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interviewFrançois Ruffin· 17 octobre 2024 19 min

"Au boulot !" : les héros de mon film font le show !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir à tous donc moi je suis Thierry pétonis je suis le directeur de l'entreprise la boîte d'à côté donc c'est une entreprise à but d'emploi qui a pour vocation à embaucher toutes les personnes privées durablement d'emploi de Bléré c'est les personnes qui sont entendu dire que c'était des faites des personnes qui travaillaient pas qui avaient pas envie de bosser et puis on peut leur dire parce que de toute façon ça gêne pas on l'a entendu à la télé que il y a juste à traverser la rue ou faire le tour du port pour trouver du travail donc je vais vous en présenter deux qui sont ici ce soir on va commencer par Nathalie qui est arrivé dans les premières il y a 2 ans maintenant pour commencer merci d'être venu voilà je me présente je m'appelle Nathalie j'ai intégré la boîte d' côté il y a 2 ans dans cette entreprise je m'occupe de la de la Ressourcerie j'ai été arrêté pour raison de santé et donc grâce à la boî côté j'ai repris goû à retravailler avoir une vie sociale et puis on prendre de l'assurance sur moi voilà c'est tout ce que je voulais dire la deè personne que je vais vous présenter c'est Nicolas alors bonsoir à tous moi c'est Nicolas donc comme mon directeur vous le disait je suis arrivé à la boîte d' côté il y a 2 ans parce que je suis retrouve au chômage comme comme la plupart de mes collègues pour les accidents d' vie j'ai parcouru différents métier j'ai été Mar pompier à Marseille j'ai pris ma retraite militaire le recyclage c'est passé dans la restauration j'ai fait serveur et j'ai fait un VC juste il y a il y a 4 ans et du coup quand on est plus rentable on se mettre à la porte et le chômage sangrange et pour en ressortir c'est relativement difficile aujourd'hui on m'a donné la chance de pouvoir retravailler c'est avec plaisir j'y vais tous les jours et du coup je me je m attelle à la tâche comme tout tous les les entreprises pour rendre notre quotidien plus joyeux B je vais redire à quel point c'est un plaisir de revenir rendre à blaet ce que Blay nous a donné parce que il nous a donné je pense parmi les plus belles scènes du film donc mais avant ça euh malheureusement il y a des scènes vous savez on tourne et puis c'est au moment où on est en train de mettre le pied dehors que le gars vous dit un truc qui est hyper intéressant mais le tourner comme ça ça marche pas parce que c'est pas dans le film du récit et au moment où on a quitté la boîte d'à côté Thierry nous a raconté ce qu'il faisait avant le le boulot qu'il occupait avant et pourquoi lui-même était arrivé se recyclant à la boîte d'à côté est-ce que Thierry tu pourrais nous expliquer ce que tu faisais avant et comment tu ressentais ça avant je j'accompagnais les entreprises industrielles donc les grands groupes Industri mais donc on fait travailler avec un rythme très fort les les salariés et un bon moyen de savoir s'il travail c'est que vous mettez des écrans un peu partout en hauteur avec vous avez 80 pièces à faire à l'heure et ça vous met en vert quand vous avez atteint votre objectif et c'est en rouge quand vous êtes pas bon et donc tout le monde le voit dans l'entreprise et c'est très facile à superviser à manager vous sortez de votre salle de de votre bureau vous rentrez dans l'atelier vous regardez et là vous voyez tiens l'atelier a ils ont 22 pièces de retard B 26 et cetera ça met une pression très forte sur les salariés pression psychologique ça déshumanise au plus haut point et ça met aussi une pression physique puisque du coup il faut toujours taper plus fort avancer plus fort et c'est ces machines à broyer qui sont en place aujourd'hui dans les entreprises qui broi physiquement qui broie mentalement l'occasion d'accompagner un grand abattoir de porort et qui disait ben à 45 ans les gars ils sont tous cassés ils ont fait ement porter découper et cetera et cetera malgré tout ce qu'ils essayent de mettre en place pour alléger et donc il cherchaent dans les entreprises autour qui est-ce qui pourrait employer les salariés qui celui qui ne peut plus faire ce geste là bah peut-être qu'on peut lui faire faire ce geste là donc c'était toutes cette organisation qui décidaé de mettre en place en disant puisque nous de toute façon ils vont être cassés ce mouvement il peut plus le faire peut-être de l'autre main ou alors enfin on doit trouver d'autres entreprises où ils utilisent pas les mêmes muscles donc nous on a cassé un muscle bah les autres entreprises finont Laer les autres muscles voilà c'est aussi ça le travail et ce système et ben on l'accepte parce que c'est ça où de toute façon on va faire faire au chinois on va faire faire au Polonais on va faire faire à je sais pas qui et cetera et donc c'est ça la contrainte pour pour pouvoir le faire en France mais ce qu' fait qu'à 45 ans vous retrouvez avec des personnes qui ont des TMS des troubles musculosquelétiques vous pouvez plus lever un bras vous pouvez plus clier vous pouvez plus vous baisser des personnes qui ont des problèmes de porort de charge des problèmes qui ont des personnes qui ont des problèmes de dos plus toutes les pression qui peut aller avec que ce soit dans les ateliers que ce soit dans les encadrants qui accompagnent aussi ça et c'est ça ce qui est ce que l'on récolte en fait dans ces entreprises à but d'emploi on est 80 entreprises à but d'emploi en France et les personnes qui se retrouvent au chômage c'est comme Nicolas disait dès l'instant que je suis plus capable l'instant que je suis plus productif que je ne suis plus rentable on dit merci même pas on dire revoir pas toujours non plus et de vous retrouver à rien faire et donc c'est la compensation de tout ça c'est ce qu'on peut mettre en place dans les entreprises à d'emploi juste fais un propos introductif parce que après le film on va parler cinéma je fais il y a un propos politique évidemment le film est porteur d'un projet politique même si ça passe par les rires ça passe par les larmes ça passe par de l'émotion il y a déjà un projet qui est de dire que nos héros ils sont là et ils sont auxiliaires de vie ils sont charistes ils sont manutentionnaires et que c'est eux qu'on va passer en grand sur les écrans alors que en général dans l'actualité ils sont oubliés quand ils sont sont pas écrasés et on va pas parler de Macron matigon et ainsi de suite et finalement les gens ordinaires vont être complètement laisser de côté vous savez quand on lit les mémoires de Saint-Simon sur la cour de Louis XIV au 17e siècle on a les aristocrates qui sont présents à toutes les passes et j'ai leurs petit querell et il y a pas un seul mot dans tout son ouvrage sur les paysans et quand on regarde la télé aujourd'hui on a l'impression que c'est la même chose qui se passe avec les grands qui va aller à matinon comment on va distribuer les ministère et tout ça mais la vie ordinaire la vie des gens elle disparaît donc il y a un projet de les remettre il y a aussi ce qui a été raconté par Nathalie par Nicolas par Jonathan à la boîte à côté toutes ces personnes qui viennent nous dire je me sens inutile au monde je me suis senti comme un déchet comme un bon à rien et c'est ce qu'on me r répétait depuis les éditorialistes des plateaux télé et euh euh quelque part chez moi il y a quelque chose qui est de l'ORD d'un projet travailliste euh c'est-à-dire quoi c'estàdire de considérer que le travail est ce qui fait la société le travail qui soit bénévole ou qui soit salarié vous buvez un verre d'eau il y a une masse de travail dans le verre d'eau qui est absolument prodigieuse pour fabriquer le verre pour avoir de l'eau qui qui sortent du robinet pour avoir eu le robinet qui a été posé ENF le le le propos que nous tenons là ce soir il n'est possible que parce qu'il y a eu une masse de travail tiens je voudrais remercier le maire aussi qui a mis les équipements à disposition il est pas arrivé monur Monsieur le Maire non donc bon merci à la mairie de mettre les équipements à disposition mais il y a eu du travail pour que les chaises soient posées ainsi de suite je le dis parce que il y a toute un débat pour j'entends des auteurs j'entends des des gens parfois dire mais l'idéal c'est de se débarrasser du travail c'est pas vrai ça veut dire qu'on va plus réussir à s'occuper de nos personnes âgées on va plus s'occuper de nos enfants c'est quoi le rêve c'est d'avoir que des robots qui s'occupent de tout le monde c'est pas possible donc en fait je P dire que la société c'est du travail mis en commun et que si la société aujourd'hui elle va mal c'est parce que son pilier qui est le travail est maltraité depuis maintenant 40 années euh alors elle elle est maltraitée je le vois moi dans mon coin j'ai eu pendant ma campagne législative deux conflits du travail il y en a un qui était masculin c'était chez les éboueurs à abeville euh et c'était des gars qui se lèvent à 4h du matin pour être au boulot et à qui on est venu enlever 100 € de prime bon et euh euh qui explique comment bah ils ont des difficultés le 5 du mois ils reçoivent un SMS de du Crédit Agricole qui leur dit que bah voilà ils sont ils vont avoir des agio parce que toutes les factures étant passé c'est terminé c'est des gens qui travaillent qui se lèvent à 4h du matin et j'avais en version féminine à la clinique saintte-isabelle à côté des des infirmières des aides soignantes qui expliquaient qu'il y aura pas de poney pour la petite à la rentrée parce qu'il y a plus les moyens de ça ça ça dit quelque chose sur qui est de l'ordre qui a des conséquences matérielles pour les gens évidemment comment on remplit le frigo comment on part en vacances mais s'il y a aussi des conséquences spirituelles quand on narrive pas à donner à ses enfants ce qu'on a soi-même reçu de ses parents comme le départ en vacances par exemple comme aller au camping c'est un sentiment d'humiliation et je pense que le pays aujourd'hui le monde salarié aujourd'hui est traversé d'un sentiment d'humiliation et donc ça c'est une chose et ensuite aujourd'hui le travail il paye mal mais aussi il fait mal c'est ce que tu as raconté j'avais sorti ce chiffre par un rapport parlementaire qui disait qu'il y avait 100000 inaptitudes par an je sais pas si vous imaginez 100000 personnes qui entrent après l'emploi parce qu'elles sont brisées physiquement ou psychiquement c'est à peu près la moitié c'est des troues musculqueltiqu l'autre moitié c'est des burnout 100000 j'écris je demande en fait j'avais demandé le chiffre au ministère du travail qui me répond que voilà il me donne il me donne ce chiffre qu'onarait pas à voir il me dit voà'il y a pas de problème c'est stable je regarde sur 10 ans ça a doublé on est passé de 50000 à 100000 l'industrie automobile c'est comme si la totalité de l'industrie automobile disparaissait tous les ans vous imaginez ce que ça serait comme scandale là on brise des gens en série et euh derrière c'est comme si c'était normal c'estétait comme si c'était la poussière d'umain qu'on mettait sous le tapis alors que c'est évidemment une perte pour eux-même mais c'est une perte pour la société que de que de produire ça en fait on a un travail donc je pense parce que moi je veut défendre le travail mais c'est difficile de défendre le travail quand il est effectué dans ces conditions je pense que le travail devrait être une brasse coulée on fait une tâche on respire on fait une tâche on respire et maintenant c'est devenu de l'apnée on fait une tâche on fait une tâche on fait une tâche et on a plus le temps de la respiration chez les charistes par exemple c'est des gens qui auparavant avaient leur feuilles devant eux qui il se guidaient avec la feuille il AV discutit avec un collègue du match de la veille tu as vu le PSG qui a perdu et ainsi de suite bon euh et là maintenant euh et ben ils ont un casque sur les oreilles ils sont beaucoup plus productifs ils font ok ok ok ils sont passés de 3 à 6 tonnes par jour de charge transporté donc ça a des conséquences sur le physique mais aussi il y a plus de contact avec les collègues et quand il rentrent à la maison le soir alors quand leur femme demande la baisselle il répondent ok ok ok ok il le raconte donc voilà un travail où on est passé de de de la brass poulé à l'apné et euh euh avec pourquoi parce que depuis 40 ans on considère que ce travail là n'est pas un atout pour la société mais qu'il est un coût le coût du travail et à partir du moment où c'est un coût c'est un coout à diminuer et parfois à écraser et donc on se retrouve avec un travail qui est mal payé et qui est effectué dans des conditions qui sont très compliquées donc je pense que en contrepoint de ça il faut poser un idéal qui est simple pour moi qui que tous les Français doent pouvoir vivre de leur travail bien en vivre pas en survivre bien le vivre bien vivre de leur travail au présent c'est le salaire bien vivre de leur travail au passé c'est la retraite bien vivre de leur travail au futur c'est la formation je le dis parce que je sais pas si vous avez vu passer encore ces images de fil d'étudiants qui à Bordeaux font on voit c'est c'est c'est une queue de plus de 500 m d'étudiants qui vont chercher les colis alimentaires dire il n'est pas acceptable que la jeunesse qui est en formation qui cherche à à apprendre euh pour demain pouvoir effectuer les métiers produire pour le pays et qu'on fasse société ensemble il est pas acceptable ni que les personnes âgées soient en situation de pauvreté ni parce qu'elles ont travaillé ni que ceux qui vont avoir à travailler soient aujourd'hui en situation de pauvreté donc il y a cette question là il y a la question je pense du sens du travail il y a plein de métiers qui ont perdu leur sens je pense que il y a un sens à donner au travail qui est porteur de l'avenir nous avons deux défis majeurs à affronter nous avons un défi démographique nous avons de plus en plus de personnes âgées et moins en moins de personne en âge de s'en occuper donc c'est un premier défi à remplir nous avons un deuxième défi qui est évidemment le défi climatique qui suppose qu'on transforme notre industrie qu'on transforme notre énergie qu'on transforme nos logement qu'on transforme nos déplacement je veux dire il y a 5 millions de passeoirs thermiques dans le pays si on veut les isoler c'est immensément de travail moi je pense queil faudrait comme vous avez àbliré mais un atelier de réparation de mécanique d'électronique de d'informatique par carte quou par canton c'est du travail si on pense qu'il faut moins d'un Tran chimique et mécanique dans l'agriculture c'est du travail mais il faut qu' on puisse avoir un travail qui soit respecté pour faire ensemble vous savez il y a une phrase dans qu'on lit parfois dans dans les assiettes en porcelan qui dit simer ce n'est pas se regarder l'un l'autre c'est regarder ensemble dans la même direction et je pense qu' il y a un problème dans cette société c'est qu'elle ne regarde pas dans la même direction et que comme on lui offre pas un horizon les gens se regardent le nombril se comparent ça donne des petites jalousies ça donne des curelles ça donne de la haine ça donne du rejet ainsi de suite ê porté vers un même horizon pour moi c'est ce essentiellement ce défi climatique cette transformation de la société qui opéré quel est l'horizon que nous propos nos dirigeants depuis 40 ans c'est être compétitif être compétitif à l'intter naational être toujours dans la ça n pas de sens je dire c'est pas ça n'est pas porteur d'une espérance et je pense que la société s'ouvre aujourd'hui d'un manque d'espérance ce que représente la la boîte d'à côté c'est au fond du faire ensemble dans un projet commun qui a un projet de territoire qui est de reconstruire du lien avec les personnes âgées enfin c'est de faire ce travail là je dirais avec un Paris qui est un Paris humaniste c'est que il y a pas une personne qui ne sait rien faire il y a personne qui est bon à rien tout le monde sa'est bricoler jardinés enfin il y a beaucoup de monde qui sait moi je sais pas en l'occurrence les bricolés jardinés cuisinés ce sont des savoir faire qui peuvent être util à la société or aujourd'hui on a derrière des portes des tas de gens qui se sentent abandonnés et qui mettent pas leur savoir-faire au service de la société dernier point enfin il est évident que je suis moi pour le travail je pense que tous les Français tous les habitants de notre pays do pouvoir vivre de leur travail bien en vivre et non pas en survivre ça veut pas dire qu'il y a pas le repos avec ve dire le mouvement ouvrier il s'est construit sur ces deux jambes il s'est construit par la fierté du travail et il s'est construit par le droit au repos par le congé maternité par le dimanche chumé par le samedi à l'anglaise par les 40h par les congés payés par la retraite puis par la retraite à 60 ans le mouvement ouvrier est à la fois une fierté du travail de vivre de son travail et en même temps de conquérir d'avantage de droit EUR repau qui est le temps où on a le droit au beau on a le droit au bonheur on a le droit à la nature pour tous vous savez moi j'étais pour que au moment où il y avait des histoires sur la faillancerie de Sèvre je sais pas si vous souvenez j'avais macro avec commander un nouveau jeu d'assiette et tout ça et ça fait scandale je dis moi je trouve ça très bien qu'on commande de la faillancerie à sère mais je serai pour que une fois par an ça soit servi les ouvriers de chez goodur dans mon coin il soi servis dans des assiette que du drit au beau pour tout le monde et que peut-être un jour vous mangeiez dans la vaillancerie de de ser à à blirer je fais je suis gauche je va pas caché vous savez bien je suis bien à gauche et je pense que je veux dire en même temps euh le le le la boîte d'à côté a pas demandé qu'est-ce qu'avait voté les gens qui viennent là ils ont pas demandé si avz bien ou mal voté ils ont dit on vous prend la porte est ouverte il y a pas de tri à ce niveau-là et je pense que la même manière on doit être d'une gauche qui fait pas de trip qui vient défendre les classes populaires qui vient défendre des travailleurs et qui demande pas avant que le but vote a été mis dans le bon sens et que si on fait ce travail de défense si on fait ce travail de réintégration dans la société ainsi de suite il y a une bonne chance pour qu'on fasse rebasculer vous voyez parce que on aura été au côté je pense je le dis évidemment c'est toujours par la gauche que le monde du travail s'est défendu et la gauche comme mission de défendre en permanence le monde du travail là je je pose des choses qui sont de l'ordre sur le plan matériel je sais très bien que je ne suis pas en situation je n'ai pas ministère de transformer pour de vrai l'ordre des choses et je pense qu'il y a chez les gens une double souffrance je l'ai vu par exemple chez les femmes de ménage de l'Assemblée ou chez les auxiliaires de viille il y a une souffrance qui est de l'ordre matériel mais il y a une souffrance qui est de l'ordre spirituel c'estàd de la reconnaissance et bien en revanche ce qu'on fait avec G donc le train à 3 He de retard c'est pour ça qu' est pas là pour l'instant mais avec Gill PZ ce qu'on fait je pense c'est en revanche d'offrir autant sur le matériel on peut rien offrir autant sur le plan spirituel on vient offir une reconnaissance spirituelle à celles et ceux qui tiennent notre pays debout je le dis parce que pendant 2 mois on n pas eu de gouvernement et gros modo le pays s'en est sorti mais imaginez que pendant 2 mois on n pas de soignant on n pas d'enseignant qu'on n pas des boueurs qu'on n pas d'oxiliaire de vie le pays il est capoute donc on sait qui tient le pays debout et il faut pas qu'on l'oublie et c'est pour eux qu'on doit nous aussi toujours nous tenir Deb je vous remercie en tout cas

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