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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 3 mars 2014 20 minAutoproduitActualité / polémiqueLogementSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Marine Le Pen à Perpignan (1/2)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:34PrésentateurChiffre
    « Perpignan est l'une des dix grandes villes les plus endettées de France »
  • 7:40PrésentateurChiffre
    « celle où les impôts locaux ont le plus augmenté »
  • 8:20PrésentateurChiffre
    « Le montant cumulé avec la dette de l'agglomération est de 4 000 euros par Perpignanais »
  • 11:38PrésentateurChiffre
    « des 330 millions d'euros investis dans la politique du logement à Perpignan »
  • 13:27PrésentateurFait
    « des maisons qui s'effondrent »
  • 17:02PrésentateurPromesse
    « Nous nous engageons à maintenir le tribunal au centre-ville de Perpignan »
  • 19:03PrésentateurFait
    « Dans le nouvel observateur de cette semaine, il nous dit non, non, il n'y a pas d'insécurité à Perpignan »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Présentateur

Perpignan, bonjour ! ...d'être venus nombreux pour écouter de la politique de la vraie, de la politique sincère, de la politique comme pratiquement vous n'en entendez jamais parler, notamment de la bouche de nos adversaires. Merci à toutes et à tous qui êtes venus des hauts cantons pour nous écouter, à ceux qui sont venus les responsables de la région que je salue, France Jamais, notre présidente de groupe au Conseil Régional, et aussi les responsables des différents départements, puisque je crois jamais le Front National n'aura présenté autant de listes sur l'ensemble de la région et dans les Pyrénées-Orientales.

Merci à nos candidats, merci à eux, qui se battent sur le terrain tous les jours pour faire triompher la vérité, et évidemment contester tous les mensonges qu'ils peuvent entendre ici ou là, mais je pense que nous venons de tourner cette page pour en ouvrir une autre. Merci enfin à tous ceux qui ont participé à cette organisation, parce que ce n'est pas rien, qu'ils soient félicités, parce que je pense que c'est aussi important de penser à eux, les sans-grades et les petits, ceux qu'on ne voit jamais, mais qui sont là pour nous.

Merci et bravo, bravo d'être venus braver les coups bas, les clichés partisans, les diffamations de nos adversaires, les discours d'exclusion de tous ceux qui auraient bien voulu justement que vous ne puissiez venir et qui n'auraient pas voulu que vous soyez aussi nombreux. Pour eux, notre seul tort est simplement d'exister. Eh bien, il va falloir, mesdames et messieurs, qu'ils s'habituent à nous, parce que ça ne fait que commencer.

Perpignan les connaît bien, et nous les connaissons bien, ces professionnels du mensonge, du clientélisme, du communautarisme, soi-disant défenseurs d'une démocratie et d'une république, qu'en fait, ils n'aiment que baïonner, ligoter, contrôler et utiliser à des fins partisanes. Nous sommes heureux et fiers de pouvoir ici remonter ce sens unique, d'une pensée unique, en vous parlant directement, au plus près de vos préoccupations, pour évoquer avec vous les problèmes qui se posent à notre ville et au-delà, avec Marine tout à l'heure, à notre pays.

Merci d'être venus donc si nombreux, avec sérénité, tranquillité, avec confiance, écouter ce message de vérité et d'espoir, que sans discontinuer et sans jamais vous mentir, Marine n'a cessé de vous adresser depuis déjà de nombreux mois. Nous sommes aujourd'hui, le 15 février, à 40 jours de ces élections municipales, c'est-à-dire à 40 jours d'une victoire possible, à Perpignan, à Perpignan et ailleurs. Ce sera évidemment votre victoire, la victoire de Perpignan qui pourra enfin relever 20 ans ravageurs pour son image, 40 jours durant lesquels il vous faudra rester mobilisés, ardents, combattifs, généreux de votre temps, de votre énergie, de votre force de conviction, de votre courage.

En tant que candidat et menant une liste de larges rassemblements, je sais que vous le serez et que vous mettrez toutes vos forces dans la bataille municipale, point de départ d'une nouvelle avancée de nos idées, ici, en région et en France. Car notre victoire passe par vous, par votre mobilisation, votre détermination, par votre présence résolue dans le débat politique, chaque fois que possible, avec vos collègues, vos voisins, vos proches, dans vos entreprises, dans vos quartiers, dans vos familles, partout, vous pouvez, et je dirais même, vous devez relayer notre message. Partout, vous pouvez et vous devez dire que vous aussi, avec nous, vous voulez relever Perpignan et relever la France.

En démarrant la campagne très tardivement, le candidat maire UMP-UDI-Pujol a tenté de s'affranchir du débat sur son bilan, pour ne se concentrer que sur des promesses dont nous savons déjà qu'au cas où il serait réélu, elles ne seront jamais tenues. Pour ces gens-là, faire du neuf avec du vieux est une règle. Jean-Marc Pujol est élu à Perpignan depuis 1989, soit 25 ans de mandat, où il aura cumulé toutes les fonctions au sein de la mairie, aux finances, à l'urbanisme, et maintenant comme maire désigné jusqu'au mois de mars prochain. En 2009, après l'invalidation due à la triste affaire des chaussettes, ils ont trompé les Perpignanais.

Jean-Paul Alduit s'est démené pour être réélu et sans prévenir personne, deux mois à peine après sa réélection, il va abandonner son poste de maire pour nommer son premier adjoint alors que les gens n'avaient pas voté pour lui. Les Perpignanais ont très mal vécu cet épisode. Le sentiment d'avoir été trompé, qu'on leur avait volé le vote, qu'on leur imposait un maire qu'ils n'avaient pas choisi sur les questions fiscales et la gestion de la ville. Perpignan est l'une des dix grandes villes les plus endettées de France, celle où les impôts locaux ont le plus augmenté. L'agglo est pour une bonne part responsable de cette dérive financière.

Par ailleurs, comme 72 % des ménages perpignanais sont exonérés partiellement ou totalement d'impôts, la fiscalité pèse réellement sur un tiers des ménages et des entreprises qui se font asphyxier chaque année un peu plus. La dette de Perpignan, comme l'a révélé le Figaro magazine il y a de cela trois semaines, est au double de la moyenne nationale pour les grandes villes de cette importance. Le montant cumulé avec la dette de l'agglomération est de 4 000 euros par Perpignanais, ce qui est évidemment colossal, avec des investissements hasardeux. Faut-il que j'évoque le théâtre de l'archipel ?

42 millions d'euros sans demander au moins par référendum l'aval de la population pour dépenser autant d'argent. Le personnel municipal qui, je sais, est présent dans la salle, mal géré, démotivé, sans compter, et ça je tiens à le dire parce que nous en avons des preuves tous les jours, les ignobles pressions qui sont faites contre un certain nombre d'employés de la ville pour le seul fait de soutenir notre équipe ou d'appartenir à notre formation politique. Vous remarquerez que ce n'est pas dans une mairie socialiste que ça se passe. C'est dans une mairie qui se prétend de droite et UMP mais qui utilise les mêmes méthodes que les communistes ou les socialistes.

Je voudrais que ces gens-là sachent, contrairement à ce qu'on leur dit, que lorsque nous arriverons à la mairie, il n'y aura pas de chasse aux sorcières, que nous redonnerons une chance à tous ceux qui travaillent honnêtement, qui travaillent pour le bien de Perpignan, pour l'intérêt général, et qui ne servent pas les causes d'un clan ou des causes particulières quelquefois inavouables.

Que penser, mesdames et messieurs, du centre du monde qui porte très mal son nom, la fameuse gare TGV où le TGV français n'arrive toujours pas, qui aura coûté à la ville en aménagement 30 millions d'euros et au promoteur catalan qui a eu l'aventureuse décision d'investir 115 millions d'euros, est en proie aujourd'hui à un désastre commercial. Ce n'est plus un centre, c'est un trou. Et je dois dire que là encore, il faudra faire avec et utiliser ces faiblesses de l'économie locale en les transformant en atouts.

Et ceci, et on l'a appris récemment, lorsque l'on sait, de par la bouche du ministre des Transports, que la véritable gare du TGV ne va pas être au centre du monde, mais qu'elle va être construite à l'extérieur de la ville. Parce qu'évidemment, un TGV, ça va vite. Certains s'arrêteront ici, mais d'autres passeront à côté, en direction de Barcelone sans s'arrêter. Et là, nous verrons bien, évidemment, que cet investissement a été hasardeux et qu'il n'a été fait que pour flatter l'ego de celui qui se voulait un bâtisseur et qui vient de prendre sa retraite politique.

Que dire, mesdames et messieurs, des 330 millions d'euros investis dans la politique du logement à Perpignan et notamment dans les quartiers difficiles, comme le dit d'ailleurs un rapport tenu secret du préfet, cet argent a été mal investi au point qu'on se demande où a-t-il été investi. Des exemples des maisons qui s'effondrent, mis à part Perpignan. Connaissez-vous une seule ville en France où ce genre d'accident arrive ? A partir de combien de maisons tombées va-t-on enfin s'occuper de ces problèmes ? Rien ne sert jamais de leçon à ce petit monde de la loge où l'histoire se répète sans fin depuis déjà des décennies.

Entre les émeutes, l'insalubrité, les trafics, les populations qui souffrent, il serait temps de s'en préoccuper quand même un peu. La réhabilitation de Saint-Jacques sera une priorité municipale de notre politique, tant qu'il est vrai qu'elle cumule en son sein tout ce que les Perpignanais ne souhaitent plus voir. Réussir Saint-Jacques, c'est démontrer que Perpignan a de la ressource, c'est dynamiser, c'est sécuriser le centre-ville afin que nos concitoyens jouissent d'une situation plus agréable. De la même manière, parce qu'on ne peut plus se taire, mesdames et messieurs, il nous faut évoquer la situation désastreuse de certains quartiers.

Nous étions invités il y a quelques jours avec des amis et des habitants de ces cités qui n'en peuvent plus dans des quartiers périphériques que je vais citer pas pour les brocarder, mais pour montrer la misère dans laquelle ils sont. la cité transite et la cité dépeint pour ne parler que de celles-là. Et je dois dire, mesdames et messieurs, que je n'en suis toujours pas revenu de ce que nous avons vu, de ce que nous avons entendu.

Dans une cité délabrée, avec une jeunesse livrée à elle-même, en manque de tout, d'équipement sportif ou simplement de toute association, ces jeunes et ces anciens, abandonnés par les collectivités et, tenez-vous bien, encerclés par des tranchées et des talus de deux à trois mètres de haut afin que les beaux quartiers d'à côté ne les voient pas et qu'ils soient tenus à l'abri des regards. Ce n'est pas des favelas de Colombie ou du Brésil dont je parle. Ce sont des quartiers de Perpignan. Cachez donc cette misère que je ne saurais voir, telle est la politique municipale, à ceux qui diront « J'exagère ». Les habitants vous attendent et vous montreront l'état de ce quartier.

Aux journalistes, amenez vos caméras, ils seront prêts à témoigner pour vous démontrer leurs conditions de vie, leur désarroi et la manière dont ils vivent toutes ces agressions permanentes, trafic de drogue au grand jour, oisiveté d'une jeunesse sans travail qui finit par perdre tous les repères d'insertion dans la société, violences diverses, insalubrité, tags, trafic. Dans ces quartiers, il y a pourtant des gens qui veulent s'en sortir, qui savent ce que sont le travail et la dignité et qui refusent obstinément et courageusement cette lente descente aux enfers. Ils sont français, mesdames et messieurs, comme nous.

Ils nous interpellent sur leurs problèmes, sur leurs craintes, sur les injustices qui existent, comme celles des petites magouilles entre initiés et pouvoirs politiques locaux pour obtenir du travail ou simplement un logement. Ces citoyens français veulent vivre de leur travail et sortir de cette situation. C'est ce que nous nous engageons à faire, mettre fin au trafic d'abord, encadrer l'activité professionnelle, créer des chantiers d'insertion qui permettront de réinsérer ces populations dans la société et qui leur rendra une certaine dignité. Je dois dire que si j'étais maire de Perpignan avec ce bilan, mesdames et messieurs, je ne fanfaronnerais pas dans les médias.

j'aurais honte, honte de voir ce que j'ai vu. Sur le centre-ville, plus de 200 commerces ont baissé leur rideau définitivement. Jamais celui-ci ne s'est aussi mal porté. Aucun projet, aucune dynamique. La ville est sourde aux attentes des commerçants. Le messe des officiers est devenu un bâtiment fantôme. La position d'Aldui sur le déplacement de la cité judiciaire dans le secteur de la Nouvelle-Gare représente toujours une menace pour les Perpignanais. Car vous aurez remarqué que plus personne n'en parle de maintenir le tribunal au centre-ville. Nous nous engageons à maintenir le tribunal au centre-ville de Perpignan.

Le bilan de la municipalité est accablant et ce système n'a que trop duré. Le maire tente aujourd'hui de faire peur aux gens et nous pointe comme l'ennemi numéro un. Oui, c'est vrai, monsieur le maire, nous sommes l'ennemi numéro un pour vos places, pour vos privilèges et tout ce que vous avez mis en place depuis maintenant 30 ans, car nous voulons créer du neuf et pas avec du vieux, avec des gens honnêtes, avec des gens droits, avec des gens qui n'ont pas un discours à Paris et un autre à Perpignan. Mais qui fait peur d'ailleurs ?

Une équipe que vous avez là pour la plupart ouverte, plurielle, renouvelée ou bien une équipe qui accumule des échecs et qui a donné une image catastrophique de notre ville ? Une image d'affrontement communautaire liée à des politiques clientélistes éhontées qui ont disséminé sur cette terre catalane de véritables bombes à retardement qui n'attendent qu'une étincelle pour exploser comme au soir du 29 mai 2005 où des communautés se sont affrontées, il faut bien le dire, sous l'œil médusé des pouvoirs publics. Depuis, silence radio. On ne bouge plus.

On achète la paix sociale, mais on ne met pas les projets et les moyens suffisants pour sortir de cette ornière et pour sortir de cette voie sans issue. sans parler de l'insécurité dont là encore, mesdames et messieurs, ils nous prennent pour des imbéciles. Le maire est en train d'en nier l'existence. Dans le nouvel observateur de cette semaine, il nous dit non, non, il n'y a pas d'insécurité à Perpignan. Il n'y en a pas. Tout au plus, dit-il, quelques incivilités. Alors, il a sorti trois exemples. Le bruit des scooters, le tapage nocturne, et puis, c'est vrai, un problème très grave et qui sûrement engage l'équilibre de Perpignan, ceux qui grillent les feux rouges.

C'est une insécurité galopante qui risque de faire mal. Mais, pour le reste, mesdames et messieurs, il n'y a plus rien. Les policiers qui font leur travail dans des conditions difficiles, des centres sociaux qui brûlent comme il y a deux jours encore à Vernet-Salanque, des gens qui se font tirer dessus comme il n'y a pas longtemps à la tête d'associations par ailleurs financées par la mairie, des gendarmes qui se battent la nuit avec des employés à Vernet-Salanque.