Julien Odoul : "Une guerre est menée contre la sécurité des Français !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 54 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:14OuverteRéponse directe
Ce que vous proposez, c'est de mettre des signaux d'alerte, c'est ça ?
- 7:15OuverteRéponse directe
Comment vous réagissez quand vous entendez ça ? Vous pensez que c'est une bonne solution de sanction ?
- 18:01OuverteRéponse directe
Comment vous réagissez face à cette information qui nous est parvenue il y a quelques secondes à peine ?
- 18:51OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça veut dire, Maître, précisément ?
- 20:30OuverteRéponse directe
Julien Audoul, comment vous réagissez face à cette information qui nous est parvenue il y a quelques secondes à peine ?
- 30:49RelanceÉludée
Si on s'était véritablement intéressé au sort de ce jeune homme de 17 ans.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Invité politiquePromesse
« abaisser la majorité pénale à 16 ans. C'est évidemment des peines pour aller dans les centres fermés quand il y a ce genre d'actes. »
- 1:27Invité politiquePromesse
« il faut taper au portefeuille les parents qui ne font pas leur boulot et qui laissent faire des actes de... »
- 2:01Invité politiquePromesse
« Il va falloir sanctionner les enfants et tous les gens qui portent un couteau aujourd'hui. C'est évident. »
- 18:35Invité politiqueFait
« Le policier avait fait feu. »
- 20:19PrésentateurFait
« Qui a une intention homicide. »
- 20:28PrésentateurChiffre
« une peine de 20 ans à minima. »
- 21:44Invité politiqueFait
« moi, me choque, parce que derrière ce policier, c'est toute la police qu'on traîne dans la boue. »
- 24:12Invité politiqueFait
« une voiture est une arme. Vous n'êtes pas juge. Et vous pouvez tuer avec une voiture. »
- 26:40Invité politiqueFait
« Il peut y avoir des erreurs. Il peut y avoir des bavures de certains policiers, comme tout fonctionnaire qui sommeille des erreurs. »
- 27:00Invité politiqueFait
« Les violences policières, ça institutionnalise le fait qu'il y a des violences policières. »
- 31:08Invité politiqueFait
« Non, mais parce que madame aurait raison et moi j'aurais tort puisque elle me... »
- 31:51Invité politiqueFait
« Le parquet demande. Le parquet ne fait que... Le parquet, c'est une demande. »
- 33:06Invité politiqueFait
« Je vous rappelle que cet adolescent de 17 ans avait été tué le 27 juin 2023. »
- 34:55InvitéFait
« Le parquet de Nanterre requiert un procès pour meurtre contre le policier qui a tiré sur Naël le 27 juin 2023. »
- 36:12Invité politiqueFait
« L'auteur du coup de feu, ce policier qui s'appelle Florian, a été mis en examen pour meurtre. »
- 42:31InvitéFait
« On a une loi c'est la loi de la sécurité intérieure qui prévoit et qui réglemente l'usage de nos armes sur le L435-1. »
- 43:30InvitéFait
« Il y a de la délinquance, une explosion des violences chaque jour dans notre pays. »
- 44:32InvitéChiffre
« Il y a 40 policiers qui sont blessés chaque jour dans notre pays. »
- 45:45InvitéPromesse
« Nous demandons une présomption de légitime défense. »
- 47:06InvitéFait
« C'est une décision importante pour toutes les victimes de violences policières et un pas nécessaire vers la vérité et la justice. »
Temps de parole
- Julien Odoul78 %
- Présentateur17 %
- Invité4 %
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Ces images sont surréalistes et ce qui est effectivement très inquiétant, comme vous le disiez, c'est qu'elles se répètent. Elles se répètent inlassablement. Et moi, ça me renvoie, excusez-moi de ce parallèle, mais j'ai écouté le ministre des Affaires étrangères qui nous dit, à propos de l'Ukraine, la ligne de front se rapproche. Mais tous les jours, tous les jours, à Nîmes, à Marseille, à Dunkerque, n'importe où en France, vous avez une ligne de front et vous avez une guerre qui est menée contre la sécurité des Français et vous avez des barbares qui prennent des couteaux, qui entrent dans les écoles pour tuer, pour violenter, pour agresser, tous les jours.
Et ça, le gouvernement ne s'en soucie pas. Alors encore une fois, moi, je veux bien qu'on s'intéresse... Je ne suis pas sûr qu'ils n'en soucient pas. Je pense qu'il est un peu désarmé. Oui, il est désarmé. Pourquoi ? Il est désarmé. Pourquoi ? Parce que vous avez parlé, et Jordan Florentin a parlé de la petite loi, de la petite loi d'amélioration de Gabriel Attal, mais qui est insignifiante. Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est d'une part une dissuasion judiciaire ferme, c'est-à-dire, évidemment, abaisser la majorité pénale à 16 ans. C'est évidemment des peines pour aller dans les centres fermés quand il y a ce genre d'actes.
Parce que je pense qu'à 17 ans, quand vous prenez un couteau et que vous entrez dans une école, vous êtes un récidivite. C'est-à-dire qu'on ne commence pas par prendre un couteau et aller essayer de tuer un jeune de 13 ans si on n'a pas fait d'autres actes au préalable. Et ensuite, il faut une dissuasion parentale. Et je le redis, il faut taper au portefeuille les parents qui ne font pas leur boulot et qui laissent faire des actes de... On y reviendra tout à l'heure avec l'initiative à Cannes, parce que c'est intéressant aussi ce qui se passe à Cannes, avec le maire qui a envie de durcir également les choses en mots, Ludovic Thoreau, sur ses images glaçantes quand même.
Vous l'avez dit, Jean-Marc, l'État est désarmé et les autres sont armés. C'est ça la vraie problématique. C'est-à-dire que d'un côté, on ne fait rien et de l'autre, ils font de plus en plus. Vous savez, la nature a horreur du vide. À partir du moment où vous n'avez pas les bloquer, ça va continuer. Mais je vous rappelle, maître, que le port de couteau est illégal et peut être sanctionné. Écoutez, à un moment, vous avez vu, chaque fois qu'on se voit ici, il y a un coup de couteau. Il va falloir sanctionner les enfants et tous les gens qui portent un couteau aujourd'hui. C'est évident. Mais ça ne l'est jamais.
Mais je ne suis pas d'accord avec vous, maître, sur le fait qu'ils fassent privés de liberté quelque part, parce que sinon, on enferme tout le monde. Aujourd'hui, ça a été, en effet, les cultes religieux qui sont enfermés. Ça va être les écoles, ça va être les mairies, ça va être partout. On ne peut pas vivre en prison. On a fait quoi pour vivre en prison ? Oui, mais bon, on peut se protéger. Excusez-moi, vous vous protégez, Jean-Marc. Vous envoyez vos enfants à l'école. Vous avez raison, Jean-Marc. Vous avez raison, Jean-Marc. Vous avez raison, Jean-Marc. Vous avez raison, Jean-Marc. Regardez cette image. Elle est glaçante, cette image. Vous avez raison, j'insiste sur cette image.
On va se protéger. Elle est glaçante, cette image. Mais à un moment, ça, c'est la réponse à court terme. Mais à long terme, on ne pourra pas vivre dans un monde où on se protège. Oui, aux Etats-Unis, ils vivent comme ça. Et sous les mots, aux Etats-Unis, les lycées, les collègues, c'est les bonnes gères. Mais vous, Jean-Marc, si vous sortez, vous n'allez pas vous protéger. Bien sûr que je me protège. Moi, je ne me protège pas. Avec les menaces de mort qu'on reçoit, vous croyez ? Vous voulez qu'on en parle, des menaces de mort qu'on reçoit au quotidien ? J'en reçois aussi. Mais tous les maires, on va les protéger aussi.
Tous les maires, tous les élus qui ont été agressés en Seine-Saint-Denis, on va les protéger. Bien sûr. On va créer des endroits. En fait, le filier, c'est un filier. Tout d'abord, je vais apporter mon soutien quand même à ce jeune garçon qui a été poignardé. Parce qu'évidemment qu'on peut parler de la forme, mais le fond est glaçant, comme vous le dites si bien. Et qu'aujourd'hui, de toutes les manières, je pense qu'on a un problème de moyens. L'État, aujourd'hui, ne protège pas assez son peuple à tous les endroits. Comme on dit si bien, l'établissement est un temple. Un temple où nos enfants doivent être protégés tout le temps et à chaque fois.
Et aujourd'hui, on se rend compte que là-dessus, l'État est très très défaillant. Moi, j'ai envie de vous dire qu'aussi, il faut apporter des moyens éducatifs avec des personnels qui savent gérer la violence dans ces établissements-là. Le problème qu'on a aujourd'hui... Mais qu'est-ce que vous voulez gérer là ? Il rentre avec un couteau, il hurle, il veut planter. Qu'est-ce que vous voulez gérer ? Il n'y a rien à gérer. Oui, non, mais prévenir de la violence, c'est aussi anticiper. C'est-à-dire que s'il y a des tensions à l'intérieur de l'école... L'enfant n'est pas à l'intérieur de l'école. Ah si, il est rentré à l'intérieur. Non, mais il n'est pas de l'école.
Visiblement, il n'est pas de l'école. Il y a un problème avec un élève à l'école. Donc si l'élève à l'intérieur de l'école a des problèmes, il faut qu'il puisse en parler à quelqu'un à l'intérieur de cette école. Vous comprenez de quoi je parle ? Dans le cas où le mec qui rentre, il a son couteau, il plante, excusez-moi, on peut faire tout ce qu'on veut, ça ne changera pas grand-chose.
Ce que vous proposez, c'est de mettre des signaux d'alerte, c'est ça ?
C'est surtout mettre des moyens humains sur le terrain et d'aller autour pour pouvoir anticiper et prévenir des dangers. On va faire le CNews Info, pardon. On fait le CNews Info et on reparle juste après. On a déjà 5 minutes de retard, ce qui est peu par rapport à d'habitude, presque. Le CNews Info, sommeil à la midi.
Après deux crises respiratoires sévères hier, le pape a dormi toute la nuit et continue à se reposer. C'est ce qu'indique ce matin le Vatican, après plus de deux semaines d'hospitalisation. Une hospitalisation pour une double pneumonie. Un mort et un blessé grave dans le Val-de-Marne, après une rixe à l'arme blanchière après-midi. Des faits qui ont eu lieu aux alentours de 17h40 au square de la Galerie à Vitry-sur-Seine. Et d'après les premiers éléments, l'auteur des faits a poignardé deux autres individus avant de prendre la fuite sur un scooter. Et puis six jours que le Japon lutte contre des feux dévastateurs. Le pire incendie de forêt en 50 ans continue de se propager à travers le pays.
Près de 4000 habitants durent être évacués et 2600 hectares sont déjà partis en fumée.
11h06 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Et justement on continue à parler de ce qui se passe dans les écoles avec cette question. Comment sanctionner les élèves ? Puisque la ville de Cannes tente de rétablir l'autorité dans les lycées et les collèges en cas d'indiscipline. Les collégiens et les lycéens pourraient être obligés de faire des travaux d'intérêt général. Alors c'est-à-dire par exemple aller nettoyer le trottoir. C'est les exemples qui sont donnés par la mairie. Aller par exemple nettoyer des espaces verts. Est-ce que c'est bien ou pas ? Est-ce que c'est suffisant ou pas ? Est-ce que c'est la bonne solution ? Le reportage, on en parle après.
C'est une mesure disciplinaire inédite. A partir de cette année, les collégiens et lycéens scolarisés à Cannes pourront être en cas d'indiscipline contraints de devoir faire des travaux d'intérêt général. Objectif, rendre la sanction scolaire plus dissuasive. Une exclusion pour certains, ça peut être des vacances aussi. J'étais exclu pendant une semaine, mais pendant une semaine je ne suis pas allé à l'école. Là l'objectif c'est pas celui-ci. L'objectif c'est d'ailleurs hors temps scolaire, c'est pendant les vacances, de proposer 20 heures de travail d'intérêt général pour la communauté.
Je pense que l'élève qui sera soumis à ce dispositif s'en souviendra, puis se souviendra aussi qu'il ne faut pas faire de bêtises. Des missions qui seront réalisées auprès des services municipaux. Propreté urbaine, médiathèque et espaces verts accueilleront les élèves indisciplinés. Une expérimentation d'un an minimum, saluée par les parents et les élèves cannois.
Je pense que c'est une bonne idée, ça permet de responsabiliser l'élève. Ça leur ferait rendre compte de leurs erreurs et ça leur remettrait à leur place je pense. Ça pourrait servir à la ville de Cannes du coup, avec les travaux qui vont être exécutés de façon, on va dire, pédagogique.
En cas de résultat positif, cette mesure pourrait être généralisée à l'ensemble des écoles françaises. Alors est-ce que c'est une bonne solution ou pas ? Maxime Repère, bonjour, vous êtes vice-président du syndicat national des lycées, collèges, écoles et supérieurs. Comment vous réagissez quand vous entendez ça ? Vous pensez que c'est une bonne solution de sanction ? Non, c'est une solution dans un contexte d'ultra-violence en milieu scolaire. Et pour moi, à première vue, c'est une solution qui va dans le bon sens, c'est-à-dire celle de responsabiliser les élèves,
mais aussi indirectement les parents, parce que oui, effectivement, il y a des sanctions qui existent au niveau des établissements,
conseils de discipline, avec des exclusions, exclusions avec sursis. On sait qu'une exclusion, ce n'est pas résoudre le problème, c'est le déplacer.
On sait aussi que les journées de colle ou d'exclusion, eh bien, peuvent être vécues parfois comme des vacances pour les élèves.
Ça ne les responsabilise pas et surtout, ça ne leur fait pas forcément prendre conscience de leurs actes. Donc là, en l'occurrence, ça va dans le bon sens. Ça va dans le bon sens, mais par exemple, après, si l'élève n'y va pas, s'il ne va pas faire ses travaux d'intérêt général, qu'est-ce qui va se passer ? En fait, là est toute la question, puisque là, on nous présente une idée. On n'a pas encore les modalités d'application de ce projet. Donc là, on est un petit peu dans le flou. L'intention, encore une fois, elle est bonne.
Reste à voir comment cela va être concrètement mis en place, y compris l'également parlant, puisqu'on parle de faire ses travaux d'intérêt généraux en dehors du temps scolaire. Donc il faut voir également ce qui va être mis en place pour que ce soit contraignant et surtout efficace pour l'élève en question. Mais voilà, beaucoup de questions. Nous espérons que des réponses seront apportées très prochainement, parce que l'objectif, c'est de mettre fin à cette indiscipline, c'est d'être fin, de mettre fin justement à cela. Merci beaucoup Maxime Ropère, vice-président du syndicat national des lycées, collèges et écoles supérieures. Merci d'avoir été en direct avec nous.
Julien Roudoul, c'est plutôt une bonne idée ça, ça va dans le bon sens. Oui, ça va dans le bon sens, mais malheureusement, je pense qu'il y a un gouffre entre la théorie et la pratique. Et c'est-à-dire que ces peines, même si effectivement il faut responsabiliser les élèves et que ça change des exclusions temporaires ou autres, je pense que ça restera du virtuel et que ça restera surtout totalement indolore. Parce qu'effectivement, comme vous l'avez dit, à partir du moment où l'élève va refuser de se rendre avec les agents municipaux pour nettoyer les trottoirs, balayer ou autre, qu'est-ce qui va se passer ? Ils ne seront pas exclus, ils ne seront pas sanctionnés.
Donc finalement, ils vont revenir en disant « Regarde, moi, je n'ai pas fait la peine qui m'a été donnée ». Moi, je pense qu'il y a qu'une seule question… Je vous dis un truc, parce qu'on s'était un peu pris la tête la semaine dernière avec Valérie Barnier-Ati, parce qu'il m'expliquait que les parents n'étaient pas responsables, et qu'il n'y avait pas de responsabilité chez les parents. Quand on est mineur, effectivement, les parents sont responsables de leurs enfants. C'est un fait, c'est dans le droit français, juridiquement.
Et donc, les parents, encore une fois, s'ils laissent faire, parce que si vous avez des enfants qui commettent des incivilités, des violences à l'école, à un moment donné, le premier procureur, c'est les parents. C'est les parents qui doivent sévir. Donc, moi, je pense que la meilleure des sanctions, c'est la suspension des allocations familiales, la suspension des aides sociales, voire la menace d'expulsion du logement social. Parce que c'est la seule mesure dispassive, c'est le portefeuille. Les parents, souvent, sont dépassés. Et ça, il faut le dire aussi. À un moment donné, il y a une réalité. On a aujourd'hui une jeunesse qui est hyper violente. Et malheureusement…
Mais pourquoi elle est hyper violente ? Et d'ailleurs, on le sait, parce qu'aujourd'hui, nous avons, nous, les policiers, qui vont souvent intervenir auprès des familles pour maîtriser des enfants hyper violents, parce que les parents sont dépassés. Pourquoi ils sont hyper violents ? Mais dépassés de quoi ? Attendez, attendez, attendez. Parce que vous, votre récit, c'est de toujours et encore précariser les familles qui sont déjà dans la pauvreté et qui sont déjà dans le besoin. Ça, c'est ça, le récit. On va arrêter ce débat. Non, non, non, c'est important. Ce débat est lunaire. Il n'est pas lunaire. L'insécurité n'a rien à voir, n'a aucun lien avec la pauvreté. Non, non, non, non.
N'a aucun lien avec la pauvreté. Quand vous voulez enlever des allocations familiales à une famille qui a peut-être 3, 4 enfants qui doivent aussi éduquer et accompagner, parce qu'il y a un enfant à l'intérieur de la famille qui est déviant et qui a des comportements un peu délinquants, parce que ça, c'est vos propos. Alors, on pénalise la famille entière. Mais vous savez que vous avez… Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. Vous avez une quantité de famille. Il y a d'autres mesures sociales. Vous avez une quantité de famille précaire. Je finis, s'il vous plaît. Qui éduquent parfaitement bien leurs enfants. S'il vous plaît. Il y a beaucoup de familles aussi à l'intérieur.
Les enfants sont aussi instables. Et on le sait aujourd'hui. Avec toutes ces drogues synthétiques qui grand-graignent notre société. À 12 ans, normalement, on ne prend pas de drogue. Bien sûr, à 12 ans, on en prend. Malheureusement, à 12, 13 ans, on prend de la drogue. Ce n'est pas la majorité qui a 12 ans prend de la drogue. Ou alors, c'est qu'on les a laissés seuls dans la rue. C'est qu'on les a pas éduqués non plus. Il y a beaucoup de familles qui se déplacent. Donc, les parents sont déficients. Excusez-moi, à 12 ans, quand on prend de la drogue, il y a un problème d'éducation. Il y a beaucoup d'enfants qui sont instables dans notre pays. Donc, c'est lié à la drogue.
Pour vous, c'est lié à la drogue. C'est aussi lié à la drogue. Parce qu'ils ont été mal éduqués, excusez-moi. Pas forcément. À 12 ans, quand vous prenez de la drogue, à 12 ans ? À 12 ans, c'est qu'on vous a laissés sans surveillance à 12 ans. Vous pensez vraiment qu'une famille et des parents veulent mal éduquer leurs enfants ? Non, ils ne veulent pas, mais des fois, ils ne s'en occupent pas. Moi, je ne crois pas. Non, mais ils ne s'en occupent pas. Ludovic Thoreau. Alors, je reviens sur les TIG qui existent depuis très longtemps. J'ai eu un principal et un provisoire avant de venir ici. Ça existe.
Un TIG, ça peut être donné directement son conseil de discipline en passant par une volonté du provisoire. Moi, je pense qu'il faut le faire. Alors, il faut conventionner avec la mairie ou avec une association. C'est comme ça que ça se passe. Mais je pense que peut-être qu'on pourrait commencer à les sanctionner sur des petits délits. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que des fois, mais pourquoi pas essayer ? Moi, je conventionne. Je vais me demander une convention avec les lycées et les collègues. Ce n'est pas suffisant. Mais ce n'est pas une question. C'est pas suffisant. C'est un outil. C'est un outil. C'est un outil. On parle toujours de TIG. Vous vous rappelez les TIG ?
Avec Bobini, j'ai conventionné. On ne m'a jamais envoyé aucun TIG. Jamais on m'a envoyé un TIG adulte dans ma mairie alors que j'ai conventionné. Là, je vais traiter directement avec l'éducation nationale. Et si vous voulez, je trouverai du travail à faire dans ma ville. Il n'y a aucun problème pour ça. Mais ça existe déjà. Ce n'est pas quelque chose de nouveau. Est-ce que vous êtes d'accord pour sanctionner les parents à un moment donné ? Mais écoutez, la problématique, c'est du cas par cas. Il y a des familles de 12 où tu en as un qui est complètement ouf. Et là, on parlait de... Il n'y a pas de psychiatre. Il n'y a pas de pédopsy. Il n'y a rien. Et ce n'est pas que la drogue.
Il y a aussi d'autres problèmes particuliers. Mais quand je disais par rapport aux écoles, on n'a plus rien à l'école pour déjà voir les mômes qui ne vont pas bien. Il n'y a plus de médecins. Il n'y a plus d'infirmières. Il n'y a plus rien. Dans ce pays, on parlait de manque de moyens. Il faut à un moment qu'on puisse s'alerter et que ça clignote. Ce n'est pas un problème de moyens. On n'a plus de clignotants. Ce n'est pas un problème de moyens. Le premier des clignotants, c'est les parents. Je suis d'accord avec vous. Le problème, c'est que les parents laissent leurs enfants être gérés par d'autres. Les médiateurs, ils comptent énormément sur la société pour tout faire.
Ce n'est pas à la société. Oui, parce que quand vous dites les parents, vous stigmatisez qui en fait ? Quand vous dites les parents, c'est une question que je pose. Votre question, elle est un peu orientée. Oui, oui, oui. Il pense que c'est vos propos qui sont orientés. Oui, mais voilà, je suis en train de faire ça. Mais c'est des parents déficients. C'est des parents déficients, encore une fois. Et ce n'est pas lié à la précarité. Ce n'est pas lié au quartier dans lequel on vit. C'est juste pour avoir une confirmation.
Alors moi, sur les tiges, les travaux d'intérêt généraux, je pense que c'est une bonne option. Et je vais vous dire pourquoi. Pour avoir suivi plusieurs conseils de discipline dans certains établissements scolaires, je sais souvent que les peines qui sont données, que ce soit les exclusions d'une journée, de deux journées, de trois journées, ne dérangent pas ce type de profil. C'est-à-dire que ce sont des gamins qui sont totalement en décrochage vis-à-vis du milieu scolaire. Et donc, vous les excluez un jour, deux jours, une semaine, ça ne change rien.
En revanche, les faire travailler sur un projet, les obliger à rentrer dans un cadre, les obliger à rencontrer des adultes qui vont leur imposer des règles et des cadres, c'est une option. Je ne dis pas, M. Audoul, que c'est forcément la solution dans sa globalité. Il y a plusieurs outils à mettre en œuvre. Vous pointez la responsabilité ou l'irresponsabilité de certains parents. Elle existe ? Elle existe, bien sûr qu'elle existe. Je vous invite à tous, ici, à venir assister dans les halls des juridictions pour enfants. Venez vous y rendre. Vous n'aurez pas le droit de rentrer dans les salles d'audience, mais vous pourrez y croiser des parents. Et vous y verrez deux types de parents.
Vous avez des parents qui laissent faire et qui ne s'occupent pas de leurs enfants, qui ont des fratries de 4, de 5, de 6 enfants et qui ne s'en occupent pas. Et vous verrez qu'à ces parents-là, on a alloué des éducateurs qui sont eux aussi dépassés. Et ça ne fonctionne pas. Et vous ne pouvez pas me dire l'inverse. Puis vous verrez qu'il y a des parents qui sont totalement dépassés avec une volonté d'éduquer les enfants et qu'ils n'y arrivent pas. Donc il y a un petit peu de tout. Il y a effectivement peut-être une piste à supprimer parfois de certaines allocations ou certaines aides.
Quand on constate et quand on pose le constat que dans cette famille, les parents ont totalement démissionné et ne s'occupe absolument pas de l'ensemble de la fratrie, pas de 1, pas de 2, pas de 3, de l'ensemble de la fratrie, laissant finalement à la charge de l'État français gérer les problèmes qui en découlent, les problèmes de drogue, les problèmes de violence, d'ultra-violence, de déscolarisation, de trafic en tout genre. Donc oui, je ne veux pas faire celle qui concilie tout le monde autour de cette table, mais il y a des solutions en fait qui doivent s'additionner. On ne peut pas plaquer un seul raisonnement sur cette situation-là.
Et je reviens tout à l'heure sur ce que je disais, bien sûr qu'il faut protéger nos écoles, monsieur, parce que nous on envoie nos gamins avec la peur au ventre quand c'est comme ça. Et je suis pragmatique, je suis très pragmatique et je vois bien évidemment à court terme. De quoi j'ai envie moi pour mes enfants ? J'ai envie qu'ils puissent continuer à suivre leurs cours tranquillement, qu'ils puissent aller jusqu'au bout de leurs études sans se soucier de savoir s'ils vont à un moment donné, eux ou leurs camarades, être plantés par un coup de couteau. Donc si la solution passe par plus de sécurisation des établissements scolaires, eh bien elle passe par cette solution-là.
Un mot rapide là-dessus et on relance. Aujourd'hui, tous les établissements scolaires sont sécurisés, lycées ou collèges, vous n'avez qu'à regarder, on l'a s'est déjà fait. Ce que je veux dire par là, on va sécuriser bien sûr, parce qu'aujourd'hui on doit sauver nos enfants.
Preuve en est que non.
Mais on doit sauver aussi tout le monde. Ce n'est pas que nos enfants. Les coups de couteau, c'est pour tout le monde aujourd'hui. Donc à un moment, on va sécuriser nos enfants qui sont mineurs, mais aujourd'hui, à chaque fois qu'on se voit ici, il y a eu un coup de couteau ici. Peut-être qu'on en parlera. Tous les jours, il y a des coups de couteau. Mais il faut sécuriser aussi la population en général. Alors, je reviens juste sur les tiges, je faisais in situ, c'est-à-dire dans l'établissement. Là, il va falloir faire... À l'extérieur. À l'extérieur. Oui, mais après, pour aller nettoyer les trottoirs et aller nettoyer les espaces verts, je trouve que ce n'est pas trop mal.
Envoyez-moi, je l'ai prend. Franchement, c'est pas mal. Un sujet qu'on n'avait pas prévu d'aborder, mais ça tombe à l'instant, puisqu'à l'instant, on apprend que dans le dossier de la mort de Naël, vous vous souvenez bien évidemment de la mort de ce garçon de 17 ans, le 27 juin 2023, l'adolescent de 17 ans, le parquet requiert à l'instant un procès pour meurtre contre le policier auteur du tir. Alors ça, ça peut être un peu surprenant. Je vous rappelle que l'adolescent de 17 ans avait été tué le 27 juin 2023 d'une balle par un policier qui contrôlait la voiture. Vous vous souvenez de cette image de la voiture qui avait démarré à ce moment-là en vitesse. Le policier avait fait feu.
Ce policier, qui se prénomme Florian, a été mis en examen pour meurtre. Il a été incarcéré pendant 5 mois avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Et donc, on apprend à l'instant qu'il va y avoir un procès. En tout cas, le parquet de Nanterre requiert un procès pour meurtre. Qu'est-ce que ça veut dire, Maître, précisément ?
Ça veut dire que pour l'instant, à l'issue de l'instruction qui a été menée par les magistrats, le parquet a considéré qu'au vu des éléments, il y avait suffisamment d'éléments pour renvoyer la personne devant une juridiction de jugement. Et c'est la position du parquet, ce n'est pas la position définitive du magistrat d'instruction qui prendra, lui, son ordonnance de renvoi devant une juridiction criminelle ou pas.
Donc, ça veut dire qu'il risque d'y avoir un procès ?
Il risque d'y avoir un procès. Et ça veut dire aussi que le parquet a considéré le parquet de Paris, si je ne me trompe pas. C'est ça ?
C'est le parquet de Nanterre, je crois.
Le parquet de Nanterre, qui a considéré qu'il y avait suffisamment d'éléments pour qu'une juridiction ait à statuer sur la culpabilité ou non de ce policier. On verra un petit peu la position du juge d'instruction. Il y a des recours qui sont possibles de part et d'autre. Donc, on verra quelle sera la solution finale. Mais, même si cette décision me surprend un peu, mais je ne connais pas le fond du dossier, je sais surtout que c'est aussi la possibilité qui est offerte pour ce policier de venir s'expliquer devant une juridiction et de venir donner sa version des faits et que tout cela soit débattu contradictoirement dans une autre chose.
On revoit les images, pendant que vous parlez. On revoit les images, bien évidemment, de ce qui s'est passé ce jour-là. Mais est-ce que ça veut dire que le parquet considère que c'est volontaire ?
A priori, sur le chef indiqué, meurtre.
Meurtre, ça veut dire que le parquet... Non, non, mais c'est pour expliquer aux gens...
Oui, oui, sinon, ça serait homicide à volontaire.
Voilà. Si, à partir du moment où on considère que c'est meurtre, ça veut dire que le parquet considère...
Qui a une intention homicide.
Qui a une intention de tuer. Ce qui est lourd, quand même.
Ce qui est lourd.
Qu'est-ce qu'il risque ?
Écoutez, là, je ne sais pas les circonstances, mais une peine de 20 ans à minima.
Julien Audoul, comment vous réagissez face à cette information qui nous est parvenue il y a quelques secondes à peine ? Je suis assez scandalisé, mais je tiens à dire que, avant la tenue de ce procès, que ce policier a déjà été condamné. Il a été condamné par l'opinion publique. Il a été condamné par certains médias. Il a été même condamné par le président de la République le soir même des événements, avant l'enquête. Avant l'enquête. C'est-à-dire qu'on a traîné, on a jeté cet homme, ce fonctionnaire de police, ce serviteur de la République, on l'a traîné dans la boue, on l'a détruit sa vie, sa carrière, on l'a, encore une fois, stigmatisé, alors qu'il n'y a pas eu de procès.
Alors qu'il n'y a pas eu de procès. Donc moi, j'attends, je vais terminer. Le délin qu'en a elle, le délin qu'en a elle. Non, non, on va le délin qu'en a elle. Et encore, on va être très clair. Vous respectez même pas la mort d'un enfant. Vous respectez même pas la mort d'un enfant. Vous permettez que je dise une phrase, au lieu de me couper, sur un sujet comme ça ? C'est incroyable, bien sûr, c'est un sujet très important. Laissez-moi parler. Sur un sujet comme ça, je pense qu'il faut être un peu raisonnable. D'une part, la mort d'un enfant de 17 ans, d'un jeune de 17 ans, c'est toujours un drame.
Après, ce qui s'est passé, les causes, les conséquences qu'il y a eu, encore une fois, je le dis, moi, me choque, parce que derrière ce policier, c'est toute la police qu'on traîne dans la boue. C'est toute la police. Si, c'est toute la police qu'on empêche d'agir. C'est pas vrai. Et le but de certains magistrats, malheureusement, c'est de museler et d'empêcher d'agir nos policiers qui sont là pour notre... Non, mais la question, c'est que c'est un procès pour meurtre. Oui, il l'a tué. Oui, il l'a tué, mais meurtre, c'est pas pareil qu'au missile involontaire, par exemple. Oui, je comprends. Vous voyez, là, dire que c'est pour meurtre, c'est sérieux.
On se rappelle qu'il y a eu des émeutes, d'ailleurs, il y a eu plusieurs semaines. Évidemment. Non, mais je confie en ce que vous l'avez dit. Non, je dis évidemment qu'il y a eu des émeutes, donc c'est un sujet qui est sensible. Qui n'étaient pas liées à Naël, d'ailleurs, les émeutes. Non, certains ne savaient même pas pourquoi... C'était de la dévastation pure et simple. Pourquoi vous êtes révolté, Julien Audoul ? Mais je suis révolté parce que le signal qui est renvoyé... Encore une fois, moi, comme vous l'avez dit, je souhaite que ce policier puisse s'expliquer. C'est très important.
Et que ce soit la justice qui détermine ce qui s'est passé, et non pas les médias, les associations de quartier... Là, c'est la justice, hein ? Oui, oui, mais très bien. Mais ce que je veux dire, là où je suis choqué, c'est le signal qui est renvoyé pour tous les policiers de France, notamment pour ces refus d'obtempérer qui sont des mises en insécurité de la vie d'autrui. Un individu pour un refus d'obtempérer. Il n'y a pas de mise à mort. On rappelle quand même... Juste attendez, je voudrais juste rappeler quelque chose, parce qu'on a beaucoup traité ce sujet-ci, et je l'ai bien en tête, c'est qu'en fait, ils l'ont pris en chasse.
À un moment donné, bien avant cette image que l'on voit, ils l'ont pris en chasse. Il a évité de justesse, parce qu'il a fui, il a évité de justesse certaines personnes qui étaient sur le trottoir ou qui étaient en train de traverser. Donc il a mis en danger la vie des gens. Je ne dis pas que ça ne justifie pas le fait qu'ils soient morts, bien évidemment. Mais en tout cas, il a mis en danger des gens. Les policiers ont finalement réussi, les gendarmes ont finalement réussi, les policiers ont finalement réussi à l'arrêter. Et à ce moment-là, c'est vrai qu'il y a eu... Alors, on ne sait pas trop ce qu'il y a eu. C'est à la justice de déterminer ce qui s'est passé.
Quand on voit cette image, on ne sait pas trop ce qui se dit et ce qui se passe. Mais voilà, il ne s'est pas passé juste ça. Il y a eu des choses avant, et c'est quelqu'un qui avait un casier judiciaire en plus. D'accord. Et c'est important de vous rappeler. Ça renvoie à la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, que nous nous demandons... Mais légitime défense à quoi ? Que nous nous demandons... Légitime défense à quoi ? Parce que dans ce cas-là... Dans ce cas-là... Excusez-moi. Dans ce cas-là... Il était armé, le jeune ? Dans ce cas-là. Oui, il avait un véhicule. Oui, il avait un véhicule. D'accord. Il est en face.
Et dans un refus d'obtempérer, une voiture est une arme. Vous n'êtes pas juge. Et vous pouvez tuer avec une voiture. Donc moi, ce que je dis, et ce que nous demandons, c'est entre un fonctionnaire de police qui fait son travail, et encore une fois, il peut y avoir des erreurs. Mais ça, c'est la justice de le dire. Et un délinquant qui roulait sans permis, il faut le rappeler, et qui a mis en insécurité son environnement, je pense que celui qui devrait s'expliquer... Il n'est pas mis à mort. Vous voyez ? La peine de mort en France, elle est abolie depuis très longtemps. Donc à un moment donné, il faut arrêter ça, c'est bêtise.
Vous avez quantité de policiers de gendarme qui sont mis à mort par des délinquants qui refusent de s'arrêter. Et ça, c'est insupportable. Et vous, vous prenez toujours le parti des délinquants. Je suis avec la police d'autres pays. Vous êtes l'avocat des racailles ici, c'est insupportable. Du tout, du tout. C'est insupportable, je vous le dis. C'est bien marrant que vous parlez de délinquants. Les policiers, vous n'en parlez jamais. Vous n'avez rien à faire des policiers. Vous avez pris des policiers pour le fait de dire autrement de fonds publics européens. C'est marrant que vous parlez de délinquants, vous. C'est marrant que vous parlez de délinquants, vous.
C'est marrant que vous parlez de délinquants, vous. Vous ne savez pas de quoi vous parlez ? Alors, mélangeons pas tout. Mélangeons pas tout le sujet. Ludovic Thoreau. C'est un très, très mauvais message. Je vous rappelle que certains partis politiques parlent de la police tue. Donc, leur donner une certaine à ces gens-là qui se disent « Mais Adrien, la police nous défend. » Je ne suis pas juge, mais j'ai vu un peu ce qui s'est passé. Le gars, ce n'est pas un ange. Il a voulu démarrer. Mais là, dire que le policier a voulu tuer cette personne, ce délinquant, alors que tous les jours, on voit des coups de Kalachnikov, des coups de couteau, on est en train d'inverser les roules, là, peut-être.
Je comprends que la justice doit faire son travail. Mais là, quelque part, le chef d'inculpation, il est un peu lourd. Il est un peu lourd. Et comme message, c'est la justice, moi. Alors, première action de LFI, puisque vous en parliez à l'instant. Thomas Porte, à l'instant, de LFI, qui tweet « Le parquet de Nanterre requiert un procès pour meurtre contre le policier auteur du tir qui a tué Naël. Pour la mémoire de Naël et pour toutes les victimes de violences policières, c'est une décision importante. Nous n'oublierons pas toutes celles et ceux qui ont traîné Naël et sa famille dans la boue, justifiant sa mise à mort, sa mise à mort, par un policier. C'est la mise à mort par un policier.
On rappelle que la justice, c'est toujours pas prononcé. D'ailleurs, on sait même pas si ce procès aura lieu. C'est juste une demande du parquet. On le rappelle dans la procédure judiciaire. Donc, on sait pas si le procès aura lieu. Mais Thomas Porte parle, comme vous, un peu. Excusez-moi. C'est un peu le même discours que vous, Valérie Barnier. On est d'accord aussi quand même. Thomas Porte parle de mise à mort par un policier. Vous vous rendez compte ? Il y a quand même des violences policières dans notre pays. Non, c'est faux. On est d'accord quand même. C'est faux. C'est faux. On est d'accord quand même. Non, non, c'est faux. On n'est pas d'accord.
Il n'y a pas de concept de violences policières. Vous avez des violences de racailles. Il n'y a pas de violences policières dans notre pays. Non, non. Il peut y avoir des erreurs. Il peut y avoir des bavures de certains policiers, comme tout fonctionnaire qui sommeille des erreurs. Il n'y a pas de système de violences policières. Mais en même temps, en même temps. Moi, je suis totalement avec cette police républicaine qui fait très très bien son travail sur notre territoire. Mais cette police... Il y a certains policiers qui dérapent. Mais ça, on est d'accord. Il n'y a pas des violences policières. Les violences policières, ça institutionnalise le fait qu'il y a des violences policières.
Il y a certains policiers qui dérapent. Mais est-ce que vous êtes d'accord avec Thomas Porte, quand il parle de... Nous n'oublierons pas toutes seules et tous ceux qui ont traîné Naël et sa famille d'un bout, justifiant la mise à mort par un policier ? Est-ce que c'est une mise à mort par un policier ? Moi, je dis tout simplement que le policier, à ce moment-là, n'a pas eu le contrôle et la maîtrise de, justement, sa fonction. Oui, mais ça, c'est différent. Là, tout à coup, on est sur un homicide involontaire. C'est très différent. On est sur un homicide involontaire. Là, on parle d'un procès pour meurtre. C'est pas tout à fait pareil.
Homicide involontaire, pourquoi pas ça peut se justifier ? Lorsque vous mettez une arme sur un pare-brise et qu'à un moment donné, vous tirez, il a tiré le policier quand même. Oui, il a tiré. Il a tiré, on est d'accord. Oui, mais vous tuez l'enfant. L'autre allait l'écraser. Vous tuez l'autre. L'autre allait l'écraser. C'est pas l'enfant. C'est la justice, ça, qui le dirait. Oui, et bien, voilà. La justice qui tira. L'une victoire. Là, on l'a vu sur le pare-brise. Là, on l'a vu sur le pare-brise. Écoutez, je viens de vous dire que ça va être pris par un parti politique. C'est du carburant pour les antiflics. C'est du carburant pour l'extrême-gauche.
Excusez-moi, la police fait très bien son métier. Les gendarmes et la police municipales. Arrêtons de sortir des généralités, comme dans tous les métiers, il peut y avoir un ou deux. Mais de grande majorité, respect à nos policiers. Parce que dès que vous serez en difficulté, qui sait que vous allez appeler ? C'est la police pour vous défendre. Moi, je suis complètement d'accord avec vous. Il faut respecter notre police, mais quand elle fait très bien son travail. Elle le fait très bien. Elle le fait très bien. Elle le fait très bien. Et comme partout, dans toutes les sociétés du monde, il y a des déviances. Et vous le savez très bien.
Mais vous en avez chez les médecins, vous en avez chez les journalistes, vous en avez partout. Je ne globalise pas la police française. Bien au contraire. Et heureusement qu'elle est là. Vous comprenez ? Parce que comme je le dis si bien, quand vous êtes en difficulté, quand vous êtes agressé dans la rue, vous êtes bien content de retrouver ces mêmes policiers qui vous aident. On est d'accord. Mais par contre, Ne parlez pas de violences policières, alors. Ne parlez pas de violences policières. Mais vous l'avez... De quoi on parle quand la police vient ? Vous venez de le dire. Non, mais de quoi on parle alors ? Expliquez-moi. Vous venez juste... C'est des personnes qui dévient.
C'est ça qu'on dit ? Mais vous avez des fonctionnaires qui perdent leur nerf. Vous avez des fonctionnaires qui sont moins bien formés. Et dans toutes les professions, vous avez des gens, à un moment donné, qui commettent des bavures. Ça arrive. Mais ne généralisez pas avec les termes de violences policières. Ce qui est un terme de l'extrême-gauche pour désarmer la police avec des catificatifs honteux. Moi, ce que j'ai du mal avec ce que vous dites, c'est que quand vous parlez de bavures, derrière les bavures, qu'est-ce qui se passe ? Il y a des sanctions. Non. La police est le corps de l'État qui est le plus contrôlé. Non, non. Qui est le plus contrôlé de France.
Parfois, c'est des individus qui perdent leur vie. Vous voyez ? Et qui perdent leur dignité. Vous voyez ? Et donc, à un moment donné, ils souffrent. Mais vous avez des fonctionnaires qui sont sanctionnés. Maître Wachim, là-dessus, sur ce débat qu'on a, c'est vrai que le message qui est envoyé, il est terrible. Honnêtement, procès pour meurtre requis contre ce policier dans cette affaire, c'est un message terrible qui est envoyé.
C'est un message terrible qui est envoyé. Là-dessus, on est tous, je pense, à peu près d'accord. Et on n'a personne envie que ce soit récupéré par la police.
Trop tard, c'est déjà fait.
Maintenant, c'est toute la gestion de ce dossier qui est redoutable. Tout ce qui s'est passé autour de ce dossier qui est absolument critiquable. Finalement, tout cet emballement autour de cette affaire pour, in fine, requérir le renvoi devant une juridiction de jugement pour une prévention de meurtre. C'est ça qui est terrible. On aurait aimé que ce soit géré différemment. On aurait aimé que ce soit désamorcé. On aurait aimé que ça se passe normalement sans qu'on ait tout cet emballement que vos propos, monsieur, je suis désolée, mais nourrissent aussi. Pas du tout. Si, parce que vous êtes dans l'excès et vous êtes dans quelque chose d'excès. Je ne suis pas pragmatique. Pas du tout.
Non, vous n'êtes pas pragmatique sur ce propos-là et sur la manière dont vous évoquez les faits. Je ne comprends pas. Pourquoi vous dites ça ? Et en fait, parce que Thomas Porte l'a résumé. Mais pourquoi vous avez raison et moi, tort ? Non, non, non. Je n'ai pas dit que j'avais raison. La pensée unique, là. Je n'ai pas dit que j'avais raison. Je n'ai pas dit que vous aviez tort. Je vous ai simplement expliqué que si dans cette affaire vous vous intéressiez véritablement au sort de ce jeune homme de 17 ans. Mais encore une fois, ce n'est pas un enfant qui est un jeune homme de 17 ans.
Ah, j'ai du mal avec ça.
Si on s'était véritablement intéressé à son sort. La bien-pensance. Et si on avait fait
les choses... Non, mais parce que madame aurait raison et moi j'aurais tort puisque elle me... Je ne vous ai pas dit. C'est un débat. Je vous ai dit simplement que
à être dans l'excès, en fait, à être dans l'excès, comme vous l'avez été et comme l'ont été les soutiens de la famille de Naël pendant tout ce temps-là, vous avez décrédibilisé le débat. Non, moi je ne suis pas dans l'excès. Aujourd'hui, vous avez un parquet qui a décidé de poursuivre sur ce chef d'inculpation-là. Et finalement, regardez, avec la récupération politique que M. Thon a porté... Et donc les juges aussi sont dans l'excès ? Immédiatement. Et en évoquant immédiatement la mise à mort, on décrédibilise complètement ce qui est en train d'arriver. Donc finalement, on va avoir un procès... Le parquet est dans l'excès alors ? C'est ce que vous êtes en train de dire ?
Non, le parquet n'est pas dans l'excès. C'est pas ce que je suis en train de vous dire. Je vous dis que la décision du parquet...
Le parquet demande. Le parquet ne fait que... Le parquet, c'est une demande. Avec des éléments, M. Moran. Exactement. D'accord. Il ne peut pas demander que ce monsieur revienne devant cette juridiction sans qu'il y ait des éléments à charge, en tout cas. Quoi qu'on en dise. C'est la position du parquet. C'est la position du parquet. Donc vous êtes en train de dire aussi par vos mots indirectement que...
Non, je le dis très directement. Donc le parquet est aussi dans l'excès. Je vous l'ai dit au début de mon... Puisque je le suis. Non, non, non, non. Il y a une différence, et croyez-moi, je vous le dis, après vous en faites ce que vous voulez.
Oui, bien sûr.
Il y a une différence entre soutenir une position et l'expliquer clairement, de manière carrée, de manière objective, de manière saine et de manière apaisée, et venir jeter de l'huile sur le feu lorsque M. Thomas Porte parle de mise à mort. Il vient remettre une pièce en jukebox, au lieu de se féliciter et de savoir que peut-être il y aura un procès et que finalement, peut-être, la vérité finira par émerger dans ce dossier, qu'elle soit d'un côté comme dans l'autre, immédiatement, c'est récupéré. Et vous, au lieu de vous insurger contre cela, vous êtes en train de le soutenir. C'est ça que je vous dis. Et donc, vous soutenez les propos... Parlez de mise à mort. Vous parlez de mise à mort.
J'ai soutenu Thomas Porte à aucun moment. J'essaye de vous expliquer. Non, parce que j'avais pas de ce mot. On va y revenir dans un instant sur cette information sur la mort de Naël, le parquet d'Enterre qui requiert un procès pour meurtre contre le policier auteur du tir. Je vous rappelle que cet adolescent de 17 ans avait été tué le 27 juin 2023. Il y avait eu un grand enjeu politique autour de cela. Il y avait eu des propos des Insoumis qui n'arrêtaient pas de dire que la police tue et visiblement, c'est ce qui est en train de ressortir sur les premières réactions des Insoumis qu'on a depuis quelques instants. On va y revenir dans un instant.
On va revoir également les enjeux politiques concernant ce dossier parce qu'il y a de vrais enjeux politiques. Aujourd'hui, on est sorti du fait divers, même si c'est un drame, ça a été un fait divers pour aller sur des enjeux politiques. On reparle de tout ça dans un instant. On fait la pluie, le CNews Info, et on y revient juste après sur cette info de dernière minute. A tout de suite en direct.
E202, tu crois que c'est ça qui est en aimable ?
On ne devrait pas
se poser de questions sur ce que l'on mange.
Si les savoureuses soupes Yébik se dégustent les yeux fermés, c'est parce qu'elles sont sans additifs, sans conservateurs et cuisiner en France avec 100% d'ingrédients naturels. Yébik, découvrez le goût de la confiance.
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En ce temps, avec vos invités Jean-Marc, le parquet de Nanterre requiert un procès pour meurtre contre le policier qui a tiré sur Naël le 27 juin 2023. Un décès qui, souvenez-vous, a été à l'origine de plusieurs nuits d'émeute à travers toute la France. Bruxelles vont mobiliser près de 800 milliards d'euros pour la défense européenne. Déclaration d'Ursula van der Leyen lors de la présentation de son plan pour réarmer l'Europe et fournir une aide immédiate à l'Ukraine. Une annonce qui survient au lendemain de la suspension de l'aide américaine à Kiev. Et puis, le bilan s'alourdit à la Réunion à un cinquième corps retrouvé sur Saint-Paul au niveau du bassin vital dans une ravine.
Selon les autorités, il pourrait s'agir d'un homme porté disparu depuis vendredi dernier durant l'alerte rouge déclenchée par le passage du cyclone Garance.
11h36 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On revient donc sur cette information qu'on a appris il y a une dizaine de minutes et ça concerne l'affaire Naël dont on avait beaucoup parlé. Le parquet de Nanterre a donc requis un procès pour meurtre contre le policier. Auteur du tir ayant causé la mort de Naël, c'était le 27 juin 2023 à Nanterre. Naël, 17 ans, qui a été tuée d'une balle par ce policier qui contrôlait la voiture. Vous vous souvenez de cette image que vous revoyez de cette voiture jaune qui a soudain redémarré et qui s'est ensuite encastrée dans un bloc de béton. L'auteur du coup de feu, ce policier qui s'appelle Florian a été mis en examen pour meurtre.
Il a été incarcéré pendant cinq mois avant d'être ensuite remis en liberté sous contrôle judiciaire. Un drame qui avait entraîné des émeutes à travers toute la France, des émeutes pendant plusieurs nuits et puis surtout qui avait entraîné une récupération politique et cette décision va forcément entraîner beaucoup de réactions politiques. On a vu les premières avec Thomas Porte il y a un instant. On est avec Thomas Bonnet, journaliste politique à AC News. Bonjour Thomas. Je le disais, les enjeux politiques sont importants. On se souvient de la police tu, cette phrase prononcée par les insoumis et forcément cette demande du parquet va relancer cette polémique autour du rôle de la police.
Oui bien sûr et vous avez cité la réaction de Thomas Porte qui est à ma connaissance l'un des premiers responsables politiques à avoir réagi publiquement. On imagine qu'il sera suivi par d'autres élus de la France insoumise parce qu'au moment de la mort d'Onaëlle déjà ils avaient utilisé cette histoire à des fins politiques. Alors je ne vais pas rappeler toutes les outrances qui avaient été celles de la France insoumise. on va simplement rappeler que lors des émeutes qui avaient suivi la mort du jeune homme eh bien il y avait eu des appels à continuer les manifestations.
En clair les insoumis ne voulaient pas appeler au calme notamment ils ont toujours refusé d'appeler au calme alors que la France était touchée par des nuits d'émeutes. On verra quelle sera cette fois leur ligne politique sur cette annonce de la part du parquet mais finalement vous savez ce sujet dépasse celui de la France insoumise.
On a aussi tous en mémoire les propos d'Emmanuel Macron quelques heures seulement après les faits les deux mots qu'il avait employés inexcusables inqualifiables c'est un peu comme s'il avait fait le procès avant le procès déjà le président de la République ça lui avait été beaucoup reproché et puis sans doute l'un des débats politiques qui va émaner de cette décision de ce procès pour meurtre qui arrive c'est la question de la présomption de légitime défense c'est une mesure qui est prônée par des responsables politiques notamment à droite sans doute le débat va ressurgir parce que c'est évidemment de ça dont il s'agit dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui.
Effectivement et c'est vrai que les enjeux sont importants et c'est vrai que la décision du parquet de faire cette demande pour meurtre parce qu'on ne parle pas d'homicide involontaire comme on l'a expliqué tout à l'heure on parle de meurtre donc ça veut dire avec l'intention de tuer finalement c'est quelque chose qui va plutôt dans le sens du discours des insoumis jusque là.
Je ne suis pas un expert en droit mais je crois savoir que la justice doit être hermétique aux pressions politiques aux pressions médiatiques on imagine qu'ils vont motiver cette décision mais forcément ça va relancer le débat autour de la façon avec laquelle les policiers peuvent faire usage de leur arme à feu on reçoit vous recevez Jean-Marc beaucoup de policiers sur vos plateaux ils vous expliquent la difficulté aujourd'hui d'exercer leur profession l'ultra violence à laquelle ils doivent faire face sans parler même des refus d'obtempérer on a énormément d'exemples malheureusement de refus d'obtempérer où des policiers sont blessés voire pire et on nous dit aussi les policiers nous disent qu'ils réfléchissent à deux voire trois fois avant de sortir leur arme évidemment un procès comme celui-là ne va pas aider justement à exercer dans la plus grande tranquillité leur profession alors après dire que ça donne raison aux insoumis je ne sais pas on verra d'abord quel sera le verdict qui sera prononcé en tout cas c'est sûr que ça va relancer un débat politique autour des policiers autour de l'udage des armes à feu merci beaucoup Thomas on sera avec un policier d'ailleurs dans un instant pour agir en direct on sera avec Axel Ronde dans un instant porte-parole du syndicat CFTC Police qui va réagir à ses propos Maître Muriel Wagnin-Melki juste sur le plan juridique purement juridique c'est important de nous rappeler qu'est-ce que ça veut dire un procès pour meurtre ça veut dire clairement qu'il y avait intention de tuer chez ce policier
parce qu'il y a l'usage d'une arme létale face à quelqu'un qui vraisemblablement n'en a pas alors effectivement il conduit un véhicule et avec ce véhicule ça peut devenir une arme par destination et c'est vrai ça rejoint un petit peu ce qu'on évoquait tout à l'heure qu'est-ce qui serait passé si les policiers ne l'avaient pas arrêté est-ce qu'il aurait percuté quelqu'un est-ce qu'il aurait écrasé une personne quelle était sa volonté donc tout ça va être décortiqué si ce dossier est renvoyé devant une juridiction de jugement par la juridiction de jugement qui aura à comprendre en fait ce qui s'est passé ce jour-là ce que le policier a pu avoir en tête au moment où il s'est servi de son arme quel était son souhait et qu'elle était aussi ses autres options est-ce qu'il avait une autre possibilité que celle de tirer c'est aussi l'un des éléments qui est soumis à l'approbation des magistrats pour savoir s'il y a un autre choix et notamment dans le cas de la légitime défense si tenté que les magistrats s'orientent vers la légitime défense ils s'interrogeront là-dessus est-ce qu'il y avait une autre possibilité
pour l'arrêter ? parce qu'à l'instant il y a la réaction de la maire de Naël la maire de Naël qui s'appelle Mounia Merzou qui se dit soulagée par l'annonce des réquisitions par la voix de son avocat déclaration qui a été faite à l'AFP son avocat dit alors vous allez réagir là-dessus il dit il n'y avait pas d'autres qualifications envisageables dans cette affaire le geste est volontaire et l'intention de tuer évidente est-ce qu'il a raison maître je suis certaine
que l'intention soit évidente que l'intention de tuer soit évidente après est-ce qu'il y avait d'autres qualifications c'est compliqué c'est compliqué procéduralement techniquement judiciairement c'est compliqué au missile involontaire
c'était pas possible par exemple ?
à partir du moment où vous utilisez une arme à feu avec une si petite distance et que vous tirez sur la personne ça va être un vrai débat et donc pour avoir ce débat là il faut une qualification qui soit plus large la plus large possible donc c'est cette qualification que le parquet a retenue pour que les débats puissent être les plus larges possibles après on verra bien comment se positionnera le juge d'instruction et on verra bien si des magistrats sont saisis à la fin de ce dossier là comment est-ce que les débats vont permettre de comprendre véritablement ce qui s'est passé et de qualifier procéduralement de manière la plus exacte possible les faits qui ont été perpétrés ce jour là
nouvelle réaction directe sur ces news celle de Axel Ronde porte-parole du syndicat CFTC Police bonjour merci beaucoup d'être en direct avec nous est-ce que c'est un choc pour vous ces réquisitions du parquet bonjour Jean-Marc oui c'est un choc bien évidemment parce que en tous les cas ça nous paraît un peu incompréhensible on a une loi c'est la loi de la sécurité intérieure qui prévoit et qui réglemente l'usage de nos armes sur le L435-1 qui est prévu que lorsqu'on ne peut immobiliser autrement que par l'usage des armes des véhicules et autres moyens de transport dont les conducteurs n'en perdent pas à l'ordre d'arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpétuer dans leur fuite des intintes à leur vie ou à celle d'autrui on a bien vu que cet individu était extrêmement déterminé puisqu'il roulait très vite à plus de 100 km heure il y a eu des expertises qui l'ont démontré des personnes qui ont failli être blessées ou tuées et là on envoie un policier à l'abattoir finalement donc nous on demande policier à notre ministre de l'Intérieur des éclaircissements sur cette loi de la sécurité intérieure et sur l'utilisation de nos armes est-ce que nous pouvons les utiliser dans ces situations-là ou pas ça devient extrêmement compliqué pour nous alors même qu'il y a de la délinquance une explosion des violences chaque jour dans notre pays des utilisations d'armes de guerre dans notre pays par des délinquants et nous policiers nous sommes empêchés de maintenir l'ordre avec nos armes alors il va falloir réellement se poser les bonnes questions est-ce que les policiers sont en insécurité quand ils utilisent leurs armes à feu pour faire respecter l'ordre public dans notre pays il va falloir vraiment se pencher sur cela parce que nous ne pouvons pas travailler en insécurité vous imaginez bien que finir en prison alors qu'on est en train d'utiliser nos armes à face à un individu qui ne tempère pas qui est prévu dans la loi de la sécurité intérieure et on nous dit que finalement ça n'est pas possible alors qu'est-ce qu'on doit faire donc nous policiers on ne peut pas travailler comme cela on a besoin d'un cadre légal clair net et précis aujourd'hui ce n'est pas le cas donc il va falloir qu'on nous réponde à nos interrogations au plus vite parce que ce n'est pas possible de continuer dans des circonstances comme cela vous imaginez bien et on l'entend de plus en plus ces policiers qui n'osent pas sortir leur arme alors qu'ils en ont besoin souvent pour se défendre ils n'osent pas sortir leur arme de peur des suites et vous le disiez de peur d'un procès de peur de se retrouver en prison alors qu'en général quand un policier sort une arme c'est parce qu'il estime qu'il y a un danger c'est parce qu'il veut se défendre je voudrais également votre réaction à ce qu'a tweeté Thomas Porte de la France Insoumise quand il dit nous n'oublierons pas toutes celles et ceux qui ont traîné Naël et sa famille dans la boue justifiant sa mise à mort par un policier sa mise à mort par un policier comment vous vous réagissez quand vous lisez des tweets comme cela c'est tout simplement idiot et encore une fois c'est de la base politique on essaie de récupérer un drame pour en faire de la politique non enfin c'est encore une fois c'est de la foutaise et nous on est voilà il ne faut même plus donner de crédit à ces personnes puisque de toute façon ils ne cherchent que leur haine anti-police et attiser cette haine dans certains quartiers et nous mettent en difficulté en permanence mais vraiment je tiens à insister sur le fait que ce n'est pas possible pour nous policiers de vivre et de travailler dans cette insécurité nous demandons une présomption de légitime défense nous demandons de pouvoir avoir des textes clairs et précis dans l'utilisation de la force dans notre pays ça commence à se faire enfin ça suffit qu'on nous traite comme cela alors même que nous sommes dans une situation explosive dans notre pays il y a 40 policiers qui sont blessés chaque jour dans notre pays il y a un refus d'obtempérer toutes les 20 minutes dans notre pays il y a des blessés et des morts dans notre pays comme si on fait comme si tout allait bien ce n'est pas possible les policiers on en ras le bol on en a absolument marre de cette situation il va falloir réellement que le pouvoir politique réagisse fermement parce que c'est en train d'exploser partout alors maintenant s'ils veulent des policiers qui ne sortent plus leur arme et qui restent finalement qui détournent le regard quand il y a des problèmes et bien on va y arriver on va y arriver et c'est bien dommage parce que nous on est pleinement si vous voulez on a cette envie de maintenir la paix et la sécurité dans notre pays mais pas à n'importe quel prix vous imaginez meurtre on nous accuse de meurtrier alors qu'on fait notre travail mais ça devient n'importe quoi colère qu'on entend en direct sur CNews colère d'Axel Ronde porte-parole du syndicat CFTC Police merci beaucoup d'avoir été en direct avec nous pour réagir autre réaction de cette députée Europe Écologie des Verts de Hauts-de-Seine Sabrina Sebailly qui tweet et qui dit c'est une décision importante pour toutes les victimes de violences policières et un pas nécessaire vers la vérité et la justice toutes les victimes de violences policières Ludovic Thoreau c'est presque à vomir j'en ai assez il y a 15 000 policiers qui sont blessés chaque année 9 qui sont morts ce qu'a dit ce policier il a tout dit c'est à dire qu'ils auront des armes mais ils n'auront pas le droit à s'en défendre seulement quand ils sont morts non mais attendez excusez-moi c'est eux qui qu'est-ce qui fait la loi est-ce que c'est le gangster ou c'est le policier de l'extrême gauche c'est la victoire idéologique mais oui mais à un moment c'est le désarmement de la police la vie des policiers est catastrophique aujourd'hui il le disait il y a des kalachnikov il y a des armes et nous on serait là en train de réfléchir si éventuellement vous l'avez dit mettre une voiture ça peut être une arme aussi fatale et on a bien vu que sur les trucs il avait accéléré donc voilà moi je ne suis pas là pour le protéger mais à un moment calmons-nous et vous le disiez quand Emmanuel Macron a fait de la politique en sortant le soir aujourd'hui la LFI le reprend donc un peu de respect pour ce mort et je dirais au parti politique taisez-vous Valérie Barni puisque vous êtes la voix dissonante sur ce plateau oui mais parlons surtout des faits moi j'ai envie de dire que lorsque j'entends ce policier moi je suis comme encore une fois de plus je le dirais avec beaucoup de puissance je suis de tout coeur et avec notre police républicaine quand elle fait son travail vous voyez quand elle nous protège quand elle nous sécurise parce que c'est de servir républicaine et il y a une police qui n'est pas républicaine mais on est en république française donc la police elle est forcément républicaine pourquoi vous précisez républicaine parce que je le précise c'est mes mots mais pourquoi c'est intéressant écoutez donc pour vous il y a une police parallèle qui n'est pas républicaine c'est ça le cas en tout cas il y a une police dans notre pays aujourd'hui qui elle fait sa loi vous voyez et ça on le sait pardon bien sûr on le sait il y a des policiers vous parlez de la France il y a des policiers qui ont été il y a des policiers qui n'ont pas été non mais il y a certains c'est grave il y a des gens qui dérapent partout non mais là oui mais c'est une espèce de généralisation dans vos propos c'est ça qui me gêne excusez moi d'insulter nos policiers qui prennent des risques tous les jours et moi ce que je suis en train de dire c'est que on ne peut pas tuer les policiers qui appliquent la loi de la république qui ne font pas leur loi on ne peut pas enlever des vies françaises mais bien sûr mais c'est évident d'opérer et c'est ce que je dis sauf tout qu'on met en danger la vie des gens oui mais alors on ne sait pas ce qui se serait passé après avec Naël est-ce que ça se regarde on ne sait pas ce qui se serait passé à 3 km heure sur une route ça peut être des gens
Julien Odoul