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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 26 avril 2026 22 minActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & élections

PROCÈS SARKOZY EN APPEL : 37 ANS A RÉCLAMER JUSTICE POUR 170 MORTS

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Johanna BretChiffre
    « Septembre 1989, un avion reliant l'Afrique à la France s'écrase. À bord, 170 personnes dont 54 Français perdent de la vie. »
  • 10:00Johanna BretFait
    « Le préjudice que nous revendiquons, c'est la trahison qui a été organisée par notre ancien ministre de l'intérieur qui est devenu président de la République et deux de ces très proches collaborateurs qui sont allés négocier et parler en direct avec le terroriste responsable de l'attentat en vue de le blanchir. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les suites du du procès en appel du financement libien depuis l'ouverture de ce deuxième procès, Nicolas Sarkozi est resté sur la réserve. En première instance, le tribunal a reconnu à ses proches de victime du terrorisme le statut de partie civil. À quelques minutes de témoigner devant la cour d'appel de Paris, ils reviennent déterminés.

Nous dans notre collectif, on est une vingtaine de personnes, on représente une quinzaine de familles. Ça nous représente 6 mois de notre vie dans des tribunaux en l'espace d'un an et demi, ce qui est énorme. Septembre 1989, un avion reliant l'Afrique à la France s'écrase.

À bord, 170 personnes dont 54 Français perdent de la vie. L'affaire du décès 10, c'est toute ma vie. J'ai grandi avec ça depuis quasiment ma naissance.

Aujourd'hui, c'est aussi comme ça que je me présente quand je vais au tribunal. pas comme une orpheline, pas comme une victime du terrorisme, mais comme une abandonnée de la République. Nicolas SarkoZi a donc été reconnu coupable d'association de malfaiteurs dans l'affaire des financements libiens.

C'est cette injustice invraisemblable auquel vous venez d'assister. Je trouve ça horrible moi d'être capable d'inverser les rôles comme ça. Je trouve que c'est un danger terrible.

Écoutez moi d'abord j'ai beaucoup de tristesse pour le président Sarkozy. J'irai le voir d'ailleurs en prison. Le préjudice que nous revendiquons, c'est la trahison qui a été organisée par notre ancien ministre de l'intérieur qui est devenu président de la République et deux de ces très proches collaborateurs qui sont allés négocier et parler en direct avec le terroriste responsable de l'attentat en vue de le blanchir.

Il est 12h13 ce mardi 19 septembre quand le décédiste du ta quitte Jamena au Tchad. Les 170 passagers et membres d'équipage ne se doutent pas qu'il transportent une valise piégée qui va exploser 1 heure après le départ au-dessus du Ténééré. Je m'appelle Johanna Bret et je suis la fille de Martine Bret qui était hautesse de l'air dans le DC10 du TA qui est un avion qui est explosé dans un attentat en 89 qui a été organisé par Abdallah Senusi.

Abdallah Senusi, le beau-frère de Mohamar Kaddafi est désigné comme le commanditaire de l'attentat. En 2005, Claude Guéan et Bris Ortefeu, deux conseillers de Nicolas Sarkozi rencontrent Abdallah Senusi. Le 19 septembre 1989, le décdit de Brazaville en direction de Paris et a explosé en vol au-dessus du désert du Ténéré, faisant 170 victimes, dont ma maman qui était hautesse de l'air.

Moi à l'époque, j'avais 1 an et demi et il a fallu après ça bah faire vie donc c'estàd continuer à grandir sans sans ma maman et surtout avec une histoire qui me dépassait bien largement. L'attentat du DC10 encore aujourd'hui, c'est le plus gros attentat organisé contre la France. Alors certes, ça a eu lieu à des centaines de kilomètres de chez nous mais 170 victimes, dont 142 binationaux quand même.

On dit toujours 54 français mais c'est quand même 142 binationaux. et dans tous les cas 170 vies. L'affaire du décès 10, c'est toute ma vie.

J'ai grandi avec ça depuis quasiment ma naissance et ça n'a jamais été un sujet tabou dans ma famille. Donc mes grands-parents m'ont toujours expliqué que ma mère était décédée dans un attentat, qu'il avait eu une bombe, que des hommes avaient décidé de faire des victimes pour des raisons politiques. Donc c'était pas quelque chose de secret ou de tabou.

Par contre, j'ai pris conscience de la violence de ce que représentait un attentat et la l'explosion d'une bombe, on va dire à peu près vers l'âge de 9 ans. Parce que j'ai des instituteurs qui quand je racontais mon histoire me disaient : "Ouh là là, attention tes camarades, ils peuvent pas comprendre ça. Ils peuvent pas, c'est des mots qu'on utilise pas à cet âge-là, c'est pas normal." Donc là, j'ai pris vraiment conscience de la violence de dans laquelle était décédée ma mère.

Moi, ça a évidemment comme toutes les familles, une répercussion énorme. Ma famille a complètement implosé. J'ai été placée en famille d'accueil en foyer.

J'en ai quand même fait plus d'une dizaine jusqu'à mes 14 ans. Donc j'étais quand même confronté, on va dire, à une misère humaine et à des enfants bien plus abandonnés par la République que moi. Et parce que aujourd'hui, c'est aussi comme ça que je me présente quand je vais au tribunal. pas comme une orpheline, pas comme une victime du terrorisme, mais comme une abandonnée de la République.

Les politiques sont toujours venus ont toujours tenté de faire acte de présence et en tout cas de nous démontrer que bah sur les photos, ça faisait bien d'être à côté des victimes quoi. qui ils étaient ils ont toujours fait partie moi de cette date anniversaire aux invalides, on les a souvent croisé et notamment Nicolas Sarkozy depuis de nombreuses années parce qu'il venait déjà à l'époque où il était ministre avant même d'être d'être président. On l'a croisé plusieurs fois, tout moins un souvenir assez marquant où il est venu à notre rencontre et il a eu la gentillesse de me mettre la main sur l'épaule en me disant qu'il fallait être courageuse et bien grandir.

Dominique de Villepain a reçu au Quédé les représentants des familles de victimes. Le président Chirak a appelé le colonel Kaddafi pour dire l'importance qu'attache la France à cette affaire. Paris menace d'opposer son véto levée des sanctions économiques contre la Libye si Tripoli ne propose pas une indemnisation acceptable aux familles des victimes du décès 10 terre.

Cette distance qui s'est naturellement créée entre les victimes et et le la politique française, elle a été très rapide. Je pense qu'il y avait quand même une espèce de difficulté à comprendre ce que c'était qu'une victime de terrorisme, quel était le préjudice un peu pour nous de ce qu'on avait pu de ce qu'on avait pu vivre avec cet attentat. personne n'était vraiment capable de mettre des mots là-dessus à l'époque.

Et c'est vrai que très rapidement, bon bah c'était un feu d'hiver comme un autre, il fallait tenter de passer autre chose. Typiquement au moment où on est allé nous en Libye, alors quand je dis nous c'est pas moi parce que j'étais trop jeune mais parler avec la la fondation Kaddafi pour l'indemnisation des victimes. Les premières personnes à y aller, elles y sont allé de leur propre chef, c'estàdire avec leur propre avocat, avec leur leur propre moyens parce que parce que avant que l'État français mette un avion à leur service, il y a fallu quand même du temps quoi.

Une fois de plus, on était un peu on sentait pas bon quoi. Ça leur faisait pas envie d'être à nos côtés. Et jusqu'à récemment, un ministre quand même comme Gérald Armanain a préféré faire le choix d'aller visiter Nicolas Sarkozy en prison le même jour, il faut le dire d'un pandaire, le même jour qu'il disait dans la matinale de France Interre qu'il allait mettre les victimes au centre de sa politique.

La trahison, ça fait 37 ans qu'on l' vit depuis nos politiques, quoi. Le système en général ne met pas la victime au centre. de notre action, mais davantage l'accuser.

Écoutez, moi d'abord j'ai beaucoup de tristesse pour le président Sarkozy. J'irai le voir d'ailleurs en prison. Il faut se mettre un tout petit peu à la place de la famille.

Vive la Libye ! Vive l'amitié entre la France et la Libye. Sarkozy qui va en Libye, c'est étonnant mais pourquoi pas ?

C'est que personnellement, moi j'ai toujours eu très à cœur le cadre étatique. Ça a toujours représenté quelque chose pour moi d'assez fort. Je suis pupide à la nation, j'ai été adoptée par l'État.

Donc pour moi, le cadre c'est ce qui me permettait de grandir et c'était ce en quoi j'étais censée fonder ma confiance. Donc Sarkozy qui va en Luby. Admettons, étonnant, pas plaisant mais admettons.

Par contre Sarkozy qui accueille Kaddafi avec ce fast, avec cette mise en valeur d'un d'un homme qui est quand même au contrôle d'un état qu'on appelle un état terroriste. Donc c'estàdire qui utilise et qui a utilisé dans tout au long de son histoire le terrorisme pour pouvoir asseoir son pouvoir au sein des de du concert des nations. C'est extrêmement violent.

La Libye a-t-elle participé au financement de la campagne électorale de Nicolas SarkoZi en 2007 ? C'est une infamie, c'est un montage. Quand vous pensez Oh, B d'abord Méiapartumier de mensonge.

Moi je me souviens que les premiers articles de Méia Part, j'y crois pas vraiment. Je trouve que c'est tellement gros, c'est tellement énorme. Mia partart était une petite structure à l'époque.

Je c'est trop c'est trop pour moi, je veux dire, c'est trop d'infos à à ingurgiter sur le moment. Mais bon, très rapidement émerge le nom de d'Abdallah et Nousi. Abdallah et Nousi, chez nous, c'est il y a une il y a une lumière qui s'allume tout de suite quoi.

Il y a le il y a le signal urgence qui raisonne très très fort. Euh donc on suit, on bah parallèlement à Média Part, on essaie de dérouler le fil quoi. C'estàd que nous aussi, on va piocher dans nos histoires personnelles, dans les informations qu'on a eu, dans les échanges qu'on a pu aussi avoir avec les différents politiques, les différents représentants de notre pays à des moments différents.

Et c'est d'une violence, c'est d'une violence sur nous parce que on se sent trai, on se sent abandonné et on se sent d'autant plus trahi par un homme qui nous a promis yeux dans les yeux d'être à nos côtés et d'être auprès des victimes. Donc parce que une fois de plus, l'attentat du décis, c'est un attentat qui a emmerdé tout le monde depuis le début. C'est-à-dire qu'il y a pas un politique de n'importe quel bord que que ce soit qui a vraiment été à nos côtés tout de suite.

C'estàd qu'on a eu un monsieur comme Roland Duma qui très rapidement nous a dit qu'il fallait tourner la page. Voilà, on a senti qu'on était quand même le caillou dans la chaussure depuis le début. Mais là, Nicolas Sarkozi, il est venu la date de notre la date anniversaire de notre attentat nous dire qu'il serait à nos côtés, quoi.

Donc, c'est d'autant plus euh dégueulasse du jamais vu sous la 5e République. Nicolas Sarkozi qui doit répondre de l'accusation de corruption. Il sera donc jugé.

La sentence était très attendue. Elle ouvre la voie à un prochain procès de Nicolas Sarkozy en correctionnel. Nicolas Sarkozy sera bel et bien jugé. 2019, on se dit qu'il y a vraiment une action à faire et puis surtout que notre place, elle commence à être centrale.

C'est-à-dire que Abdallas et nous si on en parle à toutes les sauces quoi. Et il s'agit quand même quand on en parle de dire que notre gouvernement et nos hommes politiques ont eu la volonté de réhabiliter un terroriste. Pendant 3 ans, le président de la République, monsieur Géant et et Bris Ortefeu ont laissé entendre aux Libyens qu'ils allaient prendre en compte la demande de suspendre le mandat d'arrêt international contre ces nousis.

On vit dans un pays où on nous rabâche, qu'on négocie pas avec les terroristes, que on ne répond pas à la violence par la violence, mais eux choisissent de réétudier la situation pénale d'un homme qui est condamné à perpétuité en France et qui n'a euh jamais fait sa peine. Et je dirais que c'est en 2022 qu'on comprend comment on va pouvoir s'imisser aussi dans la le volet judiciaire parce que nous c'est pas notre domaine. On n'est pas des hommes ni des femmes de droit.

On sait pas ce que ça représente, on sait pas euh quel coût ça va avoir, on sait pas quelle énergie il va falloir qu'on y déploie. Et puis surtout, on n'est pas entouré par des gens qui s'y connaissent forcément en corruption, quoi. Mais dans tous les cas, on ira, quoi qu'il en soit, on en sera.

Et puis en en parlant un petit peu aux différentes familles autour de nous, ce ce profil, l'idée de créer un collectif. Et oui, c'est en 2023 qu'on décidera de se constituer partie civile. Après des jours dans l'ombre de l'affaire libyenne, ils sont aujourd'hui au centre de la tension.

En première instance, le tribunal a reconnu à ses proches de victime du terrorisme le statut de partie civile. Nous, dans notre collectif, on est une vingtaine de personnes, on représente une quinzaine de familles. Il y a une autre un autre groupe de partie civile où ils sont environ 90.

Alors, on essaie de tourner avec régularité parce qu'on est plusieurs à venir de province. On a des enfants, en tout cas c'est mon cas en bas âge. On a dû faire aussi un peu des stops dans nos boulots respectifs pour pouvoir être présente.

Mais le jugement en premier instant, ça représente 3 mois d'audience avec trois demi-journées par semaine. Le jugement en appel, lui représente à peu près 3 mois d'audience aussi. Alors, un petit peu moins avec l'absence de Claude Guand.

Et là, il s'agit de 2 jours et demi euh d'audience par semaine, ce qui est absolument colossal en terme d'heure dans le tribunal, mais surtout ça nous représente 6 mois de notre vie dans des tribunaux en l'espace d'un an et demi, ce qui est énorme, énorme. préjudice que nous revendiquons, c'est la trahison qui a été organisée par notre ancien ministre de l'intérieur qui est devenu président de la République et deux de ces très proches collaborateurs qui sont BR Bris Ortefeu et Claude Guant qui sont allés négocier et parler en direct avec le terroriste responsable de l'attentat en vue de le blanchir donc c'est-à-dire en vue de réhabiliter ces hommes qui étaient une fois de plus responsables du plus gros attentat perpétré contre la France. La première rencontre qu'on a eu indirectement avec le monde judiciaire, c'est les ce qu'on appelle les audiences de fixation.

Donc c'est les audiences d'organisation du jugement qui va se qui va se dérouler. Et lors de la première audience de de fixation, l'avocat de d'époque de Nicolas Sarkozy qui était Thierry Herzog a quand même eu cette phrase absolument délicieuse de dire "Les victimes du décédis, elles ont vu de la lumière, elles sont rentrées." C'est une violence une fois de plus sans nom.

Mais en même temps, nous ça nous a conforté dans l'idée qu'on était au bon endroit et qu'on venait vraiment un peu titiller le mamouth et embêter euh les gens de manière un peu importante. Ouverture à Paris du procès de Nicolas Sarkozi dans l'affaire des soupçons de financement libiens. Nicolas SarkoZi a donc été reconnu coupable d'association de malfaiteurs dans l'affaire des financements libres.

Pour la première fois, à l'issue d'un procès de 3 mois, un ancien chef de l'État a été condamné à de la prison ferme. Départ pour la prison de l'ancien président Nicolas Sarkozi. départ sous les vivas de ce soutien dans les de Paris.

Ça a été en soulagement. C'est-à-dire que nous quand on est sorti de la salle, aucune de nous n'est procarcérale. Personne n'était content de savoir que ces hommes allaient aller en prison ou en tout cas étaient condamné à des prennes de prison même si elles étaient aménageables.

Vraiment pas. J'ai personnellement trouvé ça très violente de voir la police rentrer, se mettre derrière les prévenus. Enfin voilà, ça a quelque chose cert cinématographique mais c'est vraiment très très violent.

Mais voilà de savoir que la justice reconnaissait que la trahison de ces hommes politiques était préjudiciable à notre rencontre en rencontre les victimes du décès 10 mais aussi dans la reconnaissance des constitutions partie civil des associations à l'encontre du peuple français. Et ben oui, on peut dire que c'est déjà une petite victoire. Ouais.

On a été euh plusieurs à témoigner en première instance et en appelle une dizaine euh à chaque fois pour chacune et chacun d'entre nous, il y avait des raisons différentes. Il y avait euh il y avait il y avait des gens qui avaient besoin de faire valoir la la colère de ce sentiment de trahison par l'accueil de Kaddafi en France. Il y a des gens qui avaient vraiment besoin de de revendiquer le fait d'avoir fait confiance à Nicolas Sarkozi en tant qu'homme politique et d'avoir eu ce sentiment de déception très très fort.

Il y avait des gens qui avaient aussi cette colère qui qui datait de 99 d'avoir eu un procès par pour terrorisme mais pour lequel qui avait duré à peine 3 jours où aucune partie civile n'avait pu déposer où les avocats avaient à peine eu la parole qu' avait ce besoin d'être entendu au sein d'une enceinte judiciaire. Euh pour ma part, c'était euh très important de faire part au prévenu de ce sentiment euh euh terrible qui était pour moi d'être pupi de la nation et d'avoir eu la l'impression d'être abandonné par mon abandonné par mon pays quoi. C'était c'était très très violent et c'était c'était nécessaire pour moi de de leur transmettre ça.

Les attaques contre la justice et l'état de droit, Nicolas Sarkozy et ses soutiens ont multiplié les prises de parole depuis sa condamnation à 5 ans de prison ferme par le tribunal de Paris. Les juges français sont-ils majoritairement de gauche ? La haine n'a donc décidément aucune limite.

Quand Nicolas Sarkozy parle de haine des juges ou de haine de la justice, c'est ce qui a renforcé ce sentiment de d'injustice et de violence à la fin du à la fin de enfin au moment du du rendu du jugement de tous les justiciables qui m'a été donné de rencontrer. C'est celui qui a été le mieux écouté et probablement le plus considéré dans sa possibilité de se défendre en terme de temps, en terme de de développer de nombre d'avocats, de choix de défense sur une quand même une une enquête de plus de 10 ans quoi. Ils ont voulu se payer un président de la République.

Nicolas SarkoZ est revenu au contact des Français c'était cet après-midi dans le 16e arrondissement de Paris pour une séance de dédicace. Je crois qu'il est fatigué, il en a marre. En forme, très combatif, je trouve courageux.

Ça fait du bien de revoir le président dans cette forme là. se mettre en en position de victime. Je trouve ça horrible d'être capable d'inverser les rôles comme ça.

Je trouve que c'est un danger terrible et je trouve que c'est ça en dit beaucoup sur notre société actuelle que d'être capable d'attaquer aussi frontalement à mon sens les trois plus gros contrepouvoirs de notre pays que sont un la presse libre de la justice et trois le peuple parce que ça veut dire que ces gens-là nous mentent et yeux dans les yeux ou en tout cas face caméra sans aucune vergogne. Donc c'est très très effrayant. Ce qui me peine vraiment là, c'est cette comment vous dire ce déni.

Nicolas Sarkozy entre ces deux procès nous a écrasé par sa communication. Nous, c'était très important et ça l' toujours, d'expliquer comment après le terrorisme la corruption est venu percuter nos vies et à quel point aujourd'hui les problèmes de probité de nos hommes politiques nous concernent tous. Et pourquoi il est important pour nous de venir aussi percuter la société civile en montrant de l'intérieur à quoi ressemble un à un procès de corruption.

En réalité, nous sommes tous victimes et Oui. Non, mais je je parle même pas d'ici où ce sont des personnes physiques, mais de toute façon, dans toutes les affaires de corruption, on est représenté par le procureur de la République et c'est la société entière qui est victime et c'est quand même très important. Je l'ai dit dans mon témoignage, moi je viens de famille engagée mais cette histoire, elle m'a rendu militante.

C'estàd que j'ai vraiment pris conscience que en étant la petite histoire dans la grande histoire, c'était aussi un peu notre rôle de rendre cette histoire accessible et d'expliquer à tous les citoyens à quel point ils étaient aussi concernés par les problèmes de probité de nos politiques et de corruption parce que c'était nous là mais demain ça peut être vous. C'estàd qu'on est tous aujourd'hui dans une situation où on peut être touché par ça. Ceux qui me haïissent à ce point pensent m'humilier.

Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. Il y a une possibilité de contrer aussi ce narratif, de se poser en victime en s'attachant à raconter les faits et en se en se retrouvant autour des faits. Ce qui a vraiment fait défaut pour le coup après le jugement de Nicolas Sarkozy où on retrouvait en plateau des éditorialistes politiques qui n'avaient absolument pas mis les pieds au procès et qui s'attachaient à nous donner des opinions plutôt que de prendre les faits vérifiés et et juger et condamné, on va dire, dans dans le jugement. juge qui a jugé Nicolas Sarkozy était une militante antisarkozisme.

On a des juges qui sont dans une ivresse de la toute-puissance et qui se croit fondé à juger la diplomatie française et à mettre en prison un président de la République. Des juges qui peuvent prendre des décisions sans preuve qui condamnent la France en réalité qui condamnent l'ensemble des Français. Concernant l'institution judiciaire.

J'ai une j'ai une confiance en ma justice. Je sais qu'elle existe. Je sais que comme toute chose, elle est faillible et je peux m'apercevoir qu'elle est pauvre aussi.

Elle est pauvre et malmenée. Donc il y a des choses à faire. Je pense qu'il y a des refontes à avoir très clairement.

Et je crois, je pense que ça a été compris mais je crois qu'il y a un manque dans l'explication qui est donnée aux citoyens. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de gens qui n'ont pas compris ce qui s'était passé au moment des du procès des financements libens. Alors, il y a eu un très vrai un vrai manquement de la presse, he ça faut le dire.

Mais il manquait quand même voilà quelqu'un pour faire le lien entre le monde judiciaire et le peuple. Pour ça que les magistrats se sont aussi déplacés en radio, hein. Donc c'était pas c'était pas rien.

Donc j'espère j'espère que ça va faire jurisprudence si je puis me permettre cette petite boutade mais que voilà ça va voilà ça va permettre d'éclaircir un peu et d'éclairer les gens à ce sujet-là.