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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 20 septembre 2016 8 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Marine Le Pen : objectif 50% - les questions SMS #cdanslair

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteÉludée

    Quelles solutions concrètes propose l'UFN pour redresser la France, pour diminuer la dette, le chômage, etc ?

  • 0:42OuverteÉludée

    Marine Le Pen, présidente, pourrait-elle gouverner si le FN n'a ni la majorité à l'Assemblée nationale ni au Sénat ?

  • 1:24RelanceÉludée

    Au bout de six mois, quel résultat elle pourrait avoir ?

  • 1:52OuverteÉludée

    Et vous avez été sceptique sur l'entourage tout à l'heure, Catherine, l'entourage de Marine Le Pen. Et cette question, qui pourrait être le Premier ministre d'une Marine Le Pen présidente ?

  • 3:31OuverteÉludée

    Par dépit des électeurs d'une gauche éliminée au premier tour, pourraient-ils voter au FN au second ?

  • 3:55OuverteÉludée

    Marine Le Pen n'a-t-elle pas déjà fait le plein des voix du peuple qu'elle est capable de convaincre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11PrésentateurFait
    « La préférence nationale est présentée comme un moyen de rétablir tous les comptes sociaux. »
  • 0:19PrésentateurFait
    « Le fait de sortir de l'euro et de retrouver le franc est montré par le FN comme la certitude de pouvoir être libre de ses choix monétaires »
  • 0:30PrésentateurFait
    « Mais ça fait l'impasse évidemment sur le coût colossal des importations qui évidemment seraient insupportables. »
  • 0:48PrésentateurFait
    « En cohabitation. En cohabitation, c'est sûr que si elle était présidente, supposons Hollande se qualifie pour le deuxième tour, la droite vote Le Pen, elle se retrouve présidente. »
  • 1:01PrésentateurFait
    « Donc ça veut dire passer des compromis avec la partie dure des républicains, leur donner des postes au gouvernement et vivoter dans une cohabitation qui serait assez vite intenable. »
  • 1:24InvitéFait
    « Admettons qu'elle arrive au pouvoir avec une coalition, vous savez, le temps est lent, l'impatience est violente. »
  • 1:42InvitéFait
    « Et c'est au bout de six mois, dit-elle, qu'elle voudrait lancer un référendum sur l'euro. »
  • 1:57PrésentateurFait
    « Et cette question, qui pourrait être le Premier ministre d'une Marine Le Pen présidente ? »
  • 2:15PrésentateurFait
    « « Attendez-moi, un deuxième quelqu'un à Hollande, pas question, je préfère faire alliance avec Marine Le Pen. On la contrôlera, on aura les postes principaux, on aura la majorité à l'Assemblée, elle sera potiche. » »
  • 2:23PrésentateurFait
    « Rappelez-vous le sort des présidents de région qui ont pactisé pendant quelques jours, quelques semaines, en 1998, avec le FN pour sauver leur siège. »
  • 2:33PrésentateurFait
    « C'est vraiment un voyage sans retour. »
  • 2:43PrésentateurFait
    « Sinon, elle nommerait Filippo, si le cœur de Marine Le Pen parlait, si elle avait une majorité tranquille, c'est Filippo aujourd'hui qui est programmé pour être ce Premier ministre, comme Maigret était celui de son père. »
  • 3:20InvitéFait
    « et qu'en général, il y a du coup un véritable tir de barrage contre le FN, parce qu'il y a toute une partie de l'électorat qui ne veut pas encore entendre parler du FN comme parti de gouvernement. »
  • 4:48PrésentateurFait
    « Marine Le Pen, à un moment donné, ne voulait plus qu'on dise que le FN était un parti d'extrême droite. »
  • 5:21PrésentateurFait
    « C'est une extrême droite qui avait des rôles antisémites, elle en a beaucoup moins. »

Temps de parole

  • Présentateur45 %
  • Invité23 %
  • Présentateur 219 %
  • Invité 210 %
  • Invité 34 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Quelles solutions concrètes propose l'UFN pour redresser la France, pour diminuer la dette, le chômage, etc ? Beaucoup des solutions qui étaient avancées tout à l'heure. La préférence nationale est présentée comme un moyen de rétablir tous les comptes sociaux. C'est évidemment assez factice, ça ne tient pas tellement l'analyse. Le fait de sortir de l'euro et de retrouver le franc est montré par le FN comme la certitude de pouvoir être libre de ses choix monétaires et de jouer sur la force ou la faiblesse des monnaies pour mieux exporter. Mais ça fait l'impasse évidemment sur le coût colossal des importations qui évidemment seraient insupportables.

Donc en permanence il y a derrière ces recettes une facture qui n'est pas détaillée et un effet pervers qui n'est pas décrit. Marine Le Pen, présidente, pourrait-elle gouverner si le FN n'a ni la majorité à l'Assemblée nationale ni au Sénat ? En cohabitation. En cohabitation, c'est sûr que si elle était présidente, supposons Hollande se qualifie pour le deuxième tour, la droite vote Le Pen, elle se retrouve présidente. 40 jours après il y a des législatives, elle n'a pas de quoi avoir une majorité pure FN. Donc ça veut dire passer des compromis avec la partie dure des républicains, leur donner des postes au gouvernement et vivoter dans une cohabitation qui serait assez vite intenable.

C'est-à-dire qu'on pourrait arriver, surtout si la rue s'en mêle, si les syndicats s'en mêlent, à une dissolution ou à une démission. Ça serait quand même encore aujourd'hui un scénario chaotique. Je ne pense pas qu'il puisse y avoir d'accès serein de Marine Le Pen à l'Elysée, même si elle fait 51% des voix au second tour.

1:24
Invité

Et toujours, surtout, à force d'avoir tellement promis à tout le monde qu'elle ferait mieux que les autres, admettons qu'elle arrive au pouvoir avec une coalition, vous savez, le temps est lent, l'impatience est violente. Au bout de six mois, quel résultat elle pourrait avoir ? Et les gens diraient, mais alors, vous nous avez tellement promis. Et c'est au bout de six mois, dit-elle, qu'elle voudrait lancer un référendum sur l'euro. Je lui dirais, un référendum, il serait perdu. On lui dirait non, parce que les Français lui diraient non. Donc tout ça, je veux dire, c'est très factiste tout ce qu'elle propose pour l'instant.

1:52
Présentateur

Et vous avez été sceptique sur l'entourage tout à l'heure, Catherine, l'entourage de Marine Le Pen. Et cette question, qui pourrait être le Premier ministre d'une Marine Le Pen présidente ? Si elle est en coalition, parce qu'elle ne peut pas gagner sans coalition, Matignon, c'est pour celui qui irait s'allier avec elle. Qui, à droite, parmi les hiérarches importants, franchirait le Rubicon en disant « Attendez-moi, un deuxième quelqu'un à Hollande, pas question, je préfère faire alliance avec Marine Le Pen. On la contrôlera, on aura les postes principaux, on aura la majorité à l'Assemblée, elle sera potiche. » Qui aura l'audace de porter ce projet-là ?

Il faudrait être fou, il faudrait être suicidaire. Rappelez-vous le sort des présidents de région qui ont pactisé pendant quelques jours, quelques semaines, en 1998, avec le FN pour sauver leur siège. Ils ont tous disparu du paysage politique. C'est vraiment un voyage sans retour. Sinon, elle nommerait Filippo, si le cœur de Marine Le Pen parlait, si elle avait une majorité tranquille, c'est Filippo aujourd'hui qui est programmé pour être ce Premier ministre, comme Maigret était celui de son père. Qui a peur du FN ? Jérôme Fourquet.

2:45
Invité

Alors, encore beaucoup de monde. On l'a vu, encore une fois, aux élections régionales. Il y a une majorité d'électeurs en France qui continuent à penser que le FN n'est pas un parti comme les autres, qu'il y a un danger pour la démocratie. Alors, c'est moins vrai aujourd'hui qu'hier, mais il y a encore une large majorité.

Et quand on regarde dans certaines catégories de la population, notamment, par exemple, la population issue de l'immigration, on constate régulièrement que cette population s'abstient très massivement au premier tour, notamment depuis 2012, et que, dans certains quartiers, on a un regain de participation subi au deuxième tour, et qu'en général, il y a du coup un véritable tir de barrage contre le FN, parce qu'il y a toute une partie de l'électorat qui ne veut pas encore entendre parler du FN comme parti de gouvernement.

3:31
Présentateur

Par dépit des électeurs d'une gauche éliminée au premier tour, pourraient-ils voter au FN au second ?

3:37
Invité

Ah, le vote révolutionnaire. Ça, il en avait déjà été question au FN en 1981. Il s'agissait à l'époque de voter pour François Mitterrand pour éliminer cette droite honique qui était encore un petit peu gaulliste. Mais non, honnêtement, aujourd'hui, il n'y croit pas.

3:55
Présentateur

Marine Le Pen n'a-t-elle pas déjà fait le plein des voix du peuple qu'elle est capable de convaincre ? C'est ce qu'on disait tout à l'heure sur les ouvriers. Vous parliez de la population des ouvriers.

4:05
Invité

Oui, aujourd'hui, on disait que dans les milieux populaires, c'est 40%. Les milieux populaires, une partie de ces milieux populaires, sont issus de l'immigration maghrébine. Donc même si Marine Le Pen a donné quelques gages, on voit bien de manière subliminale qu'il y a toujours un énorme problème dans cet électorat-là. On a aussi dans les catégories populaires des gens qui sont ancrés familialement dans des cultures de gauche. Donc il y en a une partie qui a basculé vers le FN, mais pas totalement. On a des gens qui sont de la droite. Donc on est sur 40% d'un univers qui est quand même très divers. C'est déjà un véritable tour de force de faire ça pour soi-même.

Monter au-delà, c'est très compliqué.

4:45
Présentateur

Le FN change de stratégie. Est-il toujours à l'extrême droite ? Marine Le Pen, à un moment donné, ne voulait plus qu'on dise que le FN était un parti d'extrême droite. Mais si. Qui est plus à droite que le FN aujourd'hui ? Comme groupuscule constitué, pas les excités qui ne représentent personne. Est-ce qu'il y a un parti qui se présente dans les élections en étant plus à droite et en traitant le FN de dérive gauchiste ? Personne. Donc s'il y avait un hémicycle aujourd'hui avec des députés FN plus nombreux que ce qu'ils ont, ils seraient à l'extrême droite. Donc c'est bien un parti d'extrême droite au sens topographique.

Après que dans ses idées, il ait mis de l'eau dans son vin d'extrême droite, probablement toute la stratégie de dédiabolisation, c'est celle-là. C'est une extrême droite qui avait des rôles antisémites, elle en a beaucoup moins. Donc là, de ce côté-là, Marine Le Pen a fait un travail de recentrage. Avec le FN au second tour, il y aura-t-il, on peut peut-être corriger en disant, il y aurait-il, un sursaut républicain pour faire barrage à ce parti ? Oui, bien sûr. Toujours ? Bien sûr. Si c'est Alain Juppé, par exemple, qui affronte Marine Le Pen, il y a très peu d'électeurs de gauche qui diront, oh, Juppé, jamais.

Ceux qui sont allés voter Chirac face à Jean-Marie Le Pen iraient voter Juppé sans problème. Si c'est Sarkozy, le FN sera peut-être un petit peu écorné. Il y a des gens de gauche qui ne pourront pas voter Sarkozy. Et l'abstention montera. Mais le FN marcherait encore dans ces cas.

5:54
Invité

Si vous prenez le cas de la région PACA, encore une fois, on est sur une régionale, donc ce n'est pas un enjeu aussi important que la présidentielle. Dans les données d'enquête dont on dispose, on a deux tiers de l'électorat de gauche du premier tour. C'est quand même un électorat qui a voté à gauche au premier tour, qui ne s'est pas abstenu, donc qui est quand même assez politisé et militant. Deux tiers de cet électorat-là va voter pour M. Estrosi au deuxième tour pour faire barrage à Marion Maréchal Le Pen. Et Christian Estrosi, on se souvient, n'avait pas mené une campagne très centriste.

Et Mme Aubry se félicitait d'avoir fait élire Xavier Bertrand alors qu'elle n'a pas fait campagne pour son candidat.

6:32
Présentateur

Quelles sont les différences majeures entre Marion Maréchal Le Pen et Marine Le Pen ? Marion Maréchal est plus à droite sur les thèmes de société. Elle s'est mise sur les thèmes de famille, sur les thèmes de morale, dans une frange assez raide, assez moralisante, alors que Marine Le Pen, de ce côté-là, est plutôt l'enfant de 68. Donc là, il y a une véritable différence. Par ailleurs, je pense que Marine Le Pen est très dans la vindicte vis-à-vis de la droite classique, la droite de gestion, alors que Marion Maréchal Le Pen, le moment venu, cherchera à lancer des passerelles vers cette droite-là. Il n'y a pas de tension entre elles ? Si, il y en a, toujours.

Et la partie du FN qui espère en Marion Maréchal Le Pen attend une chose, l'échec de Marine Le Pen. Si elle échoue à la présidentielle, soit parce qu'elle n'est pas au second tour, parce que ce n'est pas acquis, il peut y avoir des effondrements, on en a vu d'autres. On a vu Balladur qui partait de très haut, il n'était même pas au second tour. On a vu Jospin. Pourquoi Marine Le Pen n'aurait-elle pas aussi un pépin de campagne ? Ou bien si elle est au second tour, mais qu'elle est sévèrement battue. Le congrès qui suivra sera un congrès de risque poutchiste contre Marine Le Pen. Les partisans de Jean-Marie Le Pen voteront-ils pour Marine Le Pen ?

7:35
Locuteur

Oui.

7:36
Présentateur

Oui, sans hésitation, malgré les tensions. Comment Marine Le Pen est-elle perçue à l'étranger ?

7:43
Invité

À Moscou, plutôt pas mal.

7:45
Présentateur

À Moscou, plutôt pas mal, oui.

7:46
Invité

Mais en Angleterre, assez mal. Elle voulait aller faire campagne pour ceux qui prônaient le Brexit, on lui demandait de pas venir. Elle n'a toujours pas réussi à aller en Israël, où elle a cherché vainement d'organiser un voyage.

7:55
Présentateur

Et là aussi, il faudra qu'elle fasse campagne. Merci à vous quatre d'avoir participé à ce C'est dans l'air en direct. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h35. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. C'est dans l'air, c'est désormais du lundi au samedi. Belle soirée sur France 5.