LE NOUVEAU FRONT POPULAIRE | MARCHE, 49-3, GRÈVES, INACTION CLIMATIQUE - #ÉMISSIONPOPULAIRE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 54 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les enseignements de la marche du 16 octobre pour le nouveau front populaire ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les chiffres de participation à la marche sont-ils contestés ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer la méthode de comptage des manifestants par Occurrence ?
- 15:00FerméeRéponse directe
Le 49-3 sera-t-il utilisé demain pour le budget ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la réquisition des raffineurs est-elle une attaque contre le droit de grève ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Quels sont les impacts de la réforme du lycée professionnel ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Promesse
« On augmente le taux d'imposition des dividendes qui est aujourd'hui à 30 % à 35 %. »
- 12:30Fait
« Ils utilisent une technique qui normalement utilisée pour compter pas les manifestants, les gens qui rentrent dans les centres commerciaux. »
- 17:30Promesse
« On n'augmentera pas les impôts des français et s'il nous demande de le faire, on le fera pas. »
- 22:30Fait
« Le RN a voté contre l'augmentation du SMIC, contre le blocage des prix, contre les geles des loyers. »
- 0:15Fait
« une réforme qui a divisé en fait qui a euh quasiment divisé en par deux les heures d'enseignement par exemple dans ma matière en lettre histoire. »
- 0:30Fait
« aujourd'hui, en fait, de manière effective, je n'en ai plus que cinq puisque sur les 7 heures qui me sont allouées, il y a une heure de co-intervention que je partage avec mon collègue du lycée professionnel »
- 3:00Chiffre
« l'État est condamné à payer deux nouvelles astreintes de 10 millions d'euros »
- 3:30Fait
« le Conseil d'État a indiqué dans un communiqué que l'objectif de respect des seuils limites de pollution de l'air demeure très éloigné »
- 9:00Chiffre
« le leasing de voitures électriques à 100 € par mois »
- 10:00Fait
« il nous manque des trains tous les jours sur toutes les lignes de de nos transports »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonsoir, bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire. Ce soir, gros programme, on va revenir sur le succès total qui a été la marche du 16 octobre, tant par le nombre de manifestants que par la participation de nombreuses organisation syndical, associative et politique et qui en ce sens dessine un nouveau front populaire. Nous reviendrons aussi sur le traitement médiatique de la marche et des fake news diffusées dans les médias.
Nous parlerons ensuite du 493 qui selon Olivier Verrand sera activé demain mercredi. Nous parlerons ensuite de cette journée de grève massivement suivi et qui gagne tous les esprits. Et pour finir, nous reviendrons sur la nouvelle condamnation de l'État pour une action climatique.
Avec moi ce soir, j'ai le plaisir d'être avec Adrien Clouet, député LFI NUP. Merci Adrien d'avoir accepté l'invitation. Bonsoir.
Merci. également sur ce plateau, vous l'avez déjà vu, Claire Le jeune, on est ravi de te recevoir, militante écologiste, membre du Parlement de la NUPE et j'ai mis enseignante à la science. Bonsoir K.
Bonsoir également Beréranger Cernon Cheminot est membre du parlement de la NUP. Merci Beranger aussi d'être là ce soir. Et nous avons le plaisir d'accueillir à nouveau un habitué de l'émission populaire, celui qu'on ne présente plus, Bruno Gacio.
Merci Bruno d'être avec nous ce soir. On présente plus hélas. Non mais c'est ça me faisait le jeune et le vieux à côté.
Ça m'a plus ça commence les blagues. L'émission populaire, c'est parti. On est ensemble pour une petite heure.
N'hésitez pas à partager l'émission sur les réseaux avec le hashtag émission populaire. Tout de suite le Zapop. Oui, la grève dans ce pays, elle fait partie de la Constitution.
Il y a un droit de grève mais il y a pas un droit d'emmerder les Français. À un moment donné, il faut arrêter la prévention, il faut arrêter l'échange, il faut arrêter le dialogue. Je pense qu'il faut passer à l'action.
Hier, Jean-Luc Mélencho a revendiqué 140000 manifestants lors de la marche contre la vie chère. Ils étaient en réalité à peine 30000 participants. C'est pas vraiment un succès.
Un ouvrage. C'est c'est un bid. [Musique] Il est quand même bien mal parti le nouveau Front populaire. [Musique] J'ai quand même envie de pousser quand même un coup de gueule.
On voit vraiment que la CGT joue le rapport de force. Elle joue elle joue peut-être l'embrasement. Elle aimerait bien d'ailleurs que cette grève devienne générale.
Je crois que le syndicalisme c'est ça se mesure à aux avancées que ça obtient pour les salariés qu'il représentent et pas au niveau d'emmerdement qu'il crée pour les Français. Moi je vais vous le dire à titre personnel. à titre personnel, je suis pour les réquisitions, les réquisitions massives.
La la la précarité, la misère est encore plus présente aujourd'hui. Quand on voit une entreprise comme Total, quand quand on on voit afficher ses profits, on se dit nous tous que c'est complètement naturel de partager. On augmente le taux d'imposition des dividendes qui est aujourd'hui à 30 % à 35 %.
C'est profondément injuste. On est tous vraiment vénère de faire la queue mais on comprend aussi la situation de ces salariés et on est tout cœur avec eux. C'est pour ça que moi pour moi c'est le ballon d'or du peuple.
Voilà. Alors oui, on a institutionnalisé le zapping de l'émission Pop et du coup ça devient le Zap hop. C'est Romain Spishala qui a trouvé et on aime beaucoup.
Alors on commence la partie 1. Marche le nouveau front populaire et pour commencer on va faire un petit tour de table. Vous étiez tous à la marche du 16 octobre.
Bruno Gasot, tu as animé en plus sur le camion de tête La marche. Ton ressenti globalement positif. On dirait c'est ça comme on dit.
Ouais. Moi, j'ai trouvé ça d'abord, j'ai trouvé extraordinairement bien organisé le fait que il n'y ait pratiquement pas d'incident. Il y a peut pas sur 140000.
Nous on dit eux ils disent 30, on va couper la poire en deux. Il y avait plus que 30. Bon mais plus000 en tout cas c'était plutôt bien foutu.
Il y a eu quelques incidents à la fin classique. On reconnaît les mecs au bout d'un moment on finit par dire mais tu étais pas la dernière fois déjà toi en train de te crier dessus. On m'a quand même crié dessus.
Descends, on va te fumer. Ben non, je descends pas. Non.
Du coup bah je vais rester sur le camion et puis après bon mais c'était vraiment j'ai trouvé ça plutôt bien plutôt enthousiasment. Alors après, on m'a fait remarquer une chose qui a quand même assez vraie, c'est que mettre un 38 tonnes diesel et écrit dessus sauver le climat. Bon, il y en avait pas d'électrique, on pouvait pas le faire à vélo avec ça.
On parlera d'ailleurs des voit. Ouais, mais c'est c'est c'est pas une c'est pas une remarque qui est fausse. En même temps, il fallait bien organiser les prises de parole, avoir un truc assez grand et tout ça et c'était plutôt plutôt bien.
Je trouvais les prises de parole entre les très jeunes qui vont assurer la relève pendant 50 ans. Donc ceux qui pensaient que ça allait s'effondrer. Les gars, vous avez sur le dos des gens comme ici pendant 50 piges, même plus peut-être parce qu'on va faire aussi des petits et euh les vieux qui ont pris la parole, je parle des vieux, enfin le nôtre et puis puis toutou et puis tout ça, j'ai je les ai trouvé euh régénéré par tout ce moment-là.
Et donc, j'ai trouvé que ce trucl-là était que cette manifestation était très enthousiasmante et faisait une bonne transition avec la grève d'aujourd'hui. Mais d'ailleurs avant de continuer le tour de table, on a préparé un petit récap des différentes prises de parole sur le camion de tête. On regarde.
La France montre à cet instant par votre présence, par vos visages, par votre détermination qu'elle n'est pas résignée, qu'elle ne baisse pas les yeux. qu'elle n'est pas domestiquée parce que je vous dis que si à partir de mardi tous les secteurs professionnel se mettent en grève et qu'on a tous la chair de poule et qu'on aille en manifestation et ben alors tout est possible. Tout est possible.
Ne restez pas seul. Regroupez-vous. Tous ensemble.
Tous ensemble. Grève générale. Tous ensemble.
Tous ensemble. Grève générale, tous ensemble. Tous ensemble, grève générale, faites en sorte de rester unis.
Votre unité est le gage de notre succès. Faites en sorte que même si nous avons des divergences, des différences, elles existent. Mais faites en sorte de rester groupé.
Rappelez-vous que ce qui est plus précieux que tout, c'est l'unité du peuple lui-même qui ne se laisse pas diviser par sa couleur de peau, par sa religion, par son appartenance politique ou son indifférence. Est-ce qu'ils pourront remettre en danger notre liberté d'expression, notre droit de grève ? Et bien, ils essayent de le faire.
Alors, ne soyez jamais résignés et vers la Bastille. Je propose une chose toute simple, c'est que ceux qui dénoncent la grève matin, midi et soir renoncent eux-mêmes à tous les acquis sociaux qui ont été obtenus grâce à la grève et grâce aux manifestations. Et pour la France, nous voulons le partage.
Et cette société de demain, c'est celle du partage. Oui. Celle de la culture, celle de l'émancipation individuelle, celle de la liberté d'être tous et toutes tel que nous le voulons.
N'oubliez pas que la jeunesse, on a faim, on veut se battre, on vous regarde, on vous observe, on vous suit, on vous suit. Mais on va vous regarder, on va vous tenir à l'œil parce que nous, c'est nos vies qui sont en jeu. On va se battre et on va rien lâcher.
Notre véritable force, notre véritable force, elle est là en fait. d'aller dans la rue, dans les blocages, dans les occupations, dans la révolte, avec la jeunesse et les moins jeunes, avec les travailleurs, les chômeurs, tout et ceux qui sont aujourd'hui victimes de la crise depuis très longtemps. Il faut qu'on gueule, il faut qu'on se relève la tête, il faut qu'on retrouve de la confiance avec ce que nous sommes en train de faire aujourd'hui.
Comme je l'ai dit, avec tant d'organisations qui y appellent syndical et politique. Nous sommes en train de dessiner la construction d'un nouveau franc populaire qui exercera le pouvoir dans son pays. Le moment venu.
Claire le jeune, est-ce que tu veux réagir ? Oui, bah ça fait du bien de revoir ces moments-là et puis la marche de dimanche, elle a fait du bien à tout le monde en fait et moi je trouvais qu'il y avait une ambiance, une intensité, une ferveur, une forme de joie à être ensemble. euh que en fait on avait vécu pendant la campagne avec euh les marches de l'Union populaire puis on avait senti euh ce cette ambiance-là euh euh prendre un petit peu plus largement avec l'unité, avec la NUPES et euh finalement là, je pense que ça s'inscrit à la fois dans la suite logique de ça où là du coup on entre dans un aussi une logique de résistance et de rapport de force par rapport à la Macronie qui s'est réinstallée, même si elle est chancelante pour encore 5 ans.
Puis ça s'inscrit aussi dans une nouvelle séquence, c'est-à-dire que la marche, elle venait alors qu'il y avait cette grève qui s'enclenche et du coup c'est aussi la complémentarité entre le rôle des partis et puis le rôle des syndicats qui qui se dessine. Et il y avait des prises de paroles très belles là-dessus sur en fait le moment de bascule historique qu'on est en train de vivre et comment ça ça s'inscrit aussi dans une continuité. euh l'histoire de la de la gauche de rupture qui reprend son cours après avoir été euh interrompu par les années Hollandes.
Donc en fait, c'est tout le mouvement social qui est en train de se reconstruire. On est en train de tous se remettre debout euh avec euh nos députés qui font un super boulot à l'assemblée et qui sont une formidable caisse de résonance de tout ça. Et donc moi, j'ai trouvé que c'est c'était un très très beau moment. plus on a vécu un peu la suite aujourd'hui avec une grève qui se généralise.
Enfin, je pense qu'on va en parler tout à l'heure. Donc c'est c'est marrant. Il y avait une une des un des intervenants qui disait avec un air scandalisé oui la CGT joue le rapport de force.
Bah oui, bien sûr. C'est son rôle, c'est notre rôle de jouer le rapport de force et en fait on va le jouer jusqu'au bout parce que on a aujourd'hui une crise démocratique qui fait qu'on a un pouvoir élu mais dont toutes les décisions sont si peu légitimes qui sont obligés de passer par le rapport de force par le caravant 93 pour passer toute leur loi. le répondant, c'est ce magnifique mouvement du peuple qui est en train de retrouver une unité aussi.
Je pense qu'il y a ça qui se qui se joue. Et donc pour moi, c'était un splendide moment aussi parce qu'on retrouvait on a retrouvé beaucoup de camarades. La jeunesse était extrêmement présente.
Il y a vraiment quelque chose de ça faisait du du bien de voir qu'elle est elle sera toujours là en fait parce que on a plus le choix et que ça c'est en train de s'étendre aussi. Euh on le voit et ça faisait du bien aussi parce que lorsqu'on tractait depuis depuis quelques semaines pour la pour la marche, on sentait les gens inquiets, vraiment tendus, angoissés parce que là c'est c'est très concret, on marche contre la vie chère mais c'est les gens ne vont pas pouvoir payer leurs factures. Enfin, il y a une vraie angoisse qui peut produire du repli aussi, hein, quand et là, on a et ça sera notre notre rôle aussi dans les semaines à venir, c'est de constamment transformer ça en énergie justement qui constructive et en énergie de résistance et en énergie de voilà de d'opposition à la Macronie.
Donc un franc succès. Ouais. et qui a fait beaucoup de bien je pense à tout le monde.
Ça redonne de l'énergie ça regalvanisé tout le monde. Bah justement, il y a la dépêche de la FP qui a été publiée dimanche qui dit "La gauche défaire la Paris Mélancho entrevoie donc un nouveau front populaire." C'est d'ailleurs comme ça qu'on a appelé cette première partie.
Et on avait reçu aussi Olivier Besancnou dans une dans une précédente émission spéciale sur la marche qui a dit que c'est aussi cette marche est aussi une première marche de gravit, la première pierre de la constitution d'un nouveau front populaire. Et je me tourne vers Adrien Clou. Est-ce que on y est ?
Bah oui, ben on y est il me semble qu'en fait on a là le moment de la rentrée. La vraie rentrée c'est mi-octobre cette année. C'est mi-octobre à cause du pays bloqué par les directions de Total Exon et cetera mais on a légèrement décalé la rentrée.
Elle est là. Et cette rentrée, c'est pas juste une rentrée ordinaire comme on a tous les ans avec parfois un truc un peu un peu ritualisé de on marche pour rappeler au puissant qu'on existe. Non, l'enjeu là, c'est de marcher pour rappeler que on crée quelque chose de nouveau qui n'a jamais existé.
Alors, vous l'avez dit tous les deux, on a là des partis politiques, on a là des organisations syndicales, on a là des associations, des syndicats étudiants, on a là un Oui. Prix de littérature qui vient marcher avec nous, c'est pas rien. Donc on a là à la fois toutes les forces du travail, toutes les forces de du monde associatif et bénévole et toutes les forces de l'intelligence.
Bon ben ça, il me semble que c'est le déclencheur de ce qu'on appelle un front populaire, c'est-à-dire la capacité du peuple à se doter de mots d'ordre communitiquement. Alors justement Beréranger dans la dépêche de l'AFP, il est également rapporté que pour un manifestant qui s'appelle Christopher Savidan, il est temps de se réveiller. Les gens en haut sont hors sol, on pète des impôts, on sait pas pourquoi.
Tout part à volo. La logique veut que toutes les luttes s'agglomèrent. Donc Jean-Luc Mélenchon a également déclaré, c'est la grande conjonction, c'est nous qui la commençons avec cette marche qui est un immense succès.
Est-ce que l'on peut parler d'une convergence des luttes, la fameuse convergence des luttes ? Ah, ça fait euh des années, voire euh des centaines d'années qu'on qu'on rêve de cette fameuse convergence des luttes. Après, je pense très clairement qu'aujourd'hui euh contrairement à d'habitude, moi je trouve qu'il y a du positif dans le sens où pour une fois on fait grève pour gagner quelque chose.
On n'est plus sur une grève de défense des retraites, de défense de je ne sais quoi. On est pour gagner des augmentations de salaires, pour gagner des augmentations du SMIC et cetera et cetera. Et ça déjà rien que ça, rien dans le terme, il faut que tous les gens comprennent que c'est du positif et que voilà, c'est du plus.
Et donc oui, très clairement cette marche, elle a fait du bien parce que d'une part on voit que l'Union populaire, on voit que la NUPES, elle est elle est bien au-delà de juste une élection présidentielle, d'une élection législative. Et déjà rien que ça, c'est une réussite parce que très clairement de les voir se pouiller comme des gamins dans un bac à sable honnêtement en c'est insupportable pour quelqu'un qui a du mal à boucler ses fins de mois, pour quelqu'un qui a qui a l'impression de voir des gens qui qui qui ne comprennent pas en fait ce qu'ils vivent au quotidien et là de les voir réunis, de porter un message clair, net, précis et voilà tous ces manifestants qui sont venus, c'est c'est la France qui travaille, c'est la France qui qui demande à avoir des augmentations de salaires, qui demande à pouvoir vivre dignement. Et oui, j'espère que c'est qu'une première étape parce que enfin je on va on va pas se mentir aujourd'hui il y a qu'une seule chose à faire c'est de monter le rapport de force.
Il y a pas le choix. On n pas le choix quand on a une entreprise comme Total qui bloque très clairement euh volontairement des augmentations de salaires. Si cette entreprise, elle est pas capable d'augmenter les salaires de 10 %, ce qui ce qui est une paille hein par rapport à ce qu'elle a gagné, mais en fait il y a aucune entreprise alors qu'augmenterait ses salaires qui pourrait augmenter chaque salari quand même.
Ah le PDG lui pourcentage ça doit faire et il arrive encore à j'ai vu ça tout à l'heure, il doute de rien le mec. il a mis un tweet comme quoi ou il s'est augmenté mais bon il a que 5 millions et quelqu comparé à d'autres qu' plus et puis que il est à plus 51 % parce que l'année dernière il avait baissé 36 % enfin garçon il t'en resté 3 million9 quoi. Enfin calme-toi tout de suite.
Non mais là total c'est le mec qui va à la quête et qui demande qu'on le dis fiscalise quoi. Enfin ça va c'est c'est Mais il y a dans les choses qui bougent euh dans le le zap. Oui, c'est vachement joli.
Oui, c'est joli. Il y a quand même deux séquences assez amusantes et euh intéressante, c'est Jamel. Hm hm.
Qui franchement le connaissant un petit peu, il a toujours été avec il a toujours une fibre sociale de là où il vient, mais il est tellement parti ailleurs, il en a il en a pas grand-chose à Et Benzema, Benzema dit "C'est le ballon d'or du peuple, il est pas obligé de faire ça. Pourquoi ça lui vient Jamel, il dit "On les soutient." Bon, c'est sûr, on fait la queue, c'est chiant, mais on les soutient.
Tu sens qu'il y a quelque chose qui frémit parce que l'indessence, elle est trop grande. Et merci monsieur Pouyané parce que sans vous, on l'aurait pas vu. Mais un mec qui gagne 5 briques et demi et qui se dit "Be gagne que cinq briques et demi, le voisin il en gagne sep donc je me suis augmenté à 6, donc déjà je suis en dessous du voisin." Tu dis "Non, mais tu es juste dans un autre, tu vis où ?
C'est indécent." Et cette indcence est si grande. Les chiffres annoncés au au commun des mortels et sont si extravagant que l'indessence apparaît à tout le monde.
Et cette indessence même des gens comme Jamel ou Benzema qui prennent des jets privés he pour venir chercher leur truc. On est tous on est d'accord avec ça. Enfin on est d'accord pas pour qu'il prennent le jet privé.
On sait qu'ils le font. On sait qu'ils le font mais ils sont touchés par l'indessence parce que Jamel et Benzema viennent de quartier populaire. Ils savent que leurs potes, même s'il aident, même ils savent que leurs potes leur disent de temps en temps, "Eh l'autre avec ses cibrique là et qui s'augmentent de 50 % ça va arrête" tu vois.
Et merci monsieur Pouyané parce que on narrive pas à voir l'indessence tant que quelqu'un te donne pas l'exemple toi il te dit "Regarde je gagne des tonnes, et ben je vais t'encore encore en prendre deux ou trois." Et là tu dis "Ah ouais non là non. Là non, je là je peux plus.
Et donc ça c'est un frémissement qui va dans le sens de ce que tu dis. Il y a pas une convergence des luttes mais en tout cas il y a une convergence vers la conscience de l'indécence et que ça suffit. Ouais.
Je tiens à dire que nous avions invité Annie Arnaud à l'émission. Elle a pas pu dire qu'elle est très occupée, hein, on l'imagine et elle a déclaré ce dimanche, "J'étais à ma place dans la manif sociale, politique et féministe". Alors, Annie Arnaud a participé à la construction politique et féministe de nombreux d'entre nous et le prix Nobel qu'elle a reçu est un soulagement et un phare he pour les luttes futures, pour la dignité.
Et d'ailleurs, le prix Nobel pour Anne Arnaud, le ballon d'or pour Benzema, la sortie du film de Gill Peret demain reprise en main que je vous invite à aller voir. Ouais, génial. On l'a reçu la semaine dernière à l'émission populaire.
C'était l'hégémonie culturelle. Ouais, voilà. Là jours on des mélangistes quoi.
C'est clair. Alors le gouvernement, les patrons et les médias eux en attendant sont en flip total et c'est le début de notre séquence critique des médias que l'on a appelé les médias carbonisés. Alors on l'a vu dans le zap, on a encore assisté à un naufrage d'Alba Ventura etcalvi qui parle de bid à propos de la marche tout en relayant le chiffre de 30000 participants.
Chiffre relayé par le cabinet soi-disant indépendant occurrence. Et ça me permet de vous montrer une vidéo de Manuel Bonpard qui intervenait sur le sujet sur BFM. Ministre de l'intérieur, il disait 30000 avant la manifestation et il a dit 30000 après.
Au moins, il est sûr de pas se tromper puisque il est capable de compter la manifestation. Cabinet indépendant qui a mesuré 30000 aussi. Il est tellement indépendant que ses dirigeants discutaient et disaient à madame Aurore Berger qu'ils étaient prêts à à l'aider il y a 5 ans tout ça et documenté.
Vous prenez un chiffre, vous dites "C'est un chiffre indépendant. Je vous dis que cette méthode est très largement contestée." Vous savez à quoi sert cette méthode ?
Normalement vous avez travaillé, vous avez regardé ce que c'était le cabinet occurrence, comment ils comptaient les manifestants, ils utilisent une technique qui normalement utilisée pour compter pas les manifestants, les gens qui rentrent dans les centres commerciaux. Alors si vous êtes en train de m'expliquer que pour compter une manifestation, il y a des gens qui rentrent dans un centre commerciaux, c'est la même chose. Je dis juste ça pour le le alors Adrien, justement, est-ce qu'on peut expliquer à ces soi-disant journalistes qu'il relait des chiffres contestables ?
Oui. Bah auc effectivement une officine protroniste et encore je dis proto pour leur laisser un peu de marge d'autonomie. euh puisque à la fois le PDG, la directrice générale se sont livrés dans un soutien total à différentes branches plus ou moins pourries du macronisme.
Donc euh c'est une officine qui est marquée politiquement. Après, il y a un vrai sujet technique quoi, c'estàdire comment ça marche. En gros, ils ont un point fixe, occurrence, ils ont un point fixe.
Ce point fixe filme un endroit en continue. Donc, il y a des gens qui passent. Ils ont un algorithme qui traite le passage en identifiant notamment des visages.
Problème, c'est que dès que tu as de la fumée, de la lumière, des drapeaux, euh je sais pas, des pancarts, tu vois, il y a un truc qui parfois arrive en manif, ça arrive. Non, mais parfois il y en a. C'est étonnant.
J'en ai vu. Dès que tu as ça et que tu as du coup quelques pixels manquants sur un visage, le visage n'est pas reconnu et donc tu as une minoration technique automatisé de l'ensemble des participantes et des participants. tu as un camion qui passe par exemple 38 tonnes dont parlait tout à l'heure et ben tu as 1000 manifestants en moins parce que tous ceux qui sont de l'autre côté du camion ils existent pas et donc tu as une capacité comme ça à te faire disparaître une bonne partie de la manifestation sans compter évidemment le fait qu'ils avaient posé leur leur point de captage au 16 boulevard Voltaire c'est-à-dire en dehors du parcours de la manifestation non mais c'est-à-dire que si vous voulez moi j'ai des amis qui ont mis un point de comptage dans le 16e arrondissement de Paris le même jour à 14h ils ont vu personne.
Donc les gars, ils peuvent témoigner. Personne n'est passé comme manifestant là où la manif. Ce qui est quand même un apport pour l'intelligence collective qui est tout à fait exceptionnel.
Donc voilà, ça marche pas techniquement, c'est absurde sur la logique qui était retenue. Et puis par ailleurs, le point peut-être le plus contestable dans dans cette officine, c'est que les images qu'il retiennent ne sont pas rendues publiques. C'està-dire il y a pas de de possibilité de faire du contradictoire.
Moi, j'ai envie de dire, mettez les images sur la scène publique ou même permettez à des chercheuses ou des chercheurs de les consulter et dès lors on pourra avoir différentes analyses ou discuter un petit peu vos conclusions. Mais les images sont gardées, elles sont maintenues au sein du cabinet et donc je pense que on peut prendre ces chiffres pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire une blague. Voilà ce qui était Non mais céit excuse-moi juste de quand tu dis qu'ils ont compté boulevard Voltaire, c'est même pas qu'il soit trompé d'adresse, ça peut arriver encore que bon là c'est quand même énorme mais il se trompe d'adresse.
Sauf que l'article est écrit l'adresse la veille. Oui. Il av c'est déjà fait la veille et il corrige pas le lendemain.
Ça veut dire que personne est revenue voir l'article et que donc le chiffre était déjà dans l'article. Vous avez écrit la veille les gars. Non mais c'est parce qu'on a pas vu Ah si vous avez pas vu ça, vous n'avez pas vu non plus des manifestants.
C'est possible. C'est une possibilité les gars. En tout cas, il y avait quand on y a il y avait plus quoi.
Ouais. Ouais. Ouais.
Ben je pense qu'en fait ça s'inscrit aussi dans un un une manière de maltraiter aussi le mouvement social euh parce que en fait ce normalement euh il y a une espèce de garantie de au moins de de d'une forme de neutralité quand même sur ces opérations là. Et en fait euh ils ont je pense une crainte d'être en train de perdre le contrôle du récit aussi. H et donc ils sont tous complètement paniqués à vouloir à tout prix maintenir ce récit de c'était un flop et cetera et cetera, même si les images démontrent le contraire, même si en fait enfin c'est juste évident en fait quand voilà que que ça correspond pas au chiffres que eux avancent et mais je pense que ça c'est pour moi c'est du même registre aussi que que les réquisitions le la case du du droit de grève et cetera c'est en fait, il y a il y a un irrespect du fait que en fait il y a dans la panoplie des droits démocratiques le droit de manifester le enfin et une volonté de manipuler politiquement ces choses-là pour gagner sur le récit politique qui est inquiétante en fait qui est inquiétante pour la démocratie, pour le débat public, pour voilà pour donc voilà tout ça n'est pas bien glorieux et ça n'enlèvera rien. rien à la beauté de cette journée de marchand.
En tout cas, je te vois écrire Bruno. Non non, j'étais en train de me dire les médias en fait c'est il joue bullshit, c'est tout le temps pareil. Enfin, je je suis le plus âgé de ce plateau, je peux pas en parler. commencé à manifester monsieur dans les années 74 75 hein.
Déjà on avait ça déjà dans les médias qui étaient pas tenu à l'époque par des milliardaires donc qui n'ont aucun intérêt à ce qu'on vienne de dire dans leur médias. Bah c'est un succès dis donc le truc là ferait bien de vous méfier. Personne va jamais dire ça.
Ils le feront jamais. C'est leur patron. Ils vont pas faire ça.
Alors déjà à l'époque ils le faisaient pas. Là, ils le font encore moins. Mais comme c'est devenu ça, ça se voit quand même énormément des chiens de garde, à aucun moment, ils ne vont euh commenter un mouvement social positivement.
Jamais ils ne peuvent le faire. C'est pas dans leur ADN parce qu'ils font partie de la classe qui profit de ce trucl à qui on balance un bon salaire et puis hop, bah ils taisent. Voilà, c'est tout.
C'est comme ça que ça fonctionne et ça sera comme ça longtemps encore tant que on aura pas fait un peu de ménage. Et et puis je pense qu'il y a aussi un truc qui est lié à leur travail même. C'est-à-dire que les personnes qui ont marché ce jour-là et avec lesquelles on a marché toutes et tous, ce ne sont pas les personnes qu'on voit d'habitude sur leurs écrans.
Ce ne sont pas les personnes qui sont d'habitude filmées auxquelles on donne la parole. les gens auquel on donne la parole dans les médias, ce sont des familles euh plutôt up bourgeoises qui partent en en en vacances de sport d'hiver et qui expliquent des problèmes de chaîne dans la montagne. Voilà, ça c'est les familles auxquelles on donne la parole et qui trouve pas d'essence.
Voilà, les seuls moments où on voit des gens précaires, c'est pour dire la grève pose problème, tel mouvement social me bloque. Mais il n'y a jamais mais jamais de parole donné pour une raison revendicative à ces à au grand public. Pourquoi ?
Parce que les médias estiment que la revendication n'est pas de l'information. Et en fait, si on pense que la revendication n'est pas de l'information, on passe à côté de la moitié du discours que tiennent les classes populaires dans ce pays et donc on les évince. Béer ouais bah on est on est clairement dans la bataille de l'opinion et et la même la la manipulation.
Après euh ce qui est dommage c'est c'est que nous à l'intérieur de la manifestation, on voit bien que le ressenti et puis même tout ce que ça a amené, on n'est pas à 30000. Enfin, je veux dire, il y a pas besoin d'être sorti de Saintcè pour pour voir sur les images que on est largement plus de 30000 et que on était beaucoup plus proche en tout cas des 140 que que des 30. Mais voilà, on le connaît sur chaque manifestation.
On sait très bien que les riches propriétaires ont investi dans les médias dans un but hein. C'était sûrement pas de nous raconter la vérité et de nous dire exactement ce qui se passait. Voilà, c'était de manipuler l'opinion publique.
On se doute bien qu'en annonçant un chiffre de 30000, c'est beaucoup plus facile pour eux de dire "C'est un flop, c'est c'est une défaite" que de dire "Ah bah merde, on pensait 30000, ils ont fait 140000 quoi." Là là les éditorialistes, pardon, on les retrouve tous en PLS sur le plateau, ils savent plus quoi dire. Donc euh donc voilà très clairement et euh pour compléter euh ce que disait Adrien, le l'humanisation de la grève, ça c'est le plus dur pour nous, l'humanisation de la grève, de donner la parole aux salariés, aux grévistes et à ceux qui qui vivent les situations pour justement voilà exprimer le mal-être qu'il peut y avoir, les revendications et cetera et cetera.
Parce que vous avez sur plein de plateaux de télé plein d'experts, de journalistes, de machins, ils ont jamais fait un jour de grève, ils ont jamais travaillé à l'usine, ils ont jamais été au SMIC ces mecs-là et ils vont vous expliquer que on est des privilégiés, que euh ce qu'on vque c'est de la merde et qu'on ferait mieux de fermer notre gueule et d'aller au boulot. Et je trouve ça extraordinaire et euh voilà, c'est aussi pour ça que nous, en tant que syndicaliste, c'est pas notre rôle à la base he d'aller sur un plateau télé pour expliquer ce qu'on fait ou ce qu'on revendique, mais on le fait et euh c'est pas évident hein, on a pas on n'est pas formé. Enfin moi voyez j'ai niveau bac hein.
Alors autant vous dire que les études c'est pas c'est pour ma tasse de thé mais voilà on le fait parce que justement on a besoin d'humaniser cette grève et de montrer que derrière cette grève c'est pas une organisation syndicale, c'est pas je ne sais quoi, c'est c'est des hommes et des femmes qui perdent de l'argent et qui luttent pour leur droit. D'ailleurs, on rappelle aussi qu'il y a une caisse de grève, caisse de grèveinsoumise.fr.
Vous pouvez donner et et le on en reparlera après, on aura le visuel après. Euh avant de parler de passer au 493, vous voulez intervenir ? Ouais, en fait, je pense que c'est super intéressant ce que tu dis sur l'humanisation de la grève et je pense qu'en fait un des soucis du prisme médiatique adopté actuellement, c'est que ils décrivent les grévistes comme faisant grève pour leur salaire.
Si en fait, il donnait la parole à aux grévistes, ils se rendraient compte qu'il y a une vision collective. Derrière tout mouvement de grève, il y a une vision globale de la société, il y a le sentiment d'injustice, il y a toutes ces choses-là. Et en fait plus enfin il faut qu'on arrive à à faire percer ce murlà pour donner la parole parce que euh c'est véritablement toute une architecture de de société nouvelle qui qui se dessine dans ces paroles-là et ça casse complètement le récit de à les grévistes qui nous bloquent euh nous dans nos quotidiens parce que eux veulent que leur quotidien s'améliore contre celui des autres et en fractionnant le nous en fait.
Ce qui se reconstitue quand on donne la parole aux grévistes, quand on comprend les ressorts collectifs des mobilisation, c'est on retrouve ce nous, on retrouve le le peuple quoi. On en revient à cette cette idée de mouvement social qui est reconstruit l'unité du peuple et la parole des acteurs du mouvement qui sont parfois des primos grévistes enfin et ou des prima manifestants. Enfin, j'en ai rencontré des gens qui manifestaient pour la première fois qu' avaient été enthousiasmés par la NUPES qui du coup avait commencé à suivre l'actualité politique de manière plus assidue et qui là se retrouve à manifester pour la première fois.
Et voilà. Et en fait, c'est ces ces paroles-là, ces récits là. Euh nous, c'est ce qui aussi étoffe nos nos batailles quotidiennes et fait que on a envie de se battre, quoi.
Adrien, et je moi j'ai le sentiment qu'en fait il y a il y a trois types d'information médiatique dans cette histoire. D'un côté, c'est les moins nombreux, ceux qui mententent. Vous avez une partie type.
On aurait été 2 millions qui vous auraient dit qu'on était 200 quoi. Les mecs ont déjà écrit leur truc de jours avant. Bon, ça je laisse de côté.
Après, il y a ceux qui sont nuls, je mets de côté aussi. C'est-à-dire, de toute façon, ils comptent pas aller sur le terrain, ils vont appeler les mêmes gens que d'habitude et donc ils savent déjà à peu près ce qu'on va leur dire. Et peut-être le plus grave, le plus important, c'est qu'il me semble qu'il y a une partie du monde médiatique qui croit vraiment à ce qu'elle dit et en fait c'est là-dessus que vous mettez le doigt.
C'estàd c'est pas des gens qui pensent mentir, c'est pas des gens qui sont nuls, c'est des gens qui sont éminemment convaincus parce que eux ils y croient que tout le monde est individualiste, que personne n'a envie de se battre, que finalement tout le monde vit et finalement c'est parce qu'ils ont cette condition de vie eux. C'est parce qu'il voit le monde comme ça qu'il projette sur les autres. Et c'est je pense le pire truc possible pour un professionnel des médias, c'est de projeter ce qu'on croit personnellement sur ce que racontent les gens en face.
Et c'est ça qui constitue le verrou du système le plus fort. C'est ceux qui mentent pas, qui sont pas nuls, mais qui sont convaincus des conneries qui disent. Alors, parfait.
Ça nous amène au 493 en toute logique. Donc, on a appelé cette partie 493. Les brutes sont de retour et on va écouter Olivier Verrand là-dessus.
La fin des débats sur la première partie du budget, c'est pour la journée de demain. Donc on continue aujourd'hui. C'est pour aujourd'hui ou c'est pour demain le 4 aujourd'h évoluent dans la journée d'aujourd'hui.
Ça a été vous savez, il y a plutôt des débats qui sont des débats de qualité et je dirais qu'il y a de la bonne politique qui est conduite actuellement, une bonne façon de faire de la politique. Ça veut dire que vous tiendrez compte de certains amendements qui ont été pris. Ça sera pas un 493 brut.
Ça sera un 493 en tenant compte de de partie de ces amendements. On a toujours dit, on l'a toujours dit 1, on n'augmentera pas les impôts des français et s'il nous demande de le faire, on le fera pas. On n'augmentera pas la dette de notre pays.
Si les oppositions nous demandent, on le fera pas. Alors, Adrien Clou, on vient d'entendre, ce sera pas un 493 brut, du coup, ce sera un 493 doux. Et ben, j'en suis ravie et du coup, je pense que je voterai une censure douce au gouvernement.
Voilà. Histoire d'être dans le ton. Non, il c'est évidemment un discours qui est qui est absurde.
Le principe du 493, c'est quoi ? C'est que le gouvernement euh voudrait faire passer un texte exactement comme il l'entend, ligne par ligne. Il se trouve qu'on a des débats qui sont en plus souvent plutôt intéressants.
Même du côté des collègues de la majorité, il y a des gens qui discutent sur le fond des idées. On a des débats. Ces débats, ils ont conduit à retoquer le texte sur plusieurs points, à ajouter certaines formes de taxation des plusvalues des résidences et cetera.
Bon, en gros, on a on a un peu plus fait payer les riches dans cette version du texte. Et parce que on fait payer des riches, c'est quand même la seule raison, c'est parce qu'on fait payer des riches, ça les rend dingue. Ils ont décidé que il nous passerait rien et que même s'il y a des majorités alternatives dans l'Assemblée sur plein de points du projet de loi de finance, on aurait pas la discussion et qu'ils allaient tordre le bras à tout le monde parce que c'est de ça dont il s'agit avec le 493.
Donc dès lors, il y a pas de 493 d'où. Hm le 493, c'est une forme de brutalité qui met fin au débats politique parce qu'en réalité le budget on a jusqu'au 31 décembre pour le voter hein. Moi je suis prêt à siéger avec monsieur Verron jusqu'au peut-être pas tout seul mais euh en tout cas avec lui entre autres jusqu'au 31 décembre pour discuter le projet de loi de finance.
On est disponible eux apparemment non. Oui d'ailleurs tu as d'ailleurs déclaré à l'assemblée les députés macronistes en PLS à l'idée de rétablir les l'ISF. Ils verent de grosses larmes sur le portefeuille des 200 familles qui tiennent le pays.
Mais les familles, ce sont ceux qui travaillent. Mais c'est vrai qu'ils ont pas aimé et du coup, il y a un député en marche qui m'a dit de présenter mes excuses aux familles. Je lu dit "Mais j'ai pas l'adresse donc c'est compliqué.
Je les connais pas moi. Donc c'est c'est voilà, j'ai j'ai pas le contact mais je lui garantis que s'il m'envoie un fichier Excel avec nom, prénom, numéro de téléphone de chaque, je prendrai la peine de mettre un petit message peut-être pas d'excuse mais de de pensées sympathiques en attendant les arriéré d'impôt. Oui, c'est Manuel Bompard d'ailleurs qui parle d'un coup d'état permanent contre la démocratie et a annoncé que les députés de la nuf déposeront une motion de censure s'il est utilisé.
Bien sûr, c'est dit. Alors avant que tu partes Adrien, on va parler, on va faire un quiz. Ah, on joue, on joue encore, on joue encore.
Est-ce que vous avez entendu parler du c de gauche ou c de droite ? Oui, voilà. Alors, Adrien Clou, c'est de gauche normalement, j'ai déjà fait le test sur le site.
Que ma panou, ils ont vérifié en direct sur le plateau de de quotidien. Euh, alors du coup, c'est parti pour le quiz. C'est de gauche ou c de droite ?
Première question 30000 manifestants, c'est de pas de gauche, il y a que les manifestants de gauche qui descendent dans la rue. Bah les 30000 manifestants manifestants 30000 ou dire qu' a 30000 c'est en parler pendant une demi-heure mais ils ont pas suivi. Et du coup 140000 manifestants, c'est de gauche.
Karine Benzema. Ah ah le ballon du peuple c'est de gauche. C'est quand même de gauche.
Ouais. Sébastien Parizo qui a rédigé les les questions. Il m'a mis entre parenthèses bonne chance Julie sur cette question.
Oui, sympa. Karim, c'est dur hein. Les Mergzes.
Ouais. De gauche, c'est allez dissoudre l'Assemblée nationale. Un peu vite pour les visuels là.
Oua c'est clairement de droite en ce moment. Oui, c'est clairement de droite. Ouais. refuser une augmentation générale des salaires de droite droite droite droite droite droite droite droit dire prendre le pays en otage droite de droite droite droite dire paralyser des millions de français c'est de droite droite c'est de droite la caisse de grève insoumise de gauche il est facile celui-là j'aimerais que ce soit de droite il y aurait plus d'argent dedans.
Attends, il y a il y a une dernière question pour toi Bruno en bonus et d'ailleurs Bastien qui a mis petit bonus. Les guignoles de l'info ayant fait élireir Jacquir c'est de droite ou de gauche ? ça moi j'ai arrêté ce truc là il y a 20 ans 15 ans et on me remet encore dans la gueule que j'ai fait éir Chirac.
Les guignoles c'était neutre ? [Rires] Non moi j'ai on a toujours Non mais c'est c'est vraiment marrant. On nous on nous disait déjà à l'époque ouais vous vous êtes de gauche et tout.
Mais les gars, on fait 5 minutes de gauche sur toute la télé en face pendant les journaux. Tu as 40 minutes de droite de tout. On peut avoir 2 minutes de gauche.
Ils nous ont dit ouais même ça ils nous l'ont enlevé. H la gauche drôle en plus. En plus non mais de la gauche mais humaniste.
On était pas Ça va c'était une Il y avait que 2 minutes, ils les ont enlevés. C'était déjà trop. Donc j'imagine sur les 493 quand tu gagnes un tout petit peu commencer encore trop.
Merci beaucoup d'avoir participé à notre pop quiz. On se retrouve pour le pop quiz la semaine prochaine. La semaine prochaine et j'accueille tout de suite un plateau Nadim de l'insoumission qui vient faire une chronique et je libère Adrien Chloé.
Je m'étais noté en gros libère Adrien. Merci Adri. Je suis libéré délivré d'être bonne soirée d'être venu à l'émission populaire.
Alors Nadim, on t'écoute. Donc j'ai préparé une chronique que j'ai intitulé Alliance capitale fasciste. Passe-moi la salade, je t'envoie la rubarbe.
C'est la rêve. Bon, je la ref on parlera pas. Non, c'est pas le sujet.
C'est pas le sujet. Donc je vous retrouve pour cette deuxième chronique. Peut-être certains auront reconnu cette référence à Nicolas SarkoZ en 2015.
C'est pas une référence politique, soyons bien d'accord. Donc ça remonte en seconde quand moi j'étais en seconde et Sarco. Voilà.
Donc c'est sur le plateau de Pujadas où du coup il s'était emmené les pinceaux dans une expression française qui du coup en disant passe-moi la sal je t'envoie la rubard. Quel était le sujet de cette pourquoi il disait ça justement ? C'était mon régional de 2015 et à l'époque le Front national avait presque triplé son score et pour que l'extrême droite l'emporte pour éviter cela en tout cas les socialistes étaient retirés en orp de calé et en provençable côte d'Azur.
Peut-être le président de l'époque allait avoir un petit mot de remerciement pour les socialistes. Pas du tout. Et c'est là qu'il a répondu, c'est pas "Passe-moi la salade, je t'envoie la rubarbe." Alors, pourquoi je vous parle de cette expression qui date de il y a 7 ans ?
Donc, on va bien rappeler la signification. Ça ça veut dire en gros rends-moi un service, je te rendrai l'équivalent ou je te renverrai l'ascenseur. Vous voyez, allons venir avec le contexte.
Si je dis alliance capitale fasciste, est-ce que c'est clair pour tout le monde ? Les lecteurs assidut de l'insoumission.fr auront compris de quoi je parle.
Au moment de sa première élection en 2017, Macron s'était donné comme objectif de faire baisser l'extrême droite. Spoiler, c'est raté hein. 41,45 % pour le RN au second tour de l'élection présidentielle. 89 députés à l'Assemblée nationale.
Bon, un RN qui s'est dramatiquement dédiabolisé depuis plusieurs années et qui essaie de se faire passer pour une opposition respectable en portant des jolies cravates. Macron a donc joué avec le feu et il s'est brûlé en reprenant par moment et certains de ses ministres aussi la rhtorique de l'extrême droite par des petits clins d'œil. Il a contribué à sa à sa banalisation puis de trempelin au moment des dernières échéances électorales.
Quelques rappels, Macron a qualifié le maréchel pétin de grands soldats alors qu'il n'est rien d'autre qu'un un antisémite traître à la patrie. Il a parlé du pays légal et du pays réel qui est donc pour parler du régalien. C'est une distinction qui a été réalisée par Charles Moras, fondateur de l'Action française.
Ça me paraît difficile de faire barrage à l'extrême droite quand on réhabilite deux de ces plus éminentes figure. Face à la misère étudiante, le gouvernement avait préféré mener une écurante diversion en agitant le plateau pardon la menace du pseau islamogo gauchisme qui grand gang grand gangerait les universités. Donc légitim un terme dangereux venant de l'extrême droite plutôt que de se préoccuper des étudiants qui meurent de faim et enfin d'Armanin qui qualifie Marine Le Pen de Tromol trop même.
Marine Le Pen sur le plateau était un peu du style non arrête ça se voit là ça se voit juste pu livre aussi. Oui, ça j'aurais pu signer votre livre ou non mais il a pas dit ça c'est pas possible. Mais si le ministre de l'intérieur qui dit à la Marine Le Pen donc dire la leader de dans notre pays vous êtes trop molle et qu'observe-ton aujourd'hui ? 89 députés à l'Assemblée nationale on voit plutôt une lune de miel je dirais en donc aussi bien à l'Assemblée nationale qu'au Parlement européen entre l'extrême droite et la Macronie contre les travailleurs, contre le travail et pour la défense du capital.
Il faut je fais cette chronique parce que ça doit être dit martelé alors que le RN a passé toute la campagne présidentielle à dire qu'il défendait les intérêts du peuple qui galère. Non, le RN a voté contre l'augmentation du SMIC, contre le blocage des prix, contre les geles des loyers lors des débats sur le fameux paquet pouvoir d'achat au début de l'été. Et le RN, c'est ça qui m'a donné envie de faire cette chronique aujourd'hui, a voté contre le rétablissement de l'ISF.
Cette impôt si symbolique que Macron a balayé d'un revers de main dès le début de son premier quinquena. Et au Parlement européen, le RN a voté contre la régulation de l'utilisation des Y et des jet privés et contre une proposition de taxation sur les superpit. Des votes réalisés main dans la main avec la Macronie.
On a vu une meilleure opposition au pouvoir, je pense. Donc le RN a bien choisi son camp, celui des riches. C doit être dit, ça doit être rappelé sur tous les tons.
L'extrême droite n'est pas n'a jamais été du côté du peuple qui galère. pour boucler du coup avec mon histoire de rubarbe et de salade parce qu'and quand même on partait de là, je trouve que le RN renvoie très bien l'ascenseur à la Macronie en votant main dans la main avec elle pour défendre le capital. Le parti d'extrême a même refusé de voter pour la motion de censure qui était destinée à renverser le gouvernement au début de l'été.
Ça va la lune de miel, on vous dérange pas trop. Donc voilà, une chronique pour dire que tout ceci doit être martelé, que le RN sera jamais le défenseur du peuple qui souffre, du peuple qui est en galère, que tous ces arguments doivent être répétés, répété, répété, que soit dénoncé chaque jour cette alliance capital fasciste et que soit débunké les salades. Et je boucle avec le titre de ma de ma chronique les salades que raconte le RN pour se faire élire.
Voilà et j'en arrête. Bravo Nadim pour cette chronique là-dessus. Merci beaucoup.
Avant que tu partes, je vois quelqu'un peut-être ve réagir. Bruno ou Claire, je vous vois. Non, c'est c'est Oui, tout est dit sur le truc.
Le le RN n'a jamais cherché la vérité. Il cherche à gagner quelque chose et il cherche à faire croire à des électeurs qu'ils vont les défendre. Et tout le travail qui reste à faire à la nubesse, c'est comme ça, c'est de d'essayer d'expliquer et de faire comprendre aux gens vraiment en galère que le RN peut rien pour eux.
Il ne fera rien pour eux. Il leur fera croire qu'il fait mais il ne fera rien. Ça ne ça n'est pas dans son ADN.
Alors que bah nous oui plus on le fera. Merci beaucoup Nadim pour ta chronique. Merci beaucoup.
Alors tout de suite on a Séverine Viesè en visio qui est rédactrice en chef du journal de l'insoumission. Est-ce que Séverine tu nous entends ? Oui je vous entends.
Ah bonjour Séverine. Merci d'être bah en plateau en direct. sur le plateau de l'émission populaire.
Alors toi, tu es rédact chef du journal de l'insoumission. Est-ce que tu peux nous présenter ce journal ? Bah tout à l'heure, vous parliez justement des médias et de la bataille culturelle qu'il menait.
Et effectivement quand on a 9 milliardaires qui possèdent 90 % des médias, bien on voit bien dans quel sens l'information va aller. Et donc, on a créé nous un journal en 2017 qui est devenu depuis lors un magazine trimestriel et notre objectif c'est de mener la bataille culturelle. Euh donc à travers des reportages, des interviews, des rubriques pratiques comme cuisiner ses politiques, notre objectif en fait c'est de donner à voir qu'on peut faire autrement que ce que nous donne avoir euh l'extrême marché ou euh ou l'extrême droite.
Voilà. Donc euh c'est un journal qui est essentiellement euh euh tenu par euh par des militants, hein, par une équipe de rédaction militante et notre objectif, c'est vraiment de donner à voir ce qui peut se passer dans nos villages, dans nos quartiers. chez les syndicats, dans les associations et cetera.
Voilà. Est-ce que tu peux aussi nous présenter le numéro du moment ? C'est un trimestriel et là il y a le octobre, novembre, décembre que vous pouvez vous procurer et c'est Arian Ascarid par exemple qui est qui est en couverture qui est en une.
Tout à fait, tout à fait. Donc le journal donc le numéro 24 déjà donc sort effectivement ce mois d'octobre. On a en une Arian Ascaride.
On vient de créer donc parce qu'on évolue souvent. Donc on a une nouvelle rubrique qui vient d'être crée qui est la rubrique culture qui est tenue par Christian Benedetti qui est euh acteur et metteur en scène et cette fois-ci c'est donc Arien Ascaride qui est venu nous parler de son métier. Euh et puis on a également en grande interview parce qu'on a à chaque fois une grande interview.
Donc cette fois-ci ce sera Gabriel Amar qui est député les finestes du Rône qui est un observateur averti de la vie politique italienne et des questions écologiques et qui nous parle de la lutte écoide contre le projet écoide. du tunnel lionin mais également qui revient sur sur ce qui s'est passé en Italie avec l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. Et puis on a d'autres interview avec Natacha Pomet qui est secrétaire fédéral de la CGT service.
On a Julie Trotier qui est une directrice de recherche et qui est spécialiste des politiques de l'eau. Et puis à côté de ces rubriques, on va dire on va avoir des rubriques vraiment pratiques euh qui marquent également l'insoumission avec par exemple cuisiner ses politiques et chaque trimestre, on essaie de donner une recette euh du de l'entrée jusqu'au dessert avec pour objectif d'être végétarienne, végane pour montrer qu'on peut bien manger autrement. On a jardiner jardiner avec les saisons et puis on a une autre rubrique auquelle je tiens beaucoup qui est l'école du jardin planétaire.
C'est basé sur le concept de Gill Clément qui est de dire que on connaît enfin onecte mieux ce que l'on connaît. Et donc l'idée de cette rubrique, c'est à chaque fois de faire parler une plante, un animal, enfin la faune et la flore pour apprendre à connaître et respecter. Donc voilà un petit peu ce que ce que l'on fait tout à chaque trimestre.
C'est très complet. Est-ce que tu peux aussi nous parler de des abonnements ? Comment on peut s'abonner ?
Où est-ce qu'on peut s'abonner ? Oui, parce que en fait, on est sur un journal 100 % citoyen, sans pub, indépendant et pour faire vivre une presse insoumise, c'est parfois très compliqué et notre seul soutien, ce sont les abonnements. Donc, ce sont nos abonnés, notre seul soutien et c'est important de nous aider à péréniser la survie de notre journal.
Et donc, c'est important de de de d'en parler autour de vous, de vous abonner, d'abonner vos proches et vous pouvez le faire sur le site lei.fr ou sur l'insoumission.fr.
Fr. Voilà. Ah super.
Merci beaucoup Séverine VZ d'avoir été avec nous. On te salue. Au revoir.
Alors tout de suite on attaque la deuxième partie de cette émission avec deux nouvelles personnes en plateau. Diana Badiop, porte-parole du Parti socialiste, conseillère régional Île-de-France et enseignante de lettre et histoire. Merci d'avoir accepté l'invitation Diana Badium.
Et à côté de moi, Colin Champion, président de la voie lycéenne. Merci aussi de t'être rendu disponible ce soir Colin. Alors aujourd'hui fut une journée importante de mobilisation.
Les chemineaux, les raffineurs, les routiers, les installations portuaires, l'éducation nationale, la grève s'étend et gagne les esprits. Et Beranger, alors toi tu étais sur le piquet de grève à Gard Lyon ce matin et vous avez voté pour la reconduction de la grève et tu as même tweeté toutes les âgés ont voté pour la reconduction. Ouais, en effet, ce matin donc les Cheminau étaient en grève donc dès minuit et se sont rassemblés en assemblée générale afin de voilà d'évoquer les suites de cette grève parce que une grève ça se décide pas hein en tout cas ça se décide de manière collective et donc on s'est réuni, on a décidé de reconduire le mouvement jusqu'à demain.
Après qu'est-ce qui se dira demain ? Qu'est-ce qui sera décidé, ça on verra. Mais en tout cas, il y a une vraie volonté en tout cas de lutter et de participer justement à cette émulion dans le pays.
Pardon, les les rafunaires ont ont allumé la mèche. Euh maintenant, ben faut que ce soit tous les corps de métier qui prennent la suite parce que déjà eux tout seul, ils pourront pas faire changer les choses et c'est bien le monde salarié qui qui pourra et tous réunis tous ensemble. euh une sorte de convergence des lutes, on en a parlé tout à l'heure, mais au-delà de ça, c'est vraiment que tout le monde prenne conscience qu'il faut se battre pour faire changer les choses et se battre dans l'unité la plus euh la plus large possible.
Tu as aussi dit la lutte pour les salaires et le droit de grève continue. C'est aussi pour ça que Ouais, très clairement enfin ce qui ce qui ce qui a provoqué cette colère et cette réaction et avec une une date qui arrivé un petit peu dans le paysage et qui était pas forcément prévue tout de suite, on va dire en tout cas au niveau de l'interprofessionnel, c'est cette fameuse réquisition des raffineurs he qui a été décidée par le gouvernement qui est une attaque frontale inacceptable contre le droit de grève tout simplement. La réquisition, ça faisait des années et des années que ça n'avait pas été utilisé.
Là, l'argument, c'est de dire que on empêche soit-disant les gens de pouvoir se déplacer. La le libre déplacement des personnes, on a affaire quand même juste à des gens qui font grève. C'est-à-dire que c'est pas des gens qui bloquent un dépôt, qui sont devant, qui se mettent en travers de la route ou je ne sais quoi.
Non, c'est juste des gens qui travaillaient et qui ont arrêté le travail tout simplement. Et ça, ça se respecte. C'est un droit constitutionnel, c'est le droit de grève.
Et très clairement, oui, le le monde syndical, le monde ouvrier, s'il laisse la porte ouverte à ce genre de dérive, mais aujourd'hui c'est les raffineurs, demain c'est les chemineau et après-demain c'est tout le monde, quoi. Et ça veut dire que derrière, on le sait très bien et ben ça veut dire plus de grève, plus d'impact économique parce que le but d'une grève, c'est pas de faire chier le monde mais c'est tout simplement d'avoir un impact économique aussi parce que bah les entreprises, voilà ce qu'elles font, c'est de faire rentrer de la tune dans les caisses. Bon bah nous c'est on crée de la richesse.
Ouais bah c'est comme ça. Et donc bah on bloque la production, on bloque l'entrée de richesse et ça fait réagir le patronat et le gouvernement. Donc voilà, on a besoin de de tout ça.
C'est un droit constitutionnel, on n'y touche pas quoi. Jean-Luc Mélenchon était aussi sur le pic et de grève. On l'écoute.
Il y a pas les Français qui galèrent et les grévistes de l'autre. Il y a les Français qui galèrent les grévistes d'un côté, les patrons de l'autre de des raffineries. C'est pas la première fois qu'on nous fait ce cinéma de vouloir reposer entre eux des gens qui sont dans des conditions sociales totalement identiques, quoi.
Alors, il a aussi dit l'unité populaire est une nécessité. Je me tourne vers Dina Badiop. Qu'en penses-tu ?
Oui, je pense que c'est nécessaire parce qu'on est dans un temps qui est assez euh qui est assez complexe et en même temps, c'est un temps qui est qui a un temps charnière parce que je crois que ce qui est mis euh à l'épreuve aujourd'hui, c'est effectivement le droit simple déjà de dire qu'on n'est pas d'accord et de pouvoir euh exercer ce droit de grève. Enfin, je pense qu'on est dans une démocratie et que dans une démocratie nos prédécesseurs ont obtenu de haute lutte ce droit de grève et qu'il doit être respecté. Donc ça c'est la première des choses et qu'effectivement la situation des raffineurs mais aussi euh de toutes celles et tous ceux qui à la fin du mois n'arrive pas euh à boucler leur budget, ceux qui sont à découvert euh dès le 10 du mois qui vivent à crédit parce que le travail ne pai pas.
Toutes ces personnes-là ont besoin qu'on soit mobilisé. Et moi en tant qu'enseignante en lycée professionnel aujourd'hui j'étais en grève parce que il y a une réforme qui est une réforme qui est qui touche justement à l'équité pour nos élèves, pour nos enfants, pour leur avenir et que je crois qu'on ne doit pas créer dans notre pays justement des inégalités qui vont perdurer et qui vont faire de certaines catégories des gens qui sont assignés à résidence et assignés socialement. Oui, justement, on va en parler de la mobilisation des profs et des élèves des lycées pro.
Alors que comme tu l'as dit, en fait, c'est Macron qui veut détruire cet outil en renforçant les stages, faisant ainsi reculer l'école au profit des entreprises. Alors euh tu es la signataire avec euh 17 députés euh NUPS des syndicalistes et des enseignants d'une euh tribune visant à la mobilisation pour défendre le lycée professionnel qui s'apprête à subir, comme tu l'as dit, une réforme l'une des réformes les plus importantes de ces dernières décennies. Est-ce que justement tu peux nous en dire un peu plus ?
Alors en fait ce qui se passe c'est que nous avons effectivement dans le cadre euh de la NUP éducation, nous avons un groupe de travail justement sur pour traiter les questions d'éducation. Euh à la vue du de la réforme de du lycée professionnel, on a fait cette tribune pour expliquer aux gens ce qui se passe. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'en fait le temps qui est quand vous êtes en lycée professionnel, vous êtes donc en formation continue, il y a plus de temps en lycée dans dans les enseignements généraux et même à l'atelier que de temps en stage qu'on appelle des périodes de formation en milieu professionnel.
Et c'est ce qui permet à nos élèves de d'allier effectivement du temps dans les entreprises pour perfectionner leur technique et leur savoir professionnel, mais tout en restant aussi sur des horaires d'enseignements généraux qui sont importants. Il faut savoir que déjà en 2019, il y a eu une réforme qui a divisé en fait qui a euh quasiment divisé en par deux les heures d'enseignement par exemple dans ma matière en lettre histoire. Moi, je je j'ai commencé il y a 24 ans et il y a 24 ans, j'avais 10h semaine pour mes classes de terminal.
Aujourd'hui, en fait, de manière effective, je n'en ai plus que cinq puisque sur les 7 heures qui me sont allouées, il y a une heure de co-intervention que je partage avec mon collègue du lycée professionnel et puis il y a des heures qui sont des heures quinzaines. Sur ces horaires là, quand vous êtes professeur de de lettre histoire comme moi, vous devez faire du français, l'histoire géographie et de l'IMC. C'est-à-dire que je vois mes élèves à peu près 2h 2h30 par semaine pour ces trois enseignements.
Ça veut dire que ce que vous faites, c'est que vous faites une rupture euh dans la qualité de l'enseignement général que vous donnez à des élèves du lycée professionnel. C'est aussi simple que ça. C'est-à-dire que vous établissez euh une sorte de sous-catégorie de lycéens qui n'ont pas le droit d'avoir de l'enseignement général auquel ils avaient droit il y a encore 3 ou 4 ans.
Euh je crois que c'est de la casse très simple. Moi, j'ai déjà dit que le lycée professionnel devient en fait une manne pour créer de bons petits exécutants pour les autres catégories professionnelles. C'est ce que tu a dit Colin d'ailleurs dans un tweet.
Les lycéens enfin ça a été relayé dans sur le Twitter de la voie lycéenne. Les lycéens ne sont niuvre bon marché ni naïfs sur les intentions de ce gouvernement. Il veut l'autonomie des lycées pro et l'augmentation de l'alternance.
Nous serons dans la rue. Ouais, tout à fait. Je pense que c'est ce qui est nécessaire de rappeler aujourd'hui, c'est que cette réforme, elle est claire.
Elle veut, comme tu l'as dit, augmenter le temps dans les entreprises, le réduire en cours. En fait, c'est clairement la volonté de soumettre les élèves euh aux entreprises et d'en faire la main d'œuvre au bon marché. Et nous euh étant donné que ça s'oppose concrètement à l'émancipation des jeunes, que l'émancipation des lycéens, des étudiants, elles passent par l'école, elles passent par le lycée, par l'université et qu'en fait plus on éloigne les élèves de de leur lieu d'étude où ils ont des enseignements communs qui sont diversifiés, où il y a de la philo, il y en a actuellement pas au lycée professionnel et en scandale, c'est un vrai problème.
Et et donc voilà, c'est pour ça qu'aujourd'hui c'est une attaque de plus sur l'éducation nationale mais attaque sur attaque, réforme sur réforme et à un moment donné nous on est dans la rue aujourd'hui aussi pour pour montrer notre résistance à ce projet. Ouais, clair. Euh je pense qu'en fait à la fois bah ce mouvement que autour des lycées pro qui étaient prévu même avant la la grève générale et puis cette grève générale, elle vient un un moment euh particulier de crise de l'histoire politico-économique du pays, mais plus globalement de tout le néolibéralisme à l'échelle globale.
C'est-à-dire que normalement l'État, la puissance publique politique, elle a un rôle de régulation de l'économique pour faire en sorte qu'on reste une société humaine vivable où il y a des valeurs, où il y a de la solidarité, où en fait les gens ne travaillent pas jusque jusqu'à leur dernier jours où on il y a de la culture, où en fait on vit ensemble. Euh et en fait le tout le projet néolibéral et et notamment la la Macronie qui est même en train de s'engouffrer dans un espèce d'ultralibéralisme de plus en plus violent, c'est une espèce de réduction de l'humain du citoyen sur le pur travailleur dont la seule et unique vocation c'est de nourrir les intérêts du capital et de dégager du fric pour les plus riches et la réforme à la fois toutes les réformes tout le cortège de réforme qu'on on a vu les réformes fiscales, enfin tout peut se lire à travers ce prisme là et la réforme du lycée pro dont dont tu as parlé est exactement dans cette ligne là. Donc de plus en plus tôt, les gamins vont être priés de devenir des bons petits travailleurs qui vont s'adapter aux besoins du marché.
Voilà. Et nous le sens de notre mouvement c'est de dire en fait on est une société humaine, on n'est pas un marché et en tant qu'individu en fait on est des humains, on est des citoyens, on est beaucoup plus que des travailleurs. On est des travailleurs et on est simultanément beaucoup plus que ça.
Et tous ensemble, on est une société où on a envie de se battre pour certaines valeur. Et c'est ça, ça reboucle avec des choses qu'on se disait tout à l'heure. En fait, ce qui joue dans un mouvement de grève, ce qui joue dans un mouvement social, c'est à la fois la le salaire de la fin du mois parce que parfois bah on est les gens là sont de plus en plus dans des situations de précarité, mais je veux dire c'est des valeurs, c'est des rêves, c'est des imaginaires qu'on qu'on oppose, qu'on met en résistance par rapport justement à cette espèce de désertification que nous impose la la Macronie.
Donc euh enfin je enfin je trouve que c'est un moment vraiment très intéressant de de ce point de vue-là, du point de vue de la résistance qu'on a à opposé à tous les volets euh de du du projet destructeur euh néolibéral et euh macroniste en particulier. Alors aujourd'hui, il y a euh à midi plusieurs centaines de ce de lycées étaient bloqués et plus de 30000 lycéennes et lycéens mobilisés partout en France. Qu'est-ce que vous attendez de cette journée de de mobilisation ?
Parce que il y a plusieurs mots d'ordre, c'est contre cette réforme des lycées pro pour dire non à la sélection et pour des moyens dans l'éducation et en soutien au mouvement de grève. Tout à fait. Nous, ça nous sembl important de mettre sur le devant de la scène ces quatre vindications principales qui résument un petit peu à la fois les attaques qui ont été perpétrées sur l'éducation nationale et l'enseignement supérieur ces dernières années avec parcours sup la la l'instauration définitive de la sélection à l'entrée de l'université avec des moyens qui sont sans cesse diminuer.
C'est plus de 7500 postes de professeurs qui sont supprimés dans le dans le second degré et en fait les conditions d'étude d'un côté qui se dégradent de plus en plus. On a on est parfois plus de 35 par classe de plus en plus. On nous met une pression toute l'année avec ce contrôle continu qui est purement inégalitaire parce que d'un lycé à l'autre on n pas le même accès aux spécialités, pas le même accès aux options et on crée un bac local.
Et donc c'est à la fois l'alliance, j'ai envie de dire, entre ces deux difficultés, les conditions d'étude qui sont dégradées et les conditions de vie. Parce qu'en tant que lycéen, dans les familles, c'est de plus en plus dur. On narrive pas à se chauffer, on peut pas payer la cantine parfois on n pas assez d'argent pour manger.
Et du coup, il y a une une indignation et nous notre objectif, c'est d'arriver à la mettre en mouvement. Alors là, on a les vacances qui vont arriver, donc on sait qu'il va falloir continuer. On va essayer de faire des formations pendant ces vacances là et de de d'être prêt à la rentrée à à continuer cette résistance au projet du gouvernement. et la voie lycéenne, son objectif c'est aussi de de montrer aux lycéens et au lycéens que quand on s'organise, quand on se fédère dans un syndicat, c'est un outil réel pour pour résister face au gouvernement qui est déterminé à casser les services publics.
Alors, je voulais aussi vous revenir rapidement sur ce qui se passe au lycée Jolio Curry. Euh, il y a Laurence de Coque qui a écrit un très bon set d'ailleurs sur Twitter pour rétablir quelques vérités sur les revendications des élèves du lycée Jolio Curry jeté en pâure par l'extrême droite. Voilà, tronqué et instrumentalisé.
Alors, quelles sont les revendications des élèves ? En fait, il faut savoir que euh ce qui se passe ce qui s'est passé au lycée Julie Curé est quand même une atteinte grave au droits euh des enseignant. On a euh notre collègue qui est un syndicaliste, voilà, et qui euh du coup s'est vu suspendre dans un premier temps de ses fonctions.
Euh on lui a pas donné euh la raison disciplinaire pour laquelle il y avait rien dans enfin il a demandé la raison pour laquelle il était suspendu. Lui a dit je vous ai juste suspendu. Et ensuite il a appris qu'il était muté de son de son lycée comme ça du jour au lendemain. il n'a pas eu de de d'opportunité du coup de se défendre ni de revenir sur cette décision parce que comme en fait ce n'est pas une sanction disciplinaire h et queil continuait de toucher son salaire en fait il avait pas voix au chapitre sur le fait qu'il était muté et donc ses élèves oui ses collègues se sont mobilisés pour dire leur incompréhension et leur refus que et le collègue et le professeur soit muté sans que soit donné d'explication pour la simple et bonne raison qui n'est pas en accord avec la politique qui est menée par par le gouvernement.
Et je crois que c'est une atteinte sans précédent des droits que nous pouvons avoir en tant qu'individu, en tant que syndicaliste. Ça veut dire quoi ? Dire que maintenant en fait quand vous ne rentrez pas dans le rang, on va vous muter, on va vous sanctionner et en fait on a utilisé des voies et moyens qui font que aujourd'hui il ne peut pas contester ce qui lui arrive.
Donc moi, je suis euh profondément choquée par la récupération qui effectivement a été faite par l'extrême droite et par la droite. Je remercie Laurence d'avoir rétabli la vérité sur ce qui s'est passé pour notre collègue et je crois aussi qu'il faut qu'on a nous ayons collectivement une certaine vigilance sur euh la déformation de de nos actions, sur ce qui peut être déformé dans ce que nous défendons et dans ce que nous revendiquons. Il l'a très bien dit.
Les conditions d'enseignement en lycée professionnel, elles se sont dégradées. Moi, je suis à Mantel la jolie donc je suis dans les ce qu'on appelle les ancienne ZP. Il faut savoir que euh l'appellation zone d'éducation prioritaire a été euh refusée euh ôté par pour les lycées parce que on estime apparemment dans ce gouvernement que une fois que vous arrivez au lycée, il y a plus de problème euh justement pour les enfants qui arrivent des zones d'éducation prioritaires.
Ça a disparu comme ça du jour au lendemain. Donc ça veut dire que en lycée professionnel, on arrive à peu près à garder sur les industriels des effectifs à 24 ou 25, mais on monte à 30 35 sur les disciplines tercières. Il faut savoir aussi que c'est autant de postes qui ont été mis en place par exemple pour le premier degré les dédoublements des CP et des CE, c'est très bien.
Sauf que comme ça moyen constant, il fallait bien aller chercher les postes quelque part. Mais les postes, ils ont été pris où ? dans le second degré quand on a baissé par exemple les dotations offertes dans les l'enseignement général.
C'est aussi simple que ça. Il y a des vastes communiquants. Les gens ne comprennent pas toujours comment se passe justement cette casse du service public.
Et bien c'est comme ça qu'on fait. Ce qu'on fait c'est très simple. On déshabille les uns pour habiller les autres et après on dit vous voyez on fait des trucs super les CP les C sont dédoublés mais au détru Voilà on est mais ça se fait au détriment du second degré et notamment du lycée professionnel.
Alors, on va se diriger vers la dernière partie de de l'émission sur l'inaction climatique du gouvernement. Rien ne va. Inaction climatique, belotte et rebelotte.
Et on écoute Macron d'ailleurs, on a fait un petit un petit mag un petit mag. Ah bah tiens, ça va finir ça. Bonjour pour le climat.
Ah c'est gentil. Je vais saluer. Je suis activiste aussi pour le climat.
On attend beaucoup au niveau de l'Union européenne maintenant qu' faut pas lâcher de la jeunesse conscient. Prenez soin de vous. Merci.
Bonne soirée. Merci de m'avoir écouté. Merci beaucoup.
Bonsoir. Ah merci. Bon ça résume à peu près bien la politique climatique menée par Emmanuel Macron.
Merde on a élu un somn nonvule. Alors une information qui vous a peut-être échappé avec tout ce qui tout ce qui s'est passé mais l'État est condamné à payer deux nouvelles astreintes de 10 millions d'euros. En effet, le Conseil d'État a indiqué dans un communiqué que l'objectif de respect des seuils limites de pollution de l'air demeure très éloigné et n'est accompagné d'aucun élément permettant de considérer ces délais comme étant les plus courts possibles.
En effet, les seuils limite de pollution de l'air au dioxyd d'azote sont toujours dépassés dans plusieurs villes comme Lyon, Paris, Marseille. Clair. Est-ce qu'on peut dire que l'État est à nouveau condamné du coup pour inaction climatique ?
Euh bah tout à fait. Euh alors là, ça concerne plus spécifiquement la pollution atmosphérique. C'est la 4e condamnation euh de l'État par le par le Conseil d'État.
Euh donc on a à faire un multirécidiviste euh d'autant plus queen fait au-delà de la question spécifique de la pollution atmosphérique, l'État est déjà condamné pour climatique dans le cadre de l'affaire du siècle. Donc c'est assez drôle de voir une accélération de la criminalisation et de la répression. Voilà sur bah sur les activistes, sur les personnes qui ont décroché des portraits de Macron pour justement dénoncer quelque chose qui a été validé par les tribunaux.
Après là, on a vu à une nouvelle salve de répression sur tous les collectifs militants qui justement utilisent de la désobéissance civile pour alerter alors que l'État lui-même, ce gouvernement est lui-même condamné pour son inaction. Donc et quelques éléments qu'on peut amener spécifiquement sur ces questions de la de la pollution de l'air, c'est que enfin on estime qu'elle qu'elle qu'elle crée environ 40000 décès prématurés par an. H donc on parle de personnes qui meurent.
Hm hm. Donc c'est c'est énorme. C'est plus que les morts d à l'alcool.
C'est plus que les morts du au à la aux accidents de de la route. La route. Ouais.
Donc c'est absolument gigantesque. Et derrière ces 40000 en fait c'est des des encore des milliers de personnes peut-être non comptabilisées qui vivent avec des maladies. C'est des maladies cardio-vasculaires et cetera.
Donc on est littéralement en train d'être rendu malade euh et et tué par l'inaction euh du gouvernement. Donc euh et ce qui ce qu'il faut noter aussi, c'est que c'est pas neutre sociologiquement parlant. Oui.
C'està-dire que si on regarde la composition sociologique des personnes qui sont touchées par ces pollutions là, il y a des inégalités environnementales qui recoupent des inégalités sociales. C'est-à-dire que c'est quel quartier qui vont être le plus touchés par les pollutions liées à la proximité d'une autoroute ? Bah, ça va être les quartiers populaires parce que où est-ce qu'on va faire passer tous les grands projets, tout enfin toutes les autoroutes, les projets polluants, enfin ça va être dans les quartiers qu'on estime qu'on bah qu'on estime pas d'ailleurs.
Voilà, on se dit bon ben on va mettre ça là de toute façon il y a personne là. Voilà. Donc euh il y a il y a comme sur tous les sujets liés à l'écologie et climat cette imbrication avec la question des inégalité sociale qu'on retrouve ici.
Alors que en fait les leviers ils existent clairement c'était investir dans les transports en commun, c'est faire correctement les travaux de rénovation thermique. Et donc ça demande bah ce que nous on demande, c'est-à-dire un réinvestissement massif de l'action publique sur ces questions là pour faire pour reconstruire notre modèle économique et aller vers ce modèle social économique qui nous permette à toutes et tous de vivre, de bien vivre et là simplement de de respirer, d'être en bonne santé. Euh des choses extrêmement basiques qui correspondent à des droits fondamentaux euh et qui là ne sont pas respectés du fait de l'inaction euh de l'État.
Voilà Colin, tu voulais Bah peut-être pour dire que l'inaction de l'État sur le climat, elle existe aussi dans l'éducation sur le fait que déjà aujourd'hui quand on parle d'écologie, c'est considérer qu' il y a des écodélégués que leur rôle c'est de rappeler que il faut pas acheter ses déchets au lycée. C'est on en est à ce niveau-là. Donc ce qu'il faut c'est à la fois pipi sous la douche, c'est très et mettre à 19°gr, c'est à la fois vraiment avoir une une vraie éducation là-dessus que les programmes il parlent du fait que l'écologie c'est pas ces petits gestes là, c'est réellement repenser la place du le rapport entre le vivant et l'humain et c'est aussi de voir que bah ça rejoint la question de la réforme du lycée professionnel. on va avoir à changer et ça concerne vraiment les jeunes de modèle agricole de production alimentaire et pour ça il va falloir être capable de nous former et qu'on soit qu'on soit compétent.
C'est une des revendications effectivement, c'est de dire que il ne suffit pas d'avoir des pensées incantatoires pour pouvoir changer les choses. Il faut aussi inscrire nos jeunes dans des nouveaux métiers qui participent à la bifurcation et qui permettrai justement d'avoir des métiers qui soient plus en adéquation avec justement la préservation du climat. Euh nos jeunes, ils sont prêts justement à à parce qu'ils sont du coup beaucoup plus conscients que nous et beaucoup plus volontaires pour changer les choses.
Sauf que par exemple sur le lycée professionnel ou au lieu de former sur des métiers d'avenir et des métiers écesoresponsables, je dirais, et ben non, on essaie plutôt d'être dans des choses qui soient basiquement justement comme tu l'as dit au service des grands des grands groupes parce que on veut encore faire plus de profit, ils seront mal payés, ils ne seront pas formés correctement et bien sûr ils ne pourront pas s'émanciper parce qu'ils ne pourront pas choisir leur voix et ni leur métier en fonction justement de ce qu'ils ont envie de faire parce qu'ils n'uront pas les moyens. Beranger Cerne. Ouais.
On voit très clairement qu'on est euh là aussi hein dans une lutte des classes avec euh bah très clairement des puissants qui aujourd'hui euh ont les moyens de changer les choses, ont les moyens d'investir pour que les choses changent et ne veulent pas le faire parce que ça ne leur apporte rien. Voilà, c'est un coup. Et puis de l'autre, bah les classes les plus pauvres qui subissent de plein fouet en fait ce ce changement climatique.
Mais par contre, il y a un vrai espoir de changement, c'est toute cette jeunesse qui a cette sensibilité écologique. Honnêtement, j'ai 35 ans. Euh je parlais pas de l'écologie, j'en parlais même quasiment pas. euh comme les jeunes aujourd'hui de de 15 ans 20 ans en parlent aujourd'hui, on voit que c'est un sujet central et que il y a besoin de changer les choses mais surtout ces jeunes, ils veulent faire changer les choses et ça c'est vraiment positif et j'espère vraiment que ça va qu'on va y arriver avant qu'il soit trop tard parce que on est quand même censé être l'espèce la plus hum la plus intelligente, on va dire, de cette planète.
Et ben on est les seuls qui qui qui arrivent à la dzinguer quoi. C'est on arrive à dinguer quand même celle qui qui nous nourrit et sur laquelle on habite. C'est quand même extraordinaire.
Hm hm. Alors euh on va aller sur un sujet. Alors je sais en plus que Bruno là tu es très intéressé sur ce sujet.
Alors sur là j'ai déjà le moral on va sur quoi ? Surénie des s le président de la République s'est rendu hier lundi au mondial de l'automobile à Paris pour assumer le virage européen vers le tout électrique acté sous la présidence française de l'Union européenne au premier semestre. Hier Manuel Macron Emmanuel Macron Emmanuel Macron a promis le leasing de voitures électriques à 100 € par mois.
Est-ce que alors déjà Claire, est-ce que tu peux nous expliquer en quoi ça consiste ? Euh alors du coup euh cette proposition euh correspond à une hausse de l'aide euh qui serait apportée au ménage qui voudrait aller vers un achat de véhicule électrique. Euh et donc euh en fait euh ça va concerner que euh des ménages qui sont déjà dans le haut du panier du point de vue des revenus parce que en fait la enfin les personnes qui sont dans des revenus plus moyens en fait ils envisagent même pas l'achat d'un véhicule. qui vaut 30000.
Donc on peut lui leur donner 11000, on peut leur donner 15000, ce sera toujours pas bon. Eux, ils achètent les voitures de case à 4000 en fait parce que euh et de plus en plus euh ils sont euh limités d'un point de vue capacité d'investissement qu'on peut même pas remplir le frigo pour nourrir les gamins, acheter la voiture électrique, c'est donc le le risque là je sors un peu de ta question mais le risque avec le fait de s'engouffrer comme ça dans la voiture électrique parce que c'est un marché hein. Donc ça profite là ça ça rentre bien dans le prisme de pensée de Macron puisque c'est un marché on peut innover, on peut vendre et cetera.
Donc là l'État, ce gouvernement est au rendez-vous, c'est d'avoir un décrochage entre finalement une structure qui va peut-être s'adapter de plus en plus à la voiture électrique euh avec aussi une exclusion de plus en plus rapide des voitures thermiques avec par exemple les zones à faible émission tout ça. Alors qu'on aura pas permis du tout aux classes populaires, aux classes plus modestes de s'adapter et d'aller vers un autre moyen de de mobilité parce que on est en train de sabrer des transports en commun. Je suis une usagère quotidienne du RERC.
C'est enfin ils ont supprimé 11 trains par jour. C'est une catastrophe. Ouais et euh et c'est c'est réplicable sur tous les R et on supprime les lignes.
Enfin, ce truclà continue. Donc bien sûr qu'on va pas aller vers d'autres modes de mobilité et bien sûr que la plupart des gens, ils vont même avec l'aide augmentée que qu'Emmanuel Macron a bien voulu nous accorder, ça va rien changer. Voilà.
Et puis il faut regarder aussi les modèles qui sont en train d'être mis en vente de voiture électrique. En fait, faut repenser toute la voiture. En fait, sortir d'une société de la voiture que été qui a été construite pendant les tres glorieuses.
Donc en fait, ça va être des voitures beaucoup plus légères qu'on va peut-être partager et ça en combinaison avec un réseau de transport en commun complètement qui change d'échelle et puis peut-être aussi une réorganisation de la vie de la l'articulation entre le foyer et puis la vie professionnelle. Pour moi, ça va complètement avec aussi notre revendication de en fait réduction du temps de travail. Enfin, il y a toutes ces à partir de la question des mobilités et en partant de la voiture électrique euh en fait c'est tout aussi c'est tout que c'est un projet de société donc si on prend juste l'angle voiture électrique et que on investit là-dedans en fait on va on va recréer des inégalités en plus.
Voilà. Ouais. Sur sur la question des transports en commun clairement on est voilà on nous dit prenez les transports en commun, allez-y, c'est écologique, c'est et cetera et cetera.
La réalité, c'est que les transports en commun aujourd'hui, alors notamment en région parisienne, c'est une galère sans nom. C'est une galère sans nom. Les gens s'entassent là-dedans.
Euh c'est des trains qui date des années 80. Euh c'est c'est rarement à l'heure. Alors c'est pas que que enf moi je suis conducteur de train, c'est pas parce qu'on est des glands et que voilà, on se tourne les pouss hein, mais c'est parce qu'aujourd'hui on a un réseau qui est qui est complètement délabré et cetera et cetera.
Et puis la réalité aussi c'est que le réseau transilien c'est bien si vous allez à Paris hein. Mais alors si vous faites des transversales, moi je prends un exemple tout bête. Des fois je vais à GIF sur Ivette, j'habite à hier donc je fais hier Châtel Léal, Châtelet Léal, giv sur Ivette.
Donc en gros, je monte sur Paris, je passe Paris et je retourne derrière. J'en ai pour 1h20 alors que en voiture je mettrai 30 minutes. Bon après il y a des bouchons mais voilà la réalité c'est qu'aujourd'hui les transports communs en tout cas ne sont clairement mais clairement pas adaptés à à voilà à ce qu'il est massivement des des personnes qui prend ma casquette de conseil régional mais on n pas on n'est pas à la hauteur parce que Valérie PCR nous avait enfin nous avez vendu la révolution des transports.
C'est la punition, enfin c'est l'enfer. Et aujourd'hui ce qui se passe c'est que sur tous les RER, il faut savoir que depuis le Covid on n pas rétabli en fait le service comme il était avant le Covid. Ça veut dire queon a des trains supprimés sur quasiment toutes les lignes.
Je vous invite à aller regarder justement l'article qui a été fait par Libération où il demande où sont les rames parce qu'en fait il nous manque des trains tous les jours sur toutes les lignes de de nos transports. Ah bah parce que comme les gens on part du principe que les gens font du télétravail et cetera et cetera que c'est moins cher, bah du coup bah on se retrouve avec des rames qui sont bandées que ce soit dans le RER, que ce soit dans le métro. Et donc du coup, on on on décourage même celles et ceux qui se disaient "Bon, je vais quand même aller prendre les transports." Mais quand on voit la galère que c'est 1h et dem point A à un point B alors qu'en voiture c'est 30 minutes, bah il y a des fois les gens se disent "Bah c'est pas grave, je vais prendre ma voiture, je vais peut-être passer 1 heure mais au moins je suis pas dépendant des transports parce que je ne suis pas sûre d'avoir mon RER, mon métro, mon train." Donc je crois qu'il faut effectivement un détricotage complet, qu'on mette les choses à plat pour se dire comment on fait finalement pour changer notre société du début jusqu'à la fin.
Ça passe par l'école, ça passe par les transports, ça passe par la santé et je pense qu'on n'est pas prêt d'y arriver avec le gouvernement actuel. Et pour finir juste sur la question de la voiture électrique, il y en a beaucoup qui se demandent justement par rapport aux métaux rares qui sont qui sont on a perdu Bruno. Non non avec nous m'avez paumé.
Non mais non mais en fait vous avez raison surtout je juste si je refais je reviens un quart d'heure en arrière j'ai je viens de l'apprentissage. Ouais j'ai arrêté l'école à 15 ans et quelques mois parce que je suis du mois de décembre donc j'ai pas repris en septembre. Je suis allé apprenti faire apprenti typographe dans une imprimerie.
On m'obligeait, les syndicats m'obligeaient à aller apprendre en me disant apprends ce que tu as pas appris à l'école, apprends. Apprends la littérature, apprends des langues, apprends des choses parce que te rendra toujours plus libre qu'être ignorant. Donc essaie d'apprendre tout.
Et nous franchement, tu es apprenti, tu te bars au courant à l'école, tu te dis non, j'y vais pas. te dis si vas-y et tous les adultes nous disaient allez-y le patron vas-y exement bien sûr là on est en train de dire au gars e laissez tomber juste tu fais ta machine voilà et puis débrouille-toi donc déjà là moi je suis à deux doigts de de j'ai commencé à avoir une douleur dans le bras gauche et un petit AVC qui me vient après on parle de l'écologie et l'écologie les jeunes en parlent euh différemment et tu n'as que 35 ans. J'en ai 63.
Je peux te dire que moi les à l'époque la bagnole, pas de limitation de vitesse, pas de ceinture de sécurité. Youuh ! C'était vraiment la vrai la clope et tout la clope dans la bagnole avec les gosses derrière.
Tu m'allumes une boyarde. Avec plaisir les enfants, on a envie de vomir. Oui.
Bah, vous attendrez qu'on soit arrivé. Tu vois, c'était on faisait gaffe à rien. Les prises de conscience successives, on arrive aujourd'hui, on me dit à Paris, principalement à Paris, hein, parce que si tu vas à Saint Chli d'Abcher, euh quand on va te dire tu vas prendre ta bagnole électrique, qui dit je vais la métro, c'est ça.
Non, mais moi je veux pas vendre ma vieille ma vieille Xantia pour je vais la garder. Tu te branches branch, on va s'équiper. Mais je m'en fous, on est trois habitants pour 300000 m caris tomber.
Je m'en fous. Ils y pensent pas comme ça. Mais à Paris, on me dit moi tu vas acheter des bagnoles électriques.
OK, donc déjà le demi AVC et là quand on me dit tout électrique, je pense à ce que j'ai appris notamment d'Aurore Stéphan qui est une femme formidable que je vous encourage tous à aller écouter. Très bon SV, un SVW extraordinaire. Hurore Stéphan et lire Guillaume Pitron, c'est ça il s'appelle Guillaume Pitron.
Il a écrit un bouquin, c'est un journaliste qui J'ai "J'ai pas le temps de raconter l'anecdote de du du truc au Pérou, mais c'est extraordinaire." Et ces gens te disent juste entre le moment où on va arrêter les voitures thermiques et arrêter les énergies carbonées, pétrole, gaz, charbon qui revient gaz de chiste, on peut considérer que c'est au-delà de tout mais c'est ce qu'on va nous vendre à nous puisqu'on arrête le gaz russe, on va bien falloir qu'on le trouve ailleurs. Ah tiens, il arrive les Américains en non mais c'est du truc de chiste, on voulait pas.
Ouais mais là c'est mort. OK, on va faire ça entre ce moment où on va sortir de ce moment-là et le moment où on va aller vers le l'énergie numérique, vers l'économie numérique qui nécessite une énergie monumentale bien plus forte. Oui.
Bien plus forte que celle et donc qui n'est pas encore renouvelable. Entre les deux, on ne change pas, on cumule. C'est ça.
Et Aurore Stéphan quand elle explique ça et qu'elle te dit qu'il faut 9 kg de lithium dans une batterie pour une voiture et que le lithium c'est 0 g à la tonne, h, tu vois ce qu'il faut sortir comme grava, comment il faut les stocker, comment il faut les démolir, la flotte qui vaut pour fracturer tout ça. Et moi mon AVC là, j'en fais un de l'autre côté quoi. Je e les gars.
Et puis là, je me souviens que j'ai 63 piges et je me dis "Ah ouais, mais c'est pas pour moi. Moi, je vais passer à la trappe juste au dernier moment, tu vois. Au 3ème AVC.
Ah ouais, le 3ème AVC. Mais les gamins, gosse, mes petits enfants. Ouais.
Comment je les élève ? Comment je leur explique ça ? Je leur dis ou je leur dis pas ?
C'est ça. Je leur dis "Les gars, on est 8 milliards sur la planète, ça marche pas. Ça peut pas marcher une bagnole électrique pour tout le monde.
Tu te souviens ? Il y a Non, tu te souviens pas parce que je te l'ai pas dit. Il y a une quinzaine d'années, j'ai écrit un un bouquin dans lequel je montrais un graphique sur le nombre de voiture par habitant.
Ah aux États-Unis, par habitant, enfant compris, on est à 850 bagnoles. Bah oui, enfant compris, je te parle de ça, c'est 2010-212, donc ça a dû augmenter, je vois. Oui, ça augmenté.
Euh Union européenne, on est toujours aux alentours de 600 bagnoles. Chine, on était à 30 bagnoles pour 1000 habitants. Inde, 12.
Donc à un moment, tu te dis "Attends, mais eux là, ils sont super nombreux et ils veulent les voitures et ils les veulent électriques." OK. Bah sortez-moi un milliard de bagnoles en plus, tu vois.
Et le marché, on ferme des usines de de voiture maintenant un peu partout. On ferme partout. Ouais.
On a des exemples par exemple à Renault Flin ou où c'est en train enfin voilà, on va rajouter de la bagnole électrique làdessus à la place. Ouais, c'est un nouveau marché. C'est c'est destructeur à mort.
Ouais. Et les matières premières rares et chères, la Chine a verrouillé l'approvisionnement et le traitement. Du coup, ça remet en cause toute la filière.
Les Chinois, ils disent quand vous quand vous nous vendez du vin, vous nous vendez pas le raisin. Non. Et ben nous, on vous vend pas les matières premières, on vous vend le produit fini.
Achetez nos batteries. Exactement. Comme ça, ça leur permet de garder la main sur le marché.
Et voilà. Est-ce qu'on peut là c'est la fin du truc quelque chose ? Exactement.
J'allais rebondir là pour les lycéens des étudiants qui les utilisent tous les jours. Exactement. Et je pense que ça c'est vraiment quelque chose qui serait de de de de bonne acabi parce que ça fait partie des choses qu'on a défendu au sein de la NUPES et notamment pour la région Île-de-Fance, c'est la gratuité pour de transports pour nos lycéens, pour nos étudiants pour pour qu'il ne soient pas assignés à résidence pour qu'il puisse justement aller et venir et pouvoir profiter du patrimoine, profiter de tout ce que justement on peut partager parce que moi j'en ai plus qu'assé que on est des gamins dans dans les villages, dans les banlieux qui se disent que finalement ils peuvent pas y aller parce que ils ont pas les moyens de bouger parce que ça coûte trop cher le passe navigo.
Même à 70 € par mois, il y a des familles qui ne peuvent pas se le payer et comme il disait, il y a même la cantine où il y a des gens qui bah du coup ne peuvent ne payent plus la cantine et souvent on fait le choix dans des municipalités de bah de de passer outre les impayés parce que on ne veut pas sortir ses gamins de la cantine parce que c'est souvent le seul repas chaud de la journée. Donc moi je crois qu'il faut la gratuité des transports pour tous nos jeunes, pour tous nos étudiants. Déjà si on commence par ça, ben on aura gagné pas mal de choses.
Je crois qu'il sont déjà gratuits et c'est pas le mon à Montpelier aussi ils sont aussi. Non mais c'est et les journées d'action comme aujourd'hui comme ce qui s'est passé le 16 c'est aussi pour lutter contre une chose qui est destructrice plus que tout c'est la résignation. Exactement.
Ne nous résignons pas. On est on était nombreux. On était un poil plus que 2900 en même si on était que 30000 l'antirésignation voilà c'est la pire chose qui puisse arriver c'est se résigner ne vous résignez pas jamais ouais en tr en résistance on peut le faire parfait merci beaucoup à tous les 5 1 2 3 4 5 d'être venu sur le plateau de l'émission populaire on rappelle la caisse de grève caissegrèveinsoumisfr pour soutenir les grévistes merci à Romain Spécial à notre directeur artistique à Jérémie, à Robin, à Alexandra, à MarieClaire et merci à tout le monde.
À la semaine prochaine. Au revoir. Merci Julie. [Musique] M.
M.
Bérenger Cernon