«Les jeunes seront des salariés jetables»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
quel sera l'avenir du projet de loi elcomer sur la réforme du droit du travail beaucoup d'opposition de la part des syndicats mais aussi des organisation étudiante et c'est avec William Martinet que nous sommes ce matin dans les studios du Figaro qui est le président de [Musique] l'Unef William Martinet bonjour donc vous êtes le président de l'Unef est-ce que vous avez demandé à être reçu par le Gouvernement sur ce projet de loi elcomery les organisations de travailleurs sont reçu aujourd'hui et demain ça sera le cas aussi pour vous nous avons demandé et la réponse a été non pourquoi et bah bonne question ce gouvernement se met à parler des jeunes il a enfin compris qu'il y avait des jeunes dans ce pays il se met à parler aussi de concertation mais par contre il n'y a pas de concertation avec les vous trouvez ça normal bah évidemment je considère que c'est ANM en quoi vous êtes concerné par par en quoi les jeunes sont concernés par ce ce projet de loi première raison on a plus de la moitié des étudiants qui travaillent pour financer leurs études donc les étudiants ils connaissent cette réalité de l'entreprise et du travail précaire parce que généralement les jobs étudiants c'est beaucoup d'EMP ou j'ai déjà travaillé dans mes études dans la grande distribution dans des services de nettoyage enfin bref cette réalité que les étudiants connaissent bien et ensuite la question au-delà de ce qu'ils vivent maintenant pendant leurs études c'est surtout leur avenir tous les étudiants là qui sont à l'université ou dans les écoles ils savent que ils sont confrontés à la précarité pendant leurs études qui font des sacrifices importants pour réussir à décrocher leur diplôme mais que ce diplôme ça ça doit être le sésame pour l'emploi et là finalement ce qu'on leur explique avec ce projet de loi travail c'est que non seulement ils seront précaires pendant leurs études mais qu'en fait la précarité ça va concner en quoi il précarise un peu plus le travail ce projet de loi c'est des mesures extrêmement concrètes par exemple la question du plafonnement des indemnités prudomal oui mais là vous n'en êtes pas là quand vous êtes tout jeune et que vous rentrez dans le monde du travail vous pensez pas aux indemnité vous toucher contraire on est exactement là accéder à un CDI aujourd'hui pour un jeune on sait que c'est le parcours du combattant c'est d'abord multiplier les stat million de stagiair dans ce pays et on sait très bien que c'est pas seulement des tils de formation à l'université que les stages sont beaucoup utilisés pour contourner le droit du travail donc ne pas être payé ou être payé la moitié du SMIC pour en fait occuper un poste de travail donc 1 million de stagiaires énormément de CDD 65 % des CDD dans notre pays il concne les je moi je suis pas d'accord avec ça enfin en tout cas quand on traverse ce tunnel de précarité à la fin on accède au CDI et là maintenant on nous dit que justement ce CDI avec le principe des du plafonnement des indemnités prudomal en fait le CDI c'est plus une sécurité on va pouvoir être des salariés jetables vous êtes pour l'amendement du projet de loi ou vous êtes pour son retrait complètement nous sommes pour son retrait parce que quand on regarde les 52 articles de ce projet de loi moi je n'arrive pas à voir les articles qui font avancer les droits des salariés et par contre je vois une succession de mesures qui va nous précariser sur le temps de travail la rémunération et et les licen vous organisez une manifestation mercredi le 9 combi combien de personnes attendez-vous alors mercredi ce sera on va dire une première journée d'action c'est comme ça on l'a dit depuis le début il y a certaines universités qui rentrent tout juste de vacances là depuis depuis aujourd'hui exactement donc l'objectif mercredi c'est surtout d'avoir le plus d'assemblées général poss possible dans les général vous allez défiler dans les rues donc il va y avoir une cinquantaine d'assemblée général il y a des rassemblements qui sont prévus dans plusieurs dans plusieurs villes mais ce qui est très important pour nous c'est que enfin les étudiants se saisissent concrètement de l'enjeu il y a une grosse mobilisation en ligne sur les réseaux sociaux et on sait très bien que pour faire reculer le gouvernement faut passer à l'étape d'après et ça commence mercredi l'UNF c'est combien de d'adhérents l'UNF c'est un peu plus de 30000 adhérents c'est surtout 42 % des voix à la dernière élection nationale qui a eu lieu donc sur ce terrainlà évidemment on se sent légitime pour porter la voix des étudiants et des jeunes en général parce qu'on pense que c'est important que notre génération elle est une parole dans le débat public est-ce que la manifestation pourrait à terme se transformer en grève écoutez l'objectif pour nous c'est déjà d'impliquer le plus d'étudiants dans cette mobilisation quand on regarde un petit peu le mois de mars devant nous je le disais mercredi première journée d'action ça doit vraiment être un point de départ on a une nouvelle journée de manifestation qui sera le 31 vous savez cette fois appelé après la présentation du projet de loi tout à fait avec les syndicats professionnels parce qu'on pense que c'est très important que cette bataille elle soit pas menée évidemment uniquement par les étudiants et les jeunes mais qu'on fasse ça au est ça pe transformer en grêve universit là c'est les assemblées générales ça qui le décide les modalités d'action c'està-dire comment à partir du moment où on conteste un projet de loi on rentre dans la bataille manifestation grève c'est les assemblées Gén vous êtes favorable à une une grève nous en tout cas on est favorable au à construire le plus possible cette mobilisation encore une fois c'est les étudiants qui décident les étudiants vont décider je crois que c'est ça qui est très important il faut se rendre compte que ce qui est en train de se passer en ce moment ça dépasse largement l'UNEF nous on fait notre rôle de syndicaliste quand il y a un projet de loi dangereux on le dit et on travaille à la mobilisation avec avec les étudiants et ce qui se passe depuis quelques temps le millions de signatures de pétitions l'envie que les jeunes ont d'aller dans la bataille tout ça ça nous dépasse les jeunes qui vont décider en tout cas je suis progressiste est-ce que ce ce gouvernement est encore de gauche à vos yeux en tout cas sur la politique d'emploi si là on prend euh ce projet de loi comm lui je ne vois pas ce qu'il y a de progressiste progressiste qu'est-ce qui améliore la situation des salariés dans ce projet de loi je ne vois pas et malheureusement euh on a un sentiment de déjà vu il y a 10 ans c'était Dominique de Villepin avec le contrat premè embauche voilà le CPE qui nous tenait à peu près le même discours accepter la précarité pour rentrer dans le marché du travail c'est intolérable ça ça c'est intolérable mais ça se fait dans d'autres pays pourtant en Angleterre notamment déjà il y a deux débats le premier débat c'est jusqu'où on va dans la précarité je le disais tout à l'heure admettons partons de ce principe faut accepter la précarité pour rentrer dans le marché du travail mais déjà 1 million stagiaire 75 % des CDD on va jusqu'où dans la précarité avec cette logique malheureusement on a la réponse là avec le projet de loi on dit il faut aller jusque autoriser les licenciement abusifs vous savez que vous êtes au centre de beaucoup d'enquêtes journalistique hein j'entends et on dit mais vous êtes peut-être la la marionnette des des politiques vous fait quoi de d'entendre ça bon je crois que c'est assez méprisant bon pour moi mais c'est pas tant le sujet pour les militants de de l'UNEF je crois que ça fait maintenant un certain temps qu'on a réussi à prouver notre indépendance et que finalement ce qui se passe aujourd'hui est très simple he je le disais il y a 10 ans un gouvernement fait un projet de loi contre les jeunes l'UNEF mobilise aujourd'hui un gouvernement fait un projet de loi contre les jeunes mais l'UNF c'est souent un trin aussi pour une carrière politique c'est votre désir non moi mon souhait c'est si vous voulez tous savoirce pour Yachi Bruno Jul ça ass vieux moi de toute façon je je n'ai pas de pouvoir de police sur la carrière professionnelle des anciens présidents de lun c'est pas mon c'est pas mon sujet si vous voulez savoir moi ce qui m'intéresse plus tard c'est de m'insérer dans l'économie sociale et solidaire c'est ça que j'ai envie de faire d'acc on dit aussi mais il a 27 ans qu'est-ce qu'il fait encore à la tête d'un syndicat étudiant il devrait être dans la vie active oui enfin on dit certains disent parce que ils veulent attaquer l'UNEF ils pensent que en s'attaquant à leur président ça remettre en cause la légitimité de ce mouvement bon écoutez je j'assume complètement mon parcours personnel il y a des années on en parlait tout à l'heure où j'ai dû travailler pour financer mes études non c'est plus le cas heureusement vous ê en qu en quelle spécialité je suis en 2e cycle au knnam d'économie sociale et solidaire d'accord et vous aurez terminé vos études quand alors bah le plus vite possible faut que je rende un mémoire donc bon ça va peut-être être un peu compliqué de travailler dessus au mois de mars il y a une mobilisation mais c'est je rattraperai à la fin de l'année universita normalement vous devriez rentrer dans la vie active quand bah à la rentrée ou plus tard ça ça dépendra du mandat que me donneront les adhérents de l'UNEF c'esti qui décide qui est président quand est-ce qu'on change de président ou de présidente alors il y a un autre sujet un peu spécial parce que il concerne évidemment pas tout le grand public mais il y a une polémique qui est née sur le passage de Master 1 à Master 2 avec une critique qui est formulée auprès de certaines universités qui feraient une sélection qui font une sélection d'ailleurs on en est où de ce sujet quelle est la situation exactement ça fait plus d'une quinzaine d'années qu'il y a de fait des pratiques sélectives des universités à l'entrée du Master 2 pourquoi ça se passe là ben ce qui a changé c'est que finalement des étudiants qui ont sollicité des avocats et qui sont rendus compte que en fait les textes réglementaires dans leur forme actuelle ne tenaient pas et ne permettaient pas de légaliser cette sélection donc il y a une insécurité juridique à l'heure actuelle et nous la position qu'on essaie de prendre c'est de dire au-delà de régler l'insécurité juridique de cette sélection master il faut surtout réfléchir à comment on fait avancer les droits des étudiants parce que s'il y a des étudiants qui font des recours à cause de la sélection en Master 2 c'est des étudiants qui n'arrivent pas à finir leurs études qui n'ont aucune formation donc le ministère doit prendre un décret sur cette on espère qu'il se contentera pas du statut on verra j'espère que ce sera pas seulement le statut quo et que dans ce décret il y aura un droit à la poursuite d'études en master 2 qui sera garanti pour donc la sélection non en tout cas qui assure que l'étudiant puisse trouver une inscription en Master 2 c'est une solution de compromis d'urgence qu'on propose mais qui est importante parce qu'un étudiant qui a fait 4 ans d'études et à qui l'université explique il y a rien pour toi tu peux plus t'inscrire l'année prochaine on pense que c'est quand même un vrai problème c'était le de William Martin qui nous a dit bien que ce projet de loi il était fermement contre et que était contte parce que c'est une façon de précariser encore un peu plus l'emploi des jeunes et notamment de ceux qui sortent de leurs études et de ceux qui travaillent en même temps que leurs études il nous a dit bah la grève c'est pas pour tout de suite pour le moment c'est déjà une un mois d'action ce mois de mars mercredi puis après le 31 mars je crois ça sera la deuxème journée d'action avec les syndicats professionnels cette fois il regrette de ne pas être reçu par le Premier ministre et le gouvernement à cette occasion pour en par en tous les cas ce qui est sûr c'est que lui c'est pas une vie politique qui a en ligne de mire après ces années de syndicalisme et d'études c'est de travailler dans l'économie solidaire merci Martin [Musique]