Masculinisme : "Ce mouvement se développe grâce aux réseaux sociaux"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pour les personnes qui nous écoutent qui ne savent pas ce que c'est que le masculinisme, comment est-ce qu'on le définit ? comme une lutte contre le féminisme et on peut pas du tout l'assimiler au féminisme puisque le féminisme cherche à avoir à développer le droit des femmes et absolument contre personne juste que l'on ait le droit d'exister en tant que femme alors que le masculinisme très clairement se positionne en opposition à ce que peut être le féminisme et plus largement en opposition à ce que peuvent représenter les femmes. Alors, pourquoi est-ce que la délégation aux droits des femmes a cherché à cerner ce ces réseaux masculinismes ?
Est-ce que c'est parce qu'il y a un danger pour la société ? Vous le croyez ? Oui, clairement.
En fait, on se rend compte que euh ce mouvement se développe grâce aux réseaux sociaux notamment. Alors, il est vieux comme le monde, hein. Je veux dire, le fait de lutter contre le le les droits des femmes et contre l'autonomie des femmes, évidemment, ce sont des mouvements courants, sauf que grâce aux réseaux sociaux, ils peuvent se développer de plus en plus.
On a énormément d'influenceurs qui euh qui prêchent euh justement contre les femmes et on voit des mouvements euh entre autres des mouvements politiques qui se servent de ces influenceurs pour pouvoir développer leurs idées politiques également. Donc oui, c'est un vrai choix de société en fait qui se pose les mouvements politiques de quel de quel bord politique on peut les définir ? C'est l'extrême droite.
Alors, c'est plutôt l'extrême droite effectivement, c'est les réseaux bah comme Zemour qui clairement est un masculiniste de la première heure lui avec avec ses écrits qui datent de 2006, le premier sexe. Euh donc oui, effectivement, on va les trouver plus facilement à l'extrême droite. Maintenant, on sait aussi que les mouvements antis droits des femmes, on peut les retrouver un peu partout, mais clairement oui, plus à l'extrême droite.
Vous parliez effectivement du danger et du rôle des réseaux sociaux, les algorithmes aussi dans la diffusion, la banalisation des idéologies masculinistes. Est-ce que vous allez recevoir ces influenceurs lors de vos auditions de cette délégation ? Alors, est-ce qu'on aura ce type d'audition ?
Euh est-ce que euh quand on veut parler racisme, on reçoit des racistes ? Je suis pas tout à fait sûre. Euh est-ce qu'il viendrait ?
Euh quelle réponse pourrait-on en attendre ? Donc c'est une question c'est une question qui s'est posée. Pour l'instant, on n'y a pas vraiment répondu.
On s'est posé la question éventuellement sur des gens qui écrivent sur le sujet y compris en trouvant positif leur thèse. Donc peut-être peut-être pour l'instant on s'est dit que un influenceur viendrait pas. Euh nous n'avons pas tout à fait les mêmes codes, donc je suis pas sûr qu'on ait aussi la même facilité de d'avoir un débat que avec des chercheurs ou des chercheuses.
Dernière question sur ce sujet. Est-ce que vous allez rendre un rapport et à quelle échéance ? Et est-ce qu'il peut y avoir ensuite une initiative parlementaire ?
Est-ce qu'on peut en passer par la loi sur ce sujet ? Bah, s'il le faut, oui, c'est un peu le sujet de toute façon d'une façon générale de nos rapports, c'est de regarder si nos politiques publiques sont adaptées là en l'occurrence pour lutter contre la diffusion de ces idées et si il faut passer par la loi ou pas. s'il le faut.
Oui.
Dominique Verien