L'invité de Bourdin Direct : Jordan Bardella - 17/12
Audio original de l'émission.
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Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin. Jordan Bardella, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Président du Rassemblement National, Conseil de Défense Sanitaire, cet après-midi, je donne les derniers chiffres du Covid, 166 morts en 24 heures, 15 142 malades hospitalisés, 2832 patients en soins critiques, objectif, accélérer la vaccination. Vous appelez à l'accélération de la vaccination, Jordan Bardella ?
On connaît aujourd'hui les publics à risque. On sait que les personnes qui ont plus de 65 ans ont été concernées par les 90% de passages à l'hôpital, de passages dans ce qu'on a appelé en réa, en réanimation, et qu'on connaît aujourd'hui les comorbidités qui font que vous seriez ou non exposés à des formes graves. Aujourd'hui, nous avons à peu plus de 10% des plus de 65 ans qui n'ont toujours pas reçu une dose de vaccin. Ce sont les publics à risque. Donc c'est peut-être sur eux que le gouvernement doit concentrer ses efforts de communication. Il y a des pays voisins comme l'Espagne, par exemple, où on a vacciné 99% des publics à risque.
On n'a pas eu besoin jusqu'à maintenant, je dis bien jusqu'à maintenant parce que ça commence à être mis en place dans certaines régions, de mettre en place un pass sanitaire puisque le vaccin n'empêche pas la transmission. Et l'Espagne a eu pendant très longtemps l'un des taux les plus, en tout cas les taux d'incidence les plus bas d'Europe. Nous, nous défendons la liberté vaccinale. Et nous, nous interrogeons comme de nombreux médecins sur l'utilité d'engager le pays sur une troisième dose qui est à mon sens une dose plus politique que sanitaire. Vous dites non à la dose de rappel. Je dis qu'on va engager le pays, je veux dire qu'on va totalement à vue sur cette troisième dose.
Parce que moi, j'entends d'ores et déjà les autorités sanitaires, j'entendais le président du conseil scientifique, vous parlez déjà de quatrième dose. Peut-être même de cinquième dose possible.
Pour le temps qu'on nous donne la bouteille, ça ira plus vite. De rappel possible. Mais engager le pays sur la troisième. Comme on a un rappel pour d'autres vaccins, d'autres vaccinations, ou comme on refait chaque année. Oui, sauf que nous n'avons aucun recul.
Je dis encore une fois ce que dit le professeur Combes, ce que dit le docteur Kierzek, c'est que nous n'avons pour l'instant pas de recul sur l'utilisation, sur l'efficacité en tout cas de cette troisième dose.
Elle réduit de 18 fois le risque de se retrouver l'hôpital.
Oui, ça change très régulièrement. Alors que le vaccin empêche les formes graves, je vous dis banco, il n'y a aucune difficulté là-dessus. Moi, je suis pour la vaccination. Mais je pense qu'il faut que se fassent vacciner en priorité les publics à risque. Donc, vous dites la dose de rappel, non. Vous dites non à la dose de rappel. Nous sommes pour la liberté vaccinale. Donc, je pense que chacun doit, en fonction du bénéfice risque, établir son diagnosis sur la vaccination. Je veux dire, quand on a, aujourd'hui, quand on est jeune, on a un risque dérisoire de contracter une forme grave du Covid. On sait que le vaccin n'empêche pas la transmission.
De moins en moins dérisoire quand on a 30, 40 ou 50 ans. L'intérêt de se faire vacciner est beaucoup moins qu'il ne l'est pour les personnes âgées et pour les publics à risque. Moi, ce que je note, c'est qu'on nous a expliqué qu'au bout de deux doses, on n'aurait plus aucun problème que l'épidémie serait derrière nous et qu'on pourrait retrouver une vie normale. Je note que 90% des publics, du public éligible, sont vaccinés et que nous sommes, aujourd'hui, devant ce qu'on appelle une cinquième vague. J'entends même parler d'une sixième vague. Donc, je pense que le gouvernement utilise aussi cette épidémie, probablement, pour jouer sur les peurs.
Mais est-ce politique, franchement ? Est-ce que vous n'utilisez pas, vous, cette épidémie pour des postures politicières ? Non, mais je ne suis pas, c'est pour des postures.
Je note que le gouvernement a défaut le contraire de tout depuis un an et demi et qu'il est responsable, aujourd'hui, du climat de défiance. Il nous a dit qu'il n'y aurait pas de pass sanitaire, puis qu'il a mis en place le pass sanitaire. Et puis, peut-être la vaccination obligatoire. Il nous a dit, au début, le virus n'a pas de passeport pour ensuite nous dire, comme Marine Le Pen, qu'il fallait contrôler les frontières. On nous a dit qu'il ne fallait pas mettre le masque, puis qu'il faut mettre le masque. Et puis, on retourne dans une forme d'absurdissement. Il y a des décrets, aujourd'hui, qui paraissent au journal officiel, qui interdisent aux gens de danser.
Mais est-ce que vous vous rendez compte où est-ce qu'on en vient ? J'entends qu'il faut le masque, maintenant, aux remontées mécaniques. Donc, vous êtes avec vos bâtons de ski, vos skis, vos moufs, et il faut mettre le masque en extérieur. Alors même qu'on sait que le nombre de clusters qui ont été conçus en extérieur est dérisoire. C'est tout le contraire de tout.
Jordan Bardella, en réanimation, 75% des patients ne sont pas vaccinés. 75% des patients ne sont pas vaccinés en réanimation. Alors, que dites-vous à ces non-vaccinés qui se retrouvent en réanimation et qui, tout à coup, se disent « j'aurais dû, j'aurais dû me faire vacciner ». Que leur dites-vous ? S'ils disent « j'aurais dû me faire vacciner », qu'ils auraient dû se faire vacciner. Alors, que dites-vous aux personnels soignants qui se retrouvent avec des patients non-vaccinés ? Que leur dites-vous ?
Monsieur Bourdin.
Et ce personnel qui se bat, qui se bat tous les jours.
Attendez, parce que moi, j'ai lu l'alerte de la Haute Autorité de Santé qui, après avoir recommandé l'utilisation générale pour toutes les tranches d'âge du vaccin Moderna, explique aujourd'hui qu'il est déconseillé pour les jeunes de moins de 30 ans parce qu'on a vu des cas anormaux en quantité de léocarpiste. Moderna, le plus efficace. Non, non, mais d'accord. Mais il y a aussi des conséquences dont il faut évidemment parler. Donc, moi, je suis pour la liberté vaccinale. Je pense qu'il y a des mesures extrêmement concrètes comme la multiplication des purificateurs d'air, notamment dans les classes qui ont été mises en place.
Mais nous ne sommes pas extrêmement opposés à la vaccination des enfants, par exemple. Que dites-vous aux personnels soignants épuisés qui se retrouvent face à une majorité de personnes en réa non vaccinées qui n'auraient jamais dû se retrouver là ?
Monsieur Bourdin, que dites-vous à celles et ceux qui ne sont pas opérés d'une pathologie ? Vous n'aurez pas sur la peur ou sur l'émotion, monsieur Bourdin. Les admissions Covid...
Des hommes et des femmes devaient se faire opérer pour des pathologies parfois graves. Ne peuvent pas se faire opérer. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de place en réanimation. Laissez-moi terminer. Parce qu'il n'y a pas de place en réanimation. Pourquoi ? Parce qu'il y a des personnes non vaccinées qui sont là.
Non, monsieur Bourdin, si les soignants... Je vous pose la question. Non, mais si les soignants, ils sont à bout aujourd'hui. Si les soignants, s'il y a 40% des soignants qui souhaitent aujourd'hui changer de profession, ce n'est pas de ma faute et ce n'est pas de la faute de Marine Le Pen. C'est de la faute du gouvernement qui a laissé les soignants démunis. Et la véritable crise qu'il y a derrière, cette crise sanitaire, dont je vous rappelle que le Covid n'a constitué que 2% des hospitalisations, 2% des hospitalisations de l'année 2020, c'est un problème de crise de l'hôpital public. C'est parce qu'on a effondré l'hôpital public.
Et moi, je ne conçois pas que, alors qu'effectivement, l'hôpital a pu connaître des tensions cette année, que nos soignants sont aujourd'hui démunis en première ligne, que le gouvernement ferme cette année. Est-ce que 5700 lits dans l'hôpital public ? Emmanuel Macron, il est le président. Et il a été hier le ministre de l'économie, qui depuis 2013 a supprimé 27 000 lits, 27 000 lits d'hôpital. Donc, à un moment donné, il faut regarder aujourd'hui l'état de l'hôpital public.
Et quand je vois qu'on continue de fermer des lits, quand je vois qu'on continue de gérer l'hôpital comme on gère une entreprise, avec qui on joue au casino, avec la comptabilité et avec l'argent, je me dis qu'on oublie que la vocation du service public n'est pas d'être rentable, mais d'assurer la santé et la continuité du service public sur tout le territoire.
Est-ce que votre responsabilité n'est pas d'appeler à la vaccination, d'appeler au rappel de la troisième dose ?
Non, ma responsabilité, c'est de dire aux Français, vous êtes suffisamment grand pour établir le bénéfice-risque à l'égard de la vaccination.
Pourquoi portez-vous le doute sur les vaccins ?
Monsieur Bourdin, celui qui porte le doute, c'est celui qui est à la tête de l'État et qui a dit tout le contraire de tout depuis maintenant deux ans. Qui a dit tout et son contraire. Qu'il fallait les masques et pas le masque. Contrôler les frontières, pas contrôler les frontières. Donc c'est politique pour vous, c'est politique. Je pense que cette troisième dose, elle est politique. Ça n'a rien à voir avec le sanitaire, c'est politique. Je pense que cette troisième dose, elle est politique. Et moi, j'entends beaucoup de médecins nous dire qu'une fois que votre taux d'anticorps, à la suite de la vaccination, régresse, s'il y a ce qu'on appelle une immunité naturelle qui se met en place.
On n'a aujourd'hui aucun lieu sur la durée de cette immunité. Pas besoin de ce rappel. Vous me demandez mon avis. Je vous le demande, vous me le dites. Je l'assume. Les Français sont suffisamment grands pour... Encore une fois, si le vaccin empêchait la transmission, mais moi je dirais banco, mais le vaccin, il n'empêche pas la transmission. Oui ou non. Moi j'ai plein de gens autour de moi qui ont le Covid aujourd'hui qui sont des vaccinés de dose et qui ont eu exactement la même forme que moi j'ai pu contracter il y a un an lorsque je n'étais pas vacciné. Donc, est-ce qu'il empêche les formes graves ? La réponse est oui. Est-ce qu'il empêche la transmission ? La réponse est non.
Pourquoi est-ce qu'on ne le dit pas ?
Pourquoi est-ce qu'on joue sur les peurs là-dessus ? Vous savez très bien que le virus peut circuler plus ou moins vite, plus ou moins largement. C'est vrai qu'on peut transmettre le virus en étant vacciné. Mais à quoi sert la vaccination ? À quoi sert le pass sanitaire ? Encore une fois, à réduire la tension sur le système de santé. Vous le savez bien. Vous le savez bien.
Non mais, monsieur Bourdin, ce qui servirait à la tension hospitalière, c'est de ne pas fermer de lits. Non mais, c'est de ne pas mettre à pied du jour au lendemain des soignants. Parce qu'encore une fois, moi je veux bien qu'on joue sur les peurs. Mais à partir du moment...
Vous soutenez le collectif en Guadeloupe, le collectif en Guadeloupe qui refuse la vaccination obligatoire des soignants, oui ou non ? Monsieur Bourdin,
oui ou non ? Je reviens de Martinique, où on a à peu près les mêmes problématiques aujourd'hui qu'en Guadeloupe. Que nous disent les Martiniquais, que nous disent les Antillais plus largement ? Ils nous disent, vous venez aujourd'hui nous parler de vaccination obligatoire, alors que vous nous avez abandonnés depuis 30 ans. Pour le personnel soignant. Que le CHU de Pointe-à-Pitre, par exemple, puisqu'on parle de la Guadeloupe, n'est plus aux normes depuis 30 ans. Oui, mais... Que il y a là-bas un habitant sur trois qui n'a pas accès à l'eau potable. Est-ce que vous soutenez le collectif ? Mais attendez, je vais vous répondre. Qui n'a pas accès à l'eau potable.
Que le chlordécone, qui est un insecticide qui a été utilisé, un pesticide qui a été utilisé dans l'agriculture pendant de nombreuses années, qui est aujourd'hui présent dans le sang de 90% des Antillais, territoire où nous avons là-bas les records de France, tout territoire confondu de cancer de la prostate. Ils viennent aujourd'hui dire, mais vous venez ensuite nous expliquer que nous devons nous vacciner contre une épidémie. Donc, je veux dire, moi je comprends la quiétude. Je pense que les publics à risque doivent se faire vacciner. Mais encore une fois, s'agissant des plus jeunes, on sait qu'il y a beaucoup de jeunes là-bas, je pense que chacun doit se réintégrer.
Et je vous rappelais de ce collectif,
vous ne m'avez pas répondu. Je vous soutenez ce collectif.
Mais je soutiens la liberté vaccinale, M. Bourdin.
Vous ne voulez pas me répondre parce que c'est ce collectif qui menace le directeur du CHU de la Guadeloupe.
Non, mais je ne soutiens pas les violences, je condamne toutes les formes de violences. Alors, on passe à autre chose. Je condamne toutes les formes de violences, mais c'est vrai que je soutiens nos compatriotes ultramarins dans leurs revendications qui ont un peu le sentiment d'être les grands oubliés des politiques publiques depuis maintenant 30 ans. La présidentielle,
Éric Zemmour, explique maintenant que LR, c'était hier soir, commettrait une erreur stratégique en ne l'aidant pas à avoir ses parrainages car cela permettrait à Marine Le Pen d'atteindre sans difficulté le second tour et de faire 25% au premier. Il quémande les parrainages ?
Je dis, Éric, merci de cet aveu parce qu'Éric, tu viens donc de nous avouer hier soir que sans ta candidature, Marine Le Pen est assurée d'être au second tour de l'élection présidentielle et que ta candidature n'amène qu'une division des voix du camp national qui va donc permettre soit à Valérie Pécresse, soit à Emmanuel Macron, c'est Blanc-Bonnet, c'est exactement la même chose, d'être donc réélu ou élu président de la République dans quelques mois. Donc, on a un aveu là qui est extrêmement clair. Éric Zemmour demande donc à LR de l'aider à être candidat puisqu'il faut 500 parrainages pour être candidat.
Donc, cet aveu d'Éric Zemmour confirme ce que nous disons depuis maintenant plusieurs mois, c'est qu'en vérité, la candidature d'Éric Zemmour est le meilleur allié du système. Est-ce que vous lui demandez de se retirer ? Et elle va permettre... Non, que je demande de lui retirer ou non, je pense qu'il ne me méritera pas. De se retirer de la compétition ? Non ! Je lui dis juste que... Et d'appeler à voter Marine Le Pen ? Je m'interroge sur la plus-value aujourd'hui de sa candidature.
Quand on regarde les sondages de second tour, celle qui, sur la ligne de départ aujourd'hui de tous les candidats à l'élection présidentielle du camp national a le plus de chances de battre Emmanuel Macron, c'est Marine Le Pen qui est dans le dernier IFOP à 47, c'est-à-dire avec les marges d'éron, à quasi égalité avec Emmanuel Macron. Et donc de faire gagner des idées qui, je le crois, sont majoritaires dans le pays. Éric Zemmour est donné sur tous les candidats à la ligne de départ parmi les hypothèses de second tour les plus basses entre 36 et 38% en intention de vote comme Mme Hidalgo ou comme Jean-Luc Mélenchon.
Donc, moi je pense que tous les patriotes, toutes les voix patriotes doivent aujourd'hui aller derrière la seule candidate qui peut remporter cette élection présidentielle et qui peut mettre un terme à la gestion chaotique d'Emmanuel Macron. Parce que je pense qu'au terme de cette élection présidentielle qui est un choix de civilisation, la France sera française ou ne sera plus et qu'il est nécessaire de faire élire un président patriote pour éviter un nouveau quinquennat de violences, de casse sociale et de saignées fiscales. Quel sera le slogan de Marine Le Pen ? Jordan Bordella ? Marine Le Pen lancera sa campagne le 15 janvier à Reims.
Elle lancera officiellement sa campagne et son slogan sera une femme d'Etat pour la France. Une femme d'Etat pour la France. Marine Le Pen a aujourd'hui la solidité, l'autorité, le caractère suffisant et nécessaire, je crois, pour diriger notre pays dans la tempête, pour rétablir l'autorité de l'Etat sur chaque mètre carré du territoire national pour arrêter l'immigration qui est en train profondément de changer le visage de notre pays dans d'innombrables territoires.
Marine Le Pen elle était hier et elle est encore aujourd'hui à Mayotte dans un territoire où la submersion migratoire qui est organisée depuis maintenant plusieurs années par les Comores fait qu'à Mayotte il n'y a plus que un Mahorais sur deux sur le territoire et qu'un habitant sur deux de Mayotte est un étranger donc 80% sont des clandestins. Donc les Mahorais sont en train de devenir minoritaires dans leur territoire et moi je ne souhaite pas que les Français de Métropole subissent le même sort.
En matière d'immigration quelles sont les différences entre Marine Le Pen et Éric Zemmour ?
Sur le constat Éric Zemmour amène ce que nous disons depuis 30 ans c'est-à-dire qu'il dit il y a un problème avec l'immigration en France l'immigration change le visage de notre pays. Il va même encore un peu plus loin 80% des Français en tout cas 70% des Français d'après l'habitude qui avait été faite. Moi j'ai été le premier à le dire chez vous il y a deux ans évidemment que l'immigration transforme le visage de notre pays et qu'il y a un changement de population mais il y a un changement de population qui s'organise.
Quand on voit que 45% des habitants de mon département de la Seine-Saint-Denis sont des musulmans je pense que le terme n'est pas clair pourquoi il n'est pas clair d'ailleurs ?
Je pense que le grand emplacement n'est pas clair quand on dit changement de population c'est extrêmement clair mais vous savez il n'y a pas besoin de sortir le dictionnaire les Français voient bien qu'ils deviennent dans beaucoup de territoires minoritaires dans leur propre pays quand on voit qu'en Seine-Saint-Denis par exemple le rapport de France Stratégie avec des statistiques officielles de l'INSEE explique que la part des enfants d'origine étrangère extra-européenne dépasse les 70% à Clichy-sous-Bois à Pierrefitte-sur-Seine à Ville-Tanneuse que le nombre de naissances depuis 20 ans dont l'un des deux parents est étranger a progressé de 61% et de 50% pour des naissances dont les deux parents sont étrangers on voit bien que ce basculement démographique il est à l'oeuvre venez avec moi à la Cà de Saint-Denis vous allez voir que le remplacement de population je viendrai bien
avec vous à 5h du matin dans le métro pour voir
qui est dans le RER et le métro maintenant sur les mesures et qui part travailler je vois qu'Éric Zemmour reprend la quasi-totalité de ce que propose Marine Le Pen je m'interroge vraiment sur la plus-value de sa candidature et je me dis est-ce qu'il n'est pas simplement là pour permettre la division des voix du camp national et pour permettre à Emmanuel Macron ou à Valérie Pécresse d'être élu et donc au système de continuer ou à Valérie Pécresse
une femme d'État
Valérie Pécresse c'est le slogan de Marine Le Pen oui mais je vous demande vous êtes une femme d'État non je pense que je respecte Valérie Pécresse évidemment comme personne comme président de région mais Valérie Pécresse elle a été au pouvoir voilà c'est elle qui a supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes c'est elle qui donne des leçons à Emmanuel Macron en disant je suis plus réformatrice que lui il n'éclate pas le copie je suis l'original donc je ne vois pas de différence de fond si vous êtes capable de me citer une différence entre Emmanuel Macron et Valérie Pécresse bon courage
qui disait
il y a 10 ans
c'était il y a 10 ans vous me direz mais qui disait le nucléaire est une énergie dangereuse dites moi Marine Le Pen je pense que vous avez sorti la phrase du contexte non non ah bah tiens vous me rappelez Emmanuel Macron je pense que vous avez sorti la phrase de mercredi soir non non pas du tout non non non pas du tout il y a un long développement si vous voulez je pense que c'était le 18 novembre 2011 sur France 2 le jour où l'on pourra s'en passer il faudra le faire voilà ce qu'elle disait oui oui
elle dit le contraire aujourd'hui est-ce qu'on a un plan B aujourd'hui bon la vérité c'est pour ça
qu'elle a changé d'avis nous
non mais on est des pragmatiques monsieur Bourdin le jour où il faudra se passer du nucléaire ou d'énergie fossile alors c'est que nous aurons fait d'énormes progrès technologiques scientifiques ce qui n'est aujourd'hui pas le cas en la matière le nucléaire permet à la France d'abord d'être une grande elle n'avait pas la vision de l'avenir et permet surtout à la France d'être parmi les pays les plus propres au monde il y a une grande étude qui a été faite par l'université Diel aux Etats-Unis qui nous dit que la France est grâce au nucléaire le deuxième pays le plus propre au monde donc moi j'en ai un peu ras-le-bol des leçons bravo à tous les gouvernants à tous les gouvernants de gauche et de droite bravo à monsieur Macron qui a organisé la fermeture de Fessenheim qui a abandonné le projet Astrid qui permettait je vous le rappelle de développer des réacteurs nucléaires qui étaient un peu plus propres que les réacteurs qu'on utilise aujourd'hui et puis surtout ça permet de garantir un prix de l'électricité qui est quand même relativement bas par rapport à nos voisins européens et moi je vois que l'Allemagne aujourd'hui par exemple qui a fermé l'ensemble de ses centrales nucléaires sous la pression délirante des verres en Allemagne est obligée de rouvrir ses centrales à charbon et donc de polluer davantage alors nous défendons le nucléaire lorsque nous aurons un plan B une énergie qui soit peut-être davantage productive rentable nous irons vers cette énergie là mais en l'occurrence aujourd'hui l'énergie la plus rentable et la plus propre que nous ayons c'est le nucléaire et donc nous défendons cette stratégie nucléaire
et puis Jordan Bardella puisqu'on parle d'énergie il y a un grand débat en Europe autour de Nord Stream est-ce qu'il faut ouvrir Nord Stream ?
je dirais que Nord Stream regarde davantage l'Allemagne que la France oui enfin nous sommes concernés aussi nous sommes concernés dans une moindre mesure aujourd'hui regarde l'Allemagne parce que ça passe en Allemagne nos importations parce que ça aboutit effectivement en Allemagne oui nos importations de gaz aujourd'hui en provenance de la Russie sont aux alentours des 17% donc effectivement que Nord Stream est un projet intéressant mais qui servirait d'avantage à l'Allemagne
faut-il l'ouvrir ?
oui
vous dites oui ? oui
oui bien sûr oui sans hésiter on importe du gaz russe sans hésiter aujourd'hui ce que je vous disais plus plus aujourd'hui on a une dépendance à l'article qui est beaucoup plus faible que l'ensemble des autres pays européens on est en moyenne à 17% d'importation de la Russie mais encore une fois Nord Stream regarde davantage l'Allemagne moi ce que je regarde et ce que regardent les Français c'est leur facture de gaz et c'est l'augmentation exponentielle des tarifs du gaz qui a augmenté de 57% de l'année janvier et nous ne nous proposons notamment pas de matraquer fiscalement l'ensemble des classes populaires et l'ensemble des familles comme le fait le gouvernement c'est d'abaisser la TVA de 20% à 5,5% sur tous les produits énergétiques l'essence le carburant le fuel le gaz l'électricité pour permettre aux Français de récupérer du pouvoir d'achat et si Marine Le Pen est élue présidente au mois d'avril elle rendra 200 euros de pouvoir d'achat aux Français par toute une batterie de mesures qui visera à mettre fin gaz qui vont être bloquées pendant un an par le gouvernement ils vont être bloquées mais un croyant la hausse est 57%
la Russie et Vladimir Poutine doivent être des partenaires de la France ce n'est pas moi qui le dit c'est Jean-Luc Mélenchon vous êtes d'accord avec lui ?
oui je pense que la guerre idéologique est menée par Emmanuel Macron par ses alliés au Parlement européen à l'égard de la Russie n'a aucun intérêt je pense que la France doit être une puissance d'équilibre elle doit retrouver la philosophie qui était la sienne sous le général de Gaulle qui est celle de cette troisième voie entre l'Ouest et l'Est entre les Etats-Unis et la Russie je pense que les sanctions qui ont été appliquées à la Russie ont pénalisé nos agriculteurs il faut les lever ont pénalisé nos éleveurs et on renforçait oui on renforçait toutes les sanctions à l'encontre de la Russie on renforçait la puissance agricole qui est en train de devenir la Russie donc je pense qu'elles n'ont aucun intérêt je suis attaché à la défense de la souveraineté de l'Ukraine maintenant dans cette affaire c'est-à-dire qu'il y a eu des provocations des deux côtés oui mais attaché jusqu'où ?
imaginons que les troupes russes je ne suis pas pour aller faire la guerre je pense que la Russie à partir du moment où la Russie ne menace pas les intérêts français et ne menace pas la France si les troupes russes entrent en Ukraine que dites-vous ?
pour l'instant ils ne sont pas rentrés en Russie maintenant il est clair que Moscou maintient le régime ukrainien sous pression et ils maintiennent le régime ukrainien sous pression parce qu'ils ne veulent pas voir débarquer les américains sous pavillons de l'OTAN à leur porte il y a quand même un contentieux historique qui date d'il n'y a pas très longtemps entre l'Ouest et l'Est des provocations il y en a eu des deux côtés je vous rappelle que les américains ont fait voler des bombardiers américains au-dessus de la mer Noire que les américains ont déployé ont organisé des manifestations mobilitaires géantes dans la mer Noire et notamment par l'intermédiaire de navires américains donc des provocations il y en a eu des deux côtés je pense que la France doit appeler à la désescalade et doit rappeler évidemment au respect de la souveraineté et des frontières de l'Ukraine
bien merci Jordan Bardel merci monsieur Bourdin de voir RMC et BFM TV
Jordan Bardella