Métro, rue, restau... : un soir dans la peau d'un non-voyant avec Gilbert Montagné
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Salut Tibo. Bonsoir Gilbert. Qu'est-ce que vous faites là ?
Je compte bien vous interviewer. Ah moi je voulais faire le contraire. Ah mais on peut si vous voulez.
J'ai une première question parce que d'habitude je commence toujours une question avant même de dire bonjour. Là vous avez cassé le Ouais c'est c'est le cas de le dire. S'il devait rester un seul goût ce serait lequel ?
Hm wou j'aime bien la vanille bourbon. Ah oui ! Ah vous pensez à de la glace même ?
Oui parce que là ça sent il y a des tuiles je crois pas loin. Ça sent Ah ça sent tellement bon. Si vous pouviez savoir vous qui nous regardez là c'est trop bon.
Moi je suis ravi qu'on soit là en tout cas de commencer par ici. Il faut dire où on est. Oui c'est vrai.
Nous sommes c'est pour moi le meilleur glacier du monde. Oui. Ah rien que ça.
Bah ouais ouais. Bah oui. Ouais.
Euh chez Bertillon. Bertillon c'est une famille. C'est pas une marque c'est une famille.
C'est pour ça que ça m'intéressait qu'on soit là. D'abord parce que moi j'aime bien venir là. On vient assez souvent et c'est une famille, c'est une histoire.
Ça a commencé au tout début 1900 si je me trompe pas. Mais on va avoir des informations supplémentaires. Je connais pas tout.
Mais ils font de très bons produits, ils font de très bonnes glaces et ça c'est pas si facile que ça. Moi j'aime j'aime bien les gens qui font bien ce qu'ils font. Ouais, avec de bons produits.
Euh puis la glace, c'est quand même l'enfance. Et c'est ce que j'allais vous dire. La glace, on on redevient forcément un gamin, c'est l'innocence pure.
C'est-à-dire qu'on peut penser à n'importe quel tyran. On pense à Poutine qui mange une glace, ça tout de suite moins impressionnant quoi. Ouais, bah ça tout de suite.
Mais moi quand j'étais mom, on avait pas vraiment les moyens d'aller chez les glaciers. Ah même une glace ? Non, il y avait il y avait il y avait un glacier des Pyrénées.
Je crois que je vous emmènerai par là-bas. Ouais mais mais on y allait de une fois par an quoi parce que fallait se payer et puis non on avait pas Alors après mes parents on un petit frigidaire avec un freezer. On appelait ça dans le 20e un fraiser.
Ouais un freer. Mais enfin bon vous vous dites tous les mots avec l'accent anglais dès que c'est un mot anglais évidemment. Bah oui, parce que je suis bilingue hein, c'est pas de ma faute.
Oui. Et donc euh bah donc on faisait de la glace maison qui était très bonne Oui, mais ça avait rien à voir quand même avec avec la glace qu'on va goûter. Est-ce que avant de goûter la glace, on goûte ses tuiles ?
Parce qu'elles me font quand même plus. Moi aussi me fond de l'œil. Fais voir.
Ouais. Puis elles ont l'air bien craquante. Ah ouais.
Faites voir le bruit. Oh ouais, trop bien. Oh là là.
Si vous étiez là tout le monde là, les tuiles là, fais voir. Hm. Ouais.
Ouais. C'est bon. Moi, j'ai un problème, c'est que je suis gourmand.
Ah oui, c'est vrai. Ouais, quand même. J'ess de me calmer mais j'arrive pas.
Euh je suis né en fin décembre 1951. Ouais. Euh en plus je suis né sur le table de la cuisine.
Ouais. Euh parce que mes parents m'attendaient pas du tout en fait. Et vous allez me raconter ça tout à l'heure parce qu'on va aller sur les lieux du crime si j'ose dire.
Ah ouais ouais. Non, mais j'espère que on va pouvoir ouvrir la porte du hall et ça parce qu'il y a un code dans le temps, il y avait pas de code mais même on ira devant. Ouais, sans problème.
Bon, alors c'est glace demander le goût. Est-ce que on dit souvent que les personnes à qui il manqu un sens ont un sens d'autres sens plus développés ? Est-ce que c'est vrai ça ?
Mais j'en sais rien parce que moi il me manque rien du tout. Oui. Non, tu vois la vérité c'est ça.
Oui, c'est vrai. Bah oui. Non, mais c'est bien que tu poses la question.
Écoute, moi je suis né donc à 5 mois et demi prématuré. Non. Euh je suis né avec ma déficience.
D'accord. Je suis né avec mes déficiences visuelles. Mais j'ai jamais considéré que parce que j'ai une déficience visuelle, ça allait me poser comme une personne handicapée.
Ouais. Vous êtes jamais considéré comme ça. Ben non.
Oui, parce que pour moi c'est le monde qui est handicapé, c'est la société. Mais c'est vrai parce que tu sais pourquoi je dis ça ? Parce que parce qu'ils nous ont pas prévu au programme.
Voilà pourquoi le problème, pourquoi avant les feux rouges n'étaient pas parlants. Moi, j'ai beaucoup travaillé avec une des compagnies pour pour aider à ça. En tout cas, dans les médias maintenant c'est un fait, il y a une petite télécommande universelle et quand on arrive au coin de la rue, le feu se met à parler.
Bon bah la la société est encore grandement handicapée. Vraiment la déficience on l'a. Bon mais moi c'est ça.
Alors c'est peut-être ça mon problème. Ça n'a jamais été une galère. Alors justement quand je vous me disiez la glace c'est l'enfance a une forme d'innocence quand on mange une glace.
Quand on vous écoute, j'ai l'impression que tout va toujours bien. Vous êtes extrêmement positif tout le temps. Tout le temps.
Est-ce que ça c'est le personnage médiatique chanteur Gilbert Mont ou c'est vraiment vous ? Bah c'est vraiment moi hein. Euh moi je Oui mais vous êtes dans le privé est-ce que vous avez un moment d'un coup de blouse ?
Est-ce que vous vous engueulez ? Est-ce que vous avez Non bah si on me cherche euh je suis du arrondissement je me défendre. Oui quand même.
Non parce que sinon vous êtes toujours très positif. Mais non mais vous êtes gentil quoi. Enfin ouvert voyez.
Oui mais on a tous une part un peu d'ombre. Enfin où on est un peu en colère, un peu énervé un peu agacé un peu non. Et vous on dirait que non.
Pas vraiment. Enfin, moi je préfère ma face ma ma face solaire. Mais mais bien sûr, des fois, on peut avoir on peut avoir des coups de blues, mais ça dure très peu de temps.
Ouais. Moi, ça dure peut-être 10 minutes mais c'est profond quand même, tu vois, 10 15 minutes. Wou !
Alors, je joue au piano, je joue un blues, après ça va mieux. Ah, il faut jouer un blues pour faire passer le blues. Ben, c'est pas mal.
C'est une bonne C'est une bonne. Elles sont bonnes cette tu. Mais ça se fait pas de manger pendant un interview ?
Bah, ça se fait. Vous allez voir, on va le faire plusieurs fois. Très bien.
Bon, est-ce qu'on irait pas les goûter ces glaces ? Ben, j'attends que ça. Bon ben alors, on y va.
Allez, moi je prends quand même un petit bout de cul. Julien, je vous présente Julien. Salut Julien.
Euh Julien, hop. Souvent on le nourrit. Oui, voilà.
Donne, elle est lourde la caméra ? Non, un petit peu. Mais je ferai cadreur tout à l'heure.
On échangera les R. Est-ce que viens on va vers le vers les glaces ? Voilà comment ça va se passer.
Sérieux, tu Et voilà. Et on y va. Ah ben voilà, c'est comme ça.
Hop, je pivote dans sens. E je voyais pas si grand le Tibo, c'est marrant. Ah oui, c'est vrai.
Allez, hop. Attention, il y a une marche. Ouais.
Oui, t'inquiète pas pour la marche parce que je sens que tu la monte. Ah, c'est vrai. Bah oui, j'ai un petit pas d'avance.
Ouais. Donc moi je la monte aussi. Alors, on est on est attendu.
Ah mais s'il y avait Muriel, ça tourne à droite. Bah oui, mais elle est là Muriel. Venez.
Non, si la Murielle ou là là. Bonsoir. Bonsoir.
On sert la main. Je suis vraiment ravi de vous accueillir. Salut ma murielle.
Maman, Gilbert, je suis contente de te voir ici. C'est la patronne. Ah bah la fille de la patronne.
Je dis souvent rigolant que je suis la petite patronne. Oh ouais. Raconte-nous l'histoire parce que vous êtes la petite fille du créateur ex monsieur Ver.
Ouais. Ouais. Et quand on quand on travaille en famille, et ben c'est comme ça.
On n' pas de vrais titres mais on s'amuse en disant que il y a la grande patronne et la petite patronne. Raconte-nous parce qu'il y a pas mieux que toi pour nous parler de tout ça. Vous sa ce que je vais faire ?
Je vais vous mettre un petit micro comme ça on va bien vous entendre avec plaisir. Voilà. Et vous me ferez penser à le récupérer à la fin.
Bien sûr. C'est parfait. Alors ici familial.
Ici familial. Mes grands-parents sont là depuis étaient là depuis 72 ans. Mes arrières- grands-parents depuis les années 30, c'était d'abord un café hôtel.
Et mon grand-père qui était de formation boulangerou lui en fait ce qui lui plaisait c'était le sucrer et faire plaisir aux gens. Et il a trouvé plus à se réaliser en faisant des glaces que en tenant le café hôtel. Alors, il s'est mis à en faire des fois deux trois parfums par jour pour les enfants de l'école qui sortaient et il servait directement sur la façade.
Il sortait son petit congèle. OK. Et en fait, les enfants, ils disaient "Mais elles sont trop bonnes ces glaces !" Et ils amenaient les parents le weekend et petit à petit, bah le bouche à oreille a fonctionné.
Tu te rends compte ? On a eu beaucoup de chance parce que il y a messieurs Go et messieurs monsieur Mio, tu sais qui était critique gastronomique qui à l'époque cherchait des nouveaux talents et ils viennent, ils goûtent les glaces de mon grand-père. Et là en fait, on se retrouve avec une file d'attente terrible, un article du genre cet étonnant glacier qui se cache dans un petit bistro de l'île Saint-Louis et là en vrai, on on devient presque célèbre quoi du jour au lendemain.
Pour ceux qui sont encore pas venus, je veux vous dire que la file d'attente, elle existe toujours. C'est monstru. C'est pour ça qu'on vient après nous on vient à la fermeture.
En revanche, vous n'avez jamais décidé de grossir et devenir un Non mais parce que certains auraient pu le faire. Bien sûr. Alors on revend nos glaces à dans des points de vente genre brasserie salanté mais il y a le petit nomill sur la sur la deventure et puis ça me fait ma pub aussi.
D'accord. Et mais en fait, on a toujours voulu fabriquer dans l'île avec les contraintes de l'île Saint-Louis par c'est tout petit hein, faut pas se mentir. Tu te rappelles quand était là dans la boutique parce que Gilbert il nous connaît depuis nos débuts.
Ouais ouais pratiquement vraiment. Et en vrai bon ben c'était petit mais Ah bah tout de suite après je vous sers une glace quand même parce que parler comme ça et de manger. Alors qu'est-ce qu'on a vous vous m'avez dit vanille bourbon ?
La vanille bonbon mais secrètement il aime beaucoup le caramel aussi. Mais on peut faire deux boules. Non non non none.
Après vous allez au resto. Alors on fait vanille ou caramel ? Moi pour caramel.
Caramel. Alors fais-moi toucher. Alors et tu veux en cornet tu veux comment ?
Ouais un petit cornet. C'est toi qui tient le cornet. Allez allez.
Alors comment tu fais ? Je prends la cuillère à glacer. Alors là vous qui nous regardez, moi j'ai jamais fait ça.
C'est génial. Oh là là je m'engage dans la Je mets une grosse boule quand même. Je peux pas faire une petite boule.
C'est un apéritif. Je te laisse la remplir parce que to tu sais voilà. Wouh !
Oh là là ! Vous avez vu la couleur déjà ? Oui.
Et vous ? Et le caramel ? Mais ça c'est un Et si vous voulez goûter un parfum aussi.
Ah oui, il y a le chocolat. Non, alors moi je fais moi je fais toujours comme l'invité. Vas-y.
Ah, tu Alors je veux savoir le caramelou mais en cornet aussi hein. En cornet tout parce qu'une glace elle est meilleure dans un cornet. Si on mange la glace dans un pot, c'est pas mal.
C'est c'est des Ouais. Et moi une glace, je trouve que ça se mange debout comme ça en marchant. Ouais.
Fais-moi toucher le la glace, elle est dans quoi ? En fait, elle est dans un bac en inox. Alors là, c'est le congel et en fait, tu as le bord du bac en inox et c'est toujours les mêmes bacs en inox qu'on utilisait du temps de mon grand-père.
Et je vais vous montrer aussi à la fabrication les moules en inox dans lequel on moule les glaces que tu peux emmener à la maison pour avoir dans ton congélateur. Des fois je fais he mais je sais. Ah ouais.
Ah ouais. Tu as vu comme c'est bon ? Tu vois c'est magnifique.
Alors j'ai une grande interrogation. Comment les gens se comportent avec vous ? Est-ce qu'ils savent comment se positionner, quoi faire, comment vous aider ?
J'imagine que c'est pas toujours simple. Même pour à moi tu parles ? Oui.
Ah bon ? Écoute, moi le plus naturel on est avec moi, le plus c'est quoi ? Je Oui, j'aime bien répondre aux questions.
Oui, il faut pas éviter de poser des questions quand on connaît pas comment ça marche. Un aveugle, il faut pas. Oui, vous aimez pas trop ce mot, je crois.
Ouais, moi je parce que aveugle c'est toujours prononcé par une par une note péjorative. Oui, c'est une décision aveugle. Il fait C'est con parce que moi je je vois pas les choses comme ça mais ça me gêne pas.
Mais non, ça me gêne plus. Alors, au lieu de dire aveugle, je dis aveugle. Clair.
Et alors les gens, est-ce que parfois ils savent pas comment se ils vous aident, ils vous aident pas assez ? Comment comment il Ah moi ça me pose aucun problème. C'est-à-dire que j'ai su depuis tout petit déjà d'une part qu'il fallait aller vers les gens parce que c'est pas sûr, c'est pas sûr qu'ils seraiit venus vers moi.
Mais c'est pas de leur faute, ils savent pas. Donc il faut les prendre comme dans ses bras. Faut faut les prendre et les les attirer.
Alors euhh moi euh j'ai toujours su aussi que on avait une mission en tant que non voyant, c'est qu'on est souvent les premiers à qui les gens parlent, le premier non voyant à qui les gens parlent. Ah oui donc je trouve qu'il faut être bienveillant avec les gens. Ça veut pas dire de laisser marcher dessus he c'est pas mon c'est pas mon genre.
Mais au moins euh ça m'est arrivé très souvent dans le métro d'aller euh j'attendais par exemple, on me dit euh voulez euh voulez euh voulez que je vous aide ? Je n'ai jamais refusé, même si je savais exactement où j'allais et vous aviez pas besoin. Exactement parce que je me disais que si je refuse le mec, il va rentrer chez lui, il va dire dis donc Zzette, j'ai vu un aveugle là, il était pas sympa.
Je lui ai dit "Je peux vous aider ?" Il a dit "Non." Ouais.
Et ben moi je trouvais que ça faisait partie de ma mission de tu vois ce que je veux dire de d'être ouvert et de Mais j'ai vu passer depuis quelques années ce mot de validisme. Il y en a qui disent "Mais moi, j'ai pas besoin d'être aidé, je veux pas être aidé, je peux faire les choses tout seul." Et donc je pense que il y a plein de gens valides qui eux ne savent pas comment se comporter.
Mais est-ce que je peux l'aider ? Est-ce que je peux pas ? Enfin, il faut pas vous prendre la tête, il faut demander est-ce que vous voulez de l'aide ?
Alors, vous savez, vous rencontrerez aussi des connards mais il y en a partout. Bah oui, mais mais l'handicap ne peut pas être une excuse à l'aigreur. Je suis désolé.
C'est pas parce qu'on a un problème ou une déficience queil faut envoyer le monde boul parce que c'est ça résout rien du tout du tout. Et alors peut-être aussi peut-être je reconnais que peut-être c'est facile pour moi dire ça parce que moi je suis nvoyant de naissance. C'està dire que j'ai toujours vu de ma façon à moi.
Je je n'ai sais pas que j'ai perdu la vue, je sais pas du tout ce que c'est. Mais par contre, je sais ce que c'est que ma vue à moi et je revendique que ça a autant d'intérêt que la vôtre. C'est que le problème c'est que la mienne elle a moy de promo c'est tout.
On connaî pas c'est tout. Vous nous montrer le la fabrication et juste derrière la boutique. Je vous accompagne.
Allez, prenez les devants et Julien recule. C'est un peu étroit de toute façon. On est vraiment dans les coulisses.
Mais c'est ça que j'adore. Backstage backstage. Il y a combien il y a combien de litres de glace qui sortent ici chaque jour ?
Et ben, on essaie presque de faire 800 L de glace par jour. Ah oui, quand même. Oui.
Et ici combien il sant ? Parce que du bah presque la moitié. Ah oui, c'est énorme.
Alors, je vous cache pas qu'un jour L. Ah oui, les jours de pluie, les jours de pluie, je les mets en réserve et et les jours de soleil, il me faut celle que j'ai mis d'avance un peu de côté avant. Tu vois ce que je veux dire ?
Bien sûr, parce que sinon quand ça donne à pleinttemps Ah ben et ben jamais j'en fer mais bien sûr on entend le bruit ducisseur. Ah ouais déjà s'appelle un durcisseur. Ouais parce qu'en fait quand tu viens de sortir la glace de la turbine, elle est pas assez froide, on la met en forme en fonction de si on veut faire un bac de 2 L ou un petit format d'un demulier.
Ouais mais il faut que ça soit très vite réfrigéré pour conserver la belle texture. Wouh ! Alors ça commence en ce moment.
Et là, tu as la table de travail en inox. H Et là, mes gars toute la journée, ils vont mouler, ils ont les louches. Ouais.
Et ils vont mouler des litres et des litres de glace. Et je vais chercher un moule. Attends, je reviens.
Moi, je vais me faire engager ici. C'est les moules qui sont tout cabossés mais qu'on adore en inox que mon grand-père utilisait déjà. Mais alors, attendez donc.
Et alors c'est le principe du flambit, il y a le petit trou pour faire l'air et pour démouler. OK. Ah ouais, je c'était les moules d'origine.
Ah ouais, en inox, il se cabossent mais ils sont alors est-ce que vous faites les parfums aussi en fonction de la saison ? Oui, bien sûr. Il y a par exemple là c'est le début de la saison de la fraise des bois.
On va abandonner le marron glacé. Oh mais ouais mais désolé mais c'est pour quand il fait froid. Et la fraise des bois commence après on attendant et pareil il y a le liti qui s'est terminé bien.
Enfin c'est la fin de la saison c'est normal et en fait on est content de les retrouver. Alors, on en congèle un peu et on en refait des fois certains parfums après la saison. Vous pouvez pas en stocker des très rempli, on commence très tôt le matin à 5h du mat, on remplit le durcisseur, il est plein là.
À cette heure-ci, il est vide. On est prêt à repartir pour demain. Moi, j'ai une demande.
Ouais, vas-y. Un jour, ce qui ça me ferait vraiment plaisir si un jour tu pouvais refaire la glace au lis. Ah mais j'en refais, j'en refais mais pas tous les jours.
Presque. Il va falloir qu'on prenne rendez-vous. Mais aujourd'hui, il y en a.
Je vais aller t'en chercher sur une cuillère. Oh là pour y goûter. Ah oui bien.
J'adore ça. Je vous laisse 2 minutes en apparté. D'accord.
Moi, j'ai j'ai plein de questions. Alors tiens, je me continue sur mes interrogations tout à l'heure. Est-ce que les gens, je sais pas si c'est bien, au fur et à mesure des années, vous les avez vu changer dans leur rapport avec on dit par exemple, les gens ils se parlent plus, ils sont sur leur téléphone et ils vous aident plus, il y a plus de connexion.
Est-ce que vous vous le sentez parce que vous avez besoin de ces connexions autour de vous et vous moi j'adore ça. Oui. Est-ce que c'est toujours autant le cas ou moins le cas ou plus je trouve qu'il y a une amélioration dans les consciences quand même par rapport à quand j'étais mom ?
Ouais. Oui. Il y a une amélioration dans les consciences c'est que les gens sont plus spontanés.
Euh les les enfants, ils comprennent tout ça très bien. Des fois, tu sais, je vais dans les écoles, pas tous les jours, mais ça m'arrive. Et puis je veux raconter mon univers.
Ouais. Bah, ça passe très bien quoi. Les enfants, ils comprennent tout ça très bien.
Ils comprennent sans doute mieux. Ça oui. Puis ça dépend aussi de de comment il vivent à la maison, tu vois comment comment on leur explique ça.
Ouais, ouais, ouais, je comprends, je comprends. Mais moi, j'aime beaucoup monde à moi. Je je je m'éclate vraiment avec ça dans le sens on a une très belle écriture qui est le brail, je sais pas si Ah oui, vous allez m'en parler.
Mais d'abord, Murel nous attend avec deux cuillères. Oh là là ! Attends, je vais te prendre Je vampire si tu veux le cornet.
Ouais. Je peux le pr et regarde tiens. Ouais, c'est pas Ouais.
Voilà, on peut goûter. Ouais, vas-y. Là, tu vas retrouver le réglise.
Hm. Ah ouais, tout de suite. Ça prend toute la bouche là.
H, est-ce qu'un artiste peut imaginer une chanson à partir de ça ? À partir de ce goût, à partir de c'est comment ça naî d'ailleurs ? Ben, tu l'inspiration.
Moi je sais pas parce que il faut simplement il m'énerve les artistes qui me disent ça pas l'inspiration c'est vous avez bienation non j'ai pas le formule l'inspiration c'est tout simplement de savoir écouter le petit toc toc sur la porte de son esprit ça oui. C'estàd que il y a quelque chose qui te qui t'emmène vers le piano ou il y a quelque chose moi j'ai pas spécialement toujours besoin de piano pour avoir une mélodie qui m'arrive dans la tête. Tous les matins, j'ai la chance depuis tout petit quand je m'éveille d'avoir une mélodie dans la tête.
C'est pas toujours la même. Ah non du tout, c'est jamais la même. Alors des fois c'est pas intéressant mais des fois alors ce serait bien maintenant avec les téléphones avec les iPhone et tout ça, c'est que tu peux immédiatement l'enregistrer.
C'est ce que je fais. Ouais. Alors mais ça je pourrais pas vous faire écouter parce que quand je me réveille vers 3 4h du matin au 5h du je suis un peu à l'ouest mais je ch vous la freedonnez et vous l'enregistrez.
Ah oui alors qu'avant c'était pas possible. Avant on se rendormait c'était foutu. Voilà.
Tu dire alors j'ai raté peut-être un truc. J'ai rapport mais je me disais que si je m'en souvenais pas que ça devait pas être bien. Ouais.
Donc l'inspiration pour moi c'est magique. C'est ça qui est magique. Ça c'est magique ça.
Et l'amour du public c'est deux choses. Le public et l'inspiration. Alors quand je dis public c'est c'est pas simplement sur scène.
Moi le public c'est n'importe où. Dès que je sors de chez moi, je suis public et j'aime j'aime ça en plus. J'aime le contact avec les gens et me le rendre au au centup.
Vraiment les gens passent en voiture, tu sais, ils ouvrent la ville. Gilbert, moi je trouve ça super. Salut.
Ouais, je trouve ça vraiment sympa. Vraiment vraiment vraiment je trouve que j'ai beaucoup de chance quand ça m'arrive ça et ça m'arrive tout le temps. C'est bien.
On sort, on y va, on avance dans Paris. Bah ouais, merci beaucoup. Ça a été un plaisir de voir à bientôt.
Merci beaucoup. Alors, on va quand même retourner dans cette boutique assez extraordinaire. Cétait bien.
Il fait il fait pas si froid en plus hein. Un glacé le micro. Et oui.
Hop, je le récupère et voilà, c'est parti. Et la réglisse c'était franchou la réglable. Incroyable.
Et alors, ils font aussi une tarte tat qui tue. Ah, vous savez comment on fait une une tarte tatin ? Et ben oui, d'après moi c'est au départ, on met les pommes.
Les pommes ? Ou d'abord la pâte. On met la pâte, on met le four et puis tuat.
D'accord. D'accord. Tatin tatin.
Ouais, c'est une blague. Mo bien. D'accord.
C'est comme ça. Tatin ou d'accord tat c'était les sœurs tatin. Oui, c'est vrai.
Complètement raté qu'on fait une tatin. C'est tatin de lion. Bah ou c'est pas le même accent en effet.
Voilà, c'est ça. Alors, est-ce qu'il pleut ? Ça je sais pas.
On va voir. On va voir. Alors, écoute, j'avais un un vêtement.
Merci. Merci. Hop.
Et moi aussi je mets mon manteau. Ah bah oui, c'est bien. Ah j'espère qu'il pleut pas, ça serait bien.
Ouais, c'est comme ça on peut marcher un peu. Ah moi j'adore marcher. Ouais marcher.
Tu vois c'est comme ça je découvre les villes et les pays en marchant. Ouais parce que si tu prends dans dans mon cas moi si tu viens on va en bagnole avec les vitres fermées. Bah c'est vrai dans ce cas-là c'est vrai qu'on voit pas grand-chose.
Mais par contre si on marche je vais toujours à ta droite. Toujours à droite. à ta droite.
D'accord. Et pourquoi d'ailleurs ? Pourquoi j'en sais rien ?
C'est de petit tout petit. J'aime bien. Je préfère.
Ou ouais. Att, on recule parce que OK. Allez, forte sour.
Voilà. Bah, on a l'air de pouvoir y aller à pied, je pense. Allez, s'il pleut pas trop.
Non, il pleut pas du tout même. Ah bah s'il pleut pas du tout, il pleut pas du tout. Hop, tu sais ce que je vais faire ?
Bougez pas. Je vais poser les les barapluies juste dans la voiture. Pos pos.
Hop. Et puis euh Ouais, ça va le son. Nickel.
Ça y est, je vous reprends à votre droite et on est parti. Vous êtes à ma gauche. Tout à fait.
Je suis à votre gauche et vous êtes à droite parce que souvent les voyant se trompent de de côté. Un jour en ski ou d'une monitrice, elle m'a dit tourne à droite. Et c'était à gauche, je me suis payé un sapin.
Bah ça fait mal. Attends parce que vous faites du ski ? Oui, un peu.
Je suis je les sens. Je suis pas champion. Oui oui oui.
Et alors en revanche on vous guide. Il faut quelqu'un pour vous guider toujours. Bah c'estàd qu'elle est devant.
Ouais. Elle me parle. C'est énorme.
Bah tu rien. Ouais. Elle me dit voilà il va y avoir une bosse.
Il va y avoir il me dit ah un vélo. Ah c'est bon. Ouais il est il s'est pris un mur mais tout va bien.
Ah c'est bon. Alors tu vois moi j'aime beaucoup ce quartier. Ouais parce que il y a une âme.
Il y a une âme. Il y a des personnages illustres he qui sont de qui sont qui ont habité ici. Il y a souvent des musiciens qui jouent Aragon surtout.
Ben oui, moi j'étais pas là hein, j'ai j'ai pas pu J'aurais bien aimé. Ben oui, ben oui, ouais. Euh et j'aime bien quand il fait bon évidemment.
Bon, ce soir c'est un peu frais, mais euh quand il fait bon comme ça, c'est vraiment cool. Mais même est-ce que vous sentez une une atmosphère parisienne ? Parce que quand vous me dites "Oui, je découvre les villes." Bon, nous on a la carte postale.
D'accord, très bien. Mais mais je vous fais ma carte postale à moi. Voilà.
Mais ça veut dire que si on vous pose dans une ville, vous êtes capable de dire "Ah tiens, ça ça ça sent Marseille quoi. Ah ça ça sent Paris ça." D'abord on me pose pas.
Oui mais on imagine on imagine hop. Moi je me dis toujours tiens est-ce que si on me dépose à un endroit au milieu de du je saurais savoir dans quel pays je suis ? Ah ouais moi je pense que ouais là ici je je tu vois les l'écho.
Ouais. Et bien tu ça te ça te donne la largeur de la rue. Ah là vousous.
Bah oui, parce que l'écho la voix elle rebondit sur le mur qui est en face et donc ça s'entend. C'est comme ça que je sais euh si une rue est étroite ou ou plus large. Par exemple, là on est en train de parler.
J'entends en même temps que je te parle le mur qui est qui est à ta gauche. Ah oui oui. Oui, on voit on sent le c'est un peu le truc chauve-souris, tu vois.
Oui, le sonard, ça revient. Mais est-ce qu'il y a Vous sauriez sentir Paris quoi ? Je sais pas, par l'odeur, par les cris, par les coups de claxon, par le bitum, c'est tout ça, c'est des choses qui sont pas pas.
Oui, parce que moi je suis né à Paris he dans le 20e. Et il y a des bons restos ici aussi. Je suis en train de penser à ça.
Euh regarde, c'est c'est intéressant de quand on passe d'entendre la musique qui sort de d'un bar. C'est un bar en gros. C'est une créperie.
Crêperie française. Tout à fait. Et Non, c'est Moi, j'adore marcher dans Paris.
J'adore. Alors, on je vous demandais si vous pouviez sentir Paris. Est-ce que vous pouvez sentir une personnalité aussi et de fait deviner son physique ?
On dit par exemple la semaine il y a de semaines, on avait un invité qui nous disait "Regardez tous les dictateurs et les tyrants sont moches et c'est c'est des traits de personnalité. Est-ce que vous pouvez sortir par exemple dans la manière dont je vous parle ? Attention, il y a une voiture !
Ouais ! Hop ! Bon Julien nous fait des signes.
Attention, il y a un petit Oui, vous savez, vous m'avez dit euh vous pouvez savoir. Ah bah tiens, lui il est comme ça, lui il est grand, lui il est petit dans sa manière de parler, dans sa voye. Écoute, moi ce qui m'intéresse plus c'est je préfère le stock que la vitrine.
Je suis plus intéressé par tu as vu une odeur là, vous pouvez pas le sentir vous qui nous regardez, il y a une odeur de bris qui brûle dans la cheminée. Vous avez raison. Et j'adore ça à Paris.
J'adore ça, ça existe encore. Donc je suis plus intéressé par me brancher sur l'intérieur des gens. C'est-à-dire même si je rencontre quelqu'un, tu sais, je vois tellement de gens, tellement de gens différents euh me brancher dans ma tête sur une minute.
Tiens, comment il était ou comment elle était quand elle était petite ou comment il était quand ça m'intéresse de Ah ouais. de me brancher sur la racine des gens. Ouais.
Ouais. sur leur vie. Ah donc ça on peut savoir.
Moi oui. Ouais. Et ben c'està-dire que c'est dans quoi ?
C'est dans un ton manière de de s'exprimer une manière où ce qui est dit c'est un Oui, c'est un taux. Mais pendant qu'on parle là sur mes pieds, je sentais le le le trottoir avec ses avec ses c'est ça c'est une chose très parisien quoi. C'est la l'inclinaison de ce trottoir là.
Et puis euh les pieds aussi, les pieds c'est un vecteur extraordinaire. Tu sais très bien qu'on a plein de capteurs sous les pieds. Oui.
Et euh et ça donne aussi des éléments vraiment. Et c'est marrant parce que vous me parlez de choses et et quand là vous me dites tiens l'odeur du l'odeur du bois là. Ouais.
Moi je j'avais pas fait attention. Bah ouais. Mais c'est pour ça que je suis là.
Bah oui. Oui. Voiture électrique là derrière.
Ouais. Ouais. Et j'aime bien parce que c'est pas peux pas nourrir.
J'ai mon rêve que j'espère réaliser. C'est une voiture autonome. Moi je voudrais Oui, on n pas loin là.
Ah tellement tellement tellement. Mais voiture autonome donc vous pourriez vous pourriez être à la place du chauffeur. Mais absolument et ça va pas tarder.
Aux États-Unis on commence hein. Aux États-Unis on commence absolument. Et il y a une réunion très importante qui se joue en Lande le 10 avril si je me trompe pas.
Ouais. J'ai lu ça sur le net et parce que c'est en Hollande que je décide ces genres d'homologation pour la l'autonomie des voitures. Ouais.
Et ça m'intéresse énormément parce que c'est un un rêve d'enfant. Je crois que c'est bien aussi de se brancher sur les de pas oublier d'où on vient de pas oublier c'est important ça de pas oublier d'où on vient parce que c'est c'est d'où on vient qui qui détermine un petit peu et beaucoup. de là où je viens parce que c'est là où vous venez, c'est ce rêve d'enfant de pouvoir un jour condite.
Ah mais oui. Moi quand j'étais mom, je rêvais qu'on aurait des téléphones portables comme on les a maintenant. J'étais sûr.
Ah bon ? Et à l'époque quand j'en parlais, on prenait pour un allumé mais moi je j'étais sûr ça existerait et ça fait plaisir des fois de voir que ce dont tu rêves prend en réalité quoi. C'est c'est merveilleux.
On va descendre le trottoir à droite là. Bien sûr. Hop.
Sans ascenseur. Non. Ah ouais, on a pas besoin.
Bah non. Et je vous demandais tiens les les gens, quelles sont les personnalités avec qui vous vous connectez vous ? Vraiment ?
Moi, je me connecte avec les personnalités qui me touchent. Ça veut dire j'ai plus de contact avec les gens qui sont pas publics que public parce que c'est pas ça qui m'intéresse. Ouais.
Si il est public, où il est public et que c'est bien. Ah, vous vos amis, c'est pas des gens connus. Non.
Non, pas pas en majorité du tout. Euh enfin moi je les connais, c'est bien déjà. Non mais tu vois mais il y a il y a des il y a des personnages que j'aime beaucoup.
J'aime beaucoup Clémentine Cellarier, Daniel Rousseau, les comédiens fantastiques, Véronique Sanson bien sûr. Ah ouais, j'aurais rencontré Véronique ensemble. Et bah oui, elle est super Ver.
Ouais. Et le rang fille, c'est mon grand pote aussi. Ouais.
Ah vraiment euh enfin, j'en oublie bien sûr, ils vont pas m'en vouloir mais euh euh donc oui, là ça se fait en fait. Moi il faut que ça ça clique quoi. Il faut que ça le fasse claque.
Si est public Ouais, le public c'est bien. Sinon c'est pas graveou du tout. Et au contraire dans les par de l'inspiration de tout à l'heure, l'inspiration elle peut venir aussi des autres dans les grands chanteurs qui vous inspirent, qui avec qui vous êtes connecté.
Vous avez rencontré le nom d'ailleurs une connexion par la musique par exemple quand j'étais mom déjà j'adorais Richards quoi. Ouais parce que Richards c'était à part Louis Brail le seul mec non voyant qu'on respect dans le monde entier. Ouais parce que Louis Br donc c'était une manière de s'identifier.
Comment tu lui as dit c'était c'était ça m'ouvrait les portes du possible. Ouais. C'est-à-dire queon moi je me disais bah c'est bien donc c'est c'est bien sûr que c'est possible parce que les portes du possible c'est très important.
Il faut se les ouvrir, il faut croire à ça. Sinon, on fait rien. Je veux dire, encore une fois, moi je quand quand je suis né, d'accord, j'avais cette déficience visuelle, mais jamais j'ai pensé que ça allait m'empêcher d'avancer du tout ou jamais j'allais j'ai pensé que j'allais être handicapé comme on dit quoi.
D'accord. Je suis je suis nonvoyant. Voy on voir.
Mais euh bien sûr que des fois tu te prends des des par exemple ce que dont j'ai horreur sur les trottoirs, c'est les bornes, tu sais, en métal. Oui. Qui sont là pour Ah oui, j'ai vu vous aviez passé un petit coup de gueule.
Mais ouais, mais ça fait mal. Des fois, tu te cognes dedans. Euh parce que moi j'aime bien aussi marcher seul avec ma canne.
D'accord. Euh voilà, parce que j'aime j'aime faire ça parce qu'il faut pas oublier encore une fois d'où on vient. euh il faut pas oublier de pratiquer ça.
Bon, des fois tu te tu peux le faire mal mais alors on est plus fort que ça. On va pas se laisser emmerder par un bout de métal mais ça fait mal quand même. Ouais sur le coup c'est stupide et on paye pour le manque d'intelligence des sociétés.
Oui. Qui parce que c'est un impensé. Bah oui.
Oui. Parce que c'est pour empêcher les bagnoles de se garer. Mais finalement ça emmerde qui ? c'est ceux qui marchent et qui l'ont pas vu.
Ouais. Alors que je sais quand j'ai établi mon rapport que m'avait demandé Xavier Bertrand Oui. sur le mieux vivre de l' handicap visuel euh je sais qu'il existe à chef par exemple des bornes qui sont virtuelles.
C'est-à-dire c'est des petites antennes WiFi parce que dans le monde entier on dit wifi. Il y a qui on dit wifi. Wii.
Donc bon je peux dire wifi. Wi fifi aussi. Et donc des bandes des bandes virtuelles qui quand une voiture se gare, elle ne doit pas se garer et ben ça fait bip bip et ça aligne tout de suite la police mien et puis aligne le véhicule et on a pas besoin de cette bande.
Et ben voilà. Ouais. Tu vois des petites choses comme ça et on se demande pourquoi c'est pas comme ça.
C'est c'est des questions intéressantes. Vous me parlez de Red Charles mais alors oui là je vois l'identification aussi aveugleyant et tout talentueux musicien immense. Bon mais à part ça la connexion musicale qui vous a fait frissonner quoi ?
Qui vous a quel chanteur chanteuse musicien ? Oui. Bon lui raison toute la musique de mot Marvin Gay, Diana Ross, les for Tops, euh Stevie Wonder euh d'ailleurs, j'ai rencontré le Stevie une fois.
Ouais. Et c'était marrant parce que parce que vous avez à peu près le même âge. J'ai vu.
Oui. Ouais. Il m'a fait toucher ses dread loves.
Il avait les dreadovs et je lui dit "Mais je savais pas que tu étais si grand parce que je savais pas je pense pas à des trucs comme ça." Tu vois que justement tu parlais de salle physique. Euh mais euh ouais, Steve Wonderers, ça m'a tout de suite frappé parce que j'adorais sa musique.
Et c'est vrai que quelque part ça ça faisait plaisir quand on était membre de savoir qu'il était lui aussi nonvoyant quand même parce que tu dis wou merde c'est possible voilà c'est possible un autre mec nonvoyant qui qui est fantastique et puis pour la France ouais Johnny Hiday Johnny Edy Mitchel vous êtes quand même très tourné de l'autre côté de l'Atlantique he oui ouais Ouais, parce que parce que ça a toujours été mon rêve que je alors là, j'attendais que ça soit possible puisque nous du milieu dont je venais d'où je venais, on avait pas les moyens du tout de faire ça. Et un jour, j'ai pu y aller à 16 ans parce que j'avais ma tante qui avait épousé un mob et euh et elle vivait donc aux États-Unis. Ouais.
Donc un jour maman elle a emprunté du blé à son travail euh comment ça s'appelait ? sur salaire ou arrêt sur salaire, je sais plus comment il s'appelle. OK.
Et on a pu partir la première fois aux États-Unis et dans l'avion quand je me suis assis, j'ai entendu une chanson et c'est là que j'ai compris que les chansons ça veut dire quelque chose sur les chansons. C'est ça peut marquer. La preuve c'est que je m'en souviens toujours.
C'était slit. Tu connais ça ? Bien sûr.
Et c'était trop bien. Donc vous vous souvenez de cette chanson là. Ah tout à fait ouais tout à fait parce que c'était il y avait les premiers casque céréo dans l'avion mais c'était en 67.
Alors c'était un peu pourri he quand même. C'est pas un son mais mais donc là quand je suis arrivé aux États-Unis, ça a été des grand. En plus c'est la c'est la langue de la musique.
Elle est faite pour être chance. les anglais se sont assez moqués des français et nous en disant votre langue elle est pas faite pour ça quoi. Oui ou mais vous le sentez vous aussi finalement moi j'ad si vous aviez pu chanter qu'en anglais vous l'auriez fait presque.
Ah bah oui ça a été mon premier hit c'est anglais ou bien sûr. Euh mais mais j'aime beaucoup aussi la chanson française. J'adorais dit piaf.
J'aurais aimé tellement la rencontrer. Mais est-ce que c'est une langue qui est faite pour être chantée ? Ah ben oui c'est ça paraît moins évident.
Et d'ailleurs les français disent toujours "Ah ouais ça en anglais ça marche bien." C'est pas sur les mêmes mélodies. Ah oui alors il y a une vraie différence.
Oui ou OK. Il y a des mé techniquement moi je suis pas musicien mais techniquement par exemple ça ça veut dire quoi ? Non mais ça qu'il y a des il y a des mélodies qui sont beaucoup plus méditerranéennes que euh américaine parce que parce que ça sonneait répare d'accord.
Euh par exemple de four. Oui, votre premier tube de fou. Mon premier truc a été mon truc a été numéro 1 dans 11 ou 12 pays, je sais plus.
Quand j'avais composé cette mélodie en fait, j'ai entendu un petit oiseau, j'étais sur un petit chemin de campagne dans l'allié. Ouais. Parce qu'on est des alliés montagnés, on est boulevon depuis 1620, c'est un femme qui m'a fait mon arme généalogique.
D'accord. Et donc j'ai entendu ce petit oiseau, il je suis parti de là et tout de suite la mélodie m'est arrivée. Bon, je m'en suis survenu ce qui était miraculeux parce que j'avais pas de cassette, j'avais rien du tout.
J' pas tout à l'heure. Vous aviez pas l'iPhone pour enregistrer rien du tout. Mais même après.
Ouais. Bon euh à l'époque j'avais fait un petit texte, je sais pas ce qui me j'avais ça faisait non euh madame ne pleurez plus, votre fille n'est pas perdue. Chant en français, imagine.
Non madame ne pleurer plus. C'est ridicule en français ça le fait pas. Ça le fait pas.
Oui oui. Alors donc c'est exactement ce que je dis, c'est que cette langue là elle colle moins. Voilà c'est ça exactement.
Vous vous souvenez parce que vous me dites la première musique que vous avez entendu avant de partir aux États-Unis mais votre première émotion musicale même gamin vous vous Ouais moi c'était alors avec les français c'était Johnny avec un titre comme laisse les filles ma mère me dit tu as bien temps tuas pas les vêtements ben alors là Johnny il a 18 20 ans. Oui et moi je et vous vous avez 9 10 ans. Voilà.
Et moi je sautais partout dans la dans la tu sais, on avait un petit appartement, c'est deux pièces cuisine. Euh et puis mes parents avaient trois enfants déjà. Vous aviez pas encore l'âge pour aller casser les fauteuils à l'Olympia ?
Mais qu'est-ce que c'est ça ? Je je c'est un arrêt de bus. Ah ouais, j'entends une ombre.
Ouais. Ah, vous entendez l'ombre ? Oui, j'entends l'ombre du bus.
Ouais, c'est vrai. Et ça m'intéressait. Euh et donc j'adorais ça quoi.
Mais mais moi si tu veux dès que j'écoutais les disques comme ça, j'étais en studio avec eux dans ma tête. J'ai je savais pas ce que c'était un studio. Oui oui oui.
Mais j'y étais j'y étais vraiment. Vous aviez une une famille de méloman ou de gens qui aimaient la musique ou non ? Si du côté de maman, c'est tout des musiciens amateurs certes, mais OK.
Oui, il y avait quand même on grattait les guitares et on voà l'accordéon le machin. Ouais. Euh à 3 ans à partir de 3 ans, moi je jouis avec les fourchettes et les cuillères sur j'ai joué des je veux des percus sur la table quoi.
Percussion pardon sur la table et euh Ah bah regardez, il y a une dame. Mais tu vois, c'est des moments comme ça moi qui me qui me touchent beaucoup. Ça a l'air de rien.
Elle disait parce que je pense qu'on l'a pas entendu. Je suis fan, je suis fan, je suis fan. Cheffur de taxi.
Bah ouais, c'est adorable. Tu sais, je me je me demandais est-ce que là vous qui connaissez Paris, vous avez vous êtes né, vous avez grandi vous savez où on est. Alors, exactement, je vais pas te dire que je le de la rue, mais on devrait s'approcher du du métro.
Il il y a une odeur de il y a une grille de métro quelque part. Ça c'est un métro. C'est pas si loin.
C'est pas si loin en effet. Ouais. Ouais.
On est on arrive place de l'hôtel de ville. C'est ça c'est la par exemple Paris vous repérez la carte vous savez il y a les cartes en en brail d'ailleurs ? Il y a il y a des Ouais mais je suis pas trop là dedans mais moi je connais bien Paris ouais euh hôtel de ville il y avait on appelait ça le B il s'appelait nous nous dans le quartier à minimum montant on appelait ça le bazar Ah ouais tu vas au bazar bazar le B Oui ou et euh attention il y a une flaque.
Hop on passe ici et on va traverser pour aller sur la place de l'hôtel de ville. Et oui, ça c'est l'hôtel de ville. C'est là où il y a Anne.
Elle est pas loin la Anne. Mais elle est bientôt plus là. Ben oui, pour l'instant elle est encore là.
Ou oui oui. Mais bon euh parce que parce que ce tu sais que je lis le Figaro, je t'ai pas dit je lis le Figaro sur mon sur mon iPhone. Je va falloir que vous me montriez.
Ouais parce que là là on va aller dans le métro. Ah c'est cool ça. Ouais vous connaissez le métro c'est ça c'est choses que vous pouvez faire.
Vous faites quoi ? Mais le métro, il y a j'ai pas honte de dire. Il y a près de 45 ans, j'ai pas pris le métro.
Ouais. Mais avant, je prenais partout entre l'âge de 14 ans et de et de 20 ans, je me débrouillais super bien avec. Bon, alors attendez attendez, vous allez me raconter tout ça quand on y sera.
Et ben d'accord. Voilà. Alors, je me suis demandé, vous avez un ticket ou pas ?
Moi j'ai pas de ticket. Non. Bon, ben on va on va trouver on va trouver une manière de faire.
Et il y a une il y a une expression qui existe plus. Quand tu voyais une fille, c'est tu disais "Te peut-être que j'ai le ticket." C'est vrai, j'ai un ticket.
Ça se dit plus si je crois que ça se dit encore. Non. Bon ben j'ai un ticket.
Un ticket. Ouais mais c'est pas un ticket avec une fille. Faudrait c'est un ticket pour le mo.
J'ai pas le j'ai pas le ticket. Non on va voir si si on arrive à passer. Julien, est-ce que toi tu as des tickets ?
Ouais il va nous nous donner des tickets. Bah sinon on va acheter un ticket. Ouais.
Bon, je t'ai mais maintenant c'est pas si simple hein parce que maintenant c'est des cartes et tout. C'est plus comme avant. Ouais.
Euh et alors oui, je vous demandais si vous saviez où vous étiez parce que il y a la carte et le territoire. On utilise souvent cette expression le territoire dans lequel vous évoluez Oui. Il est parfois hostile d'une certaine manière.
Oui. Encore une fois, comme la société est handicapée, Ouais. euh ça nous pose des problèmes.
Ouais. Bien sûr, bien sûr. Alors, il y a eu des améliorations.
Par exemple, vous vous remarquerez à l'entrée des marches du métro, je suis sûr, il y a euh ce les les bandes d'éveil de vigilance, c'est-à-dire, tu le sens au pied, tu sens c'est un un surface précise qui a été étudiée. Donc, tu sais que tu dois t'arrêter qu'il y a en tout cas des marches. OK.
Tu sais pas par contre si elles sont à monter ou à descendre. Ah oui, mais avec la canne. Ah oui, d'accord.
Tu sens bien. OK. Voilà.
Mais ça me fait plaisir de prendre le métro parce que moi je je ça me manque vraiment. Ouais. Mais c'est mais pourquoi mais pourquoi je Alors pourquoi tu le fais plus ?
Parce que quand je suis tout seul, je vais être déconcentré. Si les gens parlent et tout ça, on a besoin d'être concentré quand tu reprends le métro. C'est important pour la direction pour moi je peux je pourrais pas vraiment faire ça quoi maintenant parce que je suis public un peu comme Ah oui parce que tout le monde vous causerait vous oui donc mais ça me fait très plaisir de le faire.
Alors je Non mais ça m'intéresse parce que j'imagine que des choses sont mis en place mais sauf que je vois bien qu'il y a des choses mais comme je n'ai pas l'utilité, je m'en sers pas et je l'utilise pas mais je vois qu'il y a des choses mises en place des des bandes de vigilance comme vous Ouais mais enfin il y a plein de trucs qui sont pas en place du tout. Ouais. Alors ça vous allez me l'expliquer et ça c'est c'est vraiment pas admissible quoi.
Parce que on doit pas encore à notre époque. Moi, j'aurais aimé qu'à notre époque on se sente plus prévu au programme. Ouais.
Tu vois ? Voilà. Parce que c'est ça j'annonce on se sent pas dans ces cas-là prévus au programme et c'est dommage.
Bon mais enfin tu sais quoi ? Moi, je prends pas la tête parce que moi je me sens vraiment prévu au programme quand même. Mais quand même.
Bon, alors métro. Ouais, on arrive devant. Bah très bien.
Donc là déjà en effet, ça m'intéresse. Ouis. C'est-à-dire que là va arriver sous vos pieds.
Là, vous allez le sentir je pense. Oui. Oui.
Voilà. Là et oui, c'est ça. B.
Ouai bien sûr. OK. Donc ça c'est la première étape.
Allez-y madame. Pardon. Pardon.
Bonjour madame. Donc la première étape. Donc là théoriquement bon là on est sent que vous allez descendre s il est en bas. pas mais viens tu peux y aller plus vite.
Ah ouais là c'est Julan qui traîne devant nous. Moi je descendais de c étage sur l'ascenseur sur la rampe pour faire pleur au voisin. J'aimais bien.
OK alors là le problème c'est comment faire pour savoir où vous allez ? Impossible. Bah moi j'ai pas là j'ai pas ma canne dans la main dans Oui mais là même la direction par exemple là je sais que je vais prendre la ligne 11 c'est marqué mais là vous pouvez pas Ah la ligne 11 pas ce que tu le dis.
C'est ma ligne d'enfance. Ah ben oui c'est pour ça qu'on va la prendre. C'est tu sais que je me souviens encore de toutes les stations, je vais te le dire.
D'accord. Bon là là j'attends le défi. On va se faire sans problème.
Mais alors là ici vous pouvez pas savoir, il y a pas marqué nulle part. Par exemple là là il y a les panneaux mais sur ces panneaux il il y a pas de braille. Il y a pas de braille.
Non fais voir. C'est ici. Bah non.
Donc là il y a que de l'écr. Voilà. Donc là vous donc bah quand tu fais par exemple là c'est foutu.
Non enf moi ce serait pas foutu. Je demanderai demander. Ah oui voilà.
OK. Donc on demande. OK.
Parce que c'est pas grave. Euh quand tu sais pas, tu demandes. Mais mais évidemment que maintenant de plus en plus c'est ce que je c'est ce ce que je veux dans les stations qui sont pas adaptées, qui a des balises sonores et qui te disent les directions qui te disent tout ça, tu vois.
En même temps, l'escalier mécanique derrière. Donc donc ça par exemple, c'est un point sur lequel vous battez, vous essayez de donner des solutions. OK.
Donc par exemple, qu'est-ce qui serait balise sonore. Ouais. B son.
Bonjour monsieur. Vous allez bien ? Soirée à vous.
Comment vous vous appelez ? Claude. Salut Claude.
Moi c'est Gilbert. Mais je suis je vous ai reconnu. Vous avez les main chaudes ?
Ça m'arrange. Ma main est glacée que je vous réchalirée à vous. Merci à vous.
Au revoir monsieur. Euh donc tu vois c'est ça qui distrait quand tu Oui mais oui là là vous me dites faudrait que je me concentre. Je suis foutu.
OK. Alors là, il faut qu'on entre ici. Julian, est-ce qu'on a est-ce qu'on a un petit ticket ou sinon on va en prendre mon pass.
Le passe qu'on va passer tous les deux et Gilbert va passer. Fais voir. Fais-moi toucher comment ça se passe.
Alors ici, donc là là il y a la il y a la borne. Oui, il y a la borde. Donc avant, on mettait le ticket ici mais maintenant ça existe plus.
Maintenant on met un un bip ici. Et tu l'as le truc ? Ouais.
Ben moi, j'ai le mien. Alors Jul avec le tien. Moi je passe avec Gilbert.
Allez allez venez Gilbert. Et je passe par là. Venez venez.
Venez, venez. Alors, attendez, rapprochez-vous. Ouais.
Hop, collez-vous à moi parce que sinon Vas-y. Voilà. Attention.
Ouais, il faut passer les jambes. Voilà, c'est bon. On y est.
On l'appelait le resquilleur. Allez, viens à ma droite. Ah oui, c'est vrai.
À votre droite. Voilà. Alors là, là, on va descendre.
On va descendre. Oui, on le sait. Mais alors, faut descendre direction.
Il est là maintenant ça s'appelle Rony parce qu'il va jusqu'à Roni le truc. Ouais, ça je sais. Donc ici, à nouveau deuxième étape.
Là, vous avancez. Ouais. Et vous savez Ah bah oui, avec la et et il y a donc les les bandes les bandes des vigilance.
Donc on descend. Voilà. OK.
Ah oui là vous allez à fond la caisse. Non pas vite mais on descend tranquille. Oua ouais c'est vrai.
C'est vrai. C'est vrai. C'estra et puis euh et voilà.
Hop deuxème. Ah oui la deuxième. OK.
Ah c'est donc c c c ces bandes de vigilance dont on s'occupe jamais bah elles sont hyper utiles. Enfin vous très utile. Avant il y en avait pas.
Alors oui et là par exemple il y a un croisement. D'un côté on va chaut côté on va ren Mais là il y a pas de moyen de le savoir. C'est bon on va à droite.
À droite. Droite. Mais là je me rend bien compte que ça va ça va ça marche pas l'affaire.
Voilà. Ouais. Et alors mais par contre je sais que dans les stations maintenant on l' pas vu.
Il y a un bouton par contre faut savoir où il est. Et tu peux appeler maintenant un agent. On l'avait là on aurait dû s'arrêter et on m'a dit que le service était très bien qu'ils viennent et ils sont super.
Ouais, mais alors il faut il faut trouver ça il faut trouver où il est. Voilà, on va attendre parce que là celui-là est en train de partir. Alors, c'est vrai vous êtes tombé là ici.
Moi, je suis tombé ou dans les rails. Raconte euh j'étais euh je vais laacer parce que j'ai bien de bruit. D'abord, tu vois le le bruit du métro.
La ligne 11 a été la première ligne équipée avec des métro sur Pneus. Oui. Et moi je luttais avec mes parents, je voulais parce que il y avait pas toutes les rames qui étaient équipées.
Alors moi j'attendais, je voulais attendre pour monter dans la rame qui était équipée sur pneu. Ah ouais. Ah parce que c'était trop bien.
C'était nouveau, c'était Mais non mais parce que c'était des odeurs nouvelles. On avait pas ça. Donc là euh effectivement j'étais euh j'étais avec une copine non voyante et on délirait vraiment.
On était à côté, on était on était dans une autre planète sur une autre planète. Ouais. Et je suis descendu à la mauvaise station.
J'ai mal compté. Je suis descendu deux stations plus tôt. D'accord.
Et donc moi, j'avais prévu de sortir en queue du du quai. Mais en queue du qu à cette station là, il y avait rien. Et on est tombé tous les deux dans les rails et j'ai perdu un tout petit peu connaissance.
Mais ce qui m'a surtout fait flipper en panique ça, ben c'est que c'était pourri par terre. J'aime pas toucher moi les trucs sales que j'étais vraiment pas. Mais grâce à Dieu, il y a pas de il y a pas de métro qui est arrivé quoi.
Donc ça c'est bien. Alors là, autre problème, comment vous pouvez savoir où est la porte ? Moi de ce que je me de ce que je me souviens, quand je prenais le métro, le métro arrivait toujours de la gauche.
Oui. Bah c'est le cas. Alors attention.
OK. Là ça s'entend quand même. Ça s'entend.
Donc on monte là. Il y a une barre normalement on pe rester debout hein. Venez venez ici.
OK. On va toucher. Voilà.
Là vous êtes au mur, vous êtes à la vitre et là vous avez la petite R. Alors je vais te raconter. Ouais.
La prochaine station prochaine station ça va être en butu. Après on va faire Ars et métier République Groncours. Exact euh Belleville Pyrénéit et Jourdin.
C'est ma station. Vous êtes bon. Ah bah oui, tu vois, j'ai pas oublié.
Ouais, tu peux les compter parce que sinon on va faire comme vous aviez fait à l'époque. Alors la station Pyrénée, je la reconnaissais parce que il y avait un virage à gauche. D'accord.
Quand on arrive grand alors là c'est bien parce que moi de mon temps, ça s'annonçait pas. Il y avait pas d'annonce grandu. Ah non, il y avait pas de vocal.
Non, vous étiez obligé de compter de l'école. Ah bah tu as intérêt ou compte sinon tu demandes. Mais euh et donc à l'époque quand vous tombez là, vous cherchez où vous êtes, comment ça se passe ?
Le le qu était noir de monde. Pourtant personne n'a bougé et faut vraiment aimer les gens pour pas leur en vouloir. Sauf il y a un balayeur qui a eu l'intelligence de couper le courant.
Donc il a coupé le courant. Donc comme ça on a pas on n pas été électrocuté. Alors, on est remonté à la force de nos de nos mains tous les deux et les gens tout ce qu'ils ont dit c'est "Ah mais c'est pas normal de laisser des aveugles tout seul comme ça.
Faut appeler la police, faut les amener à l'hôpital." Je crois qu'il y en a un qui nous aurait demandé où est-ce qu'on habitait. On était qu'à deux stations.
Et ben mon pote, on a pris le premier métro tout seul. Personne nous a Jeen veux pas, c'est pas de leur faute qu'ils savent pas. Mais on a repris le métro tout seul choqué, pourri.
Voilà. Mais après je faisais un peu plus attention. En fait l'idée c'est que arts et métiers ouais quand tu es non voyant il faut pas être fatigué pour si tu es un peu fatigué ou ou pas concentré tu peux faire des conneries constant.
Ouais ouais vraiment. Oui, puis qu'en fait il faut être en alerte avec tout ce qui est autour de vous, tout sous les pieds. Mais c'est bien parce qu'on a le modèle en magasin quand même.
On a on a on a plein de plein de plein de choses. C'est marrant parce que là par exemple le métro bouge, avance, vous êtes très sable, vous savez parce que moi je je me laisse surprendre parce que vous entendez la porte va se fermer. OK, il va démarrer donc j'anticipe de c'est J'étais en train de penser, il y avait un petit un petit enfant qui vient de descendre de la rame là que j'entendais.
Ouais. Je me disais qu'est-ce que c'est sa réalité ? Est-ce qu'il est allé à l'école aujourd'hui ?
Est-ce que Je dire pour moi encore une fois tout le monde est différent et important, tout le monde mérite de l'importance et j'ai jamais changé pour ça. Je même amélioré même parce que j'aime bien me brancher sur les gens quoi. Penser qu'est-ce que c'est ?
Par exemple, la femme qui passait en voiture qui m'a dit un mot gentil, ben je je savais pas qu'elle était taxi, mais je me demandais rapidement que quelle est sa réalité, quelle est sa vie. Euh mais il devrait mettre de la musique douce comme ça dans le métro, dans les dans la R, ça perait les ça serait bien. Ouais.
Et tiens, d'ailleurs, il y a plein de gens qui disent "Oui, dans le métro, il y a un angle de sécurité." Est-ce que vous vous avez qui font attention, ils regardent autour d'eux ? Vous, est-ce que vous avez cette ce sentiment d'insécurité ?
On peut l'avoir public. Encore une fois, je vais être honnête, il y a longtemps que j'ai pas pris le métro. Ouais, mais je crois que dans la rue, ça peut être ça peut être parou.
Oui. Alors, dans la rue, oui, oui, je suis très je suis pas du tout inquiet, mais j'ai mes sens en éveil et ceci, c'est-à-dire c'est des sens qui c'est-à-dire que on je suis concentré sur ce qui est derrière, sur ce qui est à gauche, à droite euh parce que on sait pas ce qui peut se passer et il y a des il y a tellement des gens tellement lâches et faibles que ils penseraiit que c'est plus facile pour eux de s'attaquer. à quelqu'un comme moi.
Mais moi, j'ai pas peur parce que je crois en mon instinct et je resterai pas sur les défensives. Ouais, je je sais le faire. Ouais.
Mais c'estàd que là aujourd'hui, vous pouvez pas savoir s'il y a un petit pocket, c'est des choses comme ça. Tu le sens. Ah, vous sentez ?
Ah bah grave. Ouais, bien sûr. Tu sens si quelqu'un te frôle attention.
Bien sûr. Voilà, il faut avoir une certaine logique. Donc là, on vient de passer République.
Alors, République, faut je te raconte que République, il y a neuf lignes de métro et à Répu. Ouais. Ah ouais.
Neu lignes. Et euh concours à l'époque, il y avait des portillons qui se fermaient sur les quai. C'est-à-dire que quand le métro partait, le portillon s'ouvrait, tu pouvais entrer sur le quai et quand il arrivait, ça se refermait pour pas que plus de jambes possible.
Et des fois en République, on faisait la queue debout dans le couloir pendant une demi-heure. Moi, j'avais 3 ans. J'ai commencé à prendre le métro à 3 ans pour aller au jardin d'enfant. le seul jardin d'enfant qui acceptait les nonvoyants.
Donc j'avais déjà tr qu4 d'heure de métro le matin et 3 qu4 d'heure le soir. C'est c'est c'est lourd pour un petit enfant. Bien sûr.
Heureusement que j'avais des parents très combatifs parce que si tu tombes dans une famille où les parents ça leur pose vraiment un problème et que ils ont honte ça a existé qui veulent pas sortir avec l'enfant qui veulent le laisser chez lui comme ça bah il y a pas de problème ça devient un légume hein. Donc vous pensez je sais quelle est la part de ce de ce que vous ont apporté vos parents dans votre réussite et votre réveil dans ma vie énorme 100 % quasiment énorme tout au début énorme. Maman, elle m'énervait parce que elle disait à tout le monde "Ouais, mon fils ça va être une vedette et tout." J'avais horreur de ça mais elle s'était vaement finalement.
Vas-y, c'est là où je suis tombé. Voilà, c'est la station où je suis tombé. Et quand j'y pense, c'est vrai que c'est quand même éprouvant, tu vois, parce que j'aurais pu des souvenirs un peu violents comme ça.
C en fait partie. Oui, on aurait pu mourir. Moi, j'étais surtout inquié de ma copine parce que j'aurais pas voulu que ce soit de ma faute, que soit tombé, qu'elle soit fait mal.
Heureusement, c'est pas on n pas on n' pas trop eu de trop eu de mal. Mais je parle de ça parce qu'il y a 2 3 mois, il y a un mec voyant qui est tombé comme ça ici, pas à Belgique mais à je sais plus quelle station à Paris. Et c'est pour ça que mon idée c'est de demander au euh 10 compagnies les plus euh pardon les 10 compagnies qui ont le mieux réussi en France ou pour que chacun mette de l'argent.
Par exemple 200000 € chaque grande compagnie énormissime pour des grands groupes exactement bloqué dans dans les dans la caisse des dépôts et consignation. On ne touche pas. Ouais, parce que je sais que ça ça coûtera pyréné.
Tu se rends compte pour moi ce que c'est dans ça euh c'est merveilleux parce que c'est million attention à la marche en descendant du train. Ces millions vont servir à vocal les stations qui n'ont pas de porte palière. Ce qui est le cas ici sur cette il y a pas de porte sauf Oui.
Les portes donc qui bloquent l'accès au qui s'ouvrissent le long du CL ou qui s'ouvre quand tu as un Moi je veux plus quelqu'un tombe dans les rails. Cette ligne, elle est équipée par contre à partir de de de de mairie des c'est équipé c'estàd que oui parce que la ligne parce qu'elle est nouvelle voilà mais c'est n'importe quoi parce que je veux dire alors concrètement vous on date on est dans le métro depuis tout à l'heure vous me dites bon voilà ce qui marche ce qui marche pas si demain vous aviez des grandes améliorations à faire pour trois grandes améliorations à faire pour le les nonvoyants et dans la dans la rue voyez dans la rue pour les mêmes balises à ma station Jourdain j'ai jamais vécu ça depuis 40 ans. Ah ouais euh ça serait de toute façon la généralisation de la vocalisation de des stations.
On y est. Alors la sortie normalement elle est en que si ça pas changé exement bah on est on y est. Tu vois nous souviens ?
Ouais absolument absolument. Donc premier point, vous me dites la la vocalisation des stations dans le métro. OK.
Des qu sont pas adaptées parce que quand quelque chose fonctionne ça sert à rien de faire une exception. On s'en fout les exceptions. Il faut généraliser le process quand ça marche.
Il y a un escalier qui monte. Je me souviens, je me souviens. Ça me fait très plaisir moi aussi mais vraiment parce que sourire il y a longtemps que il est très longtemps quoi.
C'est donc premier point OK sonorisation. Ouais deuxième point qu'est-ce qu'on peut faire dans les rues ? Et ben justement ces balises sonores.
Je voudrais que quand on passe devant un magasin et bien ça ça parle. C'est qu'on sache devant quel magasin on est. OK, c'est normal de savoir.
Alors, attends, faut pas de sortie parce que deux. Ouais, je me souviens bien. On pour l'instant il pour l'instant on va vers la sortie unique.
Mais d'accord. Alors, attention, viens avec moi. Hop.
Attention, ça s'ouvre. Voilà. Hop.
Il me semble que c'est à gauche, mais je suis pas sûr parce que il y a longtemps, je l'ai pas fait. On va voir ça. On va avancer puis on va voir ça.
Il y a une sortie rue du Jourin. C'est là il faut qu'on sorte. Dis-moi ce qui est marqué.
Ouais, ben je vais vous dire pour l'instant, je pour l'instant je le vois pas. Il y en a pas. Mais tu te rends compte, tu me parlais de la sécurité dans le métro quand j'étais à Do.
Moi des fois, je prenais le dernier métro à 1h du matin. Et ça vous posait pas de problème du tout. Alors je le ferai pas làin.
Ah non. Ah bon ? Pourquoi ?
Parce que les choses ont changé. Ah, vous pensez qu' c'est-à-dire il y a plus de violence que sécurité. Oui, bien sûr.
Ne pas le dire, ça serait mentir. Alors, il y a l'escalier qui est mécanique qui fait les bras à gauche. Ouais.
À gauche, c'est l'escalier. Non, on va prendre on va prendre l'escalator. Ouais, une sortie est marqué.
Non, bah non, non, non. Pour l'instant, il y en a qu'une seule. Une unique.
Ah bon ? Peut-être que en haut, il y en aura deux, hein. C'est passé.
Et alors, un jour un jour je me suis coincé le pied entre deux marches de l'escalateur et ma botte, elle s'est complètement Et alors les panique. Heureusement, les gens criaient "Arrêtez courant, arrêtez courant". il appuyer sur le bouton, ça peut être dangereux mais bon ça m'inquiète pas du tout ça.
C'est ça qui est marrant, c'est que vous vous avez vous dites "Oui, bon bah moi je fais ma vie de toute façon mais en même temps vous sentez qu'il y a quand même un environnement qui peut être hostile, une insécurité, ça vous le sentez ?" Oui bien sûr, mais on va pas se laisser faire. On va pas rester à la maison.
Ça vous est déjà arrivé, vous êtes déjà fait tirer votre portefeuille ou des Non non. Donnez un coup ou je sais pas. Non non non non non, absolument pas.
OK. Mais si ça m'arrivait, je serais pas le seul qui recevrait hein. Ça ou alors là il y a deux sorties rue du Jourdin rue la suus.
Rue du Jourdin je veux r Jour à gauche. C'est à gauche. Absolum je me souviens tu vois c'est génial.
Vous êtes là vous êtes là parce que je me souviens et et vraiment vous qui nous regardez c'est pas je vous la joue pas j'ai j'ai absolument pasé dans gauche. Allez ouais du Jourdin. Voilà.
Ah mais tu sais pas ce que c'est pour moi d'être là. C'est merveilleux. Euh parce que c'est c'est c'est c'est mon enfance.
Ouais. Et on y rienne plus que des enfants qui ont plus ou moins bien grandi. C'est tout ce qu'on est.
Faut pas s'ajouer. C'est tout ce qu'on est. Et ben, on va monter l'escalier.
Et il ressembla à quoi le gosse que vous étiez ici ? Bah j'étais il croyait en la vie hein. Il croyait en la vie quand il savait pas.
Il demandait puis tout. Euh alors là il faut faut descendre. Ouais il faut descendre la comment tu sais ?
Oui il faut descendre la rue du Jourdain. Ouais. Allez faut pas se gourrer parce que j'ai regardé sur un plan tout à l'heure.
D'accord. Alors faut descendre la rue du Jourdin. On est bien rue du Jourdien.
Ouais. Ouais. Absolument.
Absolument. Alors moi c'est marrant parce que quand je descendais j'avais les murs sur ma gauche donc je devais traverser. Ouais.
Je devais trouvé que c'était plus pratique pour de l'autre côté. Il y a une école école maternelle. Ouais.
Ça je me souviens pas. Donc c'est bien la rue du Jourdain. Exact.
Et normalement on va arriver sur une place. Absolument. Bah maintenant elle est elle est quand même c'est une rue qui a l'air piétonisée complètement qui ressemble un peu à une place voyez.
Non mais au bout là devrait y avoir une place qui s'appelle la place des rigoles. Exact. Et la place des rigoles pour moi c'était important parce que c'est là où il y avait les forins qui venaient une fois par anige.
Et alors euh euh il me connaissait tu vois, j'étais parce que attends moi j'étais super connu dans mon quartier à personnage de 5 6 ans parce que je venais faire nos courses avec ma canne tu vois tranqu parce que je voulais mes parents qui m'envoyaient c'est moi qui voulaient parce que j'avais envie de communiquer j'avais envie de voir le monde ma façon bon et euh donc les forins ah Gilbert donc je montais dans le dans le manège et alors quand tu attrapais le pompon, tu avais un tour gratos. Ouais, ça toujours. Ah ouais, Gilbert lève la main, bam, j'attrapé le trompon, j'avais un tour.
C'était génial. J'ai eu une super enfance. Ça Alors, il y a il y a quand même avant qu'on arrive là où vous êtes né, Ouais.
Il y a une histoire incroyable avec votre maman qui pendant la Seconde Guerre mondiale a échappé de peu et passé entre les mailles, des rafles. Oh bah oui, bien sûr. Parce que bon, vous nous racontez parce que vos parents se sont rencontrés.
Mes parents sont rencontrés en 36. OK. Euh à un bal du 14 juillet.
Non si si à Saint-Fargeau, il y avait la caserne des pompiers. C'est juste et mon père demande à ma mère comment vous vous appelez. Lui dit Jean.
Bon d'accord, il danse, ils flashent ensemble, ils vivent ensemble. Ouais. Ils ont une petite fille en 36 et 3 ans après la guerre éclate.
Et là, on commence à dire "Bon, les juifs euh faut vous fa recenser tout de suite." Et là, maman veut aller au commissariat. Oui, le commissariat se fait recenser parce que parce que parce que parce que les juifs français pour eux il ils sont français donc ils veulent c'est une fierté pour eux d'aller se faire recenser.
Et là mon père lui dit "Tu bouges pas." Euh tu te rappelles quand on s'est rencontré, je t'ai dit que je connaissais une Jeanne et ben la Jeanne, figure-toi que je suis toujours marié avec elle. Ça dû être très chaud hein sur sur les cou quand même.
Je suis toujours marié avec elle. J'ai gardé le livret de mariage. Tu vas prendre ça, tu vas aller à la mairie et ils vont te donner, tu vas dire que tu as perdu ta carte d'identité.
Ils vont te faire une carte d'identité sous le nom de Jeanne Pelle. Donc a vécu, votre mère a pris 6 ans comme ça sous cette identité là. L'identité de la première femme de votre père.
De la première femme de mon père qui m'en a jamais parlé lui. Ouais. Je sentais qu'il fallait pas lui en parler.
Euh maman m'a pas beaucoup m'a beaucoup parlé. Elle m'a beaucoup parlé de la guerre en général, beaucoup parlé de des rafles parce qu'elle a vu des trucs, elle m'a m'a parlé d'un une place, mes parents habitaient à Cognac après et sur la place du ville de la ville, il y avait un car avec des gendarmes. Alors, elle s'approche maintenant puis elle leur dit "Qu'est-ce que c'est ce car ?
Oh, c'est des juifs, on va les emmener, on sait pas où ils vont mais enfin bon." Mais il lui disent "Mais vous savez, nous on n'est pas du tout avec ce courant là. S'il y en avait un qui voulait s'échapper, on fermerait les yeux.
De toute façon, on a saboté le moteur, on a mis du sucre, donc il va être bloqué pendant un jour sans problème. Et elle monte sur le marcheed et elle voit deux jumeaux et elle leur dit "Risque". Non mais dis je je suis israélite, venez, je vais vous cacher.
J'ai des amis qui ont une ferme, je vais vous cacher. Et les jumeaux ils lui disent : "Écoutez madame, vous voyez les gens tout au fond sur fauteuil roulant, c'est nos parents, on sait pas où ils vont, mais où ils vont, ben nous on va aller avec eux et ils sont restés, va savoir ce qui est arrivé." Donc elle m'a parlé de tout ça, pour toutes ces histoires là.
Et figure-toi que en 2001 euh je suis allé voir le film Lucy au brac. Il y a un café en face. Euh là, il y a un café ou sur la droite là parce qu'il dit "Vous voulez boire un verre là ?" Euh je vais voir le le film sur le crac puis on rentre à la maison et puis euh jeouv une bouteille de champagne, j'ai des amis de l'allié du département de l'allié avec moi et euh je raconte ce que je suis en train de te raconter là.
Ouais. Ouais. Ouais.
Et ils me disent "Mais comment tu l'as jamais cherché ? Conneries". la la dame Ouais.
Ouais. Mais je dis elle est morte sinon elle m'aurait contacté. Je sais pas moi.
Elle aurait parce que je parlais à la télé de mon père du quartier du machin. Donc moi je sais qu'elle est morte et donc et ils sont sur mon cas. Il quand même tu devrais quand même qu'est-ce que je fasse ?
Mais j'avais quand même le nom de la ville où elle était née. OK. Dans le dou.
Ouais. parce qu'il fallait que et puis j'avais son nom parce que maman avait dû apprendre trois générations en arrière en cas d'interrogatoire. Ah oui, donc elle avait appris une autre.
Il fallait il fallait il fallait et donc je prends les je prends le téléphone juste pour qu'il me foute la paix, tu vois. Puis je vais ouvrir ma bouteille de champagne. Donc je fais le numéro de téléphone donc sur les renseignements, j'aurais le numéro de madame Jean pour elle va bien les user.
Et la fille me dit bah voilà le numéro. Ah qu'est-ce que c'est affaire ? Je je téléphone, il est 8 9h moins le car j'entends une vieille voix allô.
Alors je suis gêné parce que je dis la vieille je l'ai déranger. Je dis la vieille c'est pas péjoratif. On parlait comme ça ici à Mine Monant.
Donc je lui dis madame j'ai deux questions, trois vous posez. Vous pouvez rapprocher si vous voulez. Est-ce que vous avez été marié ?
Elle me dit oui. Vous avez des enfants ? Oui, j'ai et j'ai dit de mes frères, je savais pas ça et je dis "Vous avez été marié monsieur Montagnier ?" Elle me dit "Ah non, bon, merci madame." Je raccroché et elle me dit "Attendez, attendez, je sais que c'est un nom très usité dans le coin et je sais qu'il y en a une à Pontlier." Bon, d'accord.
Merci madame et je vais raccrocher et je vais ouvrir ma bouteille tourner le envie de boire un coup marre de cette histoire. Ouais, surtout que j'ai un avantage quand même. Je peux boire un petit verre ?
Je suis pas sûr que je vois double. Donc bon, donc je ils me disent mes amis et mon épouse quand même tu devrais réessayer, c'est un signe. Arrêtez, je recommence, je prends le numéro à Pontarlier, j'appelle cette dame et je lui dis pareil.
Je lui repose les mêmes questions. Vous avez été marié ? Elle dit oui.
Vous avez des enfants ? Elle dit non. Une vieille dame encore.
Ça me faisait bizarre d'avoir une vieille voix encore. Oui. Et je lui dis "Vous vous avez pas été marié à monsieur Montagnier vous ?" Et là, il y a un silence. et elle éclate en sang et elle me dit "Mais si mon petit, je savais que tu m'appellerais.
Je savais que c'était toi quand je te voyais à la télé. J'étais sûr que tu m'appellerais." Et on s'est connu pendant 4 ans.
Je remercie d'avoir sauvé maman. Mais elle savait rien. Oui, elle savait rien du tout cette affaire.
Elle disait "Bah c'est pour ça que la GPU il m'emmerdait à Paris. Il disait qu'il y avait quelqu'un qui usurpait mon identité quoi." Donc voilà.
Alors là, on n pas loin de la place des rigoles là quand même. Oui. Alors là, on y est hein.
On est dessus vraiment. Ouais. Et il va falloir alors qu'on aille.
Donc ça c'est quoi l'adresse ? Ben faut faut les rues des Pyrénées. 328 rue des Pyrénées.
Alors sur cette place des rigoles. Ouais, je sais que c'est par là, je reconnais. Sur cette place des rigoles, il y avait un cinéma.
Il y avait un primeur mais il est sûrement plus, ça existe sûrement plus. Il y avait un primeur et il y avait un cinéma pourri. Et avec Eddie, avec Eddie Mitchell, on s'en parle parce que lui, il connaissait ce cinéma.
Ouais, il s'appelait le Florida. Et c'est là où cit là la dernière séance. Bah c'est un un plan comme ça.
Ouais. Et là il te jouait la vengeance d'Hercule, les amours d'Hercule, enfin tout sur Hercule. Tu vois, c'était pas cher du tout.
C'est c'était un lino pourri par terre vraiment. Mais moi, j'avais compris le plan parce que la la bonne femme qui tenait le primeur, Gilbert, elle s'appelait, elle buvait pas que de l'eau. Je sais pas si elle avait connaissance que que c'était d'ailleurs l'eau.
Ouais. Ça rouille l'eau. Donc elle était vraiment du chaud au matin.
Ouais. Et il y avait un escalier et tu montais et dans le demi-étage, il y avait une porte en bois et il y avait un petit trou et j'avais entendu que c'était je me suis dit mais e c'est la cabine peut-être de l'opérateur et je me planquais là comme ça. Moi j'écoutais le film à ma façon puis cétait très bien.
Ça me coûtait pas un rond donc ça c'était pas mal. Alors d'ailleurs les films vous les regardez je toujours l'audio description. Ah ouais ça c'est une de mes fiertés.
Ah c'est c'est grâce à vous. Bah oui, on peut le dire comme ça. Ah bon ?
Parce que h ça sent bon. Euh il y a alors la rue des rigoles. Celle-là c'est rue le vert.
Gilbert Montagier. Bonjour monsieur. C'est Gilbert Montagier.
Ouai. Bonjour monsieur. Oh bonjour monsieur.
Comment ça va ? Je suis un fun. Comment vous vous appelez ?
Abdel W. Ça va mon Abdel ? Ma mère.
Mais ouais ça tu sais que moi je suis d'ici moi je suis né en 75 et ça me fait super plaisir de vous voir. Je suis né ici moi. Ah bon ?
Je savais pas. Pirén là. Mais pourtant on l'a jamais dit à la télé.
Et ben, tu vois, c'est pour ça que je te dis. Je suis né là, j'avais que 20 ans ici. Oh [ __ ] ouais.
Alors, ça me fait plaisir de revenir. Tu penses dans le quartier sûr que ça fait plaisir de voir monsieur Belle. Bonne vie à toi et bonne continuation à vous.
C'était à quel endroit ? Moi je suis né au 328 là. Tu tu vas là.
Et pourquoi vous faites pas des nouveaux tubes ? Mais je suis en train je suis en train de sortir un album. des nouveaux parce que ce qu'on maintenant excusez-moi aussi je me ser danser on va oh si vous êtes attention on est au milieu de la rout moi je suis éducateur dans ce quartier Ah ouais j'accompagne des jeunes de quartier justement moi je suis né au 326 intéressant parce que moi je fais le lien je me dis que ce serait intéressant parce qu'on fait des fêtes ici de quartier bien sûr pourquoi pas franchement si je Si j'ai le temps des fois tu peux pas faire si vous avez un mail à me laisser moi je veux bien vous reconacter hein parce que honnêtement je te Ouais monsieur si vous êtes si ça vous intéresse je suis en train de faire plein de télé en ce moment justement il est là l'album nouvel ouais ouais il sort dans 2 jours.
Et ben on va danser. Vous savez que j'ai fait un enfant par rapport à vos musiques ? Ah tu as bien fait ça Abdel.
Tu as bien fait mais bonne soirée à vous pour faire une photo ou pas ou je vous prends photo si vous voulez. Allez la photo. La photo.
Mais tu te rends compte que je suis nén j'ai vécu 20 ans. Ça ça me parle au 328. C'est Gilbert Montag.
Bonjour madame comment ça va ? Allez, bonne soirée. Mais c'est une c'est c'est une réelle proposition.
Si vous envie, c'est facile. C'est tou organisation fête de quartier. Vous êtes là, il y a une scène.
Ça s'appelle toucherouti. Ça s'appelle toucher musique. Touchz musique.
Touch musque. Touchzmusic.com.
Il y a pas de problème. Je peux prendre une photo avec vous ? Alors viens parce qu'on a pas trop le temps.
Mais vas-y maintenant. J'imagine bien. Mais je me rappellerai Nab tous les ans.
J'ai le mémoire. OK. Et avec Camélia, vous voulez bien ?
Merci Camélia, viens avec moi. W ça va Camelia ? Ça va merci.
Et on a on a C'est magnifique. On a chanté sur vos chansons. Et ben continue.
Il y a un album qui sort. Merci pour venir. Et ben grâce écoute, je visite déjà.
Merci Abdo. Salut Abdel. Bonne continuation.
OK. Alors tu vois voilà on arrive. Mais les gens vous rendez Je crois que c'est la première fois qu'il y a autant de gens qui nous Bah c'est ma réalité.
Bon là c'est Ouais ouais c'est ma réalité de tous les jours hein. Bon 328 eu des Pé ou 328 je vais toucher ma porte. Ah oui oui.
Alors là on est presque he je pense. Ouais r Pyrénées. Bonsoir.
Bonsoir. Bonjour. Ça va bien ?
Très bien messieurs. Voulez boire un verre. Ah peut-être après.
C'est très gentil. 300 pas de non on r des Pyrénées c'est bon et là l'autre côté c'est 371 donc en effet on est bien du bon côté côté côté paire côté paire ouais mais je reconnais pas là 300 qu'est-ce que tu vois comme numéro j'ai à gauche là à gauche j'ai quoi comme numéro attention il y a la grille de l'arbre 332 ah bah c'est ça alors au 332 il y avait un petit hôtel meublé petit hôtel un peu pourri ouais il y a plus d'hôtel mais c'est fini il y avait 330 un boulet turpin, il y avait un pitier où les gens ils me laissaient tenir la caisse enregistreuse et pour moi c'était génial parce que ça me responsabilisait. Je mtenant il y a un plombier, un opticien et un restaurant africain et là donc on est la porte elle est spectaculaire.
Mais ouais avancer un peu. L'émotion que ça me fait c'est incroyable. Et vous êtes n là.
Oui, je suis né là mais j'ai vécu 20 ans là. Mais non, il y avait pas de code, je comprends. Il y avait pas de code à notre époque.
Il y avait un bouton à droite mais je suis sûr ça n'existe plus. Ah si. Ah il y a un interphone quand même.
Mais j'ai pas le code, c'est stupide. J'aurais dû demander et euh et on pouvait rentrer, il y avait pas de code et euh c'était vraiment bien. C'était Alors, il faut expliquer ce on va on va prendre un peu de recul comme ça Julien peut nous montrer avec la caméra mais vous avez vous êtes né ici donc prématuré ouais sur la date de la cuisine.
Vos parents savaient pas que vous aviez Ah ben ils savent même pas que j' allir un bébé. Attends ce qu'on a dit à maman il y avait pas les il y avait pas les il y avait pas les échographies. Alors mais elle a il y a le ventre et on voit non mais alors on t'explique.
Elle avait effectivement je pense essayé les avortements ça n'existait pas. Ouais. Donc elle avait essayé de comme on disait ici à Ménémus de faire passer le bébé mais le bébé il était accroché.
Il était bien accroché. Et euh quand je suis né, bah comme il y avait pas les échographies, j' dit à maman qu'elle allait avoir c'était un fibrome en fait. Donc le fibrome le voilà.
Et donc quand je suis né sur la table de la cuisine, bah c'était chaud parce que Mais mais alors sur le côté riche de l'immeuble à droite quand je sais pas si tu tu as une vitre, tu peux voir à travers. Non mais il y a marqué alors il y a un docteur, il y a marqué toujours cabinet de médecine générale. Ouais.
Et le médecin, docteur Fenman. Mais c'est toujours là, docteur Laurent Felman. Mais ouais.
Et moi, j'ai connu Laurent, il était petit, tu vois. J'ai connu, c'était son père ? Ouais.
Ouais. Et son père, il est venu dans l'appartement et il a dit à mes parents : "Écoutez, vous inquiétez pas parce qu'ils voyent leurer watch, vous inquiétez pas, le petit va s'éteindre comme une petite bougie de toute façon 5 mois et demi, 900 g. Mais voyant, je m'éteignais pas." Il a dit "Bah, il faut quand même que je prodigue les premiers soins." Donc il a prodigué les premiers soins, je crois ce qu'il a fait.
Bon, ils ont il a appelé l'hôpital de secteur parce que nous on avait pas de téléphone. Euh, il a appelé l'ambulance pardon. Qu' sont gourrés.
Je suis né donc en plein hiver quand même le 28 décembre. Ils sont plantés d'adresse et ça mis tris qu4 d'heure à à arriver. Vousz bon ?
Bah oui, il m'ont amené à l'hôpital de secteur dans un panier avec du coton pour pas que j'ai trop froid et l'hôpital de secteur Ah ouais mais ça c'est pas pour nous hein, ça respire mais c'est pas pour nous. Donc faut l'amener au centre des prématurés à à Port Royal. Et c'est là que j'ai vécu.
Donc je ils m'ont mis dans une couveuse pendant 3 mois et demi et comme j'allais mourir, ils ont mis beaucoup d'oxygène. C'est pas de leur faute, ils savaient pas combien il fallait mettre à l'époque et ça a brûlé tous les ner optiques et tout le tout le total derrière. C'est comme ça que vous non vous êtes pas non voyant fondamentalement de naissance.
J'en sais rien. Ouais. J'en sais rien parce que ça je me souviens pas.
Ouais. En plus, un bébé, il voit tout de suite, il voit pas, je crois. En tout cas, ça a été comme ça.
Mais la chance qu'on a eu, c'est que l'annonce du verdict à mes parents paraî enfin, je sais qu'ils ont été complètement effondrés, messieur, parce que tu sais pas comment ça marche un modèle comme moi au début. Oui. Donc euh le professeur Makovski dont le service pour toujours son nom, lui il est décédé, il a dit à maman : "Vous pleurez aujourd'hui et bien madame, je vous le dis, vous viendrez me remercier." C'est incroyable hein, comment il a comment il a présenté des choses.
Alors, j'ai quand même une question. Venez, je là alors c'est fascinant. Ah mais je crois que c'est pas en Ah non, c'est malheureusement c'est pas non c'est il y a la plaque ici Laurent Felman.
Non. Et malheureusement en fait, il y a une plaque dessus. Pourquoi le BRA n'est pas écrit ?
En fait, on met pas simplement des lettres en volume. Voyez pourquoi c'est des petit Ouais. Mais non, parce que nous on n pas nous on connaît pas vos lettres au départ.
Nous notre écriture c'est le brail. Oui, mais pourquoi c'est en fait en quoi le brail c'est révolutionnaire si on avait seulement mis les lettres en en volume ? Vous voyez ?
Non mais c'est si on fait un L, on le faire un peu ressortir et puis on en touchant, il faudrait que sur la plaque ça soit marqué embraille. Oui et en grosse lettre comme tu dis pour les gens qui voient mais pas assez bien parce que c'est à eux il faut penser ou mais mais quel est la particularité du brail ? C'est ça pour C'est merveilleux le brail.
Oui. Alors parce que là vous avez une chevalière en brail. Ouais c'est la seule écriture senselle au monde.
Le brail c'est super. Fait voir. Attends on peut l'avir.
Ouais. Et donc là donc là il y a je vois quatre points. Ouais.
Alors le premier point en gauche, c'est un A. Ouais. Et les trois autres points c'est un M.
D'accord. Et en brail, on a deux codes soit lettre par lettre comme vous. Ouais.
Ou comme ça prend beaucoup de place en comme une steno si tu veux une abrédiation en rapide abréviation. Ça veut dire amour. Ouais.
Et c'est cadeau de ma femme. Magnifique. Ouais c'est super ça.
On monte dans la voiture. Allez allez on y va. Tu me laisses conduire ?
Ben pourquoi pas ? Vous l'avez déjà fait ? Oui j'ai déjà fait.
Non mais celle elle est pas encore automatique. Ah alors attendez je vais vous aider. Alors tu m'as touché ?
Ouais. Là ici, attendez. Hop.
Amencer. Alors là, il y a le Voilà. Attention, il y a une marche entre les deux.
Ouais. Ouais. T'inquiète.
Voilà. Tac. Là, il y a un siège.
Il faut que vous alliez au fond. Ouais. Ouais, mais je connais.
Ah, c'est chauffé, c'est bien. Vous adore. Gilbert.
Bonjour. Allez-y, avancer. Gilbert.
Vous pouvez vous asseoir ici. Par exemple, impeccable. Et je vous présente Guillaume, notre chauffeur.
Salut Guillaume. Vous allez bien ? Très bien.
Ben, je prends des nouvelles quand même. Bon, on a on a un album. Ah ouais, c'est un bel album, je t'assure.
C'est un super album. Donc euh Gilbert Montané, l'amour dans ses mains. Ça faisait 20 ans que vous en aviez passé.
En tout cas, des albums avec des originaux à moi. Ouais, c'est ça. Parce que j'ai fait d'autres trucs, hein.
J'ai fait des reprises de la moderne. Ouais. ma musique que j'adore.
Puis j'ai fait un album de continue pour les petits enfants qui a été une belle expérience. Mais c'est vrai que alors qu'est-ce qui vous a remotivé à bon ? Parce que j'en ai eu envie.
Ouais parce qu'en fait le truc c'est que je suis plus obligé de faire la course au hit genre ah ouais il faut que je sorte un album parce que parce que rien du tout. Euh moi je j'arrive à tourner dans les concerts. Et d'ailleurs je vous l'i pas dit je serai au dô de Paris le 14 février 2007.
Je le dis maintenant parce que 2000 2027 on va Oui, bien sûr, mais je joue partout hein. Ouais. J'ai une équipe de musiciens extraordinaire.
C'est le fun mais c'est ce que je préfère à la scène. Donc j'ai eu envie de de faire mon album euh et j'ai parce que j'ai plein de mélodies que je compose tout le tempsin. Et voilà.
Donc c'est un un album qui a la couleur Sl. Il y a il y a des choses assez s r blues et justement et est-ce qu'on s'écouterait pas ça du coup ? Alors attendez avant parce qu'on va aller dans un restaurant.
Vous savez quoi ? Vous savez ce que vous voulez manger dans le resto où on va ou pas ? On va voir.
On va voir. Alors non ça c'est pas la bonne musique Guillaume. Hop !
Parce que si on peut commander tout de suite comme ça quand on arrive on a déjà notre petit plat. Bah ouais. Tu as le menu ?
Ouais. Je vous dis le menu alors ? Fais voir.
Vas-y. Euh, velouté petit poids, artichau, vinaigrette, asperge frisé, ouais, gâteau de tomate, aubergine caramélisée, couteau ple de chat, carpa chaude de rade, croustill de gambasse, calamar. On peut plus dans le quartier, on disait j'ai la dalle.
J'ai la dalle. Oui. Euh, croque prince de Paris, crooc monsieur, curry végan omelette blanche, riatonille, steak de rion.
Ah ben allezmencer demande. Ouais pour commencer. Ah bah ouais euh je le petit message.
Ouais. Ah mais après on verra on aura le temps de Ouais. Ouais.
C'est bien ça les gâteaux en morille. Ah c'est bien ça. Vous faites la cuisine ?
Ouais, je devrais plus cuisiner souvent mais j'en fais un peu quand même. Ouais, ce que j'aime bien c'est bon, j'ai plus les légumes, tu vois, avec l'économe, je j'ai plus les légumes, je fais des pâtes euh de temps en temps, de temps en temps. Mais c'est vrai que j'ai la chance d'avoir une épouse qui cuisine super bien.
Bon, ça'écoute quoi ? Et ben écoute, la première, je vous laisse choisir. Ah ouais, je veux bien.
Ça sert à ça. Et ben moi, je voudrais écouter la première. Je voudrais écouter Sweet Mademoiselle.
Sweet mademoiselle. Et je vais t'expliquer pourquoi ça raconte l'histoire qu'on vient de vivre là. Fais voir comment ça fait.
Voilà. Un peu plus fort. Tout petit.
Voilà. Et voilà. C'est ça. 1.
Et donc j'ai écrit ce texte. OK. Ouais.
Donc ça commence comme ça. Je m'envoie tout petit à la maison. On venait juste d'avoir la télévision.
On l'a regardé seulement en noir et blanc. Bon, je peux pas dire que ça me dérangeait tellement. Non toi bon.
Ouais, il y a de l'humour et on écoutait Radio Luxembourg, l'ancien RTL. Il y avait un feuilleton qui s'appelait Nicole et l'amour. Tu imagines Nicole et l'amour comme le nom de doit faire.
Voilà. Et l'héroïne elle m'allumé en dedans et et je je voulais lui dire, je lui dire suite mademoiselle jeelle laisse-moi passer. Qu'est-ce qui se passe ?
C'est fini. Ah j'ai dû appuyer sur un autre. Ah ouais, c'est possible.
Alors ça c'est Allô, c'est moi. Ah ouais, là c'est plus dramatique. Ah ouais, non.
Oui, parce qu'il y a une variété alors. Ah bah oui, ouais. Ou ouais.
Et alors vous vous faites quoi vous ? D'abord la musique. D'abord la musique ouais.
Donc ça c'est votre c'est votre boulot principal. C'est pas un boulot he, c'est un plaisir. Plaisir quand je pense non mais dans la construction de cet album, ça c'est votre votre partie à vous, c'est de le chanter à la fin et de et de le et de le de composer la musique au début.
Mais quand je compose la musique, je j'imagine aussi les de quoi de quoi je voudrais que ça parle et les mots de la musique. Par exemple, ça vous même si c'est pas vous qui l'écrivez. Voilà.
Ça je voulais l'appeler Allô. Je voulais que ça ça dise "Allô c'est mo". Que ça s'appelle "Allo c'est moi." C'est un mec qui il est il est décédé, il est dans l'autre monde et il s'adresse à sa femme qui qui qui est en bas quoi, qui est resté. et lui dit "Est-ce que je compte encore pour toi ?
Quoi ? Est-ce que est-ce que tu te souviens de de nos délires, de nos moments, de nos de nos difficultés, de nos joies quoi ?" Je veux dire et donc je voulais que ça parle de ça.
Voilà. Comment ça se passe ? Donc vous la musique elle vient donc au piano.
Vous m'expliquez et après qui les écrit pour vous ? Alors on a reçu Didé Barbelvien dans cette émission qui nous a raconté, il nous a beaucoup parlé de vous. Et alors et on va en on en parler encore tout à l'heure de lui.
Euh comment ça se construit ? vous envoyé la musique et lui votre Ouais. Alors je je les appelle Claude ou Claude de Melier ou d'autres je dis voilà je vois que ça ça part de ça j'ai des phrases parce que quand je fais une maquette je mets les phrases qui sont dans ma tête ou et je le renvoie immédiatement par mail par le net quoi.
C'est ça qui est magique tu comprends ? Maintenant évidemment en 3 secondes tuas tu envoies la chanson dans le monde entier. C'est c'est fantastique ça.
Oui. Alors qu'avant c'était pas possible. Ah bah non avant c'était pas possible.
On s'en écoute une autre. Laquelle ? Allez, ce que tu veux.
Tiens, ça sert à ça. Tu veux Ça sert à ça. Elle est là.
Ouais, c'est c'est c'est l'un des singles. C'est l'un des singles. Ouais, on peut dire ça comme ça.
Et ça alors là, voilà, je te parlais de du fait que des fois le matin, tous les matins, j'ai une mélodie et là j'avais ça. On était à Chicago, je crois que c'était ça. Et que avant le petit déj, j'ai j'avais cette mélodie là et j'avais ça sert à ça, je voulais que ça dise ça, ça sert à ça d'écrire une chanson pour que le monde s'accorde un peu mieux, pour que les gens s'aiment plus. et bien écrit le texte écrit pour tous ceux qui tous ceux qui cherchent encore l'amour mais faut pas savoir comme comme j'ai été touché pourtant je pas être comme ça parce que ça m'arrive tout le temps pourtant mais de de de rencontrer ces gens dans mon quartier ça vous aim oui parce que je me dis [ __ ] mes parents bah il serait ils seraiit vraiment sûr s sur sûrm sûrement heureux de de voir ça quoi de Benah, ils ont connu mon succès mais c'était c'était au début.
Ouais, c'était au début. Puis au début je vivais pas pareil. Ah c'estàd c'est-à-dire que euh je crois que je ne réalisais pas la chance que c'est euh on m'avait convaincu qu'il fallait que je reste intouchable, ce soit queon me voit pas partout, qu'on me voit juste à la télé ou sur les scènes.
Et pour moi, dans mon monde à moi, c'est très très négatif parce que tu as compris maintenant que moi j'ai besoin de ressentir mais oui, j'adore ça parce que j'ai besoin de ça. Voilà, ça vous avez une chanson qui s'appelle Faut faire la fête. Ah ouais ?
Alors ça c'est on va l'écouter mais c'est votre grand truc ça. Ça c'est que c'est votre Non mais votre pâte elle est là surtout là. Bah ouais moi j'aime bien j'aime bien faire la fête.
Bah oui, parce qu'avec un titre comme les Sunlight, ça m'a permis d'entrer dans les discothèques. Alors ça c'est mon côtier le 20e arrondissement tu vois d'où on est. C'estàd voilà faut faire la fête parce que c'est c'est aussi ça moi tu vois je sais pas si c'est l'été ou de rester enfermé mais j'ai besoin de danser, de me lâcher euh d'entendre des milliers de de voix me chanter.
Voilà. Et j'ai aussi ça en moi, je suis le mom du 20e quoi. J'ai c'est un mélange de music from the statro New York mais aussi le montant.
Voilà faut faire la fête. Oui, faut faire la fête. C'est important la fête.
Et on va se boir un petit verre quand même. Bah oui, on va y aller gentiment mais quand même. Oui oui, ça on va pas se laisser à battre.
Ah non, vous il y a une formule quand même pour savoir faire une chanson qui fait danser, qui fait bouger. Ah non ou non vous pouvez pas le savoir. Et sincèrement mais non parce que il pas une petite petite po magique quoi.
Bah tu peux te dire tu peux te dire mais tu sais pas hein. Ouais moi si ça si j'avais une formule j'aurais été numéro 1 tous les mois quoi. Ouais, mais mais d'ailleurs en parlant de ça, je vais dire que c'est normal d'avoir des périodes où on est un peu moins haut parce que ça va nous faire comprendre comment ça va être beau quand on va remonter parce qu'irrémédiablement tu remontes.
Irrémédiablement, il faut y croire. Il faut croire à cette force du possible. Il faut croire.
E je suis super content d'être allé dans le métro. Ouais, ouais, je Ah ouais, ouais, ouais. Ça m'a fait un truc.
On a fait un bon parcours là. Alors ah ouais vraiment vraiment on a parlé de votre enfance, on a parlé un peu du premier moment où vous avez commencé à à toucher un peu le piano, à faire de la musique à 5 ans. J'ai commencé à 5 ans.
Mais comment ça se débloque ? Parce que vous faites votre premier album à 16 ans. Ouais.
Premier premier 45 tours. Premier 45 tours. Comment ça comment ça fonctionne ?
Comment vous faites en fonction ça fonctionne que je suis allé avec mon métro justement, j'avais deux changements et j'allais en thé la maison disque Barkley. OK. Je restais des après-midis entières.
à l'époque, il me demandait rien du tout. Ils étaient très gênés. Il croyait que j'allais peut-être leur demander 100 balles ou j'en sais rien.
Donc il voulait juste que je m'assiais. Ah ouais. Souvent les voyants, ils ont un problème, c'est que il voi non voyant, il faut tout de suite que tu t'assiè conneries.
Je comprends pasin. Bon que et s'il voit quelqu'un sur fauteuil et qui lui demande de se lever, ça se fait mais un autre problème. Ouais.
Et donc personne me demandait rien. Je passais des heures et à la fin on disait "Bah vous jeune homme, c'était pourquoi ? J'aurais bien aimé passer une audition disait ben ouais mais ça ferme.
Bah je dis mais c'est pas grave, je reviendrai demain. Et je revenais, je revenais, je revenait. Et un jour j'ai été auditionné par Barkley dit je chanter ouais je chanter Bein loving you wedding et euh il a dit oh le petit c'est bien mais il est pas prêt.
Oh ça m'a fait de la peine sur le moment. Il est pas prêt. Il il est pas prêt.
Ouais et ça je vous conseille vous qui de nous regarder quand vous aurez l'album, écoutez cette chanson. C'est ne crain rien. J'aiécu le texte et j'adore cette chanson.
C'est s c'est c'est comme j'aime. Et ben après, je suis allé chercher une autre maison de disque. Alors je me je savais qu'il y avait une maison de disque qui s'appelait AZ qui était la porte à côté d'Europe numéro 1.
Tu en Europe c'était rue François. Premier. Oui.
À côté de la des Champs-Élyses. Ouais. Mais là, fallait déjà trouver où c'était, hein.
Tu vois, je veux dire, quand tu connais pas, mais c'est pas grave. Je demandais bon et là, j'entrais dans dans europin et imagine le l'hallucination que j'avais parce que on entendait la musique. Faut bien comprendre qu'à l'époque, on avait pas la FM.
OK. Il y avait les grandes ondes sont comme ça. Ouais, bonjour.
C'est comme ça. Alors que la FM c'est comme ça. Et là j'écoutais alors là pareil personne me demandait rien.
Donc je m'assayais sur le truc sur le canapé et puis à un moment donné j'ai demandé où est-ce que c'était la maison de la porte à côté puis j'ai trouvé et là il y a des gens qui ont été intéressés et effectivement on a fait un premier disque qui a pas du tout marché. Non. Eux d'abord ils avaient dit ah non Julien Monier c'est pas bien comme non ça peut pas marcher ça.
Il voulez vous faire changer de nom. On va donner un nomin même pas lort. Moi je m'en foutais hein.
Je c mon premier contrat un contrat pourri comme tous les premiers contrats. Mais bon moi l'important c'était que je commence. Alors moi j'avais fait une télé c'est une télé j'ai fait un 15 août comme ça tu es sûr que personne regarde.
Tu vois ce que je veux dire ? Ouais. Et donc ben je je pensais wou c'est super ça y est ça va commencer.
Rien du tout, rien rien, rien. J'ai fait écouter, j'ai mis le le disque dans le j box du café devant lequel on est passé, la rue des Pyréné là au coin de la Rig. Ah ben non, si les gens du café.
Oh super, c'est bien tout mais ça n'a rien fait du tout. Bon et alors là vous êtes parti un peu aux États-Unis ? Ouais à un moment donné j'ai craqué.
J'avais ma sœur qui était profu de français en Floride mais j'avais pas le blé pour partir. Ouais. Je suis monté à ma chez ma voisine du dessus au 6e étage.
J'ai même Gro euh j'ai vraiment envie de partir aux États-Unis mais j'ai pas l'argent. Écoutez, je vous promets, je reviendrai, je vous le rendrai. Et j'ai réussi à faire ça.
Donc c'était cool. Donc j'ai réussi à à partir. C'était trop bien.
Trop bien, trop bien. Grand. J'ai passé la première nuit à écouter toutes les S radio man.
Toutes les Ah oui. Là, il fallait prendre de l'inspiration. Ah oui, mais c'était la musique que je voulais.
Ouais, c'était la musique que je voulais qu'on avait pas en France à l'époque et donc c'était vraiment bien quoi. Puis j'ai fait mon premier concours d'amateur. OK.
Mais à l'époque, moi je savais pas que j'allais chanter là-bas devant 4000 personnes là-bas aux États-Unis. Ouais. Ouais.
Et et ça a supermarché en plus. OK. Donc je dis "Oh mais ça c'est donc j'ai raison de croire que je pourrais peut-être faire quelque chose.
Mais mais j'aurais pu me contenter d'être musicien pour quelqu'un. J'ai pas non j'ai pas un problème d'ego, je veux être devant pas du tout. Voulez faire de la musique en fait vraiment vraiment.
Mais donc là là sa première expérience, vous revenez en France et là premier succès. Alors là, ouais là ouais chantion que The F. Ouais mais comme j'avais eu un échec tu sais, je me suis dit bon t'excites pas, ça se trouve tu vas l'entendre une fois et puis tu plus jamais l'entendre.
Vous avez pu un peu vous exciter là. Oui, là je ben un jour je l'ai entendu de la fenêtre d'un voisin. Je dis wou c'est comme les écrivains qui voient quelqu'un lire dans le leur livre dans le métro quoi.
Ben oui, j'imagine. Et là, je me suis dit ça c'est super quoi. C'est bon.
Et puis et puis j'ai tout de suite par contre aimé vraiment le contact avec le public mais j'avais un problème c'est qu'en France il y avait encore pas la musique que j'aimais dans les radios et ça m'énervait ça parce que je moi j'ai besoin de de cet environnement j'ai besoin de mes environnements préférés parce que j'aime la vie et j'aime la vie comme j'ai envie de voir la vie de la voir et l'apostrophe aussi à voir. Et voilà, j'ai toujours pensé que j'ai toujours pensé qu'on est on est on est pas spectateur d'une situation, on est aussi acteur vraiment, on est aussi acteur. On a on a quand même un peu de pouvoir.
Merde. Parce que si tu as pas le pouvoir un peu de faire comme tu veux, comment c'est possible ? On peut pas faire ça.
On peut pas. On sort, on est arrivé au restaurant. Ah ben moi je vous attends.
Parfait, parfait, parfait. Allez alors Julien sort devant. Ouais.
Ouais. Et puis on le suit et on va manger un bout. Bah ouais et on continue à parler on va casser la graine, on disait c'est ça.
On va casser la graine. Hop. Alors, attendez.
T'inquiète pas, t'inquiète pas. Il y a pas de problème. Il y a aucun problème.
Voilà. Hop. Je remets sur votre gauche.
Voilà. Et voilà. Et je descends.
Et ah. Alors là, on est squart vers un restaurant le squart trousseo. Ouais, franchement, il est il est beau là comme ça de l'extérieur.
Je pense que Julien va pouvoir nous le filmer. Moi je pense qu'il regarde si c'est bord voilà. Ah oui ça c'est ça dont je parle ou quand tu te cognes et en plus on sait pas trop à quoi ça sert.
C'est chiant comme tout. Ouais ouais ouais. Alors c'est vrai peut-être je devrais pas être aussi naturel que je suis mais moi je sais pas faire différent.
Voilà donc ces bornes là il faut plus que ça existe parce que ça ça juste emmerde tout le monde quoi. Donc là vous là vous faites passer le mot à Emmanuel Grégoire. Mais il y a longtemps que ils savent que Non mais s'il vous appelle il Gilbert venez on en discute.
Vous y allez. On va pas en discuter, tu les enlèves pu c'est tout hein. Ah oui mais voilà.
Mais oui mais c'est ça le problème. Il faut du consensus, faut discuter. C'est ça la Non mais je veux bien discuter mais je vais lui montrer.
Ouais d'accord. Je vais lui mettre un bandeau sur les yeux puis je vais faire prendre une borne. Oui, ça peut être radical.
Manu, il faut enlever les bornes. Voilà. Bon, on rentre dans le sport.
Alors alors là, beaucoup d'acteurs venaient là. Jean Gabin, tu vois ? Mais si tu vas voir.
Oui. Ah, j'adore. Vas-y, je hop.
Et là, les patrons sont super gentils. Bonjour, bonsoir. Comment vas-tu ?
Plaisir de voir. Moi aussi. Bienvenue.
Alors, où est-ce qu'on va par que dans le petit Et ben alors, venez, je vous enne. Merci beaucoup. Vous faites un effet bœuf quand vous arrivez quelque part, je sais pas.
Déci, je vous le dis. Ah, ça sent bon, ça sent bon. Ah, je pense qu'on va se mettre ici, hein.
Ouais. Ouais. Venez, vous mettez mettre de quel côté ?
Non, mettez-vous de ce côté-là. Bonjour. Attendez, venez ici de ce côtél.
Très bien. Fais-moi toucher. Ouais, d'accord.
C'est bon. Hop, il y a l'angle. Ah, j'ai meilleur quand même.
Écoute, je me mets à côté, hein. Ouais. Enlever les vestes.
Bah ouais mais tu te rends compte le voyage que tu m'as fait le faire j'hallucine. Incroyable. Traversé tout Paris.
Ah non mais c trop bien. Mais mon temps là vous voulez voir quoi ? Parce qu'on va parce qu'on va manger un bout.
Donc là les ratonies elles sont elles sont prévues. Mais ouais ben on fera un verre de verre sympa. On va voir ce qu'ils ont comme demander.
Ouais. Bon alors donc premier succès the fou. Oui.
Donc là ça part bien mais vous commencez là franchement ça tourne là. Ça tourne bien. Oui oui pourquoi vous partez vous repartez.
Oui. Qu'est-ce qui s'est pass ? Non mais j'ai fait un album après ça bien marché.
Ouais deux même. Ouais mais alors mais à un moment donné début 74 je commençais à ressentir l'appel de la route l'appel des États-Unis parce que ça me manquait. Alors, je sais que ça peut paraître n'importe quoi parce que c'est pas c'est pas un carriériste, mais moi je suis pas carriériste.
J'ai jamais fait le plan de carrière et je regrette rien parce que moi j'ai pu faire ce que je voulais. C'est-à-dire que un matin sans rien dire à personne, j'ai pris une valise sans rien dire, j'ai pris un taxi. C'est la première fois où j'étais seul parce que j'étais toujours entouré avant jusque là.
Et j'ai pris mon taxi, j'ai pris mon billet d'avion et je suis parti. Et pour moi, c'est une grande victoire, tu vois. Ça peut peut paraître n'importe quoi ce que je dis mais pour moi c'est une grande victoire parce que j'ai pas eu peur de casser de casser le carcan et de faire comme je voulais.
Vous êtes parti mais c'est un risque. C'est un risque. Ouais.
Ben ou vous êtes allé faire quoi là-bas ? Quand il y a pas de risque c'est pas très marrant des fois. Mais moi je ce que je suis allé faire, je suis allé vivre.
J'avais envie de vivre sans contrainte du succès, de la notoriété puisque personne connaissait. Donc tranquille. Ouais.
Et euh et donc il y avait pas une volonté parce que vousimagine qu'en France vous commencez à gagner votre vie et tout mais vous dites "Bon ben, c'est pas grave, je reprends." Alors la grande erreur que j'ai fait Ouais. C'est que moi je viens d'une famille où on parlait plutôt du blé qu'on avait pas que ce qu'il fallait mettre de côté.
On avait pas ce talent là de mettre de côté. Donc j'avais pas payé mes impôts. Ah oui et c'est de ma faute bien sûr.
Et ils ont pris tout ce qu'ils ont voulu prendre, tout ce qu'ils devaient prendre et c'est normal parce que je ne voulais pas entendre que quand tu quand tu gagnes 2 € il faut en mettre un de côté. Absolument. Ouais mais alors je sais ça c'est un handicap.
Tu vois ça ? Ça c'est un handicap. Ah ouais.
Ah ouais. Ouais quand même je prendlerais bien un petit petit apéro quand même. Ouais ben on va demander alors le prochain serveur qui arrive ou tu me dis.
Alors là aussi tiens tu vois quand tu es seul dans un resto ce qui est difficile c'est d'attirer l'attention d'un des serveurs ou parce que vous pouvez pas rester la main en l'air et puis tu peux pas crier. Moi j'aime pas faire ça quoi. Mais il y a des restos.
Oui parce que vous pouvez pas croiser le regard. pas tout de suite. Non, mais il y a il y a des restos où tu as une un petit bouton et tu appuies et ça sonne dans la cuisine ou dans le où il y a les serveurs Ouais.
Et ils savent avec le numéro de la la table qui s'affiche et ils viennent. Monsieur, bonjour. Excusez-moi.
Merci. Alors, ça c'est le plat. C'est ça.
Bonour. Exactement. Comment ça va ?
Ça va. Et vous ? Super.
Vous allez bien ? Ouais. Ah, ça c'est le c'est le plat.
C'est très bien. Exactement. Ah, je vais dans même les couvert.
On va en mettre d'autres. Ouais, vous en met d'autres. Qu'est-ce que vousz de vin au vert ?
Qu'est-ce que vous avez préféz du blanc ou du rouge ? Du rouge. Ouais, du rouge.
Ouais. Plutôt léger. Un côte dur, un truc sympa.
Non. Qu'est-ce que vous avez ? Un s'il vous p ah voilà.
Yes sir. C'est parfait. Bah ouais puis des couverts.
Si vous les voyez merci. Donc c'est vrai que merci beaucoup. Il existe des trucs comme ça.
J'ai vu ça dans le monde. Donc je je reprends parce que maintenant on est servi. Alors on va se régaler.
Euh vous revenez en France parce que c'est vrai que c'est Johnny qui vous appelle. C'est pas qu' m'a appelé mais il a su que je venais d'arriver. Ah vous revenez ?
Ouais. OK. Et euh Ouais parce que j'avais j'ai vécu des périodes très heureuses aux États-Unis mais des périodes difficiles aussi.
Ouais, parce que il y ça coulait, ça roulait pas comme vous vouliez. Il y avait pas toujours des des des jobs où je voulais. Ouais, je me rappelle très bien New York marchant sur un trottoir et puis entrant dès que je voyais que c'était un restaurant ou un bar, je le ressentais et j'entrais, je disais au mec manager et voilà n na je voudrais je pourrais commencer, je joue, je chante.
Il me laissait finir puis il me disait mais j'aimerais bien mais on a pas de piano oh shit et ben je faisais le l'établissement d'à côté pareil pareil que que les maisons de disque tu vois que faut pas abandonner il faut pas abandonner et donc vous revenez en France et là Johnny vous propose Oui Johnny me dit vous connaissez déjà oui ouais parce que j'avais eu l'honneur je commence he parce que c'est ça donne quand même envie et c'est une bonne odeur ça a l'air bien ouais j'avais eu l'honneur de qui participe à une de mes fictions. Imagine en 72, ils avaient fait une fiction à mon sujet qui s'appelait pour une pomme. Une très belle histoire mignonne comme tout.
OK. et Johnny a accepté de jouer dedans. Imagine et de jouer dedans, il me il me disait "Bon, tu es en train de faire l'Olympia parce que c'était mon premier Olympia quand j'avais 20 ans.
Et euh il me dit euh tu sais tu es entouré, tu as des succès tout mais on est toujours seul dans ce métier tu sais. Mais en fait il y avait pas tort. Je veux dire dans notre enveloppe corporelle on est seul.
C'est vrai. Mais la bonne nouvelle, c'est que c'est pas triste dans le sens où on a tout en magasin pour y arriver. C'est pas grave.
Bonne app. Merci. Bonne app.
Ça y est, il y a le verre de vin qui est larve. H On va trinquer quand même. Bah ouais, mais c'est c'est Bah oui, je me disais c'est pas possible.
Non, il Oui, j'ai senti. Attends, on va le respirer. Ah ouais, il y a des bonnes notes de de fruits des bois.
Ah, sympa. J'aime beaucoup le monde du vin aussi, tu sais. Ouais.
Ouais. Oui. Ben alors là, celle-là, on est typiquement dans ressenti là.
Ah ben oui. Ouais. J'ai l'honneur d'être commandeur officier à Cloujo.
Oui. Vous êtes les Tastelan, c'est ça ? Ah ouais ouais, j'ai vu ça.
C'est mes potes. Ah j'aime bien. J'aime bien.
Ah vraiment. Et alors arrive donc cette fameuse année 84. Ouais.
Comment vous réussissez à faire ce truc immense ? L'album de liberté, c'est ça. Ouais.
Ben en fait c'est un truc c'est un truc hallucinant. Et on a une question. Ouais.
Est-ce que parce que aujourd'hui ces deux chansons que sont va s'aimer celle light sont mythiques Ouais. Puis il y en avait d'autres. Il y avait le blo de toi, il y avait liberté.
Mais est-ce que à l'époque c'est déjà énorme ou pas ? Bah à l'époque attends tu veux dire avant que ça sort non au moment où ça sort. Il y a certaines chansons qui prennent de l'encouleur dans le temps.
Voyez en restant. Voilà. Si ça ça carburé tout de suite.
J'étais euh et en Italie aussi quoi. J'étais au festival sans ru il y avait un animateur français que je ne citerai pas, très connu qui était là et qui croyait pas. fois il ouais non et puis il a vu le triomphe qu'on a fait les gens qui sont levés et ben là il était obligé d'y croire donc il a dit ah bah oui c'est bien et tu sais c'est toujours les mêmes c'est toujours les mêmes qui t'ont dit ah bah oui mais c'est difficile tu sais n na na et puis une fois que tu tu fais le succès il te disent ah mais nous on y a toujours cru he mais nous on savait que ouais mais c'est pas grave on en re pas donc là le Ça ça part comment le le sunlight comment vous vous associez parce que la chanson c'est vrai que vous l' il vous l'a fait au téléphone barbeelivien au milieu de la nuit c'est quoi cette histoire ?
Moi j'avais ma mélodie avec mon pote Dario Farina. On a composé à deux. Ouais et c'était le dernier jour d'enregistrement pour l'album.
Bon enregistré où à Paris. À Milan. À Milan.
Et moi j'y croyais en ceà je voulais vraiment le faire et on me disait tu crois nana b si je vraiment alors on dit bon écoute c'est le dernier jour d'album si tu veux le faire fais-le que vous avez pas de parole mais j'ai pas de parole donc j'appelle le barbeau Didier et je lui dis il est à peu près minuit ou 1h je sais pas du matin je lui dis [ __ ] regarde je lui joue la chanson imagine au téléphone parce qu'on avait pas internet à l'époquenvoyé sinon je lui joue au téléphone. Il il écoute sur un truc, il enregistre sur une cassette pourrie et il me dit de la fond pour quand ? Bah lui avanthier ça serait drôlement bien.
Donc il dit je vais voir 4 heur après, il nous rappelle, il nous l'envoie par fax et je l'ai enregistré et ça c'est cool parce que pour une fois je me suis pas planté, j'y croyais et et ça m'a permis d'entrer dans les discothèques et c'est un honneur pour moi que ce titre entre autres soit toujours une fête pour les gens. C'est un grand un grand cadeau. Vous savez que Barbelien il nous a dit à moi c'est la chanson qui me rapporte le plus à la main.
Ouais, c'est ce qu'il dit. Ouais, c'est ce qu'il dit. Mais honnêtement, bon, dites-moi, ça vous rapporte combien à l'année le Sunlight ?
Mais me dites pas que vous savez pas, je sais que vous savez. Non, mais sincèrement, je sais pas. Mon épouse, elle serait mieux.
Ah bon ? Je demande mais c'est quoi l'ordre d'idée ? Non mais l'idée, il faut que tu comprennes un truc.
D'abord, on était deux à la composition. Oui, donc j'ai deux fois moins. D'accord.
Mais bien sûr que c'est un titre qui tourne bien. Je sais pas vraiment hein le vraiment je sais pas tu sais ça scè c'est pas fixe. Tu sais jamais combien tu vas avoir.
Oui oui c'est toujours bingo là le truc c'est bon ça hein. C'est très bon. Alors, il y a moi, il y a un truc que j'ai pas compris qui m'a un peu agacé mais je pense que vous aussi c'est histoire avec ses on vous a vous avez eu un procès pour vous enlever les droits qui se fait que écoute un jour 5 ans après en plus un jour je vous raconterai parce que c'est pas fini.
Ah bon ? Non non c'est pas fini. Vous lâchez pas laffire ?
Non non j'y suis absolument mais absolument pour rien. C'est tout ce que je peux dire. OK.
Alors, vous viendrez nous voir pour nous dire quand c'est quand ça recommence. D'accord, c'est noté. H bon j'ai deux questions une sur la politique déjà ça intéresse au Figaro et d'ailleurs je voudrais que vous montriz vous m'avez dit vous pouvez lire le Figaro sur votre téléphone.
Bien sûr il y a un peu de bruit ici mais je vais te montrer. Ouais parce que là la technologie elle elle vous a permis de faire d'ailleurs 1000 le téléphone les iPhones les machins c'est j'imagine c'est énorme. Extraordinaire.
Ouais. Par exemple, qu'est-ce que vous qu'est-ce que ça vous apporte ? Il y a quelle application par exemple fondamentalement qui ont été développées pour les nonvoyants et qui sont dingue ?
Mieux que ça. Steve Jobs, il a fait que tous ces produits à J'ai votre téléphone. Tous ces produits à Ouais.
Il y a Voicever. Voicever, c'est ce qui fait parler le téléphone. Faut pas confondre, c'est pas Siri.
On a Siri aussi. OK. En fait, je vais t'allumer l'écran parce que les voyants, il faut vous voyez la lumière.
Euh, tout vous avez l'écran noir. Ben oui, bah attends, il a chauffé là. Ouais, il est en train de s'allumer.
Ouais. Euh, tous les comment tu dirais-je ? Tout ce que je touche me parle.
OK. La seule différence, c'est qu'au lieu voilà, au lieu d'appuyer une fois, nous on appuie deux fois. Attends, je vais te mettre la lumière.
T'inquiète pas. Parce que vous flippez. qu'on entend dans le micro.
Ouais, les les voyants, vous flippez quand vous êtes dans le noir, hein. Problème, franchement. Ouais, c'est vrai.
Moi, je je connais, j'ai un troisème micro comme ça, je peux l'approcher. Ouais, mais ça c'est mon code. Je veux pas que Ah, pardon, pardon, pardon, j'enlève.
Stop stop. Voilà. Onentend pas.
Onentend pas. 3. Voilà.
Alors, je te mets la lumière. Rau est désactivé. Là, tu vois là ?
Là, je vois. Ouais. Mettre-moi dans l'autre sens parce que Ah oui, non mais on va mettre face à la caméra.
Face à la caméra. C'est parfait. Voilà dans le comme ça dossier messag on va aller par exemple un exemple dans météo alors je suis sur météo ben je tape deux fois voilà ça s'ouvre et ça me dit euh affichout affichouvable introuvable bah ça c'est très amusant c'est la première fois que ça m'arrive il trouve pas l'entête Ah oui mais là il y a pas de réseau. affiché sur sélecteur de position si si ça y est affiché sur le sélecteur de position normalement jeis avoir du réseau.
Il y a pas beaucoup de réseaux moi aussi je suis je faible en réseau. Tu sais ce qu'on va faire ? On va finir le parce que ça va être froid.
Oui, on va finir le plan. Bah oui. Ouais.
Donc votre téléphone vous parle donc vous pouvez appeler les gens et comment ? Bien sûr appeler les gens mais j'ai j'ai toutes mes applications, j'ai téléchargé moi-même. Ouais.
Euh tout dans le Figaro. Figaro dans le Figaro. Vous tenez bien.
Oui. Alors la politique, vous allez en faire une C4 ou pas ? C'est terminé.
Moi, j'ai jamais fait de politique. J'ai fait du social. Vous avez fait du social dans un parti politique qui était l'UMP.
Oui. Ouais, absolument. Ouais.
Mais je leur avais dit à mes potes là-bas, j'ai pas de carte du parti parce que la carte c'est moi. Je suis la carte. C'estàdire que j'ai pas besoin d'un parti politique pour porter mes idées.
Mais j'ai rencontré des gens que j'ai beaucoup aimé, très sympa, avec qui j'ai toujours contact. Ils m'ont proposé les secrétaires national pour l'Handicap à l'UMP. J'ai dit bah ouais bien sûr, sans problème.
Mais très vite, j'ai compris que j'avais pas les cartes en main. C'est-à-dire que pour faire changer les choses pour l'handicap, c'est pas un secrétaire d'État qu'il faut, c'est un ministre mais complète complet comme au même rang qu'un ministre du travail, qu'un ministre de la santé parce que sinon ça fait sinon ça fait des des des ministres handicapés, des conneries. Donc moi quand j'ai vu que c'était comme ça, ben j'ai démissionné mais on est absolument pas fâché.
Ça va très bien. Voilà. Est-ce que c'est un risque quand on a artiste de faire ça, de s'engager de se rapprocher d'un parti politique ?
Ça peut être un risque. Moi, j'ai pas vu ça comme un risque parce que j'ai fait ce que j'ai voulu, ce que j'ai ressenti le jour où j'ai vu. Quand je suis allé à Ber le le meeting de Nicolas, personne m'a m'a supplié d'y aller hein.
C'est moi qui voulu y aller. Moi euh c'est vous sa Tu sais, moi je me complique pas la bille hein. Et on dit, certains disent oui, quand on est artiste et qu'on s'engage plutôt à droite, on finit par le payer ou je sais pas quoi.
C'est c'est vrai ou pas ? Alors, je te raconter un truc. Ouais. les trois lois importantes pour l' handicap.
Euh les trois lois qui ont été voté, c'est toujours la droite qui les a passé. La gauche se sont toujours opposé. Alors moi je viens d'Amilie ouvrier mais j'ai compris.
Voilà. Est-ce que par exemple en 2027 vous pourriez dire pour qui vous allez voter ? Non.
Non parce que ça regarde personne. Ouais. Oui mais en même temps quand vous vous rapprochez de Nicolas SarkoZi là vous le montrez donc ça regarde voyez ce que je veux dire.
Mais si je vois Nicolas je vois je vois Nicolas c'est la personne quand vous allez à son meeting ça veut c'est c'est une certaine manière de dire ben voilà je vote pour lui. Oui là quand je suis allé c'est ce que j'ai fait absolument. Oui.
Donc vous l'avez fait par le passé mais vous le ferez pas en 2027. Non non je garde le truc pour moi Ouais. Et une question là-dessus d'ailleurs sur la la société en général, comment vous la sentez de cette société ?
Parce qu'un artiste, il donne le coup, il est d'ailleurs vos musiques, elles sont assez assez elles rassemblent les Français. C'est des racines sur lesquelles tout le monde on se reconnaît tous le monde connaît vot vos chansons. Le celle-l tout le monde la connaît.
Ouais. Comment vous la sentez vous cette société ? Ben, je pense que il y a du boulot.
On devrait vraiment plus chercher à se rapprocher que de se séparer. Euh je comprends pas pourquoi il y a des Ouais, c'est pas grave. Pourquoi je comprends pas pourquoi il y a il y a il y a des extrêmes.
Il y a des extrêmes. Et ça, j'aime pas trop trop les extrêmes. Non, les deux côtés.
Ouais. Ouais. parce qu'elle cuive parce que mais ça dépend encore parce que on verra elle elle cristallise les choses les choses des fois je crois que la France est un très beau pays et de on a on a beaucoup de choses à faire tous ensemble.
Par exemple sur l'handicap, quand ils font des manifes pour l'handicap, c'est pitoyable. Ça me fait de la peine. Ils sont 200 250 qu'est-ce qu'ils font les autres ?
Ils viennent pas dans ces trucs là. Par contre, pour des conneries, ils sont 25000. Alors, merde, à un moment donné, qu conneries ? des trucs qui valent pas la peine.
Des des J'ai plus les idées exactement ce que c'était mais il y a des manifes. Moi je comprends pas. Les manifes où tu entends on va tout casser, on va tout péter mais ça va pas.
Non. Qu'est-ce que tu veux casser ? C'est qu'est-ce que tu veux casser ?
C'est pas ça qu'il faut faire. Il faut construire mais pas en cassant. Mais non, ça peut pas exister.
Et vos chansons construisent. Bon, en tout en toute humilité, hein. Est-ce que parce que vous savez par exemple certaines chansons on va on va dire maintenant oui lui tel artiste il a un public de droite, de gauche, lui de jeune.
Y a moi j'ai la chance d'avoir un public tout couleur, tout mélange. Ouais. Et ça ça vous êtes sûr encore ?
C'est un grand Ah je le sais je pas je suis sûr, je les vois, hein. Ouais. Regarde dans la rue, je rencontre tout le monde moi.
Euh parce que les gens savent que je je la joue pas. Voilà. Et j'ai un public.
Oui, j'ai tous les modèles en magasin. Moi, j'adore ça parce que je fais partie du magasin aussi. Donc j'ai des des petits enfants, j'ai des centenaires, j'ai tous les modèles vraiment et et je j'adore ressentir les petits enfants dans le public.
C'est beau quoi. C'est un honneur. C'est un honneur que le public me fait à chaque fois et j'essaie d'en rester 10.
Voilà. J'ai une dernière question. Ouais.
Comment on fait ? Alors là vraiment je pour comprendre les couleurs quand on est vous. C'est parce que ça c'est indescriptible couleur.
J'ai une réponse très simple. Les couleurs, je sais pas du tout ce que c'est et je ne sauraai jamais ce que c'est. Je les ai pas.
Mon disque dur n'est pas programmé comme ça. Il n'est pas programmé pour recevoir les couleurs. Mais you know what ?
C'est pas un problème du Mais alors on parlait des technologies tout à l'heure. Il y a des technologies maintenant j'ai vu qu'on pouvait redonner ou donner la vue à des nonvoyants. Est-ce que vous aimeriez vous ou au final non ?
C'est vous. Ouais, je suis pas sûr que j'aimerais mais je crois que je le ferai pour le gadget et je le dirai à personne au début, je sais pas, pour m'amuser avec ça. Non, par contre, je trouve ça merveilleux que des gens qui ont Mais pour vous, ce serait possible ?
Non, pour moi non parce que tout est grillé derrière et tout. C'est c'est plutôt pour des gens qui ont quand même l'iner ner optique un peu qui fonctionne un petit peu, je crois. Donc non, moi il faudrait reconstruire toute l'image et je pense est-ce que vous auriez peur d'être déçu ?
C'est ce que ce qui m'emmerderait, c'est de pas pouvoir débrancher le truc si j'aime pas. Bah oui, si j'aime pas, ouais, ça m'embêterait ça. Mais bon, euh moi j'aime le monde tel que je le vois, tel que je le vis.
J'ai encore le souvenir dans le facte de de la station de métro où on était là, de l'odeur du métro de de ce petit enfant que j'ai entendu descendre de la rame et je me suis demandé quelle était sa vie. Enfin ça c'est le truc qui m'intéresse. Merci Gilbert Montagier.
OK bye tout le monde. Merci. Je veux ça maman.
Bah évidemment ça tombe bien, je les ai amener. Salut. Vous les avez pas laissé ailleurs.
Salut. C'était un plaisir. On salut Julien et puis on finit on finit de se régaler hein.
Ah ouais ouais ouais je crois. Et vous avez vous avez pas peur des questions ? On peut on peut tout vous demander vous répondez hein.
Ah bah si je veux pas répondre je réponds oui. Non mais c'est vrai mais il y a il y a des artistes qui sont plus fril vous. Ouais.
Quel quel voyage !
Olivia Grégoire