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interviewC à vous (sur YouTube)· 19 juin 2025 52 min

Iran-Israël, Trump, ressortissants français…Jean-Noël Barrot s’exprime - C à Vous - 19/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct avec toute l'équipe.

Bonsoir à tous les 5. Emilie? - E.Tran Nguyen: Le nouveau rebondissement dans l'affaire Grégory. 40 ans après la mort du petit, la justice veut réentendre sa grand-tante, Jacqueline Jacob. - A.-E.Lemoine: On en parle avec maître M.-C.Chastant-Morand qui représente Christine et J.-M.Villemin, les parents de Grégory.

Elle sera notre invité aux côtés du présentateur de "L'Heure du crime". - M.Bouhafsi: On appelle ça le procès des vendanges de la honte. 57 personnes, la plupart d'Afrique de l'Ouest, retenues contre leur gré dans des conditions indignes.

C'est le procès qui s'est ouvert ce matin dans la Marne. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Quel est le but de guerre d'Israël contre l'Iran?

Détruire les capacités militaires nucléaires du régime iranien ou changer de régime et décapiter le régime des mollahs? C'est un débat qui, pour l'instant n'est pas clair dans les intentions affichées par les dirigeants israéliens, américains et aussi quelques nuances chez les Européens. - A.-E.Lemoine: On en parle avec notre invité, le ministre des Affaires étrangères, ministre de l'Europe également, J.-N.Barrot.

Merci de votre présence alors que demain, vous rencontrez votre homologue iranien accompagné de vos homologues allemand et britannique. Lorrain? - L.Sénéchal: Dans l'Aisne, une collégienne de 12 ans est morte, 7 enfants hospitalisés après une intoxication alimentaire.

On ne sait pas d'où est partie cette bactérie qui a tué cette petite fille. - P.Lescure: Madness, le nom d'un groupe anglais.

L'histoire de ces gamins anglais qui ont connu un succès mondial dans les années 80-90. - A.-E.Lemoine: De la musique aussi avec Superbus, le groupe français qui fête ses 25 ans.

J.Ayache nous interprétera leur tube "Butterfly". G.Jugnot et M.Gasteuil incarnent un père et un fils, malfrats aussi méchants que débiles.

Ils se font piéger par des enfants. Ils sont confrontés à la malice d'enfants. Ca rappelle ce film "Maman, j'ai raté l'avion!" On est ravis d'accueillir notre consoeur M.-P.Planchon.

Elle nous parle de son premier livre, "Pour l'amour du ciel". Un salut à M.Feragus en cuisine.

Au 7e jour de la guerre entre Israël et l'Iran, l'escalade se poursuit avec, pour cible, des installations de santé. L'hôpital de Kermanshah à Téhéran touché par une explosion qui s'est produite à proximité il y a 3 jours et cette nuit, contre le centre médical de Soroka, en Israël. Explosion. - Un tir de missile iranien vient d'atteindre cet hôpital au sud d'Israël. - A l'intérieur, la panique.

Les personnels évacuent dans la précipitation. - Beersheva n'est pas la seule ville à avoir été touchée ce matin. 2 quartiers proches de Tel-Aviv aussi, pendant de longues minutes...

Le ciel bleu était traversé par des missiles iraniens et ceux de la défense israélienne. Le Dôme de fer montre ses limites. - Il y a eu comme une grosse déflagration.

C'était horrible. - En Iran, voici les rares images qui nous parviennent. Celles des bombardements filmés par l'armée israélienne. - Ils sont en train de frapper au-dessus de chez moi.

On n'a plus de vie possible ici. Il y a 2 semaines, on essayait de faire attention à notre sécurité en prenant des taxis. On essayait d'avoir de la chance, ne pas être arrêtées ou tuées à cause de nos cheveux sans voile.

Maintenant, ce sont les bombes et les missiles qui risquent de nous tuer. ... - A.-E.Lemoine: Israël renouvelle ses menaces contre le régime iranien. - P.Cohen: C'est la conséquence de l'attaque d'un hôpital israélien par des tirs iraniens.

Le ministre de la Défense de l'Etat hébreu affirme que puisque le Guide suprême A.Khamenei considère la destruction d'Israël comme un objectif, "un tel homme ne peut être autorisé à continuer d'exister". Voilà sa phrase, prononcée aujourd'hui.

B.Nétanyahou et ses ministres ne formulent pas explicitement ce but de guerre, peut-être car les Américains se sont opposés à un projet israélien d'assassinat du numéro 1 iranien. D.Trump était contre.

Les Israéliens ont été priés de ne pas le faire. C'est ce qu'un haut responsable américain a confié à la presse dimanche dernier. Depuis, B.Nétanyahou explique qu'un changement de pouvoir pourrait être une conséquence du conflit, mais ce n'est pas un objectif affiché.

Avant-hier, E.Macron a mis en garde contre un projet d'élimination armée. - E.Macron: Nous ne voulons pas que l'Iran se dote de l'arme nucléaire ni de capacités balistiques.

La plus grande des erreurs aujourd'hui est de chercher par la voie militaire de faire un changement de régime en Iran. Ce sera le chaos. - P.Cohen: Le chaos, ce n'est pas tout à fait la position exprimée par le chancelier allemand. "Israël fait le sale boulot", a-t-il dit. ... - P.Cohen: "Le courage du gouvernement israélien d'agir ainsi contre ce régime", ce message est assez clair, comme celui de B.Nétanyahou.

C'est tout frais, il vient de le délivrer "nous changeons en ce moment la face du monde". Ca ne veut pas dire seulement éliminer l'arsenal nucléaire iranien. Ca veut dire éventuellement changer l'équilibre de la région. - A.-E.Lemoine: Le président français a tenté de relancer une initiative diplomatique. - P.Cohen: Un appel qui, dans l'état actuel de ce conflit, semble relever du voeu pieux.

E.Macron appelle Israël à mettre urgemment fin aux frappes qui visent des objectifs sans lien avec le programme nucléaire et balistique iranien, mais pas les autres. A ses yeux, les cibles militaires restent légitimes, pas les politiques.

La frontière entre les 2 paraît très fragile. - A.-E.Lemoine: On va revenir sur les chances de négociations, de retour aux négociations...

C'est ce que vous allez tenter de faire demain avec les ministres des Affaires étrangères allemand et britannique, en rencontrant votre homologue iranien à Genève. Tenter par la négociation de mettre un terme à ce conflit, c'est un voeu pieux? - J.-N.Barrot: Pas du tout.

C'est presque une obligation morale. Je multiplie les contacts avec toutes les parties prenantes dans la région pour amener, les uns et les autres, à l'évidence que oui, nous considérons que le programme nucléaire iranien constitue une grave menace, une menace existentielle pour Israël, la région, pour la France et l'Europe. Non, nous ne considérons pas que ce problème peut être résolu par la force seule.

Nous devons, comme nous l'avons fait il y a 10 ans par la négociation, obtenir un retour en arrière durable, crédible de ce programme, ainsi que le programme de missiles qui l'accompagne pour garantir la sécurité et la paix. Je crois que c'est le moment, et peut-être l'un des derniers moments pour rouvrir un canal de discussion et faire primer le dialogue sur la force. - P.Cohen: Ce n'est pas trop tard?

Israël est dans une logique de destruction. Les choses paraissent incompatibles. - J.-N.Barrot: Il est essentiel de montrer que cette voie du dialogue est la seule qui doit primer.

C'est la seule susceptible de produire l'effet recherché. Quel est l'effet recherché? C'est qu'on puisse se débarrasser, une bonne fois pour toutes, de ce programme nucléaire, le risque des missiles et l'attitude du régime iranien qui déstabilisent la région. - A.-E.Lemoine: C'est ce que vous allez demander aux ministres des Affaires étrangères? - J.-N.Barrot: Non.

Convaincre la communauté internationale que la seule manière d'obtenir ce résultat est de le faire par la négociation. C'est ce que nous disons depuis de nombreuses années. L'Iran aurait mieux fait de nous écouter.

Si elle était entrée de bonne foi dans les négociations que nous lui proposions, peut-être n'en serions-nous pas là. - A.-E.Lemoine: Est-ce que la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne parlent d'une même voix?

Quand on entend le chancelier allemand parler, qu'Israël fait le sale boulot pour nous, ce n'est pas la position de la France? - J.-N.Barrot: La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont condamné l'attitude du régime iranien.

Ces attaques tournées contre son propre peuple, contre Israël et la région...

Que ce soit ce programme nucléaire ou de missiles, que ce soit le soutien à tous les groupes terroristes en félicitant le Hamas pour l'attentat meurtrier du 7-Octobre...

Que ce soit dans la répression du mouvement Femme, Vie, Liberté ou encore par la détention arbitraire de 2 de nos compatriotes, J.Paris et C.Kohler, qui sont otages depuis plus de 3 ans, détenus dans des conditions indignes, assimilables à de la torture.

Nous partageons ce constat. Nous partageons un 2e constat, c'est que la négociation est, dans l'histoire récente, la seule voie qui a permis à l'Iran de faire marche arrière sur son programme nucléaire. C'était il y a 10 ans.

C'est le JCPoA, un accord sur le nucléaire iranien dont tous les éléments ont montré qu'il avait conduit l'Iran à réduire son stock d'uranium enrichi, ses capacités d'enrichissement. - A.-E.Lemoine: Comment le ministre des Affaires étrangères iranien a perçu les mots du chancelier allemand? - J.-N.Barrot: Je ne vais pas commenter la perception par un ministre iranien de propos allemands...

Nous nous efforçons, avec mes collègues britannique et allemand, à rouvrir ce canal de discussion, seule alternative à la poursuite de ces frappes qui menacent d'entraîner la région dans un embrasement dont nous ne pouvons pas mesurer les conséquences. Je rappelle que nous avons 1000 ressortissants français qui habitent aujourd'hui en Iran. Mais si certains souhaitent partir et que nous allons les accompagner...

Près de 250 000 compatriotes installés en Israël. - A.-E.Lemoine: Quel est l'objectif de guerre d'Israël? - J.-N.Barrot: Il faut demander à P.Cohen.

Je vous ai dit ce que nous pensons de ce régime. J'aurais pu ajouter que ce régime s'est rendu coupable de fournir à la Russie des centaines de missiles, des milliers de drones qui ont permis à la Russie, comme elle l'a montré il y a 2 jours, de frapper le peuple ukrainien. La France défend en toute circonstance le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Nous considérons que ce n'est pas par la force que nous devons redessiner les contours d'une nation. Il appartient au peuple de décider de leur propre destin. Nous devons faire confiance au peuple iranien de choisir par lui-même le moment pour se défaire du joug que ce régime a placé sur lui-même. - P.Cohen: Et le droit international?

Une guerre préventive, ça respecte le droit international? - J.-N.Barrot: Nous n'avons pas soutenu une guerre préventive. - P.Cohen: Vous avez dit qu'Israël était légitime à attaquer l'arsenal nucléaire iranien. - J.-N.Barrot: Nous n'avons ni soutenu ni participé à ces frappes.

La France est toujours du côté du droit international. - P.Cohen: Dans les propos d'E.Macron, j'ai cru comprendre qu'il approuvait l'action qui était celle de l'armée israélienne contre l'arsenal nucléaire iranien. - J.-N.Barrot: E.Macron a toujours dit, depuis le début de cette opération militaire, que nous ne l'avions pas soutenue et que nous n'y avions pas participé.

Il a appelé à l'arrêt des frappes. Il considèrt, à juste titre, que seule la négociation permettra de résoudre durablement ce problème. - A.-E.Lemoine: D.Trump a assuré hier soir ne pas avoir pris sa décision sur une éventuelle participation des Etats-Unis aux frappes d'Israël contre l'Iran. "Je vais peut-être le faire, peut-être pas le faire." A l'intérieur de son camp, les discussions sont vives. - A.-E.Lemoine: Que vous inspire cet échange? - J.-N.Barrot: Ca m'encourage à poursuivre les efforts que j'ai engagés pour montrer que la voie de la négociation est possible.

Je crois qu'il y a aux Etats-Unis beaucoup de responsables politiques convaincus qu'il ne faut pas refaire les erreurs du passé. Ce qu'on a vu en Libye, en Afghanistan, en Irak...

Nous ne voulons pas le voir se reproduire. Je le dis tout particulièrement pour la France. Nous sommes dans une situation différente de celle des Etats-Unis.

Il y a les principes qui nous conduisent à oeuvrer pour le dialogue et la négociation. N'oublions pas qu'il s'agit d'un pays de 90 millions d'habitants qui, par le passé, a montré sa capacité à se défendre bec et ongles, jusqu'à la fin des combats et pendant longtemps. Si nous laissons la région s'embraser, c'est aux portes de l'Europe un foyer d'instabilité majeur qui s'installera.

Nous en paierons les conséquences très lourdement. - E.Tran Nguyen: C.Kohler et son compagnon J.Paris sont détenus depuis plus de 3 ans dans la prison d'Evin, à Téhéran.

Hier, nous recevions la soeur de C.Kohler. - N.Kohler: On n'a pas de perspectives concrètes.

C'était déjà difficile avant. Là, c'est un enfer. On voit les multiplications des victimes civiles, des déclarations terrifiantes de part et d'autre.

Les appels à évacuer Téhéran se multiplient. Cécile et Jacques sont bloqués au milieu de tout ça. On n'est pas à l'abri que les conditions dans la prison se détériorent significativement et que des mouvements d'émeutes et de panique rendent la sécurité beaucoup plus difficile. - E.Tran Nguyen: Vous avez des nouvelles à donner aux proches de C.Kohler et J.Paris? - J.-N.Barrot: Je veux saluer le courage des familles.

Quand on a un proche retenu otage en Iran dans des conditions indignes, assimilables à de la torture....

J'ai porté plainte à ce sujet devant la Cour internationale de justice. C'est un calvaire que l'on vit. Dans les circonstances que nous connaissons aujourd'hui en Iran, c'est un enfer.

Je me suis entretenu avec la famille de Cécile et de Jacques mardi pour leur faire part de ce que nous savons et de ce que nous faisons. Ce que nous savons, à ce jour, c'est que, fort heureusement, les frappes...

Même si certaines ont touché le quartier dans lequel la prison est située, elles n'ont pas touché la prison elle-même. Ce que nous faisons, c'est d'abord de solliciter l'Iran pour que nous puissions avoir accès à Cécile et Jacques, obtenir une visite consulaire. Visite dont ils ont été privés depuis plus d'un an.

Le président de la République à son niveau, et moi-même au mien, nous avons attiré l'attention des autorités israéliennes et iraniennes sur la présence de nos 2 compatriotes, et sur la très vive préoccupation qui est la nôtre. Qu'ils puissent se trouver pris dans des phénomènes d'émeutes ou autres, qui peuvent se produire quand la situation sécuritaire se dégrade, ou pire encore, qu'ils se retrouvent victimes de frappes comme les populations civiles...

On va rester en lien avec eux de manière plus régulière, tous les jours, pour leur donner les informations dont on dispose. En espérant aussi pouvoir obtenir ce que nous n'avons pas obtenu depuis 3 ans: leur libération. - E.Tran Nguyen: Vous avez appelé les Français qui souhaitent quitter l'Iran à le faire via l'Arménie et la Turquie.

Pour ceux qui sont en Israël, aussi à partir via l'Egypte et la Jordanie. Dans les 2 cas, vous conseillez aux ressortissants français de partir? - J.-N.Barrot: Nous avons surtout conseillé à nos compatriotes en Israël de rester très à l'écoute des consignes de sécurité.

Nous leur avons indiqué qu'ils pouvaient se rendre à la frontière nord d'Israël pour gagner la Jordanie et l'aéroport d'Amman, ou la frontière sud. A la frontière, ils rencontreront des équipes qui leur faciliteront la tâche. Au-delà de la frontière, des bus seront mis en place dès demain matin pour les acheminer vers l'aéroport.

Pour les plus vulnérables, les personnes françaises en situation de vulnérabilité ou d'urgence, nous pourrions les acheminer depuis Tel-Aviv jusqu'à Amman. Un vol sera affrété d'ici la fin de semaine pour qu'ils puissent rentrer à Paris. S'agissant de l'Iran, nous les avons encouragés à ne pas rester à Téhéran.

Nous les avons appelés à se signaler pour les convoyer jusqu'à la frontière avec l'Arménie ou la Turquie et qu'ensuite, ils puissent prendre des bus qui les amèneront vers les aéroports des 2 pays concernés. Pour les Français, il est possible d'accéder à l'Arménie et la Turquie sans visa. - A.-E.Lemoine: Pouria Amirshahi s'est vu refuser un visa pour les Etats-Unis.

Il devait rencontrer des élus démocrates. Pour "C à vous", il dénonce un acte hostile des Etats-Unis. - En plus de 240 ans de relations entre la France et les Etats-Unis, pour la première fois, un parlementaire est interdit de séjour. - A.-E.Lemoine: C'est un acte hostile? - J.-N.Barrot: C'est un acte qui n'est pas définitif.

Au menu de ma discussion avec mon homologue américain, il y aura le cas de ce député, qui mérite, dans le cadre de ses activités parlementaire, de se rendre aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Comment expliquez-vous la 1re intention? - J.-N.Barrot: Je ne me l'explique pas.

C'est pour cela que nous sommes intervenus. - P.Cohen: Il est arrivé, le nouvel ambassadeur? - J.-N.Barrot: Il arrive dans les prochaines semaines. - A.-E.Lemoine: D'autres sujets d'actualité à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire des vendanges de l'horreur.

A l'été 2023, 57 travailleurs étrangers ont été découverts dans la Marne, dans des conditions de vie et d'hébergement déplorables. La plupart des victimes sont originaires d'Afrique de l'Ouest. Parmi les victimes allant de 16 à 65 ans, il y a une grande majorité d'hommes, mais aussi 9 femmes.

Ces personnes vivaient à même le sol, se douchaient sans eau chaude et à proximité d'installations électriques dangereuses. ... - M.Bouhafsi: C'est grâce à un signalement des voisins que l'inspection du travail a découvert ces victimes entassées les unes sur les autres.

A l'époque, les inspecteurs n'en croient pas leurs yeux. Certains évoquent un climat de terreur au sein de l'un des prestigieux vignobles champenois. - On n'a pas été payés.

Le pire, ceux qui étaient dans les champs ont été tabassés et violentés souvent. - M.Bouhafsi: Le procès des vendange de la honte s'est ouvert ce matin devant le tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne.

Le parquet a retenu 5 infractions contre 3 personnes et une société de services. Conditions de service indignes, emploi de salariés sans titre de travail et surtout, traite d'êtres humains. - Un homme avec un couteau leur disait de retourner travailler.

C'est inouï. On le dénonce. Les conditions de travail et d'hébergement ressemblent à de l'esclavagisme. - M.Bouhafsi: Pour atténuer la responsabilité de sa cliente, l'un des avocats de la défense a trouvé un argument surprenant pour justifier les conditions de vie indignes des travailleurs. - Il y a des très grandes difficultés de recrutement.

Ca amène à un traitement dans l'urgence de ces questions. Ca amène parfois à des débordements, comme ma cliente a pu en être victime. - M.Bouhafsi: Les 57 victimes sont soutenues par la CGT Champagne, en colère de voir que les donneurs d'ordres ne sont pas présents aujourd'hui au tribunal. - Je veux que les sanctions tombent, que ce soit pour les prestataires...

Ce qu'on déplore, c'est qu'il n'y a pas de donneur d'ordre convoqué à la barre. On trouve ça inadmissible. - M.Bouhafsi: Dans un secteur sous tension où les vignobles passent par des prestataires de services, plusieurs associations...

C'est le prestataire qui est jugé...

Plusieurs organisations des droits de l'homme se sont portées parties civiles. Cette affaire n'est pas la première. En 2018, 48 étrangers embauchés pour des vendanges et découverts dans des conditions similaires.

Aujourd'hui, la traite d'êtres humains touche plusieurs secteurs en France. Les professionnels sont concernés, mais aussi des particuliers. - Les personnels domestiques travaillent avec des amplitudes horaires qui peuvent aller jusqu'à 15 heures par jour en étant isolés du monde.

On a trouvé un jour, dans une épicerie, une personne exploitée qui dormait dans un faux plafond. Dans le bâtiment, on a des personnes qui étaient cadenassées dans des bâtiments en construction, qui dormaient sur place dans des conditions sordides. On est de l'ordre de 1500 dossiers.

Ca touche toutes les catégories sociales. Il n'y a pas de profil type, ni pour les exploiteurs ni les personnes exploitées. - M.Bouhafsi: En France, en 2024, le Comité contre l'esclavage moderne a relevé 327 dossiers de traite d'êtres humains en France.

Selon l'Organisation internationale du travail, le montant des profits illégaux est estimé à 18 millions d'euros. Monsieur le ministre, quelles mesures concrètes doit-on engager pour mettre fin aux réseaux de passeurs? - J.-N.Barrot: C'est une situation qui, comme vous l'avez dit, est indigne.

C'est surtout extrêmement grave, la traite d'êtres humains. C'est sans doute l'un des qualificatifs juridiques assorti des peines les plus lourdes dans notre droit. Je pense qu'il faut le rappeler.

Ce n'est pas juste une affaire de travail illégal. Ce qu'il faut faire, c'est d'abord réprimer ce type de comportement et de réseau. C'est ce que nous avons commencé à faire dans la dernière loi immigration qui a été votée.

Ceux qui transportent, ceux qui emploient à ces fins de travail illégal des personnes étrangères ont vu les sanctions contre elles se durcir. Concernant l'action que je mène, l'objectif est de les mettre en faillite, d'éviter que de jeunes hommes et de jeunes femmes se trouvent en situation de devoir quitter leur famille, leur village, leur pays, en prenant tous les risques pour se retrouver entre les mains de ce type de passeurs. Pour ça, il y a la coopération internationale et l'extinction des foyers de crise.

Quand la France et sa diplomatie se déploient au Liban et en Syrien mais également pour tenter d'éteindre le feu entre Israël et l'Iran, c'est aussi pour arrêter ces vagues migratoires. - P.Lescure: J'ai une question sur la situation en Méditerranée.

Les ONG de sauvetage en mer ont secouru plus de 175 000 migrants en Méditerranée durant les 10 dernières années. Un chiffre révélé hier par plusieurs organisations humanitaires. Malgré ces sauvetages, plus de 20 800 personnes, dont 3500 enfants, sont décédées ou ont disparu en Méditerranée.

Les ONG qui ont donné ces chiffres exhortent les Etats à prendre encore plus leurs responsabilités. Est-ce que l'UE peut faire encore plus? - J.-N.Barrot: La 1re responsabilité de l'UE et de la France, c'est d'éteindre les foyers d'incendie, comme je le disais.

Je pense à la Syrie. En 2015, suite à la répression dans le sang par le régime sanguinaire de B.Al-Assad...

Elle a été l'origine du départ de plusieurs millions de Syriennes et Syriens, dont plus d'un million vers l'Europe, prenant des risques, perdant la vie, pour certains d'entre eux, dans la Méditerranée, qui est devenue un cimetière. La 1re responsabilité est d'éteindre les incendies et de permettre aux peuples de vivre en paix et en sécurité chez eux. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu.

Je rappelle que vous êtes le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Plus de 40 ans après le meurtre du petit Grégory, la justice a ordonné un nouvel interrogatoire de sa grand-tante, J.Jacob, soupçonnée d'avoir revendiqué par écrit et au téléphone l'enlèvement et l'assassinat du petit garçon.

Des soupçons qui pourraient justifier sa possible mise en examen. Elle clame son innocence, aujourd'hui comme lors d'une précédente mise en examen, annulée pour vice de forme. - J.Jacob: Je n'ai jamais écrit aucun courrier, rien. - Les 2 lettres qu'on vous accuse d'avoir écrites, c'est la 1 et la 2.

La première date du 4 mars 83. Il y est écrit: "Je vous ferai la peau, à la famille Vilemin." Il y avait une faute à Villemin.

On vous accuse d'avoir écrit cette lettre. C'est faux? - J.Jacob: C'est faux.

Je n'ai jamais écrit. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.-A.Richard.

A vos côtés, maître M.-C.Chastant-Morand, avocate de Christine et J.-M.Villemin.

Ils cherchent à savoir ce qui est arrivé à leur fils depuis 40 ans. Ce nouveau rebondissement est le signe que la justice ne laissera pas impuni l'assassinat d'un petit garçon? - Me M.-C.Chastant-Morand: C'est un élément nouveau.

C'est un rebondissement. Sinon, nous ne serions pas là ce soir. Ca montre que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon suit ce dossier, a accumulé un certain nombre d'éléments dans le cadre du supplément d'information et a estimé que le moment était venu de faire un dépôt partiel pour qu'on puisse évoluer. - A.-E.Lemoine: Ce qui permet cette convocation, c'est une expertise de stylométrie complémentaire qui porte cette fois sur l'appel téléphonique de revendication passé à Michel, l'un des frères de Jean-Marie, le jour de la disparition. "Je te téléphone car ça ne répond pas à côté.

Je me suis vengé du chef. J'ai kidnappé son fils. Je l'ai étranglé.

Je l'ai jeté à l'eau. Sa mère le cherche, mais elle ne le retrouvera pas. Ma vengeance est faite." Le style de ce texte correspondrait, serait similaire aux lettres anonymes? - Me M.-C.Chastant-Morand: Il y a de nouvelles expertises, effectivement, dont celle-ci.

La stylométrie a permis d'identifier certains auteurs à partir des mots employés, de la façon de s'exprimer, de façon écrite ou orale. C'est un élément nouveau. La stylométrie, c'est assez nouveau dans le cadre des dossiers judiciaires.

C'est toujours extrêmement intéressant. Il ne faut pas insulter le progrès. - A.-E.Lemoine: La conviction des experts, c'est qu'il y aurait un auteur unique et que l'auteur de ces lettres et de ces appels de revendication serait l'auteur du meurtre. - J.-A.Richard: C'est la grande question.

On arrive au coeur de la science. Elle a 40 ans, l'affaire Grégory. On a quitté le terrain pour arriver avec les experts...

La stylométrie, c'est analyser la syntaxe, le style des phrases...

On fait des rapprochements avec le corbeau, le style de la voix du corbeau et le style des lettres. Il y a 2 choses. Mais il y a plusieurs corbeaux, dans cette affaire.

Une nouvelle expertise, qui date de 2021, assez récente...

Au centre de cette affaire, on a le couple Jacob. - P.Cohen: Déjà mis en examen. - A.-E.Lemoine: Pour séquestration. - J.-A.Richard: Ils étaient au coeur du système.

Ils avaient participé à l'enlèvement, et sans doute à la mort du petit garçon. Cette mise en examen est annulée pour vice de forme. 492 protagonistes ont été comptabilisés par les gendarmes, avec leur système de logiciels.

Dans ces 492 protagonistes, on retient le couple Jacob, qui revient en permanence. Ils reviennent à cause de la voix rauque du corbeau, un moment attribuée à monsieur Jacob, à cause de l'écriture attribuée à madame Jacob...

Aujourd'hui, il y a plusieurs lettres dont on soupçonne qu'elle en est l'auteur. - A.-E.Lemoine: Elle serait l'auteure unique des lettres de revendication et de menaces.

Il y en a 5 au total. Enfin, 5 éléments, avec l'appel téléphonique. Elle serait l'auteure unique. - Me M.-C.Chastant-Morand: La pièce essentielle, me semble-t-il, c'est la lettre de revendication du crime.

La personne qui a écrit, revendiqué, posté cette lettre de revendication, manifestement, est un personnage central. Ce qu'il ne faut pas oublier dans cette affaire, c'est qu'il y a forcément un lien entre le corbeau et le malheureux assassinat de ce petit Grégory. - A.-E.Lemoine: Cette lettre de revendication, la voici. "Le chef", c'est le surnom de Jean-Marie, jalousé par ses proches parce qu'il avait obtenu un poste de contremaître. - J.-A.Richard: La jalousie est au coeur de cette affaire.

C'est une jalousie ancestrale. Entre les Jacob et les Villemin, il y a une guerre terrible. Il y a eu des mots affreux échangés.

Ca va de génération en génération. Cette haine a fini par se reporter sur J.-M.Villemin et le petit Grégory. - Me M.-C.Chastant-Morand: Au départ, le corbeau ne ciblait pas J.-M.Villemin.

Au départ, le corbeau ciblait son père. Il y avait une haine vis-à-vis d'Albert Villemin. Petit à petit, c'est vrai que J.-M.Villemin était l'élément d'avenir de la famille.

Il était devenu contremaître très jeune. On avait l'impression que tout lui réussissait. Finalement, cette jalousie, cette hargne, cette haine s'est déportée sur Jean-Marie. - A.-E.Lemoine: J.Jacob avait gardé le silence lors de sa précédente audition et mise en examen en 2017.

Est-ce que vous espérez, maître, qu'elle soit plus loquace, qu'elle réponde? - Me M.-C.Chastant-Morand: Bien sûr. - P.Cohen: Elle clame son innocence à travers son avocat. - Me M.-C.Chastant-Morand: Les conditions ne sont pas les mêmes qu'en 2017.

C'était déjà extrêmement soudain, en 2017. C'était au petit matin. Les gendarmes s'étaient déplacés.

Il y avait un cadre de garde à vue. C'est très différent. Aujourd'hui, tout le monde en parle.

Il n'y aura pas de surprise. Il y aura une convocation par un magistrat, le président de la chambre de l'instruction. Elle sera entourée de ses avocats.

Le contexte est quand même différent. - A.-E.Lemoine: Et plus favorable, peut-être?

Plus favorable à l'obtention d'éléments? - J.-A.Richard: La pression est différente.

La pression de la justice est de plus en plus importante. Le temps passe. Beaucoup d'acteurs de cette affaire sont morts.

On arrive au bout de l'histoire. Les Jacob, quand on a ôté leur 1re mise en examen pour des questions de procédure, on leur a demandé s'ils ne craignaient pas d'être remis en examen jour. Ils ont éclaté en sanglots tous les deux.

Ils ont dit: "Ce n'est pas possible! On ne peut pas nous faire ça!" On y est, à ce stade.

Ca devient compliqué de lutter contre les éléments. - A.-E.Lemoine: La qualification de mise en examen ne sera pas la même.

Ce sera juste pour association de malfaiteurs criminelle, mais pas pour le meurtre. - Me M.-C.Chastant-Morand: C'est une infraction connexe.

Qui dit infraction connexe vis-à-vis de l'infraction principale, dit quand même qu'il y a une connexité, que c'est lié. Il y a un lien entre ces 2 infractions. Mais c'est le choix de la chambre de l'instruction.

En ce qui nous concerne, nous, parents du petit Grégory, Christine et J.-M.Villemin, nous avions pris le parti de ne pas nous prononcer.

Nous estimions qu'en définitive, ce n'était pas notre rôle, puisque nous sommes partie civile, que c'était le rôle du parquet général en amont pour les réquisitions. Ensuite, la décision de la chambre de l'instruction a été rendue par 3 magistrats, en collégialité. Nous n'avions pas fait de mémoire.

Nous n'avions pas pris parti. Nous n'avions qu'un mot d'ordre: la poursuite de la recherche de la vérité. - A.-E.Lemoine: Qui n'a jamais quitté le couple Villemin depuis 40 ans. - E.Tran Nguyen: Pour cette recherche de vérité, il y a eu beaucoup d'expertises menées: enregistrements de la voix du corbeau, ADN retrouvé sur l'anorak de Grégory, les cordelettes qui ont servi à l'entraver, les lettres...

Mais ces analyses n'avaient rien donné. - Il faut continuer à travailler avec les progrès de la science et avec des choses plus classiques. Ce n'est pas un examen technique, un examen scientifique qui, seul, donnera la solution de cette affaire.

Ce n'est pas parce qu'on trouvera un nom que, nécessairement, nous aurons la solution. Il est raisonnable de penser qu'un examen technique ne tranchera pas le noeud gordien de cette affaire. Ca devra toujours être confronté aux nombreux éléments de l'enquête. - E.Tran Nguyen: Au bout de 40 ans d'enquête, est-ce qu'on peut encore compter sur les évolutions, les progrès techniques? - Me M.-C.Chastant-Morand: Je le crois.

Au niveau de l'ADN, puisque nous avons des profils d'ADN dans ce dossier...

La pièce essentielle, c'est la lettre de revendication. Il y a des ADN mélangés. On n'est pas encore capable de faire parler les ADN mélangés.

A mon avis, ça va venir très vite. On pensait que ça viendrait. Je crois que le logiciel n'a pas été homologué. - E.Tran Nguyen: Au bout de toutes ces années, ça n'a pas été altéré et complètement effacé? - Me M.-C.Chastant-Morand: Peut-être, bien sûr.

Mais on a quand même un profil. Si on arrive à extraire l'ADN, à l'isoler, si c'est l'ADN de personnes au centre de cette affaire, c'est quand même l'ADN de quelqu'un qui aurait écrit et posté cette lettre. C'est quand même essentiel.

Nous croyons que l'ADN n'a pas dit son dernier mot. Nous croyons également, mais ça, c'est à voir, éventuellement, à l'expertise des voix. Nous savons que nous avons un profil vocal, une empreinte vocale, vous et moi.

Si on parvient à isoler l'empreinte vocale, puisque nous avons beaucoup d'enregistrements du corbeau, et à comparer cette empreinte vocale avec d'autres empreintes vocales, peut-être, et je dis bien peut-être, car je suis extrêmement prudente, surtout après toutes ces années...

Pour répondre à votre question, "est-ce qu'on peut encore croire aux progrès de la science", j'ai la faiblesse de dire oui. - J.-A.Richard: Moi, je suis devenu pessimiste, au fil des années.

L'affaire Grégory, c'était il y a 40 ans. Je suis devenu pessimiste. J'attends.

Il va y avoir une bagarre juridique très importante. On va voir. Tout est ouvert.

Ca fait vraiment beaucoup d'années. - A.-E.Lemoine: "Les plus grandes affaires de L'Heure du crime"... - J.-A.Richard: Très bon livre. - A.-E.Lemoine: C'est votre ouvrage.

Merci beaucoup, maître, d'être venue sur le plateau de "C à vous". C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.

Merci. Une jeune fille de 12 ans victime d'une mystérieuse intoxication alimentaire dans l'Aisne. - L.Sénéchal: Elle est morte au centre hospitalier de Saint-Quentin lundi, a annoncé la préfecture, d'une insuffisance rénale aiguë conséquence d'une intoxication alimentaire sévère.

Grande émotion, notamment d'une de ses camarades, sur TF1. - Avant, j'étais dans sa classe. Elle faisait partie de mes amis.

Quand je l'ai appris, je ne me sentais pas bien. Je suis pas allée au collège. Je suis quand même assez inquiète car si ça se reproduit, on ne peut pas vraiment empêcher la chose. - L.Sénéchal: C'était une élève de collège, 12 ans seulement.

Le mystère, c'est que 7 autres enfants ont aussi été gravement intoxiqués, pris en charge à l'hôpital. Mais ils n'ont pas pris de repas en commun, ne fréquentent pas les mêmes collectivités, les mêmes établissements, et même les sources d'approvisionnement alimentaire de leurs familles sont multiples. - On continue à être en contact régulier et rapproché avec les familles pour essayer de retrouver tous les points communs entre ces enfants.

C'est les lieux de restauration, les lieux de courses, les lieux de fréquentation et les événements qui peuvent avoir eu lieu dans les jours précédant la survenue de leurs symptômes. - L.Sénéchal: C'est un événement qui provoque une grande émotion à Saint-Quentin.

Les autorités de santé mènent une analyse pour déterminer si les souches bactériennes qui ont touché les enfants ont des caractéristiques similaires. Si vous avez le moindre doute, des symptômes, même quelques jours après l'injection de certains produits, composez le 15. - A.-E.Lemoine: Air India affirme que le Boeing qui s'est écrasé il y a quelques jours était bien entretenu. - L.Sénéchal: Les moteurs ont été révisés en mars et avril.

Le bilan officiel est de 279 morts, en comptant les victimes au sol. Un seul a survécu au crash. C'est lui qui émerge, là.

C'est une vidéo récente. Il est hagard, mais indemne de l'accident. Il était assis près d'une issue de secours.

Air India a annulé 8 vols avec le même modèle d'avion depuis. Des annulations officiellement sans gravité et sans lien avec ce crash, mais c'est un mauvais coup de pub pour Boeing, en plein Salon du Bourget. L'aviateur américain choisit de ne plus communiquer sur ses commandes, à l'inverse d'Airbus, qui engrange. - G.Faury: C'est un bon début.

On a à peu près 240 signatures. C'est beaucoup. Boeing est en difficulté depuis maintenant de nombreuses années.

On a un carnet de commandes rempli. On n'est pas en mesure de répondre à des demandes à très court terme pour remplacer les avions qui auraient été commandés chez un autre constructeur, essentiellement Boeing. On a plus de 8700 commandes. - L.Sénéchal: Un comparateur français a ajouté un bouton "exclure Boeing" des recherches.

Il répond à une demande des clients. - L'idée est venue de nos utilisateurs. Ils nous envoyaient des messages, des mails pour identifier le type d'avion dans lequel ils allaient voyager, pour éviter potentiellement les avions Boeing.

On avait à peu près 7 % des personnes qui utilisaient ce filtre jusqu'à maintenant. Ca a explosé cette semaine. On est aux alentours des 18 %. - L.Sénéchal: Ca fait beaucoup parler autour du plateau.

Ce sont des peurs qui ne sont pas forcément rationnelles. - J.-A.Richard: J'ai très peur en avion.

J'évite à bloc l'avion. - A.-E.Lemoine: Le fait est qu'il y a beaucoup plus d'accidents, de catastrophes aériennes avec des Boeing qu'avec des Airbus.

Ce n'est pas une histoire de superstition, ce sont les faits. - L.Sénéchal: Demain, E.Macron va donner un nouveau coup de pub à Airbus, à son avion militaire.

Le président va visiter le Salon du Bourget. Il viendra en A400M, l'avion de transport militaire d'Airb - A.-E.Lemoine: La fusée SpaceX explose avant même le décollage. - L.Sénéchal: Nouveau coup dur pour le patron E.Musk.

La mégafusée Starship n'a même pas décollé. Ce n'était même pas prévu. Elle était juste en train de passer un test, un essai statique de routine. - L.Sénéchal: SpaceX est plutôt habitué des explosions.

Ca a toujours été la manière dont fonctionne le groupe, presque. Regardez ces images. On est sur les ancêtres de SpaceX.

Ca permettrait à E.Musk de récupérer des données et d'avancer. Pour l'instant, ça coince, car Starship est la plus grande fusée construite par le groupe.

A chaque fois, elle explose. Là, ce sont des images de janvier. On avait eu de belles images.

E.Musk minimise avec un message sur son réseau X. - A.-E.Lemoine: J'en ai vu, des égratignures, mais des comme celles que vous nous avez montrées... - L.Sénéchal: Après sa brouille avec Trump, ses comportements erratiques, les accusations de consommation de drogue... "Mensonge", affirme E.Musk.

Il a publié ce document comme preuve. - A.-E.Lemoine: Certifié authentique, bien sûr! - L.Sénéchal: Par E.Musk. - P.Cohen: Il a fait tester un de ses enfants. - A.-E.Lemoine: Quand Trump reçoit des footballeurs dans le bureau Ovale, ça tourne au malaise. - L.Sénéchal: Les Etats-Unis accueillent la Coupe du monde des clubs.

Il y a le PSG, notamment. Le président D.Trump a voulu recevoir une des équipes qui participe, la Juventus Turin.

Mais il ne leur a pas du tout parlé football. Il a parlé de ses obsessions politiques, notamment des trans. ... - L.Sénéchal: On ne sait pas pourquoi il pose ces questions. - P.Cohen: Ca a été improvisé.

Ce n'était pas prévu à l'agenda. - L.Sénéchal: Il y a plusieurs joueurs américains dans l'équipe de la Juventus, dont T.Weah.

Il dit qu'il ne sait pas pourquoi ils étaient invités. Ils ont été forcés. Regardez la tête qu'ils font au moment où Trump leur parle des trans.

Il a parlé aussi de l'Iran. T.Weah conclut: "Je veux juste jouer au football." - M.Bouhafsi: Le directeur général a eu raison de lui répondre comme ça.

On voit que Trump est surpris. Il y a de très bonnes joueuses féminines à Turin et partout en Europe. - A.-E.Lemoine: On finit avec une bourde signée de 2 touristes en Italie. - L.Sénéchal: Ils ont voulu faire une vidéo, sans doute humoristique, dans un musée.

Le couple s'amuse devant une oeuvre d'art baptisée "La Chaise de Van Gogh". Madame fait semblant de s'asseoir et monsieur y va carrément, sauf que la chaise est très fragile. Elle s'effondre littéralement sous son poids.

Ensuite, ils ont prévenu les autorités du musée, non? Et non, ils ont pris la fuite! Le musée a diffusé les images, qui remontent à plusieurs mois. ... - L.Sénéchal: L'oeuvre a miraculeusement pu être réparée, réexposée.

C'est une oeuvre fragile. - A.-E.Lemoine: Elle est protégée, maintenant? - L.Sénéchal: Pas particulièrement.

Elle est quand même sur une estrade. Il n'est pas prévu de monter dessus. L'artiste a réagi avec humour et ironie.

Elle dit qu'il y avait la possibilité de créer une nouvelle oeuvre. Quand elle a vu l'image de cette chaise, elle a trouvé que c'était très cubiste, avec les pieds pliés. - P.Cohen: On pense plus à une chaise qu'à une oeuvre d'art. - J.-A.Richard: Les briseurs de chaise sont toujours recherchés.

Les carabinieri ont lancé un mandat d'arrêt contre eux. Je les attends. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, J.-A.Richard, d'être venu.

Iran-Israël, Trump, ressortissants français…Jean-Noël Barrot s’exprime - C à Vous - 19/06/2025 — Jean-noël Barrot · Pourquijevote