Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 mai 2022 38 min

Sécheresse : la France en alerte

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

jean castex était dans le vaucluse cet après midi auprès d'agriculteurs qui n'a promis de ne pas laisser tomber alors qu'on s'est quand même extravagant dans deux jours mais il a dit que le gouvernement ne laisserait pas tomber secteur c'était un de ses tout derniers déplacements en tant que croyants c'est dire si l'urgence commande sur ce sujet alors qu'on sait que 15 départements ont déjà dépassé le seuil d alerte comme nous raconte samia de sheer des terre craquelée des nappes phréatiques de moins en moins fourni la sécheresse s'installe en france en avril le déficit de pluie a atteint 30 à 70% selon les régions un manque d'eau qui aura des conséquences sur les cultures dans le loiret il a plu moitié moins que la normale depuis le début de l'année 2022 là je peux même pas prendre de terre aujourd'hui vous voyez c'est c'est du béton c'est sec voilà il ya plus aucune fraîcheur pour sauver la récolte de blé il faut tirer gay au risque de ne plus avoir assez d'eau pour le maïs au mois d'août l'hiver on a trop d'eau l'été on en a plus assez sur l'année la quantité d'eau sont toujours les mêmes sauf qu'on est des plus grandes et plus en plus d'amplitude c'est à dire on a trois mois de pluie ensuite trois mois de siècle et aujourd'hui si on stoppe pas l'eau pendant qu'on a les périodes très humide qu'on pouvoir utiliser pour les périodes sèches ont fait ressortir si la pluie ne vient pas les cultures de printemps comme le tournesol seront elles aussi menacées d'après les prévisions de météo france la vague de chaleur va se poursuivre avec les conditions anticycloniques qu'on attend fin qu'on a en ce moment et qu'on attend pour les prochains jours ça donc ça nous protège des épisodes des perturbations qui circulent plus au nord est donc en effet à ça ça va poser ça va pas arranger les soldes c'est con ça va permettre d'assécher encore plus ses sols donc c'est quelque chose à surveiller également pour tenter de préserver la ressource en eau quinze départements ont pris des mesures de restriction qui vont de la simple vigilance jusqu'à l'interdiction totale de laver sa voiture ou d'arroser un espace vert par endroits la sécheresse on en parle ce soir avec mes invités magali régler à bonsoir vous êtes maître de conférences en géographie à l'école normale supérieure co directrice du centre de formation sur l'environnement et la société a le nsrs toujours et membre du haut conseil pour le climat j'accueille aussi frédéric denhez bonjour journaliste écrivain chroniqueur habitué de ces deux sens public écologue vous vous dites est votre dernier ouvrage rencontre avec des échos le remarquable chez delachaux et niestlé et ça et puis enfin hermine chombart de l'oeuvre vous êtes délégué juste pas je le prends bien créé bras vous êtes délégué général du conseil national pour la résilience alimentaire et nous nous raconter ce que c'est que cette institution que peu de français connaissent sans doute parmi nos téléspectateurs et puis bien sûr laeticia qui est resté avec moi pour pour cette seconde partie de l'émission mais avant de commencer je voudrais c'est un poids sur le diagnostic déjà avec vous ma galerie gaza est-ce que la sécheresse est déjà là où est-ce qu'il arrive et pourquoi alors on a effectivement une sécheresse qui est en train de se conjuguer à une vague de chaleur c'est un peu différent d'accord la sécheresse en fait c'est un déficit de précipitations il ne pleut pas assez et donc effectivement on manque d'eau est actuellement on manque d'eau sur une période cruciale qui est celle où les végétaux sont en train de monter de sortir et donc c'est là que les épices forme c'est là que les grains se remplissent et donc même s'il ne pleut il pleut dans quelques semaines sa présence et c'est comme pour un bébé qui grandit si vous voulez il ya des moments de la croissance ou si c'est pas mis en place ça se rattrape pas et donc on a ces agriculteurs aujourd'hui effectivement qui sont dans une période critique pour les récoltes ce qu'on appelle la montée en rendement est donc là ils vont avoir des pertes de rendement par ailleurs lorsqu'il ne pleut pas maintenant parce qu'il n'a pas plus dans les mois précédents on peut le voir sur cette infographie vrai que depuis le début de l'année on a un déficit de 35 pensent alors csii peu comme entre 40 % et 30 % selon les mois depuis le début de l'année et en plus ce qui se passe c'est que nos végétaux pour l'instant ils ont encore des racines assez assez fait part assez peu de sites qui n'ont pas assez profondément dans les sols donc même si on a une immunité profonde des sols la couche superficielle elle n'est pas à s'arroser et donc ça ça s'ajoute en plus à une vague de chaleur qui arrive on a eu par ailleurs et ça malheureusement ce sont des tendances lourdes qui sont en train de se mettre en place sur le territoire en gros ce qu'on nous dit c'est qu'avec un crime acquis changer le climat il a déjà changé depuis 1901 on est en france à peu près 1 degré cet et bien on va avoir des étés plus long des hivers plus doux et des printemps plus précoce et donc commençons à une variabilité plus grand des précipitations on a une variabilité aussi plus grand des moments d'épisodes extrêmes et ce qui est en train de se passer les téléspectateurs l'ont peut-être vu c'est que il ya eu en début d'année un des bourgeons précoce qui sont arrivés avec du gel précoce c'est à dire qu'aujourd'hui en fait on voit que beaucoup de secteurs de l'agriculture sont touchés et ça change les effets boule de neige parce que ces végétaux savent aussi alimenter le bétail et d'envoyer que derrière en fait cette sécheresse qui qui pas si exceptionnel que ça pour l'instant c'est vrai que c'est très tôt dans l'année mais ces déficits ils sont pas non plus extrêmes amène des conseils ce prix il ya des déficits sur les nappes phréatiques aussi alors qu'ils n'ont pas tous remplis on va le voir sur cette sur cette infographie qui s'affiche à l'écran normalement voilà l aie on est les vrilles est normal ou os et en gris monnaies remet en bas ça commence à rosir est très bas c'est dans les couleurs bordeaux marouane vous voyez d'ailleurs que la carte n'est pas exactement superposée à celle des départements en vigilance parce qu'en fait dans les sécheresses il ya plusieurs types de sécheresse est les sécheresses qui sont les sécheresses -o déficit de précipitations il peut pas assez donc scellé sécheresse du sol ensuite on va voir des sécheresses aux niveaux des cours d'eau qui sont aussi liées à des déficits de nappes et puis progressivement on va avoir des sécheresses aussi qu'ils voyaient simplement à la végétation parce qu'il fait chaud ça transpire et donc est donc en fait on a eu un cumul de sécheresse différentes qui peuvent se conjuguer qui vont au moment dé et effectivement donné des problèmes c'est pour ça que les cartels sont pas exactement superposables et que ce sont pas les mêmes effets en fonction là aussi de la nature des sols si vous êtes sur des sols calcaires sur des sceaux l'énergie le ya beaucoup de gens aujourd'hui qui dans quelques mois risquent d'avoir un nouveau défi sur sur leur maison c'est ce qu'on appelle les seiches réseau technique voilà donc si vous venez à tout va venir à toutes ses conséquences d'expliquer parce que finalement c'est plein de mécanismes physiques qui avait d'une part par leur ampleur mais aussi par le moment où il se passe d'accord juste une question frédéric dans l'espace et dans les yeux votre nom c'est mieux c'est plus joli est normal quand on dit l'été sera chaud qu'est ce que ça vous les prévisions météorologiques à deux ou trois mois rien bien au delà de huit jours déjà les ingérences météo france ont du mal à établir des prévisions parce qu'un bruit de fond énorme parce que c'est des ordinateurs qui embrassent des des milliards et des milliards de données et donc forcément statistiquement la probabilité que vous vous trompiez augmente avec le temps dans cuit jours c'est déjà beaucoup qu'un jeu alors vous imaginez les gens j'en ai eu un hier sur un plateau d'une autre chaîne qui me disaient mais l'été sera caniculaire nom pouvait pas dire ça on n'en sait rien on n'en sait rien et on en sait d'autant d'autant moins rien si j'ose dire c'est de ces affreuses que je viens de dire que l'eau est devenue encore plus imprévisible qu'avant donc plus personne n'est capable même au brgm cantat au remplissage notre personne n'est capable de prévoir l'avenir de prévoir le remplissage des nappes personne n'est capable de prévoir la pluviométrie avant c'était simple la france la france béni des dieux parce que l'eau coule tout le temps lui est partout c'est fini on se retrouve avec une situation qui se rapproche un peu de celle d'autres pays comme les pays du maghreb où comme vous l'avez dit on a des saisons très marquée avec une incapacité à dire à prévoir l'eau qu'il va y avoir donc peut-être demain de prévoir les récoltes que l'on pourra faire et donc ça ça vient un vrai enjeu évidemment que soient politiques sociétales et économiques juste je voudrais vous nous parler juste en un mot de de votre association qu'on ne connaît pas forcément bien le conseil national pour la résilience alimentaire et savoir si vos membres sont préoccupés justement par cette question de l'eau 1 vous savez difficile le cnra donc à vraiment pour vocation à la fois de dire que ben c'est urgent il faut qu'on se mobilise pour la résilience de nos territoires pour la transition agricoles et en même temps de dire il existe plein de solutions parce que c'est pas le tout de dire allez-y yakafokon mais il ya plein de solutions plein d'innovations qui répondent à ces enjeux de la fourche à la fourchette comme on dit à tous les niveaux il y à des acteurs des innovations qui répondent aux enjeux et notre objectif c'est de faire en sorte qu'ils soient actifs qui passe à l'échelle et qu'ils soient tout de suite moi donc c'est un groupe d'agriculteurs des consommateurs toute la chaîne de valeur et le sujet de l'eau c'est une préoccupation sur moi bah évidemment sur le début de la chaîne de valeur bien évidemment c'est une préoccupation alors on n'a pas fait un bail storming spécifique sur sur ce sujet là mais évidemment c'est une préoccupation tout il ya eu les grands défis de l'agroécologie ça fait partie de justement de ce qui peut permettre de retenir l'eau qu'on appelle l'eau verte si je me trompe pas donc c'est celle qui est capté par les sols et qu'ils profitent précisément à toutes ces cultures qui sortent en ce moment et ça fait partie des solutions qui sont envisagées qui se sont diffusées et qui doivent être définies nécessaire frédéric l'évoquait il ya des spécialistes ils font un parallèle pas qu'il dise que l'été sera très chaud pour des parallèles entre l'été convient là et même l'été 76 cas marqué les esprits des plus vieux d'entre nous je me mets dedans évidemment aussi voilà qui été l'épisode le plus important en france à l'époque il est le gouvernement enfin avait même décidé de créer un impôt sécheresse oui tout à fait c'est jacques chirac juste avant de partir alors on sait que vous aviez six ans donc après on calculera jacques chirac juste avant de donner sa démission en août 1976 des blocs 2,2 milliards de francs pour venir en aide aux agriculteurs car ce sont eux qui souffrent le plus de cette sécheresse qui touchent spécifiquement le nord ouest de la france et c'est une sécheresse qui est particulièrement aigu parce qu'elle a commencé dès l'automne 75 ans qu'elle dure cette sécheresse dans toute l'europe de l'ouest on le voit d'ailleurs je pense qu'on a une photo qui est passée voilà d'une agricultrice avec son sol craquelé ce sont les exactement les mêmes images qu'on a passées dans notre sujet d'ouverture donc vous voyez c'est toujours la même problématique et c'est vrai que l'état décide après un fait divers le suicide d'un agriculteur de 28 mai dans la foulée l'opinion publique bien sûr et ému et l'état débloque des grands moyens comme l'armée par exemple qui va s'occuper de récolter de transporter le fourrage vers les régions qui souffrent le plus et certains pour ces choses ont été bien accueillis par la population eh bien non ni par les agriculteurs qui disent baïse avant entre 200 francs et 500 francs par tête de bétail des c'est pas assez et alors surtout pas à parler mais gros et moyens contribuables qui ont vu leur impôt sur le revenu augmenter de 10 % donc non mesures impopulaires ils sont à son départ de matignon d'ailleurs jacques chirac laisse quand même un petit cadeau empoisonné à raymond barre et qui arrive juste pour la petite histoire de petit aspect politique pour la petite histoire et pour ré ancré dans aujourd'hui dans l'époque actuelle en 1976 le gouvernement aurait très bien pu emprunter pour financer cet impôt sécheresse et il a décidé de ne pas augmenter de ne pas alourdir la dette du pays alors faire un petit point sur les conséquences de cette situation en essayant de comprendre qui souffre et en commençant par ceux qui souffrent le plus aguerri culture qui souffre le plus oui il est alors ça d'ailleurs c'est pas spécifique à la france a aujourd'hui les premières victimes les lélés les premières les premiers métiers en direct des impacts du changement climatique ce sont les agriculteurs qui souffrent doublement parce que d'une part effectivement ils sont déjà dans une situation de crise fort endettement on connaît en la crise du monde agricole quand on parle du suicide des agriculteurs on sait aujourd'hui les difficultés du monde agricole est là dessus donc il arrive effectivement mais toutes ces variations du milieu elle se rajoutent est donc là on va avoir des risques d'endettement va avoir des revenus qui vont s'effondrer et puis derrière ce que cette session historique c'est le plus gros déficit depuis 25 ans la présente deux historiques et non historique c'est à dire que là aussi ce sont des extrêmes on n'est pas encore sûr d'arriver à ce qui s'est passé en 76 mais effectivement c'est le cumul si vous voulez ce qui est terrible c'est ce cumul ce cumul des crises on aussi appris le vide qui s'articule là aussi avec la crise ukrainienne avec l'ensemble des bassins aujourd'hui de production du blé de l'orge notamment en europe qui est touché donc avec des effets dominos sur le reste des marchés parce qu'évidemment cette agriculture elle est extrêmement insérés dans les marchés est devenu un questionnement sur le rôle de l'europe pour protéger aussi ses agriculteurs une pac qui va tomber pas toujours dans mon sens on pourra y revenir et donc cet agriculteur ils sont en direct si vous voulez qu'ils se prennent tous dans l'express nous a dit qu'en plus que séoul est responsable parce qu'effectivement aux gens ce qu'ils on consomme beaucoup exactement et aujourd'hui est ce que dit très bien le giec et je suis content d'entendre dire qu'il faut parler de solution c'est que logique des mondes que l'agriculture c'est un problème c'est en gros postes d'émissions mais c'est aussi une des solutions majeures sinon la première solution au changement climatique pourquoi parce qu'on a des ddd un budget énorme pour gagner du co2 est complice et agriculteurs il parlait sol par les végétaux et par la préservation de la biodiversité sans laquelle nos mains même dans les sociétés les plus développés même ici en france pour ne peut pas vivre demain y'a plus d'abeilles a plus de poissons ya le regard doit être comme très compliqué ils sont cette solution est donc on a besoin d'avoir aujourd'hui une transition un soutien pour effectivement arrêter de faire de la mesure est au delà de la rustine est vraiment faire de ces agriculteurs une solution au problème parce que ça touche aussi des forêts sécheresse ça touche aussi et ça touche tout et c'est surtout les sols comme magali l'a dit le coeur du problème est la clé de voûte de notre adaptation au changement climatique c'est les soldes je suis devenu un obsédé des sols personne ne parle des sols c'est même juridiquement ça n'existe pas les seuls en france ça n'existe que si vous en faites quelque chose dans le code de l'environnement est un livre sur l'eau un livre sur la n ya pas de livres sur les sols le soulier il y est la propriété privée donc on n'y touche pas on ne veut pas le voir or les sols ça l'avantagé d'un puits carbone d'être un pull à od train une fontaine à une fontaine de biodiversité dont demain l'agriculture mais aussi les villes sera obligé de beaucoup moins mal traiter les sols la première cause de maltraitance si j'ose dire c'est les labours profonds et trop fréquents et de les laisser couvert en permanence entre les cultures ça c'est fondamental c'est la conservation des sols est ce que font de plus en plus de villes c'est d'ouvrir la voirie pour laisser les sols libéré de façon à ce qu'ils puissent absorber l'eau de pluie laquelle eau de pluie sera dépollué naturellement par le sol ira rejoindre ainsi eu moins polluer les réseaux et les nappes n'ira pas grossir les réseaux d'eaux pluviales et puis il rabroue v des arbres qui feront de l'ombre en était hors jeu résume un peu ça par edel mais c'est ce qui est en train de se faire ch en train de faire un sujet la jeune vie c'est ce qui est en train de se faire et ça a démarré à doué il ya une trentaine d'années à l'agencé de l'eau artois picardie mais comme un point de vue plus estivales si j'ose dire parce que la sécheresse plus la chaleur c'est aussi des incendies pour les foires est enfin possible et cela provoque un risque incendie augmente en france on sait il est encore moins prévisible avons par contre tout ce que l'on sait c'est que la leyre de répartition des incendies ne fait qu'augmenter vers le nord vers le sud vers l'ouest vers l'est partout même là même les vosges les pompiers ont estimé que les vosges et aussi compte tenu des plantations douglas dégueulasse qui sont en train d'arriver en fin de vie qui sont maintenant tout sec parce qu'ils meurent sur pied il suffit d'une petite allumette et tout flamberait d'un coup donc effectivement c'est la capacité qu'auront les sols à absorber de l'eau sera demain essentiel et donc le travail qu'on va demander à l'agriculture c'est attention faites faites en sorte que vos sols est une capacité à absorber l'eau de pluie et que vous ville vous aussi vous développiez cette capacité en ouvrant maximum de soldats alors des conséquences pour les agriculteurs pour les sols pour les particuliers un mini show bar de los c'est vraiment l'inflation la con agir quand même sur cette histoire de sol parce que on est en train de travailler avec afnor normalisation pour mettre en place une un référentiel un cadre de bonne pratique en fait pour les collectivités territoriales pour que justement elle puisse relever tous les défis et les enjeux sur leur territoire j'ai organisé cet atelier là entre décembre et février juste avant le salon de l'agriculture il y avait un atelier conte a intitulé bien commun donc bien commun il ya évidemment le sol les sols l'eau on a eu beaucoup de difficulté à avoir les personnes autour de la table que ce soit des collectivités où que ce soit des des acteurs économiques est-ce que ce sujet là il est très important mais comme il est la base de tout ça appartient en fait à tout le monde c'est super ça sur le cul mais c'est exactement dans les personnes sont occupées ont surtout comprends pas bien donc c'est pour ça aussi que dans ce qu'on propose il y a une grosse part de formation de il ya beaucoup d'acteurs qui accompagne qui sensibilise à l'importance des sols et pour faire le lien aussi avec ce que disait magali les agriculteurs quand ils sont en place ils ont tous les monuments mais c'est aussi les héros on a besoin d'eux avec un adulte et et os à la fin 0 et 2 pour la transition alimentaire et une fois qu'ils sont en place une fois qu'ils travaillent au quotidien mais ils n'ont plus le temps de se former d'être sensibilisés à tous ces enjeux là on leur met tout de suite ils sont de très très très sollicités donc comment est ce que on peut entre guillemets rétropédaler sensibiliser dès le lycée agricole à ces enjeux là oui ça c'est ça c'est un programme sur le sur le long terme mais c'est très intéressant on va venir aux solutions j'ai juste pour terminer sur ce chapitre des conséquences on a parlé évidemment l'agriculture il ya aussi la question les conséquences industrielles de je pense notamment au secteur du nucléaire parce que c'est jean luc mélenchon l'a souligné avant-hier dans un tweet avec un os qu'on peut voir sur l'écran et c'est en disant qu'il y avait un lien on sait qu'ils me centrale dans le bordelais les scènes voilà qui a été arrêté parce que le circuit de réchauffement de on a besoin d'une eau qui soit suffisamment fraîche pour refroidir et puis surtout surtout au lieu d'une certaine température les industriels dont le nucléaire n'ont pas le droit de rejeter dans les rivières une eau si elles dépassent une certaine température pour des raisons de respect de la biodiversité mais il ya un risque pour la production par louis gérardin conserve la garde ils attendent qu'elle se rafraîchissent et ensuite il la libère il ya un risque pour la production d'électricité oui oui mais après enfin ça on observe on observe depuis tout le temps faim en 76 il y avait il ya eu pas nucléaire mais c'étaient des usines à charbon de production de d'énergie à partir du charbon elle aussi avait besoin d'être réfrigérée elles n'ont pas été puis ça a été quand même c'est un petit risque je pense mais qui pourrait s'accroître demain effectivement c'est sûr qu'avec des éoliennes et des panneaux photovoltaïques ça va mieux l oms a besoin d'être refroidit mais quand on est un anticyclone tels que le nokia aucune éolienne qui tourne bompard alors si ça touche tous les agriculteurs et industriels la société les sols des forêts il faut peut-être trouver des solutions et donc avant de trouver des solutions à long terme et à la réponse politique à court terme on va en parler parce que jean castex et est aujourd'hui dans le vaucluse aux côtés d'agriculteurs on va faire le point avec marion vigreux sur les mesures déjà annoncées aux mises en place par le gouvernement rebonjour dans l'es11 alors qu'elle a été la politique de la réponse du gouvernement à cette sécheresse qui s'annonce vous l'avez évoqué au début de ce débat signe que le gouvernement se mobilise plusieurs ministres dont jean castex était cet après midi dans le vaucluse pour rencontrer des agriculteurs directement exposées à ce risque ils ont notamment visité le bassin de l'oasis du canal de carpentras pour évoquer la problématique de l'irrigation que l'état a décidé de soutenir via plusieurs mesures financières si l' enveloppe dédiée à la modernisation des techniques d'irrigation des agriculteurs a été doublé elle passe de 20 à 40 millions d'euros et doit permettre aux exploitants de développer des systèmes plus économe en lots fin avril le gouvernement a également autorisé les agences de l'eau a dépensé 100 millions d'euros supplémentaires pour financer des projets d'accès à l'eau comme par exemple la construction de retenues ou deux bassan pour stocker les excédents en eau de pluie à ce jour une centaine de projets sont en cours de développement sur le territoire et puis pour limiter la consommation d'eau douce la réutilisation des eaux usées va également être autorisé dans certains cas notamment pour certains procédés industriels enfin le pouvoir des préfets va être renforcée afin de faciliter et d'accélérer à les projets locaux de gestion de l'eau à noter que le ministère de l'agriculture veut également pouvoir anticiper ces épisodes de sécheresse en évaluant par exemple les volumes d'eau qui peuvent être prélevés et stockés en hiver durant la période des autos car pour l'état la gestion de cette chez serait-ce de cette sécheresse perdure a dit m c'est dur à dire elle est cruciale et oui pour l'exécutif pas question de voir la production française agricole ralenti est pénalisé par cette sécheresse car en toile de fond c'est notre souveraineté alimentaire qui est en jeu puisque pour amortir les conséquences de la guerre en ukraine il faut aujourd'hui produire plus mais gagnent ce sont des mesurettes sont nécessaires ces mesures c'est de la réponse de court terme et c'est nécessaire ou pour vous c'est du saupoudrage les deux mon général pourquoi parce que effectivement comprends très bien et quel que soit le gouvernement en place quand il ya une crise et la crise actuelle est très forte sur amont agricole on l'a déjà dit extrêmement sous pression on est évidemment obligé d'y répondre alors il faut quand même rassuré les téléspectateurs on ne manquera pas d'alimentation en france certains prix vont augmenter on va quand même avoir possiblement très vite des tensions sur l'eau dans les villes parce que c'est tour n'a pas parlé mais il ya un robinet qui coule et un moment il faut arbitrer et notamment une partie des retenues qui existent déjà aujourd'hui sur les grands bassins versants servent essentiellement à soutenir ce qu'on appelle l'étiage c'est-à-dire l'été quand il ya plus d'eau dans les cours d'eau eh bien on relâche cette eau des barrages pour qu'on voit déjà que ça existe en réalité le problème derrière c'est que on est toujours en train de courir après les crises on les subit en cours après et que on est incapable aujourd'hui de planifier puisque c'est le terme qui a utilisé le président de la république à la fois économiquement et aussi plus largement territorialement parce que ce qu'on sait aussi c'est que le changement climatique ce sont des transformations du climat sur la france c'est à dire qu'en fait le les climats remonte vers le nord donc le climat méditerranéen qui est aujourd'hui suivi de faire des olives en bretagne aujourd'hui par exemple on sait qu'il ya des escrocs on aura de la garrigue peut-être à lyon on aura du chêne liège vous allez voyez ce que ces deux chênes lièges la passion en bretagne ou dans le limousin donc ça veut dire qu'on pourra plus cultivé la même chose et donc derrière on en fait face à une révolution qui ressemble à ce qu'on a connu dans les années 50 moi je trouve que la comparaison elle est intéressante on est après la guerre c'est ce qui s'est passé en bretagne le fameux modèle breton alors on a mis beaucoup de choses sur le banc des ventes on a beaucoup cassé du sucre mais ça a été une vraie révolution pas que technologique bien sûr qu'il ya derrière de l'innovation mais ça a été une transformation des lycées quand vous regardez aujourd'hui une carte de bretagne vous avez une densité de lycée professionnel agricole parce que derrière on avait des agri managers on a changé les structures de coopération on a redéployé des routes on a redéployé les terrasses est ce que vous êtes en train de décrire en fait c'est un changement aménagement du territoire c'est un changement de société en santé c'est un changement structurel qui doit être effectivement accompagné et on doit toujours se demander l'argent que je mais est ce que c'est un art je sais ce que c'est un investissement ou est-ce que c'est oui c'est de la responsabilité de la région n'en ou de l'exécutif la planification doit se faire au niveau national parce qu'on a des besoins déquilibre ensuite par contre la tactique est l'adaptation est fait au niveau local le 12 avril les ministres la transition écologique de l'industrie d'agriculteurs ont réunissent des préfet coordonnateur de bassin d'orage a privé d préfet coordonnateur de bassin pour anticiper au maximum les dispositions à prendre afin de préserver au maximum la ressource concrètement ça veut dire quoi frédéric cette année à savoir qui va couper l'eau où on voit la coupe et a acquis on va allouer la ressource et qui on va faire payer encore plus demain il faut savoir que la france a un modèle qu'elle exporte les pâtes les sacs à main et les rafales il ya les agences de l'eau le mode de c'est plutôt une réussite d'ailleurs c'est une réussite est exportée dans beaucoup de pays du monde ont en gros par fleuve à chaque chaque fleuve coule dans un bassin versant et chaque bassin versant est géré par une agence de l'eau c'est très technicien et qui est dirigé par un comité de bassin sera parlement de l'eau à l'échelle des rivières qui sont les influents de ces fleuves ya aussi des petits par le monde qui sont les commissions locales de l'eau ça marche très bien sauf que l'état leur demande de donner 100 millions de plus sauf que l'état leur compte déjà l'essentiel de leur budget pour alimenter l'office français de la biodiversité tout en demandant aux agences de l'ue de s'occuper et d'eau et de biodiversité cherchez l'erreur et des sols traités à l'agencé adour-garonne il lui manque je crois entre 300 et 400 millions d'euros pour achever ses missions derrière tout ça il ya une vraie question c'est que à mesure que l'imprévisibilité de la ressource augmente à mesure que les usages augmente à mesure que le coût de traitement de l'eau pour la potabilisée a augmenté à mesure que l'agriculture a besoin de plus en plus d'eau l'eau va coûter de plus en plus cher et c'est toi les piliers sur nos factures par des redevances alors même que l'état voudrait que l'on consomme moins mais si on consomme moins il y aura moins de redevances qu'on va se retrouver avec un modèle qui fonctionne bien mais qui est en train d'arriver tout doucement sur le mur de son financement et qui va financer ce sera forcément nous avec sans doute et c'est une demande je termine des agences locales des commissions locales de l'eau enfin des établissements publics et territoriaux de bassin qui demandent de pouvoir lever une taxe locale ce qui est interdit par la constitution en plus des redevances prélevées par les agences de l'eau bref on risque demain d'avoir au moins une ligne de plus sur notre facture d'eau pour financer simplement la continuité de ce service de ce service de look et qui était pas un bien commun mais qui est un bien public endroits ce qui est pas tout à fait la même alors parmi les réponses et notamment parmi celles qui ont été avancées par le gouvernement aujourd'hui il ya la constitution de stockage jours de pluie dans des méga bas si j'ose dire je sais pas comment ça s'appelle regardez un extrait de ce reportage de fabien becker dans le marais poitevin avec justement la mise en place d'une d'une méga bassine d'eau c'est un gigantesque bassin de 2 145 mille mètres cubes or voilà là on est devant la la première réserve de substitution du projet de la sèvre niortaise dans quelques semaines cette réserve permettra de stocker de l'eau en provenance de la nappe phréatique pour irriguer les cultures de céréales le principe pompée dans la nappe en hiver quand elle est pleine d'eau de pluie et stocker l'eau en prévision de l'été le principe de substitution c'est de ne plus prélever justement pour les agriculteurs ne pas prendre l'eau en été au moment où les cultures ont besoin mais malheureusement au moment où la nappe est la plus fragile donc vraiment le principe de substitution c'est de remplacer ces prélèvements d'été par un prélèvement divers donc qui est mis dans une retenue étanche pour être utilisé l'été en clair ce système ne ferait que différer dans le temps l'utilisation de la ressource en eau seize réserve doivent être creusés dans le sud des deux sèvres pour un coût de 60 millions d'euros financés en grande majorité par l'état à la tête d'un collectif de plusieurs associations julien leghait combat inlassablement le projet concrètement ce type d'équipement correspond clairement un projet d'accaparement de l'eau est un bien commun au profit de quelques-uns alors mathieu les réglages je vous ai vu rouge il est consterné par le reportage et parce qu'on disait non c'est pas concernés alors on a eu un bar hen de l'eau dont on a finalement peu parlé dans les médias qui a révélé aussi des tensions énormes autour de cette ressource d'abord le problème c'est qu'on on a un discours général un discours local localement parfois effectivement les stockage d'eau peuvent être importants nécessaires indispensables être une bonne idée mais temporairement c'est à dire que ces infrastructures la doivent vraiment être temporaire pour accompagner une transition est en fait ce que risque de devenir ces infrastructures qui coûte très cher quand même qu'ils sont très polluantes qui enlève l'eau des sols justement c'est en fait que le giec appelle une malle adaptation c'est à dire qu'en pensant résoudre un problème à court terme on va le décaler dans le temps parce qu'on compte dans les mêmes frais d'un second pont parce que ça transforme milieu parce qu'il peut y avoir des pertes parce que c'est très émetteurs et surtout parce que ça ne permet pas d'engager les transformations indispensables en termes de pratiques culturales parce qu'en fait si ces mesures là elles permettent aux agriculteurs de gagner du temps pour cultiver autrement pour desserrer l'étau pour aussi avoir d'autres moyens c'est nécessaire mais souvent en fait c'est one shot c'est exactement comme dans d'autres cas vous allez faire la climatisation vous allez mettre le canon à neige vous allez vous dire ah ben tiens je vais remplacer voilà je remplace la cigarette parce que j'ai fumé pendant longtemps weisser je me connais un paquet puis j'ai travaillé avec mon patch ça n'est pas soutenable et et le sujet effectivement qu'elle a c'est qu'avec une pression qui va encore s'accroître parce que le changement climatique est là parce que ses limites elles sont de plus en plus atteinte et bien en fait on on laisse penser que le le garros enfin voilà que la pression se relâche alors qu'en réalité elle est toujours là et que cet argent il a été dépensé pas de la bonne manière et donc on est entre en fait de vulnérabiliser les agriculteurs au lieu de les accompagner tôt pour changer les termes en deux modèles de production parce que moi je me pose une question est ce que notre modèle agricole est toujours le monde d'une certaine façon est ce qu'on produit les bonnes culture saison autant besoin d'eau dans un pays qui en aura de moins en moins amène son barda l'eau mais c'est exactement la bonne question puis je veux réagir avec à ce que disait malgré lui aussi c'est à dire que si on a une feuille de route si on a une ligne de mire qui est partagée est quand même là je pense que tout les scientifiques autour de la table sont tous d'accord sur ce qu'il faut faire comment il faut le faire donc ça c'est la première chose et après comment ce qu'on a une béquille à droite une béquille à gauche c'est très bien mais surtout qu'on ne se met pas martel en tête en disant que si on fait des bassines partout c'est la solution si on change pas nos pratiques ça sera pas la solution elle que challans pose la question parce que ce qu'ils consomment le plus docile des céréales je crois plutôt le blé ou entendent oui le maïs imaginez qu'en france on produise moins ou plus de céréales parce que ça consomme trop nous il faut qu on baisse notre production en changeant notamment c'est ce qu'on appelle le flexitarisme quoi c'est comment est-ce qu'on veut diminuer la consommation augmente autre chose qui est pas pas autre chose mais en quantités différentes c'est en quantités différentes comment est-ce qu'on a changé de ses habitudes là à part communiqué à part éduqué dans les écoles est-ce qu'il faut pas commencer par les cantines canton car des screens colère on marche sur la tête séduit les élus polita la luz est une démocratie luz et la politique effectivement quand un maire heureux casse un contrat avec un industriel qui fournit les cantines de son école primaire en disant moi je des agriculteurs en conservation des cendres à moins de 10 kilomètres pour fournir sa marche c'est un levier nantes on rassure les high rider 91 de moins en moins de la conservation des sols moins en moins rares c'est vraiment ce qu'on veut faire parce que effectivement à la gestion de l'eau ils font un plan au niveau national mais vous le disiez à juste titre c'est au niveau du local aussi que ça se passe on arrive ici on arrive avec une espèce de feuille de route déjà tout tracé enfin plus à quel schéma surtout les la population va pas s'en accaparer va pas s'en saisir alors que si vous lui dites à écouter là j'ai une solution qui marche dans la commune d'à côté qui permet d'alimenter les cantines scolaires sur cette taille là avec des produits sains qui sont locaux qui sont bas peut-être de mon voisin et qui vont peut-être mon emploi demain va forcément il ya une adhésion derrière qui est beaucoup plus importante et nous c'est ce qu'on prône ce gros souvient fréquent et aussi du mal qu'on eut parfois certains agriculteurs à se convaincre qu'il fallait pas polluer les nappes phréatiques et arrêter certains anglais il mais farid et fall un des principaux ball agences de l'eau c'est ça justement des agences de l'eau pardon subventions les agriculteurs pour par exemple savez les causes de pollution des rivières sur les têtes de bassin les ruisseaux c'est à dire au tout début d'un bassin versant cesser la vache qui va faire son gros caca ou son groupe hippie dans le ruisseau pas simplement on donne des sous la halle agriculteurs pour mettre des clôtures c'est aussi bête que ça ou alors on lui demande de passer depuis m d'engrais sur sa prairie la housse klaus eux se trouvent pardon une aire de captage ou alors on va l'aider on va le financer pour pour qu'ils passent en bio de façon à ce qu'ils n'utilisent plus de pesticides par ce combat de son chant il ya une rivière importante qui coule c'est le boulot principal de l' agence de l'eau ça aujourd'hui sont on le sait pas le genre de l'os et mystérieux mais c'est un des principaux leviers pour aider le monde agricole le monde agricole a changé en lien avec avec les élus locaux qui sont aux têtes qui sont à la tête des agences de l'eau d'ailleurs loup c'est vraiment de la politique donc la joie bien les solutions qui se dessinait avec ses des changements de société à long terme à court terme dans les trois-quatre mois qui viennent est ce qu'il ya des solutions concrètes à mettre en place et déjà on a on a un problème indemnisation de ces agriculteurs on a une réforme l'encours du fonds d'indemnisation des calamités agricoles qui est un régime spécifique faut absolument les accompagner moi ce qui m'inquiète et là où il ya un point d' alerte c'est qu'on voit bien qu'il ya deux choses qui se passent une crispation on l'a vu avec le reportage que vous allez sur les gilet jaune une crispation sur les territoires où on voit vraiment que les gens n'en peuvent plus parce que c'est l'agriculteur essor du coc vide parce que la crise parce que donc c'est très très violents et je pense que là il faut vraiment avoir un voile à se remettre à plat et retrouver des mécanismes effectivement de dialogue deuxièmement faire très attention parce que là aussi sur l'alimentation les pratiques alimentaires ne sont pas toutes les mêmes on a déjà en france qui n'ont même pas accès à la viande parce que c'est devenu impossible et d'autres qui en mange tellement qu'ils sont malades or ce que dit le giec c'est que l'alimentation c'est de la santé c'est à dire que quand vous allez travailler sur l'alimentation vous allez travailler sur le déficit de la sécurité sociale la réalité c'est ça et donc il faut calculer aussi l'écho bénéfices cela que j'ai en partie on exactement après moi je n'ai pas tout à fait trois-quatre mois là non j'entends que vive sauf qu'ils en arrivent parce que les crises en fait elles vont se tendre et qu'on risque d'avoir une succession de crises sociales de crispation sur le pouvoir d'achat on a vu dans le débat des élections sur le pouvoir d'achat sur l'alimentation sur les écoles avec des élus locaux qui vont être sous pression est là on va arriver sur des questions de sécurité sociale au sens large et donc effectivement là il faut était là il est absolument important d'accompagner de soutenir mais on va les avoir pour le pongiste d'inchy francs sur les vagues de chaleur 10019 la canicule dont on a encore en mémoire il y avait pas le bac y avait tout ça une chance sur 50 dans dix ans à 1,5 c la trajectoire qu'on a aujourd'hui 17 degrés sein de global on arrive un degré 5 c'est à dire en fait hausse 0,4 de plus qu'actuellement on est à une chance sur 10 si on arrive à deux degrés on sera à une chance sur 4 par an ça veut dire qu'un été sur 4 en moyenne on aura des vagues de chaleur on aura des sécheresses avec en plus des conjugaisons sécheresse flash on a dix ans et ce que nous disent les scientifiques et vraiment c'est un message d'espoir c'est que les solutions existent elles sont moins coûteuses que l'inaction elles vont apporter à tout le monde du bien être et du mieux vivre et elles vont aussi derrière pouvoir retisser la démocratie mais ça veut dire que derrière il faut que nos acteurs politiques quelles que soient leurs bords se mettent autour de la table qu'on arrête les caricatures sme a fait soupirer dans votre reportage c'est qu'on est toujours sûr en fait des gens qui ne se parlent pas et que je pense que toute l'expérience qu'on a un travail c'est que dès qu'on est sur le terrain il se parle et ça marche et que quand on voit les initiatives locales sur l'agroécologie ça veut dire qu'on a des agriculteurs qui retrouve le sens du métier cette fierté on a des locaux qui sont heureux c'est vraiment un moyen aujourd'hui de faire en sorte que nos territoires vivent vivent mieux et donc c'est pas du tout un discours de déclinologues de catastrophisme décroissance et il faut changer aussi dans la tête des consommateurs les consommateurs qui ont déjà changé leur manne 7 mais en face il n'ya pas irai pas de il n'y a pas d'offre tout simplement donc nous qu'est ce qu'on fait on travaille justement à structurer cette offre et vous l'avez raison à structurer cette offre au niveau local et pourquoi il a même fait passer le poids des lobbys de la documentaire que pas que il ya plein de raisons mais après on peut voir le verre à moitié vide où on le voit à moitié plein volontairement et comme quand est ce qu'on peut faire ya plein de solutions qui existent et les trous dans la raquette on les connaît un c'est la transformation c'est la logistique beaucoup parce qu'on commence à avoir regardé nos un agriculteur qui fait la vente directe généralement il a pas de problème il vend tout par contre quand il vend par des intermédiaires il sait pas à qui ça va il sait pas qui consomment sais pas quel prix s'est vendu c'est pas comment s'est transformée si ça devient des pattes du pain ou d où je ne sais quoi ils gagnants - jeux en bois et là c'est différent parce qu'il fait du volume et puis il ya des aides etc mais en tout cas l'idée c'est vraiment de dire que on travaille l'amont et l'aval il faut pas oublier tous les maillons au milieu et c'est tout l'objet de la résilience c'est à dire que c'est une approche systémique si vous mettez tout votre poids sur deux trois maillots temps qu'un maillon même tout petit qui n'existe pas votre système n'est pas résilient frédéric dieudonné on approche de la conclusion de cette émission c'est un enjeu qui est en train de devenir très politique l'eau tellement politique je vais faire ma propre pub que je suis en train d'écrire des programmes courts pour la télévision française qui seront diffusés après le jt de 20h de france 2 justement sur les solutions qui sont en cours et il ya plein de choses j'ai rigolé en voyant le grand bassin parce que juste à côté j'ai perdu le nom de la ville et un grand bassin qui va être alimenté par l'eau de retour de la géothermie dire qu'on a on a une ville qui est alimenté par la géothermie les radiateurs une fois qu'ils ont chauffé l'eau y la balance ça partait à la rivière avant et donc ça flingue et ou à 45 degrés les agriculteurs sont dit vous avez qu à nous l'envoyer dans le bassin pendant l'hiver j'aime pas et on va l'utiliser cet été voilà ça c'est un terreau que c'est pas forcément une mauvaise idée ces bassins non mais quand on tape pas dans le milieu naturel et quand c'est pas aussi grand l'on récupère une ou que paravent été jeté trop chaud des cabinets lumineux naturel ben voilà c'est du circuit de course et on l'a on fait de l'écologie on réutilise une eaux usées c'est parfait cet été il n'ya pas de mauvaise idée en fait temps quand on va dans la même direction mais ce qu'il faut pas perdre de vue c'est qu'elle est notre direction et sahel les documenter et nos élus en cette responsabilité là moi je jeu j'aime bien la proche quand même régionales parce qu'en france c'est leur compétence et ils ont la compétence vraiment les régions pour investir et c'est donc ils ont la nécessité d'avoir la vision de leur territoire pour créer des coopérations entre l'école les communes qui sont consommatrices celles qui sont plus productrices etc et c'est hyper important qu'ils aient leur rôle à jouer et qu'on leur redonne leur place mais ils peuvent pas tout donc nous c'est vraiment vraiment ce qu'on peut porter il ya des solutions qui existent pas rencontrez vous parlez vous et derrière ça marche eh bien merci beaucoup ce sera le mot de la fin avec quand même d'un peu d'espoir et un peu de solutions qui se dessine merci à tous merci un mag anyresa merci hermine chambard de l'homme merci frédéric d'henri merci laetitia