Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI· 16 février 2026 11 min

Nucléaire : bientôt une dissuasion 100 % européenne ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

concernant le rapport de l'Europe aux États-Unis, parce que c'est quand même bien ça le sujet principal de ce qui a été débattu à Munich, même si Ludmila a eu raison de dire que le ton était beaucoup plus policé que l'année dernière quand Jedy V avait pétrifié toute la salle aujourd'hui. Kirstarmer le premier ministre britannique, il est justement ni dans la veine de Friedrich Mertz qui hier disait que Ven avait raison en parlant du fossé culturel entre les États-Unis et l'Europe, ni dans celle d'Emmanuel Macron qui hier également affirmait lui Emmanuel Macron que l'Europe est un modèle. Voilà ce qu'a nuancé et la pierre qu'a apporté Kirstarm Kirstarmer aujourd'hui.

À mon sens, l'Europe est un géant endormi. Nos économies dépassent celles de la Russie de plus de 10 fois. Nous disposons d'énormes capacités de défense.

Plutôt que de prétendre que nous pouvons simplement remplacer toutes les capacités américaines, nous devrions nous concentrer sur la diversification et la réduction de certaines dépendances. Nous devrions réaliser des investissements générationnels qui nous font passer d'une surdépendance à une interdépendance. Bon, vous avez entendu la nuance extraordinaire.

Général Richou, passer d'une surdépendance, c'estàdire laisser ça derrière nous et aller vers une interdépendance. Oui, oui, oui. Vis-à-vis des Américains bien sûr, il est quand même un petit peu gêné parce qu'ils ont quand même commandé 114 F35.

Donc euh voyez en matière de donc voulez dire qu'ils sont encore dans la super dépendance, ils sont encore dans la superdépendance et d'ailleurs ils sont même pas l'autonomie complète en matière nucléaire puisque leur les vecteurs pas pas le l'arme nucléaire mais les vecteurs qu'il lancent sont de fabrication américaines et et donc ils n'auront pas le voilà le qu'est-ce qu'il veut dire ? Bah, il veut dire euh on sait pas trop en fait [rires] parce que parce que euh il a raison il a raison sur le constat faire des explications. Non mais il a raison sur le constat parce qu'il y a les 2/33 de des armements européens qui sont fournis euh par les États-Unis, donc c'est beaucoup trop mais euh mais en même temps on ne prend pas le chemin de sentir de sortir la terdépendance et et on voit bien même la querelle sur le scaf sur l'avion du futur.

C'est pas une autre chose. C'est c'est le seul projet européen qui existe véritablement aujourd'hui et et il est sur le bord de l'échec enfin un des sols de cette taille là en tout cas. Est-ce que justement K Starmer ne plaide pas plutôt tout simplement pour sa paroisse ?

C'est-à-dire que lui ce qu'il veut qu' c'est qu'il y ait davantage d'industriel britannique dans la coopération européenne en matière de défense d'armement bien sûr y compris dans des fonds européens pour lesquels la France s'oppose à ce que le Royaume-Uni y participe dans l'idée que les Britanniques ne contribuent pas pour l'instant à ça et qu'on va pas acheter de l'armement britannique avec l'argent européen. Mais ça ça change de l'interdépendance et du rôle de l'industrie britannique dans les coopérations et les Américains. Et bien, prenons un exemple qui a beaucoup fait parler en France, l'affaire Ocus des sous-marins.

Les britanniques ont poussé les Australiens à nous poignarder dans le dos et à rejoindre ce pacte tripartite avec les Américains. Mais les Britanniques se sont fait rouler dans la farine par les Américains qui ont promis quoi au Britannique ? Et bien le mot que vous avez cité, interdépendance.

Les Américains au premier britannique, un partage des tâches. 2 ans plus tard, Boris Johnson est obligé d'avouer devant la chambre des communes que les Américains vont récupérer l'essentiel du boulot et que les Britanniques en réalité perdent à peu près tout dans le programme Ocus et que les Australiens n'auront jamais jamais les grands perdants sont les Australiens finalement. Et bim pour la paire Fidal Bion.

Non mais je pense que le terme qui a été employé par la par le président français également et qui est très évant en ce moment, c'est cette idée de dérisquer pour éviter de dire découpler qui fâche. Donc ça veut dire on on ne on ne rompe pas donc on assume une connexion qui perdure mais on va en diminuer l'épaisseur et et l'intensité. Oui, bah c'est un terme, c'est une manière de jargonner qu'on utilise un peu en en finance mais c'est ça c'est cette idée de dire écoutez on ne peut pas rompre complètement en revanche il faut diminuer la quantité de de dépendance mais effectivement pour K Starmer c'est quand même un discours très difficile à tenir vu la la la nature de ce qu'il y a dans son carnet de commande militaire actuel.

Alors, il y a aussi l'épineuse question du nucléaire et oui, on est obligé, pardon, dans cette émission de de toucher les sujets qui font mal. Euh si hier à Munich, puisque tout se passe à Munich depuis 48 heures, le chancelier allemand Friedrich Merz a évoqué la possibilité d'un parapluie nucléaire français élargi en Europe. C'est une suggestion que le président Emmanuel Macron a confirmé, mais il manquait justement la position de l'autre l'autre puissance nucléaire européenne, c'est-à-dire les Britanniques.

Et là, c'est encore Kir Starmer qui a parlé. C'est aussi pourquoi nous améliorons notre collaboration nucléaire avec la France. Pendant des dizaines d'années, le Royaume-Uni fut la seule force nucléaire en Europe à mettre à disposition ces armes afin de défendre ses alliés de l'OTAN.

Mais maintenant, chaque adversaire doit savoir qu'en cas de crise, il ferait face à nos forces combinées. Alors, pardonnez-moi, mais j'étais en train de me dire que évidemment nous partagions ce soir beaucoup de de sons donc de paroles émises par le Premier ministre britannique. Mais-il pas un petit peu dans une situation problématique par rapport au dossier Epstein, le premier ministre britannique ?

On a l'impression tout d'un coup que voilà son chef de cabinet a démissionné Galgar Fenwick. Peut-être que il est plutôt bien content tout d'un coup de d'avoir tous ces sujets et pas des moindres parce qu'il faut qu'on commande ce qu'il a dit sur le nucléaire bien sûr. Après, faut savoir qu'il a dit tout récemment que voilà, il avait un mandat, qu'il allait aller au bout et que les Britanniques lui ont donné une mission et représente quand même une rupture assez importante avec 15 années successives de conservatisme et ça a été une manière pour le peuple britannique de tourner véritablement la page du Brexit.

C'est d'ailleurs ce qui est intéressant c'est que Kir Starmer quand il s'exprime, il s'exprime en européen. C'est ça qui est absolument fascinant. Et quand il se fait prendre en photo aujourd'hui à côté du chancel Mertz et du président français, il y a le drapeau européen derrière on oublie pratiquement le Brexit.

Mais par contre juste très rapidement pourage Epstine, c'est que effectivement si Kier Starmer se sent obligé de prononcer ses paroles sur ce mandat, son désir de continuer sur ce chemin et cetera, c'est parce qu'il sait qu'il est extrêmement fragilisé, il est très impopulaire actuellement donc il est il est possible qu'effectivement il finisse par chuter. Bon Nicolas Richou en tout cas mais aidez-nous à comprendre quand même ce qu'il a dit. Il dit que la puissance britannique est la seule puissance à avoir engagé sa force de dissuasion pour protéger les membres de l'OTAN européenne hein parce qu'il y avait déjà les Américains.

Oui, c'est assez vrai parce que nous c'est vrai. C'est vrai ou c'est vrai ? C'est vrai puisque la la France la France avait sa propre [rires] force de dissuasion qu'elle n'a jamais mis.

Donc en gros c'est quand même un petit coup à la France là qui nous met en disant ça. Oui. Non.

Oui. Et non. Non.

Non. C'est parce que nous notre doctrine elle était claire. On l'a parfaitement assumé.

On n' pas joué l'ambiguïé là-dessus. Le le général de est sorti de la structure intégrée en 66. Il il en est sorti, on n'est pas sorti de l'OTAN mais et il a toujours été dit que le nucléaire nous appartenait et il est à nous et on l'utilise quand on veut, contre qui on veut et voilà et cetera.

Donc je crois que c'est assez clair. Là, ce qui est intéressant, c'est que il coupe les les deux puissances nucléaires européennes qui en quelque sorte dans ce que je comprends, dans ce qu'il dit, ferait un parapui européen qui protégerait effectivement en cas de de faillite américaine qui protègerait effectivement l'Europe, l'Europe complète et y compris l'Union européenne d'C en doute complètement et parmi ces personnes, vous ne serez pas étonné d'entendre le nom de Marc Route bien sûr Marcouteux, le secrétaire génér général de l'OTAN qui dit ceci. Je pense que toutes les discussions en Europe visant à renforcer collectivement la dissuasion nucléaire sont louables.

Donc là, il est poli. Mais personne en Europe ne cherche à remplacer le parapluie nucléaire des États-Unis. Aurélien du Chîn.

Donc il est en gros en train de dire que ça n'est pas possible, que ce parapluie nucléaire américain est irremplaçable. Oui, mais ça tombe bien, ce n'est pas le but, même pas celui des Français pour une fois. C'est-à-dire que nous euh la proposition française c'est au fond ce qui évoquait déjà de Gaulle, l'idée qu'on n'est pas sûr que les Américains vont risquer Washington à l'époque pour Bruxelles ou Amsterdam ou demain pour Varsovie ou Prague et que nous on sera un peu une réassurance.

Les Britanniques disent d'un côté que à la différence des Français, ils sont dans les programmes nucléaires de l'OTAN, les Français n'y sont pas et que ils sont la deuxè force au sein de l'OTAN en plus des Américains. Et la force des Français, c'est de dire bah nous on est carrément extérieur à l'OTAN sur ça. On est totalement souverain.

On est une assurance complémentaire aux Américains. Mais évidemment que les Français ne seront jamais audibles si on dit on va remplacer les Américains. Preuve si à tout hasard dans 1 an il y a une alternance présidentielle et qu'on a un nouveau président qui dit la disase nucléaire européenne je reviens totalement en arrière personne ne croit la France donc on veut pas remplacer les Américains mais être complémentaire et une réassurance.

Non mais en fait Marc Route a déjà dit il y a quelques jours, si vous pensez que les Européens peuvent remplacer les Américains de manière générale, vous rêvez, ce n'est pas possible. Et lui, ben c'est aussi sa raison d'être, hein. Il est euh il risque de perdre son job si euh effectivement l'OTAN perd euh perd son rôle.

H oui, mais en même temps, on dit aussi et c'est c'est un peu la réalité des choses, c'est que le mécanisme Pearl qui permet aujourd'hui de d'avoir des armements qui sertent à l'Ukraine pour se protéger et pour déjà protéger ce front européen qu'elle tient, c'est le mécanisme qui permet de acheter la le matériel américain avec de l'argent européen. C'est-à-dire que il y a là la dépendance. Déjà, il faut pas aller chercher très loin.

Mais aujourd'hui, on a une guerre conventionnelle sur le sol européen. L'Ukraine, elle fait tout ce qu'elle peut, mais c'est vrai que la question de la rapidité du temps, elle est primordiale et c'est ce que président Zenki, il a souligné lors de ses propos à la conférence de Munique. C'est-à-dire que il y a une dépendance qui en fait.

Qu'est-ce qu'on en fait et qu'est-ce qu'on a déjà fait de ça pendant 4 ans ? Il y a des choses qui qui commencent à voilà des des coproductions de drones, des productions, des armements qui sont beaucoup plus adaptés à la guerre d'aujourd'hui parce que il y a le retour d'expérience ukrainien avec des Européens. Oui.

Et d'ailleurs c'est important, je trouve que là il faudra commencer potentiellement à parler et c'est ce qui est vers quoi l'amène aussi nous amène président Zelenski, c'est que l'Ukraine devrait faire une partie intégrante de la sécurité européenne, de cette architecture nouvelle et c'est-à-dire que nous notre expérience, ce qu'on a, on peut apporter et ça peut renforcer l'Europe beaucoup plus des fois que ce qu'on pourrait imaginer. Certes, le nucléaire il a sa place, mais je veux dire qu'il y a une guerre conventionnelle qu'il faut savoir faire face à ces menaces.

Nucléaire : bientôt une dissuasion 100 % européenne ?|LCI — Emmanuel Macron · Pourquijevote