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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 30 novembre 2024 16 min

Vote d'une motion de censure à l'Assemblée, avenir de Michel Barnier... Le "8h30 franceinfo" de Karim Bouamrane

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Karim Bouamrane

Bonjour Karim Bouamran, l'agence Standard & Poor's maintient finalement la note française avec une perspective qui est toujours la même. Est-ce que ce matin vous vous dites que finalement c'est la preuve que le budget de Michel Barnier n'est peut-être pas si mauvais que ça ?

0:19
Présentateur

C'est la preuve que la France est un grand pays et il restera un grand pays en termes de confiance, en termes de stabilité. Et justement les prochaines semaines on doit envoyer un message de stabilité, d'apaisement pour éviter que nos notes soient dégradées. Mais toutes les comparaisons totalement catastrophiques qui consistaient à nous faire croire qu'on allait être dégradés, que la France prenait la trajectoire de l'économie comme la Grèce.

0:43
Karim Bouamrane

Vous pensez qu'avec le budget tel que l'avait imaginé une partie de la gauche et tel qu'il avait été en partie voté à l'Assemblée Nationale, ça aurait été le même verdict ?

0:51
Présentateur

Je pense qu'aujourd'hui, j'inverserais plutôt le paradigme. Je pense que si aujourd'hui nous n'avons pas un budget qui sera voté avec un message clair, là pour le coup, les prochains verdicts avec les prochaines agences sera sensiblement différent.

1:05
Invité

Message clair, alors on va rentrer dans le dur si je puis dire de ce budget, celui de la Sécu comme celui de l'État. Je précise que vous êtes ici comme maire de Saint-Ouen, mais vous êtes aussi à ce micro parce que vous êtes l'une des voix qui tente de reconstruire différemment le PS. Et ces dernières heures, Michel Barnier donc a pas mal, on va dire, reculé pour ne pas sauter. Qu'est-ce qui manque quand même pour vous faire renoncer, pour faire renoncer la gauche à une censure ?

1:28
Présentateur

Je pense que la messe est dite. Aujourd'hui, Michel Barnier a malheureusement démontré qu'il n'était pas à la hauteur de la tâche. Il fallait avoir une posture de compromis. Il n'a donné aucun gage à la gauche en termes de mesures sociales, en termes de mesures en direction de la santé, de l'éducation.

1:48
Karim Bouamrane

On a du mal à comprendre quels auraient été les gages qu'il aurait fallu donner à l'endroit d'une gauche qui disait de toute façon on censurera.

1:55
Présentateur

Au départ, le point de bascule, ça a été la posture 100% du programme avec le programme et la rupture non assumée avec LFI qui était dans une logique très court-termiste électoraliste et le Parti Socialiste et une autre partie du NFP qui n'étaient plus dans une logique de compromis.

2:10
Invité

C'est ça qui vous a rendu inaudible ?

2:11
Présentateur

C'est ça qui a rendu la situation de crise exacerbée. Donc au bout d'un moment, il fallait trancher de façon claire. Souvenez-vous, on a eu l'occasion d'en parler ici à plusieurs reprises. La quadrature du cercle n'existait pas si on n'était pas dans une logique de compromis.

Donc pour répondre très concrètement, à partir du moment où on est dans une coalition où on n'a pas la même temporalité et le même objectif politique et calendaire, souvenez-vous, dès le début, j'avais dit que le gouvernement Barnier aura un CDD de trois mois parce que vous avez d'un côté Jean-Luc Mélenchon qui uniquement avait un objectif qui est de faire tomber Emmanuel Macron pour se présenter le plus rapidement possible et on avait Madame Le Pen dont le calendrier a été précipité en raison de sa situation juridico-politique.

2:57
Karim Bouamrane

Mais vous reconnaissez quand même que les 60 milliards d'économies qui étaient dans le budget tel que prévu, ils sont nécessaires ?

3:04
Présentateur

Non, je pense qu'on aurait pu partir dans une épure budgétaire de 20 milliards au regard de ce qu'exigeait... Ça veut dire beaucoup plus de déficits publics ? Non, pas du tout. On répondait avec 20 milliards, on était sur la trajectoire budgétaire. Avec des impôts plus importants ? Avec pas forcément des impôts plus importants, revoir soit les dépenses, soit revoir des gisements en termes de recettes. Mais partir sur 60 milliards avec une logique non pas de compromis mais de tactique en direction de sa droite et de l'extrême droite, automatiquement nous mener au mur.

3:33
Karim Bouamrane

Mais 20 milliards, pardon, je m'arrête là-dessus une seconde, mais 20 milliards, qu'est-ce qui vous fait dire que ça aurait convaincu les investisseurs ? C'est finalement une somme assez modeste 20 milliards ?

3:41
Présentateur

C'était les critères de Bruxelles.

3:44
Invité

Là, la Commission européenne a validé la trajectoire de rétablissement des comptes publics ?

3:48
Présentateur

Bien sûr, parce qu'on a fait trois fois plus qu'on aurait pu le demander. Donc, à partir du moment où 20 milliards auraient suffi, on part sur une trajectoire de 60 milliards, sans aucun...

4:00
Invité

Si on est précis, c'est 40 milliards de dépenses en moins et 20 milliards de recettes en plus dans le budget épargné.

4:06
Présentateur

Une épure de 20 milliards, quand vous regardez les propositions, du moins les critères de Bruxelles, auraient largement suffi sur une trajectoire de 5 ans. Et là, on est parti de 60 milliards sans aucun plan politique pour pouvoir le mettre en oeuvre. Donc, automatiquement, on arrive à une crise politique.

4:21
Invité

Les concessions de ces derniers jours de Michel Barnier, notamment l'absence de hausse de la taxe sur l'électricité, c'est une bonne nouvelle pour vous, même si ça coûte ?

4:30
Présentateur

Moi...

4:30
Invité

Au budget de l'État, je vais dire ?

4:31
Présentateur

Non, mais le problème, c'est que... Regardez comment ce budget a été travaillé et conçu. Tous les jours, c'était la Star Academy ou The Voice de la proposition la plus intéressante ou la plus buzzante. On parle de l'électricité, ensuite, c'était l'aide médicale, ensuite...

4:52
Karim Bouamrane

Mais c'est pas ça, la négociation, Karim Bouhamran, quand même ?

4:54
Présentateur

Non, la négociation, c'est pas comme ça que ça se passe.

4:56
Karim Bouamrane

Quand vous regardez sur le plan politique... Michel Barnier, il est quand même censé savoir faire des négociations. Il a été négociateur du Brexit. On peut imaginer que c'est quelque chose qu'il connaît un petit peu.

5:05
Présentateur

Et là, on est en train de se prendre le mur. On est en train de se prendre le mur. Dès le départ, on savait que... Parce que c'est pas financé, des baisses comme ça, c'est le bonier.

5:12
Invité

On a du mal à comprendre où vous êtes sur ces... Sur ce sujet-là.

5:16
Présentateur

Sur ce sujet-là, c'est très simple. On a un budget à voter, que ce soit le PLF ou le PLFSS. Et aujourd'hui, on n'a pas d'accord. Et l'accord, parce que la question de fond, c'est que compte tenu du fait qu'il n'y a pas de majorité qui se dégage, il aurait fallu avoir une méthode qui nous aurait amené à un compromis. Et M. Barnier, puisque vous dites M. Barnier, il a l'habitude de négocier, il a donné des gages à la droite sur les retraites. Il s'est tourné. Et là, c'est même plus des compromis, c'est des compromissions. Et vous voyez actuellement, comme on dit communément, comment le Rassemblement National le fait sauter à la corde.

Il s'est tourné vers l'extrême droite en donnant un maximum, un maximum de gages sans donner un minimum, un minimum de garantie sur les questions d'éducation, sur les questions de l'hôpital, sur les questions d'un ISF climatique. Même quelque chose qui aurait pu être transpartisan, les collectivités territoriales où on les coupe de 11 milliards. Rien n'a été... Il a fait un geste pour les collectivités. À lequel ?

6:06
Invité

Pour les collectivités, il y a eu les frais de notaire. Il y a eu plusieurs sources nouvelles de recettes qui l'ont rétabli.

6:13
Présentateur

Ce qu'on appelle communément les DMTO, vous pensez que les DMTO vont donner la possibilité aux collectivités... Les droits de mutation à titre onéreux. On appelle donc les frais de notaire. Vous pensez que ces mesures, plus que symboliques, vont donner la possibilité aux collectivités territoriales, qui représentent 70% de l'investissement public, de pouvoir aller chercher des investissements en termes de crèche...

6:32
Invité

Là c'est le vice-président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis qui parle.

6:34
Présentateur

Oui, ou le maire, surtout le maire et puis le responsable politique. Parce que ça concerne malheureusement 400 collectivités territoriales qui représentent 70% de l'investissement public.

6:43
Karim Bouamrane

Est-ce que vous n'êtes quand même pas en train juste de réécrire l'histoire d'une censure qui finalement pourrait ne pas avoir été celle votée en tout cas par la gauche, à condition qu'il y ait eu des compromis ? Ce n'est pas vraiment ce qu'on a entendu ces dernières semaines quand même. C'était dès le moment où Michel Barnier a été nommé. C'était de toute façon, il n'est pas légitime, il faut qu'il tombe très vite. Il y a eu une motion de censure déposée à peine son arrivée effectuée. Et voilà, il n'y a peut-être pas eu de la part de la gauche une volonté très affichée de négocier. Alors, quelle histoire, quelle histoire, quelle gauche ?

7:17
Présentateur

Quand vous regardez l'histoire que j'ai racontée depuis cet été, elle a toujours été très claire. Acte 1, peut-être. Acte 1, permettez-moi d'être responsable uniquement de mes propos et pas de toutes celles et ceux qui sont parties. Vous êtes membre d'un parti, par ailleurs, je crois. Exactement, je suis membre du Parti Socialiste. Donc, le Parti Socialiste, là-dessus, a été divisé. Moi, c'est très clair ce que j'ai toujours dit. Alors, on va y revenir en détail. En l'État, on va se prendre le mur et 100% du programme avec le programme. On n'y arrivera pas. Le 830 France Info, Bérangère Bonte, Adrien Bec.

7:47
Invité

Et ce matin, Karim Bouamran, PS de Saint-Ouen, vice-président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Juste pour finir sur la censure, vous pensez qu'elle passe et que le RN va la voter, mercredi ?

7:58
Présentateur

Oui.

7:59
Karim Bouamrane

Vous espérez que le RN va la voter ?

8:01
Présentateur

Je n'espère pas que le RN la vote. On me pose la question, est-ce que le RN va la voter ? Oui. Est-ce que la censure va passer ? Oui. Justement parce que le RN a un calendrier politique qui est dicté par l'agenda de Marine Le Pen.

8:15
Invité

C'est-à-dire ?

8:16
Présentateur

C'est-à-dire faire en sorte qu'il y ait une élection présidentielle le plus rapidement possible. C'est-à-dire ? Mettre la pression sur Emmanuel Macron pour que Mme Le Pen puisse se présenter, éventuellement tabler sur une victoire.

8:27
Invité

Vous parlez de son calendrier judiciaire ?

8:28
Présentateur

Son calendrier judiciaire, absolument.

8:29
Invité

Qui a Matignon derrière ? Karim Boamran est-il disponible, comme il le disait l'été dernier ?

8:35
Présentateur

Moi, je pense que, que ce soit ma personne, que ce soit Bernard Cazeneuve, tout ça, ce seront des solutions qui seront...

8:41
Invité

Mais déjà sur le principe, on va parler de la gauche au-delà, mais est-ce que vous, c'est une option ?

8:46
Présentateur

Non, parce que le problème... Non, vous me posez la question, c'est est-ce que moi, je peux être une option ? Je pense que des profils comme le mien, comme des profils de Bernard Cazeneuve, quels que soient les profils qui sont directement liés à un parti politique aujourd'hui, qui lui-même est conditionné par un agenda spécifique, ne peuvent pas répondre à la commande d'être Premier ministre. Il faut aujourd'hui un gouvernement de sage, dit gouvernement technique, totalement, totalement, totalement, affranchi, affranchi d'un calendrier politique partisan.

9:16
Karim Bouamrane

On a besoin d'une petite définition, Karim Boisemar. Bien sûr. C'est quoi un sage ?

9:20
Présentateur

C'est qui un sage ?

9:20
Karim Bouamrane

Qui est sage aujourd'hui ?

9:21
Présentateur

Alors, très bonne question. Aujourd'hui, est sage celle ou celui qui ne répond pas à un calendrier politique à court terme ? C'est-à-dire, il n'a pas préparé un congrès, il ne répond pas à une élection présidentielle à court et moyen terme, et il n'est pas dans une... Michel Barnier, par exemple. On a vu où ça nous amenait, Michel Barnier. Michel Barnier, si vous m'accordez 45 secondes. Michel Barnier, on me l'a présenté comme le grand négociateur, le sage, l'homme de raison. Pas du tout. Il répondait simplement, il est retombé dans ses travers, il est retombé dans un calendrier politique ou politicien. J'ai toujours du mal à voir qui, en l'occurrence.

9:53
Invité

On avait parlé, par exemple, de Thierry Baudet, président du CESE.

9:56
Présentateur

Mais, par exemple... Est-ce que c'est ce genre de profil ? Exactement. Ce sont des profils. Ce sont des profils qui maîtrisent parfaitement les arcanes parlementaires, les arcanes de l'État, les arcanes européennes, et être en capacité d'avoir un budget voté au minimum minimum et nous faire passer les mesures d'urgence jusqu'à la prochaine élection. Moi, ce que je propose, la méthode est très simple. C'est la paix des braves. Aujourd'hui, les partis politiques, et j'en fais partie, les responsables politiques susceptibles d'être à Matignon, ne peuvent plus répondre à la commande.

Aujourd'hui, il faut éviter le chaos, il faut sauver le pays, il faut réunir tout le monde, et c'est là où j'en appelle. Et vous disiez vous-même que les partis n'ont aucun intérêt à ça ? C'est la raison. Le seul intérêt que les partis auraient d'accepter cette proposition, c'est d'éviter le chaos. Moi, je suis contre le chaos. Je suis contre le désordre. Les deux partis aujourd'hui qui disent qu'il faut une démission, et ça a été, je n'ai pas compris, la sortie de Copé, justement, là-dessus. Alors là, c'est complètement surréaliste.

10:53
Invité

Charles de Courson, également, au centre, encore plus central.

10:57
Présentateur

Il est coutumier de ce genre de déclaration. Mais on parle de choses sérieuses, là. On parle de sauver le pays. Aujourd'hui, les responsables politiques doivent se dire, OK, on arrête. On arrête nos conneries. On arrête de se dire, effectivement, on va jouer à la roulette russe, un gouvernement de coalition. Vous pensez qu'aujourd'hui, que le Parti Socialiste est en capacité de trouver un... Mais donc, il faut une sorte d'accord de non-censure. Exactement. Il faut un accord de non-censure porté par un gouvernement

11:22
Invité

qui s'affranchisse... Mais avec qui autour de la table ? Il y a plusieurs voix au PS. Philippe Brun dit un gouvernement de centre-gauche, un bloc central.

11:31
Présentateur

Mais ça ne marchera pas, ça ! Ça ne marchera pas ! Non mais... Non mais, écoutez...

11:35
Invité

Quand on parle d'accord de non-censure, c'est ça ?

11:37
Présentateur

Madame, bon, j'adorerais, j'adorerais venir ce matin avec mon dossier et vous dire, vous savez quoi, j'ai 4-5 noms et eux, ils ont la baguette magique et ils vous trouvent tout de suite...

11:47
Invité

Pourquoi ça ne marche pas un bloc central ? S'ils se mettent d'accord avant

11:50
Présentateur

pour ne pas censurer,

11:52
Invité

pour un programme ?

11:54
Présentateur

Parce qu'aujourd'hui, si jamais il y avait une coalition, une convergence des luttes à savoir voter un budget bloc central qui irait de, on va dire, centre-droit, centre-gauche, ça fait longtemps qu'on aurait pu avoir une majorité qui se dégage. Sauf qu'ils ne veulent pas, ils ne veulent pas. Aujourd'hui, ils ne veulent pas.

12:11
Karim Bouamrane

Les partis politiques... Et Karim Bouhamran, si on doit faire adopter un budget, imaginons-nous dans la perspective où le gouvernement que vous appelez de vos voeux existe. Ce budget, il va bien falloir prendre des décisions politiques, il y a des économies à faire, de l'argent à trouver. Et donc, par définition, il y aura toujours des insatisfaits, qu'ils soient à gauche, qu'ils soient ORN, qu'ils soient en Macronie. Vous avez évoqué... Donc, ce gouvernement, il peut tomber.

12:34
Présentateur

Vous avez évoqué le point culminant de ce dispositif. c'est se mettre d'accord sur deux points. Un, on ne vote pas la censure. Deux, on s'accorde sur un budget minimum qui éviterait de plonger la France au fond de l'abîme. Donc, c'est assurer, quitte à assurer le budget, N-1. Mais aujourd'hui, on a démarré l'émission avec Standard & Poor's. Si jamais nous avons une censure sans mise en perspective, il y aurait une rupture de confiance dans les marchés financiers. Et ce serait une catastrophe. Et là, pour le coup, les taux d'intérêt risqueraient d'augmenter et ça alourdirait notre dette.

13:09
Invité

On a compris que vous n'y êtes pas favorable, mais elle peut avoir lieu, la démission d'un Emmanuel Macron. En cas de présidentiel anticipé, Jean-Luc Mélenchon a proposé hier à ceux qui veulent s'unir avec la France insoumise de porter une candidature commune sur la base de son programme. Si on a bien compris pour vous, c'est non ?

13:24
Présentateur

Une démission du président de la République demandait la démission du président de la République et la candidature commune est inconsciente.

13:32
Invité

La candidature commune sur la base du programme de l'EFI, on a compris que c'était non ?

13:35
Présentateur

On veut confirmer ? Mais il est marrant, Jean-Luc Mélenchon, sur cette séquence-là. C'est-à-dire qu'un, il réclame le chaos et en plus, il dit communément à toutes les personnes de gauche, oui, l'union, le rassemblement, mais derrière moi. Sans aucune primaire, ça n'est rien du tout.

13:53
Invité

Mais quand même, est-ce que la gauche peut gagner des unis, que ce soit là, dans quelques mois ou même dans deux ans ?

13:58
Présentateur

Historiquement, la gauche a souvent gagné au premier tour, divisé pour se rassembler au second tour. Donc là aussi, tous les spécialistes de l'histoire politique, vous remarquerez que toutes celles et ceux qui disent « Ah, il faut avoir une cornature rassemblée au premier tour pour gagner », c'est faux. Lorsqu'on a gagné avec François Hollande, il y avait une multitude de candidatures à gauche. Mais précisément,

14:19
Karim Bouamrane

c'est aussi sans doute le pari de ceux qui sont proches de Jean-Luc Mélenchon. Je me rappelle de cette phrase de Manuel Bompard une fois dans le Figaro qui avait dit en clair « On clive, on va fâcher tout le monde, mais à la fin, vu que Jean-Luc Mélenchon est le plus puissant, tout le monde devra se mettre derrière nous, y compris en se bouchant le nez ». C'est ce qui va se passer une nouvelle fois.

14:36
Présentateur

Mais c'est leur stratégie. Ce n'est pas ma vision, ce n'est pas la mienne. Mais c'est la raison pour laquelle j'ai toujours poussé au rassemblement du bloc de gauche sur des lignes claires. Et j'ai toujours invité les personnes de la LFI de se détacher de Jean-Luc Mélenchon, d'une partie d'Europe Écologie Les Verts de se détacher de Jean-Luc Mélenchon et d'une partie du Parti Socialiste de se détacher de Jean-Luc Mélenchon.

14:59
Invité

Il nous reste très peu de temps. Où en est votre mouvement La France Humaine et Forte ? Combien d'adhérents ?

15:03
Présentateur

Donc là, on a 1000 adhérents. On a lancé 4000 personnes à Saint-Ouen le 3 octobre. L'objectif, c'est contribuer à faire en sorte que les valeurs de solidarité...

15:12
Invité

Et il va porter quoi au sein du PS ? Vraiment, en quelques mots, en vue du congrès du printemps puisque la succession d'Olivier Fort est ouverte.

15:20
Présentateur

Totalement déconnectée des contingences du Parti Socialiste. C'est redonner l'envie aux gens, redonner de l'espoir aux gens au travers d'une organisation indépendante avec des valeurs républicaines, de gauche, écolo et surtout citoyenne.

15:33
Karim Bouamrane

Merci beaucoup. Merci Karim Bouhamran, maire Parti Socialiste PS de Saint-Ouen, vice-président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Merci Bérangère Bonte.

Vote d'une motion de censure à l'Assemblée, avenir de Michel Barnier... Le "8h30 franceinfo" de Karim Bouamrane — Karim Bouamrane · Pourquijevote