Avant le remaniement, Julien Dive (LR) et Fabien Roussel (Nupes) invités de Questions Politiques
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Politique, le rendez-vous politique du dimanche à la radio sur France Inter, à la télévision sur France Info, en partenariat avec le journal Le Monde. Si vous aimez House of Cards, vous avez adoré la semaine passée à l'Assemblée Nationale où les députés ont élu leur présidente, il y a le braune pivot mais aussi leur bureau où l'on s'est déchiré notamment sur la position à tenir face au RN, RN qui obtient et c'est historique de vice-présidence grâce aux voix de la majorité et de la droite. Quant à la NUP, elle a arraché avec Éric Coquerel la présidence de la puissante commission des finances.
Une semaine tendue qui n'a pas vraiment permis de clarifier les positions politiques des uns et des autres alors que se profile le discours de politique générale de la première ministre. C'est pour mercredi, Elisabeth Borne n'a toujours pas indiqué d'ailleurs si elle comptait ou non engager la responsabilité du gouvernement qu'elle dirige à l'issue de son discours. La NUP exige un vote de confiance en espérant renverser le gouvernement tandis que le RN et LR ont indiqué en cas de vote de confiance vouloir s'abstenir ce qui assurerait à Elisabeth Borne une majorité.
Pour cette dernière émission de la saison, on a choisi d'inviter deux députés avant d'y voir plus clair sur les stratégies des uns et des autres et se projeter sur ce qui pourrait ressembler au prochain mois à l'Assemblée Nationale. Julien Dive, député LR de l'Aisne et Fabien Roussel, député communiste du Nord, sont les invités de Questions Politiques. Questions Politiques Thomas Mégaroff sur France Inter Et d'abord, Julien Dive, bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation et d'avoir zappé un match de football, je crois. Merci d'être avec nous et pour vous poser les questions. La bande de questions politiques est là, Jeff Wittenberg pour France Télévisions. Bonjour Jeff.
Bonjour Thomas, bonjour à tous. Françoise Fresseuse du Monde, bonjour Françoise. Bonjour à tous. Et salut Karine Bécart de la rédaction de France Inter.
Salut tout le monde.
Julien Dive, première question, on annonce un remaniement dans les prochaines heures, ou en tout cas avant mardi soir, des LR, dit-on, auraient été approchés.
Et est-ce que vous l'avez été ? Pas du tout, pas du tout. De toute façon, je pense qu'il s'imagine bien la réponse que je formulerais. Je pense qu'il faut aussi assurer, très clairement, on a été élus pour la plupart des députés de l'opposition. Je pense aussi qu'on a besoin de garder cette ligne claire, si on veut préserver une droite républicaine forte dans l'hémicycle. Cette ligne claire, c'est celle d'être des opposants constructifs, qui ne sont pas dans l'opposition par obstruction, mais qui ne sont pas non plus dans la compromission. Donc c'est de pouvoir être force de proposition sur les textes.
On a un texte qui arrive sur le pouvoir d'achat, on a des exigences, on formule des propositions, et je pense qu'on arrivera à converger sur un certain nombre de points, on y reviendra peut-être dans un instant. Mais très clairement, non, nous n'avons pas été approchés, et j'espère que j'ai des collègues qui ne lâcheront pas.
Et dans le cas où un LR entrerait au gouvernement, est-ce que pour vous il cesse immédiatement d'être LR ? Est-ce que vous y viriez une trahison ?
Bien sûr, mais on a été assez clair là-dessus par le passé. Les collègues qui ont fait le choix de partir et de rejoindre la majorité, comme à l'avenir, seront des collègues qui ont fait le choix de quitter les Républicains. Vous savez, je crois qu'en politique, il faut être très clair. Je le redis, nous avons été élus pour être dans l'opposition, et c'était le message qui était véhiculé par l'ensemble des Français dans la campagne des législatives. Beaucoup de députés, y compris chez les Républicains, sont reconnus comme des députés d'opposition, et nous devons l'affirmer.
Mais quand Valérie Pécresse fait moins de 5% de l'élection présidentielle, et quand vous entendez des élus LR qui se disent disponibles, c'est même pas une opération débauchale, par exemple Jean Rottner, dans la région Grand Est, il est disponible pour travailler, dit-il, à l'intérêt général du pays. Comment est-ce que vous pouvez organiser une sorte de digue, alors que vous êtes pris complètement en sandwich, entre les Macronis et le Rassemblement National ?
Vous savez, aujourd'hui, c'est la majorité qui a besoin de pouvoir faire passer des textes, qui a besoin de s'entendre, de faire des compromis, de discuter cas par cas, texte par texte. Et donc la majorité va devoir le faire avec les députés. Jean Rottner, jusqu'à preuve de contraire, n'est pas député, il ne s'est pas présenté aux législatives. S'il avait cette ambition, il aurait dû se présenter aux législatives.
À preuve de contraire, vous êtes toujours dans le même parti, quand même.
Bien entendu, mais si les gens ne se sentent pas à l'aise dans cette logique, qui est celle d'être, encore une fois, une opposition constructive, et moi je souhaite que la droite soit très claire à l'avenir, je souhaite aussi que notre démocratie retrouve de sa superbe.
Mais la droite n'est pas très claire, parce qu'on a des députés comme vous, qui nous dites très clairement, on est dans l'opposition, et puis on a des présidents de région, c'est pas n'importe quoi un président de région. On a donc Jean Rottner, on a Morancet, dont j'ai perdu le prénom, merci, Christelle Morancet, Pays de la Loire, qui disent qu'il faut aller travailler avec Emmanuel Macron. Donc il n'est pas très clair la droite.
Vous avez une tribune d'élus locaux qui est sortie aujourd'hui, qui donne aussi l'impression qu'ils veulent travailler. C'est très bien, mais à chaque fois, quand on regarde bien dans le détail, ce sont des gens qui ont soit soutenu des candidats aux législatives qui n'étaient pas des candidats des Républicains. Je prends l'exemple de M. Stromann en Alsace, qui a soutenu une candidate contre le candidat des Républicains. Donc je dis à tous ces gens que s'ils ne se sentent pas à l'aise chez les Républicains, pas de problème, clarifions aussi leur position.
Moi je pense que notre démocratie a besoin, et pour la salubrité de notre démocratie, il y a ce besoin d'avoir cette confrontation idéologique. Et l'erreur d'Emmanuel Macron a été de vouloir effacer l'ensemble des partis politiques, parce qu'on arrive aujourd'hui à cette situation, à cette situation où les extrêmes sont en grande partie présents dans l'hémicycle à l'Assemblée Nationale. David Inbert.
Mais est-ce que c'est une bonne chose pour l'intérêt supérieur du pays, pour l'avancée du travail législatif, de voter les textes au cas par cas, et de refuser absolument une coalition ? Est-ce que vous ne craignez pas ce... Enfin plutôt, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui redoutent ? Un quinquennat d'immobilisme, parce que justement, on votera au cas par cas, et beaucoup de textes seront de fait bloqués.
Est-ce que vous ne craignez pas ce risque, s'il n'y a pas de coalition ? Nous avons l'expérience des cinq ans passés, nous avons aussi prouvé les cinq ans derniers... Il y avait une majorité. Il y avait certes une majorité, mais nous n'avons jamais été dans l'obstruction, nous avons déposé des propositions de loi, nous avons formulé des propositions, je pense à l'individualisation pour la location adulte handicapé, je pense notamment à la formation des auxiliaires de vie scolaire, ce qu'on appelle aujourd'hui les AESH.
Bref, on a formulé un certain nombre de propositions, parfois rejetées, parfois acceptées, on a su être force, encore une fois, de propositions, on saura le faire dans les cinq ans à venir, et accepter... Moi, j'ai voté sans difficulté des textes de la majorité, parfois même de l'opposition, lorsqu'ils allaient dans le sens de l'intérêt général. Lorsqu'ils allaient dans le sens de l'intérêt général. Eh bien, moi, je pense qu'on va aller dans le sens de l'intérêt général. Vous savez, c'est sain, je crois, d'avoir quelque part...
Et vous voyez la difficulté de définir ce que c'est que l'intérêt général. Pourquoi ? Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous vous considérez plus fort à faire des accords texte par texte, plutôt qu'une coalition, où vous, en amont, vous disiez, voilà, là-dessus, on est d'accord, là-dessus, on n'est pas d'accord. Pourquoi ? Moi, je crois plus fort.
Déjà, ce n'est pas une tradition française, c'est une tradition allemande, effectivement. En Allemagne, ça fonctionne bien depuis des décennies, ce n'est pas le cas en France. Donc, on est un peu à l'épreuve du feu en la matière. Donc, on va le voir texte par texte, encore une fois. Et puis, pourquoi je pense que c'est sain d'avoir une Assemblée nationale qui ne sera pas qu'une simple chambre d'enregistrement ? C'était vu comme ça par beaucoup de nos concitoyens, vous savez.
Dans la campagne des législatives, vous échangez avec les citoyens et ils ont le sentiment de se dire mais l'Assemblée nationale, ils vous le disent, sert à quoi, finalement, puisqu'il y a un pouvoir central et le fait majoritaire fait que, de toute façon, même quand les oppositions sont pertinentes, eh bien, de toute façon, c'est le pouvoir en place qui décide. Eh bien, là, pour une fois, ce ne sera pas le cas. Il y aura une remise en question. Mais c'est sain d'avoir une remise en question du gouvernement, du président de la République. Un peu d'humilité fait aussi du bien.
Julien Dive, là, on parle beaucoup de forme, mais sur le fond, qu'est-ce qui vous empêche, sur le fond, d'envisager de travailler plus largement avec le pouvoir macroniste ?
Je pense que nous n'avons pas la même vision des réponses aux fractures du pays. La fracture sociale, la fracture sécuritaire, la fracture, quelque part, la fracture sociale, sécuritaire, environnementale. A chaque fois, nous avons eu des réponses qui étaient différentes en valorisant le travail pour les républicains. Ce qui n'est pas forcément le cas dans la majorité. J'en prends, pour exemple, ces chèques qui sont faits qui n'apportent pas une réponse réelle. Chèques qui sont faits, on a vu différents types de chèques qui étaient faits, on entend encore des chèques aujourd'hui. C'est bien...
Vous ne voterez pas la loi sur le pouvoir d'achat ? C'est pas ça, c'est pas ce que je suis en train de dire. Je dis juste que ce n'est pas...
Il y a des chèques qui sont prévus dedans. Oui, mais je sais. Mais ce n'est pas ce que je dis. Je dis juste que ce n'est pas la réponse idoine. La bonne réponse, c'est de faire des réformes de profondeur. Moi, je pense qu'il vaut mieux revaloriser le travail. Par exemple, en abaissant l'impôt sur le revenu pour les deux premières tranches qui correspondent aux classes moyennes. Je pense qu'en abaissant les charges dans l'entreprise pour revaloriser le salaire. Je pense notamment en permettant aux gens qui sont allocataires du RSA de pouvoir cumuler, par exemple, des emplois saisonniers et donc de ne pas perdre des aides sociales. C'est valoriser tout simplement le travail.
Ça, c'est un logiciel que nous avons ancré à droite que je ne vois pas dans la majorité. Je pense dans la question de répondre à la fracture sécuritaire. Je n'entends jamais la majorité nous dire qu'il faut respecter et faire respecter la laïcité. Nous disons très clairement qu'il faut faire respecter la laïcité dans ce pays. Nous avons un phénomène aussi que j'ai rencontré pendant ces cinq années. C'est finalement le péché originel d'Emmanuel Macron. C'est le problème de sécurité. C'est quand même un sujet fort à droite. Donc nous avons quand même des différences de fond très profondes.
Mais dans les logiciels très à droite il y a aussi la question de la dette et des déficits que vous remettez d'ailleurs clairement sur la table. Là en ce moment on a entendu notamment Olivier Marlex enfin pas entendu on l'a lu dans le GDT la semaine dernière. Est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce que c'est le moment ? Est-ce qu'on peut entendre parler dans le contexte international et économique dans lequel on est en ce moment ? Est-ce qu'on peut entendre parler de dette et de déficit ? Est-ce que vous n'êtes pas à côté de la plaque ?
Alors d'une j'ai cru comprendre que même le gouvernement parlait de dette et de déficit puisqu'on a entendu la préexpression même de Bruno Le Maire code d'alerte dont il est lui-même responsable de 600 milliards de dettes sur les 5 années qui viennent de s'écouler d'ailleurs. Mais il essaie de vous tendre la main si j'ai bien compris. Ceci dit je pense que nous pouvons faire des réponses des propositions aux difficultés du pouvoir d'achat des français avec en face un sérieux. C'est sérieux c'est celui d'éviter les doublons par exemple dans les territoires.
C'est quelque part cette logique de la République des territoires qui permet d'éviter d'avoir à la fois l'état qui intervient et à la fois la région qui intervient. Peut-être que c'est aussi comme ça que nous faisons des économies. Quelque part lutter un peu mieux contre la fraude. Il existe encore une fraude certaine dans notre pays et à tous les niveaux et aussi bien même dans le monde de l'entreprise. Donc lutter au mieux contre la fraude. Peut-être avoir cette sobriété vous savez c'est ce terme qui est à la mode aujourd'hui la sobriété notamment dans les débats sur les questions énergétiques.
Ça vous fait sourire la sobriété ? Vous y croyez vraiment ou pas ?
Oui je pense que ça serait bien d'avoir aussi cette sobriété dans le train de vie de l'état peut-être. Donc on peut réussir à accompagner les plus modestes je le redis avec une meilleure rémunération du salaire avec un effort très clair sur les prix du carburant les prix d'énergie et en même temps avoir cet équilibre qui permet de ne pas accroître la dette. Monsieur Livre
à l'instant vous parliez du sujet de la sécurité comme étant un marqueur de ce que vous proposez mais les électeurs lorsqu'ils pensent à la sécurité ou à des problèmes de ce type liés notamment selon eux à l'immigration ils ne votent plus pour vous ils votent pour le Rassemblement National vous le savez donc est-ce qu'il n'y a pas quand même un problème de contenu idéologique entre en gros le Rassemblement National qui se considère comme étant un peu le nouveau RPR et la droite giscardienne centriste qui est plutôt chez Emmanuel Macron est-ce que vous n'avez pas un problème d'espace aujourd'hui qui s'est beaucoup
je précise que vous êtes élu de l'Aisne c'est une région où le Rassemblement National a progressé pas mal vous connaissez bien ces problématiques territoriales
très simplement dans ma circonscription Marine Le Pen fait 58% second tour de la présidentielle et c'est comme ça dans les Hauts-de-France de manière générale je pense qu'il ne faut pas confondre deux choses la sécurité et la question identitaire et en fait là où la droite a quelque part un peu pêché c'était de se focaliser uniquement sur les questions identitaires et quelque part en faisant cela en singeant les autres on renforce l'adversaire qui était l'extrême droite moi je crois plutôt qu'il faut revenir à ces fondamentaux que sont la question du pouvoir d'achat des classes moyennes se réapproprier tout simplement les thèmes de la droite la méritocratie la valeur travail l'autorité l'autorité c'est quand même important le respect de l'autre le monde l'a répondit qu'aujourd'hui l'autorité aussi bien chez Emmanuel Macron
nous avons sur les questions
de sécurité nous avons fait des preuves rétablir les plaines penchées par exemple c'est une proposition que je fais à la majorité donc sur les questions de sécurité je ne confonds pas avec les questions d'identité et puis à côté la droite doit pouvoir davantage parler aux classes moyennes ce sont ces classes moyennes qui se sont détournées de nous justement qui ne sont même pas tournées vers la gauche qui se sont tournées vers l'extrême droite et c'est à eux qu'il nous faut parler et le débat que nous devons avoir et les propositions que nous devons avoir pour ces français là pour les français qui sont aujourd'hui dans les classes moyennes c'est comment mieux valoriser le travail comment mieux parler à l'indépendant au commerçant qui lui travaille qui subit les coûts les coûts d'énergie qui se lève tôt le matin et qui n'arrive plus à joindre les deux bouts et en plus de ça il subit aussi une cabale administrative c'est à tous ces gens là que nous devons reparler c'est comme ça que la droite soit populaire et qu'elle sera forte
alors encore une contradiction parce que moi quand j'écoute Bruno Le Maire parce qu'il dit il dit travail il dit sécurité il dit transition écologique il dit soutien budgétaire et en même temps sérieux budgétaire donc pourquoi vous ne l'aidez pas pourquoi vous pensez qu'il y a un créneau en dehors du gouvernement alors que votre discours y compris sur le travail
est quand même assez proche ce n'est pas une contradiction on se rappelle bien que Bruno Le Maire vient de la droite quand même Bruno Le Maire heureusement qu'il n'a pas perdu tout son ADN politique heureusement et je précise que pendant la campagne
ce n'est pas parce que certains ont eu la faiblesse non mais pendant la campagne Bala Pécresse disait vous êtes en train de plagier notre programme et aujourd'hui vous nous dites il y a des choses qui sont absolument inconciliables entre les deux camps d'où la question de Françoise Fresseuse est-ce que vous n'exagérez pas les différences pour exister
elle n'a pas dit qu'elle plagie tout le programme elle plagie certaines propositions notamment la hache parler de la hache bizarrement elle le reprenait c'était un exemple parmi d'autres non mais par contre heureusement que Bruno Le Maire n'a pas perdu son ADN politique qui vient de la droite maintenant il a eu la faiblesse d'aller dans la Macronie il a eu la faiblesse comme d'autres de franchir Rubicon il a souhaité contribuer au programme
il est numéro 2 du gouvernement
mais tant mieux tant mieux s'il est numéro 2 mais moi je ne me bats pas pour des postes je me bats pour des idées je me bats pour apporter des réponses aux problématiques des français je me bats pour aussi défendre une droite forte qui parle à l'ensemble des français je me bats pour tout ça je ne me bats pas pour des postes et j'ai le sentiment que tous ceux qui aujourd'hui sont allés dans le gouvernement sont plus battus pour des postes qu'autre chose et je suis désolé mais Bruno Le Maire est aussi contradictoire puisque encore une fois il a beau aujourd'hui parler de code d'alerte pour la dette publique il est celui qui a contribué à l'accroissement de 600 milliards de dettes dans les 5 années
qui viennent de s'écouler concrètement dans quelques jours on va arriver un premier texte à l'Assemblée que vous allez devoir signer ou pas voter ou pas sur le pouvoir d'achat quels sont les éléments qui feriez que vous pourriez très bien le signer et des éléments qui au contraire vous empêcheraient absolument de voter ce texte de loi
écoutez moi j'ai quelques propositions que nous faisons d'ailleurs avec les collègues républicains je leur dis si on veut parler aux classes moyennes si on veut s'adresser aux classes moyennes il faut tout de suite revaloriser le revenu ça peut passer par un abaissement des impôts sur le revenu moi j'ai proposé une baisse de 10% sur les deux premières tranches en fait c'est la deuxième et la troisième tranche parce que la première les gens ne paient pas d'impôt
parlons clairement combien ça fait 4 milliards 4 milliards d'euros
c'est 4 milliards d'euros vous savez qu'on a le paquet fiscal de 25 milliards qui est prévu sur la question du pouvoir d'achat c'est 4 milliards d'euros on abaisse directement de 10% sur les deux premières tranches qui payent l'impôt sur le revenu c'est tout de suite 20, 30, 50, 60 euros sur les revenus par mois et c'est visible tout de suite puisqu'avec le prélèvement à la source vous êtes immédiatement donc on n'augmente pas les salaires vous avez une visibilité c'est par ce biais là que vous agissez on peut toucher la question des salaires mais ça veut dire travailler sur la baisse des charges des entreprises j'ai aujourd'hui une proposition qu'on fait mais il faut creuser à mon avis ce sera quelque chose qu'on verra plus dans le projet de loi de finances pour l'année 23
le financement ?
le financement je vous le redis madame c'est réussir à travailler sur les doublons réussir à travailler sur moins de doublons sur la sobriété aussi du train de vie de l'Etat c'est faire la chasse à cette fraude qui existe toujours et qui est toujours réelle dans notre pays c'est la chasse au gaspil mais ça malheureusement on en parle depuis des décennies et on a un petit peu
du mal à le voir concrètement est-ce que vous avez commencé à travailler avec les gens qui vont proposer la loi pour essayer dans la proposition de loi d'avoir déjà vos propositions est-ce qu'on travaille déjà maintenant ou vous attendez en vous disant
ah ça tombe bien ou pas ? nous ne sommes pas attentistes nous allons faire des amendements nous allons faire des amendements aussi bien en commission qu'en séance publique et j'escompte bien sur l'esprit d'ouverture de la majorité mais aussi des autres oppositions pour soutenir ces amendements
mais la question c'est pas ça il n'y a pas de travail déjà d'organiser parce que si vous ne voulez pas la coalition si vous voulez réussir à faire des majorités
de projets
il va falloir quand même qu'à un moment donné vous travailliez en ce moment
Elisabeth Borne première ministre a invité l'ensemble des présidents de groupe
à Matignon
chaque président ou président de groupe à Matignon a pu présenter ses propositions Olivier Marlex aura l'occasion de revenir dessus il a fait ses propositions que nous défendons avec un républicain je vous le redis à la fois sur les coûts d'énergie on a besoin de travailler sur la fiscalité puisqu'on sait que la construction du prix du carburant aujourd'hui les 2,20€ que vous avez par litre de gasoil à la pompe vous avez 70% qui ne sont uniquement que de la fiscalité notamment de la TVA qui vient s'enrichir sur la TICPE donc la logique du pouclier tarifaire qu'on a su appliquer au gaz et électricité on peut l'appliquer au carburant ce sont des propositions que nous ferons avec les députés et les républicains sur la question de la CSG aussi qui n'a pas été rattrapée je me souviens qu'il y a 8 millions de retraités qui n'ont pas bénéficié du retour de la hausse de la CSG de 2018 sur la question de l'IR que moi je impose le revenu que moi je défends ardemment l'individualisation de l'allocation adulte handicapé je ne vais pas vous faire le catalogue
comment vous allez travailler vous attendez qu'on vous téléphone
non pas du tout on va soumettre nous allons soumettre nos propositions sous une manière ou d'une autre encore une fois je ne veux pas éventer la stratégie
la manière m'intéresse beaucoup
la méthode
la méthode parce qu'il y a la méthode de l'amendement mais aussi en amont pour éviter d'arriver là
mais nous allons rendre sur la place publique nos propositions ne vous inquiétez pas je ne suis pas là pour encore une fois éventer la stratégie d'Olivier Merlex et je lui laisserai le temps de le faire mais nous allons faire nos propositions qui seront mises sur la place publique vous aurez accès puisque vous êtes journaliste vous aurez tous accès à ces propositions et ensuite concrètement nous les formaliserons sous forme d'amendement et j'inviterai nous inviterons l'ensemble des parlementaires des différents groupes politiques à pouvoir se positionner dessus déjà Vittenberg
avant les propositions de la déclaration de politique générale il va y avoir un nouveau gouvernement on a compris que vous n'en seriez pas même si on vous le proposait
il aurait tort de ne pas m'appeler mais je pense qu'il connaisse
on a compris en tout cas votre réponse vous avez parlé de Bruno Le Maire qui est un ancien de votre parti il y a un autre ancien qui fait beaucoup parler c'est Damien Abad dont le cas suscite beaucoup d'interrogations est-ce que vous monsieur Dive vous seriez choqué qu'il soit encore membre du prochain gouvernement si c'était le cas
je pense que dans notre pays il y a un principe qui est celui de la présomption d'innocence qu'on connait tous et aujourd'hui il n'y a pas de rendu de la part de la justice pour autant je crois que la situation est quand même difficilement tenable pourquoi ? pour le gouvernement comme pour lui c'est une enquête pour l'espoir
il n'y a pas de mise en examen
oui oui bien sûr mais après on est tous responsables et je sais qu'on est un peu sur une ligne de crête entre d'un côté toutes les rumeurs qui viennent empoisonner et qu'il y a une responsabilité qui est prise par une personne on a eu le cas avec Coquerel encore dernièrement et d'autres situations
ils démentent tout en bloc donc une simple enquête doit pendurer d'émission
même quand on dément on est quand même dans des situations de fragilité et je me pose la question de la réaction des différentes oppositions dans l'hémicycle lorsqu'il sera au banc des ministres donc chacun est capable de prendre sa décision personnellement je ne vais pas dire que je serai choqué qu'il soit encore là ou pas choqué s'il est encore là ou s'il n'est plus là ce n'est pas mon propos qui est intéressant ce matin c'est plutôt la responsabilité de l'intéresser lui-même c'est sa situation personnelle
et c'est à lui de prendre une décision Julien Dive une question j'ai parlé de semaine House of Guards et de l'élection de deux RN à la vice-présidence à des postes de vice-président de l'Assemblée Nationale quel est votre regard sur ces deux élections qui ont profité des voix de la majorité et de votre camp ?
alors je n'ai voté pour aucun des députés RN puisque pour ma part j'ai pris un bulletin de vote sur lequel j'ai inscrit Annie Gennevard et j'ai voté pour Annie Gennevard pour la vice-présidence
vous personnellement mais quand on compte personnellement
maintenant moi ça me meurtrit profondément de voir qu'à la fois l'extrême droite et l'extrême gauche sont membres du bureau de l'Assemblée Nationale à des postes à haute responsabilité dans l'hémicycle et au Parlement pourquoi ça vous meurtrit s'ils ont été élus dans des règles républicaines ?
je vais poursuivre et avec Mme Le Pen qui fait 58% maintenant il y a l'expression démocratique et le reflet de la démocratie qui doit être respecté et je respecte l'expression de la démocratie comme ça je réponds à votre question pour autant je suis meurtri parce que ça me gêne profondément que les extrêmes soient si proches du pouvoir et je pense que l'enjeu des 5 années qui viennent c'est d'éviter que dans 5 ans nous ayons justement un ou une présidente de la République qui soit issue d'un de ces blocs extrêmes et pour ça ça veut dire aussi que la droite doit se réformer que la droite doit se réformer aussi bien à l'Assemblée que dans le parti et qu'elle doit pouvoir être une droite populaire qui parle à tout le monde aux classes moyennes aussi bien aux indépendants qu'aux fonctionnaires ça veut dire très clairement que nous avons nous il faut travailler un gros chantier il faut travailler il faut se repousser c'est pas qu'une question de leader c'est aussi une question de transmission
qui parlait beaucoup les classes moyennes
oui c'est vrai il l'a fait c'est vrai mais il y en a d'autres qui l'ont fait c'est pas uniquement que les personnalités c'est les propositions que nous mettons sur la table encore une fois et puis c'est aussi de voir la transmission comme une opportunité et pas comme une menace
pour aller jusqu'au bout vous dites la principale menace pour dans 5 ans c'est le Rassemblement National est-ce que ça veut dire
que à LR
il faut revoir la doctrine libérale le rapport à l'Europe c'est là dessus que joue Marine Le Pen pour dire à l'électorat populaire il y a une autre politique possible contre l'Europe ou en dehors de l'Europe est-ce que vous vous devez aller jusqu'à cette remise en cause là
on peut avoir une remise en cause sur les doctrines libérales comme vous dites mais j'ai pas le sentiment qu'on ait été les ultra libéraux de la classe politique on est dans une forme de libéralisme raisonnable puisque je rappelle qu'on défend aussi une forme de souveraineté la souveraineté nationale à la fois sur les questions alimentaires mais aussi énergétiques donc on a cet équilibre qu'on a su préserver à droite et je pense que c'est pas c'est pas quelque part faire insulte que aussi clarifier notre position sur ces questions économiques maintenant sur la question de l'Europe on a aussi toujours été très clair pas d'élargissement possible à la question de l'Union Européenne peut-être travailler davantage en bloc maintenant moi je vois bien cette question de travailler en bloc mais l'Europe est une chance et je crois qu'on a toujours été défenseurs de l'Union Européenne au sein des Républicains
ça changera pas Dernière question mercredi dans 3 jours discours de politique générale d'Elisabeth Borne est-ce que 1 vous souhaitez qu'elle demande la confiance pour son gouvernement et si oui quelle serait la position de Julien Dive mais aussi plus largement des LR
alors la question c'est pas moi qui souhaite c'est elle qui souhaite ou non je pense que les français se sont exprimés il y a 15 jours dans les urnes le vote de confiance a été quand même assez exprimé puisqu'il n'y a pas de majorité absolue on est même plutôt sur des minorités minorités importantes pour la majorité puisqu'ils ne sont même pas relatifs aujourd'hui donc le vote de confiance a été donné par les français ils n'ont pas confiance pour ma part si jamais le vote de confiance était présenté je voterai contre la confiance parce que je n'ai pas effectivement confiance mais c'est un choix personnel ou c'est un choix de groupe ? c'est un choix personnel nous aurons ce débat
il va y avoir la liberté de vote si jamais il y a
nous avons toujours respecté la liberté de vote dans le groupe républicain et nous continuerons de la respecter j'étais candidat face à Olivier Merlech j'avais demandé à respecter la liberté de vote Olivier Merlech a tenu le même propos respect de la liberté de vote donc nous respecterons la liberté de vote des députés
quel que soit ce qu'elle va dire vous allez à peine l'écouter vous êtes un député de l'opposition donc vous de votez
non je ne suis pas buté je ne fonctionne pas comme ça je n'ai jamais fonctionné comme ça encore une fois je suis plutôt quelqu'un d'ouvert je leur dis j'ai voté des textes qui venaient de la majorité ou de l'opposition y compris des textes qui étaient présentés par exemple par les communistes ça m'est déjà arrivé et de la majorité pour autant je n'ai pas confiance et ce n'est pas ce qu'elle dira qui me changera c'est une question aussi de sincérité du propos et si c'est pour tenir des propos juste pour nous séduire ce n'est pas comme ça que j'aurai confiance
merci Julien Dime d'être passé par questions politiques on reçoit notre prochain invité c'est Fabien Roussel député communiste du Nord France Inter questions politiques Thomas Négaroff bonjour Fabien Roussel bonjour à vous toutes merci d'être avec nous en ce dimanche midi de juillet Emmanuel Macron a évoqué il y a une bonne semaine l'idée d'un gouvernement élargi au LR on en vient d'en voir un mais aussi aux communistes on est dans la dernière ligne droite puisqu'on annonce un remaniement imminent même question qu'à Julien Diff tout à l'heure est-ce qu'on vous a personnellement contacté allez-vous entrer au gouvernement vous ou un autre communiste
alors je vous donne une info exclusive je n'ai pas été contacté et je n'ai pas à ma connaissance appris que des communistes aient pu être contacté mais ça ne me surprend pas parce que j'ai clairement dit au président de la république lors de l'entretien que nous avons eu qu'il y avait un tel rejet de la politique qu'il mettait en oeuvre que je ne voyais pas de quelle manière il était possible pour des communistes de participer à un gouvernement qui mettrait en oeuvre l'allongement de la réforme l'allongement du temps de travail etc.
j'ai aussi dit que pour notre part et c'est dans notre histoire nous avons vocation nous sommes un pays nous sommes un parti de gouvernement nous avons vocation à participer à des gouvernements y compris d'union nationale mais avec un tout autre contenu que celui dont nous commençons à parler c'est à dire avec un niveau d'investissement et un niveau d'ambition pour le pays qui met en oeuvre des changements profonds et y compris d'abord pour le monde du travail pour les salariés pour les classes populaires on est encore dans un gouvernement qui va défendre les intérêts des plus riches de précision
est-ce que le fait que vous ne fermiez pas complètement la porte c'est pour au fond dire si jamais la situation du pays va un jour très très mal on peut trouver d'autres solutions et deuxièmement est-ce que c'est un moyen aussi de vous différencier du reste de la NUP et notamment de la France insoumise
c'est seulement une manière pour nous de rappeler ce qui fonde l'utilité du parti communiste français dans notre pays et notre spécificité notre originalité dans le paysage politique nous avons toujours été nous du côté du monde du travail de la défense des intérêts du peuple français et nous avons pris des décisions importantes comme au lendemain de la guerre en 45 de participer à un gouvernement d'union nationale présidé par le général de Gaulle et avec un gouvernement où effectivement communistes et gaullistes travaillaient ensemble mais dans la perspective de reconstruire la France cette histoire-là reste la nôtre et nous avons conservé cette matrice dans notre manière de faire de la politique c'est-à-dire que si demain il y avait un gouvernement d'union nationale qui mettait à l'ordre du jour un tel niveau d'ambition de reconstruction de notre pays d'investir dans des services publics de relever le défi climatique avec les moyens qu'il faut en face la question de l'argent où on prend l'argent à quoi on l'utilise mais nous nous sommes tout à fait disposés à travailler dans cet esprit-là
Mais ça vous semble possible sous Emmanuel Macron ça ou pas ? Ou c'est juste un vœu ?
Mais ça c'est la deuxième partie de la réponse c'est que je sens bien dans les échanges que nous avons avec le gouvernement André Chassaigne a rencontré Elisabeth Borne j'ai rencontré le président de la République ce que nous entendons de ce qui sera dans le projet de loi sur le pouvoir d'achat mais ce sont des signes qui sont très mauvais c'est-à-dire que je découvre enfin je découvre pas je vois qu'il y a un gouvernement qui s'entête à poursuivre la politique des petits chèques des petites remises des euros par-ci par-là alors qu'il y a besoin d'un choc économique dans notre pays de pouvoir d'achat et on en est loin quoi donc ce n'est pas possible et ce n'est pas à l'ordre du jour de participer à un gouvernement qui s'entête dans une politique qui va toujours servir les mêmes intérêts baisse des impôts pour les plus riches baisse des impôts pour les grands groupes pour les grandes entreprises je pense aux impôts de production et qui ne met rien sur la table pour les salaires et les retraites je vous le dis je vous l'annonce ici dans le projet de loi pouvoir d'achat dont nous avons nous commençons à avoir les éléments il n'y a 2 points d'indice des fonctionnaires alors excusez-moi vous avez raison vous avez raison il y a 3,5% 2 points d'indice pour les fonctionnaires pour 5,5 millions de salariés rien pour les salariés du secteur privé rien que dalle catch zéro et rien et rien pour les retraités rien pour les retraités mais déjà vous dites que ça c'est un bon point on écarte on écarte d'emblée 40 millions de français il n'y a pas rien
pour les retraités ils ont augmenté une augmentation de 4%
il y a déjà eu une augmentation de 1% au mois de janvier vous parlez des retraites qui vont augmenter de 4% pour au minimum suivre l'inflation après les 1% qu'ils ont eu au mois de janvier
ça ne vous soucie pas mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien
oui mais enfin c'est du rattrapage les français avant même qu'il y ait cette hausse des prix avaient déjà été déjà étranglés par un pouvoir d'achat qui était en berne je vous annonce quand même que je vous rappelle que ce gouvernement a mis en place 4 taux de CSG qui pèsent sur les retraités il y en avait 2 avant et donc les retraités sont largement ponctionnés leurs retraites n'ont pas évolué pendant le précédent mandat il va juste y avoir un rattrapage d'inflation et puis entre nous quand on parle de 5,5 ou 7% d'inflation pour les français dans le caddie dans le caddie c'est beaucoup plus que ça donc le calcul de l'inflation et la réalité de ce que l'on a à payer quand on va faire ses courses ou quand on remplit son litre d'essence je peux vous dire que c'est pas la même c'est pas du 5%
vous dites la pension de base il n'y a rien il y a quand même une augmentation de 4% les retraites complémentaires à Gicarco gérées par les partenaires sociaux rien est-ce que vous demandez une augmentation à la rentrée ou pas est-ce que vous demandez aux partenaires sociaux de bien vouloir revaloriser les retraites complémentaires
c'est plus que du bien vouloir c'est faire en sorte qu'il pour le moment
il n'y a pas eu d'annonce
mais bien sûr vous allez dans le sens de ce que je dis c'est que c'est des incantations le gouvernement appelle le gouvernement monsieur le maire avec son grand sourire et son flègme les entreprises les chefs d'entreprise à augmenter les salaires mais il y a aujourd'hui plus de 100 branches dont 106 exactement dans le pays dont le salaire minimum est en dessous du SMIC voilà et donc le gouvernement dit ben entendez-vous faites quelque chose qu'est-ce qu'il pourrait faire un appel ça suffit pas qu'est-ce qu'il pourrait faire dans des professions comme la sécurité la coiffure chez les coiffures le salaire minimum est en dessous du SMIC et puis après on dit on n'arrive pas à recruter on ne trouve pas mais enfin comment voulez-vous que ça se passe autrement les salariés vont continuer à travailler pour des salaires à 1100-1200 euros net par mois avec le coût de la vie et là on parle que du SMIC mais ceux qui sont au-dessus du SMIC ceux qui ont de l'ancienneté ceux qui ont des qualifications et qui eux n'ont rien mais alors eux rien il n'y a pas de rattrapage de l'inflation pour eux et donc pourtant le loyer les assurances les courses l'essence tout ça augmente comment ils font pour vivre et donc je pense je pense aussi à ces salariés-là je pense aussi à ces salariés-là dont on dit ce qu'on appelle classe moyenne c'est pas classe moyenne c'est des classes populaires voilà c'est des travailleurs et bien les travailleurs qui ont légèrement au-dessus du SMIC sont rattrapés aujourd'hui par le SMIC et ils se demandent encore pourquoi ils vont travailler quand ils ne gagnent pas plus alors que la vie augmente ça c'est une vraie question
vous voulez augmenter le SMIC de combien vous ?
15% tout de suite dès le 1er juillet pour pouvoir et rattraper les retards de ces dernières années et redonner aussi un choc de pouvoir d'achat mais des moyens aux français de pouvoir vivre et de faire tourner l'économie mais parce que des salariés qui gagnent plus c'est des salariés qui vont pouvoir partir en vacances c'est des salariés qui vont pouvoir mieux s'alimenter qui vont pouvoir changer leur machine à laver qui vont pouvoir changer leur voiture ça fait tourner l'industrie et l'économie
mais que répondez-vous aux économistes qui parlent d'un cercle vicieux de l'inflation dont les salaires augmentant auraient tendance à accentuer l'inflation
ces économistes là libéraux non non ce ne sont pas que des libéraux non mais ils disent ça pour que l'on n'augmente pas les salaires d'abord et puis aujourd'hui comment ils expliquent l'inflation les salaires n'augmentent pas ils n'ont jamais été aussi bas et il y a une inflation à 7 points on pourrait parler des spéculateurs on pourrait parler il n'y a pas que ça enfin CMA, CGM le transporteur justement combien de dizaines de milliards d'euros de bénéfices il a fait ces deux dernières années sur le don de sa crise est-ce que ce n'est pas lui un profiteur de crise est-ce que ce n'est pas lui un spéculateur qui fait souffrir nos entreprises je défends les patrons regardez écoutez ce que je vous dis je défends les chefs d'entreprise aujourd'hui les PME ceux du bâtiment ceux du commerce qui nous disent qui nous disent aujourd'hui qu'ils souffrent de ces majors de ces grandes entreprises qui abusent de la crise qui mettent tout sur le dos de l'Ukraine et de la reprise mondiale des spéculateurs et qui imposent des hausses de tarifs insupportables pour ces entreprises il va y avoir une catastrophe à la rentrée dans le secteur du bâtiment où beaucoup de petites entreprises vont disparaître donc ça veut dire
que ces entreprises ne peuvent pas augmenter
pardon excusez-moi excusez-moi c'est le nom de cette émission on comprend bien que le projet de loi en l'état vous ne le voterez pas s'il y a des inflexions est-ce que vous pourriez changer d'avis et à l'avenir est-ce que le groupe communiste auquel vous appartenez pourra avoir une réflexion et un vote indépendant puisqu'il appartient à un intergroupe à la NUP à la gauche aujourd'hui est-ce que vous pourriez au cas par cas comme Julien Dive précédemment pour la droite il y a plein de questions dans votre question
je vais essayer d'y répondre rapidement oui les députés du groupe GDR comme les sénateurs communistes et républicains votent toujours en toute indépendance d'ailleurs il y a la liberté de vote chez nous dans le groupe et chaque groupe vote indépendamment de un et indépendamment y compris du parti communiste français c'est aussi notre liberté chez nous c'est-à-dire les députés déterminent en leur sein leur position première chose deuxième chose nous sommes très respectueux du débat parlementaire et nous voulons nous à chaque fois y participer de manière constructive positive je dis toujours nous ne sommes pas une force d'opposition nous sommes une force de proposition et nous voterons tout ce qui ira dans le bon sens et nous ferons tout pour faire bouger les lignes dans le bon sens du monde du travail mais ça tout le monde dit ça ensuite oui mais nous on le fait on le fait dans les actes vous savez la proposition de loi
la proposition
de loi qui vise à déconjugaliser l'allocation adulte handicapé défendue avec force par Marie-Georges Buffet à l'Assemblée nationale a été votée par l'ensemble des groupes politiques y compris les républicains comme Julien Dive mais a été rejetée par la majorité en marche demain nous allons remettre ce texte de loi j'invite la majorité à le voter si c'est lui
qui le met on le votera bien sûr mais il faut le faire tout de suite cette précision est-ce que vous pourriez voter différemment du PS ou de la France insoumise dans certains cas on se détermine pas en fonction du PS
par exemple sur l'énergie et d'ailleurs sur l'énergie c'est pas un sujet mineur nous nous alertons je l'ai fait pendant la campagne des présidentielles je le redis aujourd'hui il y a un véritable pour moi un vrai sujet qui va se poser de plus en plus dans les semaines qui viennent sur notre souveraineté énergétique et sur la possibilité de faire tourner l'économie française c'est pas un petit sujet et donc c'est la question du nucléaire pour dans 15 ans mais le nucléaire c'est dans 15 ans les investissements c'est maintenant mais c'est pour avoir notre souveraineté dans 15 ans pour que ces problèmes ne se posent plus dans 15 ans mais il y a aussi la question urgente maintenant voilà aujourd'hui on a besoin d'un service public d'une entreprise publique on a besoin d'investir dans les renouvelables dans l'éolienne et on ne doit pas donner ça au privé parce que le privé qui gérera le renouvelable fixera lui-même ses tarifs et on va se retrouver dans les mêmes situations de factures trop chères
d'électricité en attendant politiquement vous faites toujours partie de la NUP ou pas ? vous êtes toujours membre parce que vos partenaires trouvent que vous faites beaucoup bande à part et quand on entend ce que vous dites sur le nucléaire etc on se demande comment vous réussissez à discuter dans l'intergroupe
non mais je ne pense pas que nous sommes c'est pas faire bande à part que de dire que nous avons des idées auxquelles nous sommes attachés que nous allons continuer de les faire vivre et il y a aussi toutes ces propositions que nous avons défendues ensemble aux élections législatives et que nous continuerons de défendre ensemble nous avons un texte de loi pour le pouvoir d'achat que nous avons écrit ensemble les quatre groupes de gauche à l'Assemblée nationale et que nous allons défendre ensemble et ça n'empêche pas qu'à côté de ce texte à côté de ce texte nous allons déposer un texte de loi visant à taxer les compagnies pétrolières et baisser la TVA sur l'essence et j'y suis très attaché et il y aura aussi un texte sur la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé nous aurons le texte pour lutter contre les déserts médicaux parce qu'il y a un sujet en matière de santé et nous allons continuer de le défendre bref ce qui fait notre originalité notre singularité des communistes nous allons continuer de le défendre avec force avec vigueur tout en défendant ce qui nous est commun parmi les forces de gauche mais on l'a déjà fait sous le précédent mandat donc pour moi il n'y a pas de changement
Fabien Roussel vous êtes ici plutôt en pragmatique j'ai l'impression vous voulez faire avancer des sujets en particulier à donf il n'y a pas plus pragmatique que nous quand on est à donf pragmatique comme vous ça veut dire qu'on n'est pas dogmatique et donc qu'on peut voter au cas par cas avec le Rassemblement National
on votera au cas par cas les textes qui seront présentés par le gouvernement et par la majorité puisque c'est le gouvernement qui propose des textes de loi ensuite il y a les groupes parlementaires dans le cadre des niches voilà et c'est là où chaque député de l'Assemblée est appelé à voter ou pas sur un texte présenté par un autre groupe on verra bien sur pièce je tiens quand même à rappeler d'abord il y a les textes que nous nous allons défiler je tiens quand même à rappeler que nous avons des questions de fond qui fait une différence notable et forte avec le Rassemblement National je l'ai dit dans ma campagne aux élections législatives qui est une circonscription où le Front National fait aussi des scores très importants avec des tracts que j'ai gardés jamais dans leur tract dans leur proposition on ne parle de salaire jamais on ne parle de pension on parle de augmenter le pouvoir d'achat je racontais ça dans mes réunions publiques ça veut dire quoi augmenter le pouvoir d'achat c'est quoi concrètement derrière rien et donc nous avons des questions de fond nous nous voulons d'ailleurs nous attaquer à la finance faire en sorte que l'argent des banques serve notre économie faire en sorte que l'argent de la banque centrale européenne serve nos services publics et faire en sorte que les grandes entreprises les multinationales et bien arrêtent de distribuer autant de dividendes quand il y a une crise aussi forte dans notre pays le partage des richesses et bien il doit être mis à l'ordre du jour ça c'est une différence de fond économique que nous avons avec le rassemblement national donc je ne vois pas de quelle manière nous pourrions avoir quelque accord que ce soit sur quelque texte
que ce soit est-il normal que le rassemblement national compte tenu du poids qu'il représente dans le pays et dans l'hémicycle ait deux vice-présidences dans la nouvelle assemblée puisque beaucoup de députés de gauche s'en sont offusqués
et bien concrètement ça veut dire quoi comment ça s'est passé concrètement concrètement ça veut dire qu'il y a eu des bulletins de vote nominatifs avec les noms des candidats qui se proposaient à la vice-présidence qui était proposée et pour ma part jamais je ne prendrai un bulletin de vote rassemblement national que ce soit pour voter aux élections ou que ce soit dans l'hémicycle et je constate que des députés de la majorité en marche c'est normal on prie ce bulletin de vote pour les faire élire et oui ça me choque en amont il y avait quand même
un accord des groupes pour ça en amont il y avait quand même un accord des groupes y compris la NU pour donner la représentation au rassemblement national parce que de fait la réalité c'est qu'ils ont 89 députés les vice-présidences
en fait en fait moi ce que je constate ce que je sens arriver ce que je vois c'est que je sens arriver une complicité dangereuse entre le groupe renaissance celui de la majorité et le rassemblement national et d'ailleurs j'alerte
concrètement qu'est-ce que vous voyez j'alerte
les électeurs du front national qui pensaient voter pour eux en se disant c'est les meilleurs opposants à Macron résultat des courses il y a 577 députés aujourd'hui élus vous enlevez les 89 du rassemblement national et bien ça fait 488 divisé par 2 la majorité à l'assemblée nationale tombe à 245 244 plus 1 245 il y a combien de députés ensemble enfin en marche renaissance je ne sais plus comment il s'appelle 250 donc ça veut dire que Macron aura sa majorité à l'assemblée nationale
à chaque fois
que le rassemblement national s'abstira ça veut dire que vous
vous ne voterez jamais
avec le rassemblement national
je pointe déjà cette complicité qui va s'installer que l'on a vu poindre avec l'élection des vice-présidents et qui va exister sur des textes de loi
mais vous les synchronistes font sciemment la courte échelle au rassemblement national puisque vous parlez de complicité
c'est un mot qui est très fort quand même ben oui mais quand je vois que enfin moi je ne conçois pas que des députés certains en marche on se parle quand même on se côtoie on est élu dans les mêmes territoires les mêmes régions et on a pu avoir des discours pour dire quand même attention à l'extrême droite en France et puis là qu'il puisse utiliser un bulletin de vote Front National mais est-ce que ça veut dire que le parti communiste ne votera jamais avec le rassemblement national répétez là c'est mettre le doigt dans une banalisation du rassemblement national dans notre pays
répondez monsieur vous engagez à ce qu'il y ait aucun bulletin mêlé rassemblement national NUP ou votre groupe y compris si c'est pour faire chuter le gouvernement
mais c'est ce que je vous disais tout à l'heure il y a les textes de loi présentés par le gouvernement et des amendements qui sont présentés enfin venez participer un jour
participer on peut pas mais regardez mais regardez
que ce soit la nuit le jour il y a des amendements donc sur un texte il va y avoir un amendement du Front National un amendement du groupe communiste et puis on va voter sur l'un et pas sur l'autre etc et à la fin on va voter sur un article et sur un article et bien chacun vote en fonction de et puis je vais pas m'abstenir de voter pour parce que le Front National va voter pour quand même précisément c'est pas ça le sujet le sujet c'est que nous on vote en fonction de nos convictions et de ce qui nous semble être bon pour le pays la différence ça va être sur des textes de niche ça va être sur le discours de confiance justement
de la première ministre j'allais justement vous poser la question c'est mercredi on ne sait pas encore s'il y aura une demande de confiance de la part du parlement vous le souhaitez ? bien sûr je le souhaite
parce que c'est un moment important et je le souhaite d'autant plus que c'est un sacré exercice difficile pour la première ministre de réussir à construire un discours avec une orientation de sa politique qui vise à convaincre largement sur les bancs de l'Assemblée ça veut dire que dedans il ne faut pas qu'elle mette à l'ordre du jour la réforme des retraites à 65 ans
donc si elle met la réforme des retraites vous votez pour pas
non mais c'est une ligne rouge à 65 ans bien sûr moi je le dis moi je vous parle de moi s'il y a la réforme des retraites à 65 ans c'est pour moi une ligne rouge et donc les français ça confirmera ce que les français pensent de ce gouvernement c'est qu'il en demande toujours plus aux travailleurs aux français et pas aux plus riches mais je vais même vous donner un détail c'est des détails qui comptent le plafonnement des chèques restaurants à 19 euros et le fait qu'ils ne puissent plus les utiliser le week-end et pendant les vacances c'est honteux c'est toujours aux mêmes à qui on demande un effort pourquoi ils plafonnent pas les salaires des grands patrons pourquoi ils plafonnent pas les dividendes on est en période de crise c'est toujours aux salariés à qui on dit ben non tes chèques vacances tu pourras pas les utiliser le week-end avant tu pouvais aller jusqu'à 38 maintenant on se traite 19 serre-toi la ceinture c'est ça qui nous fout en rage qu'ils lâchent la pression qu'ils donnent de l'air qu'ils nous permettent de vivre dignement par notre travail c'est tout ce que l'on demande donc la première ministre elle a intérêt à être ambitieuse et à lâcher du lest si elle veut que dans notre pays et à l'Assemblée nationale et bien nous soyons dans un échange constructif et positif mais si elle maintient sa ligne je suis désolé nous vôtrez est-ce qu'il y a une chance pour que vous votiez
cette confiance
est-ce qu'il y a une hypothèse
c'est ce que j'allais dire par principe vous n'êtes donc pas hostile
nous de toute façon on se détermine en fonction de ce qu'il y aura dans le menu si le menu il est mauvais on le prend pas est-ce que c'est une bonne chose
que les insoumis aient mis la main sur la commission des finances est-ce que ça va changer quelque chose
de toute façon que l'opposition et c'est dans le règlement de l'Assemblée nationale puisse avoir la présidence de la commission des finances c'est une bonne chose puisque l'Assemblée nationale a une mission de contrôle du gouvernement et notamment de son budget donc c'est une bonne chose que ce soit mon collègue Eric Coquerel c'est une bonne chose dans la mesure où nous avons une majorité de députés quand nous nous additionnons ensemble et donc c'est normal que nous ayons pu le faire élire à la présidence de l'Assemblée nationale
et ça va changer quoi ?
ça va changer que nous avons été ensemble d'ailleurs pendant la commission des finances dans le précédent mandat avec Eric Coquerel et nous avons bien vu qu'il avait été difficile pour nous d'avoir accès ou à des informations ou à obtenir telle mission et donc malgré comment dire c'est Eric Wörth qui l'a présidé parfois la bonne volonté qu'il pouvait signifier mais enfin c'est quand même un peu corseté tout ça et donc ça peut permettre peut-être d'avancer un peu plus sur le thème de l'évasion fiscale qui est un sujet cher à mon cœur qu'est-ce que vous voulez exactement
sur l'évasion fiscale reste que depuis
quelques jours quand même le nom d'Eric Coquerel est davantage associé à des rumeurs largement pour l'instant infondées même si on le sait depuis aujourd'hui les instances de la France insoumise ont été saisies de cas de violences sexuelles et sexistes on n'a pas le détail ici mais sur le principe quel est votre regard là-dessus vous qui connaissez bien manifestement Eric Coquerel
d'abord je ne me permettrai pas de m'exprimer sur des rumeurs je pense que sur la base de rumeurs et je ne vois pas quelles décisions on pourrait prendre et donc je pense qu'il faut faire attention à ne pas alimenter non plus quand ce sont des rumeurs et d'en faire un sujet médiatique à ce point en tout cas il a écrit une tribune
aujourd'hui dans le JDD elle vous a convaincu ou pas ?
et une femme parle désormais au visage découvert dans les entreprises comme dans les partis politiques nous avons mis en place des systèmes des instances des protocoles je cherchais le mot des protocoles visant à protéger les militants les salariés dans les entreprises de toute agression ou harcèlement nous avons nous un protocole on a signé une convention avec le collectif stop violence féministe nous avons conventionné on les paye pour recueillir le témoignage d'adhérents du parti communiste ou d'extérieur à l'encontre d'adhérents c'est à dire que les gens peuvent téléphoner ils n'ont pas affaire à des communistes et donc ils pourraient avoir peur ils ont affaire à une association indépendante et ensuite cette association elle enregistre et elle nous répercute et nous on a le devoir la responsabilité de donner suite et donc vous voyez on a mis en place des protocoles et je sais qu'à la FI ils ont mis le même type de protocole c'est pas la même association mais c'est le même type chez les Verts aussi tant mieux ça progresse et donc c'est à eux de gérer ça et de prendre les meilleures dispositions
je pense que ce qui vaut pour Eric Coquerel victime de rumeurs comme vous dites vaut également pour Damien Abad qui conteste toutes les accusations qui ont été connues je pense que c'est pas juste de le mettre sur le même niveau
dans la mesure où Damien Abad lui fait l'objet d'une plainte maintenant et en plus de témoignages à visage découvert répétés et donc excusez-moi et d'une plainte et d'une plainte et donc pour moi je ne mets pas au même niveau mais encore une fois je prends garde je ne veux pas d'abord je ne veux pas alimenter des rumeurs d'une part d'autre part je sais que à la France Insoumise comme chez nous il y a un protocole qui est assez strict et encadré maintenant c'est à eux de prendre leurs responsabilités voilà c'est tout et donc c'est pas moi qui vais dire faites ci faites ça
vous connaissez depuis bien longtemps désormais la vie politique est-ce qu'il y a une spécificité de ces questions-là dans la vie politique ou c'est finalement partout dans toutes les vies professionnelles on a des incidents voire plus graves qui peuvent survenir
d'abord c'est une spécificité dans la vie tout court le mouvement MeToo a fait beaucoup progresser les choses je me retrouve aussi dans ce que dit Eric Coquerel et dans la tribune qu'il signe aujourd'hui dans le JDD c'est que quand on est un responsable politique ou quand on est un chef d'entreprise on doit faire beaucoup plus attention que quand on est un simple citoyen au nom de l'exercice du pouvoir de la domination de l'emprise et de tout cela ça je le mesure complètement et donc nous devons faire
le comportement n'est pas pareil quand on est un simple citoyen et quand on est
non mais ce que je veux dire c'est que nous devons être nous encore plus vigilants voilà et accompagner ce mouvement MeToo qui est salutaire qui va dans le bon sens et donc nous devons être vigilants prendre toutes les précautions je pense aussi qu'il faut préserver la présomption d'innocence qu'il faut que dans les instances que nous mettons en place il puisse y avoir des échanges contradictoires entre eux et l'auteur la victime et l'auteur présumé et qu'il puisse se défendre et qu'on puisse aussi écouter sa parole c'est extrêmement complexe je l'ai vécu moi dans mon parti avec des situations que nous avons eu à gérer avec des drames derrière donc prenons prenons ça vraiment avec pas avec légèreté pas avec invective c'est extrêmement douloureux et difficile à gérer et d'ailleurs je vous proposerai une chose je fais une proposition c'est que l'état devrait participer au financement des associations indépendantes qui seraient à disposition de tous les partis politiques pour recueillir pour recueillir la parole c'est aussi mais si c'est une question de responsabilité individuelle mais au bout d'un moment il faut pouvoir recueillir les paroles et puis il faut que le recueil de ces paroles soit suivi d'effet derrière et donc je fais une proposition c'est qu'il y ait une association des associations qui soient mis qui soient chargées pour tous les partis politiques pour tous les partis politiques de recueillir la parole de personnes harcelées qui subissent des violences et en toute indépendance au moins ça ça ferait progresser tout le monde et en même temps parce que pour l'instant c'est la gauche qui fait beaucoup d'efforts je reviens à la question
de la commission des finances et du contrôle fiscal sur quoi vous voulez mettre l'accent sur le contrôle fiscal parce que ça a l'air d'être un dossier important oui moi je est-ce que ce sont les groupes est-ce que ce sont les particuliers ça sera la dernière question
moi ce sont sur les groupes que je souhaite mettre davantage la pression pour m'attaquer à l'optimisation fiscale c'est-à-dire ces entreprises qui font des plus-values boursières ou qui par les prix de transfert arrivent à délocaliser une partie des bénéfices réalisés en France pour les mettre au Luxembourg notamment j'ai cité des cas précis McDo a été condamné sur ce sujet là je souhaite qu'il y ait une commission d'enquête je la reproposerai d'ailleurs sur ce sujet et que l'on puisse revoir les conventions que la France a avec des pays qui sont des paradis fiscaux notoires pour les remettre en cause et faire en sorte que l'argent de nos richesses reste en France et serve à notre pays plutôt que de partir dans des paradis fiscaux je vous signale que quand ça part au Luxembourg qui est un pays de l'Union Européenne et qui n'est donc pas considéré comme un paradis fiscal et bien donc l'argent peut partir au Luxembourg et quand il part du Luxembourg quand il est au Luxembourg l'argent il s'en va aux îles Caïman qui est un paradis fiscal donc vous voyez c'est du billard à deux bandes qui se fait avec notre argent et après ils disent ces mêmes groupes je pense au groupe Apollo qui produit des bouteilles de verre Saint-Gobain chez nous à Véralia et il y a une pénurie de verre ils ont fermé un four à Cognac Apollo dit ah ben non on n'a rien fait on est propre on a juste transféré au Luxembourg non non du Luxembourg c'est parti aux îles Caïman d'ailleurs s'ils ne sont pas contents de ce que je dis qu'ils portent plainte mais je l'affirme et j'ai des éléments
merci Fabien Roussel générique de fin de l'émission générique de fin de la saison merci à tous merci à tous les trois d'avoir participé à cette émission merci aussi à Nathalie Saint-Cricq qui n'était pas là aujourd'hui mais qui a été là évidemment toute une bonne partie de la saison comme d'ailleurs Alexandra Bensaïd merci Fabien Roussel d'avoir été avec nous à la technique aujourd'hui Laurent Baudouin Vincent Désière et Thomas Eliès et puis un mot particulier à la fois pour Jean-Philippe Ballas qui m'a accompagné à la rédaction en chef toute l'année et puis Alexandre Gilardi qui termine un quinquennat génial qui reste évidemment sur France Inter mais qu'on n'aura plus la chance d'avoir avec nous tous les dimanches midi j'embrasse fort Alexandre et je le remercie pour tout le travail effectué on se retrouve le 4 septembre et oui pour une nouvelle saison de questions politiques c'était la dernière
Fabien Roussel