Mouvement du 18 septembre : "L’extrême gauche n’a pas le monopole de la rue" (Gauthier Le Bret)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On parle quand même de cette journée du 18 septembre parce que nos auditeurs et téléspectateurs sont assez inquiets de ce qui reste de se dérouler demain avec près de 800000 personnes attendues dans les rues dans les cortèges évidemment à l'appel de l'intersyndical mais aussi des milliers d'éléments radicaux des black blockéfet de police de Paris Laurentè se dit très inquiet. On fait le point avec Chloé Tarca et je passe la parole à Michelin. Il s'attend à une mobilisation beaucoup plus large que le 10 septembre.
Bruno Rota s'est exprimé ce matin alors que des actions coup de point sont redoutées des lobes avec la présence de radicaux susceptible d'intervenir en marge des cortèges notamment dans les grandes villes. Il y aura des milliers sans doute entre 5 et 8000 ou 10000 individus qui viendront pour la bagarre pour la casse animé du antiflic et c'est ce qui sera compliqué à gérer. Des radicaux attendus en marge des manifestations rendant cette journée particulièrement sous tension.
Je m'attends euh à une mobilisation qui sera très forte avec une journée hybride et c'est ce qui en fait la difficulté. hybride parce que on risque d'avoir tôt le matin dans la matinée des bloqueurs euh du sabotage euh des grouuscules d'ultra gauche qui veulent casser et qui sont des ultraviolents et on risque d'avoir cette convergence des violents et puis ensuite il y aura les cortèges. Une réunion s'est tenue le 15 septembre avec les principaux responsables de la sécurité pour faire face au potentiel débordement.
En tout plus de 800000 manifestants sont attendus. Michel Aboin, vous êtes ancien préfet. Est-ce qu'on a vraiment aucun moyen d'arrêter ces black dont on sait qu'ils sont là, dont on connaît le mode opératoire ?
Ils sont super entraînés, ils se sont bien entraînés à Notre Dame des Landes et dans d'autres camps d'entraînement notamment en Allemagne. On a aucun moyen. Les policiers, les gendarmes, les renseignements n'ont pas les moyens de les stopper avant qu'il ne dévastte tout.
On est on reste faible en matière de renseignement. Alors, le ministre de l'intérieur a évidemment des renseignements que nous n'avons pas puisque s'il annonce un chiffre, c'est que c'est que le chiffre est fondé. Mais on a quand même toujours en amont en terme de de prévention un problème de renseignement sur l'organisation de ces groupes he qui sont qui ont une comment dire une un mode de fonctionnement un peu paramilitaire.
Donc c'est c'est assez compliqué de les de les tester et par ailleurs, il nous manque aussi quelques outils juridiques, faut bien dire, pour les empêcher de sévir puisque au bout du compte, il bénéficient de l'autorisation de manifester sur la voie publique et c'est extrêmement difficile de les contrôler au milieu de manifestant eux qui ne souhaitent que faire valoir leur revendication. Donc c'est c'est d'un point de vue technique assez compliqué. La seule façon sans doute de faire, ce serait de revenir, mais la France a s'y était opposée à l'époque au à une législation qui a existé euh dite anticasseur à l'époque, c'est-à-dire une incrimination de violence collective.
Vous avez euh 10 personnes qui participent à incendie, un et les et les neuf autres peuvent être condamnés, ce qui est plus possible aujourd'hui. Donc c'est peut-être qu'on arriverait à réguler un peu ces cette violence collective. André, une question, j'ai une question.
L'interdiction de paraître, elle existe bien toujours. C'est dire que vous pouvez faire l'objet d'une interdiction de paraître à une manifestation si vous avez été condamné. Oui, ça existe bien ça.
Oui. Oui, ça existe. Le problème, c'est que le black block, les black se renouvellent et quand ceux-là sont interdits de paraître, d'autres arrivent.
Oui. Et puis ce que c'est vrai aussi qu'on a le problème de la coordination avec les autres pays parce qu'ils sont pas tous français, c'est Blackb et et c'est plus compliqué. Alors l'exemple des Houligan qui avait été utilisé était un bon exemple parce que on avait vraiment des mesures de prévention.
C'était il y a 30 ans maintenant hein, vous souvenez des mesures de prévention qui faisaient par exemple en Grande-Bretagne où il y a beaucoup de houigan euh le la police allait la veille des matchs de foot chez les personnes en question pour leur dire voilà tu as pas le droit de sortir de chez toi et si tu sors de chez toi, ça va très mal se passer et donc cette espèce de surveillance personnelle a quand même fini par porter ses fruits objectivement et sans doute qu'il faut imaginer quelque chose comme ça pour les black blog quoi. Gotier le bret, on n'y arrivera pas à les stopper. C'est parce qu'ils vont ils vont complètement occulter la manifestation.
Malheureusement, il y a une forme de résignation. On s'habitue tout à l'heure, on était avec un commerçant de Toulouse sur l'antenne d'Europin qui expliquait que Toulouse était en train déjà de se calfutrer, que les commerçants de la grande place de Toulouse c'était et de Toulouse étaient déjà en train de mettre des plaques de bois sur leur vitrine parce qu'ils avaient peur évidemment que demain leur commerce soit massacré. Et d'ailleurs ça m'énerve toujours quand j'ai quand j'entends des gens dire "Oh bah, ça s'est pas trop mal passé.
ça s'est pas si mal passé. Euh, ça aurait pu être pire. Donc c'est dire à quel point on se résigne.
On a entendu cela après la journée du 10. Euh c'était un c'était un flop pour l'extrême gauche. Bah, excusez-moi, quand l'extrême gauche investit la place de la République, plusieurs quartiers de Marseille, de Nantes, de de Rennes empêche les citoyens d'aller venir, agressent des militants, en l'occurrence une militante opposée à eux, lancent des pavés de d'une taille XXL sur les forces de l'ordre.
On peut pas dire la journée s'est globalement bien passée. Oui, il y avait en face un bon dispositif, 80000 policiers et gendarmes mobilisés. Ils n'ont pas bloqué tout le pays.
C'est c'est heureux mais on peut pas dire que ça se passe bien. Et on dit ça parce qu'on se résigne. B on s'attendait tellement à à voir tous les commerces massacrés place de la République que quand il y en a qu'un, ben on se dit bah ça s'est plutôt bien passé.
Petite pause, on se retrouve dans un instant. On continue à évoquer cette journée noire du 18 septembre. On sera sur le terrain sur un parcours de cortège et on verra qu'effectivement les les commerçants sont en train de mettre des des barricades devant toute leur vitrine.
À tout de suite. [Musique] 18h20 de retour dans Punchline sur C News et sur Europein. Les commerçants se préparent à une journée très compliquée. demain 18 septembre que ce soit en région, il y aura des centaines de cortèges et de manifestations en région mais aussi dans la capitale.
On va rejoindre sur place Boulevard Voltaire, Mathilde libanaise avec Laura LRAT. Bonsoir à toutes les deux. Racontez-nous comment ça s'organise cette journée du 18 septembre.
Bonsoir Laurence. Ben ce qu'il faut savoir, c'est qu'on s'attend entre 5 à 10000 casseurs ici sur ce passage, sur ce boulevard Voltaire, le passage du cortège. La préfecture de police s dit particulièrement inquiet.
C'est exactement et bien également le cas des commerçants. Justement, nous nous sommes avec Marc Cohen. Bonjour, vous êtes le directeur de l'agence Rive Droite.
La préfecture de police vous a donné un papier. Comi, il faut fermer boutique dès demain. Est-ce que vous allez le respecter ?
Alors oui, on va les respecter scrupuleusement à 14h, on fait un boutique, on baisse les rideaux et on part. Tous les salariés rentre chez eux. Vous avez dû vous organiser, je suppose, perte de clientèle.
Comment ça s'organise ? On a on a un petit peu anticipé, on a pas entendu le papier depuis qu'on a entendu qu' avoir une grosse manife le 18 ayant malheureusement de mauvais souvenirs de 2022. On a un petit peu anticipé donc on s'est organisé pour que du personnel qui va travailler à distance et puis il y en a qui vont rester ici qui habitent pas très très loin mais en revanche on va ouvrir à 9h30 et à 14h on baisse les rideaux on ferme et chacun et tout le monde rentre chez soi.
Et justement il s'était passé quoi déjà en 2022 ? Bah en 2022 on nous a cassé la vitrine sur toute la longueur, ça fait un peu près 8 10 m. La vitrine était par terre, on est rentré à l'intérieur des locaux, on nous a cassé ordinateur, photocopieur, bureau, enfin tout saccagé, hein.
Et là, vous avez investi justement ? Alors, on a justement investi maintenant dans un rideau de fer pour éviter que ce genre de désagrément revienne. Voilà, justement les agences immobilières, les banques sont souvent la cible de ces personnes.
Qu'est-ce que vous en pensez ? D'ailleurs, sur le bois à Voltaire en 2022, il y a eu des banques qui ont été sacagées mais également des agences immobilières un peu plus loin sur le B et même pas très loin d'ici vers un peu près 100 m. Vous craignez la même chose demain ?
Je crains qu'il y ait effectivement beaucoup de casse. Moi, j'espère que avec le rideau de fer que j'ai posé, on sera maintenant sécurisé. Ben écoutez, en tout cas, on vous le souhaite.
Bon courage pour demain. Une chose est sûre ici, c'est qu'il y aura près de 6000 policiers et gendarmes présents pour sécuriser au maximum cette mobilisation. Mais la préfecture de police s'est dit particulièrement inquiet face à ces casseurs qui seuront et bien parmi les manifestants demain.
Merci beaucoup Mathilde Libanise et Laura Lestrat dans les rues de Paris. Got le bret, c'est ce que vous disiez. Tout le monde se résine, tout le monde se prépare.
C'est c'est la c'est en fait c'est la guerre perpétuelle. et et vous verrez demain si parce que les forces de l'ordre vont faire un travail extraordinaire parce qu'il y aura 80000 policiers et gendarmes et si il y a que allez 500 casseurs au lieu de 1000, bah le soir vous aurez des gens pour vous dire "Ah bah franchement ça s'est pas si mal passé que ça franchement non ça va, ça s'est plutôt bien passé même parce que il y a que quatre boutiques qui ont été massacrées au lieu de H." Il faut pas se résigner.
L'extrême gauche n'a pas le monopole de la rue. Il est hors de question que l'extrême gauche empêche les Parisiens, les Nantais, les Marseillais d'aller et venir qui a des quartiers qu'il où on est obligé d'éviter pendant 24 heures par ce que l'extrême gauche maintenant une journée par semaine a décidé de kidnapper la rue. C'est insupportable.
Insupportable.
Marina Ferrari