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Podcast / conversationRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 9 juin 2024 7 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Résultat des élections européennes : Que retenir ? Débat avec Clotilde Brossollet, Samuel Pruvot et Frédéric Mounier 1/2

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:51OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il voulu dissoudre l'Assemblée ?

  • 4:35OuverteRéponse directe

    Pourquoi le projet de loi fin de vie est-il en fin de vie ?

  • 5:09OuverteRéponse partielle

    Le changement de Premier ministre en janvier était-il une erreur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Locuteur non identifiéFait
    « J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. »
  • 1:18Locuteur non identifiéFait
    « Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale. »
  • 1:23Locuteur non identifiéFait
    « Je signerai dans quelques instants le décret de convocation des élections législatives qui se tiendront le 30 juin pour le premier tour et le 7 juillet pour le second. »
  • 2:49InvitéFait
    « ah bah non, pour devenir président de la République, bah non François Hollande c'est vraiment un boulet. »
  • 4:22InvitéFait
    « Mais aujourd'hui, son programme de gouvernement se résume à pas grand-chose. »
  • 4:37InvitéFait
    « même le projet de loi fin de vie, et Dieu sait qu'on en a beaucoup parlé. Il est en fin de vie. »

Temps de parole

  • Présentateur39 %
  • Présentateur 230 %
  • Invité13 %
  • Invité 213 %
  • Locuteur non identifié6 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. Actualité très forte ce matin, alors exceptionnellement pas de revue de presse. Balayons tout de même les titres de la presse nationale et en une de vos quotidiens un visage. Celui d'Emmanuel Macron qui annonce l'application de l'article 12 de la Constitution. Il dissout l'Assemblée nationale, annonce hier soir peu après 21h du Président de la République, le choc après les européennes, la dissolution, titre de Figaro, quand Lacroix parle d'un séisme, pari extrême pour libération. Je vous propose d'en parler ce matin avec trois observateurs.

Nous allons commenter ce qui est quand même un coup de théâtre. Pour cela, je suis accompagné par Frédéric Mounier, ancien journaliste quotidien Lacroix, présentateur des Racines de l'Histoire sur rcf. Bonjour Frédéric. Des Racines du Présent. Des Racines du Présent, pardon. Pas Racines du Présent, Clotilde Brosselet, éditrice et éditorialiste. Bonjour Clotilde. Bonjour Pierre-Hugues. Et Samuel Pruveau, journaliste à Famille Chrétienne. Bonjour. Merci à tous les trois de vous être rendus disponibles pour parler de cette dissolution. La surprise du chef, il était peu après 21h hier soir qu'en soudain.

1:11
Locuteur non identifié

J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale. Je signerai dans quelques instants le décret de convocation des élections législatives qui se tiendront le 30 juin pour le premier tour et le 7 juillet pour le second. Frédéric Meunier, est-ce que vous êtes tombé de votre chaise ou de votre canapé ?

1:37
Invité

Oui, oui, je suis tombé de ma chaise, de mon canapé. Comme tout le monde, ça faisait partie de l'une des hypothèses qui étaient évoquées, mais personne n'y croyait. Je crois que la présidente de l'Assemblée nationale n'y croyait pas non plus et que le Premier ministre n'y croyait pas non plus. Donc nous sommes tous tombés de notre chaise et c'est un véritable séisme politique. Clotilde Brosselet, c'est votre cas aussi ? Oui, la dissolution, tout le monde en parlait depuis le début de ce quinquennat, mais moi je n'y ai jamais vraiment cru, ça me semblait être un peu une sorte de spectre comme ça.

2:02
Présentateur

Un peu comme si c'était impossible.

2:03
Invité

Impossible, et puis surtout quand on voit l'échiquier politique aujourd'hui, pourquoi dissoudre ? Pour avoir une nouvelle majorité absolue, un peu probable, donc j'avoue qu'hier, sans voix.

2:14
Présentateur

Étonnement aussi de votre part, Samuel Prévost. Moi aussi je suis tombé de ma chaise, mais en interrogeant cette nuit quelques politologues, je me souviens d'un qui m'a dit en fait si on regarde l'histoire, l'itinéraire politique d'Emmanuel Macron, il a toujours joué son va-tout dès le début. Et lui me faisait part, c'est pas un scoop, enfin si c'est quand même intéressant, d'une rencontre avec Emmanuel Macron juste avant la campagne de 2017. Et en fait il avait une question à lui poser à ce sociologue, en l'occurrence c'était Gaël Brossier. Et il lui a dit mais en fait est-ce que le PS est le bon cheval pour que je devienne président de la République ?

Alors le politologue lui a dit ah bah non, pour devenir président de la République, bah non François Hollande c'est vraiment un boulet. Il a dit ouais c'est ce que je crois, ils sont nuls et donc je vais les trahir. Il lui a dit comme ça. Et donc ça veut dire que, enfin selon ce politologue auquel je fais confiance, il avait vraiment, c'est pas du tout une blague, quand il était ministre de l'économie, il avait déjà les plans de bataille de la présidentielle contre son propre camp. Donc en fait, soyons pas trop étonnés qui jouent son vatou, c'est un homme qui joue vraiment avec le feu. Mais là, qui trahit-il en faisant ça ?

3:20
Invité

Ces députés, ces propres députés qui ont été surpris et c'était intéressant de les entendre hier soir. Ils étaient en difficulté. Ils étaient en difficulté. Ils savent très bien qu'ils ont un arrêtement local assez faible sur une campagne qui va être extrêmement courte, 20 jours. Là, il va y avoir quelques jours pour se décider et je pense qu'en fait, ils déstabilisent l'ensemble de l'échiquier politique, son propre camp pour commencer, à part lui. Finalement, qui aime ? Il aime ses combats.

3:44
Présentateur

Et peut-être, posons-nous la question directement. Pourquoi est-ce qu'il fait ça ? Parce qu'en fait, là, on dit qu'il aime bien trahir, mais ça ne suffit pas à expliquer. Frédéric Mounier, pourquoi Emmanuel Macron a-t-il voulu dissoudre l'Assemblée ? Qui le sait ?

3:57
Invité

Je pense que c'est parce qu'avant tout, aujourd'hui, c'est un homme seul. C'est un homme seul qui n'a pas de parti, qui n'a pas de gouvernement, qui est tout seul et qui joue son va-tout tout seul. Je pense que le petit magicien a fait pchit, celui en lequel nous avons pu croire en 2017. C'est vrai qu'il a dû affronter les crises, les crises de la Covid, les crises des Gilets jaunes, les crises de l'Ukraine et qu'il a tenu le pays malgré tout. Mais aujourd'hui, son programme de gouvernement se résume à pas grand-chose. Tout va être à l'arrêt. Aucune réforme ne va pouvoir avoir lieu d'ici quelques mois. Nous sommes dans l'incertitude la plus totale.

4:33
Présentateur

Oui, parce que vous parliez de pas de réforme. En fait, très concrètement, même le projet de loi fin de vie, et Dieu sait qu'on en a beaucoup parlé. Il est en fin de vie.

4:39
Invité

C'est peut-être la bonne nouvelle de la soirée. Voilà, exactement. C'est la seule bonne nouvelle de la soirée. La réforme de l'assurance chômage, qui était particulièrement brutale dans un pays dont le taux de chômage est relativement faible, c'était peut-être pas la priorité.

4:49
Présentateur

Pascal Morinière, d'ailleurs, la présidente des AFC, a tweeté hier soir l'euthanasie euthanasiée pour parler de ce projet de loi fin de vie. Il n'y a plus de projet. En plus, est-ce que c'était le moment favorable, pour reprendre une expression qui peut être biblique, le moment favorable de le faire, alors même qu'il avait déjà tenté un coup politique en changeant de Premier ministre en janvier ? Est-ce que le fait de nommer Gabriel Attal à la place d'Elisabeth Borne, rétrospectivement, c'était une erreur ? Samuel Pruvaux.

Pour revenir à ces images bibliques, le moment biblique par excellence, c'est le kairos, donc c'est un mot emprunté au grec, c'est un moment spécial où finalement, il y a une chose à faire qui paraît impossible et qui pourrait être possible. Et donc, je pense qu'Emmanuel Macron, il y a sans doute chez lui de la folie, de l'égocentrisme, de la solitude, mais il croit vraiment en sa bonne étoile, même si tous les autres la voient disparaître.

Et dans cet acte un peu déraisonnable, je pense que lui estime que c'est justement le kairos, sauf que, contrairement à beaucoup d'auditeurs de RCF, son kairos à lui, c'est un kairos de l'Antiquité, donc c'est un kairos qui est ultra mortel et dans lequel il n'y a pas de grâce. C'est-à-dire que ça passe ou ça casse. Par exemple, comme Moïse se pointe devant la mer rouge avec son bâton et fait confiance à la promesse du Dieu vivant d'Israël, en fait, la mer rouge, je ne sais pas si elle était très profonde, mais elle s'est vraiment ouverte. Là, en fait, il y va avec son bâton et ce bâton, il n'y a aucune divinité qui va l'aider à ouvrir la mer rouge.

C'est là où, en fait, il y a quelque chose de pathétique et à la limite, il y a une certaine soit folie ou grandeur. Je pense qu'il y a beaucoup de folie et il y a un peu quand même de grandeur dans son attitude. C'est un peu trop facile de tous le piétiner ce matin. Ce que vous dites, c'est qu'il y a la grandeur à l'idée d'oser la dissolution. Ah bah oui, je veux dire, si c'était un homme raisonnable et si c'était juste un politique pantouflard, il n'avait qu'à rester, attendre tranquillement, justement, dansant son canapé et sans tomber de son canapé. La fin de son mandat, ce n'était pas brillant mais au moins, ça lui permettait de survivre.

On continue d'en parler avec Samuel Pruveau, Clotilde Brossolet et Frédéric Mounier. Dans 10 minutes, la dissolution annoncée hier soir par le président de la République. Vous êtes bien à l'écoute de RCFA tout de suite. Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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