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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 février 2026 24 min

Marie Mercier : « Il ne faut pas interdire la prostitution mais viser ses exploitants »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Marie Mercier, bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation sénatrice les républicains de Sonir. Votre texte sur le proxénétisme en ligne était examiné hier au Sénat.

Il a été voté. On va évidemment revenir sur les temps forts de cette séance avec vous dans quelques instants. Mais d'abord, on commence par les unees de la presse régionale.

On va les regarder ensemble. D'abord la une du Dauphiné libéré, un isérois suspecté d'agression et de viol sur 89 mineurs. Une affaire hors norme, c'est Jacques Levugle, 79 ans, suspecté de viol d'agression sexuelle sur 89 jeunes de 13 à 17 ans.

Entre 1967 et 2022, un appel à témoins est lancé pour rechercher d'autres victimes. La deuxième une, c'est celle de la dépêche présidentielle que veulent les patrons budget, CDI jeune, fiscalité. Patrick Martin, le patron du MDEV, veut porter la voix des entreprises dans le débat politique.

Et puis la dernière, celle de libération Champagne. Comment trouver un généraliste ? Le nombre de médecins ne cesse de chuter.

La population vieillit, les pathologies chroniques augmentent et la situation devient de plus en plus compliquée. Les professionnels de santé tentent de trouver des solutions. De quelle avez-vous envie de nous parler ?

Alors, je sais pas vraiment envie, mais suspect euh d'agression et viol sur 89 mineurs pour travailler ce sujet depuis tant d'années. À chaque fois, je me dis "Ben c'est ça y est, j'ai vu le pire, on a touché le fond." Ben non, on creuse toujours et on se demande jusqu'où on pourra aller.

Enfin, quelle est cette zone dans le cerveau qui s'oppose autant à la fraternité ? C'était Malro qui disait ça, mais non, les bras nous en tombent. Ce qui est intéressant de voir et il faut que nos téléspectates qui se rendent compte de ça, c'est que personne n'aurait pensé que ce monsieur-là pouvait faire ça.

Sinon, évidemment, on les repérerait tout de suite, mais moi, pour en avoir connu malheureusement de près, effectivement, on peut jamais jamais imaginer "Oh ben pas lui ! Ben mais je le connaissais mais c'est pas possible." Donc, il faut vraiment élever nos enfants euh à être vigilants.

On va revenir sur votre texte adopté hier au Sénat. Mais d'abord un mot dans de l'actualité, on l'a vu dans le journal, c'est la nomination d'Améie de Monchalin qui sera officielle aujourd'hui. Est-ce que pour vous cette nomination de la ministre des comptes publics à la tête de la Cour des comptes faite par Emmanuel Macron est un problème ?

Alors, je moi je dirais très peut-être très simplement que je me réjouis de voir une femme accéder à cette haute fonction. Je pense qu'elle est très compétente pour la première fois. Je pense qu'elle est très compétente.

C'est une des prérogatives du président de la République que de procéder à ces nominations. Est-ce que c'est le bon timing pour elle ? Je me pose la question.

C'est une nomination qui n'est pas soumise au Parlement contrairement aux autres. Est-ce que il faut changer ça ? On a effectivement on a beaucoup de nominations.

Quelquefois on sait très bien que ça passera de toute façon puisque une majorité des 3/5e comme on avait vu pour président de du Richard. Voilà. Richard Ferrand, on peut pas non plus toujours tout vouloir changer.

Donc non. Moi, je trouve que bon, c'est à peu près logique qu'il ait ces pouvoirs là. On va parler de votre texte débattu hier au Sénat, adopté hier au Sénat, texte pour lutter contre le proxénétisme et les achats de services sexuels en ligne.

D'abord Alexandre, quel est l'objectif de ce texte ? Bien, ce texte, il vise les sites internet où l'on peut acheter des services sexuels personnalisés, notamment les plateformes MIME et Hlyfans. Deux sites qui ont vu leur inscription augmenter de 75 % depuis mars 2020.

Le chiffre d'affaires du site Only Funds par exemple en 2023 s'élevait à 6 milliards d'euros. Alors concrètement sur ces sites, des clients achètent des services sexuels réalisés par des créatrices de contenu qui ne s'appellent pas des prostituées mais des modèles. 5 millions de créatrices de contenu ont un compte sur Only Fans, mais ce sont souvent en réalité de très jeunes femmes vulnérables.

Écoutez la sénatrice Sophie Brian Guimon qui donne le profil sociologique de ces créatrices de contenu. C'est surtout la perspective d'avoir un revenu supplémentaire que ce soit pour financer ses études ou payer son loyer qui motive ses femmes à vendre des photos ou des vidéos intimes. Le profil type en attest d'ailleurs, les créatrices sont en général entre 22 et 28 ans.

Elles sont le plus souvent étudiantes ou bien en situation de précarité. La majorité déclare que les plateformes sont sources d'un revenu d'appoint pour ell et ces créatrices de contenu répondent à des consignes d'hommes qui ne sont pas appelés des proxennet mais des managers. Ils vont les obliger à répondre à des demandes du client et vont devenir de plus en plus insistants, de plus en plus oppressants, si bien que ces créatrices de contenu deviennent dépendantes.

Alors, concrètement, que prévoit la proposition de loi de Marie Martiel ? Première mesure dans cette proposition de loi initiale, pénaliser le client dans l'inspiration de la législation actuelle sur la prostitution. Euh ce texte interdit l'achat de services sexuels en ligne.

Le client est passible d'une contravention de 1500 € et la récidive deviendrait un délit passible d'une amende de 3750 €. Deuxième mesure, créer une infraction de proxénitisme en ligne, c'est-à-dire que tirer profit de la diffusion de ces contenus sexuels est passible de 7 ans de prison et 100000 € d'amende dans cette proposition de loi de Marie Mercier. Mais ce texte a fait débat hier au Sénat et notamment du point de vue de la commission des lois de la Haute assemblée qui estime qu'on ne peut pas interdire l'échange de contenu sexuel sans contact physique entre adultes consentant ou alors cela reviendrait à interdire le stripti.

Le postulat selon lequel l'achat en ligne de contenu individualisé à caractère sexuel constituerait une atteinte à la dignité de la personne humaine et à l'ordre public de la même nature que la prostitution est tout à fait contestable. En effet, dès lors qu'ils sont échangés entre adultes consentants, ces contenus sont protégés par la liberté personnelle et par la liberté d'expression. Leur création relève du droit au respect de la vie privée et de l'autonomie personnelle qui en découle. des arguments sur la liberté d'expression et la liberté de création qui n'ont pas plu à la sénatrice socialiste Laurence Rossignol qui était ministre au moment de la loi de 2016 sur la pénalisation des clients de prostitué et hier le ton est monté entre Laurence Rossignol et la rapporteur de la commission des lois Laurian Jose.

On porterait atteinte à la liberté d'expression artistique des créateurs de contenu. Vous voulez qu'on en parle des créateurs de contenu et de leur liberté d'expression artistique ? Vous pensez c'est de l'art de demander à des gamines de se masturber devant devant une caméra de de s'enfiler dans le vagin des objets contendants et alors après vous nous faites le rapprochement avec le stripties.

Mais j'aurais pas non plus rentrer dans des détails qui horteraient nos collègues mais le striptisme n'est pas un acte sexuel. Se déshabiller n'est pas un acte sexuel. Un acte sexuel consiste, vous voulez que j'explique ?

Se caresser les seins, se masturber, montrer sa vulve. chacun de manière très personnelle à sa façon de définir l'acte sexuel que c'est de l'ordre de l'intime. Vous avez votre façon de définir l'acte sexuel.

On veut pas rien savoir de de votre sexualité mais en l'occurrence c'est votre façon c'est votre façon de définir l'acte sexuel. Jamais personne avant vous aujourd'hui n'a fait référence à ma sexualité pour défendre votre argumentation. Ce propos, madame la rapporteur n'est pas acceptable.

Voilà, au final, après ces débats très tendus, hier soir à la haute assemblée, le Sénat a adopté une version modifiée de la proposition de loi de Marie Mercier. Une version largement modifiée par la commission des lois du Sénat. une version qui se concentre sur la traite des êtres humains et crée une infraction d'exploitation sexuelle en ligne.

C'est-à-dire que quand le prétendu manager fait preuve de violence, de contrainte à l'égard de la créatrice de contenu ou abuse de sa vulnérabilité, et bien il est passible de 7 ans de prison. Le gouvernement a également fait voter hier un amendement qui pénalise le client de ces plateformes de contenu sexuel. Si et seulement si le client est je cite conscient que les images ont été obtenues par l'exploitation de personnes vulnérables et c'est cette version de la profession de loi qui a été adoptée par les sénateurs.

Marie Mercier, d'abord une réaction sur les débats très électriques hier soir sur cette proposition de loi. Est-ce que vous y attendiez à cette ambiance ? Non non, je je j'ai trouvé que c'était un peu dommage qu'il y ait une ambiance lourde comme ça.

Euh effectivement, vous le dites aussi tendu. On était vraiment dans un hémicycle était conscient qu'il allait voter pour la première fois une infraction tout à fait particulière puisque il s'agissait de pénaliser des actes en ligne. C'était là toute la difficulté du texte.

En fait, la difficulté du texte n'était pas sur le fond parce que je crois que la part de gens étaient d'accord qu'il fallait faire quelque chose, mais c'était sur la forme et sur la sécurité juridique. Le mon premier texte, ça tournait pas bien en terme de droit et il fallait pour garder la version initiale, oui, c'est en terme de droit que ça tournait pas parce que tout le monde comprenait ce que je voulais faire, c'est-à-dire viser les managers, viser les exploitants de ces gamines. C'était ça au départ mon le but de mon texte.

Mais c'était difficile puisque nous sommes dans un pays effectivement de liberté. Il y a la liberté d'expression, de communication, effectivement la liberté artistique. Alors, on n'allait pas faire un débat qu'est-ce que l'art, jusqu'où on peut aller ?

Pas du tout. Moi, mon sujet c'était protéger. C'est c'est ces jeunes qui qui rêvent, elles pensent qu'elles vont être influenceuses, qu'elles vont montrer un petit peu de lingerie et puis qu'elles vont gagner beaucoup d'argent facilement de chez elles sans avoir du tout du tout conscience des conséquences pour leur psychisme en fait, des conséquences psychologiques qu'elles vont traîner toute leur vie après des jeunes femmes qui sont souvent dans des situations de précarité et c'est ces situations qui les poussent à faire ça.

Oui. Oui. Mais pas que.

En fait, on s'est un peu obnubilé sur la précarité. Effectivement, il y a des femmes seules qui doivent élever des enfants et qui finalement pour leur fin de mois vont avoir deux ou trois clients. C'est pas du tout ces femmes-là que je visais.

Moi je vraiment ce sont les jeunes filles qui sont abusées parce qu'elles croient elles croient vraiment elles sont très jeunes. Donc oui, je vais être riche, célèbre en faisant rien. Je vais avoir beaucoup de followers, on va me suivre et aucune conscience aucune conscience de la conséquence.

Mais est-ce que vous comprenez les arguments de la rapporteur de la commission des lois qui estime qu'on ne peut pas interdire l'échange de contenu sexuel entre adultes consentant ? Ah mais absolument. C'est pour ça que c'était difficile en droit.

On ne peut pas interdire et il ne faut pas interdire ni la prostitution ni la pornographie pour avoir côtoyer. J'ai eu cette chance de côtoyer des prostituées. Je je vous assure qu'elle joue un rôle d'apaisement social.

J'en ai soigné, j'en ai entendu des travailleuses du sexe. Donc j'ai essayé de me faire mon opinion la plus juste possible. C'est pas du tout ça qui est évisé.

Ce qui est visé, ce sont ces exploitants sexuels. Ce sont souvent des hommes, oui, 22 23 ans avec quelquefois une formation ben de commerce. Ce sont des entrepreneurs.

Qu'est-ce qu'ils veulent faire ? Du chiffre. Pour avoir du chiffre, faut proposer un produit.

Un produit. Et le produit, c'est cette jeune fille en fait qui va le fabriquer dans sa chambre avec son téléphone et qui va être harcelé. Fais-mo, tu peux m'en donner plus. 30 40 50 appels, SMS dans la nuit.

Et le manager, lui, il fait rien parce que souvent c'est même le chatter, il emploie un chatter, il est basé loin euh très loin. D'ailleurs, j'étais en contact avec un depuis depuis que la loi a été inscrite. Silence radio hein.

Sent pas tranquille quand même hein. Et justement justement avec avec cette loi, parlons Orian parce qu'il y a les managers mais il y a aussi les plateformes. On parle d'Only Fans qui a quand même réalisé des milliards d'euros de chiffres d'affaires.

Est-ce qu' est-ce qu'avec ce texte Only Fans pourrait fermer ? Alors, on va peut-être pas aller jusque là parce que il faut pas s'attendre au grand soir de quelque chose, sinon on est déçu. Par contre, qu'ils aient vraiment maintenant l'intention de faire plus de contrôle. 377 millions d'utilisateurs only fan mim donc la version française c'est un peu moins.

Mais ce ne sont pas des philanthropes. Ils sont là pour faire de l'argent. Ils sont là pour mais c'est une marchandise pour eux.

Il y a il y a aucune conscience des choses. Donc notre travail à nous au Parlement, c'est de faire ça, de voter ça pour leur faire peur comme on avait fait pour contrôler l'accès des films pornographiques gratuits aux petits enfants. Moi, je m'en souviens, on m'avait dit "Oh là là, tu t'attaques à un truc, tu y arriveras jamais." [rires] Mais c'est parce que c'est difficile, que c'est intéressant et qu'il faut s'y mettre.

Personne ne l'avait jamais fait ça. Il y a rien d'inaccessible, surtout en matière de net. Ils sont protégés.

Il y a des zones grises, personne leur fait rien. Alexandre le le rappeler, votre texte a été beaucoup modifié en séance par rapport à la version initial. Est-ce que la version telle qu'elle est sortie du scénari vous convient ?

Elle me convient en terme de droit puisque la mienne n'aurait pas fonctionné. Donc il faut être pragmatique. Si je m'étais arcbouté en disant non, je vais absolument regarder mon texte.

Mais non, en terme de droit, il n'aurait pas suivi son chemin. Le gouvernement, il aurait eu raison, ne m'aurait pas suivi. Donc, on aurait pas été en procédure accéléré, il y aurait eu aucune chance qu'il arrive à l'Assemblée nationale.

Là, on a toutes les chances de notre côté. Le gouvernement a rajouté cette pénalisation du client. C'est une bonne idée.

C'est une bonne idée. Là aussi, on pourrait dire "On va pas y arriver, mais si on commence à se dire ça, on fera jamais rien et c'est notre travail de faire des choses." Mais est-ce qu'il est applicable ce texte dans sa nouvelle version largement modifié ?

C'est-à-dire qu'il faudra prouver qu'il y a eu contrainte, violence, abus de la vul la vulnérabilité de la créat la créatrice de contenu et puis le client pour être pénalisé devra dire "Oui, oui, j'étais conscient qu'il y avait une exploitation des créatrices." Alors, comme on crée une infraction, ça va être maintenant le rôle des policiers. Ils vont faire des enquêtes, ils vont avoir des moyens pour ça.

Et ces moyens, c'est quoi ? c'est de prendre des pseudos, c'est d'aller prendre la place des clients sur les plateformes, c'est de s'infiltrer comme je l'ai vu faire pour la traque des pédocriminel. C'est comme ça qu'il procède.

Ils vont pouvoir mettre des gardes à vue prolongé. Ils vont avoir des moyens. Jusqu'à présent, ils pouvaient pas.

En plus, moi, j'avais proposé quelque chose qui était trop faible. Là là c'est fort ce qu'on propose hein, c ans de prison 150000 € d'amende et j'ai tenu à ce que ce soit bien augmenté quand les mineurs sont dans le sont dans la boucle parce que c'est très pervers ces systèmes. Vous savez ce qu'ils font au modèle ?

On leur demande de devenir mais vraiment de plus en plus jeune donner l'apparence d'être vraiment un enfant quasiment une gamine. Et puis ça suffit pas alors on va mettre des enfants à passer derrière. Ce qui fait que certains pédocriminels pourront aussi assouvir des différents fantasmes et augmenter leur collection parce que ce sont des collectionneur.

Un collectionneur, il en veut toujours plus. Il veut toujours celle qu'il a pas comme vidéo. Donc plus il y a quelque chose qui va les moustiller, plus il va être friant et plus il va retourner, plus il va demander c'est le système infernal, le piège infernal pour la modèle.

On va passer à l'actualité dans nos régions. Et avant de parler de la viticulture chez vous en Sonir, on va aller dans votre département sur un autre sujet. Y a-t-il trop de restaurants McDo en France ?

L'antigne l'enseigne compte plus de 1500 points de vente dans le pays avec un objectif, avoir un restaurant à moins de 20 minutes de chez soi. Il s'installe donc dans les zones rurales, dans les villages et on va aller justement en Sonloir. Bonjour Bernard Vaau, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes maire de Tournu, vice-président du conseil régional de Bourgogne Franchecté, chargé de la culture et du patrimoine. L'implantation des McDo, ça divise la population. Comment c'est perçu chez vous ?

Écoutez, chez moi à tournu, ça fait 15 ans qu' il y a un McDonald's. Je me souviens très bien il y a 15 ans, comme à chaque fois que ce type de restaurant ouvre, il y a des débats, il y a des pour, il y a des contes et puis une fois que c'est ouvert, à peu près tout le monde y va, il faut être honnête. Je je me souviens même, moi qui suis originaire du Charolet Brionnet, il y a une quarantaine d'années, l'ouverture du d'un des premiers McDonald's de France à Rohan et tout le monde disait "Mais jamais ça fonctionnera ici au cœur du Charolet" et et je crois qu'il n'a jamais des empli.

Oui. Donc rencontre un un succès. Alors je l'ai dit, l'objectif de de McDo, c'est d'avoir un restaurant à moins de 20 minutes de chez soi.

Ça ça rappelle un peu l'objectif des des maisons de santé du gouvernement. Est-ce qu'aujourd'hui c'est plus facile du côté de chez vous de trouver un McDo qu'un médecin ? Euh malheureusement, je suis obligée de vous répondre que oui.

J'aimerais bien vous répondre que non. Ça me fait un petit peu mal au cœur de de vous répondre comme ça, mais c'est vrai que pourquoi McDo fonctionne alors que tout le monde critique ce modèle de l'hégémonie des multinationales américaines qui produisent de la malbouffe. Mais mais en fait c'est simple d'aller chez McDo, c'est quasiment tout le temps ouvert, les horaires ne changent jamais, les prix changent rarement, les produits sont toujours les mêmes.

Cette uniformité tout le monde la décrit mais en fait elle rassure. C'est pour ça qu'on y va. Un médecin aujourd'hui c'est difficile mais vous avez vu un France santé les maisons France santé la promesse du gouvernement c'est un médecin à moins de 30 minutes des Français McDo c'est 20 minutes.

Ils font ils sont plus forts. Oui merci. [rires] Oui bonjour.

Oui, ça me fait sourire parce que en fait heureusement notre pays quand même pas trop mal maillé en terme de de médecine et que nous sommes à peu près déjà à à 28 minutes quand il y a une urgence d'un hôpital d'un centre de soin. Alors les McDo mais oui, ça fait rêver les enfants. Moi j'ai mieux qui rêvent avec un McDo que de rêver sur les sur leur iPhone et aller sur des sites qui sont pas du tout fait pour eux.

Je crois sans les défendre qu'ils ont fait beaucoup de progrès chez McDo effectivement dans la qualité des produits qui sont très frais. J'espère que les gens qui y travaillent sont bien traités. Moi, c'est plus ce côté-là puisque c'est pas forcément la législation française qui est vraiment euh en vigueur dans l'esprit. dans l'esprit.

C'est c'est mon ma seule petite inquiétude et puis c'est bien que aussi dans dans nos campagnes, dans nos ruralités et bien nos nos jeunes puissent avoir des enseignes comme ça qui sont internationales. Monsieur le maire, ça ça remplace en fait les barres malheureusement hein. Autant les barres ferment depuis 30 ans et les McDo ouvrent.

Et quand on regarde aujourd'hui comment est utilisé un McDonald's, c'est avant tout un lieu de rencontre et tout est conçu pour ça euh avec du wifi open et gratuit, avec des petits prix pour des gens qui vont passer assez peu de temps et rencontrer leurs amis. Donc voilà, le le succès, il est sur la simplicité et la facilité d'accès. Et je pense qu'il faudrait qu'on prenne modèle là-dessus pour des services publics en réalité.

Est-ce que vous vous parlez des bars des lieux de rencontre ? Est-ce que l'implantation d'autant de McDo et dans des zones rurales, c'est aussi un coup dur pour les les commerces de proximité, pour les circuits courts ? Non, je je je pense pas forcément.

D'ailleurs, l'enseigne travaille hein sur les circuits courts, donc ils ont la réponse à ça. Pour moi, c'est plus un problème d'uniformisation de nos paysages puisque aujourd'hui dans chaque ville, grande, petite, bah à l'entrée de la ville, vous avez un restaurant de cette enseigne et et dans le monde entier, c'est la même chose. Donc moi, ce qui me pose problème, c'est plutôt l'uniformisation.

Après, effectivement, ce qui est proposé, les produits, ils ont leur touche aussi de local, hein. Ils savent très bien mettre en valeur un produit local. Ils ont 95 % de ce qu'il propose qui est la même chose dans le monde entier et ils savent très bien euh faire du marketing et avec quelques pourcentages de produits locaux penser qu' travaillent les circuits locaux.

Alors, ils essayent quand même de le faire hein. Il faut reconnaître à McDonald's des efforts en la matière. Merci beaucoup.

Merci Bertron. Merci d'avoir été avec nous. Mire de Tournu vice-président du conseil régional de Bourgonne Franchecté.

On va rester chez vous dans votre département de son lois. On va passer des McDo au 20. Bonjour Philippe Lapierre, merci d'être là.

Rédacteur en chef du groupe radio Scoop. Et Philippe, vous vouliez interpeller Marie Mercier sur la situation des viticulteurs alors qu'Emmanuel Macron est venu afficher son soutien à la filière agricole, c'était lundi au salon du vin à Paris. Effectivement, bonjour madame la la sénatrice Emmanuel Macron qui promet de défendre les exportations alors que les ventes à l'étranger ont reculé de 7 % l'an dernier et même de 20 % vers les États-Unis.

Euh c'est la principale menace qui plane sur le secteur en ce moment cette guerre des droits de douane et qui vient s'ajouter bien sûr au dérèglements climatiques. Le président a aussi vanté le vin comme un art de vivre à la française mais on le voit, il y a une évolution des habitudes de consommation avec moins d'alcool et plus de vin frais. Et puis il y a un plan d'arrachage qui a été lancé aussi vendredi dans des régions en surproduction.

Alors ces déclarations d'Emmanuel Macron étaient très attendues bien sûr en Sonir hein où les professionnels attendent un soutien concret d'ailleurs entre le Maconet, la coachonnaise ou encore le Beauolet, les producteurs se disent parfois un peu oubliés au profit des grandes régions viticoles. Alors d'abord madame la sénatrice, est-ce que vous êtes convaincu par ces déclarations d'Emmanuel Macron et puis quels sont les enjeux spécifiques dans votre département qui nécessiterait d'après vous une intervention urgente ? Alors oui, je suis dans un département où on aime bien manger, on aime bien boire.

Le vin, il faut rappeler que c'est une culture que moi j'ai j'ai apprise originaire du cotentin, on n' pas de vigne euh dans le cotentin. J'ai appris cette culture, j'ai appris comment on fabriquait, on on on travaillait la vigne et le vin, combien les les viticuteurs étaient attachés à leur terre et j'ai suivi aussi cette diminution de la consommation. Mais parallèlement maintenant, il y a plus de mauvais vin chez nous.

Il y a toujours du bon vin. On parlait de piquette. Non non, ils travaillent leur vin.

Maintenant, ils font du bon vin. Alors, on ajoute avec modération, mais je crois que le vin a subi aussi cette espèce de mauvaise publicité. Alors que, on le sait bien, on ne boit pas pour oublier, on déguste pour se souvenir.

Il faut aussi apprendre cette culture là. Alors, effectivement, si la production diminue, il y a ce procédé de de proposer des arrachages de vigne. Je crois qu'il faut travailler avec les filières.

La filière, elle est elle est extrêmement dynamique chez nous. Ils ont des propositions, ils ils peuvent vraiment euh entraîner dans des voies qui vont être intéressantes pour tout le monde. Faire en sorte à la fois de faire de la prévention parce que il faut pas trop trop boire.

Sauf que nos jeunes, ils boivent de la bière en terme d'alcool. C'est pareil hein. C'est exactement pareil.

Leur apprendre ce que c'est le vin. Évidemment Donald Trump, il va mettre des droits de douanes très très élevés. Et ça c'est le travail effectivement du président de la République de nous défendre un petit peu.

Faut qu'il existe à l'international pour défendre nos viticulteurs qui sont une identité chez nous. Mais là il vous il vous défend pas suffisamment Emmanuel Macron ou est-ce qu' ou est-ce que la France ne pèse plus suffisamment pour que la voix d'Emmanuel Macron soit rendu ça ? Je je crois que la France ne pèse pas assez parce que des mots démo des mots chez nous mais ça va pas suffire.

C'est vraiment une filière qui est en danger. Moi j'ai chez moi des viticulteurs et ils ils ont vraiment des soucis. Ils ont du mal hein.

Les caves les caves ont été vraiment pleines après les covid plus de mariage et tout ça. Mais mais la vigne, il faut il faut la la vendanger. Donc ça arrive toujours.

Il faut il faut exporter. Il faut exporter. Ça fait vraiment partie de quelque chose qui pourrait rendre à notre pays aussi une forme d'ouverture et de reconnaissance.

Alors, il faut s'en saisir davantage qu'avec des imprécations. Philippe, merci beaucoup pour cette réponse. Effectivement, on suivra les prochaines semaines qui seront certainement scrutées par les producteurs de vin dans notre région et on suivra ça avec vous évidemment.

Merci Marie. Mercier.