Bourdin Direct du 10 juin - 7h/8h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:20OuverteRéponse directe
Vous dites dans une tribune que l'expression "privilège blanc" vous heurte. Pourquoi ?
- 12:36OuverteRéponse directe
Est-ce que la transposition de la mort de George Floyd à l'affaire Adama Traoré est pertinente ?
- 14:05OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on n'en fait pas trop avec la mort de George Floyd ?
- 17:57OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous vouliez dire à Corinne Narassiguin ?
- 33:40OuverteRéponse directe
Assa Traoré demande à la garde des Sceaux de rouvrir le dossier Adama Traoré. Que pensez-vous de cette demande ?
- 33:43OuverteRéponse partielle
Que demande Assa Traoré à la garde des Sceaux concernant le dossier Adama Traoré ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43PrésentateurFait
« 10 juillet, notez cette date. Le gouvernement souhaite mettre fin à l'état d'urgence sanitaire. »
- 4:51PrésentateurChiffre
« 40 milliards d'euros supplémentaires devraient être intégrés à ce projet de loi. »
- 10:27InvitéFait
« On ne fait pas reculer le racisme en tentant de culpabiliser individuellement et collectivement les Blancs. »
- 28:39InvitéFait
« Mickaël Arpon n'aurait jamais dû être maintenu dans ce service. »
- 35:10InvitéFait
« Il n'est pas question pour moi de m'immiscer dans ce dossier, il y a séparation des pouvoirs. »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Présentateur 214 %
- Invité5 %
- Invité 24 %
- Invité 34 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mercredi 10 juin, l'info sur AMC. Il est 7h01 et Céline Calman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Fin de l'état d'urgence sanitaire dans un mois. Nouveau projet de loi présenté ce matin au Conseil des ministres, mais plusieurs mesures pourraient être prolongées. Explication dès le début de ce journal. Les services de l'État ont-ils failli au début de la crise ? Une vaste enquête préliminaire est ouverte après le dépôt d'une quarantaine de plaintes. Les funérailles de George Floyd aux Etats-Unis ont résonné en France. Des milliers de personnes réunies hier soir contre le racisme et les violences policières. Bienvenue à tous sur AMC.
10 juillet, notez cette date. Le gouvernement souhaite mettre fin à l'état d'urgence sanitaire. Un mois supplémentaire donc pour être certain de la baisse de l'épidémie de Covid-19. Aujourd'hui, moins de 1000 personnes se trouvent en réanimation dans notre pays. Le projet de loi va être présenté ce matin au Conseil des ministres. Marie Monnier. C'est l'évolution positive de la situation sanitaire qui a motivé Matignon à faire cette annonce. Le nombre de cas graves de Covid-19 est de nouveau repassé sous la barre des millières. L'état d'urgence sanitaire doit rester un régime d'exception, insiste-t-on à Matignon.
Pour autant, cette sortie de l'état d'urgence doit se faire progressivement et rigoureusement. Un projet de loi est d'ailleurs présenté en ce sens en Conseil des ministres aujourd'hui. Dès le 10 juillet et pour 4 mois, si la situation sanitaire s'aggrave de nouveau, le gouvernement se réserve la possibilité de réglementer ou interdire de nouveau les déplacements sur le territoire, ordonner la fermeture provisoire des établissements accueillant du public ou encore limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique. En revanche, selon l'entourage du Premier ministre, ces mesures n'autoriseront pas le retour à un confinement strict comme au pic de l'épidémie.
Mise en danger de la vie d'autrui, homicides et blessures involontaires. Ceux qui ont géré la crise du Covid-19 devront-ils un jour s'expliquer devant la justice ? Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire. Décision après le dépôt d'une quarantaine de plaintes des particuliers, association des syndicats qui reprochent par exemple aux autorités sanitaires leur gestion des masques, des tests. Plusieurs voix réclament que l'enquête soit menée par un juge d'instruction indépendant. Yasmina Quetta, les membres du collectif Interurgence s'apprêtent à porter plainte.
Nous on trouve préférable de séger un juge d'instruction, notamment parce que c'est un organe indépendant qui a un pouvoir d'action plus important que le parquet. Ce qu'on veut c'est que pour quelque chose d'aussi important qu'a été la crise Covid, notamment pour les soignants avec les contaminations, les décès, la peur qui a régné, qu'on puisse donner tous les moyens de manière large et entière et de manière indépendante pour pouvoir comprendre ce qui s'est passé. Eux ne parviennent toujours pas à se relever de la maladie et vous en connaissez peut-être autour de vous des personnes qui ont contracté le virus et qui depuis, eh bien, replongent régulièrement.
Perte d'odorat, trouble respiratoire persistant, des mois que cela dure. Une députée veut déposer une proposition de loi la semaine prochaine pour reconnaître les symptômes de longue durée des malades Covid. C'est Juliette Pietraszewski et Nicolas Trenot. Radio, scanner, prise de sang, Barbara enchaîne les examens depuis plusieurs semaines, mais rien ne permet d'expliquer pourquoi des symptômes persistent depuis sa contamination au coronavirus il y a deux mois.
C'est vraiment invalidant au quotidien de se sentir comme une mamie et d'avoir des douleurs et des oppressions thoraciques et d'avoir du mal à respirer. Moi, je ne suis pas du tout quelqu'un d'hypocondriac ni qui s'écoute. J'aimerais bien pouvoir reprendre juste ma vie, pouvoir travailler.
Plusieurs patients sont dans le même cas que Barbara, observe l'infectiologue Dominique Salmon-Séron, qui lance deux études sur ces symptômes post-Covid.
Les gens se plaignent essentiellement d'oppression thoracique, de tachycardie. D'autres se plaignent de picotements, de brûlures. Donc, ça ne peut pas être psychosomatique parce que leurs plaintes sont très similaires.
Face à ce phénomène, qui la concerne également depuis le mois de mars, la députée Les Républicains des Alpes-Maritimes, Laurence Trastour-Isnard, veut proposer une loi pour reconnaître et prendre en charge ses patients. Rien que moi, la semaine dernière, j'en ai eu pour 75 euros de produits non remboursés.
Il faudrait qu'il y ait une liste de médicaments qui puissent être pris en charge, même si d'habitude, ce sont des médicaments qui ne sont pas pris en charge.
Mais selon certains scientifiques, il est encore trop tôt pour reconnaître le coronavirus comme une affection de longue durée. La réouverture totale des restaurants en zone orange va-t-elle s'accélérer ? Seuls les terrasses sont accessibles pour le moment. Hier soir, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État en charge du tourisme, a laissé entendre que la réouverture pourrait se faire avant le 22 juin. Et si l'épidémie de coronavirus était apparue plus tôt qu'on ne le pense ? Les recherches Internet des symptômes du Covid-19 ont bondi dès le mois d'août, en Chine. Plus de monde aussi dans les hôpitaux de la ville de Wuhan. Cette période, résultat d'une étude américaine.
RMC, 7h05, nouveau budget de crise présenté à 10h ce matin en Conseil des ministres. C'est la troisième fois qu'il est revu depuis le début de cette période inédite. Les chiffres sont vertigineux. 40 milliards d'euros supplémentaires devraient être intégrés à ce projet de loi. Après un arrêt quasi total des chantiers pendant des semaines, le secteur de BTP a lui aussi besoin d'un soutien renforcé. Des mesures pour pallier aux surcoûts vont être annoncées, mais c'est largement insuffisant pour Jacques Chanu, il est président de la Fédération française du bâtiment. C'est très, très loin de ce que nous pouvons attendre. C'est un pétard bouillé.
Ça veut dire quoi, une prise en charge des surcoûts ? Quel pourcentage ? Sur quel type de marché ? C'est uniquement aujourd'hui sur les marchés d'État. Les marchés d'État en tant que tels, c'est 3% de notre activité. Et très sincèrement, ce gouvernement ne prend pas au sérieux la situation de notre secteur. Donc il va falloir, je crois, qu'on reprenne notre bâton de pèlerin pour l'expliquer au gouvernement, aux députés, aux sénateurs, quelle est la situation que vivent nos artisans et nos entrepreneurs. Et hier soir, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a déclaré que des centaines de milliers de personnes allaient perdre leur emploi dans les mois à venir en France.
Des milliers de personnes contre le racisme et les violences policières. Hier soir, un peu partout, Mulhouse, Colmar, Metz, Bordeaux, encore Grenoble, des rassemblements qui ont débuté au moment où commençaient les funérailles de George Floyd. À Paris, plus de 2400 personnes étaient présentes selon la préfecture, cinq fois plus selon les organisateurs. Margot Bédé, Mahou Bécar-Granier. Après 8 minutes 46 de silence en hommage à George Floyd, les manifestants genoux à terre se relèvent. Parmi eux, Thierno, la quarantaine tient dans sa main droite une pancarte avec écrit « Toutes les vies comptent ».
Il y a une conscience collective qui est en train de naître. On a eu beaucoup de temps pour y arriver, mais aujourd'hui, on prend notre destin en main, noir, blanc, rouge ou gris. On est tous réunis pour lutter contre le racisme.
Juste à côté, Marie-Claude, retraitée, elle a traversé tout Paris à pied pour être ici.
Il a fallu un déclencheur aux États-Unis pour qu'en France, on bouge un peu et au-delà des personnes concernées. Tout le monde est choqué.
À côté des SOS Racisme, organisateur de la manifestation, il y a Noémie, présidente de l'Union des étudiants juifs de France.
On ne peut accepter qu'aujourd'hui, quelqu'un soit tué parce qu'il est noir ou parce qu'il est de n'importe quelle couleur pour ce qu'il est.
Le plus important pour Mohamed, 42 ans, c'est que ces manifestations anti-racisme perdurent.
Les manifs doivent continuer, parce que là, on est dans l'émotion. Est-ce que cette émotion, cette lutte peut apporter quelque chose ? Il faut qu'on puisse avoir des résultats. Des manifestations lancées par le collectif Justice pour Adama
sont prévues ce samedi. Hier soir, Le Monde avait les yeux rivés vers Houston, Texas, où George Floyd a été enterré dans la ville où il a grandi. Cérémonie pleine d'émotions pour celui qui est devenu le visage des victimes des violences policières et du racisme. Olivier Chantereau.
Entouré de toute sa famille, Latonia Floyd est submergée par le chagrin entre deux sanglots, la sœur de George, durant un bref hommage. Mon frère va beaucoup me manquer.
Je veux juste lui dire que je l'aime et remercier Dieu pour m'avoir donné mon Superman personnel.
Kathleen, la tante, retient ses larmes avec peine et regrette le départ trop rapide de son neveu.
Je veux dire à toutes les mamans que j'ai entendues aujourd'hui, si vous avez un neveu ou un oncle, prenez-le dans vos bras, aimez-le, parce qu'on ne sait jamais quand vient la fin.
Pour l'évêque James Dixon, venu soutenir la famille, le décès de George Floyd marque un tournant planétaire. Quand George Floyd est tombé, la nation entière et le monde se sont levés. Il est tombé dans la haine, nous nous levons dans l'amour. Il est tombé dans l'injustice, nous nous levons pour la justice. George Floyd est mort dans la discrimination, mais le monde se lève désormais pour l'égalité. Pendant la cérémonie, le maire de Houston, Sylvester Turner, a officiellement proclamé ce 9 juin 2020 journée, George Floyd.
Un ours s'abattu dans les Pyrénées. L'État va porter plainte, a fait savoir Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique. L'animal a été découvert en Ariège, tué par balle. Football Lyon ne sera pas européen la saison prochaine. Le Conseil d'État a confirmé l'arrêt à la 28e journée. Toulouse et Amiens sont pour l'instant maintenus en Ligue 1, ce qui ouvre la porte à un championnat à 22. Et c'est là que c'est un vrai bras de fer qui va commencer. Quelles sont désormais les options, Timothée Mémont ?
L'ordonnance du juge des référés demande en effet à la Ligue de football professionnel de réexaminer la question du format de la Ligue 1 pour la saison 2020-2021. La LFP n'a d'autre choix que de s'exécuter. Et comme Didier Quieu, le directeur de la LFP, l'a confirmé sur notre antenne, il réunira son assemblée générale pour lui proposer à nouveau le format d'une Ligue 1 à 22 clubs. Une proposition pour la forme, puisque l'hypothèse avait déjà été évoquée, mais jamais retenue au directeur de la Ligue d'ajouter que jamais depuis 40 ans, la Ligue 1 n'a excédé 20 clubs. Même si cette disposition passait à la Ligue, la Fédération Française de Football pourrait la retoquer.
Ensuite, comme elle l'a déjà fait pour la Ligue 2,
le passage à une Ligue 1 à 22 clubs reste donc très hypothétique. La LFP devra donc trouver des arguments recevables pour enteriner à nouveau les descentes d'Amiens et de Toulouse. Noël Legrette à l'Élysée, le président de la Fédération Française de Football va être reçu par Emmanuel Macron en fin de journée. Il espère que les finales des Coupes de France de la Ligue accueilleront des milliers et des milliers de spectateurs. 20 000 personnes souhaitent Noël Legrette. Merci. On vous retrouve tout à l'heure, c'est 8h. Vous êtes avec nous.
Bon, allez, nous allons revenir sur les obsèques de George Floyd, sur le rassemblement qui a eu lieu à Paris, les rassemblements, pas qu'à Paris d'ailleurs, en province, un peu partout. Et je reçois, pour parler de racisme, Corinne Narassiguin, qui est secrétaire nationale du Parti Socialiste, secrétaire nationale à la coordination. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Vous avez écrit une tribune qui a fait beaucoup de bruit, qui est très remarquée. Et vous dites, dans cette tribune, alors vous êtes une jeune femme noire, de quelle origine êtes-vous ? Je suis réunionnaise. Réunionnaise.
Et vous dites, on ne fait pas reculer le racisme en tentant de culpabiliser individuellement et collectivement les Blancs. Explication, Corinne Narassiguin. C'est cette expression de privilège Blanc qu'on entend beaucoup depuis quelques temps en France qui me heurte. Parce que moi, j'ai vécu très longtemps aux Etats-Unis. Donc je connais l'histoire américaine et je comprends pourquoi cette expression privilège Blanc qui est née aux Etats-Unis dans la ségrégation raciale, donc dans un moment où il y avait un racisme d'État, où effectivement les Blancs avaient un statut privilégié. Cette histoire-là, je la comprends et je la respecte.
Mais on ne peut pas importer cette expression-là en France sans regarder ce qui est l'histoire du mot privilège en France. On ne plaque pas l'histoire américaine sur l'histoire française. Voilà. Le mot privilège en France, il est lourd de sens historique. On pense à la Révolution française. C'est l'abolition des privilèges contre un statut de classe, contre l'aristocratie, contre des questions d'inégalité de patrimoine, d'inégalité économique et sociale et pas du tout d'inégalité raciale. Et donc, quand on mélange les deux, on ne comprend plus rien et on donne l'impression que la lutte antiraciste, ça serait se battre contre le statut des Blancs. Et ça, ça n'a aucun sens.
Et en plus, c'est dangereux. Ce n'est pas ça, la lutte contre le racisme. Ce n'est pas se battre contre le statut des Blancs. C'est quoi la lutte antiraciste ? La lutte antiraciste, c'est le respect de chaque être humain dans sa dignité, dans la complexité de son identité et en la respectant. Dans sa différence. Ce n'est pas du tout la même chose. Ce n'est pas de réduire, justement, les gens à leur couleur de peau en leur disant, « Ah ben, toi, tu es noir, tu es nécessairement une victime. Toi, tu es blanc, tu devrais t'en excuser. » Ah non, ça n'est pas ça. Non, ça n'est pas ça. Ce n'est pas parce qu'on est noir qu'on est nécessairement une victime.
Et ce n'est pas parce qu'on est blanc qu'on doit s'excuser à tout bout de champ parce qu'on est blanc. Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut ignorer ce qui est notre histoire et ce qui est la réalité du racisme en France. Au contraire. Oui, ça, on est bien d'accord. Au contraire. Il faut garder ces choses-là en face, mais il faut le faire avec notre histoire à nous. Alors, je regardais. Il y a une information qui est sortie cette nuit. Adidas, qui promet que 30% des nouvelles embauches aux Etats-Unis seront des personnes noires. Ça, c'est très américain. Oui, très américain. Est-ce que c'est transposable, ça aussi, chez nous ? Non, je crois que ce n'est pas du tout notre culture non plus.
Moi, je crois qu'aux Etats-Unis, il y a une culture de la discrimination positive, ce qu'on appelle la discrimination positive, affirmative action. Vous n'êtes pas favorable. Moi, même, je sais que ça a aussi des effets pervers. C'est-à-dire que, du coup, les Noirs ont aussi cette espèce de chape de plombée qui soit parce qu'on laisse, c'est assez aussi lourd à porter. Moi, j'ai travaillé longtemps dans le privé aux Etats-Unis. On me faisait remplir, cocher des cases. Moi, je suis métisse. Je ne sais pas dans quelle case je rentre, en fait. Et donc, je trouve ça étrange. Je pense qu'il faut faire attention. Ça correspond à l'histoire des Etats-Unis, qu'il y a une histoire de communauté.
Vous avez souffert de discrimination ? Vous avez souffert de Corinna Rassiger ? J'ai grandi à l'île de la Réunion. Donc, j'en ai beaucoup moins souffert. Et en plus, je n'ai pas un faciès, ni noir-africain, ni arabe. Et donc, j'ai effectivement beaucoup moins souffert de la violence d'un racisme systémique. Mais, bien sûr, j'ai connu du racisme. Je n'ai plus souffert systématiquement de sexisme. C'est différent. Oui, c'est différent. Mais, bien sûr, les discriminations, elles existent. Elles existent. Elles peuvent exister à des niveaux différents. C'est complexe, le racisme. C'est pour ça qu'il faut prendre le temps de regarder les choses et d'utiliser les mots justes.
Oui, Corinna Rassiger, quand vous voyez la transposition de la mort de George Floyd, de l'émotion provoquée par la mort de George Floyd, pardon, jusque à l'affaire Adama Traoré, qu'en pensez-vous ? Vous pensez que la relation doit être faite ? Oui, je crois qu'il y a des parallèles qui sont inévitables. Maintenant, la question du problème du dossier d'Adama Traoré, c'est que c'est un dossier qui dure depuis beaucoup trop longtemps et qu'il faut effectivement que la justice aille au bout et qu'on connaisse la vérité. Et un peu plus vite. Voilà, et que la justice doit pouvoir être rendue. Donc ça, c'est le problème. George Floyd, on a vu, c'était filmé, c'est ça qui crée l'émotion.
C'est ça qui fait que c'est un mouvement planétaire. Aujourd'hui, c'est que c'est impossible de nier ce qui s'est passé. Vous étiez hier à la manifestation. Oui. Vous avez mis un genou à terre ? Oui, absolument. Oui, sans hésiter une seconde ? Non, non, non, sans hésiter. Ce que certains disent, c'est une soumission de l'homme blanc, c'est une soumission à l'homme noir. C'est ce que disent certains les plus extrémistes. On est bien d'accord.
Mais je crois que c'est là où, quand on commence à importer des concepts de politique identitaire, de politique des minorités qui viennent essentiellement du monde anglo-saxon et du monde américain en particulier, et qui ne correspondent pas à notre histoire française, il y a des incompréhensions et il y a des manipulations. C'est pour ça qu'il faut faire attention. Il y a quasiment toute la place de la République, c'était la diversité de la France. Et tout le monde a posé un genou parce que... Pourquoi ? Parce que c'était un geste de solidarité avec tous ceux qui se battent contre le racisme et tous ceux qui se battent contre le racisme en République, ça devrait être tout le monde.
Se battre contre le racisme, ce n'est pas se battre contre les blancs. C'est ce que vous voulez dire.
Oui, c'est tous ensemble. Chacun doit s'approprier ce combat-là.
Chacun a sa place dans ce combat-là. Ça nous concerne tous parce que c'est une question fondamentale simplement de droits humains, de respect de ce que nous sommes en tant qu'êtres humains. Mathieu ? La question aussi, parce que vous parliez de soumission, on voit Adidas, on voit les obsèques de George Floyd, certains disent « dignes d'un chef d'État ». Est-ce qu'il n'y a pas une surenchère qui finalement va venir desservir la cause ? Est-ce qu'on n'en fait pas trop ?
On n'en fait jamais trop quand il s'agit d'un problème qui est un problème systémique qui est un problème très ancien et où on a beaucoup trop souffert justement du déni, de l'indifférence, on détourne le regard, on fait semblant de ne pas voir que ça existe, on dit que c'est juste le cas de quelques...
le comportement de quelques personnes isolées alors qu'en réalité, il y a des problèmes systémiques, il y a des biais, il y a des procédures qui sont en place, il y a des habitudes qui font qu'il y a des personnes qui souffrent effectivement de discrimination systématiquement dans leur vie, à l'école, dans leur parcours scolaire, et puis pour l'accès au logement, et puis pour l'accès au travail. Et donc ça, le plus on en parle, le mieux c'est, mais il faut en parler avec les mots justes, avec les bonnes références historiques qui sont les nôtres, celles de notre histoire à nous. Elle est suffisamment complexe et suffisamment lourde, on n'a pas besoin d'importer des traumatismes.
Et puis on va rappeler quand même à ceux qui... des populations noires que dans les pays d'Afrique, ce sont les noirs qui exploitent les noirs souvent aussi. Mais il y a des... Oui, les racismes, les racismes sont multiples. Alors, il y a des inégalités économiques et sociales partout. Les racismes ethniques, les racismes, et oui. Et il y a malheureusement le racisme est largement partagé à travers l'humanité, oui. Et oui, oui, oui. Merci beaucoup Corinne Narassiga. Merci d'être venu nous voir. Petit instant de réflexion, ça vous fait réagir, j'en suis absolument certain. Alors, attendez, Bernard réagit, il est dans le Loiret. Bonjour Bernard. Bonjour Jean-Jacques.
Qu'est-ce que vous vouliez dire à Corinne Narassiga ? Justement, je comprends tout ce qu'elle a dit à l'antenne. Oui. Je comprends sa situation, mais j'ai l'impression qu'elle ignore beaucoup de choses que les Noirs vivent en France. C'est-à-dire ? Pour le privilège blanc, dire que le privilège blanc n'existe pas, peut-être officiellement il n'existe pas, mais pratiquement sur le terrain il existe bien. Moi, je vous prends l'exemple de ma fille qui est en recherche de stage pour faire l'alternance. Oui. Donc, elle lance le dossier, elle est appelée par l'entreprise pour passer l'entretien.
Comme elle parle bien français, le nom est franchisé, on se rend par en compte, on ne se doute pas que c'est une Noire et le jour où elle se présente à l'entretien, on lui dit « Non, non, non, finalement, il n'y a plus de place, donc vous pouvez repartir. » Voilà. Ma fille fait intervenir sa copine qui est blanche qui envoie le même dossier dans la même entreprise, elle est reçue et prise. Elle est prise. Corinne Narassigan, c'est une remarque, Bernard. Tous les jours, tous les jours, des personnes noires vivent ça. Absolument, c'est une réalité. Il a absolument raison de le dénoncer, de s'en indigner.
Mais ce que je dis, moi, justement, c'est que ne pas être victime de discrimination, ça n'est pas un privilège. C'est la normalité de la République. Le problème, c'est que la République ne garantit pas cette normalité pour tout le monde parce qu'il y a des discriminations. Donc, c'est contre... Donc, la discrimination positive, ça a du bien aussi ? Non ? Non, je crois qu'il ne faut pas passer par les quotas, mais il faut qu'il y ait une prise de conscience pour que, justement, il y ait un effort qui soit fait pour que la diversité, la diversité complète de la France, soit... On la retrouve, notamment dans les entreprises qui aient des...
des sanctions systématiques et qui ait, justement, ce débat permanent sur l'existence de cette discrimination. Je remercie Bernard de nous avoir appelés. Merci beaucoup Bernard. Il est 7h21. Merci Corinne Narassiguin. 7h21. Je reparlerai de ces questions avec Ségolène Royal qui est mon invité tout à l'heure de 8h35 à 9h. C'est l'heure de Marie Dupin. Dans un instant, on peut de nouveau célébrer des mariages depuis quelques jours en France, mais sous certaines conditions, on va tout savoir. Du pain quotidien dans un instant sur RMC. RMC. Du pain quotidien. Avec Marie Dupin, c'est l'heure des mariages. C'est l'heure du mariage. Mais non, mais... C'est l'époque. C'est le canon en ré majeur.
Oui, bravo. Bravo, non, mais c'est vrai. Les mariages reprennent timidement. Timidement. Limidement et dans des conditions très strictes. Combien d'invités peut-on recevoir ?
D'abord, il faut dire ce qui est. Beaucoup de futurs mariés ont tout simplement annulé la cérémonie. Je casse un peu l'ambiance. Enfin, annulé, reporté la cérémonie. Les traiteurs ont un agenda bien rempli pour l'année prochaine. Peut-être certains vont changer d'avis. En tout cas, ceux qui ont décidé de maintenir la date du mariage...
Vous témoignez 32-16.
Ceux qui ont décidé de maintenir la date peuvent se marier depuis le 2 juin, même en zone orange. Et en ce qui concerne le nombre de personnes autorisées à la cérémonie, il est déterminé en fonction de quoi ? En fonction de la taille de la salle des mariages. Donc, si vous avez une grande salle des mariages dans votre mairie, vous pouvez peut-être avoir un nombre assez conséquent d'invités. S'il y a une petite salle des mariages, tant pis pour vous. Le mieux,
c'est de voir directement avec la mairie ce qui vous est proposé. Et les lieux de culte ?
Là aussi, une distance d'un mètre doit être respectée entre les participants avec port du masque obligatoire, gel hydroalcoolique. Et surtout, il faut éviter les rassemblements à la sortie des édifices religieux parce que même si vous avez une dérogation pour être plus de 10 à la mairie et si vous êtes 50 à l'église, il faut se disperser très vite
parce qu'il est toujours... Masque aussi pour les mariés et un mètre de distance ? Voilà,
et puis il faut toujours éviter d'être... Il est toujours interdit d'être à plus de 10 dans l'espace public.
Je pense que les mariés
peuvent s'embrasser quand même. Sur son masque. Ah bon, d'accord.
Et après la fête, comment ça se passe ?
Alors, en zone verte, vous savez, les restaurants, les salles polyvalentes ont le droit d'accueillir des rassemblements de plus de 10 personnes. En zone orange, c'est en terrasse. Mais dans tous les cas, il faut un siège vide entre chaque invité. Il ne faut pas plus de 10 personnes à table, pas plus de 10 personnes sur la piste de danse. Oui, personne. Donc, il faut attendre pour danser. Il ne faut personne. Par contre, si vous vous mariez dans un lieu privé, il n'y a pas de règles. Ce qui n'empêche pas de respecter la distanciation physique.
D'accord. D'accord. Pas plus de 5000 personnes, non ?
Voilà, c'est ça.
Il est 7h27. Je prendrais Frédéric tout à l'heure. Je n'ai pas le temps, malheureusement. Frédéric, il veut se marier. Il est fiancé, mais sa fiancée est cambodgienne. Alors, ce n'est pas pratique parce qu'il faut qu'il aille au Cambodge. Et là, en ce moment, c'est un peu compliqué. C'est pas sûr que ce soit possible. Ce n'est même pas possible. Merci, Marie. Frédéric, Charles Magnin. Enchanté. Les réseaux sociaux. Charles. Une info.
Hashtag Magnin.
Alors, une info qui fait réagir. Peut-être, peut-être, Camien et Toulouse jouera en Ligue 1 la saison prochaine. Une Ligue 1 à 22 clubs. Toutes les demandes d'Olympique Lyonnais en revanche ont été annulées. Rejetées par le Conseil d'État. Et c'est l'ironie
de l'histoire aux yeux de beaucoup d'internautes. Les 15 communiqués, les 50 tweets de Jean-Michel Aulas n'auront servi peut-être qu'à maintenir Toulouse et Amiens en Ligue 1. Un sacré retour de karma écrit un internaute. Attention, il peut encore tenter de porter le dossier à l'ONU, estime un autre. Et puis, beaucoup d'internautes commandent cet éventuel maintien quasi miraculeux pour Toulouse qui ne comptait que 3 victoires quand la saison s'est arrêtée. Selon certains, le pangolin sera bientôt la nouvelle mascotte du TFC. L'avocat du club aura donc été le meilleur joueur de la saison toulousaine dit un internaute.
Et puis, avec une possible Ligue 1 à 22 clubs, selon un internaute, tout ce qui va changer pour Toulouse, c'est qu'ils finiront 22e au lieu de 20e l'année prochaine. Quant à Amiens, qui pourrait donc aussi se maintenir les plus complotistes, il voit la main d'Emmanuel Macron qui après avoir permis à son club de cœur l'OM de se qualifier en Ligue des Champions permettrait au club de sa ville natale Amiens de rester dans l'élite. En réalité, comme nous l'expliquait Jeannot Rességuier ce matin, Toulouse et Amiens sont très loin d'avoir sauvé leur place en Ligue 1 car la nouvelle convention qui doit être signée entre la FED et la Ligue prévoit un championnat à 20 clubs maximum.
Le réseau social TikTok est en passe de détrôner YouTube dans le cœur des plus jeunes.
Oui, les enfants et adolescents passent désormais quasiment autant de temps chaque jour sur TikTok que sur YouTube. Sondage réalisé auprès de 60 000 enfants et adolescents les 4-15 ans dans 3 pays Etats-Unis, Espagne, Royaume-Uni. Dans le détail, on apprend qu'ils passent en moyenne 1h20 par jour sur TikTok contre 1h25 sur YouTube et les courbes devraient bientôt se croiser. Alors attention, derrière ces infos, il y a une lutte d'influence parce que TikTok est un réseau social chinois et ça n'a rien anodin de voir les jeunes passer de l'américain YouTube au chinois TikTok. Les autorités américaines accusent régulièrement le réseau chinois
de collecter des infos au profit de Pékin. Bref, derrière cette course au clic et au like, c'est une véritable lutte d'influence qui se joue. Bien, on a beaucoup parlé, Nicolas Poincaré, bonjour. Bonjour, On a beaucoup parlé et on parle beaucoup d'Adama Traoré, de la famille d'Adama Traoré, notamment sa soeur, Assa Traoré. Alors, la famille Traoré est une famille nombreuse, de nombreux membres ont été condamnés par la justice ou sont en procédure judiciaire ou même parfois en prison, ou ont été en prison. Vous ferez le point tout à l'heure. Voilà, on va faire le point en précisant que ça ne changerait au fond du dossier.
Donc elles sont sans réponse que l'on a toujours sur l'amende d'Adama Traoré. Mais effectivement, les casiers judiciaires d'au moins 4 de ses frères sont assez épais. Il y a des violences, des trafics de drogue, des expéditions punitives, des incendies volontaires. Adama Traoré, lui-même, au moment où il est mort, sortait de prison et faisait l'objet d'accusations assez graves. Tout savoir, tout à l'heure à 8h moins 10 sur l'antenne d'RMC avec Nicolas Poincaré, il est presque 7h31. Mais justement, une garde des soins qui propose à la famille Traoré de les recevoir après avoir été incité par le président de la République à se pencher sur le dossier.
C'est de la démagogie, c'est une ingérence du politique, dit Béatrice Brugère du syndicat Unité Magistrat FO. Elle est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. 7h31. Merci d'être avec nous Anne-Sophie Balbir. Elle est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Les obsèques de George Floyd transformés en tribunes politiques. Le pasteur Al Sharpton a accusé Donald Trump d'être malfaisant. Le président américain n'a pas eu un mot pour le défunt hier. Le 22 juin ou avant, les restaurateurs pourraient rouvrir plus tôt que prévu en Ile-de-France. Petite phrase du secrétaire d'État chargé du tourisme hier soir.
Et puis, le Conseil d'État confirme l'arrêt de la saison de Ligue 1. Les relégations d'Amiens et de Toulouse sont suspendues. La Ligue et la Fédération française de foot doivent statuer avant le 30 juin. RMC 7h32. Le point final de plusieurs jours d'hommage à George Floyd. Ses obsèques avaient lieu hier au Texas dans une église de Houston, la ville où il a grandi. Cérémonie retransmise en direct. Il y a eu des chants gospel, l'émotion des proches et aussi des discours aux accents très politiques avec un homme dans le viseur, Donald Trump. Martin Bourdin.
Soutenu par un membre de la famille sur scène au bord des larmes pleine de rage, Brooke, la nièce de George Floyd est la première à s'aventurer sur le terrain politique.
Quelqu'un a dit rendre à l'Amérique sa grandeur mais quand est-ce que l'Amérique a été grande ? Pourquoi le système doit-il être corrompu, défaillant ?
L'attaque a été plus virulente encore pendant les loges funèbres. Au micro, une figure de la lutte pour les droits civiques, le révérend Al Sharpton. On se bat contre la malfaisance en haut lieu. Le président a parlé d'appeler les militaires en renfort. pour les 8 minutes et 46 secondes de ce meurtre policier. Le message transmis, c'est que si vous faites partie des forces de l'ordre, les lois ne s'appliquent pas à vous.
Un peu plus tôt, lors de cette cérémonie, c'est même l'adversaire de Donald Trump aux prochaines élections présidentielles, Joe Biden, qui a fait une apparition, une vidéo enregistrée de 5 minutes pendant laquelle le candidat démocrate délivre, là encore, un message très politique.
On ne peut pas se dire qu'on va encore céder au racisme. L'heure de la justice raciale est venue. Donald Trump, lui, n'a en revanche pas dit un seul mot, même sur Twitter,
en lien avec ses funérailles. Pour saluer la mémoire de George Floyd, quelques milliers de personnes se sont rassemblées hier soir à Paris, mobilisation dans le calme, aussi à Mulhouse-Bordeaux-Grenoble-Metz, quelques incidents à Dijon. Sauve une vie, tue un flic, à mort, les ports, des tags appelant au meurtre de policiers découverts dans le Val-de-Marne, une quinzaine inscrits dans les rues d'Ivry-sur-Seine. Pour le moment, pas d'interpellation, une enquête est ouverte. C'était le 3 octobre dernier. Mickaël Arpon tuait quatre de ses collègues à la préfecture de police de Paris avant d'être abattu. Après huit mois de travaux, la commission d'enquête parlementaire a livré ses conclusions.
Benoît Ballet, elle pointe de graves défaillances sur le suivi de la saillant.
Oui, Mickaël Arpon n'aurait jamais dû être maintenu dans ce service. La conclusion du rapport est sans appel. Selon l'enquête parlementaire, des indices de radicalisation avaient été décelés, mais pas signalés. Mickaël Arpon, qui s'était converti à l'islam, avait dit à ses collègues à propos de l'attentat de Charlie Hebdo, c'est bien fait. Depuis l'attaque, des procédures ont été mises en place par la préfecture de police pour que les signalements soient systématiques et ensuite évalués. La commission parlementaire préconise d'aller plus loin avec 35 propositions.
La principale, déléguer le recrutement des renseignements à la préfecture de police, à la direction générale de la sécurité intérieure et au renseignement interne des armées. Les rapporteurs du texte conseillent également d'étendre la portée des enquêtes administratives préalables au recrutement, au personnel non habilité ou encore plus symboliquement d'instaurer une prestation de serment qui affirmera l'adhésion aux valeurs de la République pour l'ensemble des professions sensibles.
Benoît Ballet, merci. Le dernier bilan du coronavirus en France, 87 décès de plus en 24 heures dans les hôpitaux et les EHPAD. Le nombre de cas graves est repassé sous la barre des mille. La situation sanitaire s'améliore donc encore un peu plus. Résultat, le gouvernement veut mettre fin à l'état d'urgence sanitaire au 10 juillet avec la possibilité, si besoin, de réglementer l'accès aux transports, de limiter ou d'interdire certains rassemblements. Mais il n'y aura pas de reconfinement strict dans les restaurants d'Île-de-France. Il y a ce nouvel espoir. Il pourrait rouvrir un peu plus tôt que le 22 juin.
C'est ce qu'a laissé entendre hier soir sur France 24 Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du tourisme.
S'agissant des restaurateurs, il me semble que l'évolution des conditions sanitaires en Île-de-France et le recul progressif en tous les cas du virus devrait permettre, je l'espère, et bien peut-être d'avancer de quelques jours la réouverture des restaurants dans leur ensemble. En tous les cas, ce sont des propositions que nous allons faire avec les professionnels pour que les instances interministérielles puissent en tous les cas se prononcer.
Les ventes de voitures repartent en net hausse en France. Le ministre de l'Économie parle même d'un retour à la normale ce mois-ci. Redressement spectaculaire que l'on doit aux primes mises en place par le gouvernement, selon Bruno Le Maire. Illustration à Caen dans le Calvados. Nicolas Ropère avec Garance Munoz. Après avoir réfléchi pendant tout le confinement, Mandy s'est finalement décidée. Je vous laisse vous réinstaller à bord. Donc, boîte auto, du coup. Elle bénéficie d'une prime
de 7000 euros pour l'achat d'une voiture hybride, une aubaine pour cette mère de famille. On est venu ici pour un véhicule thermique traditionnel et en fin de compte, avec les primes, on a pu faire une économie de quasiment de 20%. A très bientôt pour la livraison. Des clients comme elle, Jean-Baptiste Lebon, concessionnaire automobile dans le Calvados, en voient passer une dizaine par jour. De quoi le rassurer après deux mois difficiles. Quand on a repris au début mai, on était très inquiets. On ne savait pas si on allait pouvoir garder tout le monde. Depuis l'annonce du gouvernement
avec la prime à la conversion, ça nous rassure. C'est énorme. On a un trafic vraiment important. Les ventes sont vraiment dopées par cette prime. Mais pour Jean-Luc Moreau, spécialiste auto RMC, cela ne suffira pas pour sauver la filière. Il y a des grands cabinets internationaux comptabilis sur à peu près moins 20% de ventes de voitures. Donc ça ne va pas permettre de récupérer les deux mois et demi d'arrêt de production et de vente. Mais c'est un petit coup de boost pour le redémarrage et c'était vraiment nécessaire. Il regrette cependant que les véhicules d'occasion
soient très peu concernés par ces primes.
Le Conseil d'État relance le débat qui déchire le football français depuis plusieurs semaines. La saison de Ligue 1 ne reprendra pas et les relégations d'Amiens et Toulouse sont suspendues. La voie est donc ouverte pour un championnat à 22 équipes. La Ligue a maintenant l'obligation de se pencher sur le dossier. Comme l'explique sur RMC, son directeur général, Didier Quillot.
Le Conseil d'État nous demande de réexaminer la question du format. Il ne nous dit pas quel est le format. Je rappelle que tous les pays d'Europe jouent avec une Ligue 1 au maximum à 20 clubs, que depuis 40 ans la France joue avec une Ligue 1 à 20 clubs et que cette question-là de la Ligue 1 à 22 ne s'est même jamais posée. On va néanmoins la reposer au Conseil d'administration en précisant les contraintes que cela pose par ailleurs.
Les courses, Mathieu, c'est à Chantilly. Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC favorite numéro 4, Cressida, Outsider numéro 12, noblesse d'argent, le 4 et le 12. Le jeu, je vous offre sur RMC et RMC Découverte un an de course. 500 euros tous les mois pendant un an. La valeur, 6 000 euros. Pour cela, vous répondez à la question que je vous pose. Quel réseau social Donald Trump menace-t-il de faire mais un Twitter, deux Snapchat. Vous avez la bonne réponse. Alors, vous envoyez un pour Twitter et deux pour Snapchat par SMS au 732 16 le gagnant ou la gagnante avec moi le 12 juin vendredi. Après demain, nous sommes le 10. Aujourd'hui, il est 7h39.
Nous allons revenir sur ce qui se passe autour d'Adama Traoré, du moins de la famille d'Adama Traoré, Assa Traoré, qui demande maintenant à la garde des Sceaux de rouvrir, enfin, pas de rouvrir le dossier, mais d'aller plus loin de s'immiscer dans le dossier. Ce qui est assez extravagant puisqu'il y a une séparation des pouvoirs, on le sait. Et d'un autre côté, la garde des Sceaux qui souhaitait recevoir la famille d'Adama Traoré sur injonction du président de la République. Ce qui fait hurler les magistrats, beaucoup de magistrats. Béatrice Brugère est avec nous, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrat FO. Bonjour, merci d'être là.
Oui, cette intervention d'Emmanuel Macron ne vous plaît pas ? C'est-à-dire que ce n'est pas qu'elle ne nous plaît pas, c'est qu'elle ne correspond pas à ce qui se fait normalement sur le plan institutionnel. Donc, oui, on est extrêmement heurté. Ce n'est pas la première fois d'ailleurs qu'on a ce genre de démission du politique, mais nous sommes extrêmement choqués aussi, si vous voulez, que la garde des Sceaux se prête à ça. Parce que dans notre pays, on estime que la justice, et j'espère que ce sera le cas encore, ne peut pas être l'otage soit de pression médiatique, soit de pression politique.
Alors, ce que je trouve absolument extravagant dans tout ça aussi, c'est que la garde des Sceaux était avec moi vendredi dernier, je lui ai posé la question, elle m'a dit il n'est pas question pour moi de m'immiscer dans ce dossier, il y a séparation des pouvoirs. C'est ce qu'elle disait vendredi matin. Et puis, entre-temps, le président de la République a fait pression sur elle, si j'ai bien compris, elle n'a pas résisté à la pression. Je ne sais pas si elle n'a pas résisté à la pression, mais j'allais dire peu importe, ce n'est pas notre problème à tous les magistrats, j'allais dire c'est le problème du gouvernement. Oui, d'accord.
Nous, ce qui nous intéresse, si vous voulez, c'est que la justice puisse fonctionner de manière sereine et dans un cadre institutionnel aujourd'hui. Aujourd'hui, on est face à un emballement médiatique sur une affaire que l'on met souvent parfois en parallèle avec une autre affaire aux Etats-Unis dont on pourrait penser quand même que le parallèle est un peu rapide. Mais surtout, ce qui nous intéresse les magistrats, si vous voulez, c'est que cette confusion ne crée pas une défiance et un soupçon sur les enquêtes en cours.
C'est pour ça que l'indépendance de la justice est une garantie constitutionnelle dans notre pays sur laquelle il faut absolument être inflexible et c'est le ministre de la justice qui en est garante et le président de la République. Or, c'est eux qui se font rappeler aujourd'hui à l'ordre par l'avocat des partis civils et qui leur appellent le code de procédure pénale. Donc, c'est quand même assez paradoxal et il y a de quoi, j'allais dire, heurter. D'autant plus que, si vous voulez, on sort d'une séquence après le Covid qui a laissé quand même la justice en miettes et les magistrats aujourd'hui sont déjà extrêmement tendus sur les procédures.
On a eu des dysfonctionnements extrêmement importants sur le plan législatif puisqu'on a eu des ordonnances qui ont été, si vous voulez, sanctionnées par la Cour de cassation, ordonnances faites par la ministre qui nous a obligés à remettre des personnes en liberté. Donc, si on doit parler de dysfonctionnement, on peut en parler. Mais aujourd'hui, la justice est en miettes. Donc, plus que jamais, on a besoin de sérénité et d'avoir des garanties sur l'indépendance. Pas de pollution venue de l'extérieur. Je vais reparler de tout cela avec vous, Beatrice Brugère, dans deux minutes parce qu'on va faire un peu de pub. Il est déjà 7h43. Vous êtes sur RMC, RMC Découverte.
RMC, 6h-9h, vaut en direct. Bien incité à recevoir la famille Traoré, la garde des Sceaux a envoyé une invitation. Réponse de la famille Traoré. Nous voulons des actes, pas des discussions dans un salon de thé de l'Elysée. Enfin, ce n'était pas l'Elysée, c'était au ministère de la Justice. Mais dites-moi, c'est la famille Traoré qui dicte la loi dans ce pays ? J'espère que ce n'est pas la famille Traoré qui dicte la loi, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle rappelle via son avocat, en tout cas, parce qu'ils sont un très bon avocat, le minimum de la procédure. En effet, la séquence qui vient de se passer... Elle demande des actes, la famille Traoré.
C'est-à-dire, elle demande à la garde des Sceaux, si je comprends bien, d'interpeller le procureur ? Oui, d'interpeller le procureur, peut-être, mais surtout, de s'immiscer, si vous voulez, dans un dossier qui aujourd'hui est à l'instruction. Donc, on est avec des magistrats du siège qui sont indépendants, qui font une enquête, où il y a des expertises, où il y a des possibilités d'appel, de demande d'actes. Et d'ailleurs, c'est ce qu'ils font, puisqu'il y a eu des contre-expertises, ce qui aussi est une explication de la durée de la procédure, mais pas que. Mais c'en est une, parce que l'instruction, aujourd'hui, quand on demande des actes, c'est très long.
C'est un autre problème aussi de la longueur de la justice. Et si vous voulez, il y a des possibilités, évidemment, de faire avancer une enquête. Mais jamais, le ministre, depuis, on n'a jamais vu ça, ne s'immisce comme ça en cours d'une enquête. c'est interdit de faire des instructions individuelles. Et le problème, depuis le début de ce mandat, c'est qu'on attendait une grande réforme sur l'indépendance de la justice pour les magistrats du parquet. Non seulement, elle n'a pas eu lieu, mais en plus, maintenant, on a une émission sur l'indépendance
des magistrats du siège.
Alors, c'est même presque le degré au-dessus, parce que dans l'affaire Léonarda, c'était le président de la République, j'allais dire, qui était déjà intervenu. Là, on a le président de la République et le garde des Sceaux. Je n'ai pas souvenir que le garde des Sceaux de l'époque... Est-ce que Nicole Belloubet aurait pu dire non à Emmanuel Macron ? Elle aurait dû le dire. Oui, je pense que... La loi ? Je pense que... En droit ? Bien sûr, elle est garante du bon fonctionnement de l'institution judiciaire. Et en effet, en tout cas, c'est une séquence qui est absolument incroyable qui est en train de se passer. Incroyable pourquoi ? D'abord parce que c'est une confusion.
Le soupçon maintenant, le soupçon existe sur cette enquête. Le fait de dire je vais vous recevoir, ça veut dire qu'il y a un problème.
Je vais vous recevoir.
Oui, bien sûr. Donc, de toute façon, maintenant, le soupçon est là. C'est quand même une pression qui ne dit pas son nom sur les enquêteurs et aujourd'hui sur les magistrats qui sont en charge du dossier. Bien sûr. Parce que ce dossier est sous les yeux, j'allais dire, de l'actualité mais aussi du cabinet. Mais il faut quand même savoir que la ministre, si elle voulait informer le président de la République qui a le droit de s'émouvoir et d'essayer de comprendre ce qui se passe, pour là-dessus, il n'y a aucun problème. Elle a la possibilité d'avoir des remontées d'informations via les parquets, via la chancellerie. Donc, elle était tout à fait en capacité de demander...
Oui, des remontées d'informations, ce n'est pas une intervention. Pas du tout. Et c'est ce qu'on fait et d'ailleurs, c'est ce qui se passe tout le temps. C'est-à-dire, pour savoir ce qui se passe dans un dossier et pour informer... Oui, c'est même logique. Mais bien sûr, il y a un émoi qui est extrêmement important dans l'opinion publique. Si on veut savoir ce qui se passe, il y a les remontées d'informations. Elle peut faire un point sur ces remontées d'informations. Elle peut faire un communiqué de presse. Elle peut expliquer que tout fonctionne et qu'il n'y a pas à s'inquiéter, etc. Donc, on ne peut pas dire qu'elle est démunie de ce côté-là et que l'information n'est pas verrouillée.
Au contraire. Donc là, ce n'est pas du tout ça. Là, on est plutôt dans une séquence de démagogie, j'allais dire, et évidemment, qui tourne au vinaigre puisque c'est l'avocat et les partis qui disent ce que vous nous dites ce n'est juste pas possible. Nous, ce qu'on veut, c'est que la justice fonctionne. Et ça, c'est un autre problème. C'est-à-dire qu'on aimerait que notre garde des Sceaux en effet fasse en sorte que la justice fonctionne, qu'on ait des moyens. On aimerait que le président de la République s'intéresse aussi aux moyens de la justice et pas qu'à l'affaire Traoré et peut-être que ça irait plus vite. Merci Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrat FO.
Il est 7h51. Alors, on n'en a pas fini avec l'affaire Traoré. On le sait. Et la famille se fait entendre évidemment partout l'autre jour à sa Traoré est venue ici répondre à mes questions. Elle appelle la famille à une grande manifestation le week-end prochain. La famille Traoré, Nicolas Poincaré, dont plusieurs fils sont actuellement en prison. Oui. Alors, Jean-Jacques, il y a du boulot si vous voulez qu'on fasse le tour des casiers judiciaires de cette famille nombreuse. Il y a des affaires qui mettent en cause plusieurs frères en même temps.
Il y a des faits de droit commun, des violences, des trafics de drogue, mais aussi des faits qui sont liés à la mort d'Adama Traoré et aux émeutes qui ont suivi. Oui, alors entrons dans le détail. Qui est par exemple Bagui Traoré, celui qui a le plus lourd casier ? Alors, c'est un demi-frère d'Adama. Il a presque le même âge que lui, 24 ans en 2016. C'est lui que les gendarmes étaient venus arrêter le jour de la mort d'Adama. Il était recherché pour une affaire d'extorsion de fonds sur une femme fragile qui était placée sous curatelle. Il avait plusieurs fois exigé qu'elle retire du liquide pour lui.
Dans cette affaire, il a ensuite été jugé et condamné en avril 2018 à deux ans et demi de prison ferme. Mais, pendant qu'il était incarcéré à Fleury-Mérogis pour ces faits, il a été accusé de se livrer à du trafic de drogue depuis la prison avec un de ses frères qui gérait le business depuis l'extérieur. Ils ont été condamnés pour ce trafic à un an et deux ans et demi de prison ferme. Ce ne sont pas les faits les plus graves. Non, parce que le jour de la mort de son frère, Bagui avait été arrêté par les gendarmes, on le sait, puis aussitôt relâché en raison de la mort d'Adama pour faire baisser la pression.
Mais la pression n'avait pas baissé puisque des émeutes avaient aussitôt commencé le soir même à Beaumont-sur-Oise et elles avaient duré cinq jours ou plutôt cinq nuits. Des émeutes particulièrement violentes puisque des tirs à balles réelles avaient été échangés. Les gendarmes avaient essuyé 60 tirs de carabines. 13 d'entre eux avaient été légèrement blessés par des plombs. Bagui Traoré est accusé d'avoir participé à ces tirs. Il est mis en examen pour tentative de meurtre sur des agents de la force publique. Il va comparaître à l'automne prochain devant une cour d'assises. Ses avocats affirment qu'il n'y a aucune preuve contre lui et ils espèrent obtenir l'acquittement.
Oui, ce même garçon a aussi été condamné pour des violences en marge d'un conseil municipal à Beaumont-sur-Oise. Alors ça, c'est un épisode qui en dit long sur le climat qui régnait dans cette ville de très grande banlieue parisienne. C'était quatre mois après la mort d'Adama. La maire de la ville avait reçu des menaces, notamment des frères Traoré et le conseil municipal devait étudier la mise en place d'une protection pour l'élu. Deux des frères ont voulu assister à cette réunion où on allait parler d'eux. On leur a refusé l'entrée. Une bagarre a éclaté. Une policière a reçu un coup de poing dans la figure. Bagui et Issoufou Traoré ont été arrêtés.
Mais leur arrestation a aussitôt provoqué une émeute dans la ville. Une dizaine de jeunes dont un autre frère Traoré ont arrêté un autobus. Ils ont molesté le chauffeur. Ils l'ont éjecté puis ils ont mis le feu à l'autobus. Bagui et Issoufou seront jugés dès le lendemain. Condamnés à huit mois et trois mois de prison ferme pour le coup de poing à la policière en marge du conseil municipal. Et Yacouba, lui, sera jugé plus tard pour l'incendie du bus et condamné à trois ans de prison ferme. Un autre frère a aussi été condamné pour des violences. Alors lui s'appelle Samba. Il y a deux ans, son chien s'est bagarré avec un autre chien en bas de leur immeuble.
Puis les maîtres du coup se sont disputés. Samba a asséné un violent coup de balai sur la tête du propriétaire de l'autre chien. Le balai et le crâne ont été brisés. Le propriétaire de cet autre chien a perdu connaissance et il va garder des séquelles. Samba Traoré a été condamné à deux ans et demi de prison ferme. La victime a ensuite raconté que lorsqu'il était à l'hôpital, Assa Traoré, la sœur qui dirige aujourd'hui le comité La Vérité pour Adama est venue le voir avec un ami et qu'ils lui ont proposé de l'argent pour qu'il retire sa plainte ce qu'il n'a pas accepté. Ce qu'il n'a pas accepté. Mais l'affaire la plus sordide concerne Adama Traoré lui-même.
Oui, peu de temps avant sa mort, Adama Traoré était incarcéré à la prison d'Oni, la maison d'arrêt du Val-d'Oise. Le 22 mai 2016, une femme s'est présentée au commissariat de Pontoise. J'ai lu hier le PV de son audition. Elle raconte que son fils Steven partage la cellule d'Adama Traoré qu'il fait l'objet de sévices et finalement en pleurs il a avoué à sa mère avoir été violé par Adama. Sa mère a ensuite remué ciel et terre pour que son fils change de cellule ce qu'elle a obtenu quelques jours plus tard. Adama a ensuite été libéré et il est mort avant d'avoir été poursuivi ou entendu sur ses accusations.
Mais l'histoire n'est pas tout à fait terminée parce que deux ans plus tard ce même garçon est retrouvé par Yacouba Traoré celui de l'incendie du bus. C'est une expédition punitive contre lui. Steven est embarqué dans une voiture puis tabassé avec une planche de bois. Pour ce garçon c'est un peu la triple peine. Un, il était en prison. Deux, il a été violé. Trois, il s'est fait casser la gueule pour avoir osé dénoncer ce viol alors qu'en vrai il n'avait rien dénoncé. C'est sa mère qui avait porté plainte. En tout cas Yacouba Traoré a encore été condamné pour ses faits.
Il se trouve bon les faits sont là il est bon de les rappeler ça ne change rien au fond de l'affaire Adama Traoré on est bien d'accord. Non, qu'il soit délinquant ou pas que ses frères soient des délinquants ou pas la question demeure les gendarmes qui l'ont arrêté sont-ils oui ou non responsables de sa mort on peut à l'heure actuelle toujours pas le dire puisque l'instruction se poursuit ça fait très long 4 ans d'instruction Vous voulez guérir un mot non ? Beatrice Brugère ?
Oui, moi je viens d'écouter avec beaucoup d'attention ce que vous venez de dire je me dis que au vu de ces éléments qui n'échappent pas non plus à la chancellerie bien évidemment je trouve que c'est encore plus grave parce qu'il y a aussi de l'autre côté des gendarmes qui sont en attente aussi de la justice et de la vérité et que prendre comme ça le parti de l'un me semble extrêmement dangereux sur le plan institutionnel merci beaucoup il est 7h57 vous êtes sur RMC merci Mathieu à suivre des manifestations justement des appels au rassemblement pour rendre justice à Adama Traoré pour honorer la mémoire de George Floyd et si ces manifestations relançaient l'épidémie de coronavirus certains s'en inquiètent ont-ils raison de s'inquiéter ?
L'épidémiologiste Catherine Hill va nous rassurer après le journal de 8h sur RMC
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