Aller au contenu
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 janvier 2024 4 min

Immigration: Emmanuel Macron refuse de parler de "préférence nationale" dans le projet de loi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

justice sociale et la lutte contre l'assignation à résidence mais depuis l'adoption du projet de loi immigration certains enfants d'immigrés non européens seront précarisés puisque leurs parents devront attendre un délai pour toucher certaines prestations sociales contrairement aux Français sur la base du principe de la préférence nationale que défend aussi l'extrême droite. Comment tout la ? Quel est la cohérence de cette ?

Merci. D'abord, je me garderai bien de dire comme vous venez de le faire que ça existe. La loi a été votée.

Elle est soumise au Conseil constitutionnel et j'aurai ensuite à promulguer un texte qui sera corrigé de ses censures éventuelles. Aujourd'hui ce que vous décrivez n'est pas. Ensuite, je me garderai bien aussi de faire des raccourcis avec le Rassemblement national sur ce que en reprenant ces termes vous appelez la préférence nationale.

Mais l'accès à des prestations dans notre pays, il est déjà conditionné à des durées. Il est déjà conditionné à des durées. Aujourd'hui, il faut 5 ans pour toucher le RSA ou la prime d'activité.

Et il y a beaucoup d'autres prestations contributives ou non contributives où il y a des délais. Faut que tout ça se fasse dans les règles. Est-ce que c'était un souhait de la majorité du ?

La réponse est non. Est-ce que c'était poussé par des ? La réponse est oui.

Est-ce que ça a été mis dans la balance d'un compromis qu'il fallait dans une majorité relative pour ? Oui. Est-ce que je pense qu'il fallait avoir un accord sur ce ?

Oui. On va attendre d'abord qu'il soit soumis au contrôle constitutionnel, on en parlera après. Mais ce que vous dites est faux dans les termes.

Aujourd'hui dans notre pays, il y a des délais de résidence parfois de travail pour avoir accès à des prestations y compris au quotidien. Et est-ce que c'est ? Ma réponse est et et et non, c'est pas toujours aberrant.

Parce que vous ne pouvez pas avoir une démocratie avec un modèle social aussi généreux que le nôtre qui ne conditionne pas à certaines règles l'accès aux prestations parce que sinon vous n'aurez plus de consensus social. Parce que sinon les gens vous diront pour certaines prestations "Ben moi je suis citoyen français, je respecte toutes les règles. Parfois moi j'ai travaillé, je les finance et donc quiconque rentre sur le sol il y a ?" Ça marche pas.

Reconnaîtrez avec moi. Donc là aussi, il faut savoir faire les choses de manière très méthodique loin des passions. Ce que défend le Rassemblement national, c'est pas ça.

Il défend la déscolarisation des enfants plutôt l'école le non accès à l'école de manière systématique pour les enfants de personnes en situation irrégulière. On ne le fait pas. On continue de scolariser les enfants et c'est une fierté de la République.

Il défend des contraintes en matière de logement. On a jamais au moment où je vous parle, oui je défends la justice sociale. Je vais vous dire, il fait froid en ce moment.

L'hébergement d'urgence on est passé à 200000 places aujourd'hui. Quand j'ai été élu, on était à 93000 places. Si c'est pas de la justice. 60 % de cet effort, il est fait pour des familles et des femmes et des hommes qui sont en attente de régularisation ou en situation irrégulière.

Donc on va continuer de se battre mais on va le faire avec des règles. Et le Front national comme je préfère continuer à l'appeler, il propose ? La préférence sur des emplois à des Français et des règles plus simples pour licencier des étrangers.

Est-ce que c'est ce qu'on ? Non. Donc si on confond tout, après on les banalise.

Après on dit tout est un tout tout se vaut. Non. Oui, je revendique de lutter contre l'immigration clandestine sur notre territoire.

C'est une nécessité. Oui, je revendique de pouvoir démanteler les réseaux de passeurs. Oui, je revendique de pouvoir simplifier les règles pour qu'on puisse plus vite instruire les dossiers, protéger ceux qui ont à être là parce qu'ils sont chercheurs, étudiants, combattants pour la liberté mais aussi pouvoir reconduire vers leur pays ceux qui sont rentrés par des voies illégales et qui n'ont pas à y rester sur notre sol.

Ça c'est pas être du Rassemblement national parce que si vous laissez ça au Rassemblement national, je peux vous dire là vous lui pavrez la route.