Accord UE-Mercosur: "le compte n'y est pas", martèle Macron à Bruxelles
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Allez-vous obtenir un report de la signature de l'accord commercial à la Commission ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui a changé depuis un mois pour que vous tempériez votre position sur les clauses de sauvegarde ?
- 15:00RelanceRéponse directe
Si les instances européennes décidaient d'aller de l'avant malgré vos réserves, la France s'opposera-t-elle ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Sur les soutiens financiers à l'Ukraine, voyez-vous une solution malgré l'opposition belge ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
Pensez-vous nécessaire de changer la procédure pour l'accord UE-Mercosur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Emmanuel MacronFait
« nous allons recevoir le président Zelinski après la réunion qui s'est tenue à Berlin en début de semaine. »
- 4:00Emmanuel MacronFait
« nous nous demandons ce qu'on appelle une clause de sauvegarde. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est un frein d'urgence. »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« Il y a des engagements qui ont été pris pour dire au 1er janvier, on va les augmenter. Très bien. Ben on va regarder. »
- 8:00Emmanuel MacronFait
« le compte n'y est pas pour signer cet accord parce que je veux qu'on traite comme il se doit notre agriculture. »
- 10:00Emmanuel MacronFait
« la France a une position claire. Le compte n'y est pas. Nous ne sommes pas prêts à signer et nous demandons que le travail continue. »
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Ce conseil est extrêmement important pour nous parce que il vient à un moment clé pour montrer que notre Europe peut continuer de de protéger son territoire, ses citoyens, sa sécurité, son économie, son agriculture. Et sur chacun de ces sujets, c'est la la capacité de l'Europe à protéger. D'abord, quant à la guerre en Ukraine, nous allons recevoir le président Zelinski après la réunion qui s'est tenue à Berlin en début de semaine.
Et sur ce sujet, je veux ici redire l'importance d'abord d'immobiliser les actifs gelés russes. La décision a été prise, les Européens l'ont prise et on s'est donné de la visibilité. Deuxièmement, nous avons maintenant besoin de donner de la visibilité aux Ukrainiens pour financer leur effort de c'est la décision que nous devons prendre.
Il y a plusieurs options qui ont été mises sur la table par la Commission européenne. Il y a des discussions importantes qui ont été engagées pour utiliser ces actifs gelé russes. Je veux ici dire qu'on doit rassembler tout le monde.
On trouvera une position qui permettra de décider et c'est pour moi l'objectif de ce conseil. On doit donner de la visibilité à l'Ukraine. On doit permettre de continuer de mener leseffort de résistance et nous devons être là en soutien pour construire une paix juste et durable.
Et donc en même temps qu'on soutient, qu'on finance, qu'on donne cette visibilité, on continue les discussions si elles sont sérieusement menées par la Russie, ce dont nous pouvons légitimement douter après les derniers propos du président Poutine et de ses équipes. Deuxième sujet est évidemment sur l'économie. Je veux ici dire nos agriculteurs qui manifestent la clarté de la position de la France depuis le début.
Sur le mercur, nous considérons que le compte n'y est pas et que cet accord ne peut pas être signé. Et c'est la même chose, c'est la cohérence de l'Europe et c'est une Europe qui protège son agriculture et ses producteurs. Nous sommes pour échanger.
La France est d'ailleurs une grande puissance agricole et agroalimentaire qui échange à travers le monde qui exporte. Mais nous ne pouvons pas accepter de sacrifier la cohérence de notre agriculture, de notre alimentation, la la sécurité alimentaire de nos compatriotes sur des accords qui ne sont pas encore finalisés. Nous avons depuis le début été très clair.
Nous nous demandons ce qu'on appelle une clause de sauvegarde. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est un frein d'urgence.
Si on a des marchés qui sont déstabilisés, il faut pouvoir stopper les choses. La commission a fait une proposition, le parlement l'a amélioré. Les discussions sont encore tenues hier, mais elles ne sont pas terminées, il y a même pas le vote.
Donc ça n'est pas encore prêt. Mais on avance dans la bonne direction. Mais je veux avoir la vérité des prix et nos agriculteurs avec moi.
La deuxième chose, on veut la réciprocité et c'est très simple à comprendre et je comprends même pas qu'il y ait de débat sur ce sujet, c'est que quand on a interdit des substances à zones agriculteurs, ce qui leur a demandé des efforts, quand on aura dit il faut plus utiliser tel pesticide, quand on leur a dit il faut plus utiliser telle molécule pour produire parce que il en va de la sécurité alimentaire de nos compatriotes. Ils ont fait cet effort. Ça leur a souvent coûté de l'argent.
Ça a rendu leur vie plus dure et aujourd'hui on voudrait ouvrir notre marché à des gens qui ne respectent pas ces mêmes règles. C'est absurde. Personne ne peut comprendre ça.
Donc on veut ces mesures de réciprocité, ce qu'on appelle ces clauses miroir. La commission a commencé à faire des propositions. On doit aller plus loin.
Il y a des comités qui se réunissent en janvier. Je regarde les choses. On n'est pas prêt.
Le compte n'y est pas. Et la troisième chose, on dit il faut des contrôles parce qu'une fois qu'on a mis toutes ces règles, si on les contrôle pas dans nos ports, nos aéroports, quand ça arrive, on n même pas sûr que c'est respecté. Il y a des engagements qui ont été pris pour dire au 1er janvier, on va les augmenter.
Très bien. Ben on va regarder. Donc vous voyez bien que au moment où nous nous parlons, nous ne sommes pas prêts.
Le compte n'y est pas pour signer cet accord. parce que je veux qu'on traite comme il se doit notre agriculture. On doit être respecté et nos agriculteurs qui ont déjà énormément de défis et on le voit en France mais c'est vrai dans d'autres pays pour qui c'est si difficile et qui ont à se battre contre des épisodes.
On a la dermatose en France qui touche beaucoup de nos éleveurs pour qui j'ai une une immense pensée ce matin. Beaucoup de nos secteurs qui ont déjà des difficultés, on ne peut pas aujourd'hui les sacrifier sur cet accord. Ça n'est pas sérieux.
Donc je le dis très clairement, le compte n'y est pas parce que je veux une Europe qui protège et qui protège aussi sa capacité à produire une alimentation de qualité et sa capacité à ne pas être attaqué de manière injuste par des produits qui viennent de l'extérieur. C'est exactement la même chose la protection qu'on va défendre ensuite quand on parlera de notre budget. Donc on aura une discussion, une première discussion sur le budget.
On va parler de notre politique agricole commune, de notre capacité à investir sur les technologies d'avenir, c'est-à-dire avoir une Europe forte indépendante en matière technologique et industrielle. Et puis ce soir, on parlera de géoéconomie et je défendrai aussi les positions que j'ai pu exprimer dans la relation entre l'Europe et la Chine en disant "Nous, nous avons un triple agenda. On doit avoir une Europe qui simplifie, qui est plus compétitive, une Europe qui innove beaucoup plus.
Ça fera partie d'ailleurs des choix budgétaires. On veut investir davantage dans les grandes innovations, mais il faut aussi une Europe qui se protège mieux. Regardez la situation aujourd'hui de l'Europe dans la machine outil, dans la voiture, dans la chimie.
Nous avons aujourd'hui des attaques par un dumping d'une part, par aussi des coûts de l'énergie qui sont totalement décorél du monde qui font que notre base industrielle est en train d'être menacée parce qu'on a une Europe qui est trop ouverte à tous les vents. On commence à réagir les clauses de sauvegarde sur l'acier, ce qui est fait là sur l'automobile qui a un vrai succès et une vraie avancée. salue les décisions de la commission et les propositions de la commission sur l'automobile parce qu'elle mettent pour la première fois dans notre histoire de la préférence européenne.
Et donc ça c'est une vraie avancée. C'est quelque chose que la France a poussé, qu'on veut consolider. Mais c'est exactement ce qu'on veut aussi faire avec la Chine, c'est-à-dire de la préférence européenne et du coup pousser la Chine à faire des investissements directs en Europe si elle veut participer à notre base, mais protéger davantage notre industrie.
Voilà. En tout cas, vous le voyez, en cette fin d'année, ce Conseil européen, au fond, c'est un Conseil qui continue de nous faire avancer sur une forme de réveil stratégique. Notre Europe doit être une puissance.
Pour être une puissance, elle doit être plus indépendante, plus souveraine. Elle doit mieux se protéger sur le plan de la sécurité et de la défense en Ukraine, sur le plan de son économie, l'industrie comme l'agriculture et sur le plan de son avenir. Monsieur le président, allez-vous obtenir un report de la signature de l'accord commercial à la commerce ?
C'est mon objectif. Êtes-vous confiant avec vous des éléments qui vous permettent de penser ? Ben, nous avons nous avons beaucoup travaillé ces derniers jours, ces dernières semaines avec nos amis Polonais, italiens, avec aussi les Belges, les Autrichiens, les Irlandais, plusieurs autres.
On a aussi expliqué et puis on s'est engagé mais je pense que personne ne peut faire comme s'il ne se passait rien et personne ne peut pas ne peut ignorer ce que je viens de vous dire. Donc oui, la France a une position claire. Le compte n'y est pas.
Nous ne sommes pas prêts à signer et nous demandons que le travail continue pour que les choses soient faites sérieusement, pour que notre agriculture soit respecté, pour que la sécurité alimentaire de nos compatriotes partout en Europe soit respectée et pour qu'on soit cohérent. Monsieur le président, il y a un mois au Brésil, vous nous disiez que vous étiez plutôt positive, que les clauses de sauvegarde qui étaient en train d'être négociées par la Commission européenne vous semblitz aller dans le bon sens. Qu'est-ce qui a changé depuis pour que vous sembliez soit changer d'avis en tout cas temporisé ?
Non, j'ai je vous ai dit exactement quoi. Je vous ai dit je salue les avancées et je reste vigilant. Je viens de vous les rappeler ces avancées.
Donc si elles se confirment la France signera. Mais je vous je vous dis juste le compte n'y est pas. Donc on nous dit il faut signer maintenant.
Non, il y a pas de chèque en blanc. Il y a pas de chèque en blanc. Et donc je je dis bah exactement ce que je viens de détailler, c'est-à-dire que il y avait des clauses de sauvegarde qui avaient été présentées, elles ne sont pas finalisé, elles ne sont pas encore votées et elles ne sont pas présentées et partagées avec les États du mercure.
Donc moi, je suis très précis. On a mis sur la table des conditions qui sont des conditions qu'on a expliqué à nos agriculteurs, qui sont des conditions cohérentes qui nous permettent de dire si votre si les marchés sont déstabilisés, on a un frein d'urgence. Ce qu'on vous a imposé, on va l'imposer à nos importations et on fera des contrôles.
Si on respecte pas ça, ce que tout le monde peut comprendre, on peut pas signer. Mais si ces clauses sont là, on signera par bien clair. Oui, mais on n'est pas si si les instens européennes décidaient d'aller au jamais suffisant.
Non mais pardon, d'abord, je regrette qu'on est présenté si tard mais on me dit les contrôles vont commencer en janvier. Bah j'attends janvier. On me dit il va y avoir des clauses miroir formidables.
C'est le début mais le comité se réunit en janvier. Ben j'attends le comité de janvier. Et et vous savez, moi j'ai un bon sens un peu paysan c'estàd que personne personne n'achète avec un chèque en blanc.
Donc je constate les avancées, c'est ça a été rappelé par vos collègues. Donc je ne suis pas ingrat. Je dis il y a des choses qui sont faites.
La commission a a fait des avancées mais le compte n'y est pas. Et donc comme les ch les gens nous disent bah je verrai ce qui avance en janvier si tout est mais je verrai ce qui avance. Je fais pas de politique fiction.
Lundi, c'est samedi ou jamais. Mais je ne fais pas de politique fiction. Je vous dis où je suis.
Je tiens ma parole. J'ai dit des choses à nos agriculteurs. J'ai dit les mêmes choses ici à la Commission européenne et à mes collègues.
Et on a une position claire. Et vous le savez, je crois dans notre Europe. J'aime l'Europe.
Je pense que l'Europe c'est une chance formidable et c'est une chance pour l'agriculture française. Mais je n'aime pas que les choses soient imprécises et j'aime pas qu'on balade les gens. Donc je vais pas balader nos agriculteurs et j'aime pas c'est trop avancé.
Non, elle fait le travail mais simplement on doit tous constater que il a pas été au bon rythme et donc nous n'y sommes pas. Le compte n'y est pas. Et quand on me dit il va y avoir un comité en janvier, le vote sera en janvier, ce sera présenté en janvier, bah je dis bah attendons janvier.
Si les instances européennes avancent quand même avec un vote, est-ce que vous dites aujourd'hui il y a une minorité de blocage donc ce sera b on le constatera en tout cas la France si aujourd'hui il y a une volonté de passage en force alors qu'on a pas de la visibilité sur tout ça je vous le dis très clairement la France s'opposera les clauses de sauvegarde vous les avez vu l connues quand même elles ne vous sentent pas assez suffisantes c'est juste qu'il faut les confirmer non les clauses de sauvegarde ont été améliorées par le parlement hier ensuite il y a eu ce qui s'appelle un trilogue qui a permis de consolider elles sont plus solides qu'au début c'est-à-dire que ce qui a été acté hier, c'est que s'il y a une variation de prix de 8 % sur 3 ans, et c'est très important cette période de 3 ans parce qu'avant c'était 10 % chaque année. Donc ça pouvait, vous voyez très vite être déstabilisé. Là c'est 8 % sur 3 ans.
Premièrement, c'est regarder à l'échelle de chaque état. Deuxième acquis et troisièmement les filières professionnelles peuvent saisir pour activer ce mécanisme. Donc on l'a beaucoup amélioré mais ce que je dis c'est qu'il est pas parcé au parlement donc faut qu'il soit voté puis il faut qu'il soit présenté accepté par les états du mercur donc j'essaie de faire les choses avec méthode et avec honnêteté faut qu'on soit honnête collectivement.
Voilà, madame est d'accord avec vous aussi, on en a beaucoup parlé ces derniers jours. Elle considère aussi que les choses sont pas prêtes euh en effet aujourd'hui pour être voté. Et donc c'est ce qui me permet d'avoir plutôt une réponse positive à la question de votre collègue.
Sur les soutiens financiers à l'Ukraine, est-ce que vous voyez une solution ? Les les les Belges continuent de s'opposer. Ils disent que le texte qu'ils ont vu jusqu'à ce matin ne le ne leur va pas.
Quel peut être l'issue ? La la Commission européenne dont c'est le rôle a fait plusieurs propositions techniques. Je veux ici dire que on doit trouver avec calme, respect les uns des autres la bonne solution.
Ce qui est le plus important, c'est que nous partageons tous le même objectif, aider l'Ukraine à financer son effort de guerre et à résister. Et donc nous y arrivons. En européen, nous avons sécurisé l'immobilisation de ces actifs gelés.
C'est une très bonne chose, ça s'est fait. Maintenant, on doit sécuriser un financement par après. On va trouver la solution technique.
Et donc, il faut pas se diviser sur des modalités technique. Faut que chacun soit respecté et entendu. Donc, on va avoir la discussion avec notre collègue belge, avec tous nos collègues.
Moi, je veux que le travail soit collectif, apaisé, mais je suis confiant sur le fait qu'on va trouver une solution parce que les Européens sont unis dans cette volonté de poursuivre. Faut une solution aujourd'hui ? Oui, il faut une solution à ce conseil et on la trouvera.
Est-ce que vous pensez nécessaire maintenant changer la provinciale ? Je pense que c'est nécessaire de changer quelle on aura une discussion mais c'est pas le cœur de cette de cette de ce conseil. Je je vois dans la viande.
Non mais il y aura pas aujourd'hui de de C'est pas le cœur de ce qu'on Oui. First of all I reiterate my support to the Ukrainian people sorry I will start with the second question I will reiterate my support the IR people and I do hope for the stability and the sovereignty of of Iraq and this is our agenda and second for Ukraine our willingness here during this is to deliver a package of financing in order to provide visibility and it's very Ukra visibil sol. Merci beaucoup messieurs dames.
Je vais foncer. Bon courage.
Emmanuel Macron