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interviewEurope 1 — La Grande interview· 12 mai 2026 22 min

La grande interview de Laurence Ferrari avec Jean-Philippe Tanguy

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Europe 1 La grande interview Europe 1 C News Laurence Ferrari C News est sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy député RN de la Somme, bonjour à vous, bienvenue Bonjour, merci, bonne affaire avec votre invitation Un mot d'abord sur cette crise de l'antavirus est-ce que le gouvernement gère bien il est très mobilisé en tout cas face aux cas avérés qui sont revenus sur le sol français, il prend tout les mesures de précaution, les cas contacts sont isolés à l'hôpital, les malades évidemment sont confinés, est-ce qu'il faudrait faire plus ou est-ce que vraiment vous pensez que la gestion d'épidémie est bonne ? Écoutez, pour le moment

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Jean-Philippe Tanguy

la décision de mettre à l'isolement hospitalier les cas contacts est bonne, hier on était un peu inquiets parce qu'il y avait une rumeur ou quelques informations sur un autoconfinement à la maison, comme si on n'avait pas appris grand chose des leçons du Covid, donc les mesures qui ont été prises hier semblent plus rassurantes par contre j'espère que la ministre de la Santé sera plus précise à cette occasion sur l'état des stocks des matériels médicaux, parce qu'elle a dit que vous comprenez hier

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Présentateur

que les stocks de masques sont au niveau et qu'il n'y aura aucun problème d'approvisionnement, au cas où. Oui, c'est exactement

1:07
Jean-Philippe Tanguy

les éléments de langage au début du Covid, donc moi je ne fais pas de procès d'intention, mais on aimerait quand même avoir des éléments plus détaillés parce qu'on aurait pu s'attendre à ce que la ministre de la Santé ait en tête des chiffres précis, des éléments précis et pas cette généralité hier chez vos confrères de France Inter qui n'était pas assez rassurante, donc avec des collègues, notamment Alexandre Dufossé et Thomas Ménager, on va essayer d'obtenir plus d'informations.

1:27
Présentateur

Vous allez faire une question au gouvernement là-dessus pour l'état des stocks, le nombre de stocks de masques ?

1:30
Jean-Philippe Tanguy

Pas forcément une question écrite, il faut des documents écrits, des échanges en commission qui sont plus techniques et qui permettent d'avoir des éléments plus précis. Le but n'est pas de polémiquer, mais c'est aussi à l'occasion de cet antivirus de comprendre si les leçons du Covid ont été tirées, parce que c'est ça qui compte évidemment, c'est que la France ne soit plus exposée à un risque de pandémie ou d'épidémie à cause de défaillance de l'État. Donc ce n'est pas pour polémiquer, mais il faut savoir les faits.

1:55
Présentateur

Pas polémiquer, mais pas faire peur aux Français non plus sur l'épidémie qui pour l'instant n'a rien à voir avec celle du Covid.

1:59
Jean-Philippe Tanguy

Non, absolument, il ne faut pas faire peur, il ne faut pas être dans la psychose. C'est vrai que l'épidémie de Covid, notamment sur le moral, la psychologie des jeunes ou de certains Français, des Français a été très douloureuse. Encore aujourd'hui, il y a des conséquences sur les Covid longs, sur un certain nombre de traumatismes de la jeunesse. Il ne faut pas revivre cette période évidemment.

2:16
Présentateur

On ne supporterait pas un confinement, un nouveau confinement ? Les Français ne l'accepteraient plus selon vous Jean-Philippe Tanguy ?

2:22
Jean-Philippe Tanguy

Les Françaises et les Français, ils font ce qu'il faut faire pour l'intérêt général, je le crois. Mais c'est surtout, il ne faut pas que le confinement soit une excuse de défaillance du gouvernement. Et le premier confinement, tout le monde est d'accord pour dire qu'on ne connaissait pas l'épidémie. Les décisions qui ont été prises après étaient beaucoup plus contestables avec ses effets économiques aussi, notamment sur le petit commerce et sur les finances publiques. Parce qu'on nous avait dit à l'époque, oui, c'est comme ça et si on a été ruiné, c'est à cause du Covid. Beaucoup de décisions prises par le gouvernement qui ont ruiné les finances publiques auraient pu être prises autrement.

Et le Rassemblement National et Marine Le Pen notamment, à cette occasion, avaient fait des propositions bien différentes, bien moins coûteuses.

2:59
Présentateur

Alors, vous faites des propositions aussi concernant le pouvoir d'achat des Français. Autre grande préoccupation évidemment avec la flambée des prix de l'énergie. De nouvelles aides doivent être annoncées par le gouvernement. Le prêt flash carburant a déjà été étendu au BTP. Que demande le RN ? Est-ce que vous demandez toujours la baisse de la TVA de 20 à 5,5 ? Ce qui coûterait des milliards d'euros. Et comment vous le financez ? Oui, mais il faut vraiment baisser

3:19
Jean-Philippe Tanguy

les taxes. Ça devient urgent. Je pense que les Françaises et les Français, je l'ai vu dans la Somme ce week-end à l'occasion des commémérations du 8 mai, comprennent bien que le gouvernement veut gagner du temps. Et donc, on parle des super profits de Total. C'est surtout les super taxes du gouvernement. Ce n'est pas l'argent du gouvernement. C'est l'argent des Français qui est pompé, qui est raquetté. Nous, on est pour la baisse de la TVA de 20 à 5,5 d'une manière générale et la baisse des assises sur le pétrole de 16 centimes pour arriver à une baisse de 40 centimes par litre comme... D'un seul coup ? Vous demandez ça là, maintenant ? Oui, il faut le faire.

Ça représente 16 milliards d'euros, effectivement, comme vous l'avez dit. 16 milliards d'euros, c'est 1% de l'ensemble des dépenses de l'État. Comment vous compensez ? Il faut compenser par supprimer la hausse de la contribution de la France à l'Union européenne de 6 milliards. Supprimer les surcoûts dans les agences, c'est entre 7 et 8 milliards. Donc, vous voyez, on arrive déjà à cette somme. Réserver les aides non contributives aux Français et pas aux étrangers, c'est possible de faire ces économies. Vous savez, faire 1% d'économies, c'est quand même pas très difficile. C'est juste qu'ils ne veulent pas.

D'ailleurs, hier, pardon, parce que vous savez que le gouvernement doit faire 6 milliards d'économies, notamment pour payer la surcharge d'intérêt de la dette. 6 milliards. Et donc, ils ont annoncé encore des hausses d'impôts et notamment des hausses d'impôts sur le travail avec la hausse, une prise des cotisations, des allègements de cotisations. Ils l'ont déjà fait l'année dernière à hauteur de 2,5 milliards. Ils veulent refaire 1 milliard cette année de baisse d'allègements. Concrètement, ça veut dire quoi, Madame Ferrand ? Qu'on alourdit le coût du travail ? On alourdit exactement le coût du travail. Sous cet argent, on aurait pu être rendu aux Français.

Parce que, souvenez-vous, Gabriel Attal avait fait ce rapport. C'était un rapport sur la politique d'exonération où à l'époque, vous savez, il voulait lutter contre les trappes à bas salaires, les bas salaires, notamment ce qu'on appelle la SMIC-artisation. Il n'y a jamais eu autant de gens au SMIC dans notre pays. C'est une atteinte, évidemment, à la valeur du travail. 17% environ de gens qui vont au SMIC. Cet argent, c'est 2,5 milliards, 1 milliard, donc 3,5 milliards. Il devait être rendu aux Françaises et aux Français. Il devait être rendu aux travailleurs. Et au lieu d'être rendu aux travailleurs, les macronistes le prennent pour éponger la dette de l'État. C'est scandaleux.

Il faut rendre cet argent aux travailleurs.

5:27
Présentateur

Donc, vous êtes pour l'allégement de la fiscalité sur les entreprises. C'est un peu ce qu'incarne Jordan Bardella, ce côté libéral du RN ?

5:33
Jean-Philippe Tanguy

Oui, bien sûr. Mais Marine Le Pen avait elle-même défendu la baisse des impôts de production. Ces impôts de production, c'est les impôts que les entreprises payent avant d'avoir produit. Ils sont très mal nommés, d'ailleurs. C'est plutôt un racket avant la production. Et il faut baisser de 25 milliards d'euros, comme le proposent Jordan Bardella et Marine Le Pen. Ces impôts s'imposent évidemment une grande revue des dépenses. On propose un plan de plus de 100 milliards d'économies pour limiter cet État obèse. Et on est les seuls aujourd'hui à avoir le courage de dire aux Françaises et aux Français qu'il faut ce plan de 100 milliards d'économies sur 5 ans.

C'est indispensable pour rendre 25 milliards d'euros aux Françaises et aux Français par des baisses d'impôts sur les ménages, améliorer le reste à vivre sur le salaire, ou la retraite, la feuille de paie, exactement, et 25 milliards sur les entreprises.

6:23
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, est-ce qu'il y a deux lignes RN, O-RN sur le programme économique ? Il y a des différences, on le sait, entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, notamment sur la taxation des super-profits de Total Energy, la définition de la Sistana. M. Bardella est plus pro-business quand Mme Le Pen pense que les grandes entreprises participent à un système qu'il faut combattre. Par exemple, sur Total Energy, vous avez changé d'avis ? Il faut taxer les super-profits de Total Energy aujourd'hui ou pas, selon l'RN ?

6:46
Jean-Philippe Tanguy

Non, sincèrement, Mme Ferrer, je ne comprends pas trop cette histoire des deux lignes qui me paraissent artificielles et surtout trop... Il y a des nuances ? Oui, il y a des nuances, mais ce n'est pas la même chose. Non, mais qu'il y ait deux lignes, dans un parti comme le Rassemblement National, ce n'est pas possible, qu'il y ait des nuances d'appréciation, c'est normal, ce ne sont pas des clones, le vocabulaire, l'expérience n'est pas la même, mais la cible, à savoir produire en France, défendre la valeur du travail, protéger nos entreprises, elle a toujours été la même, elle sera toujours la même, sur Total. Sur Total. M. Bardella disait que ce n'est pas la priorité

7:14
Présentateur

dans un pays qui a déjà trop de prélèvements obligatoires et qui a taxé les entreprises.

7:17
Jean-Philippe Tanguy

Il a parfaitement raison.

7:19
Présentateur

Là, il dit que le plafonnement des prix à la pompe pourrait correspondre à la contribution exceptionnelle de Total Energy.

7:24
Jean-Philippe Tanguy

Oui, absolument, mais c'était déjà la position du RN sur la précédente crise en Ukraine où Total avait déjà fait des plafonnements de mémoire en dessous de 2 euros et on avait salué cela. Et d'ailleurs, le Rassemblement National, lors du contre-budget qu'on nous avait présenté pour l'année 2026, avait retiré temporairement notre mesure sur les surprofits parce qu'il y a déjà un impôt extraordinaire de 3 milliards d'euros de mémoire sur les entreprises que paie Total. Donc, on ne va pas taxer deux fois sur les surprofits.

Le gouvernement taxe déjà les surprofits et de toute façon, pour Total, ce n'était pas la mesure adéquate puisque vous savez que Total ne fait pas de bénéfices comptables sur le territoire. Sur le territoire, mais à l'étranger, effectivement. Mais ce n'est pas grand-chose. Ils font ces profits ailleurs et donc nous, on avait proposé plutôt de récupérer une partie de profits non déclarés par les rachats d'actions. Bon, donc tout ça est dans le programme du Rassemblement National.

Mais il faut quand même tordre le cou à cette histoire des deux lignes parce que je rappelle quand même qu'une évidence, c'est que Jordan Bardella s'est engagé en politique, évidemment, avec Marine Le Pen, sur la ligne de Marine Le Pen, ligne de production. Voilà. Mais nous, là, on est mobilisés. C'est aussi pour tordre le cou aux attaques de nos adversaires parce que les Républicains, notamment, qui ont participé à la ruine de la France, à la ruine des comptes publics, à la désindustrialisation. Malheureusement, la dernière vague de désindustrialisation, ce n'était pas François Hollande, c'est qu'elle de le dire, c'était Nicolas Sarkozy.

Une perte massive de plusieurs centaines de milliers d'emplois industriels. Alors, il y avait la crise de 2008, mais il y avait quand même une grande responsabilité des gouvernements de droite dans la perte de nos usines. Donc, le fait que le LR, aujourd'hui, essaie de diaboliser notre discours, ça ne doit pas tromper les Françaises et les Français sur leur responsabilité dans la ruine de la France.

8:59
Présentateur

Est-ce que vous pensez, d'abord, que la France Insoumise propose de nationaliser Total Énergie ? Oui, non ? Rapidement ?

9:04
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais ça, il n'y a pas l'argent, ça n'existe pas. Mais même eux, ils n'y croient pas, d'ailleurs, parce que Mme Guettet l'a dit, M. Bompard l'a dit sur nos antennes aussi dimanche. Oui, oui, tout ça, c'est du cinéma.

9:12
Présentateur

Les agriculteurs sont mobilisés depuis dans le sud de Lyon pour réclamer les aides supplémentaires. Pareil, vous les soutenez ? Vous dites que c'est des professions qu'il faut aider en priorité ?

9:21
Jean-Philippe Tanguy

Oui, il faut les aider en priorité. On pourrait utiliser les stocks stratégiques français. Ça coûterait 0 euro. Vous savez que nous avons entre 3 et 4 mois et les utilisé de manière dynamique. On a essayé plusieurs fois de lancer cette proposition avec le Rassemblement National. J'ai fait une enquête sur la façon dont les stocks étaient gérés. Ils sont très mal gérés et ça coûte 600 millions d'euros par an aux Français quand même. C'est un élément important. Et on voit bien que tout ça s'est mis sous le boisseau parce que le gouvernement ne veut pas déranger les petites affaires, notamment la grande distribution et totale, sur la gestion des stocks stratégiques.

C'est marrant à quel point c'est ironique à quel point cette solution qui ne coûte rien est taboue en France. Mais je pense que Sébastien ne coûte rien à Mme Ferrari qu'elle est taboue parce qu'évidemment, on préfère faire contribuer les Français que de s'attaquer à des gros intérêts et des petites organisations

10:11
Présentateur

de copinage. On est sur CNews et sur Europe 1. L'autre grand sujet de préoccupation des Français c'est l'insécurité. Vendredi, on a eu l'exemple d'un petit garçon de 9 ans, Mathéo, qui a été lynché par 5 autres joueurs lors d'un match de football dans le Pas-de-Calais. Qu'est-ce que cela dit de notre société, selon vous ? Ces actes de violence sur les terrains de foot entre enfants de 9-10 ans ?

10:31
Jean-Philippe Tanguy

Une société dont les valeurs sont brisées. Le sport, c'est évidemment l'entente, c'est le fair-play, c'est le respect de l'autre. On voit que ces valeurs sont complètement dévoyées par des voyous qui sont de plus en plus jeunes, qui ne sont pas encadrés, mal encadrés et où il n'y a pas d'autorité, où il y a un retournement des valeurs, où la victime deviendrait presque coupable. C'est absolument insupportable. Et à Creil, malheureusement, c'est un des territoires perdus de la République. On nous explique à longueur de journée au gouvernement qu'il n'y a pas de territoire perdu de la République. avec mon collègue Alexandre Sabatou, qui est perdu pour les valeurs de la République.

C'est-à-dire perdu ? Vous avez vous abandonné ? Non, mais il y a des contre-valeurs. Donc voilà, on perd au sport, on se venge par la violence physique contre un pauvre gamin. En l'occurrence, il n'y a pas de suivi. Vous verrez qu'il n'y aura pas de sanctions, que tout ça sera mis sous le boisseau. Creil, c'est aussi cette commune où les élus qui ont gagné la commune ont foutu dehors physiquement les deux anciens maires de socialistes inquiétés pour le vivre ensemble et qui finissent par se taper l'un sur l'autre.

Donc comment voulez-vous dans une ville où il n'y a même pas de respect pour le maire ou le maire sortant et la maire sortante sont sortis physiquement et menacés physiquement par les gauchistes, comment voulez-vous qu'il y ait de l'ordre et des valeurs sur un terrain de foot ? Voilà, le poisson pourrit toujours par la tête et à Creil, le poisson a pourri par la tête socialiste.

11:52
Présentateur

Encore un mot sur les violences liées au football. Là, je pense à la finale avec le PSG contre Arsenal le 30 mai prochain. Beaucoup d'inquiétudes de cet événement vu les violences qu'il y a eu en demi-finale. Il y a beaucoup d'événements festifs à Paris. La fanzone a été interdite finalement. On ne peut plus rien célébrer en France sans qu'il y ait des actes de violence. Jean-Philippe Tanguy ?

12:13
Jean-Philippe Tanguy

Et parce que le gouvernement ne prend pas les dispositions. Il n'y a pas de suivi notamment de la justice. Vous voyez ce qui s'est passé après les événements à Paris. Il y a eu très peu d'interpellations, très peu de sanctions. 425 interpellations, 4 comparutions. Exactement. Donc on a l'impression qu'il ne s'est rien passé de grave finalement. On en vient, je crois que M. Lunez s'est félicité du fait qu'il n'y avait pas de pillage. Donc maintenant le gouvernement se félicite du fait qu'il n'y ait pas de pillage. Ce serait formidable qu'il n'y ait pas de pillage alors qu'il y a eu des blessés dans les forces de l'ordre. Il y a eu évidemment un saccage des biens publics.

Moi, il se trouve que j'étais à l'Assemblée nationale dans mon bureau à travailler toute la nuit et je voyais des mortiers autour de l'Assemblée nationale. On avait l'impression d'être dans une scène de guérilla urbaine. On était d'ailleurs dans la guérilla urbaine avec des policiers courageux. Pourquoi les centaures, vous savez, ces véhicules impressionnants, n'ont pas été utilisés contre ces voyous ? On envoie les centaures contre les agriculteurs. On envoie des forces considérables contre des honnêtes gens qui luttaient pour le pouvoir d'achat contre le racket fiscal j'ai nommé les gilets jaunes.

Là, l'État était intransigeant contre les honnêtes gens, contre les honnêtes français, contre les voyous. C'est toujours le laxisme et on sacrifie la sécurité des forces de l'ordre pour pas qu'il y ait de vagues. Donc, tout ça est lamentable. Et puis, c'est les amoureux du foot qui aussi paient l'addition. Effectivement, on ne va pas pouvoir profiter d'un beau moment parce qu'on laisse faire les voyous. De toute façon, tous nos pays, on le voit bien, vous avez parlé du foot amateur, les fêtes de villages partout sur le territoire, malheureusement, qui souvent, trop souvent, sont ensanglantés jusqu'à la mort.

La France ne peut plus vivre comme elle-même, ne peut plus être elle-même, ne peut plus profiter de sa culture. Les familles, on voit bien, ont peur de sortir les enfants même pour aller à la foire, à la foire du trône ou d'autres foires. Vous vous pointez qui du doigt ? La délinquance ? La délinquance, mais c'est surtout le gouvernement qui est dans le laxisme généralisé et on en est bientôt à donner des consignes aux honnêtes liens de dire, restez chez vous parce que si vous allez vous amuser, vous allez avoir des problèmes. Donc, c'est la version des valeurs.

14:02
Présentateur

Les gens ont bien compris. Les gens restent chez eux, oui.

14:05
Jean-Philippe Tanguy

Exactement, mais c'est une maltraitance pour le peuple français. Ça a commencé d'ailleurs, faite aux femmes. On a bien vu que nos compatriotes, les françaises, ont de moins en moins de liberté pour profiter de leur week-end, de leur soirée, de se balader habillées comme elles le veulent. Ça a commencé par les femmes qui ont commencé à devoir s'adapter malheureusement entre guillemets à ces violences, à ces délinquances de rue, à ces harcèlements de rue. Mais qui est lié à quoi ? Qui est dû à quoi ? Mais qui est lié à un dérèglement total de l'autorité, une inversion des valeurs et ce comportement qui n'est pas de vague.

C'est-à-dire, vous êtes une femme, vous vous êtes fait emmerder et vous allez au commissariat, les pauvres forces de l'ordre sont débordées parce qu'elles savent que la justice ne va pas le traiter et puis laissent tomber. Moi, je peux aussi vous raconter un certain nombre de camarades qui ont vécu des violences homophobes ou des actes antisémites extrêmement lourds. À chaque fois, 90% des cas, la justice écarte le motif homophobe ou antisémite parce qu'il ne faut pas de vague.

Et malheureusement, ça se sait, les voyous le savent et donc ils se disent le mot et il y a cette barbarie à ciel ouvert dans les rues de nos villes, malheureusement, et c'est les zones et les gens qui en paient sévèrement l'addition.

15:17
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, un mot de Voyage en Afrique d'Emmanuel Macron. Il continue cette tournée africaine. Il était au Kenya, à Nairobi. Il a annoncé un investissement massif de 23 milliards d'euros pour le continent africain. Il est aussi intervenu dans un amphithéâtre pour ramener le calme. Donc, il peut savoir faire preuve de poigne. Et puis, il a aussi déclaré, et vous allez choisir dans les trois items que vous préférez, que l'épicentre de la langue française se trouvait plutôt sur les bords du fleuve Congo que sur les quais de Seine. Vous partagez son avis ?

15:46
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais il n'y a pas d'argent pour les Françaises et les Français. Il faut payer 16 milliards. Il faut payer les taxes.

15:51
Présentateur

Ce sont des investissements privés pour la plupart.

15:53
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais c'est un accompagnement. Vous savez... Ils permettent aussi le développement de l'Afrique. Oui, mais d'une manière générale, Emmanuel Macron... Donc, peut-être de faire cesser l'immigration. Oui, mais ça n'a jamais fonctionné, malheureusement. Donc, on n'aide plus du tout. Non, mais il a beaucoup sorti le chéquier. Il faut aussi, vous savez, les annonces, il faut aussi les remettre dans un contexte et ce qu'entendent nos compatriotes qui payent. M. Macron s'est baladé avec le chéquier de la France dans le monde entier pour faire beaucoup de chèques. Il y a toujours des partenariats privés, mais à la fin, c'est quand même beaucoup les contribuables qui payent.

14 milliards d'argent privés. Voilà, exact. Oui, d'accord, mais c'est un effet de levier. 14, donc il y a 9 publics. De manière générale, l'aide au développement, ce que vous appelez l'aide au développement a beaucoup augmenté sous François Hollande et Emmanuel Macron comme si la France avait les moyens. Moi, je suis désolé, c'est avant tout l'argent des Français pour soulager les Français et on assumera cette position même si ça déplait à la Macronie et des gens qui sont très généreux. Oui, on ne peut pas d'un côté dénoncer

16:39
Présentateur

les flux migratoires qui viennent d'Afrique et refuser d'aider l'Afrique à se développer pour éviter les flux migratoires.

16:43
Jean-Philippe Tanguy

Jean-Petit Tanguy. Ça fait 70 ans qu'on nous explique qu'avec l'argent du développement, on va empêcher l'immigration. Jamais l'immigration n'a été aussi forte et il y a une étude dont, là, j'ai oublié le nom, j'en suis désolé, qui avait prouvé qu'en fait, c'est par l'enrichissement de ces pays que les migrants ont les moyens justement de venir. Donc, les relations de cause à effet ne sont pas aussi simples. Et sur la langue française ? Dans cette enceinte, excusez-moi, il a dû intervenir deux fois donc visiblement son autorité sur ses universitaires ou ce public au Kenya est aussi forte que son autorité en France. Je le dis ça sans ironie mais c'est peut-être de mentalité aussi de M.

Macron qui se prend en photo en faisant de la box, en faisant croire qu'il est très viril, qu'il est très sportif, qu'il est très autoritaire. Tout ça est grotesque. C'est sa tournée d'adieu ? C'est sa tournée en Afrique ? C'est un mauvais film soviétique. Comment ?

17:29
Présentateur

C'est sa tournée d'adieu en Afrique ?

17:30
Jean-Philippe Tanguy

Si seulement il pouvait partir après cette tournée en Afrique. Il y a encore presque un an. Il a un an. Il faut encore supporter un an les gesticulations de M. Macron mais il est en roue libre et c'est assez intéressant parce que beaucoup s'étaient interrogés sur le sens de la dissolution en ne comprenant pas la décision de M. Macron. La solution, c'est qu'en fait la dissolution du pouvoir en France permet à M. Macron de vivre sa vie de président de bureau des élèves un peu attardé où il fait le tour du monde en s'imaginant être un super héros. Comment dire ? Le grand samaritain, le bon samaritain du monde entier avec l'argent des français. Tout ça est consternant.

Quant à la francophonie, il a nommé une anglophone à la tête de la francophonie. Donc tout ça n'a pas beaucoup de sens et c'est un pas en avant, deux pas en arrière avec M. Macron qui préfère parler anglais au lieu de valoriser le français. Donc je ne suis pas très convaincu par son amour de la langue française. C'est moins compliqué. Jean-Philippe Tanguy,

18:19
Présentateur

encore une question concernant le financement de la campagne 2027. On voit bien qu'elle a commencé. Jean-Luc Mélenchon est candidat. Bruno Retailleau aussi. Vous allez bientôt choisir votre candidat aussi. Est-ce que le financement est réglé ? Est-ce que le problème du prêt bancaire que vous n'avez toujours pas est réglé ?

18:36
Jean-Philippe Tanguy

Je crois que le problème du prêt bancaire n'est pas encore réglé. On met en d'autres dispositions grâce à Kevin Schieffer, notre trésorier qui est très pertinent sur la gestion de nos comptes. Ça veut dire encore

18:47
Présentateur

un prêt à l'étranger qu'on vous reprochera ?

18:48
Jean-Philippe Tanguy

Je ne le sais pas. De toute façon, la réglementation est extrêmement stricte. Nous l'avons toujours respecté. Contrairement aux mensonges et aux calomnies qui ont été colportées contre nous, nous avons toujours strictement respecté la loi et nos engagements. Il est vrai que le lobby bancaire en France et ses publics ne veulent pas aider les partis politiques. Enfin, les aider, ils ne les aident pas d'ailleurs parce qu'ils gagnent beaucoup d'argent sur les prêts qu'ils font aux partis politiques. Mais on voit bien que le lobby bancaire, en tout cas une partie d'entre eux, ne veut pas que le Rassemblement National ait les moyens de faire une campagne comme les autres. Mais j'ai commencé.

Moi, je lutte beaucoup contre les abus sur les frais bancaires. Les abus sur les frais bancaires, ça concerne les commerçants, ça concerne les Français. Le Rassemblement National, effectivement, est pour lutter contre les abus sur les frais bancaires.

19:26
Présentateur

C'est ça qu'on vous fait payer ?

19:27
Jean-Philippe Tanguy

Oui, bien sûr. Moi, je vois le lobby bancaire, j'avais fait un rapport sur l'épargne des Français pour mieux protéger et rémunérer l'épargne des Français. J'avais prouvé que...

19:34
Présentateur

Je crois que tous les partis ont du mal à se financer, mais bon.

19:36
Jean-Philippe Tanguy

Oui, oui, mais enfin, nous n'avons pas particulièrement du mal. Est-ce que vous dire que quand j'avais dénoncé le fait qu'il y avait plus de 50 milliards d'euros de pouvoir d'achat qui avaient disparu par la crise de l'hyperinflation parce que les banques françaises n'avaient pas protégé le pouvoir d'achat, mon rapport a été mis sous le boisseau par le lobby bancaire qui est très puissant dans notre pays. Et il m'avait menacé de fermer, quand j'avais fait ce rapport, il m'avait menacé de fermer des agences bancaires dans ma circonscription. Donc ça, c'est le comportement des banques françaises. C'est que du genre.

19:59
Présentateur

Dernier mot, Jean-Philippe Tanguy, à propos de la France insoumise, le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, a déclaré appeler une insurrection populaire en cas de victoire du Rassemblement national l'année prochaine. Comment est-ce que vous estimez ces propos ?

20:10
Jean-Philippe Tanguy

Mais c'est insupportable et tout le monde doit estimer que c'est insupportable. On gagne les élections. Si on gagne les élections, tout le monde doit respecter, évidemment, enfin, ça paraît incroyable de devoir le dire, le suffrage et le choix des Français. Et je crois que... Il n'est pas le seul à le dire à la France insoumise. Absolument, mais je crois que le maire de Saint-Denis, là, il a le melon. Donc il faut qu'il redescende parce qu'il veut toujours paraître à la télé. Il veut toujours se faire remarquer par des déclarations de plus en plus... Un concurrent pour Jean-Luc Mélenchon, peut-être ? Je pense que ça devient un problème pour les insoumis, mais ça, c'est leur problème.

Ça les regarde. Mais je pense aux habitants de Saint-Denis qui n'ont rien demandé, qui sont des honnêtes gens comme tous les Françaises et les Français. Et je pense qu'ils n'ont pas envie d'être représentés par un maire qui appelle à l'insurrection. D'ailleurs, ce n'est pas lui. Je doute que ce monsieur aille sur les barricades. Donc c'est toujours pareil. Et comme disait l'autre, comment dire, les mots des irresponsables peuvent armer le bras des salauds. C'est l'inverse, d'ailleurs.

21:00
Présentateur

Bon, écoutez, en tout cas, la France insoumise, évidemment, c'est votre adversaire préféré pour 2027 ?

21:06
Jean-Philippe Tanguy

Oui, nous, on n'a pas d'adversaire préféré. On a un adversaire idéologique fondamental qui est le Macronie. Préférez avoir un débat de second tour contre les macronistes, en l'occurrence, Édouard Philippe, parce que c'est eux qui dirigent la France. Et donc là, le choix d'alternance, il doit se faire contre ce qu'a incarné le macroniste avec le courage de Marine Le Pen depuis 10 ans. Donc plutôt un candidat du bloc central. Bien sûr, ce machin important. Et M. Philippe qui a commencé sa campagne en salissant le Rassemblement National, en reportant les mensonges de la gauche sur ce qui s'est passé à Carpentras. C'est honteux.

Et je vois d'ailleurs que tous les fact-shakers, les éditorialistes de Bazar, qui sont toujours là à l'affût des fake news. Là, par contre, le fait que M. Philippe ait lancé sa campagne sur une énorme fake news et un énorme mensonge contre le parti de l'opposition, tout le monde trouve ça sympathique. Donc il faut le dénoncer et tous les Français et les Français doivent savoir qu'Édouard Philippe est non seulement un incompétent, mais un menteur.

22:00
Présentateur

Allez, merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy. C'était notre grande interview sur CNUS et sur Europe 1.

22:04
Jean-Philippe Tanguy

Merci Jean-Philippe Tanguy. Merci Laurence Ferrari. Restez avec nous sur Europe 1 dans un instant. Vos signatures du mardi.

22:10
Présentateur

A tout de suite.