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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 25 novembre 2023 42 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTransportsInstitutions & électionsLogement

Pascal CHARMOT : Maire LR de Tassin la demi-lune et Conseiller Métropolitain

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 37 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est le cas aussi à Tassin la demi-lune, sur les violences intrafamiliales notamment ?

  • 4:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un sujet aussi plus large de l'égalité hommes-femmes, de la manière dont peut-être les femmes peuvent circuler différemment dans l'espace public ?

  • 6:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous, vous le ressentez, vous le vivez, vous l'avez déjà vécu personnellement, est-ce que vous êtes attentif à cette crispation des rapports sociaux et du bien-vivre, en fait, ensemble ?

  • 9:22RelanceRéponse directe

    Est-ce que l'autorité est un peu bafouée ? Comment est-ce ? Ça n'expliquerait pas qu'un certain nombre de personnes démissionnent.

  • 11:08OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas devenu de plus en plus compliqué ? Est-ce que vous pouvez illustrer un petit peu pourquoi c'est devenu difficile ?

  • 13:24OuverteRéponse directe

    Comment on fait dans ces cas-là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:36Invité politiqueFait
    « Dès 2014, dans l'ensemble du sujet sur la sécurité au quotidien, nous avons fait le choix d'agir particulièrement en direction notamment des femmes victimes de violences intraconjugales. »
  • 5:35Invité politiqueFait
    « Nous avons une police municipale qui travaille de 6h du matin à 23h. »
  • 12:29Invité politiqueChiffre
    « Pour nous, c'est de l'ordre de 200 à 250 000 euros par an. »
  • 15:28Invité politiqueFait
    « Nous avons, nous, à Tasson-Lemilune, un projet qui est en cours et qui va être réalisé entre 2024 et 2025. C'est le projet du pôle public du parc de la Rode sur un terrain d'environ 10 000 m2 où nous allons réaliser un parc et une nouvelle école. »
  • 15:43Invité politiqueChiffre
    « C'est un investissement de 16 millions d'euros pour lequel nous voulons éviter d'emprunter parce que le coût de l'emprunt aujourd'hui est très élevé comme pour les particuliers. »
  • 18:43Invité politiqueChiffre
    « Il nous manque 1000 logements sociaux pour être en respect de la loi qui demande 25%. »
  • 23:45Invité politiqueFait
    « Sa volonté très clairement affichée de jeter à la fosse le projet de métro et quelque part tous les projets de métro. »
  • 28:42Invité politiqueFait
    « mais au final de ne pas desservir Tassin la demi-lune »
  • 30:56Invité politiqueFait
    « il y a eu 44 maires qui ont signé une tribune il y a un peu plus d'un an pour dire que cette gouvernance devait changer »
  • 31:03Invité politiqueFait
    « elle est autocratique elle est autoritaire et elle ne repose pas sur une adhésion des territoires »
  • 32:15Invité politiqueFait
    « n'est-il pas en train d'adopter la méthode Coué de se convaincre que le résultat va être atteint alors que les complications naissent les unes après les autres »
  • 35:24Invité politiqueChiffre
    « nous sommes aujourd'hui à pratiquement 25 000 habitants je rappelle qu'on a eu plus 20% d'augmentation de la population entre 2010 et 2020 »
  • 38:02Invité politiqueFait
    « nous avons mis en place des capteurs de pollution sur Tassin-la-de-Milune »
  • 38:18Invité politiqueFait
    « nous avons installé une douzaine de capteurs dans la ville qui mesurent le bruit comme la pollution »
  • 38:50Invité politiqueFait
    « on ne viendra plus récupérer les déchets sur les marchés forains à partir de 2024 »
  • 39:15Invité politiqueFait
    « nous pensons et je le dis avec madame le maire de Sainte-Foye-les-Lions que c'est illégal »
  • 40:03Invité politiqueChiffre
    « avec un million d'euros dans le cadre de ce qu'on appelle le projet de territoire »
  • 40:24Invité politiqueFait
    « chaque enfant qui rentre en petite section de maternelle reçoit une plante un arbre quelque chose à pouvoir faire grandir »

Temps de parole

  • Invité politique70 %
  • Présentateur28 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission d'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon Première. On va partir dans l'ouest lyonnais, comme on dit souvent, avec vous Pascal Charmeau, bonjour.

0:24
Invité politique

Bonjour Frédéric Duval.

0:25
Présentateur

Vous êtes le maire de Tassin-la-2001, par ailleurs conseiller métropolitain, LR toujours. C'est ça. Et maire, c'est votre deuxième mandat de maire. Oui, le premier en 2014. Exactement, on va parler évidemment de votre commune, on va parler du bilan de mi-mandat, on va parler de mobilité, parce que nos auditeurs le savent bien, Tassin est un point, une porte d'entrée en face. Souvent on a des sujets de mobilité avec vous, parce que c'est un élément géographique qui le veut. On va aussi commencer par des questions d'actualité. Je vais me servir du fait qu'aujourd'hui, nous sommes, ce samedi, c'est la journée internationale des violences faites aux femmes.

C'est une journée particulière, un moment important. Vous étiez, il y a quelques jours, j'y étais aussi sur le salon des maires de France, qui est là aussi un moment important. Il y avait un atelier qui était consacré à ces questions, à ces enjeux, et où on expliquait combien les élus aujourd'hui ont un rôle à jouer important en proximité vis-à-vis de ce sujet. Est-ce que c'est le cas aussi à Tassin la demi-lune, sur les violences intrafamiliales notamment ?

1:26
Invité politique

Oui, c'est le cas. Et je vous remercie d'évoquer ce point, car dès 2014, dans l'ensemble du sujet sur la sécurité au quotidien, nous avons fait le choix d'agir particulièrement en direction notamment des femmes victimes de violences intraconjugales. Et notre action consiste prioritairement à mettre à leur disposition des logements d'urgence. Nous en avons actuellement six, qui est un nombre très important sur l'agglomération. Nous sommes sans doute dans les toutes premières communes en termes de réponse par le logement d'urgence aux femmes victimes de violences intraconjugales, et nous allons en réaliser de nouveau. D'ici la fin du mandat ?

D'ici la fin du mandat, et possiblement d'ici la fin de l'année prochaine.

2:15
Présentateur

On sait que c'est très important, quand on s'intéresse à ces questions, de pouvoir à un moment, quand malheureusement la violence est présente, je ne rappellerai pas les chiffres, mais ils sont tellement graves et tellement importants que c'en est parfois un peu vraiment angoissant, de pouvoir extraire la maman, les enfants, etc.

Parce que c'est malheureusement souvent ceux, il y a quelques hommes victimes, mais c'est une minorité, dans des endroits, c'est aussi important de pouvoir, et l'atelier l'évoquait bien, mobiliser aussi un certain nombre de personnes et de personnels, c'est-à-dire qu'à la fois les élus, à la fois parfois le personnel, notamment au sein du CCS, pour faire en sorte que les gens soient capables de découvrir, de cerner, d'observer des signaux faibles, pour pouvoir bien accompagner et orienter vers des associations. Et je sais qu'il y a aussi beaucoup d'associations sur Tassin qui travaillent sur ces sujets.

2:59
Invité politique

Alors oui, effectivement, c'est un travail d'abord qui se fait dans la discrétion, dans la confidentialité, et pour ça, le CCS est tout à fait approprié. Nous avons au sein de notre CCS, justement, un agent, et au sein de la police municipale aussi, un agent référent sur la question des violences faites aux femmes, et qui travaille justement à identifier avec les forces de gendarmerie. Nous avons la chance d'avoir une gendarmerie qui est au contact de la population quotidienne comme nous, qui recense aussi ces phénomènes de violences intraconjugales.

Et c'est l'ensemble de ces moyens, de ces ressources humaines qui est mobilisé pour justement identifier les situations, aller vers les femmes victimes de violences, leur parler de ce que nous pouvons faire, comment les accompagner, et de trouver à la fois le message, mais le temps nécessaire. Car c'est toujours une décision difficile. En tout cas, à chaque fois, pour nous, c'est une étape, une étape vers une autre solution de vie et de projet de vie, en particulier pour passer du logement d'urgence à un logement pérenne.

4:12
Présentateur

Et nous travaillons aussi sur ce processus. Ce processus à la fois d'accompagnement et aussi peut-être d'éducation, parce que ce sujet des violences intrafamiliales, elle est aussi, et nous renvoie à des questions plus peut-être profondes de sociétés sur lesquelles certainement vous avez un avis, globalement de l'égalité hommes-femmes et de la manière dont on considère les femmes aujourd'hui. On a la chance d'être en France par rapport à un tas d'endroits, mais c'est quand même pas toujours simple.

Est-ce que c'est un sujet aussi plus large de l'égalité hommes-femmes, de la manière dont peut-être les femmes, parfois, peuvent circuler différemment dans l'espace public, sur l'égalité salariale, sur tous ces sujets ? Est-ce que vous, en tant qu'élu, c'est aussi quelque chose que vous essayez peut-être de mettre en place dans votre collectivité ? Vous êtes attentif à ça ? La loi vous y amène, mais est-ce que vous êtes aussi plus attentif que d'autres ? Vous allez au-delà de ce qui est demandé, en quelque sorte. Au-delà, je ne sais pas.

5:00
Invité politique

Toujours est-il qu'à notre niveau, au niveau de la ville de Tassin-de-Mélune, bien sûr, il y a cette action. Il y a aussi d'accompagner les jeunes femmes, qui peuvent être en situation de fragilité, de façon générale. Et puis, par exemple, dans le quotidien, je pense à des choses auxquelles on ne pense pas spontanément, mais la sécurité dans l'espace public, ça passe par une présence, notamment, de police municipale importante. Nous avons une police municipale qui travaille de 6h du matin à 23h.

et nous travaillons en ce moment, nous avons signé un contrat aussi, avec un prestataire pour l'éclairage public, de façon à améliorer les ambiances lumineuses, les changer, les adapter aux circonstances de fréquentation de nos différents quartiers, différents espaces. Tout ça parce que les personnes ne sont pas toutes égales égales devant le risque du quotidien d'être mis en difficulté, de se demander si elles vont pouvoir se déplacer dans la ville de façon simple, de façon aisée, et surtout en sécurité.

6:14
Présentateur

En sécurité. Alors, c'est vrai que cette question de la violence faite aux femmes, elle débordait aussi un petit peu, malheureusement, parce qu'elle est sans doute le reflet d'une société qui elle-même, je ne sais pas si elle est beaucoup plus violente, ce serait... Il y a un débat, mais en tout cas, ce qui est intéressant quand on regarde de près l'état d'esprit et de l'opinion des Français, ils ont, eux, les Français, souvent le sentiment d'être de plus en plus dans une société un peu fragmentée, un peu plus violente, où les rapports sociaux sont tout de suite plus tendus et on a du mal avec l'autre, avec autrui. Ça s'adresse d'ailleurs parfois, malheureusement, à vous, aux élus.

Il y avait aussi, pendant le Salon des maires, un atelier sur ces questions. Il y a de plus en plus de maires et l'autorité qui est malmenée. Est-ce que vous, vous le ressentez, vous le vivez, vous l'avez déjà vécu personnellement, est-ce que vous êtes attentif à cette crispation des rapports sociaux et du bien-vivre, en fait, ensemble ?

7:03
Invité politique

Oui, effectivement, je le constate. Nous le constatons, je crois que tout le monde le constate dans son quotidien. L'agressivité est plus importante et les agacements, l'impatience est de plus en plus vérifiable, notable dans les rapports humains et dans la relation avec le responsable public. Et en tant que maire, bien sûr, j'ai eu à rencontrer des situations de cette nature.

7:32
Présentateur

Vous êtes à la fois la règle, la norme, le droit et on a l'impression que ça part plus vite. C'est-à-dire qu'il y a moins de discussions, il y a moins de possibilités. J'entendais dans un atelier, je crois, Chloé Morin qui disait que cette politologue, c'est qu'on est passé d'une société, en fait, de citoyens, à une société de consommateurs, comme s'il y avait de plus en plus de demandes, d'urgence, et qu'il fallait régler les problèmes. Vous le voyez, ça aussi, effectivement. Oui, je pense qu'il y a peut-être deux façons

7:58
Invité politique

de l'exprimer, selon moi. Il y a une façon peut-être un peu, comment dire, un peu radicale. C'est celle qui consiste à reconnaître ou à dire, en tout cas, c'est ce que je ressens, c'est que nous sommes dans une société où tout le monde a des droits et les élus n'ont que des devoirs. C'est une chose qui pose effectivement des questions sur la relation avec l'action publique et le bien commun et comment on partage ça. Et cela, aujourd'hui, est difficile parce que la pédagogie qu'il faut faire, elle trouve difficilement sa place parce que ça nécessite d'arriver à comprendre si on partage des choses en commun ou pas.

Et c'est ce commun qui devient aujourd'hui un peu l'exception face aux exigences individuelles. Donc, c'est très difficile. Deuxième chose, c'est qu'il faut expliquer, effectivement, il faut communiquer, il faut dialoguer. Mais parfois, ce dialogue, dans l'instant, il n'est pas audible. Il n'est pas audible. On a le cas, il faut dire à quelqu'un non, il ne faut pas vous garer ici, c'est dangereux. Il y a trop de colère, parfois, qui est présente. Oui, ce n'est pas excusez-moi, c'est je fais comme je veux et vous n'avez rien à me dire.

9:22
Présentateur

Est-ce que, du coup, ce n'est pas quelque chose qui peut expliquer aussi, je veux dire, et qui est un peu problématique à l'avenir, mais on le disait très rapidement, il y a de plus en plus d'élus qui sont soit insultés, soit malmenés physiquement, etc. Il y a parfois même des drames. Est-ce que l'autorité est un peu bafouée ? Comment est-ce ? Ça n'expliquerait pas qu'un certain nombre de personnes démissionnent. On n'a jamais eu autant de démission de maire, par exemple.

Est-ce que vous, dans votre quotidien, par rapport à vos valeurs, à votre attachement à la commune, à votre engagement, ce n'est pas un moment, parfois, c'est de la résignation, mais un peu d'abattement où vous dites, bon, après tout, est-ce que ça sert encore de faire ce que je fais ?

9:52
Invité politique

Oui, ça sert, bien évidemment, parce que pour moi, ce qui est important, c'est justement le bien commun. Et mon rôle, le rôle des élus, c'est de porter le bien commun, de le défendre et d'être dans une logique d'intérêt général pour mener des projets, pour penser demain. Donc oui, c'est passionnant et c'est indispensable. La difficulté aujourd'hui, c'est que nous subissons de plus en plus de normes, de plus en plus de contraintes et au final, les décisions, elles nous appartiennent de moins en moins, que ce soit par le rôle de l'État, des autorités publiques comme la métropole, comme d'autres. Et ça dénigre quelque part et ça dénature la mission du maire.

10:28
Présentateur

Eh bien, ça tombe bien. On parlera de tout ça dans la deuxième partie de notre émission, dans vos relations en cours avec la métropole, les questions et les enjeux de mobilité et évidemment, votre bilan de mi-mandat. Je vous dis à tout de suite pour la deuxième partie de notre émission. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, évidemment, toujours avec vous, Pascal Charmeau. Je rappelle que vous êtes maire de Tassin-la-Demilune, conseiller métropolitain. Juste avant, dans la première partie de notre émission, on a conclu en évoquant le pouvoir qui reste au maire. Le pouvoir d'agir, le pouvoir de faire, etc.

Mais vous étiez en train d'expliquer que concrètement, on vous mettait de plus en plus de normes, on vous avait enlevé un certain nombre de moyens, notamment à travers l'impôt. Est-ce que ce n'est pas devenu de plus en plus compliqué ? Est-ce que vous pouvez illustrer un petit peu pourquoi c'est devenu difficile ? Je crois, par exemple, on a même des perspectives, mais vous allez en parler un peu plus largement, de vous enlever ce qui était un des derniers leviers, c'est-à-dire le permis de construire. Alors, est-ce qu'il y a plus de normes et moins de moyens quand on est maire aujourd'hui ? Oui, c'est concret

11:25
Invité politique

et ce n'est pas seulement moi qui le dis, c'est l'Association des maires de France, le vice-président, le président, qui ne cesse de le rappeler à l'État, au gouvernement depuis un certain nombre d'années. Et les congrès, on parlait du salon des maires, les congrès se succèdent et se ressemblent avec toujours plus d'inquiétude et plus de rappel sur ce fait de déposséder les maires de leur autorité et de leur capacité d'agir. Nous sommes de plus en plus dépendants de moyens ou de décisions et des moyens en réduction, mais des moyens qui sont donnés par l'État en compensation, en remplacement de moyens qui étaient dynamiques et locaux, comme par exemple la fiscalité.

12:11
Présentateur

Sur lequel vous aviez une manière d'agir, vous aviez un pouvoir d'agir. Alors aujourd'hui, en théorie, cet impôt normalement est compensé à l'europrès, mais ce qu'on dit souvent, c'est que ça ne correspond pas à la réalité vu l'inflation, vu tout un ensemble de choses et de modes de calcul. Globalement, vous avez quand même perdu un peu d'argent.

12:28
Invité politique

Oui, c'est clair. Pour nous, c'est de l'ordre de 200 à 250 000 euros par an. Ce qui n'est pas rien. Ils ne sont pas compensés et nous n'en sommes qu'à 3 ans ou 4 ans depuis la suppression de la taxe d'habitation et sa compensation par transfert de taxes du niveau métropolitain et une compensation de l'État parce qu'il se trouve que Tassin-Lamilune avait plus de fiscalité, même si on a un taux assez bas de fiscalité comparé à d'autres communes. Nous avions plus de produits fiscals que ce qui nous a été transféré par l'État et par la métropole.

Et donc, de fait, aujourd'hui, nous avons une perte de recettes évidente et plus les années vont passer, plus elle va s'accroître parce que la taxe d'habitation a ceci de particulier comme c'est le cas encore avec la taxe foncière, c'est d'être dynamique, c'est-à-dire une fois que les habitants arrivent, ça produit effectivement des ressources.

13:24
Présentateur

Comment on fait dans ces cas-là ? Parce que vous avez une population, on l'évoquait, qui grandit beaucoup, c'est une des villes les plus attractives de ce territoire. On va parler évidemment de la question notamment du foncier et du logement et des mobilités, mais comment on fait face ? Est-ce que la mutualisation peut-être par exemple une manière de faire ? On l'évoquait en préparant cette émission pas très loin d'ici, notamment Oulain et Pierre Bénith qui vont fusionner en partie pour ces raisons-là, pour essayer de mettre en commun. Est-ce que vous pensez que c'est une perspective possible de parfois se rassembler, de mutualiser les moyens ? Tout d'abord,

13:57
Invité politique

la première des actions en tout cas qui nous a tenus à cœur à Tasson-Lemilune, c'est de ne pas ajouter de la pression fiscale à la pression fiscale. On a vu que l'État, vis-à-vis des ménages, vis-à-vis des entreprises, avait fait des choix d'augmenter les charges fiscales, même s'il a supprimé la taxe d'habitation, c'est un fait, mais il n'empêche que les charges pesant sur les ménages sont toujours importantes et nous, nous avons choisi depuis déjà dix ans de ne pas augmenter la fiscalité locale, donc nous n'avons pas augmenté les impôts locaux.

Ce qui nécessite, même si Tasson-Lemilune est une ville dynamique, je regarde sur des prospectus de promoteurs immobiliers en disant tout le monde rêve d'habiter à Tasson-Lemilune, pourquoi pas vous ? Très bien, j'en suis fier. Cela dit, ça nécessite beaucoup d'action et beaucoup de volonté pour faire en sorte d'apporter les services à la population. Donc, notre priorité à Tasson-Lemilune, c'est d'apporter ces services et de développer des investissements, des équipements. Ça nécessite de maîtriser notre gestion, d'être rigoureux. Ça nécessite de faire des choix qui sont parfois difficiles, alors que les demandes, les attentes sont de plus en plus nombreuses dans tous les domaines.

On vient voir le maire pour demander plus de prestations, plus de services et les collectivités locales doivent un peu, je dirais, amortir ce qui n'est plus amorti par l'État, par d'autres moyens de préserver les ménages. Alors, nous devons faire des choix et c'est vrai que ces choix, aujourd'hui, sont de plus en plus difficiles à faire parce qu'ils sont de plus en plus coûteux, ils sont très importants. Nous avons, nous, à Tasson-Lemilune, un projet qui est en cours et qui va être réalisé entre 2024 et 2025. C'est le projet du pôle public du parc de la Rode sur un terrain d'environ 10 000 m2 où nous allons réaliser un parc et une nouvelle école.

C'est un investissement de 16 millions d'euros pour lequel nous voulons éviter d'emprunter parce que le coût de l'emprunt aujourd'hui est très élevé comme pour les particuliers. Et de fait, pour ça, il faut faire des priorités dans les projets, ce qui suppose que pour certains autres, la solution soit, dans ce contexte que je viens de rappeler, c'est de les décaler à un moment où il sera plus facile de les porter ou alors, et c'est la tendance, de mutualiser un certain nombre de projets et d'actions.

C'est comme ça que par exemple sur la police municipale, moi je souhaite que l'on aille vers cette mutualisation entre police municipale sur l'ouest lyonnais avec des communes voisines avec lesquelles nous travaillons déjà. C'est aussi le fait d'un certain nombre de projets d'équipement qui trouveront à être réalisés si chaque commune n'a pas nécessité à le faire chez elle mais de le faire en commun avec la commune voisine.

C'est-à-dire tel équipement ici, tel équipement là et par exemple pour situer l'avenir nous avons un projet en commun discuté avec la métropole d'ailleurs de cuisine centrale intercommunale car on voit bien que si chaque commune doit faire son projet de cuisine centrale on n'y arrivera pas.

16:53
Présentateur

Alors parmi les sujets d'attractivité qui sont en lien avec votre pouvoir même si on est dans une métropole c'est un peu spécial on évoquait le permis de construire et la question des logements.

Tout le monde sait qu'aujourd'hui le logement est en crise qu'on ne construit pas assez que les gens ont besoin de logements que ça risque de ne pas aller en s'arrangeant que le foncier est cher que les taux d'intérêt montent enfin bref c'est compliqué comment ça se passe chez vous est-ce que vous arrivez à faire face est-ce que vous avez quelques programmes et puis il y a évidemment la question qui se pose aussi parfois de la mixité c'est-à-dire quelle part des logements sociaux comment vous gérez tout ça vous aujourd'hui sachant que effectivement madame la préfète qui est arrivée récemment il est très attentive et visiblement vous a un petit peu dans le collimateur

17:35
Invité politique

c'est-à-dire que des logements tout le monde en a besoin mais je réfute je dirais le propos en tout cas ce qui sous-tend le propos selon lequel 70% de la population répond aux critères d'accès au logement social pourquoi ?

parce que en fait il y a derrière ça une forme d'hypocrisie c'est qu'une fois qu'on est dans le logement social on n'arrive plus à le quitter et il n'y a pas de volonté de faire un parcours résidentiel on rentre dans le logement social et ça dure 10 ans 20 ans 30 ans 40 ans nous voyons ça à Tassin-le-Mélune comme d'autres maires le voient dans leur commune et donc dire qu'il faut faire toujours plus de logement social parce qu'il y aurait 7 personnes sur 10 qui remplissent les critères c'est une hypocrisie parce que s'ils remplissent les critères de toute façon ils n'iront jamais accès non pas parce qu'il n'y a pas de production de logement même si on en manque en France mais simplement parce qu'il n'y a pas ce parcours résidentiel donc sur la question du logement oui il faut produire Tassin-le-Mélune il prend sa part toutefois sur la question du logement social à Tassin-le-Mélune il nous manque 1000 logements sociaux pour être en respect de la loi qui demande 25% on sait bien que c'est irréaliste et même si on prenait 10 ans pour le faire ça ne peut pas se faire ça ne peut pas se faire d'autant que à moins de faire 100% de logements sociaux dans tous les programmes quand il y a un programme qui se réalise les logements sociaux c'est une trentaine de pourcents parce que c'est la règle en l'espèce sur Tassin-le-Mélune mais il faudrait il faudrait donc aller bien plus loin si on voulait qu'on puisse rattraper ce retard

19:17
Présentateur

d'aggraver d'ailleurs peut-être un certain nombre de situations si on mettait tous les problèmes au même endroit

19:21
Invité politique

et quand vous parlez de mixité c'est bien là qu'on se retrouve enfin le sujet central c'est quid de cette mixité si on est dans cette logique donc c'est pas supportable c'est pas tenable de fait c'est quand on a 30% de logements sociaux dans un programme ça veut dire qu'il y en a 70% qui ne le sont pas et ils viennent s'ajouter au nombre de logements sur lequel il faut faire 25% donc on court toujours derrière le résultat l'objectif ce qui fait que quand l'état dit ça va pas je pense que c'est déconnecté très sincèrement de la réalité de l'action publique de l'action du maire et à Tassin-Lenmélune je suis comme mes autres collègues je veux faire en sorte que la population soit bien accueillie qu'elle soit en logement social ou dans d'autres logements et que nous puissions apporter des services et des équipements donc

20:07
Présentateur

il faut aussi maintenir l'équilibre des équipements publics des écoles pour accueillir on peut pas juste

20:12
Invité politique

et vous avez une école par exemple ou un projet important c'est entre 6 et 7 ans comme je dis souvent entre 6 et 7 ans sur un même terrain un promoteur pour faire deux fois un immeuble parce qu'en 3 ans si à peu près tout va bien il le fait donc pendant que lui il fait 2 immeubles sur un même terrain on regarde ça de façon un peu

20:32
Présentateur

abstraite on a sorti juste une école

20:34
Invité politique

ou un équipement on a sorti un équipement donc le temps n'est pas le même et quant à la question de madame la préfète

20:41
Présentateur

parce que je précise un peu quand même à nos auditeurs c'est le permis de construire ça a pendant longtemps un élément essentiel du pouvoir du maire et même de la manière dont vous pouviez organiser votre ville les répartir ça allait avec la vision que vous avez de votre commune si on vous enlève ça c'est comme si on vous enlevait la possibilité de gérer votre commune comme vous l'entendez

21:01
Invité politique

c'est tout à fait ça et je pense que c'est improductif parce que la preuve est faite que nous agissons d'ailleurs l'année dernière à Tassal-Emilu en 2022 il y a eu un nombre de constructions importants il y a aussi des phénomènes de conjoncture ou de calendrier les projets ne mettent pas six mois pour être construits donc il y a eu des constructions en nombre important qu'elles soient privées ou sociales et nous avons été aidés par le gouvernement par la préfecture justement parce que il fallait prendre en compte le fait que cette population nouvelle avait besoin de services cette année en 2023 on me dit monsieur le maire vous ne construisez pas assez vous n'avez pas fait assez de logements sociaux et on va vous sanctionner je ne comprends pas cette politique et en plus compte tenu de ce que nous avons fait je dis je ne comprends pas ce que nous aurions fait qui soit pas en accord avec les enjeux du territoire et avec une vision à long terme si ce n'est que comptable alors il faut le dire mais avec mille logements sociaux qu'il faut rattraper et même mes collègues

22:07
Présentateur

ce n'est pas possible vous avez du mal à comprendre madame la préfète parfois j'ai l'impression que vous avez aussi du mal à comprendre le président du site ralais de la métropole Bruno Bernard puisqu'il y a un autre sujet central sur Tassin qui est la question de la mobilité avec on s'en souvient à la fois l'abandon du métro et puis ce nouveau tramway de l'ouest lyonnais enterré ou pas enterré est-ce que vous pourriez nous restituer les éléments de contexte et rappeler l'importance de la mobilité on parlera aussi d'ailleurs des voies lyonnaises des vélos tous ceux qui passent par là savent bien que l'horloge a été très compliquée pendant un moment il y a trois voies lyonnaises de vélos les mobilités à Tassin comment ça se passe et pourquoi vous êtes en désaccord avec ce que propose Bruno Bernard

22:48
Invité politique

les mobilités à Tassin la demi-lune il suffit de regarder le plan de l'offre de transport du citral ça ne concerne pas que Tassin mais l'ouest lyonnais nous avons un déficit d'offres de transport par rapport à l'évolution démographique de ce périmètre de l'ouest lyonnais il faut regarder la carte c'est très parlant qui est par ailleurs une porte d'entrée pour tous ceux ils sont un peu plus loin c'est une porte d'entrée et la réalité de la mobilité aujourd'hui c'est qu'elle est à 60% 65% en automobile pour des raisons que je viens d'expliquer c'est à dire qu'il y a un manque de transport de masse même s'il y a une offre il y a les transports régionaux il y a des lignes de bus mais il y a un décalage entre la réalité de démographique et des besoins de mobilité et la réponse j'en viens au sujet du tramway le contexte c'est à l'arrivée du président du citral et de la métropole sa volonté très clairement affichée de jeter à la fosse le projet de métro et quelque part tous les projets de métro et le projet de métro E en particulier est-ce parce que le métro ça passe dessous et que ça n'empêche pas la voiture de passer dessus je laisse aux auditeurs et à chaque citoyen le soin d'y réfléchir toujours est-il que ça a été donc abandonné c'est définitif maintenant c'est définitif jusqu'à preuve du contraire

24:13
Présentateur

on aura perdu tellement de temps puis les coûts sont tellement importants qu'aujourd'hui c'est ce tramway qui se présente

24:17
Invité politique

c'est donc une réponse de substitution mais tout de même c'est important de le rappeler un projet de métro qui avait suscité l'engouement des habitants de l'Ouest de Lyon mais aussi de Lyon qui avait fait l'objet d'une grande concertation et d'une adhésion très large ça on n'en parle plus ça ne compte pas ne compte que les concertations labellisées et effectuées par les écologistes

24:43
Présentateur

ce qui fait que ce ne sera pas comme le disait le président aussi bien pour moins cher pour vous c'est moins bien ça ne sera ça sera moins bien

24:49
Invité politique

et ce ne sera pas fondamentalement moins cher parce qu'aujourd'hui on voit que le projet qui a été proposé qui consistait donc à aller de à la I à Perrache de la façon la plus droite et la plus directe était justement un scénario qui avait été abandonné dans la précédente présidence du Citral pour des raisons de faisabilité très aléatoire et très incertaines donc le président a dit moi je me fais fort de démontrer qu'on n'aurait pas dû écarter ce scénario depuis des mois et au fil des mois il constate les difficultés voire les impossibilités d'où le fait que ce scénario maintenant change du tout au tout en termes de trajet mais surtout et c'est là que le sujet pose pour nous une double difficulté c'est que c'est en surface à Tassin-le-Mille-Lune alors que c'est enterré sur l'ensemble du parcours justement là où converge la circulation la plus dense de l'ouest lyonnais et deuxièmement c'est que ce sera un service de proximité plutôt qu'un mode lourd de déplacement entre l'ouest et le centre comme aurait pu l'être le métro

25:50
Présentateur

on va évidemment prolonger cette discussion dans une troisième partie de notre émission et du coup on parlera aussi vélo mais on va finir cette histoire de tramway et de métro à tout de suite pour une troisième partie de notre émission on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission toujours dans l'ouest lyonnais avec vous Pascal Charmeau je rappelle que vous êtes maire de Tassin la demi-lune et conseiller métropolitain on parlait justement des enjeux de mobilité en rappelant que le métro c'est fini qu'il y a maintenant un tramway que si je résume votre pensée vous n'êtes pas contre pour être contre et que maintenant ce que vous souhaitez en fait c'est que ça se passe le mieux possible pour vos habitants vos administrés et pour que ce soit cohérent avec les besoins qu'est-ce que vous demandez maintenant à la métropole sur le fond il va répondre j'ai même l'impression que sur la forme c'est aussi quand même assez compliqué c'est-à-dire qu'au début du mandat c'était compliqué mais ça allait rester dans le dialogue dans la manière d'être écouté d'être entendu c'est toujours dur oui je vais répondre aux deux points

26:47
Invité politique

que vous venez de souligner le premier que demande Tassin la demi-lune demande ce qu'il y a Tassin la demi-lune demande avec les maires voisins comme Francheville comme Sainte-Foye-les-Lyon concernés par le tracé ce que nous avons demandé tout au long des discussions des échanges avec le président du Cétral avant que ne soit écrit le dossier de concertation puisque nous sommes maintenant dans la phase de concertation qui a été ouverte et j'invite d'ailleurs toutes les auditrices et les auditeurs qu'ils soient à Tassin-lunois ou dans le voisinage de Tassin la demi-lune à venir à la réunion publique qui va se tenir à Tassin la demi-lune le 5 décembre prochain c'est une des réunions qu'on va dire localisées du processus de concertation et c'est important venir ici dans cette réunion dans les autres faire entendre ce qu'est la demande d'attente des usagers du territoire et d'être exigeant dans ces demandes pour nous je rappelais avec les maires concernés que j'évoquais tout à l'heure et pour Tassin la demi-lune nous demandons qu'il y ait une alternative au tracé qui soit en souterrain aussi sur Tassin la demi-lune alors qu'elle est enterrée sur l'ensemble du territoire du 5ème arrondissement et considérant qu'à Tassin la demi-lune c'est là où convergent toutes les circulations et c'est donc un endroit où il faut faire très attention à ne pas créer plus de congestion plus d'engorgement et même d'embolie en mettant des modes de transport comme celui du tramway qui va difficilement trouver sa place ou alors c'est à penser que le projet qu'on peut lire entre les lignes ou l'intention en termes de choix moi c'est comme ça que je le ressens de la part du président du Citral c'est de faire au plus court en passant de Ménival jusqu'à Alaï en faisant se tracer en surface par la rue Jolieu-Curie mais au final de ne pas desservir Tassin la demi-lune il y a l'autre alternative qui est celle d'aller par le carrefour de la libération et c'est bien pour desservir une partie de la ville surtout dans un quartier qui va être en développement d'ailleurs nous faisons le projet du parc de la Rôde la future école Samuel Paty où il y a des acquisitions foncières faites en discussion avec la métropole pour qu'il soit présent en termes de projet d'urbanisation et de requalification de ce secteur donc il faut penser ça avec le transport en commun en question du tramway mais une fois qu'on arrive ici il faut aller jusqu'à Alaï et là c'est très compliqué de passer par l'avenue Charles de Gaulle comme c'est envisagé alors qu'il y a l'itinéraire poids lourd l'itinéraire des convois exceptionnels une voie lyonnaise parmi les trois qui sont prévues de rentrer par le cœur de ville de Tassin la demi-lune c'est-à-dire là où il y a toutes les difficultés de circulation il va y avoir des voies lyonnaises qui vont compliquer encore les choses le choix des voies lyonnaises excusez-moi c'est un choix métropolitain dont acte ce que je regrette c'est que nous avions deux projets structurant de pistes cyclables pour desservir les quartiers les lieux de vie les équipements qui ont été tout simplement balayés écartés en disant c'est le projet du maire donc c'est pas bien

29:57
Présentateur

vous avez pas été entendu justement sur le choix les tracés des voies lyonnaises qui ont provoqué je suppose que l'horloge était concernée pour tous ceux qui ont traversé un moment il y avait des travaux de réhabilitation mais on voyait bien qu'il y avait des nouvelles voies des pistes cyclables vous avez pas été entendu sur ces tracés vélo

30:10
Invité politique

c'est surtout que c'est un choix qui ne correspond pas aux besoins des habitants donc être écouté j'ai dit il me semble que ce projet pose un certain nombre de difficultés et en tout cas ne répond pas à ce que la commune demande c'est très particulier cette gouvernance de la métropole avec les écologistes à la différence avec les prédécesseurs avec lesquels j'avais pas je dirais de proximité particulière j'étais pas dans les exécutifs etc.

on n'avait pas forcément la satisfaction de certains projets qu'on pouvait demander bien sûr c'est normal en revanche on ne se voyait jamais imposer quelque chose qu'on ne voulait pas et ça c'est plus le cas aujourd'hui et j'aurais presque envie de dire que ce que l'on demande on ne l'a pas et ce qu'on ne demande pas on nous l'impose raison pour laquelle sur la question de la gouvernance il y a eu 44 maires qui ont signé une tribune il y a un peu plus d'un an pour dire que cette gouvernance devait changer parce qu'elle est autocratique elle est autoritaire et elle ne repose pas sur une adhésion des territoires mais sur un rapport de force qui se fait toujours au détriment de la commune parce que bien sûr nous n'avons pas les mêmes moyens et comme nous n'avons pas la compétence en termes de voirie forcément nous sommes contraints par des choix qui nous sont imposés et puis plus récemment 49 maires qui ont adhéré et signé le projet d'Étienne Blanc sénateur pour retransformer cette métropole qui est la seule en France à être de cette nature et sous ce modèle de gouvernance pour en faire à nouveau un outil de dialogue où les maires seraient plus entendus oui et gagnant-gagnant alors je résume ça en disant non pas des communes au service de la métropole mais la métropole au service des communes

31:51
Présentateur

si je résume et si j'entends au-delà de la forme et la forme est parfois très importante dans la manière de faire bon le métro c'est fini le tramway c'est comme ça vous souhaitez encore qu'il y ait des aménagements des possibilités ça nous emmène quand même à quoi 10 ou 15 ans au moins avant que ça sorte on a une vision à peu près claire de quand pourquoi

32:10
Invité politique

la vision claire dans l'esprit du président de la métropole je pense qu'elle y est mais n'est-il pas en train d'adopter la méthode Coué de se convaincre que le résultat va être atteint alors que les complications naissent les unes après les autres je parlais du tracé qui n'était plus du tout celui qui était envisagé au départ au plus court entre Tassin-le-Milune point du jour Saint-Irénée et Perrache parce qu'à Perrache ça ne marche pas parce que Saint-Irénée ça ne marche pas donc il faut descendre à Charcot et puis maintenant penser à aller à Confluence et comme à Tassin-le-Milune on va bien noter qu'il y aura des problèmes pour réaliser en aérien un tracé qui passe par Libération pour aller jusqu'à Charles-de-Gaulle on va avoir là aussi une impossibilité ou en tout cas des contraintes financières qui d'une certaine façon pourraient être minimisées et qui risquent de coûter pas loin de la même chose que si on avait fait des stations enterrées y compris à Tassin-le-Milune sur la question de ce projet aujourd'hui c'est bien d'être à l'écoute du territoire et de faire en sorte que des évolutions soient possibles en l'état il y a encore beaucoup d'incertitudes sur les questions de circulation de trafic de report de circulation puis il va y avoir un sujet c'est le foncier donc l'estimation aujourd'hui de l'impact foncier donc le coût derrière qui ne cesse d'augmenter va faire que le projet que le président dit être possible de mettre en application avec les premiers voyageurs dedans en 2032 je pense qu'il va falloir être beaucoup plus patient mais on apprend la patience quand on est élu

33:46
Présentateur

on s'inscrit dans un temps long alors c'est intéressant parce que sur ces questions de mobilité il y a effectivement tous ces équipements il y a les vélos vous n'êtes pas contre le vélo par principe mais non

33:54
Invité politique

je l'ai dit tout à l'heure puisque nous avions deux projets de pistes cyclables structurantes une passant du nord au sud de la ville et une de l'est ou du centre vers l'ouest qui n'ont pas été retenues sur lesquelles il n'y a même pas eu d'études ça pouvait faire partie pour nous de ce qu'on appelle le plan pluriannuel d'investissement de la métropole avec des moyens financiers ça n'a pas été mis en oeuvre donc oui on a besoin à Tassin-les-Médunes comme ailleurs de pistes cyclables et de mobilité

34:22
Présentateur

et vous êtes d'ailleurs assez soucieux de ces questions puisque je crois que récemment d'ailleurs au salon des maires vous venez d'obtenir une distinction de ville prudente vous avez obtenu un troisième coeur de ville prudente est-ce que vous pourriez nous raconter un petit peu pourquoi c'est important aussi de sans doute de pacifier un peu les usages et de faire en sorte que tout le monde arrive à se retrouver c'est ça l'idée de la ville prudente c'est d'abord la volonté de faire en sorte

34:46
Invité politique

que l'usage de la voirie soit respectueux de chacun de chacune des mobilités qu'elles soient piétonnes cyclables en voiture à vélo etc et de faire en sorte que compte tenu de la spécificité de Tassin-les-Médunes qui reçoit beaucoup de trafic en termes automobiles et de déplacements puisse mettre en oeuvre des moyens de s'assurer que chacun respecte effectivement les usages des autres soit prudent parce que nous sommes une ville proche de Lyon nous sommes une ville qui a augmenté en population nous sommes aujourd'hui à pratiquement 25 000 habitants je rappelle qu'on a eu plus 20% d'augmentation de la population entre 2010 et 2020

35:34
Présentateur

une zone attractive d'ailleurs pour ces commerces puisque de plus en plus de personnes et vous avez mis ça en place viennent à Tassin faire leur courte et donc ça crée aussi de la population en déplacement

35:43
Invité politique

et donc pour nous il est essentiel de continuer à agir sur la sécurité au quotidien dans les déplacements donc Ville Prudente pour nous c'était un projet porté par des acteurs nationaux de faire en sorte de donner aux communes et de reconnaître de la part des communes des engagements pour la sécurité au quotidien la sécurité et la prévention routière nous avons eu deux cœurs l'année dernière un troisième cette année nous avons surtout agi sur la question de la prévention la prévention par des radars pédagogiques par une meilleure formation de nos policiers municipaux dans ce domaine et puis aussi de façon pédagogique auprès des enfants puisque nous avons un permis piéton un permis vélo et tout ça participe avec les aménagements de voiries comme par exemple autour de la place de leur loge en élargissant la partie piétonne pour mieux sécuriser les déplacements en faisant en sorte que le stationnement soit mieux positionné ou le cas échéant en retirer là où il est dangereux de faire en sorte que nous ayons une meilleure pratique au quotidien de la mobilité respectueuse de tous et ça a été reconnu donc nous sommes satisfaits

36:57
Présentateur

alors ça veut dire aussi peut-être dans cette partie on évoque parfois les questions et les enjeux de transition on a beaucoup parlé de mobilité mais juste peut-être une petite question on a un peu de temps qui nous reste sur les transitions et la manière d'aborder l'écologie est-ce que quand on est maire alors LR d'une ville de l'ouest au lyonnais on est forcément contre ce que font les écologistes ou est-ce que vous avez aussi je suppose peut-être une vision écologiste de votre territoire et un plan qui résume peut-être ça d'une certaine manière alors

37:27
Invité politique

on n'est pas contre par principe car l'écologie bien sûr tous les maires en font j'ai dit quelquefois que ce qui était fâcheux c'est de voir l'attitude des écologistes avec leur gouvernance qui consiste à laisser entendre à tout le monde que comme ils sont là pour nous sauver ils ne peuvent pas se tromper si les écologistes se trompent comme les maires ou comme je peux me tromper le cas échéant sur certains sujets il faut être humble les écologistes eux ne se trompent jamais or on ne les a pas attendus pour faire un certain nombre de projets par exemple nous avons mis en place des capteurs de pollution sur Tassin-la-de-Milune car nous n'avions pas de réponse d'ailleurs de la part ni de la métropole ni de l'état pour développer des mesures pérennes avec des outils pérennes pour identifier la pollution dans la commune et développer après un plan d'action donc nous l'avons fait nous avons installé une douzaine de capteurs dans la ville qui mesurent le bruit comme la pollution et nous fournissons les résultats au quotidien sur un outil en ligne nous avons avec les écologistes un désaccord sur certains choix bien évidemment et pour autant on est conscient de l'effort qu'il faut faire et on y participe je parle des déchets forains déchets forains nous agissons et nous voulons développer les marchés propres c'est dans l'intérêt de tout le monde mais nous avons une gouvernance écologiste qui nous dit écoutez on ne viendra plus récupérer les déchets sur les marchés forains à partir de 2024 alors que c'est sa compétence nous disons c'est pas entendable et c'est pas comme ça qu'on dialogue avec les maires nous nous sommes d'accord pour améliorer la gestion des déchets c'est normal mais on le fait en fonction des possibilités et sur une trajectoire qui donne du temps pour accompagner tout ça et notamment accompagner les forains accompagner les pratiques de chacun mais non là c'est un diktat c'est comme ça c'est à tel moment et en plus nous pensons et je le dis avec madame le maire de Sainte-Foye-les-Lions que c'est illégal

39:19
Présentateur

à bon entendeur et par rapport à ces sujets aussi très vite parce qu'on n'a pas le temps mais je sais aussi que vous faites des choses sur la nature en ville vous avez un projet comme d'autres collègues maires d'ailleurs avec un arbre un enfant c'est important aussi de remettre de la nature en ville c'est comme vous l'avez dit

39:35
Invité politique

des choses qui se font en réflexion aussi et accompagner avec la métropole parce que nous pensons qu'elle a tout à fait des compétences bien évidemment un savoir-faire et une volonté qui nous convient de développer la nature en ville désimperméabiliser les sols nous sommes accompagnés par exemple par la métropole ce sera sans doute le seul accompagnement financier remarquable en tout cas significatif que nous aurons dans tout le mandat avec un million d'euros dans le cadre de ce qu'on appelle le projet de territoire pour réaliser notre forêt notre parc sur le site qu'on appelle la Tassin l'ancien terrain des maraîchers un million d'euros c'est important et c'est bienvenu c'est la preuve que nous sommes d'accord sur des projets sur des objectifs un arbre un enfant c'est depuis le début de ce mandat chaque enfant qui rentre en petite section de maternelle reçoit une plante un arbre quelque chose à pouvoir faire grandir soit dans le jardin soit sur le balcon soit dans l'appartement et nous mettons nous dans l'espace public la même chose autant sinon plus

40:39
Présentateur

alors on est samedi demain c'est dimanche le temps a passé très vite donc je n'aurai pas le temps de découvrir toutes vos passions tous vos hobbies je sais que vous êtes en famille particulièrement ce dimanche je pense qu'il y a un événement familial important pour vous ça ne vous empêche pas de trouver un tout petit temps parfois pour lire quel était le dernier livre qui vous a inspiré

40:57
Invité politique

alors oui ce dimanche ce sera en famille j'ai la chance d'être grand-père aussi donc ce sera avec les petits-enfants pour un anniversaire livre c'est La France d'après La France d'après de Jérôme Fourquet qui étudie notre société au travers de ses fractures on en parle des nouvelles fractures sociologiques démographiques et en quoi cela change et influe les votes et les choix politiques y compris de la puissance publique

41:26
Présentateur

pour vous éclairer dans vos choix on se quitte aussi souvent en musique avec un classique qu'est-ce que vous avez choisi ?

Oui c'est Alain Bachung sur un trapèze Éternel Alain Bachung Merci beaucoup monsieur le maire d'avoir été avec nous à ce micro et quant à vous je vous dis à bientôt pour une nouvelle émission on partira à Saint-Honé-Camp la semaine prochaine avec Damien Meunier le maire de cette belle commune Merci à vous monsieur le maire au revoir Merci beaucoup C'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

Lyon Première

42:20
Locuteur

Lyon Première