Édition spéciale - Gironde : Macron et Nuñez auprès des pompiers - 27/07
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 12 %Attaque 0 %Défensif 43 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21PrésentateurChiffre
« jamais on avait vu ça, près de 200 000 en Gironde. »
- 10:46PrésentateurChiffre
« C'est à peu près 3 000 litres d'eau par camion. »
- 26:30PrésentateurChiffre
« Dix départements sont aujourd'hui en alerte rouge pollution. »
- 26:38PrésentateurChiffre
« cette initiative du gouvernement, près de 2,5 millions de masques FFP2 mis à disposition de la population. »
- 30:52PrésentateurChiffre
« En Gironde, précisément, de près de 43 000 hectares qui sont partis sous les incendies. »
- 31:04PrésentateurChiffre
« près de 120 000 hectares brûlés sur tout le territoire depuis le début de l'année, alors qu'à la même période l'an dernier, on était à environ 73 000. »
- 36:27InvitéChiffre
« 40 degrés »
- 44:40InvitéFait
« en 2022 les feux avaient plutôt tendance à être calmes la nuit mais explosés en fin de journée »
- 49:43InvitéChiffre
« il était à peu près sur 1000 hectares de l'heure »
- 59:35InvitéFait
« notre massif n'a jamais été aussi sec »
- 59:37InvitéFait
« il est plus sec que 2022 »
- 59:38InvitéFait
« il est plus sec que 1976 »
- 1:02:40InvitéFait
« le climat a changé »
- 1:02:41InvitéPromesse
« il faut que nous ayons des pare-feux entretenus plus grands »
- 1:02:46InvitéChiffre
« quitte à perdre un millier ou deux mille hectares »
- 1:03:02InvitéFait
« en France, où on paye par hectare et par an les forestiers »
- 1:03:08InvitéFait
« on a la double peine »
- 1:03:23InvitéFait
« c'est un massif qui produit, c'est l'un des plus gros massifs forestiers »
- 1:04:00InvitéFait
« ça brûlera partout et mon père l'homme est très monitoire »
- 1:04:37Invité politiqueFait
« qu'ils ont perdu deux collègues et qu'ils n'ont pas arrêté »
Temps de parole
- Invité51 %
- Présentateur27 %
- Emmanuel Macron7 %
- Invité 24 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Suite de notre édition spéciale sur le front des incendies, une situation très précaire encore et très tendue en Gironde notamment, mais pas que, on a entendu le préfet du Var à l'instant depuis la nuit dernière, des feux stabilisés mais loin d'être fixés. Vous le voyez, tous nos reporters envoyés spéciaux sont mobilisés sur le terrain pour vous faire vivre au plus près la situation des soldats du feu, mais également des habitants, des milliers, des milliers d'évacués, jamais on avait vu ça, près de 200 000 en Gironde.
La situation qui reste encore très précaire, je vous le disais avec ces mots de la préfète de Gironde justement, on est encore en pleine crise, on reste vigilants face à un feu homérique, vous le voyez sur ces images, à Arès mais ou encore Saint-Jean-d'Illac, des reprises de feu ont été constatées dans l'après-midi aux environs de 15h, des pompiers qui restent donc sur le qui-vive, prêts à intervenir à tout moment, aidés aussi par des habitants volontaires qui n'hésitent pas à donner de leur personne pour arrêter les flammes.
Cette édition spéciale avec autour de moi les meilleurs experts sur le sujet, on aura aussi dans quelques instants les premières images du président de la République qui a décidé de se déplacer en Gironde, à Bordeaux plus précisément, avec les soldats du feu, des mots d'encouragement après des nuits sur le terrain. Les corps, les esprits sont épuisés mais ils sont là pour venir à bout des flammes. On va justement tout de suite retourner sur le terrain, vous retrouvez Mathéo Rivière. Mathéo, on vous a suivi toute une partie de l'après-midi auprès notamment de ces bénévoles, ces volontaires qui donnent de leur personne, qui viennent aider les pompiers.
Vous êtes je crois dans la région d'Aresse où encore une fois des reprises de feu ont été constatées.
Oui, il y a d'ailleurs une trentaine de minutes du côté de la commune de Claoué, nous avons vu plusieurs hélicoptères bombardiers d'eau larguer pour continuer de maîtriser ces reprises de feu qui ont repris localement ici dans certaines parties de la Gironde. Un petit mot, parce que s'il y a des reprises de feu, il y a également les pompiers qui sont bien évidemment très sollicités pour les traiter, mais il y a de l'autre côté des lisières encore, des points chauds à traiter et ils peuvent compter, ces pompiers, sur une mobilisation exceptionnelle.
On dénombre peut-être plus d'une centaine, peut-être 200, on ne sait pas, mais c'est vraiment exceptionnel, des ouvriers, des particuliers, des artisans. Le long des routes, vous allez le voir sur ces images de Morgane Dumont qui vraiment sont là, y attendent les consignes des pompiers pour tenter de leur venir en aide du mieux possible. On est notamment avec Romain et Johan. D'abord une question pour Romain. Romain, cette mobilisation, elle est exceptionnelle. En 2022, elle n'était pas aussi présente. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus ? J'imagine que c'est beaucoup d'émotion pour vous de voir cette mobilisation.
On est assez fiers de voir que c'est tout le monde qui se sent concerné. On est très fiers de voir qu'il y a une vraie cohésion qui se met en place, une vraie communication avec les pompiers. On arrive tous à se diriger, à faire vraiment un œuvrage où on n'est pas inutile et on est très fiers de pouvoir apporter ce soutien aux pompiers qui nous le demandent aussi. Donc voilà, nous, c'est comparé à 2022. On s'est sentis tous impuissants parce que le travail des pompiers était super et qu'ils n'ont pas eu forcément besoin autant de bénévoles. Mais là, on se retrouve sur une situation où déjà nous aussi, on est fiers.
Mais voilà, c'est une vraie cohésion et comparé à 2022, là, c'est un vrai travail de tout le monde. Au moins, on n'est pas là à rien faire et on est content de participer surtout et puis d'être accepté par les pompiers qui nous partagent aussi les informations et qui nous aident aussi à guider les choses. Donc voilà, une très belle chose et les choses avancent bien et fiers. Justement, vous parlez donc de cette étroite collaboration avec les pompiers. Comment est-ce que ça marche concrètement ? Ils vous donnent des consignes. Vous, vous attendez peut-être certaines consignes. Comment ça marche ? C'est tout simplement.
Mais quand en fait, qu'ils se sont aperçus qu'il y a eu plus en plus de bénévoles présents, en fait, ils ont compris direct. Ils ont saisi l'occasion. Ils se dirigeaient vers nous. Nous, après, on s'est approchés pour ne pas surtout pas empiéter leur travail et ne pas faire plus de dangers qu'ils sont déjà en train de traiter. Et quand ils ont vu qu'on était efficaces... On voit qu'il y a en tout cas une certaine organisation. On a également Johan avec nous. Johan, vous aussi, vous êtes sur le front depuis cinq jours. Alors, on imagine que les nuits sont très courtes. Vous êtes tout le temps sur le terrain. Non, je n'ai pas dormi pendant quatre jours. J'ai juste dormi hier soir.
Et je remercie énormément les pompiers d'être occupés de la zone artisanale de l'aige où j'ai mon entreprise, toute ma vie, toute ma famille. C'est la maison de mes parents. Et du coup, j'étais avec eux jusqu'au bout, jusqu'à qu'ils nous disent d'évacuer parce que les flammes étaient vraiment au bord de la clôture. On sent qu'il y a de l'émotion, il y a eu de la peur, on l'imagine aussi à ce moment-là ? À la fin, je pense qu'une fois que tout sera fini, je pense que tout le monde va tomber. Vraiment. Ça devient dur. Vraiment très dur. Mais là, on est au point de ravitaillement de l'eau. La cuve, elle est pleine.
On vient de sortir un groupe électrogène qui est en plein milieu de la forêt avec plein de bidons d'essence à gros tours. On essaie de nourrir les animaux qui sont encore sur place. Et donc, du coup, on fait le maximum. Mais il n'y a pas grand-chose à dire à part attendre les ordres et essayer de partir à droite, à gauche et de surveiller notre presqu'île. L'Age Cap Ferré, on fait même Arès, Andernos.
Et le foyer de chacun.
Voilà, et le foyer de chacun. Même s'il faut rentrer dans les maisons pour sortir les bouteilles de gaz qui restent, on essaie de faire le maximum. Merci. Merci beaucoup à tous les deux pour ce témoignage. Et forcément, vous le voyez, ces actions louables avec beaucoup de courage ici parce qu'il y a encore des nuits difficiles qui les attendent. Mais vous sentez beaucoup de fatigue ici.
Effectivement, Mathéo Rivière, mais également Morgane Dumont. Merci beaucoup pour ces témoignages. Les corps sont fatigués. Lieutenant David Macri, membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers. Quand vous voyez ces volontaires qui remercient, qui vous remercient, vous, sapeurs-pompiers, mais qui apportent aussi leur aide avec des moyens parfois dérisoires. Votre analyse, vous, soldats du feu, vous vous dites quoi ? Ils sont les bien-vus qui continuent leurs actions ?
Toutes les bonnes âmes sont les bienvenues du moment, encore une fois, que c'est coordonné par les sapeurs-pompiers. Pourquoi ? Puisqu'on veut vraiment savoir où sont les personnes, puisqu'en cas de largage, il faut qu'on ait personne dessous, par exemple. Et encore une fois, on vient d'aider, il n'y a pas de sujet. Le sujet, c'est vraiment la coordination. Et avec ça, ça se passe très bien et c'est très bienvenu.
Parce qu'encore une fois, grâce à nos reporters, on voit ces bénévoles, on voit ces volontaires, ces habitants, mais qui ne sont pas équipés comme les équipements des pompiers, qui prennent tous les risques, qui n'ont pas les habits de protection, qui n'ont pas les masques. Et encore une fois, c'est vrai que c'est une forme d'équilibre et de ligne de crête entre aller au front, aider les pompiers, mais en même temps sans se mettre en danger.
C'est pour ça, il faut trouver à un moment donné une limite. Et cette limite, elle est vraiment ici, dans la coordination. Puisqu'effectivement, quand on voyait sur des images hier, c'est très louable d'aller aider sur le chantier. Moi, je me dis, voilà, je serai sur le territoire comme eux, je ferai potentiellement la même chose. Cependant, comme vous le dites si bien, il faut que je sois protégé, puisque respirer de la fumée, c'est dangereux. Et donc, effectivement, demain, après-demain, quand monsieur dit je vais tomber, il va tomber de fatigue, mais potentiellement, il va sentir aussi que sa gorge, elle est irritée. C'est aussi lié, ses yeux piquent.
Et donc, tout ça, ce sont des facteurs qu'il faut vraiment faire attention pour éviter des problèmes demain.
– Effectivement, toujours ces images en direct de ces volontaires, ces bénévoles, avec leur cuve d'eau et seulement, parfois, une charge qu'ils traquent derrière leur voiture, qui amène donc ces litres d'eau pour essayer d'aider encore une fois les pompiers avec un air difficilement respirable. On verra avec Maëva Lamy les conséquences de ces pollutions. On sait que des masques FFP2 ont été mis à disposition de la population jusque dans la région de Bordeaux. Mais est-ce suffisant, encore une fois, ce sera sur le temps long de voir si cela a un effet sur la population. – Hugo Capelli, peut-être un mot rapide.
On attend les premières images du chef de l'État, Emmanuel Macron, qui doit arriver à Bordeaux. Cela a été connu il y a seulement quelques heures. Mais en effet, face à l'épreuve, face à ce terrible bilan, le chef de l'État est attendu en Gironde dans les prochaines minutes.
– Oui, tout à fait. Le président de la République qui doit avoir atterri à Bordeaux à l'instant où l'on se parle. Et l'Élysée qui a communiqué sur le déroulé du déplacement du chef de l'État, qui va donc se rendre tout simplement à la caserne de pompiers de Bordeaux, la plus importante, la principale caserne, pour aller au centre opérationnel départemental d'incendie et de secours. Il va y avoir un point de situation qui va être réalisé. On va montrer au président, tout simplement, des cartes pour voir l'évolution du feu entre le 23 juillet et aujourd'hui, voir aussi les communes qui ont été évacuées.
Et puis, dans un second temps, le chef de l'État va rencontrer aussi un certain nombre d'élus locaux de ces différentes communes qui ont été touchées par les incendies avant de prendre la parole et de dire un mot. On attend justement les mots du chef de l'État qui devait potentiellement s'exprimer ce matin dans le cas d'une cellule de crise. Ça n'a pas été le cas et ça devrait donc avoir lieu tout à l'heure, un petit peu après 19h.
Et vous suivrez ça, évidemment, en direct sur BFM TV. Alors qu'on apprend, Jérôme Pellistrandi, je viendrai vers vous dans quelques instants, que l'A400M, cet avion militaire, va opérer de nouveaux largages. Mais d'abord, direction le terrain, une nouvelle fois, toujours en Gironde, vous retrouvez Clémence Renard. Vous êtes, vous, à Saint-Jean-d'Islac, où on a, encore une fois, dans une situation extrêmement précaire, constaté là aussi de nouveaux débarts de feu ces dernières heures. Oui, tout à fait. Les débarts de feu se situent juste derrière cette forêt. On voit d'ailleurs passer depuis tout à l'heure avec Julie Ponset des hélicoptères bombardiers d'eau, des canadaires également.
Beaucoup de pompiers, on en a vu beaucoup, des colonnes arriver en renfort très rapidement, il y a encore quelques minutes, parce qu'il y a beaucoup de reprises. De l'autre côté, les pompiers nous parlent de poches, c'est d'importants fumeroles. Et justement, c'est là toute la difficulté, puisque ça peut recréer forcément des départs de feu beaucoup plus importants. Avec Julie Ponset va vous le montrer, cette forêt qui n'a pas encore été calcinée et qui représente un combustible important.
Voulez-vous également vous montrer, regardez, ces dizaines de troncs d'arbres qui ont été abattus, ces arbres qui ont été abattus par des agriculteurs, des sociétés privées également, justement, pour servir de pare-feu, pour retirer en tout cas un peu de matière, un peu de combustible dans cette forêt pour éviter un départ de feu plus important. Vous voyez également sur la gauche de cette image de Julie Ponset des habitants, des sociétés privées également, qui sont là avec des cuves, ces personnes qui sont là depuis ce matin pour remplir les camions des pompiers.
Grâce à ça, les pompiers nous expliquaient tout à l'heure qu'ils n'ont fait aucun aller-retour depuis ce matin, grâce à cet élan de solidarité. Ça leur fait gagner un temps précieux. Ils n'ont pas besoin d'aller jusqu'à la ville pour remplir leur camion. Comme je le rappelle, c'est à peu près 3 000 litres d'eau par camion. Là, dans le camion que vous voyez là, avec ces cuves, il y a à peu près 9 000 litres d'eau, donc ça peut remplir 3 camions. Les pompiers nous expliquaient, c'est à peu près 15 à 20 minutes d'aller-retour à chaque fois pour aller chercher de l'eau dans cette situation qui est très compliquée. Cette aide est une aide précieuse pour les pompiers.
Clémence Renard avec Julie Ponset en direct de Saint-Jean-Dilac, lieutenant David Macri. Quand vous voyez ces images, et notamment ce que nous décrit parfaitement notre reporter, la création de ces pare-feux, parce qu'en effet, la forêt est victime des incendies, mais aussi en prévention, on vient découper des dizaines, voire des centaines d'arbres pour éviter que le feu ne se propage. C'est ça aussi la réalité du terrain et ce dont ont besoin les soldats du feu pour aider le plus aisément contre les flammes.
J'aime dire que c'est la base, la base du triangle du feu. Pour qu'un feu puisse naître, il lui faut 3 éléments, dont le combustible.
Et lieutenant, les troncs d'arbres que l'on voit aident, permettent de stopper les flammes ?
Alors non, là, les troncs d'arbres, pour le coup, ils sont stockés pour être enlevés. Oui, pour être enlevés. L'objectif, c'est qu'il n'y ait plus de troncs d'arbres et qu'il y ait entre la forêt et la route. Et de l'autre côté, la même chose, autant d'espace pour que si le feu arrive, en fait, il se stoppe parce qu'il n'y a plus rien à manger. Et donc, du coup, les flammes, son intensité, elle est immédiatement stoppée.
Oui, on parle de course contre la montre, on est parfaitement là-dedans. Jérôme Pellistrandi, on apprend à l'instant que le chef de l'État vient d'arriver à Bordeaux. On apprend également, dans le même temps, que l'A400M va à nouveau larguer du retardant sur toute une partie de cette zone. Encore une fois, il ne s'agit pas de s'attacher aux flammes, mais bien de permettre un nouveau pare-feu aussi, pour qu'éviter avec ce retardant que les flammes ne se propagent.
Exactement. Donc, cet A400M a déjà effectué 6 largages, donc 6 fois 20 tonnes de retardants. Vous voyez, donc ça fait déjà 120 tonnes de retardants. Donc, c'est une quantité importante. C'est l'équivalent de 2 dashes. Donc, vous voyez, ça fait 12 rotations de dashes. Donc, c'est une excellente chose. Alors, bien entendu, on le voit sur ces images, l'objectif de l'A400M n'est pas de se substituer au Canadair, mais de participer au dispositif. De la même façon, les arbres ont créé ces barrières de produits retardants qui permettent de contenir la progression du feu. Donc, ça prouve aussi que le dispositif de largage est bien en main.
Ça reste une mission qui est complexe, parce qu'il faut très bien coordonner le largage avec, je dirais, les troupes, les pompiers au sol pour amener le produit retardant au bon endroit, au bon moment.
Oui, effectivement, avec des vents, on en parlera avec vous, Anthony Ferry, qui tournent, qui sont aussi imprévisibles. Le retour aussi de la canicule, qui ne va sans doute pas aider la tâche des pompiers. Un mot, Jérôme, peut-être aussi en plus de l'A400M. On a appris cet après-midi que des centaures, dits centaures, des véhicules d'intervention polyvalente de la gendarmerie vont être mis à disposition. Ils sont généralement utilisés pour des manifestations, pour parfois éloigner des individus un peu réfractaires. Là, ils vont aider à éteindre les feux.
Alors, dans le centaure, c'est le nom générique, mais c'est véhicule d'intervention polyvalente. Et c'est exactement le mot polyvalent. En fait, sur vos avantages, c'est un cadre, donc il est tout terrain. Et donc, il va permettre aux gendarmes d'être au plus près dans le dispositif de sécurisation, donc transporter les gendarmes qui participent à la sécurisation des biens. Il faut rappeler qu'il y a énormément de maisons qui sont vides, puisque ça a été évacué. Et que, avec, et c'est aussi le très gros intérêt, ils disposent de systèmes de vision nocturne qui vont permettre aux gendarmes de sécuriser ces zones-là avec la participation de sentinelles.
Donc, on est vraiment dans une mission de protection des biens, biens qui ont été abandonnés par les personnes qui ont dû être évacuées. Vous voyez, donc, c'est important de le souligner. Et donc, ces 10 centaures vont participer à cette lutte globale contre le feu de forêt, non pas pour aller éteindre, mais pour sécuriser les biens des personnes évacuées.
Un soutien, un appui logistique crucial. Quand on voit, encore une fois, ces images que vous voyez, ces reprises de feu, un Saint-Jean-d'Illac, encore une fois, on est à une vingtaine de kilomètres, je parle sous votre contrôle de Bordeaux, des flammes qui reprennent. Alors qu'on le disait, sans être trop imprudent, on ne parlait pas de fixation, mais de stabilisation. On voit que les prochaines heures vont être cruciales. Anthony Ferry, on parlait des vents. J'en parle aussi du retour de températures caniculaires qui ne vont pas aider les pompiers, là, encore une fois.
Non, effectivement, aujourd'hui, les pompiers avaient vraiment une fenêtre de tir météorologique parce qu'à la fois, les températures qui étaient basses, moins de 25 degrés, mais aussi des rafales de vent, alors certes, qui étaient vraiment très tournantes, donc ça, ça a compliqué le travail des pompiers au sol, mais qui étaient relativement faibles, inférieurs à 30 km par heure. Mais vous l'avez dit, effectivement, Marie, à partir de demain, retour des fortes chaleurs sur zone. Quand je dis fortes chaleurs, c'est entre 30 et 35 degrés. Mercredi, ce sera encore pire puisque l'on attend sur le sud-ouest 41 degrés localement à l'ombre.
Et enfin, mercredi, ce surajoute à ces températures de très puissantes rafales puisque le vent devrait souffler entre 40 et 50 km par heure. Vous l'avez compris, les pompiers doivent aller vite avant, effectivement, cette journée cruciale de mercredi.
Si on veut être très pédagogique, Anthony, pour le téléspectateur qui nous regarde, le vent, on l'entend, mais dans quelle mesure les températures très chaudes viennent encore complexifier le travail des soldats du feu ?
Eh bien, tout simplement, en fonction des différentes forêts dans lesquelles le feu agit, ces températures, elles vont, par exemple, permettre aux végétaux de relâcher des huiles essentielles et rendre l'atmosphère, évidemment, sans qu'on puisse le voir, mais inflammable. Et donc, si, effectivement, le feu arrive sur ces végétaux qui ont libéré ces huiles essentielles avec ces très fortes chaleurs, au-delà de 30 de l'air, eh bien, le feu peut partir extrêmement rapidement, que ce soit sur le sol, mais aussi sur les cimes.
Et je le disais, on verra les conséquences aussi de ces, vous voulez dire un mot sur ce point, mais effectivement, d'un air irrespirable, nos reporters le disaient encore une fois ces dernières heures.
Pour les téléspectateurs, pour compléter ce que vous dites, quand on est dans la forêt et qu'on sent les odeurs, c'est que ces huiles essentielles ont été relâchées. Et c'est là où je ne dois pas faire d'imprudence. Et donc, c'est aussi un facteur de faire comprendre aux gens en termes de prévention, quand je vais me promener l'hiver et que je vais me promener l'été, je n'ai pas les mêmes odeurs. Et quand les odeurs sont très fortes, on est pile dans cette configuration et je dois être super vigilant à ce moment-là.
Super vigilant. En effet, attention, ne pas faire de barbecue, ne pas jeter votre mégot de cigarette, encore une fois, des gestes simples. Mais en effet, encore une fois, on le rappelle, sur dix incendies déclarés, près de neuf sont causés aussi volontairement par des humains parfois complètement imprudents. Des volontaires, on l'a vu sur le terrain, particulièrement actifs pour lutter contre les flammes, mais également pour aider les sapeurs-pompiers, les aider par un petit déjeuner, par un sandwich. On vous retrouve, Maëlle Gaillet, merci de nous accorder quelques minutes sur BFM TV. Vous êtes à la salle des fêtes de Marche Primes. Merci et bonsoir à vous.
On salue votre travail depuis plusieurs jours maintenant. Marche Primes, qui est l'une des communes de Gironde, particulièrement touchée par ces incendies, vous donnez de votre temps. Racontez-nous un peu l'état d'esprit, ce que vous disent les pompiers avec des jours de fatigue, mais qui sont toujours prêts à combattre les flammes.
Oui, alors là, on a des pompiers qui viennent de toute la France, on en a de Bretagne, d'Aix, on a beaucoup de pompiers du 13, on a des Suisses aussi qui arrivent, donc ils restent là pour dormir, il y a des kinés qui sont aussi à disposition pour les aider, nous on leur sert à manger. C'est un gymnase aussi, donc il y a des gouttes pour qu'ils puissent se nettoyer, on lave leurs linges. Ils sont tous fatigués et ils sont hyper nombreux.
Ils sont fatigués, nombreux, mais en même temps, et c'est ce qui transpire dans les témoignages que l'on recueille depuis maintenant plusieurs jours aussi, prêts à continuer malgré des corps particulièrement éprouvés.
Ça c'est clair, ils nous disent on ne va pas lâcher, ils sont prêts à rester des jours voire des semaines. Il y a de la relève, il y en a qui repartent de là où ils viennent avec des relèves qui viennent. Il y a beaucoup de camions qui sont là, ils sont vraiment prêts à aller au front. Il y a aussi énormément d'agriculteurs, même j'ai croisé des anciens camarades de classe qui ont pris leur camion, ils sont avec des citernes, ils sont prêts à les réapprovisionner.
Il y a un nombre de bénévoles qu'on accueille aussi qui a eu recense et c'est une énorme mobilisation et même au niveau des bénévoles, on essaie d'être une dizaine à chaque fois, on se voler tous les 8 heures, 24 par sur 24 pour qu'ils aient tout ce qu'il faut.
Formidable élan de solidarité et je crois même que ce sont des restaurateurs, ce sont aussi des supermarchés de la région qui vous alimentent en denrées alimentaires pour permettre aux pompiers de se ravitailler parce que parfois un bon repas est parfois plus agréable qu'une ration militaire. Voilà ce que j'entendais sur l'antenne un peu plus tôt.
C'est ça, là. Au début, on leur préparait des sandwiches mais ils disaient on n'en peut plus, ils mangent du pâté une fois par jour. Là, on a une rôtisserie d'une commune voisine qui nous a livré beaucoup de poulet, des patates. Là, on a les restaurants de la commune qui ont réouvert pour faire des rations pour les militaires. On a les supermarchés qui nous livrent à peu près toutes les heures avec le maximum de denrées possible parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a des pompiers qui restent sur place. On a juste une unité qui vient chercher des cagettes remplies de denrées pour qu'ils mangent directement sur place face au feu.
Maël Gaillet, je ne sais pas si je peux vous demander votre âge mais on est fin juillet, peut-être que vous aviez des vacances de prévues, un peu de bon temps. Vous êtes prêts, vous aussi, à rester des jours et des jours pour aider ?
Bien sûr, on ne va pas laisser notre ville. Nous, c'était hors de question, on a été évacués à 20 tiers. C'était hors de question qu'on reste loin à rien faire. Moi, je suis fils d'élu. Du coup, j'ai 19 ans et avec mes trois frères, on est là pour aider tout le monde. Il y a des personnes âgées, des jeunes. C'est clair qu'on allait rester là et puis on devait partir en vacances qu'on va sûrement annuler parce que c'est hors de question que si notre ville est en proie aux flammes, c'est hors de question qu'on part. Et si on peut aider du mieux qu'on peut, j'ai des amis du Lot qui sont prêts à venir, des maraîchers qui sont prêts à nous aider, des agriculteurs qui sont prêts à venir.
Des agriculteurs, des maraîchers, des gens de toute la région, élan de solidarité géant, gigantesque. Vous vous attendiez à cela ?
C'était assez étonnant. On avait vu à la télé qu'il y avait beaucoup de bénévoles. Moi, j'ai des amis charpentiers qui sont là pour aider. Mais on ne s'y attendait pas et puis quand on est revenu sur place pour aider, on a vu qu'il y a presque autant de pompiers que de solidaires. Des gens comme vous et moi qui viennent aider parce que leur ville est au bord des flammes et ils sont impuissants. Donc, ils ont pris une pompe, ils ont pris une citerne, ils y vont. Et je pense que ça sauve les villes parce que sans ça, les pompiers perdraient un temps énorme.
Et ça aide énormément. Un dernier mot peut-être difficile d'avoir un bilan chiffré des destructions. On sait qu'au Porges, ce sont près de 190 maisons qui ont brûlé. Est-ce que vous en savez plus sur la situation de marche prime des habitants ? J'imagine que vous devez croiser extrêmement inquiets aussi.
Oui, du mot des habitants, du coup, toute la commune est évacuée à part quelques-uns qui sont restés. On essaie d'avoir, nous aussi, on n'a pas beaucoup d'informations, on essaie d'avoir des informations de la mairie, du maire et des pompiers qui reviennent au fur et à mesure de leur intervention. On sait qu'il y a zéro habitation touchée, que ce soit sur Marche Primes ou Prodins, ce qui fait partie de la commune de Marche Primes. Zéro habitation touchée, il y a un grand pare-feu qui a été créé en collaboration avec les villes de Sestas et Biganos. Nous, on est entre les deux.
Il y a un pare-feu qui a été créé derrière toutes les habitations parce qu'aujourd'hui, d'après ce qu'on comprend, pareil, on n'a pas trop d'informations mais d'après ce qu'on comprend, c'est logique. La priorité numéro une, ce n'est pas d'habitation touchée. Ils sont à fond dessus et nous, on n'a rien à déplorer pour le moment en termes de bâtiments.
Et ça fait partie des bonnes nouvelles. Merci beaucoup, Maël Gaillet, de nous avoir accordé ces quelques instants. Lieutenant David Macri, quand vous voyez là aussi cet élan de mobilisation, c'est nécessaire, j'ai envie de dire même vital pour le moral des troupes.
C'est super important puisqu'effectivement, quand on part avec des rations de combat, les rations ne sont plus les rations, que ma génération a pu connaître quand on a fait l'armée, cependant, ça reste des rations. Et effectivement, quand j'entends une rôtissoire qui vient nous proposer des poulets rôtis, je peux vous dire que ça ravive.
Dans une journée, ça fait du bien.
Ça fait super du bien et du coup, ça nous donne encore plus de force pour tout mettre en œuvre pour cette population et potentiellement des gens qui ne sont même pas d'ici parce que les pompiers viennent un peu de toute la France et donc ça fait vraiment plaisir.
Effectivement, grande vigilance et vous le voyez encore, ces images en direct qui nous viennent de Saint-Jean-d'Illac en Gironde. Encore une fois, les feux sont loin, loin d'être fixés et sans doute que les prochaines heures seront cruciales, notamment dues à cette météo, ce vent incertain, imprévisible et ces températures qui vont monter. Maéva Lagune, vous êtes avec nous sur ce plateau. L'enjeu pour les pompiers, on l'a compris, c'est évidemment d'empêcher le feu d'arriver sur Bordeaux à 25-30 kilomètres, c'est contenu, mais le feu progresse vers la ville, Maéva. Oui, tout à fait Marie. On va regarder un petit peu en carte ce que ça peut donner.
Regardez d'abord une vidéo accélérée depuis mercredi dernier qui apparaît. On voit cet incendie jour après jour qui va progresser, qui va se déployer petit à petit, le feu qui prend de l'ampleur et donc sa propagation petit à petit vers la métropole bordelaise. Alors actuellement, il y a toujours plusieurs têtes de feu qui sont actives. La plus proche, elle se situe du côté de la ville de Marcheprime. Pour être précis, à Vol d'Oiseau, l'incendie est environ donc une quinzaine de kilomètres de Bordeaux actuellement. Si l'on prend l'ensemble de la métropole bordelaise par exemple, la ville de Pessac, 68 000 habitants qui résident à Pessac, le feu n'est situé qu'à 8 kilomètres à Vol d'Oiseau.
Avec conséquence, Maëva, des fumées qui elles aussi se rapprochent ou même atteint la ville de Bordeaux. Et oui, tout à fait, des fumées nocives qui se propagent sur l'ensemble de l'agglomération bordelaise. Là aussi, on va regarder les cartes et on voit cette trace blanche, ce panache de fumée, ce nuage qui donc se déploie sur la Nouvelle-Aquitaine, sur aussi l'Occitanie. Les quantités de particules fines pour donner quelques chiffres, elles dépassent largement les seuils autorisés. On est à plus de 125 microgrammes par mètre cube. Vous le voyez, le seuil d'alerte, il est de 80 microgrammes par mètre cube, donc là, 125.
Ce sont des particules fines qui pénètrent dans les voies respiratoires qui peuvent aussi provoquer des irritations et donc tout le sud-ouest qui est touché. Dix départements sont aujourd'hui en alerte rouge pollution. Effectivement, faites attention à vous. si vous êtes dans la région et on le rappelle, cette initiative du gouvernement, près de 2,5 millions de masques FFP2 mis à disposition de la population. On sera tout d'ailleurs en ligne avec un pharmacien face à cette distribution qui a l'air de se passer dans le bon ordre mais on comprend aussi l'inquiétude des habitants sur place.
Vous le voyez donc, une situation encore très précaire et on apprend aussi, Hugo Capelli, on attend les prochaines images mais le chef de l'État vient bien d'atterrir à Bordeaux. Une volonté, j'ai envie de dire, d'un déplacement sobre pour ne pas empêcher les opérations de secours. Il va se contenter de rester à Bordeaux et ne pas aller sur le front des incendies.
Oui, tout à fait Marie, le chef de l'État qui a atterri en Gironde il y a une quinzaine de minutes à la caserne principale de Bordeaux pour aller rencontrer les pompiers mobilisés. Il va, le chef de l'État, consulter un certain nombre de cartes, voir comment le feu a évolué, quelles ont été les communes qui ont été évacuées. C'est vrai que ce déplacement s'est fait un petit peu en dernière minute, légèrement modifié en termes d'organisation. On s'attendait à ce que le chef de l'État arrive en hélicoptère pour aller survoler les zones où il y a les incendies qui continuent à être importants aujourd'hui.
Malheureusement, pour le chef de l'État, en tout cas, ça ne pourra pas se faire parce qu'il y a aujourd'hui un trafic aérien très important. Beaucoup de canadaires, beaucoup d'hélicoptères qui tentent d'arrêter ces incendies et donc c'était trop compliqué en termes de logistique pour le chef de l'État de survoler ces feux. Donc il se rend directement à la caserne des pompiers pour les rencontrer. Et puis l'Élysée a quand même insisté là-dessus.
En disant qu'il n'était pas question pour le chef de l'État de venir embêter, si je puis dire, les policiers, les gendarmes qui sont mobilisés mais aussi les pompiers de ne pas aller trop près des incendies parce que ça bousculerait toute l'organisation qui est en place. Et donc, c'est un format plus simple qui a été choisi. Un déplacement en Gironde, oui, mais assez loin du front des incendies à Bordeaux donc où le président va arriver dans les toutes prochaines minutes.
Et vous le voyez toujours, ces images en direct de Saint-Jean-d'Islaque fournies par nos reporters sur place, cette mobilisation encore, Jérôme, de ces volontaires, de ces agriculteurs. Notre reporter le disait tout à l'heure, à quel point finalement ça permet aux pompiers de se sustenter, j'ai envie de dire, sans avoir besoin de faire des liaisons avec des points d'eau. Ça leur permet de rester sur place et d'être beaucoup plus efficaces.
C'est extrêmement impressionnant et oui, cette solidarité entre les pompiers, les professionnels de la région, c'est-à-dire les agriculteurs, tous ceux qui, les forestiers, tous ceux qui, d'abord, connaissent leur terrain. Et vous voyez, ces citernes à eau où la contenance environ, c'est donc 1000 litres à peu près, c'est extrêmement utile parce que vous avez un gain de temps.
Alors, ce qui est intéressant, c'est qu'ils sont stationnés a priori sur l'autoroute A63, vous voyez, qui est coupé donc au trafic, mais qui permet en quelque sorte de stocker les colonnes de pompiers, qui permet aux véhicules techniques emmenés par les bénévoles, par les entreprises d'arriver, de ravitailler en carburant et ça, c'est vraiment, en carburant et en eau, c'est vraiment un travail extrêmement important. Et là aussi, ce qui est, ce qu'il faut voir, c'est le travail de coordination sous la direction des pompiers parce qu'effectivement, il faut faire un travail utile.
Il faut bien comprendre que la superficie concernée par cet incendie, sans oublier celui des Landes, est bien plus importante que la superficie qui avait été concernée en 2022. Donc, voyez, l'effort logistique et, on l'a dit précédemment, dans la durée, qui doit effectivement être extrêmement importants. Donc, dans la durée, pour ceux qui sont sur le front et ne l'oublions pas, mais on l'a déjà évoqué, pour tous les évacués qui sont donc, notamment, à Bordeaux.
Oui, parce qu'on le disait et sans doute qu'il y aura une revue des surfaces qui ont brûlé. Mais je parle sous votre contrôle, Ludovic Pingano qui nous a rejoint. On parle en Gironde, précisément, de près de 43 000 hectares qui sont partis sous les incendies. C'est dramatique, c'est un record. Et on parle de près de 120 000 hectares brûlés sur tout le territoire depuis le début de l'année, alors qu'à la même période l'an dernier, on était à environ 73 000. Ça donne aussi des proportions de la situation dramatique à laquelle font face les sapeurs-pompiers.
Oui, ça fait peur, Marie, parce que j'ai l'opportunité de faire pas mal de plateaux ici sur BFM TV en canicule, en feu de forêt et j'entends record, record, record, record du jour, record de l'année, record du mois. Et très clairement, d'abord, c'est inquiétant et on parle beaucoup d'exceptionnel. Est-ce que c'est exceptionnel ou est-ce qu'on n'est pas en train de rentrer dans une nouvelle ère où pour le coup, il va falloir qu'on revoie un petit peu notre copie par rapport à notre façon de nous préparer, notre façon d'y répondre ?
Ça reste en tout cas cette année des incendies absolument exceptionnels mais je crois qu'il y a cette notion de surface qui est très inquiétante et très parlante et moi, ce qui me fait le plus peur, c'est qu'on est en train de se rendre compte que devant ces monstres, finalement, la réponse opérationnelle s'avère très limitée et qu'à un moment donné, on va pouvoir mettre autant d'avions qu'on veut, autant d'engins au sol qu'on veut. Finalement, la seule façon d'arriver à bout de ces monstres, de ces oigres, ce ne sont pas les moyens qu'on va mettre en place, c'est parce qu'on aura ou retiré le combustible ou parce que les conditions météo nous aideront à stopper ces incendies.
Et on va voir que les conditions météo ne sont pas favorables avec ce retour de la canicule, on en parlait avec Anthony, et qui, semble-t-il, aussi fait craindre le pire aux habitants qui ont été évacués. Et on vous retrouve, Nicolas Dumas, vous êtes dans ce parc des expositions de Bordeaux qui s'est transformé depuis maintenant plusieurs jours en refuge géant. On parle de solidarité ici sur ce plateau depuis de nombreuses heures. Ça s'exprime sous vos yeux. La solidarité, elle est bien au rendez-vous.
Oui, c'est exactement ça. Solidarité XXL, en fait. Ce qui a été monté ici dans le parc des expositions, c'est une mini-ville puisque jusqu'à 10 000 personnes peuvent être accueillies. Là, en ce moment, il y a environ un millier de personnes qui ont été accueillies, notamment la nuit dernière. Et parmi les personnes qui ont trouvé refuge, il y a Mélanie qui habite habituellement à Saint-Médard. Mais là, vous avez été évacuée vendredi. Expliquez-moi, comment on occupe son temps depuis vendredi avec toute cette inquiétude qu'il peut y avoir, notamment ? En fait, on occupe notre temps avec des autres sociétés ou alors en se mettant au contact avec les personnes qui en ont besoin.
Souvent, les personnes âgées qui ont beaucoup besoin de parler, du coup, on se met à côté d'eux, on parle avec eux, on essaie de les rassurer. Enfin, moi, pour ma part, j'essaie de les rassurer et de leur dire qu'il ne faut pas s'inquiéter et que tout le temps, on rentrera quand même chez nous. Ce que vous me disiez, c'est que vous trouvez qu'il y a une solidarité incroyable ici qui s'exprime que peut-être on ne voit pas tous les jours. en fait ?
Non, en fait, je ne pensais pas qu'on pourrait avoir autant de solidarité, autant de bénévoles pour pouvoir nous aider et surtout les entreprises qui nous prêtent, on va dire, des couvertures, des coussins, tout ce qui va être nourriture, les douches qui ont été mises en place, les vêtements, les activités pour les enfants, pour les adultes. Non, c'est vraiment très très bien ce que tout le monde peut faire. C'est énorme en fait. Cet après-midi, il y a notamment eu une animation des joueurs de l'UBB. Ça, ça vous a particulièrement fait chaud au cœur notamment ? Ça m'a fait extrêmement chaud au cœur, surtout que l'UBB a pris le temps de faire des photos.
Ils ont pris le temps de participer à des activités avec les enfants, donc notamment là-bas, sur les tatamis, de jouer avec eux, de leur faire montrer comment il fallait prendre le ballon, comment jeter le ballon. Ils ont été aussi au niveau de tout ce qu'était les peintures pour les maquillages et non, franchement, ça fait vraiment chaud au cœur, vraiment. Et moi, faire des photos avec eux. On comprend, on comprend tout à fait. Merci beaucoup, Mélanie, pour votre témoignage et effectivement, il y a de nombreuses personnes qui vont encore arriver ce soir.
C'est pour ça qu'un centre part des duvets pour accueillir ces nouvelles personnes, une centaine de personnes qui devraient encore arriver dans la soirée ici, dans le parc des expositions de Bordeaux.
Nicolas Dumas, Sébastien Savoie en direct de ce parc des expositions de Bordeaux qui s'est transformé en refuge géant et malgré l'angoisse, l'inquiétude, quelques sourires grâce à des jeux de société et une solidarité encore une fois qui s'exprime façon XXL, vous le soulignez. Si vous nous rejoignez, si vous voyez ces images à droite de votre écran, ce sont nos équipes qui sont à bord d'un camion, des volontaires de Gironde qui partent, selon Clemence Renard, rejoindre un point, un incendie qui refait surface en effet des feux sporadiques. Mais ces volontaires ont été alertés et partent donc aider une nouvelle fois les pompiers.
on sera en ligne dans quelques instants avec Clemence Renard pour nous raconter précisément ce qu'il se passe. Anthony Ferry, sur le plan de la météo, encore une fois, comprendre pourquoi la canicule et les températures qui vont se relever dans les prochaines heures vont complexifier l'opération et les opérations des pompiers. Est-ce qu'on peut faire un point précis sur ces conséquences dans les prochaines heures attendues par les autorités ?
Déjà sur le travail même des hommes puisqu'ils sont effectivement avec des combinaisons qui sont assez lourdes et ces températures que l'on attend caniculaires, 40 degrés, ne vont rien arranger à leurs conditions de travail. Mais ensuite sur la forêt évidemment en elle-même, nous sommes sur une forêt généralement de pétime, ce sont des végétaux qui produisent énormément d'huiles essentielles. Or, on ne le voit pas, on le sent, mais ces huiles essentielles lorsqu'il fait chaud, elles sont libérées en très grande quantité par tous les végétaux de la pinède. Et par conséquent, ces huiles essentielles vont envelopper l'atmosphère sauf que ces huiles essentielles, Marie, elles sont inflammables.
Vous l'imaginez bien, s'il y a le moindre départ de feu, il va pouvoir se développer extrêmement rapidement en se propageant justement grâce à ces huiles essentielles qui vont favoriser sa combustion. Voilà pour toi les très fortes températures vous rendent le travail des pompiers très difficile.
À votre connaissance, Anthony, il y a une coordination plus que régulière, quasi instantanée, entre les services de Météo France et les services des pompiers.
Oui, lorsque nous appelons Météo France tous les matins pour nous faire le brief, Météo France nous explique aussi qu'évidemment, ils ont une cellule qui est en lien permanent avec les autorités sur place pour pouvoir leur donner en temps réel les informations, notamment sur la direction et le sens du vent.
Effectivement, alors que le chef de l'État, Emmanuel Macron, je vous le disais, est attendu dans quelques instants. Hugo Capelli, je crois que vous aviez une information, il doit rejoindre le SDIS de Bordeaux.
Tout à fait, et pour compléter juste ce que disait Anthony, on sait que la cellule de crise, on parle quasiment quotidiennement de cellules de crise, mais celle qui était organisée aujourd'hui du côté de Beauvau, du ministère de l'Intérieur, c'était surtout pour préparer les prochains jours parce que l'Élysée nous disait, on voit bien que c'est une vague de chaleur qui nous attend que ce qui a été présenté par Météo France ce matin, c'est le retour des fortes températures et donc de sécheresse et par conséquent, c'est que c'est pas bon, c'est pas bon, c'est comme ça que les incendies se déclarent et donc qu'il y a une vraie crainte de l'exécutif et donc l'objectif de cette journée, en tout cas pour le président et pour le gouvernement, c'était certes de voir comment est-ce qu'il fallait continuer à lutter contre les incendies mais aussi préparer les prochains jours, les prochaines semaines.
On sentait aujourd'hui en coulisses un gouvernement très inquiet, on parle de records tous les jours en ce moment mais il craignait que ces records ne soient encore battus dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.
Et on va poser la question justement de l'inquiétude à notre prochaine invitée. Merci Sébastien Bouvier d'être en direct sur BFM TV ce soir. Vous êtes sapeur-pompier professionnel et secrétaire fédéral CFDT national et Europe. On le dit et on le redit et on salue ici sur BFM TV le travail impressionnant des pompiers depuis des jours et des jours sur des fronts très très nombreux. Est-ce que de votre point de vue les corps ne sont pas trop épuisés pour faire face justement à ces inquiétudes à venir avec notamment des températures qui vont augmenter et qui vont complexifier la tâche des sapeurs-pompiers ?
Oui bonsoir Madame.
Effectivement la situation est très complexe entre les différents chantiers des Landes de la Gironde de la Corse du Var avec la relance des vents tant côté Gironde qu'avec le Mistral côté sud-est avec toujours le feu qui est présent parce qu'on n'en parle plus mais le feu est toujours présent dans la forêt de Rambouillet donc c'est premièrement de plus en plus difficile oui effectivement deuxièmement nous avons des renforts extra-départementaux qui viennent sur ces chantiers il faut savoir que ces renforts extra-départementaux partent pour une période qui va entre 7 et 10 jours c'est-à-dire qu'ils ne sont pas relevés c'est-à-dire qu'ils sont en permanence sur le chantier qu'ils cumulent des actions qui peuvent aller entre 15 16 heures 17 heures on a des témoignages sur les chantiers des Landes où on a même des aides des gars qui ont contenu 24 heures c'est pour ça que vous voyez des images de pompiers qui dorment dans les fossés qui sont exténués on a heureusement il y a un élan solidaire de la population des maires et de tout le monde qui est énorme pour amener à manger pour amener à boire autrement il serait en train des collègues qui seraient en train de manger des rations de combat et dormir sur des lupicots sous leur camion donc c'est vraiment de plus en plus compliqué et effectivement la nouvelle période de canicule qui arrive n'est pas propice car vous le voyez avec les images les pompiers portent des tenues c'est des tenues qui sont dédiées aux feux d'appartement et qui ne sont pas dédiées pour les feux de forêt ça veut dire qu'ils ont une hyperthermie qui est encore plus fréquente et donc des coups chauds
je vous coupe Sébastien Beauvier priorité au direct et ces images du président de la République donc Emmanuel Macron qui se déplace en Gironde à Bordeaux plus précisément Hugo Capelli qui salue ces hommes ces femmes qui sont en action depuis des jours et des jours on le disait les corps sont fatigués mais il est là pour saluer leur action depuis des jours sur le terrain l'inquiétude aussi face aux conditions météo qui pourraient venir complexifier leurs tâches
Premier déplacement d'Emmanuel Macron en Gironde depuis qu'il y a cet incendie assez énorme qui s'est déclaré ce déplacement il s'est organisé dans la journée nous l'avons appris ce matin lorsqu'une cellule de crise était présidée par le chef de l'état sur ce sujet des incendies l'idée de l'Elysée c'était de ne pas embêter les personnels qui sont mobilisés sur le terrain à plus près des incendies c'est pourquoi vous ne verrez pas le chef de l'état dans un hélicoptère en train de survoler les feux de forêt non il est un petit peu à l'écart il est à Bordeaux en ce moment dans une caserne où il rencontre les différentes autorités il vient de saluer quelques pompiers il devra leur dire d'ailleurs tout à l'heure aussi un mot c'est l'enjeu de ce déplacement adresser le soutien de la nation remercier les pompiers et les autorités de leur engagement de Chincastan voilà comment a été donc présenté ce déplacement du chef de l'état
il est important de rappeler depuis le début de ces méga-feux trois pompiers ont perdu la vie dont deux à Mérignac un hommage national pourrait être organisé le chef de l'état qui est accompagné on l'a vu sur les images du ministre de l'intérieur Laurent Nunez mais également de la préfète de Gironde qui un peu plus tôt dans l'après-midi faisait un point presse un point de situation elle parlait de feu homérique de feu homérique les autorités qui le disaient on est encore en pleine crise parce que si on parle de stabilisation des incendies on ne parle pas de fixation le chef de l'état qui continue de saluer donc tous ces ces acteurs en première ligne je crois que des maires aussi Hugo ont été appelés à Bordeaux des maires de communes concernées directement qui ont été évacués
oui une fois que Emmanuel Macron avec Laurent Nunez donc le ministre de l'intérieur auront salué toutes les personnes qui sont présentes dans cette salle il va y avoir un point de situation sur cette crise voilà comment c'est quand même présenté ça reste une crise à l'heure où l'on se parle on va montrer au chef de l'état un certain nombre de cartes lui montrer comment le feu a progressé ces derniers jours on a vu que la situation s'était complexifiée il y a des dizaines de milliers d'hectares qui ont brûlé des cartes vont être montrées également les communes qui sont évacuées on va peut-être écouter justement les mots du pompier qui parle en ce moment Emmanuel Macron
qui montre un peu l'ampleur des dégâts dans notre massif et au niveau des nombres d'habitations qui vont être concernées relativement au feu sur lequel nous nous étions vus en demi-france donc nous avons eu confronté à un feu qui a démarré mercredi à l'instar de ce qui se passe sur le point national la saison à des maîtres tôt mercredi nous étions placés en risque très sévère on fait une forêt qui était prépositionnée dans le massif au retour d'expérience de 2022 et madame la préfète avait classé le massif en rouge en interdisant toute action à l'intérieur alors que depuis le début de la saison nous avons réussi à coiffer l'ensemble des feux à peu près à un ou deux hectares là sur mercredi nous avons été confrontés à un feu qui était beaucoup plus virulent et avec de nombreuses sautes de feu et ce qui fait que dès la première journée en fait il y avait déjà parcouru 1000 hectares ça restait encore un feu donc c'est le rose voilà le rose qui part de où ?
il part ici de Somos c'est vraiment ça donc le feu donc mercredi a pris de l'importance on est en défense de points sensibles en attaque directe sur le feu jeudi va être consacré notamment à la défense de toute la de toute la départementale au sud du porge et on commence à travailler sur un dispositif de protection des deux premières lignes d'habitation sur la commune de l'Aige et on anticipe également avec la avec la mise en place d'une ligne d'appui pour protéger la comment la presqu'île du ferret on a également des actions complémentaires bien sûr qui sont situées sur tous les flancs pour éviter qu'ils grossissent la journée de jeudi est marquée par une accélération du feu en journée mais qui avait été prévue avec une défense je dirais maison par maison quartier par quartier de la comment de la de la commune de l'Aige il faut savoir que sur l'ensemble des habitats que nous avons défendus certes il y en a certains qui avaient respecté les OLD qui avaient débroussaillé autour seulement malheureusement sur d'autres maisons il y avait encore des difficultés parce que la végétation était vraiment à proximité des habitations ce qui complique et ce qui provoque un enjeu nous avons d'ailleurs eu un sapeur-pompier blessé de Seine-et-Marne durant cette attaque avec l'explosion d'une bouteille de gaz alors qu'en 2022 les feux avaient plutôt tendance à être calmes la nuit mais explosés en fin de journée là nous avons eu les deux phénomènes puisqu'en fait il a pris de la force durant la journée et le soir donc le jeudi soir nous avons eu une explosion du feu sur lequel alors même qu'il était en contact déjà avec les habitations on a eu des sautes de feu à l'intérieur même de l'Aige et on a eu également il a sauté et il est parti en direction de la presqu'île dans le même temps assez rapidement il a pris du ventre sur ce flanc là et dès le lendemain en fait il a contourné et il a été rentré il est rentré dans la commune de l'Aige sur par l'Est et avec des capacités avec des capacités de projection sur en fait on avait les maisons en 4ème et 5ème ligne qui derrière avait des c'est des centaines de mètres voilà avec un kilomètre donc vraiment une très grande une très grande virulence sur comment sur ce feu donc nous sommes vendredi la situation je dirais vendredi matin est difficile défavorable mais je dirais qu'elle est elle est pas corps sur un scénario tel qu'on va le connaître après en fait c'est vraiment la bascule le nouveau scénario je dirais comment se dessine le vendredi 24 juillet vers 15h sur lequel nous avons commence à se former ce comment ce phénomène ce nuage ce pyrocumulonimbus maintenant j'arrive à le prononcer et qui et qui derrière du fait des conditions météorologiques à 20 km de pied et en fait se dirige vers vers le comment vers l'Est et donc vers la métropole vous avez une photographie là-bas à gauche sur laquelle de la photo de ce même nuage prise par nos caméras de surveillance à 22h donc ça c'est le monstre qui est arrivé sur sur la métropole donc bien sûr nous avons alerté immédiatement l'autorité préfectorale qui a alerté le niveau national rapidement les décisions qui ont été prises ça a été de bien sûr maintenir les moyens que nous avions parce qu'il y avait encore de la lutte active à ce niveau là aller en protection de comment de Somos et du Temple je tiens vraiment à souligner que du fait de la la violence de ce phénomène la lutte a été a été a été vraiment difficile et acharnée et nous avons commencé à préparer la défense du comment de la métropole difficulté c'est que c'est un phénomène qui est qui est qui est complexe sur lequel le comment le groupe d'experts sur lequel que nous avons activé dès samedi a du mal non seulement à comme on l'évoquait ce matin en CIC a du mal à déterminer quand est-ce que le risque peut éclore mais autre difficulté c'est qu'en fait on a du mal à évaluer sa progression donc au départ il était à peu près sur 1000 hectares de l'heure et après il a ralenti mais c'était une chose que nous ne savions pas au départ donc c'était plutôt un élément favorable donc la mise en place du dispositif avec la zone qui a libéré des moyens du feu qui était dans les Landes nous de notre côté on avait fait un rappel généralisé des effectifs pour pouvoir je dirais se projeter et pouvoir protéger les populations bien sûr en temps masqué Madame la Préfète avait validé l'évacuation de communes supplémentaires qui étaient sur la trajectoire de ce phénomène et donc les forces de gendarmerie ont procédé à l'évacuation de la population vous avez évacué sur quel périmètre ?
alors au départ on avait vraiment comment évacuer sur l'axe de progression du feu et donc nous avions bien sûr immédiatement Somos le temple et après on a poursuivi au fur et à mesure de la nuit les évacuations qui va se reproduire ultérieurement vers 2h du matin les équipes de terrain se rendent compte qu'en fait le phénomène est un craint de diminuer et donc il a un craint de perdre son caractère convectif donc immédiatement on s'est reprojeté les moyens au sol complémentaire pour essayer de le tenir et de le ralentir au maximum donc ça c'est toutes les actions que nous avons effectuées je dirais sur le terrain vendredi derrière il y a eu un gros travail qui a été fait par le centre opérationnel départemental pour samedi commencer à évaluer à la fois les sites à risque on ne les a pas fait apparaître sur la carte pour des raisons de confidentialité avec une hiérarchisation des dangers et une anticipation sur le fait de commencer à faire évacuer quand c'était possible pour limiter au maximum le danger on a en fait réutilisé les techniques que nous avons utilisées en 2022 notamment les coupes tactiques qui maintenant depuis 2022 font partie du code forestier donc nous avons une base législative pour pouvoir faire les coupes tactiques au moment où on parle on a 70 kilomètres qui ont été réalisés en termes de coupes tactiques en deux jours de sa machine donc là on a utilisé la même organisation qu'en 2022 malheureusement c'est ce qui est en vert c'est ça c'est en vert c'est ça c'est les en fait tout ça c'est les pare-feux que vous avez créé ces derniers jours et en violet c'est ceux que vous êtes en train de finir exactement quand est-ce qu'on a fini tout le dispositif pardon monsieur le président l'ensemble des objectifs devra être fini demain dans la journée de ceux qui sont identifiés aujourd'hui parce qu'il faut tout le temps s'en réadapter comme il est et là on considère qu'on a un dispositif qui est solide alors il faut être prudent c'est à dire que le fait d'avoir des coupes tactiques nous donne une possibilité d'avoir un point de rendez-vous c'est à dire qu'en fait on a une rupture du massif parce qu'on va s'appuyer sur une route et on va venir l'élargir et on peut avoir une action en fait la difficulté c'est que samedi on a eu de nouveau samedi soir un phénomène de type comment pyroquimulimbus pyroquimulimbus donc en fait on a eu je me fais taquiner par beaucoup de monde donc nous avons eu deux comment deux feux qui ont enfin deux points chauds qui ont repris énormément de énormément de puissance et en fait il a fait sauter le feu a sauté cette départementale et en même temps il a provoqué une énergie électrique qui est venue en fait créer cette lampe de feu donc le dispositif que nous avons fait là encore grande difficulté pour localiser exactement son emplacement donc les moyens se sont mis en défense sur marche prime en défense également sur comment un le dit à côté marche prime était était vital pourquoi parce que nous avions un EHPAD qui n'était pas comment évacué et nous avions une salle des fêtes avec des gens sur lesquels nous avions regroupé par rapport à la première évacuation d'autre part il y avait également un site militaire stratégique derrière donc nous avons mis une première ligne de défense ici et nous avions prévu une deuxième ligne de défense sur l'autoroute et également des engins à l'intérieur du laser méga-jou donc là encore dans la nuit le phénomène a commencé vers 22h vers 2h 1h ou 2h du matin de nouveau il y a une diminution de l'intensité et on se retrouve de nouveau en capacité de pouvoir de pouvoir de pouvoir l'attaquer donc ça c'était samedi dimanche nous avons eu comment une journée qui était normalement d'après les conditions météo plus propice à ce que fait qu'on reprenne la main mais nous avons eu au-dessus du camp de Sauge et ici sur ce secteur-là deux enfin trois en fait trois axes de propagation assez important donc en fait on s'est appuyé sur les ouvrages que l'on avait effectués pour pouvoir en fait arrêter le feu donc on a été efficace il y a eu une très bonne collaboration avec les pompiers militaires du camp sur lequel on a l'habitude de travailler en complète coordination maintenant aujourd'hui le travail qu'on essaie de faire par rapport aux prévisions météorologiques c'est effectivement d'avoir des points de rendez-vous donc je vais prendre l'exemple de ce carré lorsque le feu est ici et bien derrière on a créé c'est un travail qui a été fait ce matin par la DFCI on a créé ce premier verrou pour essayer de le bloquer et là on a un train de travailler sur potentiellement un deuxième verrou la situation pour demain à partir de demain nous avons les températures qui vont remonter alors juste avant que vous ayez demain aujourd'hui il n'y a pas eu de progression du feu aujourd'hui non il n'y a pas eu de progression du feu nous avons eu des points chauds qui ont repris vous l'avez sur au sein du périmètre au sein du périmètre mais donc aujourd'hui vous l'avez stabilisé aujourd'hui contenu non mais je ne dis pas qu'il est fixé mais j'essaie de il n'a pas il n'a pas bougé il n'a pas bougé est-ce qu'on pense dans les prochaines heures qu'on a des conditions météorologiques péjoratives qui peuvent le faire bouger oui et qu'est-ce qu'on doit faire face à ça alors donc les conditions météo pour demain nous laissent nous indiquent que à partir de 10h à 16h déjà on a une augmentation des températures une baisse de l'hygrométrie et on va avoir une brise de l'océan et des vents intérieurs qui vont venir se rejoindre donc en fait on anticipe une possible accélération et réactivation de tout secteur là donc ce qu'on est en train de faire c'est que le long de la lisière actuellement déjà il y a des pare-feux qui sont faits là mais pour éviter qu'en fait ils prennent trop de puissance c'est de lui couper le combustible en lisière donc là on a des bulles qui sont en train de travailler pour refaire des pare-feux oui oui en fait c'est vraiment là pour le coup c'est pas des pare-feux mais c'est vraiment le fait de retirer le combustible en proximité immédiate de lisière pour éviter qu'il y ait de nouveau qu'il puisse prendre de la puissance trop rapidement et le retardant alors une fois que ce travail va être fait demain nous allons utiliser les avions retardants pour justement poser une barrière et à partir de là essayer de limiter au maximum la difficulté c'est que vous voyez au début on avait un feu un peu classique qui en fait est guidé par le vent là on se rend compte que comme en 2022 on a un feu qui part partout et donc la difficulté c'est de quadriller toutes ces situations et quand même le feu comment le vent est plutôt tournant sur comment au fil des jours ce qui complexifie quand même la lutte vous avez évoqué les sites Céveso et les installations les plus sensibles qu'elles soient civiles ou militaires là vous avez parlé d'un EHPAD non délocalisable qu'est-ce qu'on a comme point de vulnérabilité civile de ce côté là les hôpitaux on a les hôpitaux on a les postes source pour l'énergie on a les stations de pompage de l'eau on a l'aéroport de Mérignac on a les plateformes logistiques pour l'alimentaire mais là selon toute vraisemblance à part des très grands sauts ou le pyrocumulonimbus normalement il ne devrait pas réussir à gagner en tout cas on fait tout et vous votre analyse à date sur des feux de type de ce que vous connaissez ou ce qu'on avait vu à l'endira sous la test il est beaucoup on a été confronté à des phénomènes nouveaux et beaucoup plus puissants que l'endira et il y a vraiment la différence entre les feux de 2002 et ces feux de 2022 pardon et ces feux de 2026 c'est vraiment le fait que la nuit également il passe en phase active de manière très importante c'est vraiment une différence à cause de la sécheresse je pense qu'effectivement la sécheresse et le niveau de sécheresse du massif il faut savoir je parle sous le contrôle des années des forestiers notre massif n'a jamais été aussi sec il est plus sec que 2022 il est plus sec que 1976 par rapport à ces combats des prochains jours est-ce qu'il y a des choses dont vous manquez pour faire face aux évolutions possibles alors oui en fait le sujet c'est à un moment donné de pouvoir continuer la lutte aérienne la nuit parce que à la différence de ce qu'on faisait auparavant on arrivait à prendre entre guillemets le dessus en tout cas à travailler la nuit là on voit qu'on a des phénomènes explosifs et qu'on a que les moyens au sol donc effectivement si on pouvait avoir un appui aérien complémentaire la nuit ce serait et là dessus alors on met des avions pour l'instant en métropole il n'y a pas d'intervention de nuit et pourquoi en fait pour des questions de sécurité ça se fait les anglo-saxons le font en hélicoptère de nuit on s'en rapproche la sécurité civile se rapproche de cette de cette faisabilité d'accord on est en train d'examiner sur le président des offres de partenaires privés qui nous proposent des appareils pouvant voler la nuit donc on est en train de voir ce qu'on peut mobiliser parce que nous avec nos appareils dash canadaire des conditions de sécurité sont pas remplies pour les pilotes sur les machines qui ne volent pas la nuit d'accord c'est la nuit aéronautique et donc vous vous n'avez jamais fait de mission de nuit je comprends des hélicoptères je suis le chef de la base des hélicoptères des missions de nuit bien sûr mais voilà un avion un avion c'est pas donc il faudrait des hélicoptères mais pas ceux qu'on a forcément et avec un autre cadre opérationnel ou des avions qui peuvent voler la nuit il y a certains modèles donc on est en train d'étudier ça
on pourrait l'avoir
je pense il y a une offre qu'on est en train d'examiner possiblement dans les prochains jours donc dès que les contacts sont noués au moment où on se part vous pensez qu'on peut le faire dans les prochaines années ? le plus vite possible ce serait dans quel périmètre ?
tous les abords voilà en fait vous voyez on a vraiment maintenant le feu qui est en triangle mais en fait on travaille sur les faces en fonction des besoins si ça part vers le bas c'est par le bas c'est par le bas c'est par le bas c'est par le bas donc la tech c'est clair en tout cas c'est bien de le formuler donc on va tout de suite regarder pour avancer moi j'ai pas entendu ça pour le moment donc ça c'est ça c'est un point important est-ce qu'il y a d'autres choses ?
non je crois que une capacité d'intervention de nuit hélico ou avion sinon après le côté de l'FC nous il nous faudra faire des travaux il faut qu'on change la façon ça fait 15 ans que je dis on peut plus adapter notre massif tel qu'il était et comme l'ont fait nos grands-parents et nos parents aujourd'hui on a un phénomène nouveau on a plus de monde on a plus d'habitation et le climat a changé donc il faut que nous ayons des pare-feux entretenus plus grands et quitte à perdre un millier ou deux mille hectares mais on le perd mais par contre on sauve le reste sinon on va pas rire à la forêt landaise il y a toute l'économie il y a biodiversité il y a tout il faut replanter les mêmes essences uniquement et si on n'y met pas le feu le pain il brûle pas mais quand il brûle les vieux ils savaient qu'il fallait organiser d'où ils ont organisé la defsi et c'est les seules régions en France où on paye par hectare et par an les forestiers payent par hectare et par an on a la double peine donc nous on fait des travaux on fait des aménagements les collectivités locales nous exigent nous aident le conseil régional l'état l'Europe on a obtenu et là il va falloir faire des travaux beaucoup plus importants mais seuls on n'y arrivera pas même au niveau régional il faut qu'on soit aidé et que l'Europe nous aide c'est un massif qui produit c'est l'un des plus gros massifs forestiers qui produit il y a une industrie donc non non mais c'est clair de toute façon je partage totalement cette philosophie on ne peut pas rester avec les mêmes les mêmes techniques et les mêmes références il faut le faire on l'a fait sur d'autres endroits et on sait qu'il faut le faire il faut arrêter de parler non mais il faut que les gens qui ont beaucoup beaucoup résisté se rendent compte que en effet les choses ont changé exactement et qu'ils acceptent on ne vit pas dans le même monde non et qu'il y a un consensus qu'on plaît même après l'autre c'est ce que je vous avais dit le Président je vous avais dit on ne vit pas à côté d'une forêt comme on vivait avant ça brûlera partout et mon père l'homme est très monitoire moi je ne suis pas parisien mais vous savez ça a brûlé aussi en Bretagne et oui il y a un savoir donc non non c'est pour ça il faut à chaque fois il faut s'adapter au terrain mais il faut prendre ces mesures structurelles et le faire dès à présent ok d'autres points sur prochaines heures prochain jour madame la préfète ben voilà on pense que l'augmentation des températures n'est pas un facteur aidant mais on va continuer le travail des verrous puis tous les hommes sont très mobilisés il faut et je rappelle en plus
qu'ils ont perdu deux collègues et qu'ils n'ont pas arrêté enfin voilà ils sont tout de suite repartis à la chamaille malgré la peine et je trouve que c'est très admirable et puis les maires aussi
qui ont beaucoup fait de manière spontanée beaucoup de générosité par tous d'autres points des points que vous voulez souligner bon merci beaucoup et on va voir les élus puis après je vais vous dire de mots on lâche rien il faut pas arriver ce soir il y a trois jours que je n'ai pas dormi sur les dispositifs avec des gens qui appellent quand il y a des des gens de la liberté des gens
Emmanuel Macron