Sortie du Conseil européen | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
L'Union européenne ne voulait pas endosser la responsabilité d'un hard-Brexit, c'est pour ça que vous vous donnez un peu plus de temps ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France a été contrainte d'assouplir sa position ce soir ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Theresa May a donné des arguments qui peuvent laisser penser qu'elle peut gagner ce vote. Est-ce que vous avez l'impression qu'elle croit encore vraiment...
- 9:00OuverteRéponse directe
Demain matin, vous allez aller rencontrer Conte. Les dossiers de la Turin-Lyon, c'est sur la table. Quels sont les scénarios ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10E. MacronFait
« nous sommes restés à 27, unis, ce qui est le 1er objectif à mes yeux et ce que nous avons réussi depuis le début de cette discussion, plus de 2 ans »
- 0:50E. MacronFait
« nous avons confirmé qu'il n'y aurait en aucun cas et dans aucun condition une renégociation de l'accord de retrait »
- 1:10E. MacronChiffre
« nous avons donné 2 dates : le 12 avril et le 22 mai »
- 1:50E. MacronFait
« si dans les prochains jours ou prochaines semaines, le Parlement britannique ne parvient pas à un accord, il appartiendra alors aux responsables de revenir vers les 27 Etats membres pour faire des propositions complémentaires »
- 3:10E. MacronFait
« L'Union européenne, aujourd'hui, n'a pas toutes les cartes en main, puisque tout dépend du vote britannique »
- 3:30E. MacronFait
« Le peuple a voté un Brexit. Or aujourd'hui, nous avons une situation où le Parlement britannique nous dit : "Nous ne votons pas l'accord qui a été négocié pendant 2 ans, et nous votons contre tout no-deal." »
- 6:30E. MacronFait
« nous avons des dates qui sont compatibles avec nos échéances électorales »
- 7:30E. MacronFait
« La France a toujours eu la même position. C'est maintenant un problème italo-italien »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... -E.
Macron : Oui, nous venons donc d'achever cette 1re journée qui a été, au fond, intégralement consacré à une discussion sur le Brexit que je considère comme positif, puisque d'abord, nous sommes restés à 27, unis, ce qui est le 1er objectif à mes yeux et ce que nous avons réussi depuis le début de cette discussion, plus de 2 ans. Et donc, une position commune a été dégagée. La 2e chose, c'est que de manière très claire, nous avons donné des options et apporté une réponse à la Première ministre, Theresa May, mais avec des limites, nos limites et nos conditions.
Nous devons nous mettre en situation d'apporter une réponse au vote du peuple britannique, allant vers un Brexit et respecter celui-ci. La 2e chose, nous devons le faire de manière ordonnée. Et le 3e point, nous devons lever l'incertitude avec des règles claires.
Nous avons ainsi confirmé notre volonté de valider l'accord dit de Strasbourg entre la Première ministre May et le président Juncker. Et nous avons confirmé qu'il n'y aurait en aucun cas et dans aucun condition une renégociation de l'accord de retrait, ce qui est à mes yeux un élément extrêmement important. Ensuite, sur les délais, nous avons donné 2 dates : le 12 avril et le 22 mai.
Si dans les prochains jours ou prochaines semaines, le Parlement britannique ne parvient pas à un accord, il appartiendra alors aux responsables de revenir vers les 27 Etats membres pour faire des propositions complémentaires et nous avons repoussé la date du 29 mars au 12 avril. Pourquoi ? Parce que c'est la date limite au-delà de laquelle, de toute façon, les Britanniques ne pourront plus organiser des élections européennes.
Et donc, date à laquelle ils devront avoir levé toutes les ambiguïtés, y compris celles sur leur propre participation à ces élections. Et ensuite, si un vote positif était donné, nous avons décidé la date limite du 22 mai. Pourquoi ?
Pour qu'en aucun cas, il ne puisse y avoir aucune ambiguïté ou aucun risque sur les élections européennes qui seront organisées entre le 23 et 26 mai. Et donc nous avons apporté une réponse à la demande britannique, mais une réponse qui est protectrice de nos intérêts et qui permet à l'Union européenne de continuer à fonctionner. 12 avril-22 mai. -L'Union européenne ne voulait pas endosser la responsabilité d'un hard-Brexit, c'est pour ça que vous vous donnez un peu plus de temps ? -E.
Macron : L'Union européenne, aujourd'hui, n'a pas toutes les cartes en main, puisque tout dépend du vote britannique. L'Union européenne, de manière très claire, aujourd'hui, à faire face à une crise politique britannique. Les politiques britanniques sont dans l'incapacité de mettre en oeuvre ce que le peuple leur a demandé.
Le peuple a voté un Brexit. Or aujourd'hui, nous avons une situation où le Parlement britannique nous dit : "Nous ne votons pas l'accord qui a été négocié pendant 2 ans, et nous votons contre tout no-deal." En somme, c'est un ensemble vide.
C'est une véritable crise politique et démocratique. Mais cette crise, elle est britannique. En aucun cas, nous, nous ne devons restés bloqués dans cette situation, c'est pourquoi nous avons donné 2 échéances.
Nous sommes organisés. S'il n'y avait pas d'accord, la France comme les autres pays, et Michel Barnier l'a rappelé, s'est organisée pour faire face à une absence d'accord pour restaurer des contrôles, faire face justement à tout cela et donc, il n'y a pas d'incertitude et nous protégerons, chacune et chacun, y compris des secteurs comme la pêche, qui seront impactés, mais nous avons des réponses à cela. Et donc, nous ne subirons pas.
Mais nous avons voulu apporter des réponses claires qui soient compatibles avec notre propre agenda. Mais maintenant, il appartient aux Britanniques de lever les ambiguïtés qui sont les leurs. Nous, nous n'en avons pas.
Nous avons donné 2 dates très claires. -Est-ce que la France a été contrainte d'assouplir sa position ce soir ? -E.
Macron : Non, puisque, comme vous le savez, moi, je voulais 2 choses. La 1re, donner...
Répondre et donner des délais. Pourquoi ? Parce que je considère qu'on doit essayer d'aider au maximum la Première ministre, Theresa May, pour essayer de gagner ce 3e vote, si c'est possible.
Et donc, j'étais favorable à un délai, mais, comme je l'ai dit, avant le début de ce Conseil, de manière limitée et technique. Et j'ai suivi en cela aussi, et j'ai été suivi par plusieurs autres Etats membres qui ne voulaient pas qu'on aille trop loin. Et, en l'espèce, nous avons des dates qui sont compatibles avec nos échéances électorales.
La 2e chose, moi, je voulais absolument éviter un sommet la semaine prochaine qui eût été le sommet de crise dans de mauvaises conditions après, encore une fois, peut-être une non-décision britannique et avant une date qui était celle du 29 mars. Nous avons répondu à cette situation de manière claire en mettant les Britanniques face à leurs responsabilités et en disant : "Au fond, vous avez le choix "de voter et de clarifier votre position d'ici au 12 avril. "Au-delà du 12 avril, si vous n'êtes toujours pas là "et si vous avez décidé "de ne pas organiser des élections, "vous ne pourrez plus être là "au-delà des élections européennes quoi qu'il advienne." Et donc, la responsabilité, maintenant, est côté britannique et je pense que c'est un des grands acquis de cette journée.
Et puis, nous avons confirmé, donc, le fait que nos élections européennes devaient se tenir dans un cadre clair. -Donc, c'est la France qui a eu la conditionnalité. -E.
Macron : C'est un travail collectif. C'est un travail collectif. Nous avons un négociateur qui est Michel Barnier, et qui a fait vraiment un remarquable travail avec l'ensemble des services de la Commission, mais je pense qu'il faut à la fois essayer d'aider la Première ministre May à obtenir, essayer d'obtenir ce vote et cette dernière chance, mais nous ne devons pas tomber dans le piège d'être ou ceux qui, en quelque sorte, endosseraient le mauvais rôle, ou de décider à la place des Britanniques ce qui est maintenant leurs responsabilités.
Nous, nous avons pris nos responsabilités, nos décisions depuis le début. Nous respectons le vote des Britanniques. Nous avons négocié pendant 2 ans un accord et nous avons donné des délais.
Il appartient maintenant au système politique britannique, enfin, d'apporter une réponse claire. Les 2 dates sont données, 12 avril, 22 mai, elles seront tenues. -Theresa May a donné des arguments qui peuvent laisser penser qu'elle peut gagner ce vote.
Est-ce que vous avez l'impression qu'elle croit encore vraiment... -E.
Macron : Ecoutez, ça, je ne ferai pas de spéculations sur les votes ou non-votes. Je crois que tous ceux qui ont fait des spéculations ont encore découvert cette semaine qu'on pouvait découvrir des jurisprudences ou des usages remontant au début du XVIIe siècle qui venaient surprendre chacun. Donc, je crois qu'il faut rester, sur ce sujet, prudent.
Je suis, en l'espèce, stoïcien. Je fais tout pour pouvoir maîtriser ce qui dépend de nous. Ce qui ne dépend pas de nous ne dépend pas de nous.
Merci beaucoup. -Demain matin, vous allez aller rencontrer Conte. Les dossiers de la Turin-Lyon, c'est sur la table.
Quels sont les scénarios ? -E. Macron : La France a toujours eu la même position.
C'est maintenant un problème italo-italien. Moi, je considère que les sujets européens sont suffisamment importants La Chine, nous y reviendrons demain. Les sujets commerciaux et industriels, qui sont des avancées importantes de ce Conseil et notre avenir commun.
Mais je crois qu'à chaque fois qu'on importe des sujets de division nationale ou domestique d'un pays dans le concert européen, on perd du temps. J'en n'ai pas trop à perdre. Merci à vous.
Emmanuel Macron