Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPS - Parti socialiste· 29 septembre 2025 19 min

"Si Sébastien Lecornu ne nous convainc pas vendredi nous le censurerons" - Olivier Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

8h29 sur RMC et RMC Story. Bonjour Olivier Fort. Bonjour Apol.

Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes premier secrétaire du Parti socialiste. Vous êtes député de S et Mar semaine politique décisive et tout dépend de vous Olivier Fort parce que Sébastien Lecnu promet un gouvernement à la fin de la semaine mais il lui reste une étape vous revoir vendredi et s'assurer que vous ne censurerez pas.

C'est ce qu'on va essayer de comprendre avec vous ce matin. Il n'y aura pas de taxman, il n'y aura pas de retour de l'ISF. Il n'y aura pas de suspension de la réforme des retraites.

Comment vous réagissez à toutes ces portes qui se sont fermées ce weekend ? Vous dites que tout dépend de moi, mais non, tout dépend de lui. Tout dépend de sa capacité à entendre ce que les Français lui ont dit.

Je rappelle que il y a un an, les Français n'ont pas donné une majorité absolue à qui que ce soit, mais ils ont donné une priorité à la gauche. Et ce qui n'est pas compréhensible dans l'interview du Premier ministre, c'est qu'il donne le sentiment de vouloir faire comme d'habitude, de ne rien changer et donc de se retrouver dans une situation où les mêmes causes produiront forcément les mêmes effets. Et donc si Sébastien le Cornu entend rester à Matignon, s'il entends, forcément la copie qu'il a donné dans le Parisien ne peut pas être la copie d'arrivée.

Dans cette interview à nos confrères du Parisien, il je répète, il explique qu'il y aura pas de taxman, qu'il y aura pas de retour de l'ISF et qu'il y aura pas de suspension de la réforme des retraites. Et j'ai quand même pourtant l'impression que c'était les trois points que vous lui demandiez. Mais moi je vous répète que si rien ne change et bien le résultat est déjà connu.

Il y aura une censure et donc ce gouvernement tombera et il y aura vraisemblablement une dissolution à laquelle nous sommes prêts. Vous avez été surpris ? Surpris par ce qu'il dit et ce qu'il pensent ?

Non parce que ça correspond à ce que dit le socle commun depuis 8 ans. Donc forcément je ne suis pas surpris. Ce qui m'étonne quand même, c'est que il devrait avoir entendu le fait que ils ont été battus aux élections, qu'ils ont déjà perdu trois premiers ministres en un an, ce serait le 4e.

Et donc à un moment, il faudrait que quelque part quelqu'un se dise il est temps d'ouvrir la porte à ce que peut dire l'opposition. S'ils ne l'entendent pas, que voulez-vous que je fasse ? Le chaos, c'est eux.

Vous l'avez dit, s'ils ne l'entendent pas et s'il n'y a pas de changement, alors il y aura censure. Et s'il y a censure, il y aura des solutions. Nous y sommes prêts, on va y revenir.

Euh, il y a tout de même quelques pistes qui évoquent. Euh Sébastien Lecornu, il promet une forme de justice fiscale, c'est ce que vous demandez, qui reposerait notamment sur la taxation de l'argent qui dort dans des holdings et des holdings familiales, sur une contribution éventuelle sur le patrimoine, voire sur une réduction de la flat taxe. Est-ce que ces pistes-là vous paraissent possibles, prometteuses ?

Prometteuses, je ne sais pas. Ce que moi je voudrais lui dire ce matin, c'est la chose suivante. Moi, je voudrais la copie complète.

Pour l'instant, on a bien compris ce qu'il ne voulait pas. On n pas très bien compris ce qu'il était prêt à faire. Et donc ce que je veux vendredi, c'est de savoir exactement ce qu'il sera demandé aux Françaises et aux Français et que quel sera le rendement que de toutes les mesures qu'il entend présenter face au nôtre.

Moi, ce que j'ai présenté avec les socialistes depuis plus d'un mois, c'est une équation complète. Donc quelle est la trajectoire ? Quel à quel rythme on réduit donc le déficit ?

Qu'est-ce qu'on fait pour économiser sur le budget de l'État ? Qu'est-ce qu'on fait aussi comme prélèvement supplémentaire la taxe Zucman ? Et qu'est-ce qu'on fait aussi pour relancer l'investissement ?

Qu'est-ce qu'on fait pour relancer le pouvoir d'achat ? À ces conditions-là, on peut discuter. Pour l'instant, on a compris simplement ce qu'il ne voulait pas.

Mais ça veut dire que si il arrive à vous démontrer vendredi que la taxation davantage des holdings, alors l'argent qui dort, ça voudrait dire avoir mis de l'argent dans des holdings qui sont censés normalement être une sorte d'avant-poste des des investissements dans les entreprises, si en fait c'est une manière juste d'échapper à l'impôt et de faire dormir de l'argent, alors cet argent serait taxé. Si la contribution sur le patrimoine, si tout ça rapporte autant que vous espériez de la taxe zumane, alors vous pourriez dire oui. Oui, mais la réalité mais bien sûr, mais la réalité ça veut dire non mais pardon, ça veut dire que c'était pas taxe Zucman ou rien.

Non, ça veut dire que je veux de l'argent qui permette d'épargner les françaises et les français de la classe moyenne et des classes populaires parce que ce que les ultra riches ne payent pas, ce sont tous les autres qui le payent. Et c'est la raison pour laquelle moi je n'ai rien contre les riches. Simplement ce que je dis c'est que quand vous avez des gens qui ont une richesse indécente qui ont vu leur fortune doublé en 8 ans passant de 600 milliards à 1200 milliards.

Ce chiffre làà je le répète en permanence parce qu'il permet de dire quand même que quand on demande à ces gens-là 15 petits milliards et qu'on nous répond c'est pas possible, on peut pas les spoolier. Mais de quoi parle-t-on ? Quand je vois que le MEDEF fait semblant de dire que ce sont les entreprises qui sont visées alors qu'on vise en réalité des très gros patrimoines, je le rappelle supérieur à 100 millions d'euros qui se verrait prélever l'équivalent de 2 % de leur patrimoine chaque année.

Patrimoine qui leur rapporte en moyenne de 10 à 12 % chaque année. Donc ça veut dire qu'on leur le propos n'est pas de réduire leur richesse mais de faire en sorte que ils s'enrichissent moins vite désormais. Donc on est très très loin de laation.

F le MEDF qui dit "Nous sommes en réalité les nouveaux insoumis et qui appelle même à une mobilisation et un grand meeting le 13 octobre." Mais comme toujours, malheureusement le patronat fait semblant de se mobiliser pour les entreprises mais en réalité il est là pour protéger les ultra riches parce que là on parle de 1800 personnes qui ont un patrimoine je le répète supérieur à 100 millions d'euros. On parle pas de pardon de l'expression de petit riche.

Le problème c'est que même avec ce que nous avons fait nous-mêmes avec l'ISF, qu'est-ce qu'on faisait ? On attrapait les petits riches, mais les ultra riches eux échappaient à l'impôt. Et donc c'était tout l'objectif, c'est tout l'objectif de la taxe Zucman.

C'est effectivement de faire en sorte que ce soit en fait vous reconnaissez vous-même que l'ISF était pas très bien ficelé. Je reconnais le fait que l'ISF ne touchait pas les ultra riches et qu'il y avait là un problème, c'est que les ultra riches qui optimisent, qui se réfugient dans des holdings dans lesquels ils placent leurs biens pour que les gens nous comprennent, le jet privé, il appartient pas à l'ultra riche, donc il est pas taxé parce qu'il ne fait pas partie de son patrimoine. Bien sûr, de la même façon que tel particulier que le yach et cetera tout ça est complètement exclu en réalité de ce qu'est le patrimoine reconnu de l'ultar riche. de la même façon que ça servent des revenus qui sont des revenus très faibles par rapport au moment de leur fortune pour justement ne payer que très peu d'impôts sur le revenu et que ça donne tout ça au final parce vous êtes riche plus vous payez et bien avec les ultra riches c'est l'inverse il est dessif Olivier Fortment on fait pour que les Français gagnent mieux leur vie rapprocher le net du brut voilà aussi une des promesses de Sébastien le Cornu est-ce que là-dessus vous êtes d'accord et est-ce que vous avez des pistes mais on avait des pistes On a proposé 6 milliards d'euros pour tous ceux qui sont en dessous de la médiane.

C'estàd que en fait tous ceux qui gagnent moins de 1920 € net par mois verrait le revenu augmenter entre 900 et 1500. la suppression de la CSG sur pas la suppression de la CSG, c'est un taux différencié de CSG qui permet de distinguer entre les revenus et donc de faire en sorte qu'il y ait des gains immédiats et qui soient donc la qui soi gagé en fait qui soit puisque en fait c'est de l'argent en moins pour la protection sociale et donc la taxe Zucman venait justement gager ces efforts que nous faisons en direction des salariés. On l'a dit Olivier Fort, vous verrez le premier ministre vendredi.

Est-ce que c'est le rendez-vous de la dernière chance ? Oui, il y en aura pas d'autres. Vous dites c'est à prendre ou à laisser.

Vendredi soit il nous convainc soit il est censuré. C'est simple, jeudi, les Français vont à nouveau manifester vraisemblablement dans des conditions j'y serai comme la dernière fois. et donc euh qui vont manifester et rappelez-vous que on a eu entre euh 500000 selon la police, 5 millions selon les organisation.

Enfin bref, une grosse manifestation euh assez inédite dans la mesure où il n'y avait plus de projet sur la table et que le premier ministre venait même de dire que les jours fériers ne seraient plus retirés, de jours fériers ne seraient plus retirés. Et donc cette mobilisation importante manifeste quelque chose qu'il faut entendre. Il y a une forme d'exaspération dans ce pays et il y a la volonté d'aboutir à de justice fiscale.

Donc je dis le lendemain les syndicats sous la forme de l'intersyndical seront réunis et seront donc reçus ensemble par le premier ministre. Est-ce que c'est de bonneure que le rendez-vous avec vous soit effectivement le lendemain et justement dans la foulée des des syndicats ? Est-ce que ça veut dire que déjà au moins sur la forme, il a compris quelque chose le premier ministre d'après vous ?

En tout cas, ce qu'il doit comprendre, c'est qu'il y a aujourd'hui des gens qui défendent le monde salarié, qui défendent aussi les petites entreprises, qui défendent aussi celles et ceux qui se battent et qui travaillent et qui ne veulent pas être ceux qui subissent les rentiers. Et donc nous devons aujourd'hui être en mesure de dire que effectivement si des efforts doivent être produits, ils doivent d'abord reposer sur la rente, sur la spéculation, sur ceux qui aujourd'hui se comportent comme les assistés de la République. Olivier Fort, l'un des proches de Sébastien Lecornu dit dans la presse ce matin, il faudra accorder une victoire au PS.

Est-ce que vous voyez cette victoire venir ? Mais je ne sais pas, moi je ne veux pas une victoire pour le PS, c'est pas le sujet. En gros, ce qu'ils sont en train de dire, c'est qu'il faudra que vous puissiez sauver la face pour vous permettre de ne de ne pas censurer.

Est-ce que c'est là qu' malentendu avec il y a un grand malentendu. Je vais passer ma journée d'hier, j'ai fait les ves grenier dans ma circonscription et donc vous imaginez voilà des centaines de gens qui viennent me parler et qu'est-ce qu'ils me disent ? Ils me disent non pas on veut sauver qui que ce soit.

Ils disent faites en sorte que cette semaine quand vous verrez le premier ministre et bien il y ait enfin un renouveau, un espoir qui permette à nous qui sommes des gens très ordinaires de voir un peu de lumière parce que ça fait quand même longtemps qu'on pay dans la dépression. C'est de taxer davantage les riches ou c'est de faire en sorte que eux gagnent davantage ? Ah mais c'est de faire que eux gagnent davantage.

Mais vous l'avez bien compris aussi, c'est que si vous voulez que euh l'immense majorité gagne davantage, il faut qu'elle soit moins prélevée. Et donc euh euh tous les impôts qui étaient prévus par François Beou, c'est d'ailleurs avec euh le gel du bar de l'impôt sur le revenu qui aurait fait rentrer des ménages dans l'impôt sur le revenu, qui auraient augmenté les impôts de tout le monde sauf pour les ultrariches. Et bien la question qu'il pose c'est de savoir si eux vont être à nouveau les indons de cette mauvaise farce ou si justement on va chercher l'argent du désendettement et de de la capacité de no service public à fonctionner chez celles et ceux qui se sont beaucoup enrichis et qui ont les moyens de Est-ce que les dindons de la farce comme vous dites ce n'est pas vous les socialistes ?

En tout cas, c'est ce que considère Jean-Luc Mélenchon. Il l'a écrit ce weekend. Il a bien trimballé les Nigo.

Il c'est Sébastien Lecornu et les Nigo, c'est vous. Il ne leur donnera rien de l'espoir non plus car il dit renoncer à débaucher des candidats ministres dans les groupes politiques qui ne soutiendraient pas le gouvernement. Adieu vos vaches et volailles à plumer pour Brun et GG par exemple député socialiste.

Non mais euh vous l'avez compris, moi je ne commande plus les excès de langage de Jean-Luc Mélenchon qui croit que enfin il n'est ni prose ni vert. Il est simplement dans une forme de démagogie permanente. Et ce que je fais moi, c'est que à chaque instant, je cherche des solutions.

Je pourrais moi aussi faire un grand numéro de ils sont méchants, ils sont la droite et cetera et on avancera pas. Moi ce que je veux au contraire c'est qu'à chaque étape nous puissions essayer de trouver des solutions pour les françaises et les Français. Si nous ne les trouvons pas nous censurerons.

Si nous les trouvons, nous maintiendrons. Voilà, c'est tout. C'est aussi simple que ça.

La première motion de censure, elle sera déposée par les insoumis. Ils l'ont déjà annoncé. Si après le rendez-vous de vendredi, vous en ressortez bredouille, vous avez l'impression de ne pas avoir été entendu que même sur cette histoire de taxer l'argent qui dort dans les holdings, il n'a pas le compte.

Alors, vous pourriez vous associer à la motion de censure des insoumis ? Mais nous verrons et si le compte n'y est pas, nous déposerons une motion de censure et votre propre motion de censure bien sûr et nous prendrons nos responsabilités. Nous ferons en sorte que euh et bien ce gouvernement tombe s'il ne veut pas entendre ce que le disent les Français.

Ça veut dire que vous préférerez avoir votre motion de censure que vous vous associez à celle d'fi. Mais je ne sais pas ce que dira motion de censure des LFI. Je sais par contre ce que nous nous dirons.

Nous dirons que nous avions un projet concret. ce que n'a pas fait, il a pas fait cet effort là. Il faut que dans l'année et demi qui vient, nous sachions dire comment est-ce qu'on va à l'élection présidentielle.

Et nous nous avons posé sur la table un projet qui est parfaitement défini avec une trajectoire budgétaire, avec des économies, avec aussi des nouvelles recettes et puis un plan de relance. Vous n'avez plus rien à voir avec en fait vous avez plus rien à voir avec la fille. Mais ça enfin ça suffit de vous en parler quoi.

Il y a plus rien. Mais c'est pas qu'il y a plus rien, c'est que en fait je n'en peux plus d'être en permanence interrogé sur des gens qui font de la communication à outrance mais qui ne proposent rien. Moi ce que je dis c'est que dans un moment comme celu c'était quand même vos alliés quoi.

C'est si vous êtes aujourd'hui dans ce dans ce groupe dans l'assemblée c'était élu sur une liste commune, vous étiez ensemble. Enfin dire c'est quand même normal et légitime qu'on vous interroge. Ah mais je vous refuse pas de m'interroger.

Vous étiez le nouveau je dis simplulement je dis simplement que un moment quand on a un leader qui se comporte comme il se comporte et qui a pour principaux adversaires les autres partenaires de gauche et qui en oublie même jusqu'à l'extrême droite et la droite je dis effectivement qu'il y a un problème. Il ne peut pas passer sa vie entière à parler du reste de la gauche. Moi je ne parle pas de lui.

Ça ne m'intéresse pas. Je ne suis pas en train de chercher et c'est vrai qu'il a passé le weekend à parler de vous de vous les lesigo le ramassi de vieux sectar cassou oui mais moi je ne cherche pas à antagoniser la gauche je cherche à dire que il y a un chemin possible pour la France et c'est très différent vu une différence entre Sébastien Lecornu et François Baï ? Oui, sur la forme, sur la méthode, sur euh euh je pense l'attitude générale du Premier ministre qui donne le sentiment de vouloir discuter.

Mais euh le problème c'est pas simplement la méthode, c'est aussi le contenu. Et pour l'instant, je ne vois pas de changement. S'il y a euh s'il n'y a pas de chemin possible où vous puissiez avoir au minimum une bienveillance à l'endroit de ce nouveau gouvernement, je tout de suite, il n'y aura aucune bienveillance.

Moi, je ne suis pas Le fait de ne pas censurer, c'est pas de la bienveillance. Non, ça la seule chose qui m'intéresse, c'est de savoir si les Français des classes populaires, classe moyennes, les gens ordinaires vont être pénalisés par ce budget ou pas. Et donc est-ce qu'on fait tourner le service public ou pas ?

Est-ce qu'on fera en sorte que on puisse redonner du fonctionne pas ? Est-ce qu'il vaut mieux dissoudre ou est-ce qu'il vaut mieux juste censurer et passer au suivant ? Ben moi, je pense que dans ces cas-là, c'est c'est le président de la République qui décide.

Mais peut-être que la dissolution sera le seul moyen d'arriver à remettre les compteurs à zéro plutôt que de passer au suivant et au que le suivant revienne et nous disent la même chose que le précédent, ça sert à rien. Olivier Fort, vous avez compris vous le jugement contre Nicolas Sarkozy ? Mais je oui, je comprends que il y avait une affaire grave euh de corruption euh de nos élites et en l'occurrence d'un l'ancien président que au bout de 10 années d'enquête euh les juges ont considéré que il y avait une condamnation sur la base de l'association de malfaiteurs contre Nicolas Sarkozy.

Et moi ce qui m'indigne aujourd'hui parce que je crois comme lui que la France a été humiliée mais pas pour les mêmes raisons. Ce qui humilie la France aujourd'hui, c'est de voir que une partie du monde politique a décidé de faire la peau des juges. Et moi, je crois que dans un état de droit, justement, on doit s'en tenir à respecter la séparation des pouvoirs, respecter la liberté de la presse, respecter des décisions de justice qui se sont qui sont parfaitement motivé. cette question de l'état de droit, ce que dit Nicolas Sarkozy et un certain nombre de ses soutiens, mais aussi quelques observateurs et y compris du monde du monde judiciaire, c'est que le principe de l'exécution provisoire serait contraire justement à l'état de droit, c'est-à-dire à la double juridiction.

Non, mais est-ce que ça vous interroge ? Quand vous entendez le président du Sénat qui dit "Oui, ça interroge." Il y a un questionnement.

Ah ben je comprends que ça vient de roge. Ils ont tous euh des euh cas dans leur propre famille politique. Le parti des honnêtes gens, celui de Rotaillot comme il l'appelle en fait euh il multiplie enfin ils sont plus nombreux dans les dans dans les tribunaux que à l'Assemblée.

Donc euh effectivement je comprends qu'il y a un problème pour eux. Mais enfin il faudrait quand même pas prendre les choses à l'envers parce que là on est en train de créer un immense nuage. On crée de la fumée auffaire.

La réalité c'est que le vrai débat c'est de savoir si on accepte ou pas que celles et ceux qui nous gouvernent et qui donc sont ch sont censés sont décorompus ou pas. Qu' l'exécution provisoire est-ce que vous vous dites c'est le sujet dans le sujet. Non mais moi je ne veux pas répondre à cette question mais c'est la loi.

Les juges Non mais c'est la loi et les juges ne font que l'appliquer. Mais vous vous rendez compte que au bout de 10 années de procédure, ça fait 10 ans qu'il y a une procédure qui est engagée et seulement au bout de 10 ans, il y a une condamnation. Et donc là si vous dites qu'il y a pas d'exécution provision, ça veut dire qu'en fait vous repartez en appel.

Peut-être qu'encore 10 ans pendant lesquels vous aurez en fait donc en fait c'est une réponse à la lenteur de la justice. Ben c'est une réponse tout simplement à la de l'instruction parce que c'est difficile de d'instruire un dossier pareil. Je comprends parfaitement que ça a duré longtemps.

C'est logique que on cherche à s'assurer des Nicolas Sarkozy, il considère même que ça a eu un un impact politique. Voilà ces mots euh hier, je rappelle que j'ai perdu la présidentielle de 2012 de très peu. Il parle notamment de la question du faux euh document qui qui qui serait faux ou en tout cas dont on ne peut pas prouver la véracité pour être tout à fait précise et utiliser les mots du du tribunal.

Il dit le faux de médiia parti a joué un grand rôle qui réparera cette injustice. Il estime même que au fond l'élection de François Hollande de 2012 serait fragilisé. Mais vous vous rendez compte ?

C'est quand même enfin cette façon de chercher systématiquement à retourner tous les arguments. La vraie question qui est posée, c'est est-ce qu'il y a eu un moment des collaborateurs de de Nicolas Sarkozy qui sont partis voir y compris un homme qui était accusé de terrorisme qui est à l'origine de cet attentat sur le décès sur le décès 10 de l'UTA qui a causé la mort de 170 morts. Vraiment, est-ce que on peut remettre les choses à leur place et se redire les choses telles qu'elles se sont passées ?

Moi ce que je vois c'est que à chaque fois que la justice qu'on a un homme ou une femme politique et bien la droite remet en cause la justice alors qu'elle est celle qui en permanence appelle à plus de sévérité et à ce qu'il y ait une tolérance zéro. Et bien la tolérance zéro c'est pour tout le monde. Merci.

Merci Olifort. Premier secrétaire du Parti socialiste.

"Si Sébastien Lecornu ne nous convainc pas vendredi nous le censurerons" - Olivier Faure — Olivier Faure · Pourquijevote