Forum École & Nation : conférence de presse de Jordan Bardella et Aymeric Durox
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« Depuis sa nomination en mai 2017, Jean-Michel Blanquer a su donner l'image d'un ministre de l'Éducation nationale compétent et ambitieux. »
- 1:18PrésentateurFait
« Cette communication, pour le moins habile, a indéniablement permis à M. Blanquer de se positionner comme un anti-Nadjadvalo-Belkacem, comme celui qui allait réparer les dégâts gigantesques en matière éducative de ses prédécesseurs, des gouvernements PS et UMP. »
- 1:43PrésentateurFait
« M. Blanquer a repris à son compte énormément de propositions que nous formulons depuis de nombreuses années, notamment lors de la dernière campagne présidentielle, retour aux fondamentaux dès le primaire, rétablissement du redoublement, refus de la fameuse écriture dite inclusive, assouplissement de la réforme payant, dite des rythmes scolaires, choix de la méthode syllabique au dépend de la très controversée méthode globale, suppression a priori du tirage au sort à l'université, déclaration en faveur des langues anciennes ou, plus récemment, rétablissement de l'uniforme à l'école. »
- 3:20PrésentateurFait
« D'abord le dédoublement des classes en CP et CE1 au profit exclusif des REP est profondément injuste. »
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« avec la clé, nous l'avons appris récemment dans la presse, une addition de 7 millions d'euros de dégâts qui demeurent évidemment à la charge de la puissance publique et donc des Français. »
- 4:50PrésentateurFait
« La paix continue du niveau scolaire, je le disais, fruit de l'égalitarisme le plus abstrait et véritable fléau pour notre pays n'est pratiquement jamais abordé. »
- 5:15PrésentateurFait
« Dans mon département de la Seine-Saint-Denis, vous avez des écoles jusqu'à 28 nationalités différentes. »
- 6:42Invité politiqueFait
« Prenons pour commencer la loi sur l'encadrement de l'utilisation du téléphone portable dans les établissements d'enseignement qui, à grand renfort de communication gouvernementale, a été publiée au journal officiel du 5 août et va entrer en vigueur dès lundi prochain. »
- 7:49Invité politiqueFait
« Cette loi était en fait une promesse du candidat Macron et très représentative des pratiques du gouvernement et de M. Blanquer en particulier. »
- 8:02Invité politiqueFait
« Si M. Blanquer s'était montré favorable aux langues anciennes au début de sa prise de fonction, mettant fin à la catastrophique réforme de Najat Vallaud-Belkacem, les moyens mis en œuvre ne suivent pas les déclarations d'attention. »
- 8:27Invité politiqueFait
« Si les efforts des élèves qui représentent environ 3 à 6 heures hebdomadaires supplémentaires ne sont plus récompensés, au-delà de l'enrichissement culturel, par quelques points souvent bienvenus au baccalauréat, comme aujourd'hui où les langues anciennes peuvent être des options ou seules des points au-dessus de la moyenne compte, alors il est à craindre que de moins en moins d'entre eux choisissent ces matières exigeantes et désormais si peu valorisées. »
- 8:59Invité politiqueFait
« où cette année fait rarissime tous les postes n'ont pas été pourvus »
- 10:06Invité politiqueChiffre
« cette mesure devrait coûter un millier de postes d'enseignants. »
- 11:20Invité politiqueChiffre
« il y a un an, 6 000 étudiants étaient encore sans affectation sur APB, contre 62 000 cette année, à la même période. »
- 12:48Invité politiqueFait
« l'une des raisons non avouées de cette réforme est de faire des économies en supprimant un certain nombre d'heures et de postes dédiés. »
- 15:35Invité politiqueChiffre
« un enseignant débutant gagnait deux fois le salaire minimum il y a 20 ans contre seulement 1,2 fois aujourd'hui. »
Temps de parole
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Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse consacrée à la rentrée scolaire, à la politique éducative du gouvernement, ainsi qu'aux différentes annonces récentes du ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Je prononce cette introduction en ma qualité de directeur du mouvement de jeunesse, du Rassemblement national Génération Nation.
A mes côtés, vous l'entendrez juste ensuite, Aymeric Durox, professeur d'histoire-géographie, délégué départemental du Rassemblement national de Seine-et-Marne, et surtout membre du forum École et Nation, qui, vous le savez, réunit des professeurs, des élus, des parents d'élèves proches du Rassemblement national, un groupe de réflexion, d'analyse, mais aussi et surtout de propositions concrètes sur la thématique de l'éducation. Depuis sa nomination en mai 2017, Jean-Michel Blanquer a su donner l'image d'un ministre de l'Éducation nationale compétent et ambitieux. La plupart des médias ont aidé Jean-Michel Blanquer en lui réservant d'innombrables unes et articles élogieux.
La cellule de communication du ministère, particulièrement active, sature l'espace médiatique de déclarations et d'annonces de réformes tout azimuts. Cette communication, pour le moins habile, a indéniablement permis à M. Blanquer de se positionner comme un anti-Nadjadvalo-Belkacem, comme celui qui allait réparer les dégâts gigantesques en matière éducative de ses prédécesseurs, des gouvernements PS et UMP. A la veille de la rentrée scolaire, nous souhaitons vous présenter le bilan de la première année de Jean-Michel Blanquer, qui, au-delà des effets de communication, nous apparaît peu convaincant et surtout peu concret. D'abord, il ne vous a pas échappé que M.
Blanquer a repris à son compte énormément de propositions que nous formulons depuis de nombreuses années, notamment lors de la dernière campagne présidentielle, retour aux fondamentaux dès le primaire, rétablissement du redoublement, refus de la fameuse écriture dite inclusive, assouplissement de la réforme payant, dite des rythmes scolaires, choix de la méthode syllabique au dépend de la très controversée méthode globale, suppression a priori du tirage au sort à l'université, déclaration en faveur des langues anciennes ou, plus récemment, rétablissement de l'uniforme à l'école.
Le ministre de l'Éducation nationale s'est donc largement inspiré du programme présidentiel de Marine Le Pen et nous en félicitons évidemment. D'autres mesures semblent aller dans le bon sens, comme la suppression des téléphones portables annoncées récemment en primaire et au collège, le programme devoir fait au collège ou encore le plan choral, le remplacement de M. Lusso, incarnation du pédagogisme par excellence par Mme Ayada à la tête du Conseil supérieur des programmes, a constitué là encore un signal positif. Néanmoins, ces effets d'annonce ne doivent pas tromper les Français.
Jean-Michel Blanquer ne sera pas le ministre de rupture dont notre école a besoin et que les Français attendent. Enfermé dans la prison intellectuelle du politiquement correct, M. Blanquer se contente la plupart du temps des faits d'annonce et de mesurettes qui n'agissent qu'à la marge. Emmerick Duroch vous donnera dans son intervention quelques exemples édifiant des faits d'annonce ou de mesures inconsistantes sans aucune réalisation. Au Rassemblement national, grâce notamment aux travaux du forum Écoles et Nations, nous analysons concrètement la politique scolaire du gouvernement. Celle-ci est extrêmement décevante, voire parfois inquiétante sur certains points.
Plusieurs réformes nous apparaissent néfastes à l'intérêt de nos plus jeunes. D'abord le dédoublement des classes en CP et CE1 au profit exclusif des REP est profondément injuste. Cette discrimination positive à l'égard des quartiers venant comme d'habitude, renforcer une discrimination négative à l'égard des Français situés en France périphérique.
L'inaction du gouvernement ensuite face aux activistes d'extrême-gauche dans les universités lors des blocages qui fut un véritable scandale privant des milliers d'étudiants de conditions d'études et d'examens dignes pendant plusieurs semaines avec la clé, nous l'avons appris récemment dans la presse, une addition de 7 millions d'euros de dégâts qui demeurent évidemment à la charge de la puissance publique et donc des Français. La réforme du baccalauréat, Pierre Mathieu, menace d'affaiblir encore davantage ce diplôme auquel les Français sont évidemment très attachés et dont le niveau n'a cessé de baisser ces dernières décennies. En outre, M.
Blanquer refuse de traiter les trois problèmes principaux de fond dont souffre notre système éducatif. D'abord les incivilités, voire l'insécurité qui sévissent dans de trop nombreux rétablissements. M. Blanquer n'a rien fait de concret contre les violences scolaires et en tant qu'élu de Seine-Saint-Denis je peux vous en parler et la perte d'autorité des professeurs de moins en moins soutenus par leur hiérarchie lorsqu'il y a des conflits qui surviennent. La paix continue du niveau scolaire, je le disais, fruit de l'égalitarisme le plus abstrait et véritable fléau pour notre pays n'est pratiquement jamais abordé.
L'immigration massive enfin, toujours et encore, qui crée les conditions du communautarisme à l'école et notamment dans certaines banlieues ainsi qu'à l'université, en proie de plus en plus à des revendications communautaristes, les ghettos scolaires se multipliant évidemment. M. Blanquer, un membre d'un gouvernement, là encore, immigrationniste assumé, ne dit pas un mot de ces phénomènes alarmants, pourtant très prégnants dans de nombreux quartiers français. Je pourrais vous donner un seul exemple. Dans mon département de la Seine-Saint-Denis, vous avez des écoles jusqu'à 28 nationalités différentes.
Avant de prolonger ce propos liminaire avec Emmerich Durox, vous l'avez compris, au Rassemblement national, nous constatons que la communication ministérielle a incontestablement changé avec M. Blanquer, mais est enfin à la période épouvantable. Payons, Hamon, Nadia de Valobel-Cassell. Mais nous constatons également que la politique menée depuis plus d'un an est très insuffisante, voire parfois néfaste, marque d'inertie et d'absence de volonté d'agir concrètement pour répondre aux besoins les plus urgents de l'éducation nationale. Les rares points positifs que j'évoquais au début de mon introduction ne permettront pas d'enrayer la spirale du déclin qui frappe notre système éducatif.
S'il ne change pas de stratégie en rehaussant concrètement ses ambitions, Jean-Michel Blanquer risque de devenir, pour l'école, ce que Sarkozy fut au ministère de l'Intérieur jadiste, un communicant hyperactif reprenant à son compte les propositions du RN, mais qui a laissé s'aggraver la situation de par son inaction. Je vous remercie et je cède la parole à notre porte-parole du forum École et Nations qui développera l'analyse de cette première année de mandature.
Madame, Messieurs, comme Jordan Bardella l'a indiqué, je voudrais revenir devant vous sur les nombreux effets d'annonce de M. Blanquer, malheureusement non suivis d'effet, ce qui semble d'ailleurs être une constante de ce ministère et plus largement de ce gouvernement. Prenons pour commencer la loi sur l'encadrement de l'utilisation du téléphone portable dans les établissements d'enseignement qui, à grand renfort de communication gouvernementale, a été publiée au journal officiel du 5 août et va entrer en vigueur dès lundi prochain. Le ministre et le gouvernement évoquent une loi d'interdiction parlant même d'un signal fort.
En réalité, ce nouveau texte législatif semble au contraire créer de nouvelles autorisations et apparaît finalement comme plus permissif que ce que le Code de l'éducation prévoyait déjà depuis 2010. Cette loi ne dit rien non plus sur la manière de faire respecter cette interdiction dans un contexte où les moyens logistiques manquent, où l'autorité des enseignants est de plus en plus remise en cause et où le téléphone portable apparaît comme un prolongement du corps pour des élèves qui font partie d'une génération qui a grandi avec et pour qui s'en séparer paraît inconcevable. Bon courage donc à ces enseignants à qui l'on va demander de faire du zèle.
Cette loi était en fait une promesse du candidat Macron et très représentative des pratiques du gouvernement et de M. Blanquer en particulier. Elle a pour but de flatter l'électorat conservateur mais laisse in fine le personnel de l'éducation nationale se débrouiller seul pour l'appliquer de manière rigoureuse. Concernant cette fois l'enseignement du latin et du grec, là aussi il faut différencier effet d'annonce et réalité tangible. Si M. Blanquer s'était montré favorable aux langues anciennes au début de sa prise de fonction, mettant fin à la catastrophique réforme de Najat Vallaud-Belkacem, les moyens mis en œuvre ne suivent pas les déclarations d'attention.
Au contraire, si les arrêtés publiés cet été à propos de la réforme du lycée semblent maintenir très artificiellement l'enseignement du latin et du grec, au moins dans la communication ministérielle, ces derniers disparaissent néant presque totalement au baccalauréat où ils ne représenteront plus qu'environ 1% de la note totale.
Si les efforts des élèves qui représentent environ 3 à 6 heures hebdomadaires supplémentaires ne sont plus récompensés, au-delà de l'enrichissement culturel, par quelques points souvent bienvenus au baccalauréat, comme aujourd'hui où les langues anciennes peuvent être des options ou seules des points au-dessus de la moyenne compte, alors il est à craindre que de moins en moins d'entre eux choisissent ces matières exigeantes et désormais si peu valorisées.
En même temps, comme dirait l'autre, comme l'hémorragie se poursuit au capès de lettres classiques et même à l'agrégation, où cette année fait rarissime tous les postes n'ont pas été pourvus, les langues mortes sont peut-être destinées à le rester un peu plus. La majorité précédente cachait à peine son mépris pour les langues anciennes, l'actuelle majorité est plus habile. Au lycée comme au collège, elle célèbre le renseignement si estimable tout en les condamnant à une mort certaine. Autre effet d'annonce qui cette fois dépasse la seule personne du ministre Blanquer, la question du voile islamique pour les maires accompagnatrices lors des sorties scolaires.
Jean-Michel Blanquer s'y était montré personnellement opposé. Le président de la République s'y est déclaré, lui, favorable, disqualifiant ainsi son propre ministre et envoyant un très mauvais signal à tous les défenseurs de la laïcité. Dans le même registre des grandes déclarations, les assises de la maternelle ont débouché, selon le mot de M. Blanquer, sur un moment historique, qui a consisté à rendre obligatoire l'école maternelle à partir de 3 ans en 2019. Or, 98% des petits Français sont d'ores et déjà scolarisés à cet âge-là dans notre pays. Une fois de plus, la communication s'impose un peu de frais. Par ailleurs, cette mesure devrait coûter un millier de postes d'enseignants.
Or, le ministère en supprime autant dès cette rentrée, notamment dans les zones rurales, au profit des écoles REP. On voit là encore le décalage complet entre annonce et réalité. De même, à propos de l'écriture inclusive, à laquelle s'est opposée notre ministre, mais qui continue de sévir sur des sites institutionnels comme Eduscol, ou même dans les sous-titres des vidéos dont est friand le ministre. Que fait donc M. Blanquer pour mettre enfin en accord ses paroles et ses actes au sein de son propre ministère ? Peut-être doit-on poser la question autrement. M. Blanquer a-t-il le contrôle de son ministère, ou se content-il de siéger dans une tour d'ivoire ?
Passons désormais à ces mesures qui nous semblent insuffisantes, voire très insuffisantes. A commencer par la plus polémique d'entre elles, l'instauration de Parcoursup à la place du très décrié APB, censé résoudre les problèmes rencontrés par cette plateforme, et en finir notamment avec la situation unique du tirage au sort dans certaines filières. Alors que Parcoursup va bientôt fermer, un premier bilan peut être fait, et il n'est pas reluisant. Certes, il n'y a plus de tirage au sort, mais le système est critiqué pour son opacité, ses algorithmes étranges, et surtout pour sa lenteur.
A titre de comparaison, il y a un an, 6 000 étudiants étaient encore sans affectation sur APB, contre 62 000 cette année, à la même période. La précipitation du ministère s'est traduite cet été, et se traduit encore en ce début d'année scolaire, par un recrutement lourd à gérer pour l'université. Pire, nombre d'étudiants se sont retrouvés, et se retrouvent encore dans une situation de plus grande précarité, administrative, locative, économique. Pour un système qui devait simplifier et fluidifier la procédure, l'échec est patent. De même, la réforme du bac engage nos lycées dans une restructuration très lourde qui ne traitera aucun des problèmes de fond.
Ainsi, avec le grand oral et le contrôle continu, le diplôme va au contraire continuer de se dévaluer. Le système du bac à la carte, avec le choix des enseignements de spécialité, reviendra in fine à recréer les filières L, ES, S censées disparaître. Cette réforme va occasionner de nombreux chamboulements fastidieux dans l'organisation des lycées pour ne finalement pas régler les maux dont souffre l'enseignement secondaire.
Baisse du niveau qui affecte particulièrement la valeur des diplômes, perte d'autorité des maîtres, incivilité, voire insécurité dans les établissements et crise de vocation pour les métiers d'enseignants, notamment pour le capeste de mathématiques et de lettres dont nous avons parlé. Nous regrettons que messieurs Blanquer et MSTU n'aient pas traité ces problèmes pourtant prioritaires aux yeux des enseignants et des parents d'élèves. Par ailleurs, l'une des raisons non avouées de cette réforme est de faire des économies en supprimant un certain nombre d'heures et de postes dédiés. L'éducation coûte encore trop cher aux yeux de certains.
La réforme du diplôme national du brevet, quant à elle, n'est pas non plus satisfaisante. Loin s'en faut, en effet, le DNB, premier diplôme décerné aux jeunes français en fin de troisième, je le rappelle, a été quasiment vidé de sa substance par les innombrables réformes dont il a été l'objet. Héritier du BEPC, brevet d'études du premier cycle, il a vu son niveau s'effondrer pour devenir un diplôme sans valeur sur le marché du travail et sans utilité dans le parcours scolaire puisqu'il ne conditionne aucunement l'orientation. Un élève tout à fait passé en seconde, même en ayant raté son brevet. M. Blanquer, par pur conformisme, refuse de remettre en question cette dérive du brevet pour tous.
Il confirme le principe du contrôle continu à hauteur de 50% de la note totale ainsi que l'enfumage pédagogiste autour du socle commun des connaissances, de compétences et de cultures. Pire, l'évaluation du socle, c'est-à-dire le contrôle continu, se fera toujours selon quatre appréciations et non des notes chiffrées. Cette réforme de 2018 est donc un rendez-vous manqué, M. Blanquer restant prisonnier de la doxa égalitariste.
Pour conclure sur ces réformes très insuffisantes, un autre point qui nous apparaît problématique, c'est la question de l'uniforme à l'école, mesure qui rencontre pourtant la faveur de Jean-Michel Blanquer mais qu'il se refuse de généraliser dans tous les établissements. Cette mesure apporterait pourtant un grand nombre de solutions aux mots qui traversent l'école française et alors on serait d'autant plus facile à appliquer qu'à les publicités par environ 67% des Français dans les divers sondages. Au Forum École des Nations, nous sommes favorables à son instauration dans les écoles primaires et collèges et regrettons le manque de courage des ministres à ce sujet comme sur d'autres.
La méthode Blanquer, nous l'avons vu, c'est saturer l'espace médiatique d'annonces tout azimuts mais sans agir sur les causes profondes du malaise de l'éducation nationale. Ainsi, la réforme du baccalauréat voulue par M. Blanquer ne fera qu'aggraver les problèmes. Le Forum École des Nations pense au contraire que le sauvetage du baccalauréat passe par une restauration de son niveau d'exigence. Il doit redevenir sélectif pour trouver sa crédibilité et éviter ainsi l'échec massif à l'université.
Par ailleurs, la crise des vocations et les démissions de plus en plus importantes des enseignants sont les symptômes les plus marquants d'une éducation nationale qui va mal et qui ne parvient plus malgré toutes ces réformes à rendre le métier attractif. L'une des premières raisons tient évidemment aux conditions de travail qui sont de plus en plus dures et qui rebutent des candidats recrutés à Baclus 5. Une autre raison vient d'un salaire peu attractif et de perspectives de carrière guère enthousiasmante. Rappelons qu'un enseignant débutant gagnait deux fois le salaire minimum il y a 20 ans contre seulement 1,2 fois aujourd'hui. Trop peu pour des conditions toujours plus difficiles.
Une solution simple consisterait par exemple à défiscaliser les heures supplémentaires. D'ailleurs, promesse de campagne du candidat Macron est passée aux oubliettes depuis. Ainsi, faisant fi des annonces de M. Blanquer que nous contestons, nous dressons donc un bilan très mitigé de sa première année et attendons plus de courage et de concret pour que l'école à la française reste celle de la République qui permette comme le disait Paul Langevin la promotion de tous et la sélection des meilleurs. Une école longtemps admirée de par le monde et qui aujourd'hui se traîne tragiquement dans les bas fonds des classements internationaux.
L'exigence est le cœur du métier des enseignants et comme nombre d'entre eux le forum École et Nation ont fait un impératif car comme le rappelait Jules Simon philosophe et homme politique de la Troisième République le peuple qui a les meilleures écoles est le premier peuple. S'il ne l'est pas aujourd'hui il le sera demain. Je vous remercie de votre attention. Merci.
Jordan Bardella