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interviewSud Radio· 16 juillet 2025 14 min

Comme le veulent les oppositions, faut-il censurer François Bayrou ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Les vraies voix sud radio, le code projecteur des vraies voix. Abordons ce projet de budget 2026 d'un point de vue politique. Olivier Fort affirme que la seule perspective possible est la censure.

Il dénonce une dégradation continue de la situation depuis 8 ans liée selon lui au cadeaux fiscaux réalisés par Emmanuel Macron. Les lignes rouges tracées par l'opposition, notamment le RN, LFI et le PS rendent la tâche du Premier ministre difficile. Le ministre de l'économie nuance quant à lui en déclarant que les orientations présentées par François Baou ne sont pas fixes et qu'il existe encore démarche de négociation pour ajouter ajuster le projet de budget.

Éric Lombard rappelle enfin que la France est surendettée après 50 ans de budget déséquilibré, ce qui limite la capacité des politiques publiques. Ça va être tendu à l'Assemblée nationale en octobre prochain. François Baou survivra-t-il au débat sur son programme budgétaire ?

Vous les auditeurs de Sud Radio, que feriez-vous à la place des députés ? Vous êtes très nombreux à répondre sur le compte X de Sud Radio à cette question comme le veulent les oppositions. Faut-il censurer François Baou ? sans équivoque.

Julie, vous le sentiez tout à l'heure ? 9 % 96 % disent oui, il faut censurer. Bon, ça va donner des idées à notre invité, hein.

Oui, Philippe Ballard, vous êtes député de Loise et vous aussi vous voulez censurer. Ah bah en l'état actuel des annonces de François Baou et de ses ministres d'ailleurs hier, oui, parce que ce sont des vieilles recettes. Enfin, vous rappeliez vous avez a égrainé le nombre d'années durant lequel notre pays n'a pas été géré ou très mal géré 45 ans et François Baot hier a repris des vieilles budget déséquilibré précisément ou de c'est Raymond Bar qui avait présenté le dernier budget en l'équilibre et Valérie Gif Cardestin était président de la République ce qui ne nous rajout pas c'était d'une paresse intellectuelle mais remarquable exercice de monsieur du premier ministre ministre hier, on avait l'impression que c'était un petit peu comme vous savez une mouche qui est dans un bocal qui se cogne au mur.

Alors, il parlait de gel, il parlait d'impôt parce que c'est un impôt déguisé en fait ce qu'on nous propose quand on gèle les tranches de ce qu'on appelle l'IRPP de l'impôt sur le revenu. Vous vous travaillez bien, votre patron vous augmente et bien soit vous rentrez alors que vous ne payez pas avant d'impôt sur revenu, vous rentrez dans cette impose sur revenu ou alors vous allez payer beaucoup plus puisqu'il y a un gel. Et je vous parle pas des retraités qui sont littéralement euh tondus.

Non, il y a aucun effort qui est fait, c'était frappant hier. Euh aucun effort sur l'immigration. 2h, cette conférence de presse a duré 2h et à aucun moment, François Baou n'a prononcé le mot immigration.

Il y a un un rapport qui a été rendu public il y a quelques semaines qui nous apprend que l'immigration en France, ça coûte 3,4 % du PIB. Un point de PIB, c'est 30 milliards d'euros. Je vous laisse faire le calcul.

Il y en a pour quasiment 100 milliards d'euros. Là, il y a des économies à faire. et dans taux dans un tas d'autres on va présenter on va faire un contrebudget vous en faites pas qu'on présentera à François Bairou monsieur Lombard le ministre de l'économie et à madame Monchanin aussi alors Philippe Balard c'était important merci d'avoir répondu à notre invitation vous nous avez donné le point de vue de votre parti Rassemblement national maintenant entrons dans la partie on va dire première lecture de cette question faut-il censurer François Baot déjà vous Anne Lauren Rousseau, il faut bien rappeler le principe.

Donc c'est-à-dire que ça peut se faire à la rentrée en octobre lorsque les députés auront la possibilité de voter. Il faut encore qu'il y ait une motion de censure. Mais si on repart pour une motion de censure, on a plus de budget, l'État s'effondre, la France s'écroule.

On avait déjà le même scénario l'année dernière avec Michel Barnier. Donc non, l'État ne s'effondre pas. D'ailleurs, ça fait bien longtemps qu'on dit qu'elle va que qu'il va s'effondrer.

Il ne s'effondre pas. Mais ça reste que c'est anormal et qu'il faudrait éviter chaque année de bloquer au niveau du du budget et de ne pas avancer. Après voilà, moi la grande question euh faut-il censurer oui ou non euh François Bairou, moi la question que j'aimerais poser c'est pour qui d'autre ?

Quel gouvernement ? Qui qui va prendre la place de de François Boirou ? C'est la question à mon avis sur laquelle il faut qu'on qu'on réfléchisse parce que le budget c'est une chose.

Je pense que s'il veut sauver sa peau, d'après ce que je comprends, il faut qu'il choisisse soit d'être à droite, soit d'être à gauche et ils ont toujours un peu de mal. Donc moi je pense que on va on va y passer par la censure. Mais pourquoi et pour qui ?

Alors un petit point justement sur les chiffres hein. Si toutes les forces de gauche soutiennent la censure toute seule seulement elles sont pas assez nombreuses pour renverser le gouvernement hein. Il faut donc les 123 voies du RN 135 si on ajoute celle des allées sautisses.

Donc 192 voix sur les 289 requises pour atteindre la majorité absolue et renverser le gouvernement. Qu'est-ce que vous en pensez Thierry Blandiner ? Est-ce que ça serait catastrophique à ce point-là ou est-ce que finalement il faudrait peut-être avoir quelqu'un qui tient la barre et qui se fait pas censurer du tout quoi ?

La difficulté c'est qu'on a 2 ans à tenir que la France tienne debout avec des politiques complètement éclatées jusqu'au présidentiel pour avoir une vraie majorité avoir une politique claire. Donc à ce moment-là les Français auront une vraie décision à prendre un choix une politique de relance d'économie ou une politique d'assistanard. En fait des vrais des vrais choix, je voudrais qu'il y ait des vrais choix au présidentiel, pas du en même temps, Macron c'est derrière nous, mais des vrais choix, une politique libérale assumé ou une politique social-démocrate.

Voilà, qu'on recrée deux grands partis euh de droite et et de gauche, traditionnel ou conservateur ou progressiste et qu'on ait le choix dans une grande démocratie, il faut revenir à ces grands choix stratégiques et alternances politiques. Et donc en même temps de Macron qui était peut-être une bonne idée en 2017 s'avère aujourd'hui un échec total parce qu' a déstructuré la société. La dissolution a déstructuré la solué et aujourd'hui on sait pas à quoi décider et on pose des questions, des sondages mais les Français savent pas répondre parce que la question est beaucoup plus complexe.

Donc il faut analyser la situation et puis regarder comment on se projette. Alors est-ce qu'il faut dissoudre ? Est-ce que le président va redissoudre aussi ?

Est-ce qu'il est-ce qu'il va démissionner ? il pourrait dire voilà on recrée un nouvel engouement on se représente et on on travaille avec une France et une majorité mais là quel que soient les premier ministre qui vont se succéder le budget ne sera jamais voté pendant 2 ans. Alors imaginons dans ce cas de figure et Philippe Ballard c'est bien pour ça qu'on vous a invité.

Imaginons motion de censure. Quelle est la réaction à ce moment-là du président de la République ? peut imaginer qu'il dissolve l'Assemblée nationale une seconde fois ou une deuxième fois parce que tu peux peut-être amener une troisème donc seconde c'est quand il y en a plus.

Après Philippe Ballard, qu'est-ce que vous faites vous ? Le Rassemblement national dans ce cas-là vous êtes un peu piégé. Il y a l'inibilité l'inéligibilité de Marine Le Pen.

Qu'est-ce qui se passe ? C'est pas une bonne affaire forcément pour vous. Non.

Alors Marine Le Pen nous le répète à chaque réunion de groupe le mardi matin et tout au long de la semaine son cas personnel importe peu. qui nous guide dans nos votes, ce c'est l'intérêt notre seul boussol, c'est l'intérêt de la France et et français. Mais la motion de censure, vous avez raison, c'est pas quelque chose qu'on prend comme ça à la légère.

Nous avons censuré Michel Barnier l'an passé. Pourquoi ? Parce que il y avait des lignes rouges, non lignes rouges qui étaient franchies concernant notamment les retraités.

Alors, monsieur Baou, on remet une couche mais une couche supplémentaire qui est qui va au-delà de ce que monsieur Barnier avait annoncé l'an passé. Les médicaments, même chose, des remboursements des médicaments et puis l'explosion euh de la facture de l'électricité qu'on a pu éviter aux Français et aux entreprises d'ailleurs entre parenthèses euh grâce à cette censure. Mais oui, la censure c'est quelque chose, c'est un choix euh important euh grâ mais c'est pas une bonne opération pour vous Philippe Ballard.

Mais c'est bah si parce que s'il y a de censure, vous venez de le dire, il pourrait y avoir une dissolution et ça permettrait enfin à la France puisque tous les sondages nous donnent largement en tête et l'histoire du Front républicain, je pense que là les Français ne se feront pas avoir Jordan Bardella premier ministre. Donc bah c'était ce qui était prévu il y a tout juste un an. Absolument.

Alors, nous avons Marine Tondelier qui dit "Tiens Anne-Lauren Rousseau, 7 ans de macronisme c'est plus 1000 milliards d'euros de dette et puis la multiplication des cadeaux aux ultra riches." Et aujourd'hui, qui doit trinquer ? Les services publics, la santé, les retraites, les travailleuses et travailleurs et l'écologie.

Bien sûr, on sait que vous êtes pas forcément du côté de Marine Tondelier, mais est-ce que ça raisonne chez vous ce qu'elle dit ? Dans tous les cas, oui, je peux je peux que je peux qu'entendre ce qu'elle me dit effectivement ce qu'elle nous dit, elle a raison. Elle a raison. sur ce ce budget.

Mais c'est ce qu'on dit depuis tout à l'heure en fait. À force de ligne rouge à droite, de ligne rouge à gauche, on a une fenêtre de tir minuscule et donc le ménage que n'importe quelle partie nous promet n'arrive pas et en fait à partir de là, ça n'avance pas. Donc qui a intérêt à faire quoi ?

On parlait de de de voir plus loin de l'intérêt de la France. Mais c'est c'est quoi l'intérêt de la France en fait dans tout ça ? Est-ce que est-ce que il faut laisser au Macronistes l'occasion de faire le ménage avant la présidentielle 202 pour éviter de faire d'avoir à le faire soi-même ?

C'est peut-être une solution. Est-ce que il faut censurer pour montrer que le chaos c'est pas nous, c'est les autres ? Enfin, il y a il y a beaucoup beaucoup de politiques politiciennes dans tout ça.

Et au bout du compte, Marine Tondelier le dit et j'avoue, je le dis aujourd'hui, je suis d'accord avec elle et voilà. Et c'est toujours mê qui sont plus chaque cohabitation historique a donné lieu à un échec pour le camp du premier ministre qui était avec l'autre président. Alors c'est les années mitéranir et cetera et cetera.

Donc Thierry Blandinière là euh le le constat est est clair mais à l'époque dans les cohabitations, le premier ministre avait une majorité à l'assemblée même s'il y a eu après un échec des présentiel mais là on est dans une situation uues il n'y a pas de majorité possible sinon on sera en la balle pour celui qui pour a dissolution et c'est l'objectif al sauf s'il y a des solutions pour reconstitu à condition qui est une majorité parce qu'on a fait une dissolution il y a pas longtemps et du coup ça a émetté l'assemblée donc ça nécessite quand même qu'il y ait des partis qui prennent des responsabilités voilà à droite ou à gauche pour créer un projet politique de long terme et faire adhérer les Français à un projet positif et pas que gérer sur du négatif. Donc il nous faut des grandes voies politiques, de vraies grandes voies politiques des gens qui sont capables de fédérer, de faire bouger bouger le monde et pas simplement une politique politicienne qui emmerde tout le monde. Ouais.

Philippe Ballard, on a envie de savoir du coup justement si euh finalement le budget, il va peut-être passer en 493 tout simplement en fait cette histoire de budget, c'est ça qui va se passer. Ça c'est madame B l'a utilisé sur d'autres textes. D'abord, ben écoutez, nous prendrons nos responsabilités encore une fois si ce nous avons une seule boussole.

Vous savez, moi je me rappelle très bien de la première réunion de groupe qu'on a eu en juillet 2022 avec Marine Le Pen. Elle nous a dit "Vous avez qu'une seule boussole, c'est l'intérêt de la France et des Français." Voilà, si un texte d'où qu'il vienne va dans l'intérêt de la France, vous le votez.

Nous nous votons parfois des textes qui viennent de la Macronie, parfois c'est plus rare, mais ça peut arriver qu'il viennent de la gauche. Seul seul l'intérêt de la France et les Français. Si l'intérêt de la France sera de censurer euh ce gouvernement pour que euh ce budget n'efface tel qu'il a été présenté hier, mais dans les grandes lignes, euh il y a 1 mois et demi pour euh revoir cette cette copie, oui, ça sera ça sera la censure.

Encore une fois, c'est un acte grave, euh on soupèse tout ce que cela peut impliquer, mais si c'est dans l'intérêt de la France et des Français, oui, on votera la la censure. C'est quoi par rapport au plan ? Philippe Ballard, juste une dernière question.

Mais par rapport au plan proposé par François Bairou, il va y avoir des discussions, il l'a appelé et cetera et cetera. Vous la figure imposée par laquelle vous dites sans ça, il y aura censure. C'est quoi ?

Ah bah, c'est quasiment 90 % de ce qu'il a dit hier. Donc il y a un petit peu de boulot. Alors, par-ci par là, on peut trouver deux trois choses qui sont dans notre programme, hein.

Sans sans prendre la réin fiscale, social. C'est dans le programme de Marine Le Pen de 2022. C'était dans le programme des législatives euh fermer ses agences, ses opérateurs qui ne servent strictement à rien et qui coûtent, comme dirait l'autre, un pognon de dingue de tout ça très c'est très bien mais c'est tout.

C'est c'est tout. Puis on a pas le détail entre parenthèses. Non, ce qu'il faut, ce sont des économies structurelles.

Il faut réduire le train de vie de l'État. C'est la seule façon de s'en sortir euh de pas être piégé par euh les marchés financiers qui demain quand on a une dette de 3300 milliards d'euros, ben nous tendons nous tiendrons à la gorge. Je j'aurais juste terminer par un chiffre pour que les Français comprennent bien.

Euh euh c'est 100 milliards d'euros le remboursement des intérêts, hein, non pas du capital. En 2026, ça sera le premier poste budgétaire, donc il faut réagir vite et bien. Thierry Blandinard, très rapidement, vous laisse le mot de la fin.

Ouais, c'est gentil mais je reviens sur la dette. Je pense qu'il faut être endetté, c'est pas un problème d'un instant où c'est une dette qui finance des investissements qui crée de la valeur demain. C'est pour ça que les États-Unis quand ils parlent de dette, c'est sur les investissement et du coup il prépare l'avenir.

Donc il crée la richesse potentiellement par l'endettement. Nous, on a une dette qui sert à rembourser des charges improductives. Donc il faut changer complètement la nature.

Donc réduire les charges, réorienter la dette pour financer des grands travaux qui génèrent de la croissance demain. Comme quoi, le pays peut être dirigé comme une entreprise. Voilà.

Merci Philippe Bard. C'est votre point de vue mais pas que. C'était le mot de la fin.

Vous êtes député reen de l'Oise. Merci d'avoir participé à cette émission. Merci à vous Thierry Blandinière, vous êtes PDG de Invivo et président du Sabrive.

C'est un honneur de vous recevoir. Merci Anne Lauren Rosseau. Merci beaucoup de votre venue.

Vous vous êtes journaliste chez Valeurs actuelles. Et puis il faut pas manquer les vraies voix qui respirent cher Frédéric Brindel hein. Vous avez des spécialistes du transport de demain qui vous livrent le verdict suite à la grande conférence orchestrée par l'association mobile impulse.

C'est dans un instant. Ça va être passionnant. Tout de suite après les chroniques les incontournables de la cryptomonnaie avec Thomas Binet.

Allez ciao. Bye bye.