Conférence de presse de Marine Le Pen. Point économique : la dette publique et la crise
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 25:24OuverteRéponse directe
Y a-t-il des questions sur ce sujet ou sur d'autres ?
- 25:31OuverteRéponse directe
Vous avez parlé de concurrence déloyale principalement de l'UE, quelles solutions préconisez-vous face à l'Allemagne ?
- 28:48OuverteRéponse directe
Comment absorberiez-vous la différence de conversion si retour au franc ?
- 36:08OuverteRéponse directe
Par rapport à l'affaire de monsieur Tapie, est-ce que vous avez quelque chose à déclarer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:45PrésentateurChiffre
« L'examen de la croissance du PIB au premier trimestre 2013 par zone géographique prouve que, située à un niveau annuel moyen de 2,5%, elle est toujours confrontée à un problème de lent ralentissement structurel, tant aux États-Unis que dans les pays émergents. »
- 2:09PrésentateurChiffre
« La zone euro se trouve quant à elle en récession économique depuis six trimestres consécutifs, cas unique dans le monde, à moins 0,3% fin 2012 et à moins 0,1% au premier trimestre. »
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« L'économie française est-elle officiellement entrée en récession avec moins 0,2% au premier trimestre 2013, après une croissance zéro en 2012, ce qui correspond d'ailleurs à ce que nous avions annoncé depuis bien longtemps. »
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« Le pouvoir d'achat des Français a connu de surcroît une chute historique de 0,9% en 2012. »
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« Les taux de chômage sont en zone euro 12,1%, en France de 10,8%, en Grèce de 27,2%, en Espagne de 26,7%, en Italie de 25% et au Portugal de 17,5%. »
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« Concernant notre commerce extérieur, le déficit atteint de nouveaux records depuis deux ans, avec 67 milliards d'euros en 2012, après 74 milliards d'euros en 2011. »
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« 97,1 milliards d'euros de déficit constatés pour l'État, hors collectivité et organismes de sécurité sociale. Et 98,2 milliards d'euros de déficit notifiés au sens de Maastricht, soit 4,8% du PIB. »
- 4:01PrésentateurChiffre
« 1.834 milliards d'euros de dettes publiques, soit 90,2% du PIB. »
- 4:30PrésentateurFait
« Nicolas Sarkozy a dit en mars 2012 que la zone euro tournait la page de la crise. »
- 4:49PrésentateurFait
« François Hollande, nouvel hôte de l'Elysée, osait dire le 10 décembre 2012 que, alors que quelques semaines plus tard, éclatait la crise chypriote. »
- 8:33PrésentateurFait
« La spoliation des dépôts bancaires serait une réponse étendue aux autres pays de la zone euro en cas de défaillance. »
- 9:03PrésentateurFait
« Le 26 juin 2013, le New York Times rapportait que les ministres des Finances de l'Union européenne s'étaient entendus sur un plan qui transfère la responsabilité des pertes bancaires des gouvernements aux investisseurs de ces banques, à leurs créditeurs et aux déposants. »
- 12:38PrésentateurChiffre
« Au global, la productivité de la Roumanie est de 60% celle de la France. Mais les salaires roumains sont seulement d'un tiers. »
- 21:20Invité politiqueChiffre
« Le déficit cumulé de l'État au 31 mai 2013 sur les 5 premiers mois de l'année est de 72,6 milliards d'euros. »
Temps de parole
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Bien, Mesdames, Messieurs, permettez-moi d'abord de vous remercier de votre présence à cette conférence de presse consacrée aux questions économiques et à la situation économique de la France et de l'Europe. Alors pourquoi maintenant ? Parce que, comme rarement, nous avons le sentiment qu'il y a le feu et que les gouvernements français et européens, au lieu de chercher à combattre le feu, jettent de l'huile dessus. Ce feu, c'est celui de la mondialisation sauvage, hors contrôle. C'est celui qui se nourrit des folies que sont l'Union Européenne et l'euro.
C'est ce feu qui ravage tout, notre économie, notre industrie, notre agriculture, nos services, notre pouvoir d'achat, nos retraites et nos emplois. Mon ambition est d'éteindre ce feu et de rebâtir du neuf sur les cendres d'un motel économique désastreux dont les prochaines générations diront qu'il marchait littéralement sur la tête, au bénéfice exclusif de quelques-uns et au détriment de l'immense majorité. Je le répète, l'action du gouvernement socialiste, qui poursuit d'ailleurs l'œuvre de l'UMP, est de jeter de l'huile sur ce feu.
Je prendrai à cet effet les deux exemples les plus marquants de l'actualité, le marché transatlantique et le projet de budget 2014, un budget de récession, d'injustice et d'austérité. Oui, le feu brûle fort. Et pourtant, nous assistons, comme ce Nicolas Sarkozy, à un décalage choquant entre les discours lénifiants des chefs d'État, de l'oligarchie de la fameuse Troïka, UE, BCE, FMI, ils ont très bien choisi leur nom d'ailleurs, et la réalité économique et sociale quotidienne, très dure, perçue par nos concitoyens. Plus que des mots, quelques chiffres.
L'examen de la croissance du PIB au premier trimestre 2013 par zone géographique prouve que, située à un niveau annuel moyen de 2,5%, elle est toujours confrontée à un problème de lent ralentissement structurel, tant aux États-Unis que dans les pays émergents, vers les briques. La zone euro se trouve quant à elle en récession économique depuis six trimestres consécutifs, cas unique dans le monde, à moins 0,3% fin 2012 et à moins 0,1% au premier trimestre. Sur les 17 pays de la zone euro, neuf sont dans le rouge. Les plus mal en point sont le Portugal, moins 0,3%, l'Italie et l'Espagne, moins 0,5% et la Grèce, moins 5,3%.
L'économie française est-elle officiellement entrée en récession avec moins 0,2% au premier trimestre 2013, après une croissance zéro en 2012, ce qui correspond d'ailleurs à ce que nous avions annoncé depuis bien longtemps. Avec un PIB par habitant qui stagne et une baisse de la consommation inquiétante, l'INSEE estime que l'économie française restera à tonne toute l'année avec une récession de moins 0,1%. Le pouvoir d'achat des Français a connu de surcroît une chute historique de 0,9% en 2012. Dans ce contexte, la situation du chômage continue de se détériorer, selon les chiffres officiels du Bureau international du travail en avril 2013, catégorie A de la population active.
Les taux de chômage sont en zone euro 12,1%, en France de 10,8%, en Grèce de 27,2%, en Espagne de 26,7%, en Italie de 25% et au Portugal de 17,5%. Concernant notre commerce extérieur, le déficit atteint de nouveaux records depuis deux ans, avec 67 milliards d'euros en 2012, après 74 milliards d'euros en 2011. Les finances publiques françaises sont en très mauvais état et sont aggravées, mois après mois, par la feuille politique nostérieure. 97,1 milliards d'euros de déficit constatés pour l'État, hors collectivité et organismes de sécurité sociale. Et 98,2 milliards d'euros de déficit notifiés au sens de Maastricht, soit 4,8% du PIB.
1.834 milliards d'euros de dettes publiques, soit 90,2% du PIB. 48,8 milliards d'euros de charges de la dette. Ce poste qui ne fait jamais l'objet de débats politiques représente un risque majeur en cas de cracobilier obligataire et il est en passe de devenir le premier poste budgétaire de l'État. Alors oui, comme à notre habitude, nous allons forcer le débat sur un sujet que le gouvernement, PS comme d'ailleurs l'UMP, voudrait clore, celui de la crise. Nicolas Sarkozy a dit en mars 2012 que la zone euro tournait la page de la crise. François Hollande, nouvel hôte de l'Elysée, osait dire le 10 décembre 2012 que, alors que quelques semaines plus tard, éclatait la crise chypriote.
Et pourtant, il a récidivé ce mensonge le 9 juin 2013 en affirmant à nouveau que la crise était derrière nous. Le numéro des ministres des Finances successives, Madame Lagarde en tête du temps de Nicolas Sarkozy, qui ont systématiquement bâti des projets de budget sur des hypothèses de croissance beaucoup trop optimistes et qui tous les deux mois, au moindre chiffre un peu catastrophique, ou un peu moins, pardon, catastrophique que prévu, se répandent dans les médias pour annoncer une tendance qui n'existe pas et, à nouveau, la sortie de la crise. Les Français veulent la vérité.
Les PS veulent parler de tout sauf de la crise, leur enfant commun, et parce que leur logiciel dépassé les empêche d'imaginer les solutions pour en sortir. Il n'y a que les Sarkozy et les Hollands pour croire ou faire croire que la crise est finie. À les écouter, d'ailleurs, elles n'auraient jamais commencé. Mais quelle culture économique erronée ont tous ces gens-là ? Cette politique économique que l'UMPS subit depuis des décennies nous conduit lentement, mais sûrement, à un chômage endémique, à une récession sans fin, à une dette perpétuelle et à une casse sociale permanente. Publiquement, d'incompétence économique, entourée d'experts charlatans, des apprentis sorciers.
Ces responsables n'ont prise arrivée. Ils n'ont rien vu avant la crise. Ils naviguent à l'aveugle. Ils sont par conséquent, que ce soit par ignorance technique ou par dogmatisme eurobéa, ils n'ont pas compris la nature réelle de cette crise mondiale qu'ils ont d'ailleurs eux-mêmes initiée en France. La situation se déroule exactement. Le Front National avait rendu public pendant la campagne présidentielle. Je vous dis un plan de désendettement de la France selon le projet du Front National. Mais nous avions également indiqué la manière dont allait se dérouler l'aggravation de l'endettement selon le modèle UMP ou selon le modèle socialiste.
Et nous y sommes, comme vous le rappellera Jean-Léchar Sulzer tout à l'heure. D'ailleurs, avec le cas portugais. Le moindre souvre-saut politique dans un pays pourtant de petite taille fait trembler toute la zone euro. Ce qui prouve évidemment que la situation est tout sauf saine et stabilisée. de s'élargir de manière parfaitement déraisonnable à un nouveau membre, la Croatie, qui sort quand même de 5 ans de récession. Et les OMT, soit le refinancement des états par la BCE, le refinancement illimitant d'ailleurs des traités, pourraient dès septembre prochain être sanctionnés par la Cour constitutionnelle allemande. En Grèce, milliards d'euros supplémentaires.
Donc près de 800 millions au titre de la République française. Et c'est un nouveau saccage de la fonction publique grecque qui est engagé en contrepartie. Les crédits étudiants sont une nouvelle bulle là-bas. 12% ne sont pas remboursés. Et les marchés financiers font semblant de ne rien voir. A Chypre, rien n'est réglé. L'Union européenne a décidé, je vous l'annonce, puisque je ne le lis nulle part. Or c'est quand même une vérité qui mérite d'être diffusée dans le public, que la spoliation des dépôts bancaires serait une réponse étendue aux autres pays de la zone euro en cas de défaillance.
Je vous rappelle tout de même que quand le ministre des Finances hollandais avait déclaré cela le 13 mars 2013, il avait déclaré que la confiscation des dépôts serait le modèle des futurs sauvetages des banques européennes, ça avait causé un tel remous qu'il avait dû se rétracter. Eh bien, le buy-in, ce renflouement des banques avec l'argent des déposants et des épargnants, fait maintenant partie de la politique officielle de l'Union européenne.
Le 26 juin 2013, le New York Times rapportait que les ministres des Finances de l'Union européenne s'étaient entendus sur un plan qui transfère la responsabilité des pertes bancaires des gouvernements aux investisseurs de ces banques, à leurs créditeurs et aux déposants. Et ça a été confirmé, pas plus tard qu'il y a. La dépêche qui est parue, excusez-moi, était une dépêche réacteur en anglais. Je crois que ça ne doit pas intéresser beaucoup les Français que de savoir que lorsque l'on dépose son argent dans les banques, eh bien, on a tous les risques, si jamais il y a une crise bancaire, que ces dépôts soient aujourd'hui.
Espagne et en Italie, mais aussi maintenant en France, on l'a vu en juin dernier, les taux d'emprunt s'envolent au moindre signal d'alerte. Et on vient d'apprendre que le Portugal aurait très certainement besoin d'un nouveau plan de renflouement. Pour ces raisons, comme nombre d'économistes tout de même, qu'on ne voit pas beaucoup, il faut bien dire, sur les plateaux de télévision ou sur les plateaux des stations de radio, j'estime et nous estimons au Front National que l'été risque d'être très chaud sur le front de la crise de l'euro. Le feu brûle, sa politique, eh bien, il jette de l'huile. Je m'appuie sur deux événements majeurs de l'actualité.
L'ouverture lundi dernier des négociations sur l'accord de libre-échange Etats-Unis-Union européenne, qui m'apparaissait quand même beaucoup plus importante pour le sort des Français que le sarkocho à la suite de la décision du Conseil constitutionnel. Et l'annonce d'un budget d'austérité pour 2014, accompagné d'un arrêt quasi total des investissements d'avenir, ce qui est une hérésie en pleine récession. Vous savez, j'ai l'intention d'être le fer de lance de l'opposition française à l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Ce projet n'est pas européen, bien sûr. Il n'est même pas euro-américain.
Il est intégralement américain, puisqu'il s'inscrit dans une stratégie des Etats-Unis de conclure des accords du même type avec toutes les zones du monde, dans leur intérêt, bien compris. En soutenant cet accord, les dirigeants français, UMP comme PS, se soumettent donc intérêts exactement aux intérêts des puissances d'argent américaines, industries de la défense, agroalimentaires, puissances des OMG, etc. en tête. Cet accord, c'est la disparition de nos normes par l'alignement systématique sur les normes américaines. Bienvenue dans le monde des poules éclorées, du bœuf aux hormones et autres joyeusetés génétiquement modifiées. Bienvenue donc dans l'horreur ultra-libérale.
Ouvrir ces négociations, le pistolet américain sur la tempe alors que nous sommes en pleine crise économique et sociale est une folie. C'est véritablement aggraver les effets délétères du libre-échange total pour notre économie, nos paysans, nos ouvriers, nos salariés et donc aussi nos retraités. On sait que cette politique, déjà appliquée au sein de l'UE, produit les pires effets. De l'élargir encore, c'est le jet d'huile sur le feu de la mondialisation sauvage alors qu'il faudrait l'éteindre par une politique inverse de réarmement stratégique, économique et social de notre pays.
Le protectionnisme intelligent que je propose repose sur les barrières non tarifaires à commencer par les normes environnementales et sanitaires. Je pense que ce seront les prochains scandales probablement de la décennie. Il repose aussi sur des barrières tarifaires ciblées sur la concurrence internationale déloyale, quotas d'importation dans certains secteurs et droits de douane. Je rentre un peu dans le détail concernant les droits de douane parce qu'on peut évidemment envisager qu'ils concernent des pays et des secteurs pour lesquels les salaires sont significativement inférieurs à la productivité. Pourquoi je vous dis ça ?
Parce que c'est un problème que l'on va retrouver à l'intérieur de l'Union Européenne. Je vous donne un exemple. Au global, la productivité de la Roumanie est de 60% celle de la France. Mais les salaires roumains sont seulement d'un tiers. Il y a donc une concurrence déloyale. Et il conviendra de regarder dans quel secteur elle est la plus inacceptable pour nos intérêts économiques. Permettez-moi donc évidemment de vous rappeler que l'essentiel de la concurrence déloyale se fait aujourd'hui au sein de l'Union Européenne avec l'Allemagne qui utilise l'euro et avec l'Europe de l'Est par ses écarts inadmissibles entre les niveaux de productivité et de salaire.
Voilà pourquoi d'ailleurs l'idée de protectionnisme européen qu'on entend de ci, de là, de la part de ceux qui en réalité veulent laisser la situation en l'État. Cette idée est non seulement mensongère puisque les traités européens l'interdisent et que l'Allemagne n'en voudra jamais, tout le monde le sait, mais en plus largement inutile puisque c'est au sein de l'Union Européenne que le gros du problème se pose. Une récente étude démontrait que les deux tiers des délocalisations se font d'ailleurs au sein de l'Union Européenne. La seconde erreur majeure est la poursuite des budgets d'austérité qui sont pourtant, l'histoire nous l'a suffisamment démontré, une hérésie en période de récession.
Quatorze s'inscrit dans une erreur parce qu'il veut faire croire aux Français que l'austérité permet de diminuer les déficits et la dette. A chaque fois que l'on parle d'austérité, on dit « Ah bah oui, mais bon brave monsieur, il faut bien réduire les déficits et la dette. » Sauf que c'est faux. L'austérité non seulement déprime la croissance et l'emploi, mais aggrave la récession en privant la machine France de son carburant, mais de surcroît, elle aggrave les déficits et la dette en bloquant la consommation et les investissements et donc en diminuant les rentrées fiscales. On s'en est encore rendu compte début juin.
Les chiffres des comptes publics montrent une baisse de 2,3% en un an des recettes de TVA. C'est juste très ennuyeux parce que la TVA, ça représente la moitié des recettes de l'État. Les informations d'ailleurs données sur le projet de budget 2014 de l'État confirment ainsi l'enfermement du gouvernement dans la logique mortifère de l'austérité. Sciemment piégé par l'euro et le libre-échange total qui empêche toute politique de relance, le gouvernement PS poursuit la mauvaise œuvre de l'UMP en savrant les investissements, ce qui ne fera qu'aggraver la récession, le chômage et la chute du pouvoir d'achat. Les pires choix sont faits.
Des Français, des classes populaires et moyennes et des retraités qui sont sacrifiés. On ne se donne pas les moyens de relancer l'économie. On, comme la Défense nationale et les services publics, selon les informations disponibles sur ce projet de budget, et on laisse prospérer les dépenses nocives, l'immigration, la fraude sociale ou les milliards d'euros aspirés par le budget européen et le renflouement ininterrompu, permanent de l'euro. Il faut sacrifier l'euro et l'ouverture totale des frontières plutôt que sacrifier le peuple. Cela suppose d'organiser la dissolution concertée de la zone euro.
J'ai remarqué il y a encore quelques temps que le best-seller au Portugal est le livre d'un économiste portugais qui propose mot à mot les mêmes solutions de dissolution de la zone euro et de sortie concertée de la zone euro que celles qui nous ont fait traiter d'abrutis pendant des mois et des mois par la classe politico-économico-médiatique. Il faut organiser cette dissolution concertée de la zone euro et mettre en place un protectionnisme intelligible aux frontières de la France pour permettre la réindustrialisation. Vous connaissez évidemment les propositions du Front National.
Dans le même temps, il faut préserver la bonne dépense publique et faire résolument la chasse à la mauvaise en forçant notamment par la loi les grandes collectivités territoriales à réduire leur train de vie indécent.
Dans notre optique, le projet de budget 2014 devrait être un budget de reconquête, un budget de priorité clairement fixé qui d'un côté serait impitoyable avec cette mauvaise dépense publique sous l'égide notamment d'un secrétariat d'État transversal chargé de la lutte contre la fraude qui se dégagerait progressivement de l'emprise des marchés financiers en donnant la possibilité à l'État d'emprunter directement à la Banque de France et un budget qui de l'autre côté conforterait les missions stratégiques de l'État, défense nationale progressivement ramenée à 2% du PIB, services publics et grands investissements nationaux, PME, PMI, retraite et recherche et développement.
Je vous indique à ce stade de mon intervention que je ferai une conférence de presse spécifique à la situation notamment fiscale des PME, PMI à la rentrée et que le premier bureau politique du Front National le 2 septembre portera quasi intégralement sur le problème des retraites pour fixer les grands axes qui seront transmis dans le cadre de ce débat qui est un débat absolument essentiel.
Il faudra un budget qui soit la base de l'ensemble d'un vaste plan de réindustrialisation fondé, je l'ai dit, sur la mise en place d'un protectionnisme intelligent à nos frontières et la dissolution organisée de la zone euro pour faire de notre politique monétaire nationale une arme de rebond économique et sociale le premier budget d'un État stratège en construction après des décennies de déconstruction de l'action publique. L'austérité est donc aussi comme l'aggravation des politiques de libre-échange de l'huile jetée sur le feu de la crise. Non, l'austérité n'est pas un effort nécessaire temporaire, un moindre mal pour réduire la dette.
L'austérité est un mal en plus un mal inutile et stupide qui aggrave les difficultés des petits fait maigrir les moyens et ne renforce que les gros un mal qui alourdit de surcroît la dette une facilité pour les gouvernements qui refusent de récupérer les manettes auprès de Bruxelles et préfèrent se vautrer dans une politique absurde de gestion de la pénurie. Je me tourne donc vers nos compatriotes et leur dis qu'un autre chemin est possible qu'il faut arrêter de faire confiance aux pyromanes de l'UMPS qui par leur politique ultralibérale ne cessent de jeter de l'huile sur le feu de la mondialisation sauvage et donc de la crise.
Cet autre chemin que j'ai précisé aujourd'hui celui du redressement national permet lui d'éteindre ce feu et de bâtir l'avenir de construire une industrie pour demain et une économie pour tous. Mais ce chemin il suppose d'avoir l'audace de quitter les sentiers battus de l'Union Européenne et de ses progénitures l'austérité, l'euro, l'ouverture totale des frontières. La France est par nature une grande puissance économique dans le monde mais elle est gouvernée depuis 40 ans par des petits dirigeants politiques serviles et sans vision.
Il faut rompre avec cette politique et ces politiques qui permettra de sortir de l'isolement d'un continent et d'une économie qui s'est coupée du reste de la croissance mondiale. Voilà mesdames, messieurs ce que je voulais vous dire. Je vais passer la parole pour quelques minutes à Jean-Richard Sulzer parce que c'est bien la traçabilité politique moi je trouve. Et il est bien toujours de revenir un an après pour montrer que le travail que nous avions effectué était un travail sérieux comme il est bon bien sûr pour vous de rappeler aux dirigeants les promesses faites et qui n'ont pas été tenues.
Merci Marine. Bonjour mesdames et messieurs. Oui, je vous fais passer un document et la dernière page qui est numérotée 8 est très exactement celle qui avait été lors de la conférence de presse de Marine sur le programme économique présidentiel. A cette époque-là on nous avait traité de croque-mort de zozo de pessimiste. Vous verrez malheureusement que les soldes du croissement de la charge de la dette sont au rendez-vous. Je parle de la dernière page. Les deux premières sont des simulations que nous avons effectuées pour 2013 parce que la situation je voulais vous le rappeler la situation des finances publiques est extrêmement grave.
vous savez que 0,1% de croissance en moins c'est un milliard d'euros de recettes en moins et un milliard d'euros de déficit en plus. Alors nous avons eu des très mauvaises nouvelles qui nous sont arrivées de Bercy. Celles du 30 juin d'ailleurs ne s'amélioreront pas. Mais pour le moment je me fonde sur les informations qui ont été officialisées. Vous le savez sans doute le déficit cumulé de l'Etat au 31 mai 2013 sur les 5 premiers mois de l'année est de 72,6 milliards d'euros. 72,6 milliards d'euros. Alors qu'au 31 mai 2012 là je ne mets pas des responsabilités sur Pierre, Paul, Jacques ou Nicolas était de 69,6 milliards d'euros.
C'est-à-dire que le déficit cumulé de l'Etat de janvier au 31 mai s'est creusé de 3 milliards d'euros en 2013 par rapport à 2012. Ce qui est quand même assez alarmant. Donc l'objectif officiel du budget 2013 de ramener le déficit à fin décembre à 61,6 milliards d'euros est hors d'atteinte puisque nous sommes déjà à 69,6 milliards d'euros de déficit. Le déficit 2013 vous ne l'ignorez pas risque d'être supérieur à celui constaté lors de la loi de règlement de 2012 c'est-à-dire 87,2 milliards d'euros. Nous allons avoir un déficit qui sera encore plus grave qu'en 2012. Alors très brièvement je ne peux pas vous accabler de chiffres voyons d'où vient ce déficit.
Au 31 mai 2013 je parle du déficit cumulé janvier mai. Les dépenses sont à 169,4 milliards d'euros je ne parle que de l'Etat contre 159,5 milliards d'euros de janvier à mai 2012. C'est-à-dire que les dépenses de l'Etat et là intervient la charge de la dette entre autres mais également les financements j'y viendrai à la Grèce et au MES donc les dépenses ont augmenté sur un an glissant janvier-mai de 10 milliards d'euros dans ce qu'on appelle l'austérité. Les recettes et bien c'était le plan d'ici devant ministre des Finances les recettes elles ont augmenté de 6 milliards d'euros du fait d'un accroissement évidemment de la pression fiscale.
elles sont à 117,6 milliards d'euros janvier-mai 2013 contre 11,2 milliards d'euros en 2012. Donc le dérapage net est de 4 milliards d'euros. Il y a 10 milliards d'euros de dépenses en plus et 6 milliards d'euros de recettes en plus 4 milliards en fait 3 milliards avec les ajustements parce que il y a eu des ajustements si on tient compte de phénomènes conjoncturels de phénomènes ponctuels. Début 2012 il est rentré dans les caisses de l'Etat donc ce qui était je dirais acyclique 2,6 milliards d'euros oui 2,6 milliards d'euros dû à la vente des licences 4G donc ce qui rend les exercices pas tout à fait comparables.
Et à l'inverse début 2013 d'ailleurs c'est passé dans un collectif budgétaire sans qu'il y ait le moindre amendement il y a eu 1,6 milliards d'euros qui sont sortis vers la banque européenne d'investissement et 3,3 milliards d'euros vers le mécanisme européen de stabilité je parle ici au 31 mai 2012 puisqu'il y a de l'argent là qui va sortir dans un nouveau plan d'aide.
une grande partie du déficit vient d'une part de la TVA mais surtout et je tiens de souligner de l'impôt sur les carburants donc maintenant c'est l'ex-TIPP ce qu'on appelle la TICE il manque en recettes de TICE donc là encore janvier-mai 2013 par rapport à janvier-mai 2012 le déficit de recettes est de 5,2 milliards d'euros voilà où nous mène la politique autophobe et qui finit d'ailleurs par illustrer la loi de l'affaire l'impôt tue l'impôt ou et je conclurai là-dessus comment la gauche continue à pratiquer la politique déflationniste de Laval merci de votre attention
Y a-t-il des questions sur ce sujet ou sur d'autres puisque ce sera la dernière conférence de presse avant l'été
Vous avez parlé dans la concurrence déloyale qu'elle venait principalement de l'Union Européenne quelles solutions vous préconisez face à l'Allemagne notamment est-ce que vous préconisez des tarifs douaniers face dans les échanges avec l'Allemagne
Si vous voulez on analysera encore une fois pays par pays secteur par secteur les endroits où il y aurait une concurrence déloyale qui nous serait qui nous serait imposée voilà tout simplement si on s'aperçoit qu'un pays quel qu'il soit d'ailleurs va au-delà si vous voulez de ce qui est raisonnable en matière de concurrence pour passer d'une concurrence loyale à une concurrence déloyale en tenant compte encore une fois de critères sanitaires de critères environnementaux mais aussi de critères sociaux et bien nous utiliserons les armes qui sont entre nos mains étant entendu je le répète parce que je lis tellement de caricatures sur ce sujet les droits de douane ce n'est pas un mur entre des pays des droits de douane ce sont des éléments presque c'est de la chirurgie et j'ai presque envie de vous dire que c'est de la microchirurgie voilà domaine par domaine secteur par secteur produit par produit on met en oeuvre encore une fois ces droits de douane soit tarifaires ces barrières soit tarifaires soit non tarifaires mais en revanche c'est exactement évidemment l'inverse du processus d'accord de libre-échange que l'on veut évidemment mettre en oeuvre et qui a été dont les négociations ont été ouvertes dans l'indifférent généralisé il faut bien le dire des médias français le 8
vu sur le cas spécifique de l'Allemagne j'ajouterais que l'euro est la source principale de leur avantage déloyal puisqu'il bénéficie d'un taux de change qui est adapté à leur économie qui a été construit pour leur économie et qui évidemment est dévastateur pour les industries concurrentes au sein de la zone euro notamment françaises et italiennes qui leur faisaient concurrence et qui pouvaient bénéficier auparavant d'une politique monétaire nationale qui s'adaptait donc ce serait plus par la monnaie même plus loin
monsieur Bambino ça va même plus loin puisque souvenez-vous quand nous avions présenté fait notre conférence de presse économique il y avait une étude de la banque Nomura sur le retour aux monnaies nationales et qui avait fait une étude sur les parités qui auraient lieu si les pays d'Europe revenaient à leur monnaie nationale or il s'avérait que toutes leurs monnaies dépréciées par rapport à l'euro sauf l'Allemagne c'est à dire que le marque serait supérieur à l'euro ça veut donc dire quoi ça veut dire que l'Allemagne bénéficie au moment où je vous parle d'une dévaluation compétitive en réalité elle bénéficie d'une dévaluation compétitive permanente alors que nous nous sommes victimes d'une sur-évaluation permanente de notre monnaie
je voudrais rebondir sur vos propos vous parlez d'une dépréciation du franc d'après le rapport de la banque Nomura voilà absolument c'était pas énorme c'était 11% d'ailleurs si on revient au franc comment vous faites éventuellement pour absorber et résorber la différence de conversion comme vous le savez la majorité des matières premières sont évaluées en dollars ça risque de provoquer un choc de compétitivité négative donc je souhaiterais simplement savoir comment vous faites éventuellement pour compenser ce choc de convertibilité entre les monnaies qui risque de nous coûter cher tant sur la balance commerciale qu'éventuellement sur le déficit
oui mais moi si vous voulez je suis toujours étonnée parce que quand on pose des questions comme ça on a l'impression que l'euro existe depuis depuis 8 siècles quoi on faisait avant je veux dire on a l'impression l'euro ça n'a que 12 ans je veux dire avant on commerçait on avait des frontières on avait des importations on avait des exportations la seule différence c'est qu'on avait une souplesse si vous voulez monétaire que l'on n'a pas aujourd'hui et qui fait qu'aujourd'hui d'ailleurs même des économistes qui étaient des défenseurs de l'euro prennent conscience que l'euro n'est pas amodiable il n'est pas comme dit leur don il a utilisé une expression il n'est pas réformable il n'est pas réformable et par conséquent on fera comme on faisait avant aussi simplement que ça
je trouve que le déficit public quand même en 12 ans a quand même sacrément cru en France non mais si vous voulez c'est pas du tout aussi mécanique que vous le dites en 2000 l'euro valait 0,87 dollars donc 40% de moins que maintenant et vous n'aviez pas du tout eu une explosion des importations du prix des importations ou des hydrocarbures des carburants ça n'était pas le cas du tout vous parlez de l'euro là le franc si ça a reçu non mais enfin c'est vous parlez du phénomène d'une dévaluation donc je me place dans le phénomène ce que vous constatez c'est l'impact d'une dévaluation d'une monnaie par rapport au dollar sur le prix des importations donc qu'on soit dans l'euro ou le franc d'autant que nous mettons en place une parité un franc égal à un euro c'est strictement le même mécanisme et en réalité c'est un argument qui est utilisé un argument de propagande qui n'est jamais démontré alors que les économistes qui eux ont fait des études sérieuses sur le sujet sur le retour à des monnaies nationales ont démontré que cela ne tenait pas vous avez le même argument sur la dette par exemple on dit le remboursement de la dette il faudra le faire avec une monnaie dévaluée ça va faire exploser doubler ou tripler la dette disait Sarkozy si vous regardez précisément les choses Sapir l'a fait par exemple ça fait augmenter la dette de 3,7% parce que 85% de la dette est en contrat national de droit français et donc c'était remboursé en francs et non pas en euros
je vous indique d'ailleurs parce que dans le débat que j'avais eu avec M.
Moscovici qui avait sorti le même argument parce que c'est toujours les mêmes arguments j'avais démontré chiffres à la pluie qu'en 2000 quand l'euro était à 0,80$ l'essence était moins chère qu'aujourd'hui alors que ça devrait être l'inverse bon donc c'est vrai que c'est pas aussi mécanique que ça moi je suis frappé surtout par l'énormité de ce que j'entends dans la classe politique je veux dire que des gens comme Fabius qui est quand même censé être quelqu'un de sérieux sortent des arguments aussi ahurissants et caricaturaux parce que venant de Sarkozy ça ne m'étonne pas tellement je veux dire quand il dit la dette va doubler ou tripler ou tripler x2 ou x3 son manque de rigueur on y est habitué Nicolas Sarkozy on s'attendait à un peu plus de rigueur de la part de monsieur Fabius quand monsieur Fabius sans d'ailleurs absolument le démontrer car c'est impossible à démontrer puisque c'est totalement faux indique que le retour à une monnaie nationale ferait perdre aux gens 30 ou 40% je ne sais plus quel chiffre délirant il a sorti de leur possession c'est un délire c'est juste un délire voilà et seulement c'est révélateur ça veut dire que le système se rend compte qu'il est en bout de course parce que quand on finit par sortir des arguments qu'on n'est même pas capable de démontrer et qui sont des arguments en même temps grossiers et caricaturaux c'est qu'il y a le feu voilà c'est qu'il y a le feu
oui là d'ailleurs ce ne serait pas une dévaluation volontaire mais une dévaluation de fait je vous rappelle que toute dévaluation tout glissement de la monnaie suit enfin entraîne pour ce qui est de la balance des biens et services une courbe en U vous avez tout à fait raison au départ si la dévaluation est réussie à ce moment là joue à l'exportation et nous sommes gagnants sinon nous n'aurions pas dévalué autant de fois depuis la libération avec quand même d'autre part si je peux dans ce tisier rajouter ma pierre je vous rappelle que lorsque nous avions dit il faut sortir de l'euro maintenant on nous dit il faut d'ailleurs déconstruire l'euro c'est à dire on va enlever pierre par pierre comme si le bâtiment était amianté on m'a su c'est que le super dépasserait 4 euros à la pompe
c'est peut-être intéressant de lui poser la question quand monsieur Moscovici dit l'euro l'euro est trop fort l'euro est surévalué il l'a dit bon alors quelle est sa solution sa solution est donc obligatoirement soit une dévaluation de l'euro soit une dépréciation de l'euro et donc tous les arguments qui étaient utilisés contre nous quand on parlait de dévaluation et bien on peut les retourner contre eux quand ils si soit l'euro est trop si l'euro est trop fort alors il faut le faire baisser il y a plusieurs moyens de le faire d'ailleurs qu'ils ne feront pas je vous rassure car l'Allemagne s'y opposerait en toutes circonstances mais ça prouve que vraiment je trouve que l'argumentation développée est extrêmement faible et il n'y a jamais d'études précises qui sont effectuées ce sont des anathèmes on lance comme ça des choses pour faire peur en fait on surfe sur la peur voilà sur une peur qui est irrationnelle et qui est parfaitement artificielle
en fait il y a de leur part juste pour conclure il y a de leur part un épuisement intellectuel c'est-à-dire qu'on est dans une phase ça ressemble beaucoup à la campagne du oui et du non en 2005 le oui était dans le slogan permanent il n'y avait pas d'argumentation et en face il y avait un camp qui faisait campagne qui allait convaincre les français un par un qui avançait de l'argumentation qui n'était pas démenti en face mais qui le camp d'en face jouait sur les peurs et jouait sur les slogans voilà surfer dessus et on a maintenant le sentiment systématiquement dans les débats d'avoir cela c'est-à-dire des argumentations avancées des études précises et en face on nous sort des anathèmes et des slogans mais ça n'est plus démontré ce qui prouve que ça ne tiendra pas longtemps parce que le camp qui n'argumente pas finit toujours par perdre
y a-t-il d'autres questions non ? bah écoutez je vais mettre une dernière
excusez-moi par rapport à l'affaire de monsieur Tapie est-ce que vous avez quelque chose à déclarer éventuellement ? bah écoutez
j'ai été j'ai immédiatement réclamé lorsqu'il a été mis en examen qu'une saisie conservatoire soit effectuée sur ses biens donc je ne peux que me féliciter de cette nouvelle même si je crains que les montages financiers rendent ces saisies complexes car je pense que monsieur Tapie n'a pas attendu les magistrats et de faire en sorte que cet argent indûment perçu soit compliqué à retrouver il n'y a pas d'autre et vous souhaitez bonnes vacances pour ceux qui auront la chance
Marine Le Pen