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interviewLe Média· 8 juin 2026 21 min

L’ÉCHEC QUE MACRON VEUT CACHER DERRIÈRE DES CHIFFRES À CHOOSE FRANCE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Tesla, c'est directement un concurrent à deux grands groupes automobiles français dont l'État est actionnaire via la BPI. Donc, vous avez un état qui ouvre à la concurrence à quelqu'un qui a une avance technologique. Comment voulez-vous que cette personne ne lui vole pas des partarts de marché ?

Là, vous allez pas me dire que c'est positif. La Chine subventionne ses entreprises, pas les entreprises étrangères, ils sont pas complètement fous. Or, nous, nous subventionnons les entreprises aussi étrangères.

Lui-même le dit, un pays pauvre quand il a rien, la première chose qui qui se dit, c'est comment je peux être attractif ? Donc on va continuer à aller plus loin, c'est qu'on est tous la fiscalité de l'Irlande, paradis fiscal et puis qu'on est tous le modèle social de la Léthonie avec 44 % de retraités pauvres. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché au média.

On a un message très important à vous dire. Nous avons besoin de 10000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Notre survie en dépend et on a déjà dépassé le palier des 2000.

Merci beaucoup. à partir de quelques euros par mois et défiscalisable. Permettez au premier Méia TV1 des de France d'exister.

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Notre survie ne dépend que de vous. Bonjour Thomas. Salut Lisa.

Avec toi aujourd'hui au programme Emmanuel Macron tout comp au château de Versailles pour réindustrialiser la France et attirer les investisseurs étrangers. La France est-elle sauvée ? On va voir tout ça.

C'est parti. [musique] Emmanuel Macron a mené son 9e salon T France. la semaine dernière et annonce un grand succès pour l'activité et l'emploi français.

On est même allé échanger avec le ministre de l'économie Roland l'Escure. On vous raconte tout ça. Le salon Tose France, c'est un sommet tenu par Emmanuel Macron qui vente la France au château de Versailles auprès de 200 PDG venus du monde entier pour attirer les investissements étrangers.

Roland l'escur, ministre de l'économie, applaudit leur bilan. 71 projets, 93 milliards d'euros d'investissement, 15000 emplois directs notamment dans les secteurs des data centers, énergie, finance. Thomas, avant de rentrer dans le détail là, est-ce que tu partages la joie d'Emmanuel Macron et de son gouvernement ?

Écoutez, il faut regarder ces chiffres et il faut les les manier avec précaution. Euh la première des choses, c'est des montants globaux. Il faudra s'assurer année après année que les montants avancés sont respectés.

Et puis après, il faut se poser la question de qu'est-ce qu'un investissement étranger ? Un investissement étranger, si vous ouvrez une usine, effectivement ça peut créer des emplois, ça peut avoir quelque chose de positif. Un investissement étranger, si vous rachetez une capacité française, donc vous rachetez un fleuron français, que vous prenez ses savoir-faire, que vous restructurez la boîte et que vous détruisez des emplois, c'est plus positif.

Et puis après, il y a la notion de politique industrielle euh c'est-à-dire qui est-ce que vous faites rentrer euh dans votre pays ? quel loup fait rentrer dans la bergerie et quel impact ça va avoir sur les producteurs français. Donc quand on regarde tout ça, on se rend compte que euh un pays riche ne peut pas être qu'un pays qui est attractif et attire des investissements étrangers.

Normalement, c'est le rôle plutôt des pays qui sont en train d'émerger, pas des pays riches. Bon, de toute façon, on va voir ça dans le détail dans cette émission, mais là, quand on les entend, on se dit "Bon bah, tout va bien et cetera." Est-ce que tu partages ce constat de la France va bien là ?

Ah non, non, non. On le mais on le sait très bien. Pareil quand on regarde des encore une fois des pays en développement, il y a des pays en développement qui sont extrêmement attractifs, même des pays pauvres qui sont extrêmement attractifs parce qu'ils ont des zones franches, parce que ils ont des contrats de partage de production pas trop agressif avec les compagnies pétrolières.

Donc ils font le bonheur des compagnies sans faire le bonheur de la population. La la réalité qu'il faut poser derrière ces montants, c'est déjà est-ce qu'ils vont être effectués et exécutés ? Et la deuxième chose, c'est quel impact ça va avoir sur la population, quel emploi ça va créer et est-ce que est-ce que il va y avoir un impact positif sur ce que nous nous voulons collectivement si nous savons ce que nous voulons collectivement.

Puis quel là on nous parle de 15000 emplois direct. Alors souvent c'est x 2 x 3 indirect mais à voir si ça tient dans la durée, comment enfin ce que tu viens de dire parce que le ministre de l'économie a notamment venté des projets de partenariat entre des investisseurs étrangers et des groupes français. il sentaiit quand même la petite musique venir.

À titre d'exemple, par exemple, le japonais Softbank, l'un des plus grands investisseurs dans la tech du monde va investir 75 milliards d'euros en France dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle. Mais on le sait, entre ces annonces, il y a une réalité. Les investisseurs étrangers peuvent bénéficier de beaucoup de subventions publiques, d'aides publiques et cetera puis repartir hein.

C'est le fameux débat des aides aux entreprises. Est-ce qu'elles sont conditionnées ou non ? Et on a posé la question à Roland l'Escur.

Il y a eu un gros débat l'année dernière notamment sur les aides publiques aux entreprises. Est-ce que il va avoir un travail de transparence par rapport à ce à ce sujet et surtout est-ce que ces investissements étrangers s'il y a des aides ou du soutien de l'État français he comme vous parliez avec des partenariats par exemple est-ce que ce sera conditionné au fait de rester de garantir des emplois et de ne pas repartir avec le savoir-faire ou de délocaliser derrière le crédit imperche si vous faites pas de recherche vous n'avez pas de crédit d'impôts. les subventions à la décarbonation.

Si vous faites pas de la décarbonation, vous vous n'avez pas de crédit d'impôts. Il y a un certain nombre d'aégements de charge qui font l'objet de débat. Mais j'allais dire si vous ne recrutez pas, vous n'avez pas d'allégement de charge non plus.

Concernant les les investissements étrangers, évidemment, il y a un certain nombre de conditionnalités très claires. D'abord, est-ce que l'investissement est lieu ? C'est la moindre des choses.

Donc, les déboursements se font toujours au fur et à mesure que les investissements sont faits et et effectués. Gardons quand même en tête tous que la France est sans doute le pays qui aide le plus les entreprises au monde. La France est clairement le pays qui taxe le plus les entreprises au monde aussi.

Pour finir, je voudrais quand même euh vous engager à lire une étude de la CDE qui est sortie, je pense, hier ou avant-hier, qui montre l'étendue absolument exceptionnel des subventions de l'État chinois à l'industrie chinoise ces dernières années. Donc n'oublions pas quand même que dans la concurrence internationale aujourd'hui, on doit à la fois mieux protéger notre marché notamment en intégrant ce genre de subvention, mais aussi bien protéger nos entreprises et continuer à les [grognement] appuyer dans leur développement. C'est essentiel.

Thomas, est-ce que la réponse du ministre te satisfait ? Là, il y avait des choses intéressantes dans sa réponse, mais après il passe à côté du vrai sujet. Le vrai sujet, c'est pourquoi cette entreprise investit autant et s'installe chez nous ?

C'est parce que il n'y a pas de concurrent européens. Donc là-dessus, encore une fois, nous avons constaté que nous avions finalement un certain retard sur l'IA et plutôt que de se protéger et mettre en place cette filière parce que nous avons quand même il y a Mistral, il y a je suis persuadé qu'il y a des entreprises qui qui pourraient faire des rendements d'échelle sur ce secteurlà, et ben nous disons bah comme nous n'avons pas ça, ouvrons ça au concurrents étrangers. Et donc et la seule chose que nous donnons comme garantie au concurrents étrangers, c'est de leur dire "Venez chez nous, il y a une électricité abondante grâce au nucléaire." C'est notre avantage comparatif.

C'est un peu particulier. Alors que normalement, on devrait structurer la filière. Surtout là, on est au début de cette histoire-là.

Donc, on devrait structurer la filière, faire en sorte d'avoir aussi notre propre champion, d'avoir un concurrent aux Américains et cetera. Je veux dire, si nous avions un choix industriel à faire, normalement c'est le choix d'Emmanuel Macron parce qu'en plus c'est un fan de la start-up nation, donc ça devrait être un choix prioritaire li pour lui et il arrive même pas à faire ça. Donc il est il est légué à la place de finalement dire aux gens bah écoutez venez chez nous, il y a des subventions.

C'est ce que dit Renault Lescure. Les impôts ont baissé quand même s'ils sont encore élevés selon lui, mais ils ont quand même fortement baissé. C'est la politique de l'offre mise en place et en fait on est réduit à faire ça.

Et la comparaison avec la Chine, elle est intéressante mais elle est fausse parce que la Chine subventionne ses entreprises, pas les entreprises étrangères, ils sont pas complètement fous. Or nous nous subventionnons les entreprises aussi étrangères, lui-même le dit. Donc ça c'est ça c'est très problématique.

C'est pas pareil de subventionner son champion à soi ou son entreprise publique. Ce qui est ce qui est normal que de financer financer un étranger qui s'installe pour qu'il ait ensuite une position dominante et que nous soyons dépendants technologiquement de lui. Puiss arriver dans d'autres secteurs euh qui sont autres que la technologie où on a vu euh des gens partir des suppressions d'emploi et des liens de dépendance où les grands groupes ont vraiment mis la main et puis toutes les PME se sont fait fermer une à une quoi.

Mais bien sûr et encore une fois sur un un sujet comme le digital qui devrait intéresser notre président puisque c'était le président de la startup nation sur le digital, il a constaté plein de choses et je veux dire Emmanuel Macron, il est très bon dans les constats mais c'est après il faut agir. Il a constaté qu'on était une colonie numérique, il a raison. On a été une colonie numérique.

On n pas réussi à créer des géants du digital, il a raison aussi. Et là, on est en train de faire la même erreur. Je veux dire, aujourd'hui, si Elon Musk peut manipuler quasiment tout le monde avec son algorithme ou TikTok également avec son algorithme, c'est parce que nous n'avons pas encore une fois de substitut donc de de concurrents européens qui soient capable de les remplacer.

Et c'est ce qu'il faudrait faire aujourd'hui pour l'IA. Et c'est pas en ouvrant la porte à tout le monde qu'on va permettre ça. À la fin, il ne restera que des Américains ou des Chinois.

Puis donc là, ce sommet de chose France, il parle de plusieurs secteurs, he pas du tout que que l'A. Et quand on regarde le taux d'ouverture, fermeture des usines notamment en 2025, ça reflète pas trop l'euphorie qu'on voit après ce sommet. Par exemple, pour l'année 2025, alors l'État met en avant un sol de net d'ouverture et d'extension de + 19.

En fait, il y a eu 158 extensions, 103 ouverture, 180 fermetures et 82 réduction. Donc en fait, il y a plus de fermeture que d'ouverture mais vu qu'il y a des extensions d'usine et ben en fait ça met le sol de Oui, c'est pas pareil. Donc ça ça reflète pas à toute l'uphorie qu'on voit là.

Ouais, tout à fait. Et puis il y a d'autres chiffres qu'on peut croiser. Il y a les les chiffres très bons de train de qui montrent effectivement qu'il y a eu une reprise.

En fait Macron a quand même bénéficié d'un effet d'oben. C'est-à-dire il a il a bénéficié d'une reprise d'activité. C'est-à-dire qu'on on y avait la crise 2008 avec une très forte chute de l'activité avec 1,5 million de chômeurs entre 2008 et 2015 en plus en France. pratiquement 3 millions euh en en Espagne et puis ça ça revenait, on revenait à notre niveau de richesse, ça recommençait, l'économie repartait et Macron a a bénéficié de cet effet conjoncturel qui n'a pas concerné que la France, concerné toute la zone toute la zone euro.

Et donc nous avons effectivement eu un moment où il y a eu un solde net, mais pas un truc de dingue, un solde net de création d'entreprise par rapport aux destruction. Mais en 2024, à partir de 2024, on retourne dans un sol de négatif, c'est-à-dire qu'il y a plus de destruction euh d'usine que de de d'ouverture d'usine dans notre pays. Jean-Noël Barre, lui euh il vente un succès hein euh qui bénéficiera à tous les Français et que les investissements bénéficieront aux Français, notamment au territoire éloigné qui ont subi la désindustrialisation, je le cite.

Il met en avant par exemple le fait que 2/3 des investissements étrangers bénéficient au petits euh territoires et il a lancé un petit pic en disant "Déplaise aux politiques qui sont contre les investissements étrangers, un emploi sur 10 et le fait d'une entreprise étrangère. Qu'est-ce que tu penses de sa vision ? Ben, je pense que elle est elle est un peu trop simpliste à mon goût.

Il s'agit pas de dire que nous n'avons pas besoin d'investissement étrangers, il s'agit de d'organiser des investissements étrangers en fonction de nos besoins tout en préservant notre tissu industriel. Et c'est pas ce qui est fait là. On on l'a souvent dit ici, mais cet exemple très parlant, on doit on doit va le reprendre encore une fois parce que euh quand vous avez euh monsieur Sapin qui entre dans une Tesla et qui dit "On va faire venir les Tesla en France il y a quelques années de ça" euh ben Tesla euh c'est directement un concurrent à deux grands groupes automobiles français dont l'État est actionnaire via la BPI.

Donc vous avez un état qui est actionnaire via la BPI qui ouvre à la concurrence à quelqu'un qui a une avance technologique. Comment voulez-vous que cette personne ne lui vole pas des parts de marché ? Là vous allez pas me dire que c'est positif.

Donc on va dire "Ah grâce à Tesla, ça crée quelques emplois mais ça en détruit combien ? Faut pas regarder que les créations, faut regarder aussi les destructions, l'impact que ces investissements vont avoir sur d'autres secteur. Donc en fait tout ça est très sympathique mais ça manque en fait d'un pilotage.

Un pilotage c'est où est-ce qu'on veut aller ? Qu'est-ce qu' où est-ce qu'on veut être le leader ? Alors si c'est sur l'IA et ben c'est pas la bonne solution.

Si c'est renouvelable enfin il faut un moment choisir où est-ce qu'on veut le leader. Là on n pas l'air on se poudre un peu partout dans le plan de relance mais on ne choisit pas. Et puis après de quel investissement nous avons besoin et dans quel dans quelle industrie nous voulons être souverain ?

Et ça aujourd'hui personne ne peut donner une réponse. C'est quand même hallucinant. Personne ne peut donner une réponse.

Vous regardez ce que font les Chinois, ils peuvent vous donner une réponse. Même vous regardez les Américains sur certains points, on peut être d'accord ou pas, ils peuvent vous donner une réponse. Ils voulaient être euh plus ou moins indépendants sur l'énergie, ils ont donné une réponse.

Nous peut-être à part le nucléaire et encore après des des réflexions, on a aucune réponse à donner. Il y a un autre élément intéressant, Thomas, dans ce qui a été dit euh au compte-rendu des conseils des ministres là il y a quelques jours où on était, euh le ministre de l'économie a salué un succès qui n'est pas un hasard mais le fruit d'un travail depuis 8 ans. Le gouvernement met en avant nos avantages compétitifs.

Alors, comment on serait compétitif ? Il y a eu un travail depuis des années pour améliorer le marché du travail et la fiscalité. Aujourd'hui, on en parle plus.

Donc, en fait, Emmanuel Macron se serait se serait fait féliciter hein par les PDG pour avoir baissé les impôts et disons-le, détruit le code du travail. Mais ce n'est pas tout. Le sommet aurait permis d'identifier les attentes pour être encore plus attractif hein de la part des investisseurs.

Une exigence de simplification et d'unification du marché intérieur pour donner aux entreprises des marges. On va décrypter hein. de l'investissement public comme le font la Chine ou les US avec un accord qui a été trouvé pour avancer vers une union des marchés de capitaux ou une union dans l'épargne et l'investissement et qu'il y aura un plédoyer français pour que le futur budget européen permette d'investir dans des secteurs d'avenir comme la tech ou le quantique.

Ils ont beaucoup parlé de quantique mais attention il faut quand même protéger les secteurs qui ont une concurrence déloyale ou internationale par exemple l'acier euh voilà ce genre de chos. Et donc Roland l'escur était tout content et il a dit il faut continuer dans les secteurs d'avenir et lui aussi mais l'entourage du président met en avant ce ce fameux marché des capitaux pour une France et une Europe forte. Thomas, qu'est-ce que tu penses là d'un peu ces ces projets d'avenir ou c'est un peu les PDG qui donnent l'orientation au gouvernement ?

Non. Bah alors déjà attendons de voir on y est pas parce que là on dit jour oui il faudrait si en Europe faudrait ça il manque de c enfin là on voit qu'il se félicite de la baisse de la fiscalité et de du la destruction du code du travail que ça ça a fonctionné. Est-ce que ça a marché ?

Alors, mais pour les entreprises, oui. Enfin, pour les grandes entreprises surtout, c'est ça pour les grandes entreprises, ça a très bien fonctionné. C'està-dire que les grandes entreprises on ont gagné plus d'argent.

Elles peuvent aujourd'hui se séparer plus facilement d'un salarié quand il y a un problème. Et je veux dire, même quand il y a pas de problème, elles savent combien elles vont payer au prudom puisque aujourd'hui les indemnités prudomales, elles sont encadrées alors qu'avant on ne savait pas. Donc même si j'ai envie de te virer, je peux te virer, je sais combien je vais payer au prudom.

Donc euh elles elles sont contentes. Mais après, est-ce queil y a eu un impact macroéconomique ? Non, il y a pas eu d'impact macroéconomique.

On le sait très bien. Euh la croissance n'a pas été au rendez-vous, les rentrées fiscales n'ont pas été euh au au rendez-vous, le chômage a a baissé de manière cosmétique. On l'expliqué plusieurs fois.

En réalité là, je pense que en tenant ce discours, Emmanuel Macron, il veut s'autoader que il a sauvé quelque chose quand même parce que le chômage repart à la hausse, les usines, le solde devient euh négatif, euh la politique budgétaire est catastrophique selon lui hein, parce que c'était quand même quelqu'un qui était assez assez dans le discours dominant. Donc qu'est-ce qu'il peut sauver finalement ? Il aura pas le chômage, il aura pas la croissance, les déficits, ça va être compliqué.

Donc il faut bien qu'il sauve quelque chose et là il essaie de de sauver sa son attractivité. Bon très bien. Mais vous savez là il faut vraiment le répéter hein.

Un pays pauvre quand il a rien, la première chose qui qui se dit c'est comment je peux être attractif ? H et il fait exactement la même chose. Il fait un code du travail adapté, il fait des des d'une fiscalité adaptée pour faire venir les investisseurs et il leur garantit une stabilité.

Euh un pays riche c'est autre chose. Euh je veux dire on aurait pas eu nos constructeurs automobile si on s'était pas protégé à un moment. On a demandé aux pays émergents de s'ouvrir pour leur vendre nos voitures, mais s'il s'étaient fermés, ils auraient construit probablement leur propre voiture.

Donc la Chine aujourd'hui joue du protectionnisme. Les États-Unis jouent du protectionnisme. Nous, on ne peut pas être une terre uniquement d'accueil comme ça et être dépendant à la fin des technologies.

Ça c'est pas possible. Puis c'est pas fini parce qu'on nous parle d'une exigence de simplification et d'unification du marché intérieur, ce fameux marché de capitaux. Qu'est-ce que tu en penses de ces pistes là ?

Bah on va toujours on va toujours dans la même direction. C'est-à-dire que de toute façon le propre, on l'avait dit la semaine dernière, le propre de ces parties là, c'est de faire comme si les réformes précédentes n'avaient pas existé pour ne pas justement en tirer les conséquences. Le choc de l'offre qu'on a eu en 2017 que tout le monde a déjà, la plupart des gens ont oublié en disant "Maccron n'a rien fait." Macron a fait énormément de choses.

Il a fait plus de choses que Sarkozi he très largement. Le choc d'offre que nous avons eu n'a pas entraîné les effets escomptés. Donc on va continuer à aller plus loin jusqu'à jusqu'au moment où je veux dire le but du but c'est quoi ? c'est qu'on est tous la fiscalité de l'Irlande, donc un paradis fiscal et puis qu'on est tous le modèle social de la Léonie avec 44 % de retraités pauvres.

Et là, on aurait été au bout du bout. Bah, je suis pas sûr que ça profitera la population. Et cette politique là de l'offre à part surenrichir les grandes entreprises, il y a des vrais impacts pour les Français ?

Ben, il y a des vrais impacts sur les Français parce que quand vous baissez la fiscalité, ça va profiter à certains certains acteurs qui sont souvent très mobiles, donc qui peuvent et profiter de cet endroit-là et puis après aller construire ailleurs. Euh et on l'a bien vu, hein, et ben vous baissez les rentrées fiscales et quand vous baissez les rentrées fiscales, vous devez faire des coupes sur les services publics ou sur le modèle social ou sur l'assurance maladie. Donc on voit très bien que en réalité le paris de départ, on baisse la fiscalité, ça relance l'investissement, ça crée des emplois et finalement ça crée des recettes fiscales n'a pas fonctionné.

Oui, ça fait 10 ans qu'on nous dit si on baisse les impôts des entreprises, ça va relancer l'activité et faire plein d'emplois. On va accélérer ça fait 10 ans qu'on nous le dit, ça a été appliqué depuis allez, on va dire 30 ans dans d'autres pays et on a vu le résultat. C'est-à-dire que les entreprises ont bien sûr surperformé, elles ont surtout surperformé en bourse he parce qu'elles ont aussi délocalisé beaucoup mais elles ont surperformé en bourse.

Et vous avez de l'autre côté la majorité de la population qui n'a pas vu ses revenus augmenter au même niveau que que ceux qui ont surperformé. Donc une très petite minorité de gens dirigeants ou très très haut dirigeants. Donc non, c'est c'est une politique qui est très fortement inégalitaire, il faut le dire.

Et je comprends pas pourquoi à chaque fois qu'on l'applique, on se dit "Ah bah non, il faudrait aller plus loin." On a déjà été loin là. Il faudrait aujourd'hui plutôt faire le bilan de cette politique.

Ouais, c'est ça. Qu'est-ce qu'il faudrait si tu étais ministre de l'économie ? Quel plan tu mettrais en place pour réindustrialiser justement ?

Mais déjà, il faudrait un plan. C'estàd que déjà mettre un plan en place, c'est difficile. Alors alors pourquoi ?

Moi, je pense que pendant des années, ces gens-là ont appris l'économie, ont grandi dans un monde où la mondialisation c'était génial et ils ont le point de vue quand même du patronat de leur classe. Alors que depuis le Covid, on sait qu'il faudrait entamer quand même un changement. Donc il faudrait une forme de souveraineté et d'ailleurs c'est la souveraineté qui nous permettra d'être moins dépendant des aléas de la géopolitique au niveau au niveau mondial.

Donc identifier déjà des secteurs. Alors ça dépend après de votre tendance. Monsieur Macron c'était start-up nation, il aurait dû l'IA et cetera, il aurait dû identifier faire en sorte que Mistral et ben il ait des contrats avec des entreprises de protéger Mistral de d'un concurrent étranger.

Il aurait pu faire ça. Si d'autres c'est les énergies renouvelables, bah qu'ils y aillent à fond. Il créent une filière.

Si d'autres c'est le médicament, ben qu'ils y aillent à fond. On rapatrie des filières de production de médicaments que l'on juge important, on investit dans la recherche, ainsi de suite. Il faut d'abord avoir un plan.

Et aujourd'hui, moi l'esquise d'un plan, c'était le rôle du commissariat au plan, normalement bah il y en a pas. Il y en a pas. Il y en a pas.

Et c'est ça qui manque, c'est d'abord de d'identifier un plan, de le présenter au français. Si la personne se fait é lire, il applique ce planl et dans ce cas-là, il retire de la mondialisation un certain nombre de secteurs qu'il jugent important. Et donc ça veut dire qu'on protège ce secteur là de l'étranger.

On accepte des coûts de du travail plus élevé, c'est tant mieux hein. Et on accepte des des normes environnemental qui sont à notre niveau et c'est très bien. En protégeant ça de la compétition mondiale, il y a pas de souci.

Et on fait de la commande publique pour faire vivre ces industries là. Et pourquoi aujourd'hui ils arrivent pas à le faire ? Nos politiques arrivent pas à le faire.

Est-ce que c'est simplement l'idéologie ? Parce que nous nous dit oui mais c'est pas possible. Oui mais déficit.

Oui mais concurrences internationales. Oui mais on on va pas y arriver si on a des coûts trop élevés. Qu'est-ce que tu réponds ?

Pourquoi il n'y arrive pas à faire ? et conivance avec des avec des des lobby parce que faut faut bien avoir conscience que les gens c'est c'est les grandes entreprises ont gagné énormément d'argent. Quand vous regardez par exemple dans l'automobile, pourquoi on n pas été sur l'électrique ou sur l'hybride ?

Parce que c'était plus simple pour les lobby de l'automobile, tous européens de dire "Non non, le diesel est propre, d'aller voir nos politiques dire ne faites rien sur le diesel, le diesel est propre." Alors qu'il trichait, il y a eu le diesel gate, il trichait de dire ça aux politiques. Les politiques, bon, on va rien faire hein, on va leur donner des baisses d'impôts et puis on va pas leur les obligés de changer parce que les objets de changer ça, il y a un risque pour l'emploi.

Donc il y a il y a quand même un un chantage qui est fait par les par les lobby des grosses boîtes pour que les situations ne changent pas, elle ne qu'elle ne s'améliore que par des baisses d'impôts et des baisses de contraintte parce que c'est une situation qui est idéale pour eux et ça c'est pas possible. À un moment, il faut aussi inciter les gens, les acteurs à faire des changements et c'est le rôle du politique normalement. à leser guider, leur dire voilà vous aurez telle garantie mais vous devez faire tel changement.

Et merci à vous chez vous d'avoir suivi cette émission. Le média, je le rappelle, a besoin de vous. Nous devons réunir 10000 donateurs mensuels avant le 30 juillet pour assurer la survie du média à un an 2027.

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