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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 6 février 2026 3 minAutoproduit

L’Etat ne doit plus mettre en jeu l’argent public à la loterie - Remi Cardon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Un échec industriel pour parties financé par l'argent public oblige évidemment à rendre des comptes. INSC devait être un fleuron industriel. À l'inauguration de l'affaire musine, quatre ministres parlaient à l'époque, je cite un projet du siècle.

Des centaines de millions d'euros ont été levés. Un soutien massif de l'État et des collectivités a été apporté. Et aujourd'hui, aujourd'hui, c'est un crash industriel.

Après des choix stratégiques erronés, un modèle économique bancal. L'usine a été placée en liquidisation judiciaire. Nous avons alerté vos services à plusieurs reprises.

Nous avons demandé à l'État actionnaire via la BPI d'exercer son droit de regard. Mais rien, il s'est rien passé. Résultat, selon vos services, je mets des guillemets, environ 148 millions d'euros d'argent public ont été engagés. 148 millions d'euros sans transparence, sans contrôle lisible, sans contrepartie.

Alors, mes questions sont relativement simples. Confirmez-vous que le montant total de l'argent public versé s'élève bien à 148 millions d'euros. Quels sont les montants exacts qui ont été engagés par France 2030, BPI, tous les dispositifs ?

Vous avez la liste bien évidemment. Et puis 3è question, les comptes sociaux 2023 montrent Insect France a engagé 55 millions au profit de la filiale néerlandaise, un investissement d'ailleurs perdu alors même que le site principal, celui de Poulinville dans mon département, n'a jamais atteint un fonctionnement industriel conforme aux objectifs prévus. Cette situation vous paraît-elle normale, monsieur le ministre, quand l'État engage autant d'argent public, il n'est pas spectateur, il est responsable.

Je peux vous confirmer effectivement que le soutien total de l'État depuis 2012 jusqu'à 2025 si sur 14 ans, c'est environ 150 148 millions d'euros pour être précis. Une partie en subvention, une partie en prise de participation de la banque publique d'investissement. Évidemment, ces interventions d'État ont été minoritaires.

Elles se sont accompagnées à chaque fois de participation d'investisseurs privés. Et c'est parce que il n'y avait plus d'investisseurs privés qui souhaitait continuer à accompagner l'entreprise que pour des raisons de bonne gestion, l'État a dû aussi interrompre ces investissements. Ce projet, malheureusement, il a souffert de la guerre en Ukraine et de la forte hausse des coûts de l'énergie.

Il a aussi souffert d'un modèle d'affaires qui n'était visiblement pas adapté à la demande et notamment à la demande en France. Et je le regrette, ça arrive. et ça arrivera encore.

Et effectivement la capacité de l'État, on parlait tout à l'heure de création destructrice à à accompagner des projets innovants, va sans doute parfois s'accompagner d'échec et j'espère le plus souvent possible aussi s'accompagner de succès. Vous le savez, dans votre département, on a aidé d'autres entreprises à faire face à des défis importants et j'espère que celles-ci s'en tireront mieux.

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