame de Paris. La France éternelle.
Et nous ne laisserons pas l'année prochaine arriver M. Santerre avec son arcsonique au pouvoir. On revient dans un instant pour la suite de Face à Philippe de Villiers. Philippe, vous avez été accusé de tous les maux cette semaine. Diffamé, selon vous. Et vous souhaitez répondre à ces accusations. Autopsie d'une manipulation. C'est dans un instant sur Europe 1. Face à Philippe de Villiers. 10h-11h sur Europe 1.
Face à Philippe de Villiers. 10h-11h sur Europe 1. Elliot Deval.
La suite de Face à Philippe de Villiers. C'est sur Europe 1. On est ensemble jusqu'à 11h. Nous allons établir une autopsie. L'autopsie d'une manipulation puisque Philippe de Villiers vous avez été attaqué. Nous avons assisté cette semaine à une grossière manipulation du propos que vous avez tenu vendredi dernier sur Ksenia Federova. Ksenia Federova, journaliste qui travaille à Europe 1 et CNews, visée elle aussi par une partie de la classe politique et médiatique pour son positionnement autour de la guerre en Ukraine.
Et vous avez rappelé la semaine dernière que nous vivions dans un nouveau monde où dès qu'un individu sortait de la pensée dominante, il était accusé de propagandisme, d'être un propagandiste. Et dans un rénosonnement par l'absurde, vous répondiez à ceux qui voulaient retirer le titre de séjour de Ksenia Federova. Donc je vous propose d'écouter cette séquence qui, si vous allez sur le repied, dure 10 minutes. Mais là, on a tiré 2 minutes. Récupérez 2 minutes. Écoutez. Le réquisitoire, c'est retirer le titre de séjour à Ksenia Federova. Alors, pour 3 raisons. Elle est russe. Elle est donc pro-russe. Vous me suivez. Et donc, c'est un agent de propagande russe.
Alors, vous me suivez, sauf qu'il va falloir me suivre jusqu'au bout. Parce que dans ce cas-là, Glucksmann, comme l'a très bien dit Éric Zemmour, Glucksmann, il est pro-Zelensky, il est pro-Ukraine. Donc, c'est un agent de propagande ukrainienne. Il faut peut-être qu'on lui retire son titre de séjour. Retailleau et Edouard Philippe qui sont allés en Ukraine, ils ont fait la propagande pour l'Ukraine. au moment même où l'Ukraine vient de saluer, il y a un article dans Le Monde superbe, vient de saluer les anciens nazis nationalistes en Ukraine, en présence de Zerensky. Écosiança.
Donc, ceux qui vont en Ukraine, moi, je propose qu'au nom de la lutte contre les nazis ukrainiens, on leur retire leur titre de séjour. En tout cas, qu'on leur dise, non, vous n'allez pas vous présenter la présidentielle quand même. Mais il y a d'autres cas un peu plus difficiles. Rima Hassan, elle est pro-Hamas. Donc, c'est un agent de propagande du Hamas, donc on peut lui retirer son titre de séjour. Ça serait pas mal, d'ailleurs. Xenia Fedorova, Rima Hassan, deux femmes, vous voyez, bon. Et puis, il y en a un que je ne veux pas oublier parce qu'il m'en voudrait de l'avoir oublié. Parce que souvent, il parle de moi. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris.
Il est algérien, il est pro-algérien, c'est un agent de propagande algérien. Alors, il a pur sucre. Donc, on pourrait aussi lui retirer son titre de séjour. Mais qu'est-ce qui a été relayé sur les réseaux sociaux ? Ça. Écoutez. Glucksmann. Il est pro-Zelensky. Il est pro-Ukraine. Donc, c'est un agent de propagande ukrainienne. Il faut peut-être qu'on lui retire son titre de séjour. 13 secondes. 13 secondes qui ont donné ça.
Voilà le verbatim précis exact de Philippe de Villiers. Glucksmann, il est pro-Zelensky, il est pro-Ukraine. Donc, c'est un agent de propagande ukrainienne. Il faut peut-être qu'on lui retire son titre de séjour. Fermez les guillemets des propos qui vous indignent, Isabelle.
Oui, à tous ceux qui jouent la non-francité comme argument politique parce que pour ces gens-là, on ne peut pas être un vrai français, un français véritable, un français de souche, que quand on est capable d'aligner 15 ou 20 générations sur le sol de l'Hexagone sans aucun mélange, avec pour seul horizon et seule racine une lignée blanche et catholique, que ce soit Philippe de Villiers voulant pour ses opinions retirer, je le cite, son titre de séjour à Raphaël Glucksmann parce que quand on est Philippe de Villiers, il est semble-t-il impensable d'être tout à la fois juif et français avec cette petite musique bien rance, à peine sous-entendue sur la double allégeance des juifs.
C'est une remarque non seulement débile mais pro-russe, c'est-à-dire contraire aux intérêts français et surtout, c'est une remarque antisémite. Le mythe du juif errant qui au fond n'est pas vraiment français, qui aurait une double allégeance, c'est le plus vieux trope antisémite de l'extrême droite. Une obsession dont manifestement elle n'arrive pas encore aujourd'hui à se défaire. Chauve-moi le jeune.
Je crois que là, on a sous les yeux un cas chimiquement pur de manipulation médiatique comme rarement on a. C'est assez exceptionnel. Grâce au travail d'Eliott et de Céliouz, on voit bien la différence entre ce que vous dites et l'humour et ce qu'ils en ont fait et la conclusion. Mais vous, Philippe, quelle est votre réaction ce soir ?
Alors, d'abord, j'ai une pensée pour Bernadette Chirac ça n'a rien à voir mais vous allez voir pourquoi je dis ça. Que j'ai très bien connu quand j'étais stagiaire de l'Ainan Coraz qui était une femme remarquable et qui avait beaucoup d'humour. Et un jour, elle m'a dit sur le quai de la gare à Brive parce que j'avais fait une formule humoristique qui n'avait pas été comprise par le journal La Montagne. Elle m'a dit Philippe, vous devriez faire attention avec les journalistes d'aujourd'hui qui ne sont pas les journalistes d'hier d'il y a 20 ans ou 30 ans qui sont des analphabètes il ne faut pas faire d'humour. Et elle avait ajouté parce que le plus souvent ce sont des moines copistes.
Elle avait tout dit. Les moines copistes. Il y en a un qui a démarré je ne sais pas lequel l'Apathy peut-être c'est ça qui dit antisémitisme. Et les autres prennent derrière. Mais en fait il ne faut pas leur en vouloir. Et moi je ne leur en veux pas. Pourquoi ? Parce qu'en fait ils n'ont pas les outils intellectuels pour comprendre l'humour. Et en fait comme ils n'ont pas compris ce que j'ai dit ils se sont dit oh là là vous voyez et donc ils se tapent la tête contre les murs ils se disent il a dû dire un truc énorme parce que forcément c'est quelqu'un qui est de droite donc voilà et puis il ne défend pas l'Ukraine donc il faut qu'on l'attaque c'est forcément un antisémite. Voilà.
Alors en fait qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai dit ? J'ai développé ce qu'on appelle dans la grammaire de monsieur de Vosgelat une figure de style qui s'appelle l'anaphore. Qu'est-ce qu'une anaphore ? c'est une série de répétitions sous la forme humoristique pour faire un raisonnement par l'absurde. Vous me suivez ? Un raisonnement par l'absurde ça veut dire que je dis je pars d'un syllogisme captieux Zénia Federova on dit d'elle qu'elle est pro-russe et donc agent de propagande russe.
Bon c'est aberrant pour moi de dire une chose comme ça le syllogisme c'est pas parce qu'elle est russe qu'elle est pro-russe c'est qu'elle est voilà c'est pas une évidence en soi parce que si c'est une évidence en soi sous prétexte qu'elle est pro-russe d'être un agent de propagande russe c'est autre chose agent de propagande intelligence avec l'ennemi pendant qu'on y est donc c'est aberrant c'est ça que j'ai voulu dire voilà elle est russe elle est pro-russe et alors sur les autres chaînes en face allez voir il y a des ukrainiennes il y a des gens etc c'est ça que j'ai dit et donc j'ai fait un raisonnement par l'absurde non mais dans ce cas là alors j'ai pensé à Glucksen parce que j'avais vu la veille sur une chaîne concurrente Eric Zemmour qui très intelligemment a répondu aux journalistes mais alors avec Glucksen parce qu'il venait de faire une déclaration pro-ukrainienne donc moi je reprends ça voilà et j'ajoute Rima Hassan j'ajoute pour pas le blesser le vexer c'est vrai il m'en aurait peut-être voulu de ne pas le citer le recteur de la mosquée de Paris qui est pro-algérien bon ben voilà et donc j'ai dit ben voilà on va dire qu'il est un agent de propagande algérienne bon voilà et Rima Hassan que j'ai pas voulu oublier non plus etc et les journalistes qu'est-ce qu'ils ont fait ils ont pris uniquement Glucksen c'est-à-dire qu'ils ont ils ont fait un découpage comme faisaient les journalistes soviétiques on découpait les figures qu'on voulait pas sur la photo ils ont fait et ils ont dit ah là là il a pris Glucksen bon et alors il se trouve que André Glucksen le père de Glucksen était mon ami et on se voyait souvent je parlais de Marie-France Garraud avec Marie-France on dînait ensemble très souvent il est venu au Puy-Fou plusieurs fois avec Yves Montand François-Olivier Gisbert etc c'était un ami proche donc et un jour j'ai dit j'attaquerai jamais le fils parce que je reporte sur lui la tendresse que j'avais pour son père on l'appelait l'écorcheviste c'était un homme c'était un un anti-soviétique avéré parce qu'il avait cru au soviétisme voilà du temps de Berlin-Henri Lévy les nouveaux philosophes etc donc alors voilà il y a autre chose c'est que ces journalistes c'est là qu'on voit la manipulation ils oublient de citer une partie de mon propos qui est redoutable d'ailleurs il y a eu un article dans le Figaro ce matin sur le sujet remarquable il y a eu un article dans le Monde le 5 juin que j'ai largement cité j'étais outré en fait qu'on fasse des reproches à Xenia Federova et que on omette ce qui s'est passé le 25 mai dernier et ce qui se passe en ce moment en Ukraine une série d'hommages aux nationalistes ukrainiens qui ont collaboré avec les nazis et qui ont participé à la Shoah et la preuve vous allez sur les réseaux et vous allez Yad Vashem ça vous dit quelque chose le Yad Vashem c'est pas rien quand même ils ont fait un tweet pour dénoncer la participation de Zelensky à la réunimation d'Andrei Malnik le 25 mai dernier donc moi je pense que l'Ukraine est sur une mauvaise pente la pente des retrouvailles avec le nazisme la collaboration et la participation à la Shoah sur ce point là d'ailleurs on est d'accord avec les polonais qui sont ultra choqués parce que Zelensky a donné à une de ses armées le nom d'une armée qui se battait aux côtés des nazis donc en fait c'est la preuve d'une panique d'ailleurs de Zelensky bon voilà alors en fait j'ai quand j'ai vu Isabelle Saporta vous avez vu c'est violent quand elle dit la vieille famille on sent je ne sais pas ce que vous sentez mais les familles qui pensent qu'on ne peut pas être juif et français vous avez entendu cette phrase Isabelle Saporta je ne la connais pas je ne sais pas qui c'est mais c'est violent et il se trouve qu'elle a un ami de longue date qu'elle a publié longtemps qui s'appelle William Goldnadel et il se trouve que William Goldnadel est mon ami et mon avocat et j'ai trouvé que c'était une coïncidence heureuse un rétablissement de l'harmonie avec elle de demander à William Goldnadel qui est juif et français de déposer une plainte contre ceux qui m'ont diffamé et contre tous les manipulateurs sans oublier le quotidien l'express etc tous les moines copistes voilà mon avocat Maître Goldnadel qui est un grand avocat bien connu de cette maison va donc porter plainte contre les diffamateurs car il y a une seule chose avec laquelle je partirai comme dirait le panache c'est mon honneur et bien un grand merci Philippe Devilliers et à la semaine prochaine à la même heure 10h-11h sur Europe 1 merci Elliot merci Geoffroy merci cher Geoffroy Lejeune rendez-vous la semaine prochaine bon week-end et nous on se retrouve dans un instant pour Elliot de Valais-Vous 11h-13h en direct sur Europe 1 avec un numéro 01-80-20-39-21 à tout de suite pour réagir en direct Musique
Philippe de Villiers