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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 29 avril 2025 12 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Sébastien Chenu - "Marine Le Pen est combattive et compte bien se présenter en 2027 !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse partielle

    Est-ce que cette photo aussi, cet entretien, on le disait au Vatican, entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, va peut-être changer les choses ? Vous soutenez le président dans cette nouvelle initiative diplomatique, vous y croyez ?

  • 1:10OuverteRéponse partielle

    Comment on fait pour accroître la pression sur la Russie pour résoudre ce conflit ?

  • 1:53FerméeÉludée

    Par exemple, vous dites qu'il faut accepter le plan de paix qui semble se dessiner côté américain. Vous jugez, par exemple, qu'à vos yeux, la Crimée est russe et les Russes doivent la garder ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Si demain, la France décide de donner plus de matériel, plus d'armes encore à l'Ukraine, est-ce que vous soutiendrez cette initiative ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a, à vos yeux, un climat islamophobe en France ?

  • 4:12FerméeRéponse directe

    Donc, il n'y a pas de haine de l'islam en France.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueFait
    « Il s'accroche un peu aux branches, c'est évidemment la rencontre Zelensky-Trump qui est décisive. »
  • 0:47Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron nous promettant de mettre, avec lui Bruno Le Maire, l'économie russe à genoux. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « Ce que nous avons vu, c'est que c'est l'économie française, aujourd'hui, qui est à genoux, parce que nous avons un coût de l'électricité et de l'énergie qui, globalement, empêche la réindustrialisation de notre pays. »
  • 3:29Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas d'islamophobie en France. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Je regarde les chiffres. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « les crimes, les atteintes, les faits qui impactent le plus une religion, ce sont les faits antisémites. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « Puis, je crois que c'est la christianophobie, j'allais dire, en second, ce sont les faits, les atteintes sur les églises, etc. »
  • 4:31Invité politiqueFait
    « L'islamophobie en France n'existe pas. »
  • 4:36Invité politiqueFait
    « je crois même d'ailleurs, en Iran, pour essayer de faire culpabiliser... »
  • 7:45Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen le disait elle-même. Il n'y a pas d'ambiguïté. »
  • 8:55Invité politiquePromesse
    « Marine Le Pen se battra. Marine Le Pen, son innocence sera, je le pense, reconnue. »
  • 9:59Invité politiqueFait
    « D'abord, il n'aimait pas beaucoup la France, ce pape. »
  • 10:10Invité politiqueFait
    « il a essayé de nous faire culpabiliser, nous, l'Occident, sur l'accueil des migrants. »
  • 11:32Invité politiqueFait
    « Ce serait un très bon motif de censure. Aller faire la poche des retraités. »
  • 11:54Invité politiquePromesse
    « Si le gouvernement touche aux retraités, vous faites chuter ce gouvernement ? »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu74 %
  • Présentateur22 %
  • Invité4 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

L'invité du jour, c'est Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement National. Bonsoir Sébastien Chenu. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans Tout le monde veut savoir. On le disait à l'instant, Emmanuel Macron qui annonce donc que dans les 8 à 10 jours, nous allons, je cite, accroître la pression sur la Russie. Est-ce que cette photo aussi, cet entretien, on le disait au Vatican, entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, va peut-être changer les choses ? Vous soutenez le président dans cette nouvelle initiative diplomatique, vous y croyez ?

0:28
Sébastien Chenu

Je ne sais pas ce qu'a fait Emmanuel Macron là-dedans, en réalité pas grand-chose. Il s'accroche un peu aux branches, c'est évidemment la rencontre Zelensky-Trump qui est décisive. Emmanuel Macron essaie de nous faire croire qu'il a joué un rôle. En réalité, ce rôle est assez faible, pour ne pas dire assez marginal. Moi, je me souviens en tous les cas d'Emmanuel Macron nous promettant de mettre, avec lui Bruno Le Maire, l'économie russe à genoux. Ce que nous avons vu, c'est que c'est l'économie française, aujourd'hui, qui est à genoux, parce que nous avons un coût de l'électricité et de l'énergie qui, globalement, empêche la réindustrialisation de notre pays.

Donc, je me méfie quand j'entends…

1:01
Présentateur

Il a baissé par rapport à quelques années aussi.

1:03
Sébastien Chenu

Oui, mais enfin, vous voyez, au niveau auquel nous sommes, enfin, je veux dire, le prix de l'énergie, aujourd'hui, empêche la réindustrialisation de notre pays.

1:10
Présentateur

Comment on fait pour accroître la pression sur la Russie pour résoudre ce conflit ?

1:13
Sébastien Chenu

Alors, comment on fait si la solution d'Emmanuel Macron n'est pas la bonne ? Mais je pense qu'en réalité, c'est par la diplomatie, c'est-à-dire par ce qui s'est passé au Vatican, c'est-à-dire la rencontre des décideurs autour d'une même table, qu'on réussira, évidemment, à faire bouger les lignes. Et je pense qu'effectivement, Emmanuel Macron a loupé le coche plusieurs fois. Il aurait pu, d'ailleurs, en mobilisant des pays proxy, c'est-à-dire qui ont des bonnes relations avec tout le monde, je pense à l'Inde ou à d'autres, il aurait pu être à la manœuvre. Il a loupé les coches plusieurs fois. Aujourd'hui, il essaie de nous faire croire qu'il joue un rôle.

En réalité, je vous le dis, le rôle qu'il joue, il est extrêmement marginal. Il faut le regretter. Mais il n'a pas eu la vision, Emmanuel Macron.

1:53
Présentateur

Par exemple, vous dites qu'il faut accepter le plan de paix qui semble se dessiner côté américain. Vous jugez, par exemple, qu'à vos yeux, la Crimée est russe et les Russes doivent la garder ?

2:02
Sébastien Chenu

Si vous voulez, ce n'est pas nous qui allons décider ni du plan de paix, ni de ce que les intérêts ukrainiens, américains ou russes... Si le RN était aux commandes de l'État ? Aujourd'hui, c'est à Zelensky, en premier lieu, de décider du sort de son pays. C'est lui qui peut dire ce qu'il accepte ou pas. Et de l'autre côté, c'est Poutine avec lequel il va dialoguer. Donc, si vous voulez, ce n'est pas nous qui devons dicter, ni à Poutine, ni à Zelensky, ni à Trump, ce qu'il y a à faire. Ce qu'on peut faire, c'est les inciter à se parler, donner toutes les voix qui permettent de se parler et continuer.

En tous les cas, vous parliez tout à l'heure des moyens à donner à l'Ukraine, de continuer à donner des moyens à l'Ukraine pour aujourd'hui, de façon, sur le front, restée solide face à la pression russe.

2:44
Présentateur

Si demain, la France décide de donner plus de matériel, plus d'armes encore à l'Ukraine, est-ce que vous soutiendrez cette initiative ?

2:50
Sébastien Chenu

Des armes défensives, toujours. Nous l'avons fait. À chaque fois qu'il a fallu donner des moyens à l'Ukraine, nous l'avons fait, nous l'avons voté. Des moyens défensifs, de façon à ne jamais franchir un palier supplémentaire dans ce qui est une guerre.

3:02
Présentateur

Alors Sébastien Chenu, il y a quelques instants sur ce plateau, on évoquait l'info du jour, c'est-à-dire l'auteur présumé du meurtre d'un fidèle musulman dans le Gard, qui s'est donc rendu à la police italienne. Sur ce plateau, nous avions tout à l'heure le rescore, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui évoquait un climat hostile, dit-il, aux musulmans. Est-ce qu'il y a, à vos yeux, un climat islamophobe en France ?

3:25
Sébastien Chenu

Non, je ne crois pas du tout. Moi, je crois qu'il faut ni minimiser... Il n'y a pas d'islamophobie en France. Non, il n'y a pas d'islamophobie en France. Je regarde les chiffres. D'abord, il ne faut ni minimiser, ni instrumentaliser. C'est un drame, ce qui s'est passé. Moi, je le dis, dans notre pays, on a le droit, et c'est ça aussi un État laïc, de prier qui on veut, en toute sécurité. C'est un drame, ce qui s'est passé, qu'un homme qui était dans une mosquée soit allait prier son Dieu et qu'il ait été assassiné, c'est un drame.

En revanche, je regarde les chiffres aujourd'hui, qu'elles sont, en matière religieuse, les crimes, les atteintes, les faits qui impactent le plus une religion, ce sont les faits antisémites. Ça, c'est l'ordre des choses. Puis, je crois que c'est la christianophobie, j'allais dire, en second, ce sont les faits, les atteintes sur les églises, etc.

4:12
Présentateur

Donc, il n'y a pas de haine de l'islam en France.

4:13
Sébastien Chenu

Il n'y a pas de haine de l'islam en France. L'islam, on le voit bien, peut s'exprimer, peut se pratiquer totalement librement dans notre pays. C'est toute, j'allais dire, notre grandeur de pouvoir le faire et d'ailleurs d'unir les Français, quelle que soit leur religion. Il n'y a pas d'islamophobie. Et je pense que ce terme même, il est un terme politique, inventé, je crois même d'ailleurs, en Iran, pour essayer de faire culpabiliser... L'islamophobie en France n'existe pas, à vos yeux. Non, l'islamophobie en France n'existe pas. Là, c'est une atteinte à quelqu'un qui était musulman.

Mais il n'y a pas d'islamophobie parce que le mot islamophobie, il revêt un caractère politique qui sous-entend qu'il y a une islamophobie d'État, que l'État français cherche à ou ne pas protéger ou à empêcher ses compatriotes de cette population. Sébastien Chenu, il y a de l'antisémitisme en France. Oui, mais ça n'a rien à voir. Il n'y a pas de politique de l'État qui prône l'antisémitisme. Non, mais entendez ce que je dis. Vous me dites, il y aurait de l'islamophobie si c'était une politique de l'État qui la... Il n'y a rien de systémique aujourd'hui dans notre pays qui fasse que nos compatriotes de confession musulmane ne soient pas traitées correctement et tant mieux.

Moi, je pense que chacun a le droit à sa religion. Et puis, je vous l'ai dit, je regarde simplement froidement les chiffres. Et il faut condamner toutes les atteintes lorsqu'elles portent une atteinte à la religion.

5:30
Présentateur

Sébastien Chenu, je vous propose d'écouter quelqu'un qui n'est pas d'accord avec vous. Il est allé manifester hier de fait avec la France insoumise pour défendre l'islam et les musulmans de France. Il s'agit de Jean-Luc Mélenchon. Écoutez-le.

5:40
Invité

Dans notre pays, une ambiance, un climat islamophobe a été entretenu, cultivé des mois durant. Et chacun, jusqu'au plus officiel, s'est senti autorisé à faire des déclarations dont sans doute peut-être il ne mesurait pas toute la portée et toute la violence. Par exemple, quand le ministre de l'Intérieur, dans une réunion, dit « abat le voile », imagine-t-on que quelqu'un ait crié « abat les crucifix ».

6:09
Présentateur

Sébastien Chenu, vous avez entendu Jean-Luc Mélenchon ?

6:11
Sébastien Chenu

Oui, il me donne la nausée, Jean-Luc Mélenchon. Il vous donne la nausée ? Oui, il me donne la nausée. Cette instrumentalisation... Vous ne croyez pas à son émotion ? On l'a vu, les larmes aux yeux hier. Ah ben c'est Jonathan Daval, Jean-Luc Mélenchon. C'est les larmes de Jonathan Daval. C'est-à-dire, c'est un simulacre. Ce sont des simagrés. Bon, écoutez, tout le monde le sait. C'est l'instrumentalisation d'une souffrance et d'un assassinat. On n'a jamais entendu Jean-Luc Mélenchon se positionner, appeler à des marches, à des minutes de silence, ou pleurer pour des gamins qui se sont faits truicider à travers toute la France. Ça, c'est un prochain attention que vous le faites. Ah non ?

C'est factuel. Est-ce que vous avez vu Jean-Luc Mélenchon demander des minutes de silence, des marches, des rassemblements, pour tous les gamins qui, dans notre pays, à un moment ou à un autre, se sont fait poignarder ? Il nous a toujours condamnés. Non mais condamnés. Mais là, non seulement c'est un spectacle qu'il nous donne à voir. Alors d'ailleurs, il y avait très peu de monde, en réalité, il faut aussi le dire, il y avait très peu de monde à leur manifestation. C'est l'insincérité même de Jean-Luc Mélenchon. C'est le calcul politique. C'est un message envoyé sur le séparatisme. En réalité, ce que fait Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il appuie là où ça fait mal dans notre société.

Il la communautarise. Il cherche à séparer nos compatriotes, quelle que soit leur religion, à les séparer pour les opposer les uns aux autres. C'est l'insincérité faite homme.

7:17
Présentateur

Sébastien Chenu, le président de votre parti, Jordan Bardella, s'est confié hier dans un article à nos confrères du Parisien. Il dit, je cite, « Il n'y a pas d'ambiguïté sur le fait que Marine Le Pen est ma candidate et que si elle devait être empêchée demain, je pense pouvoir dire que je serais son candidat. » Ça veut dire quoi ? C'est que si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, il n'y a qu'un seul recours possible. C'est fait, ce sera Jordan Bardella. Il n'y a pas de discussion là-dessus. C'est le meilleur candidat pour vous.

7:44
Sébastien Chenu

Ben oui, je pense que c'est assez simple. Marine Le Pen le disait elle-même. Il n'y a pas d'ambiguïté. C'est aussi comme ça qu'on est probablement perçus comme étant sincères par les Français. Parce que nous, on dit les choses. Notre candidate, c'est Marine Le Pen. Elle se prépare. Elle a la vision. Elle a l'épaisseur. Elle est aujourd'hui celle qui est la plus à même de mener le combat. Si demain, d'ailleurs, elle était empêchée, elle utilise elle-même, alors par un procès, mais elle utilise elle-même souvent la figure de dire « Si je passais sous les roues d'une voiture, il faudrait bien que quelqu'un porte nos idées. Nos idées, elles nous dépassent.

» Ben c'est Jordan Bardella, président de notre parti,

8:14
Présentateur

des jours au Rassemblement National, on nous disait « Il n'y a pas de plan B, la candidate, ce sera Marine Le Pen. » Mais ce n'est pas le plan B, M. Darrell. On commence à ouvrir la porte à Jordan Bardella.

8:23
Sébastien Chenu

Est-ce que ça veut dire que, vous ne nous le direz jamais franchement, mais la page Marine Le Pen est tournée ? Ah non, pas vraiment, non. Et si vous croyez ça, vous allez devoir ravaler vos stylos assez rapidement parce que celui qui pense que Marine Le Pen a tourné la page, que Marine Le Pen ne sera pas au rendez-vous de 2027, que Marine Le Pen abdique, c'est qu'il connaît assez mal Marine Le Pen. Et en réalité, vous la connaissez très bien, Marine Le Pen, elle est résiliente, elle est combative, et aujourd'hui, son sort n'est pas uniquement entre ses mains, par définition, quand votre sort est uniquement entre vos mains. Il n'y a pas de problème.

Aujourd'hui, son sort, il dépend aussi de cette décision judiciaire. Marine Le Pen se battra. Marine Le Pen, son innocence sera, je le pense, reconnue. Elle portera nos espoirs. Et puis, si tel n'était pas le cas, on aura quand même nos idées qui seront dans la bataille, portées par le président de notre parti. C'est, je crois, la façon la plus sincère de dire les choses aux Français. Il n'y a pas de plan B. Il y a un seul plan unique, c'est nos idées au pouvoir. Sébastien Chenu, est-ce que c'était la place de Jordan Bardella

9:16
Présentateur

de se rendre au Vatican, aux obsèques du pape François ?

9:19
Sébastien Chenu

Pourquoi ça n'aurait pas été sa place ?

9:20
Présentateur

Je vous pose la question. Bon, ben oui.

9:22
Sébastien Chenu

Il y en a certains dans votre parti qui ont jugé que ce n'était pas sa place, qu'il n'était pas spécialement à lui de se rendre là-bas. Mais écoutez, moi je pense que, je vais vous dire, la France est la fille aînée de l'Église. Aller aux obsèques du pape ne me choque pas. Je pense que c'est une marque de respect et de déférence. Il y a une religion qui compte plus que les autres ? Non, il n'y a pas une religion qui compte plus que les autres, mais j'ai commencé par vous dire la France est la fille aînée de l'Église. C'est-à-dire qu'on a un apport cultuel, culturel, historique qui nous lie à la religion. Et la laïcité ne gomme pas cela, n'efface pas cela.

Et donc, je pense que Jordan Bardella a voulu marquer un signe de respect vis-à-vis d'un pape qui, il faut bien le dire, en plus a eu des prises de position qui, moi, et comme beaucoup de Français, nous ont beaucoup heurtés. D'abord, il n'aimait pas beaucoup la France, ce pape. Il est venu trois fois quand même. Oui, mais enfin, il disait bien d'ailleurs qu'il ne venait pas en France. Il prenait l'exemple de ses déplacements pour dire qu'il venait dans une ville, mais qu'il ne venait pas en France. Et puis, surtout, il a essayé de nous faire culpabiliser, nous, l'Occident, sur l'accueil des migrants. Et c'est vrai qu'il avait une lecture politique des choses.

C'était un pape, je l'ai dit, de charité, d'humilité. On peut respecter, on doit respecter. C'est aussi un chef d'État. Et pour le reste, on peut aussi avoir des différences d'approche.

10:27
Présentateur

Le RN sera le premier parti reçu cette semaine par François Bayrou. Ce sera mercredi. François Bayrou qui entame des consultations sur la proportionnelle. On sait que vous avez toujours été pour la proportionnelle. Est-ce que ça veut dire qu'en contrepartie, s'il fait la proportionnelle, vous vous engagez à ne pas censurer le gouvernement de François Bayrou ?

10:41
Sébastien Chenu

Ah non, il n'y a pas de marchandage avec nous. François Bayrou peut et doit ouvrir ce dossier-là parce que ça faisait partie des engagements des siens de ceux d'Emmanuel Macron. Il nous reçoit parce qu'il reçoit Marine Le Pen, parce que nous sommes le premier groupe à l'Assemblée nationale. Nous sommes attachés à la proportionnelle parce que ça n'est que justice, que chacun puisse être représenté à la hauteur des voix qu'il fait lors d'une élection. Mais que François Bayrou n'imagine pas que nous soyons transformés en marchand de tapis, qu'on négocie une absence de censure contre ça. Là encore, c'est bien mal connaître Marine Le Pen.

11:12
Présentateur

La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a laissé entrevoir que le fait de supprimer l'abattement fiscal de 10% des retraités, c'était, sinon envisager en tout cas, que ce n'était pas exclu du tout. On sait que vous attachez une importance particulière aux retraités. Est-ce que vous avez fait voter la censure notamment contre Michel Barnier ? Si cette mesure est adoptée, est-ce que ce serait, ou en tout cas retenu,

11:29
Sébastien Chenu

est-ce que ce serait un motif de censure ? Ce serait un très bon motif de censure. Aller faire la poche des retraités. Moi, j'étais dans ma circonscription tout le week-end. On vous en a parlé. À Verchim-Mogré, à Bouchin, à Trissin-Léger. Vous croyez que les Français m'ont parlé de quoi ? Notamment les retraités qui ont des petites retraites, qui voient évidemment leur niveau de vie baisser, qui ont d'abord été impactés par la hausse de la CSG au début du mandat d'Emmanuel Macron. Vous croyez que les gens à qui on demande de se serrer la ceinture chaque jour davantage vont pouvoir le faire. Si le gouvernement touche aux retraités, vous faites chuter ce gouvernement ?

Il n'y a pas de majorité pour ça. Ils ne pourront pas le faire. En tous les cas, nous, nous y opposerons. Le Rassemblement national sera le bouclier des retraités.

12:05
Présentateur

Merci beaucoup Sébastien Chenu d'avoir été notre invité ce soir.

Sébastien Chenu - "Marine Le Pen est combattive et compte bien se présenter en 2027 !" (BFMTV) — Sébastien Chenu · Pourquijevote