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interviewSud Radio· 24 juin 2025 6 min

Retraites : François Bayrou va rencontrer les partenaires sociaux ce matin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Le Grand Matin Sud Radio 7h9h Jean-Jacques Bourdin. Nous sommes avec Cyril Chabanier qui est le président de la Confédération française des travailleurs chrétiens. Cyril Chabier, bonjour.

Bonjour. Nous sommes au cœur de l'actualité, je le disais sur Sud Radio puisque le Premier ministre vient de faire une déclaration à prop à propos du conclave des retraites il y a quelques minutes pour nous dire qu'il envisageait, qu'il fallait, qu'il poussait à la poursuite des négociations. Nous sommes près du but, dit-il.

Écoutons-le. Je rencontrerai ce matin les organisations qui ont participé à ce travail pour rechercher une voie de passage dans l'intérêt de notre pays. Je me suis entretenu avec la plupart d'entre elles hier soir et je pense que ce principe pourra être accepté par elle.

On sait bien que la difficile recherche des solutions nouvelles est une longue marche et que dans une longue marche, les derniers pas sont souvent les plus exigeants, mais ce sont donc aussi les plus importants. Voilà François Bayot qui pousse qui vous pousse. Vous êtes dans les négociations Cyril Chavanier, il vous pousse à aller encore négocier ce matin.

Est-ce que vous allez y aller ? Ah ben déjà euh nous sommes républicains à la CFTC, donc quand le Premier ministre vous invite, vous y allez. Euh mais euh nous en fait on a tout mis sur la table et euh et je crois que euh nos propositions étaient euh à la fois concrètes et raisonnables.

Donc euh hier, on a assisté euh un jeu complètement ridicule du patronat qui nous font le MDEF en particulier, qui nous font une conférence de presse à 14h30, une demi-heure avant le début. euh du conclave euh alors que c'était pas le rôle des numéro 1 d'être là à ce moment-là et que nous on joue pas des coups en douce par derrière qui sont arrivés avec un texte où on avait des reculs par rapport à la fin de la négociation de mardi dernier et si on avait rajouté une date c'est parce que justement on était pas et là le premier ministre n'a pas complètement tort pas si éloigné d'un accord et ça valait le coup de remettre et là on est reparti même pas à zéro on est reparti avec des reculs par rapport C'était c'était ridicule ce matin. Oui, nous allons aller discuter euh sous l'égide du premier ministre.

Oui. Mais nous demandons au MEDF de faire l'effort nécessaire pour que ça aboutisse. Exactement.

Jean-Jacques Marette avec qui je je enfin pour qui je salue le travail qui est l'animateur qui est l'animateur de la négociation a écrit un texte qui était plutôt mesuré avec un texte de compromis dans lequel il y avait des avancées intéressantes à la fois sur la pénibilité, à la fois sur la pension des femmes et sur l'âge d'annulation de la décote. C'est-à-dire au moment où vous avez une pension pleine et entière, même si vous avez pas la totalité de vos trimestres. Euh ce texte était était un compromis.

Il y avait encore quelques ajustements à faire, d'où la réunion d'hier. Euh et donc c'était un texte qui aurait pu euh qui qui aurait pu trouver un accord. Donc ce texteelà maintenant qui n'a pas été écrit, enfin je veux dire, on a même le patronat qui nous dit que ce texte-là était écrit par les organisations syndicales.

Euh franchement, c'est peu de respect pour Jean-Jacques Maret. Non, ça a été écrit par Jean-Jacques Marette suite aux entretiens en bilatéral qu'il a fait avec les uns et les autres. Euh donc ce texte-là euh si le MEDF euh dit oui, il y a peut-être deux trois ajustements à faire.

Ça peut permettre peut-être d'avoir euh d'avoir euh d'avoir un accord mais euh mais maintenant le dernier pas, il est au patronat. Donc je dirais presque au Premier ministre que c'était plus utile de convoquer le patronat que de convoquer les organisations syndicales qui sont allées au bout de leur proposition. Bon vous vous n'avez plus de proposition nouvell, pas de propositions nouvelles à faire.

Il y a un texte sur la table. Maintenant, il faut que le patronat accepte ce texte. Il faut que le patronat accepte accepte ce texte qui a été encore une fois le fruit d'un compromis.

Un texte écrit par l'animateur et non pas par les organisations syndicales. Ouais, ça j'ai bien compris. J'ai bien compris.

François Bairou vous force la main. Enfin, force la main. Je je j'y reviens.

Force la main au MEDF. C'est bien cela Cyril Chabier. Mais de toute façon, il y aura pas d'accord si le gouvernement force pas un peu la main au patronat.

Je dire dans pour trouver un accord, il faut que chacun fasse un geste et aujourd'hui nous avons accepté quand même nous les organisations syndicales et la CFTC d'aller dans ce conclave de négocier euh accepter le fait que le combat sur les 64 ans, ça sera un combat politique qui se passera ailleurs et sûrement durant la présidentielle mais qu'on pouvait comme l'avait dit d'ailleurs le premier ministre trouver un accord partiel sur certains sujets et moi franchement et penser au salariés et mais moi franchement améliorer la vie des salariés en prenant en compte des nouveaux critères de pénibilité qui ont été exclus depuis une dizaine d'années améliorer la pension des femmes. J'aurais pas l'impression d'avoir servi à rien et d'avoir vraiment et d'avoir permis de d'améliorer parce que c'était ça le but, améliorer la loi d'Élisabeth Borne. Il faut pas oublier que s'il y a pas d'accord, c'est cette loi qui s'applique à 100 %.

Exactement. Michel Chabier, la CFDT qui est le premier syndicat de France est sur le le exactement le le le même avis que vous. Alors, on est sur le même avis, c'està-dire on va se rendre à la négociation aujourd'hui.

Nous, c'est hors de question de refaire le match. On a acté le désaccord hier soir. Donc, il y a un texte sur la table.

On n'est pas reparti pour renégocier pendant 15 jours ou pendant un mois. Ce texte-là, soit il est accepté par le patronat, soit il est refusé. Une chose qui est sûre, c'est qu'on va pas refaire le match en repartant sur des négociations pendant 15 jours.

Ça c'est clair. Voilà, pendant 15 jours. Ça c'est clair.

C'est aujourd'hui l'ultime ultime chance où le Premier ministre convainc le patronat et le MEDF en particulier d'accepter ce texte où les discussions seront définitivement closes en fin de matinée. Et bien merci beaucoup Cyril Chabier d'être d'avoir été avec nous ce matin. Nous sommes au cœur.

Je vous l'ai dit, première réaction tout de suite derrière les propos de François Bairou. Merci d'avoir accepté de venir chez nous comme ça en direct et en studio. Il est 7h18. 7h18, rappel des titres de l'actualité avec vous Lauri Lecler.

Yeah.