Le journal de 8h - 16/06
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« Masqué mais pas muselé, médecin aide-soignant, infirmier dans la rue aujourd'hui. »
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« Pourquoi la France a-t-elle autant manqué de masques face au Covid-19 ? »
- 4:38PrésentateurFait
« Édouard Philippe va-t-il rester Premier ministre encore longtemps ? »
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« Il juge inadmissibles les violents troubles à l'ordre public et les actes d'intimidation qui ont lieu depuis vendredi. »
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« Le nouveau protocole sanitaire pour les écoles va être dévoilé ce soir. »
- 7:35PrésentateurFait
« Il devrait permettre d'accueillir tous les élèves en classe dès lundi prochain. »
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« Hollywood a dévoilé la date de la prochaine cérémonie des Oscars, cérémonie repoussée de deux mois à cause de la pandémie. »
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Vous écoutez RMC. Mardi 16 juin, l'info sur RMC. Céline Calman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour à tous. Masqué mais pas muselé, médecin aide-soignant, infirmier dans la rue aujourd'hui. Après les promesses, il réclame du concret et maintenant de la part du gouvernement. Il veut rester mais pourrait partir. Edouard Philippe confirme dans la presse régionale qu'il restera à Matignon même s'il est élu au Havre. Mais le Premier ministre nuance, je pourrais être de retour dans ma ville bien avant 2022. Nous serons à Dijon dans ce journal le lendemain d'une nouvelle soirée de violence.
Des dizaines de personnes armées rassemblées dans le quartier sensible des Grésil, 4 personnes interpellées. Bienvenue à tous sur RMC. Ils n'ont pas compté leurs heures pendant 3 mois, ont été célébrés en héros tous les soirs à 20h, applaudis pendant de longues minutes depuis la fin du confinement. Les soignants n'entendent plus rien et comptent bien aujourd'hui mener une démonstration de force. 220 rassemblements partout en France pour réclamer un meilleur système de santé des soignants qui aimeraient être soutenus par toute la population. Caroline Philippe. Bonjour madame. Tracte à la main, Rémi tente de convaincre les passants de venir le rejoindre pour manifester.
Mais ce brancardier se heurte aux contraintes des uns. Je ne peux pas, moi je travaille. Ou aux impératifs familiaux des autres.
Je m'avais une mère dont il faut que je m'occupe. Voilà, mais sinon, oui, oui, oui, on y serait certainement.
Chez eux, tous pourtant, ont applaudi à 20h, 55 jours du rang, pour défendre l'hôpital public et soutenir les soignants. Élodie regrette de ne pas pouvoir être présente cet après-midi.
C'est quand même grâce à eux qu'on est soignés. C'est normal que nous, de notre côté, on puisse les soutenir. Même si je ne fais pas partie de ce milieu-là, j'attends plus. Pour eux, c'est quand même, ils donnent leur vie pour soigner les gens. Voilà, je pense que ça mérite plus qu'une médaille. Amère, Rémi, jeune brancardier mobilisé pendant la crise, se sent oublié. Ça fait mal. Depuis le déconfinement, il n'y a plus rien. Ça a cessé, aussi comme ça a commencé. Voilà, il y avait un élan de solidarité qui nous a fait plaisir. Mais maintenant, on attend beaucoup plus d'eux.
Nous, par contre, ce qu'on réclame, ce n'est pas un effet de mode, ce n'est pas des applaudissements, ce n'est pas tout ça. C'est vraiment du concret.
Pour ceux qui ne peuvent pas rejoindre le cortège, Rémi leur propose de se mettre à nouveau à leur fenêtre à 20h pour les applaudir en signe de soutien. Les soignants dans la rue pour réclamer des comptes, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, elle veut tirer les leçons de ces trois mois de crise. Pourquoi la France a-t-elle autant manqué de masques face au Covid-19 ? Le confinement a-t-il été trop tardif ? L'Assemblée va tenter de disséquer ses manquements. Et c'est Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, qui sera le premier à être auditionné. Paul Barcelone.
Stock de masques mis en œuvre des tests, les députés de la commission d'enquête se sont donnés six mois pour faire toute la lumière sur les dysfonctionnements survenus pendant la crise. Plusieurs auditions sont déjà à l'agenda, notamment celles des derniers directeurs généraux de la Santé et de Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique. Les députés convoqueront ensuite le ministre de la Santé et certains de ses prédécesseurs ou encore le très controversé professeur Didier Raoult. Au programme aussi, des investigations dans les EHPAD où plus de 10 000 résidents sont morts, soit près d'un tiers du nombre total de décès en France.
C'est l'un des gros points noirs pour le gouvernement. Mais les travaux de cette commission pourraient se télescoper avec le calendrier judiciaire. Le parquet de Paris a en effet ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire sur la gestion de la crise par les pouvoirs publics.
À partir de 10h30 ce matin, Emmanuel Macron est attendu sur le site de production de vaccins de Sanofi à Marcy-l'Étoile. C'est dans le Rhône. Le chef de l'État va notamment visiter un laboratoire. Il échangera aussi autour de la recherche d'un vaccin contre le Covid-19. En Chine, les mots très inquiétants ce matin du maire de la capitale Pékin. Il parle de situations extrêmement graves, de courses contre la montre. Une centaine de cas positifs détectés en cinq jours. Un regain de contagion qui est parti d'un gigantesque marché, l'un des plus gros d'Asie. Ce matin, une trentaine de zones résidentielles sont en quarantaine. Écoutez Stéphane, expatrié français, joint par Victor Joannin.
Il ne peut plus quitter la capitale chinoise.
Depuis samedi, c'est la douche froide. Il y a les vols intérieurs qui s'annulent les uns après les autres. Tout est annulé parce que les autres villes n'autorisent plus les habitants de Pékin de venir. On est dans une prison, dans une ville de 22 millions d'habitants, mais on est en prison. Là, on fait un bond de six mois en arrière.
RMC 8h06. Édouard Philippe va-t-il rester Premier ministre encore longtemps ? La question était latente ces derniers jours. Elle se pose encore plus ce matin après l'interview qu'il a accordée au journal Paris-Normandie. Il y a douze jours maintenant du second tour des municipales, le chef du gouvernement laisse entendre qu'il pourrait retourner au Havre s'il est élu. Au plus tard, en mai 2022 mai, peut-être beaucoup plus tôt, Jérémy Trottin.
Oui, un Premier ministre populaire qui met donc publiquement son destin entre les mains du chef de l'État. Après la crise du coronavirus, Emmanuel Macron veut remanier son équipe. C'est un secret de polichinelle, me disait encore hier un ministre. Mais la question est bien de savoir jusqu'où ira le Président de la République. Ira-t-il jusqu'à remercier le chef du gouvernement ? Si la décision n'est pas prise, jurait récemment un proche du chef de l'État, des gages ont en revanche été demandés au Premier ministre. S'il veut rester, il est urgent qu'il fasse sa mue, me confie un marcheur historique.
Il faut qu'il reconnaisse ses erreurs sur les 80 km heure et qu'il change une partie de son équipe à Matignon, jugé trop autoritaire. Réponse du principal intéressé, ce matin dans les colonnes de Paris-Normandie, le chef de l'État sait qui je suis, ce que j'incarne, ce que je peux faire et ne pas faire. Cela semble donc apprendre ou à laisser.
Jérémy Trottin, chef du service politique de la RMC. Il a fallu attendre 22 heures hier pour que la situation se calme à Dijon. Pour la quatrième soirée consécutive, la ville a été le théâtre de vives tensions. Des tirs en l'air, des caméras de vidéoprotection visées, des poubelles, voitures incendiées. Les forces de l'ordre ont dû disperser des dizaines de personnes armées de barres de fer et d'armes de poing dans le quartier sensible des Grésilles, où l'on vous retrouve pour RMC Maxime Brandstatter. Le gouvernement seront sur place ce matin.
Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est attendu ici. Il devrait arriver dans la journée. Déjà hier, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a réagi. Il juge inadmissibles les violents troubles à l'ordre public et les actes d'intimidation qui ont lieu depuis vendredi. Il a promis une réponse ferme. Les habitants sont choqués. On a pu parler avec un père de famille. Son appartement donne juste sur la place où il y a eu le rassemblement. Il nous raconte que ses enfants sont traumatisés. Ils ont entendu des coups de feu. Aujourd'hui, leurs parents n'iront pas au travail. Ils vont rester auprès d'eux pour les réconforter.
Cette famille, comme les autres habitants du quartier des Grésilles, craignent une cinquième soirée de violence. Hier soir, 200 hommes cagoulés et équipés de ce qui semblait être des armes à feu se sont réunis ici. Ils ont incendié des voitures et des poubelles. Le calme n'est revenu qu'à 22h après l'intervention des CRS et des gendarmes mobiles appuyés par le RAID, l'unité d'élite de la police nationale. Mais pendant la nuit, d'autres quartiers sensibles de la ville ont connu des incidents. Dans la commune de la Chénov' au sud de Dijon, une vingtaine de voitures ont été incendiées d'après une source policière.
Maxime Brandstatter avec Nicolas Traineau envoyé spécial à Dijon. La clé d'étranglement en sursis. La technique d'interpellation est maintenue jusqu'au 1er septembre en attendant qu'une autre manière soit trouvée. Annonce du directeur général de la police hier soir. Ce que réclamaient les syndicats de police qui souhaitent toujours s'entretenir avec Emmanuel Macron. Le nouveau protocole sanitaire pour les écoles va être dévoilé ce soir. Il devrait permettre d'accueillir tous les élèves en classe dès lundi prochain. Présence obligatoire, a dit le chef de l'État dimanche soir. Et le retour massif des élèves devrait aussi permettre aux parents d'arrêter le télétravail.
Mais certains salariés, vous allez l'entendre, aimeraient un entre-deux qui permette de mieux concilier vie privée et entreprise. Romain Poiseau. Après trois mois en télétravail, Florence, conseillère dans le milieu culturel, doit retourner travailler au bureau, un peu à contre-cœur. Je pense qu'on s'est tous rendu compte qu'on pouvait faire beaucoup de choses en télétravail. On peut souffler quand on a besoin de souffler, voir nos enfants un peu plus le matin. Et en même temps, au bout d'un moment, on n'a pas le rythme finalement du travail avec des échanges avec les collègues, avec les rendez-vous clients et tout ça.
Alors pour Florence, le compromis serait de négocier auprès de son employeur au moins un jour de télétravail par semaine. On a vécu 100% en présentiel, 100% en télétravail. Bon ben là, le juste milieu, un peu des deux quoi. Le télétravail, oui, mais à petite dose. Pour Benoît Serres, vice-président de l'Association nationale des DRH, les entreprises veulent retrouver un rythme normal pour ensuite songer au télétravail.
Un peu de télétravail, pourquoi pas ? Mais la première chose, c'est retrouver un modèle de fonctionnement et de productivité normal, juste normal. Le télétravail 100% du temps, c'est le délitement assuré de l'entreprise.
Et pour lui, il faut que le gouvernement assouplisse au plus vite les règles sanitaires pour que les entreprises reprennent une activité normale. Et puis Hollywood a dévoilé la date de la prochaine cérémonie des Oscars, cérémonie repoussée de deux mois à cause de la pandémie. Ce sera finalement le 25 avril 2021. Puis les réalisateurs, ils auront aussi plus de temps jusqu'en février pour présenter leurs films dont les tournages ont été stoppés pendant le confinement. Merci Céline.