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Discours / meetingyoutube.com· 14 septembre 2024 27 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Discours de Marine Tondelier à la fête de l'humanité

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 65 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:17Marine TondelierFait
    « je suis élue à Inam Beaumont »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Présentateur

de France et j'ai le plaisir d'accueillir Marine Condonnet. Ils sont à toi. Attendez, je crois que Jordan Bardella ne vous a pas bien entendu. Il voulait être à Matignon, je vous rappelle, c'est à cause de vous qu'il n'y ait pas. Donc on va le refaire pour lui. J'espère qu'il nous regarde en live. Vous vous rappelez de ce sentiment le 7 juillet à 20h01 ? On était quand même bien soulagés. Donc même si aujourd'hui, présentement, on a un peu les boules, tout ça, je pense qu'il faut qu'on garde en victoire du 7 juillet que toutes celles et ceux qui sont dans 70 et plus globalement dans la fête de l'Huma, ils sont pour quelque chose.

Parce que stabiliser et en fait nous sous-estimer, on va le dire clairement, est grave qu'il a fait prendre un risque immense à la France, en plus de tout ce qui nous a fait subir pendant 7 ans. Et ce qu'il ne savait pas, c'est que quand on est de gauche, quand on est écologiste, quand on est militant, on est moins déstabilisable que la moyenne, n'est-ce pas ? Mais lui ne le savait pas. En camp populaire, et c'est sûr que ça n'a pas suffi à gagner suffisamment largement pour évidence pour tout le monde d'avoir un premier ministre de gauche ou écologiste, pour l'instant.

On a échappé au pire, ou on a fait revenir, et je suis sur ces fêtes de l'Huma, des gens vers les urnes qui n'y étaient pas allés depuis longtemps. Plusieurs méthodes pour tenir, la résilience, la résistance, mais je pense que célébrer les victoires, se rappeler de ce qu'on a fait, de bien, de ce à quoi on a échappé, c'est hyper important. Et je pense que cette fête de l'Huma, de fête, d'unité, de résistance, doit être aussi ce moment-là. Et je dois dire que, en tant qu'habituée de cette fête, celle-ci a une saveur bien particulière. Ce moment où on vient, qu'on a mené sur tous les territoires, chacun de son côté, mais chacun à son poste.

C'est ça aussi qu'on sait faire à gauche, chez les écolos. Et c'était quand même un bon moment, pour s'applaudir, pour se rappeler de tout ce qu'on a fait. Qui est terrible. Terrible, parce qu'on est arrivé en tête. Alors les macronistes, s'expliquent, oui, mais pas vraiment. Enfin, si ça avait été eux en tête, ils auraient eu beaucoup moins de mal à compter qu'ils avaient gagné. Ne vous inquiétez pas. Tout comme cette histoire de majorité relative absolue. Vous savez, en 2022, Emmanuel Macron, il n'avait pas du tout, au législatif 2022, il n'avait pas du tout la majorité absolue. Pas du tout. Mais ils ne se sont pas fait tous ces nœuds au cerveau.

Ils ne nous ont pas tenu tous ces propos hypocrites, chercher des alibis, des prétextes. On a quand même tout eu cet été. Il a commencé par nous expliquer que vraiment, on était trop cons, on ne pouvait pas comprendre, mais c'était irresponsable de changer de Premier ministre en juillet ou en août. Vraiment, ils nous disaient, vous ne comprenez pas, vous ne pouvez pas comprendre, mais on ne peut pas le faire. Ok, Emmanuel Macron, mais du coup, pourquoi as-tu fait une dissolution en juin ? C'est-à-dire que ce n'était pas notre idée. Nous, on n'avait rien demandé.

Ils décident tout seuls d'une dissolution pour nous expliquer en juillet ou en août que ce serait une très mauvaise nouvelle de changer de gouvernement maintenant. Ok, mais du coup, ne dissous pas. Et puis, ils nous ont expliqué, moi je me rappelle très bien de ce rendez-vous le 23 août à l'Élysée, c'était mon anniversaire. Nous sommes arrivés à 12 avec les chefs de parti, les présidents de groupe parlementaire, Lucie Casté, et il avait préparé une liste de questions un peu comme le grand oral de l'ENA. Mais ce qu'il n'avait pas compris, c'est que Lucie Casté, elle a réussi le grand oral de l'ENA. Mais pas grave.

Il posait des questions telles que, mais comment feriez-vous pour gérer la crise de la Nouvelle-Calédonie ? Tu veux dire celle que tu as créée ? Oui, oui, celle-là. Comment ferais-tu ? Bah, pas comme toi, donc ça marcherait mieux. Et donc, il avait plein de questions et le meilleur moment, c'est qu'il veut nous poser la fameuse question sur la France insoumise. Et il fait comme ça, et au lieu d'être franc en mode, bon, bah, on a un problème avec les insoumis, monsieur Bompard, madame Panot, qu'est-ce que vous faites ? Il dit, j'ai une question, mais il ne faut pas que vous le preniez personnellement. C'est vraiment...

C'est parce que je consulte l'ensemble des forces politiques et je pressens que d'autres vont me la poser. Donc, comme je suis un facilitateur de la vie politique française, je vous la pose, comme ça, je pourrais leur donner votre réponse. Et donc, madame Casté, est-ce que vous avez l'intention vraiment de mettre des ministres insoumis au gouvernement ? Lucie dit, bah oui. Et il regarde vraiment, il regarde du coup comme ça, Patrick Kenner, Boris Vaz, il regarde un peu, il essaie de trouver des alliés, genre, vraiment, tout le monde fait oui, oui.

Et je me rappelle à la fin où, en fait, Lucie a mené tout l'entretien et à la fin, on avait prévu que chaque chef de parti puisse dire un petit mot de conclusion politique où on lui a tous dit de manière assez ferme, en fait, arrêtez de nous sous-estimer, arrêtez de penser que, moi, je pense que sa stratégie cet été, c'était de nous diviser. C'était de parier sur l'effritement du nouveau front populaire ou l'effondrement en version château de cartes. Il a testé ça. Et ça aurait pu marcher, d'ailleurs. Ça ne dépendait que de nous. Et on sait que dans l'histoire de la gauche, de l'écologie, on a pu être cons, parfois. Donc il s'est dit, tiens, on peut miser là-dessus. Ça n'a pas marché.

Et donc, ce qui me plaît beaucoup dans le NFP, c'est que je pense qu'on a appris tous de nos erreurs. On a appris de l'histoire. C'est pas grave de faire des erreurs. Ça apprend, mais il faut en tirer des conclusions. Je pense que c'est ce qu'on a fait. Quand Jean-Luc Mélenchon explique quelques jours après, OK, on ne veut pas être le problème, on veut être la solution. Donc si le problème, vraiment, c'est les premiers ministres ou les ministres insoumis, nous soutiendrons son participation. Pas de problème. Et là, qu'est-ce qu'on apprend ? Surprise ! Qui aurait pu prédire ? Ce n'est pas vraiment juste les ministres insoumis le problème.

C'est en fait, évidemment, aussi les ministres écologistes, forcément, les zadistes de service. Évidemment, les communistes, il faut déconner, des communistes au gouvernement, ça n'a pas l'égard, vous avez cru comme ça, non ? Je pense d'ailleurs que tous les socialistes ne passaient pas le contrôle technique macroniste. Et après, quand ils avaient éliminé tout le monde, ils ont dit, puis en fait, c'est tout votre programme qu'on n'aime pas. OK, d'accord. Et donc, on a quand même un problème avec un président de la République qui nous a expliqué que son sujet, vraiment, c'était la continuité de l'État. Mais il confond la continuité de l'État et la continuité de ses politiques publiques.

Et ce n'est pas la même chose. Si on changeait, si on faisait une rupture politique avec le macronisme, ce que les trois quarts des Français attendent, l'État va continuer quand même, ne nous inquiétons pas. Ce sera différent. Ce sera mieux d'ailleurs. Et on voit bien qu'en réalité, ce qu'il a fait, c'est de l'obstruction. Tout l'été, il a fait de l'obstruction. Il a fait, c'est un mot de lui, il a fait son gaulois réfractaire. Il a dit, non, non, trêve olympique. Pensez-vous qu'il aurait fait une trêve olympique pour les enfants de Gaza, pour les enfants d'Ukraine ? Pas du tout.

Lui, il a inventé le concept de la trêve olympique, c'est pour les guerres où il y a des morts, c'est pour les conflits armés. Lui, il a inventé la trêve olympique où il ne parle pas du tout du cessez-le-feu à Gaza, tout ça. C'est une trêve olympique de confort personnel qui ne concerne juste la... Voilà, qui d'ailleurs ne l'empêche pas de faire des coupes budgétaires tout l'été dans les réunions interministérielles et de s'abrer. On a parlé de 2 milliards d'économies pour les hôpitaux publics, pour les écoles, pour l'environnement. Enfin, 60% du fonds vert en moins, comment vont faire les élus écolos ? Et donc, on voit bien à un moment que tout ça n'a pas de sens.

Lui, tout ce qu'il veut, c'est ne pas changer de politique parce qu'il est au service des puissants et que c'est ça qui compte à la fin. Et donc, il a mis un Premier ministre au service des puissants. Et c'est là qu'intervient Marine Le Pen, ma copine. C'est ce qui rend les choses intéressantes qu'on ait des avis différents. Le leur est quand même relativement moins intéressant et plutôt effrayant, mais c'est la vie politique. Ce que je déteste, c'est l'hypocrisie. Et cette Marine Le Pen qui joue sur la misère des gens, qui l'instrumentalise. Moi, je sais, je suis élue à Inam Beaumont depuis 10 ans.

Je sais très bien qu'évidemment qu'il y a des fachos qui votent Rassemblement National, ce n'est pas un scoop. Mais je sais aussi qu'il y a beaucoup d'électeurs du Rassemblement National qui ne vont pas bien et qui croient sincèrement que ce qui vient irait mieux. C'est pour ça qu'ils le font. Mais mon problème, c'est qu'elle leur ment. C'est qu'elle leur ment et que là, ça s'est vu beaucoup. Et donc, il va falloir l'expliquer, le raconter tout le temps, chaque jour. Mettre le doigt là-dessus. Les démasquer. Parce que Marine Le Pen, elle a préféré mettre en place une politique macroniste en pire. Toujours plus au service des puissants, plus d'austérité, encore moins de justice sociale.

L'environnement, n'en parlons pas. Elle a préféré ça que de permettre. Mais c'était elle qui permettait ou pas. Elle avait le doigt sur le siège éjectable. Macron en a fait, vous savez, comme au jeu du cirque Jules César qui faisait que le pouce en haut ou le pouce en l'air, c'est bon ou c'est pas bon. Même Xavier Bertrand, elle a trouvé qu'il était trop de gauche pour elle, c'est vous dire. Elle a préféré mettre Michel Barnier qu'un premier ministre du NFP, quel qu'il soit, s'il ne voulait pas Lucie Casté, on en a parlé avec Lucie, elle disait mais mettez quelqu'un d'autre. Donc Cazeneuve, ok, compromis du siècle pour Macron.

Le problème, c'est que Bernard Cazeneuve n'est membre d'aucune des forces du Front Populaire. Bon, Lucie Casté non plus, vous pouvez dire c'est une compagnon de route, pas de problème. Mais Bernard Cazeneuve n'a jamais soutenu ni de près ni de loin le nouveau Front Populaire. Jamais. Jamais. Les seules fois il en a parlé, c'était pour nous défoncer la gueule quand même. Et donc quand Macron dit j'ai un super compromis à vous proposer, ce sera une forme de cohabitation, une forme de provocation surtout. Et il nous propose Bernard Cazeneuve pour qu'on nous explique après mais vraiment les mecs vous n'avez pas fait l'effort. Maintenant on a Michel Barnier ce que vous ne vouliez pas Cazeneuve.

Mais Bernard Cazeneuve ça n'est pas notre histoire, ça n'est pas notre sujet. Si tu veux, pas Lucie Casté propose quelqu'un d'autre de chez nous. Mais pas ça. Et donc, tout ça c'était en jeu entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Mais Emmanuel Macron il n'a jamais fait semblant de s'intéresser aux gens. Lui au moins, c'est clair. Marine Le Pen elle fait semblant et elle a privé ses électeurs, ceux qui vont vraiment mal, ceux qu'on aidera en fait plus qu'elle, elle les a privés d'un SMIC à 1600 euros. Elle les a privés de la drogation de la réforme des retraites.

Elle les a privés des premiers maîtres que je ne vais pas vous faire tout notre programme parce que je pense que vous l'avez distribué, expliqué en porte-à-porte, lu, relu, le chiffrage aussi, tout ça. Mais elle a privé ses électeurs de ça. Il va falloir l'expliquer chaque jour. A chaque politique de Michel Barnier, à chaque politique qui va abîmer un peu plus les gens, notre environnement, à qui on le doit. A Macron, mais ça on n'en doutait pas, on n'a jamais attendu rien de lui. Mais aussi à Marine Le Pen qui promet l'inverse à ses électeurs.

Et là-dessus, je pense que dans cette tente, dans cette fête de l'humain, nous savons que face à l'extrême droite, nous ne baisserons jamais la tête, ni les yeux, ni les bras. Juin au 7 juillet. Mais en fait, on a toujours peur, on va se le dire. Vous êtes comme moi, vous vous dites, 2027, chaque jour qui part fait que ce sera encore plus mal barré. Alors, on ne fera pas revenir les macronistes à la raison. Je vous rappelle que l'autre argument hypocrite, c'était Lucie Castel. Alors, on aimerait beaucoup, mais alors, on ne peut pas parce qu'elle va être censurée. Mais ce qu'ils oubliaient de vous dire, c'est qu'elle allait être censurée par eux.

Donc, si vraiment ça décontrariait, il ne la censurait pas en fait. Macron, quand il dit, vraiment, je suis désolé de ne pas pouvoir... Vraiment, il sait le faire bien avec sa tête et tout. Il est là, je suis vraiment désolé, mais j'ai vu les présidents de groupe de la majorité, enfin de l'ex-majorité, ils ne veulent pas... Mais en fait, tu les connais quand même, tu es président de la République. Si tu leur dis, pour la continuité de l'État, ce qui semble lui tenir tant à cœur, tu ne censures pas Lucie Castel, il y en a moins la moitié qui peuvent ne pas le faire. Ça dépend de lui.

Chacun a fait semblant qu'il n'avait pas d'intérêt dans l'affaire, qu'il n'avait pas prise, mais il ne servait à quoi s'ils n'en ont pas prise ? Enfin, même si seulement il ne servait à rien, ce serait bien, mais le problème, c'est qu'ils sont toxiques. Donc, on va devoir faire une désintoxe de la France. Voilà, je viens d'inventer ce mot en parlant de Macron. C'est ça qu'on doit faire. On n'a plus beaucoup de temps. Irrémédiablement en retard, on a quand même de nouveaux parlementaires. On est su pour continuer. Mais, il n'y aura rien d'automatique, il n'y aura rien de confortable, rien de facile, rien d'évident. On le voit.

Moi, j'ai lu les échanges entre François Ruffin et Jean-Luc Mélenchon, parce que Jean-Luc n'a pas encore répondu, mais j'attends la riposte de manière imminente. En fait, il va falloir qu'on arrête ça. On est à la fête de l'Huma, on ne peut pas avoir les troubles faites. Il y en a toujours un qui aura envie, peut-être même des fois ce sera moi. Je me dirais, non, on s'en fout. Parce qu'en fait, chaque moment, on se donnera en se précausant politique. Pour les gens qui ont vraiment peur, je pense qu'aujourd'hui, avoir ce genre de réaction, d'aller se tirer dans les pattes, d'aller dire, mais moi je suis mieux et donc j'aimerais je ne sais pas quoi. En fait, on n'a plus le temps de faire ça.

Ce sera par réflexe. J'avais dit à Bruno Le Maire le matin, j'étais très énervée la main du deuxième tour, que c'était un lâche et un privilégié. Et je pense qu'aujourd'hui, la gauche ne peut pas être lâchée privilégiée. Il y a des gens, les personnes LGBT, les 3 millions de droits de binationaux de ce pays, ce n'est pas un jeu la politique. Ce n'est pas une émission de télé-réalité ou une série Netflix où on dit qu'est-ce qui va se passer au prochain épisode ? C'est ça le risque de la période. On est rentré dans un feuilleton tous les jours. On va dire il y a un nouvel article de la Constitution qu'on n'avait pas pensé. Ah, puis là, peut-être qu'ils vont renverser.

Ah, la motion de censure n'est pas passée mais peut-être la prochaine. On va suivre ça quelque part comme un feuilleton de la vraie vie. Ce n'est pas un divertissement, ce n'est pas occupationnel. C'est un de l'impact. Alors peut-être qu'en politique, il y a beaucoup de gens par ailleurs qui vont bien, beaucoup trop par ailleurs par rapport à la population française. Mais toujours se rappeler de pourquoi, pour qui on fait ça. Et je pense que ça va être le vrai défi les semaines qui viennent. Sinon, on retournera dans les guerres de tranchées, on retournera dans les guerres d'égo. Des différences programmatiques entre les écolos, les communistes, les insoumis, les socialistes, oui, on en a.

Mais rien n'est insurmontal. Des différences de méthode où quand M. Barnier appelle pour dire venez nous voir, on n'a pas tous la même réaction. Mais chaque réaction légitime, les insoumis qui se disent nous on est insoumis, on n'y va pas, moi ça me va. Les communistes qui disent nous on veut aller rencontrer M. Barnier, on ne dit même pas si on votera la censure ou pas. On attend de l'avoir vue. Ils savent qu'ils vont la voter. Vous pensez que M. Barnier va convaincre Fabien Roussel qu'en fait c'est super son programme ? Évidemment que non.

Mais la méthode qui a choisi la direction du parti communiste c'est de dire on a tellement de préjugés sur nous qu'on est sectaire tout seul on va aller en disant M. Barnier et on va sortir en disant comment ça ? Il ne veut pas abroger la réforme des retraites mais on retrave. Ils ont le droit de faire comme ça. Et les socialistes c'est compliqué chez les socialistes. Alors on leur souhaite voir des socialistes qui me contrarient beaucoup parce que certains font le jeu des macronistes en ce moment. Ils récupèrent toutes les perches que tend Macron pour affaiblir le PS.

Mais quand ils affaiblissent le PS ils affaiblissent tout le nouveau Front Populaire et quand ils affaiblissent le nouveau Front Populaire ils affaiblissent nos chances de victoire. Je pense que collectivement il faut qu'on soit hyper ferme face à son comportement. Qu'il soit à l'extérieur ou à l'intérieur veulent nous affaiblir. Il n'y a que ça à retenir. On n'a pas le temps d'être là de réfléchir de faire des thèses. On doit agir et agir ensemble. Est-ce que vous êtes d'accord ? J'espère qu'on ne va pas vraiment débattre. J'espère qu'on va plutôt établir un plan coordonné et concerté n'est-ce pas ?

On va se voir avec Manuel Bompard avec Olivier Faure avec Fabien Roussel et moi-même et puis Lucie Casté et jamais très loin. Vous savez qu'on se réunit plusieurs fois par semaine qu'on discute ensemble à longueur de journée. On est très en cohésion. Ce qui s'est passé avec le nouveau Front Populaire c'est évidemment une histoire politique. On était obligés de le faire et c'était assez impossible et je pense que c'est exactement parce que c'était impossible qu'on l'a fait. On a un peu l'esprit de contradiction à la gauche et chez les écolos. Mais ce qui a joué aussi c'est le facteur humain. entre quels chefs de parti qui sont très différents c'est ce qui fait notre charme n'est-ce pas ?

Mais qui ont appris au fil des années et des mois à se faire confiance. Vous voyez moi ce qui me tue des fois en politique c'est quand vous faites des réunions et vous savez que toute la réunion sera dans la presse le lendemain. Et que vous parlez dans la réunion en disant je ne parle pas pour donner mon avis mais je parle en réfléchissant à si le mec qui est en face ne va pas après raconter à je ne sais pas quoi que j'ai dit ça pour m'embêter par rapport à un tel. C'est insupportable. On ne peut pas travailler comme ça. Et avec Olivier avec Manu avec Fabien ce qui est confortable c'est que nos réunions elles sont sérieuses.

Vous allez me dire c'est la moindre des choses ben oui mais ça va s'en dire mais ça va lui en disant. On peut se parler franchement quand on est d'accord quand on n'est pas quand on est au travail c'est sérieux c'est fiable et on peut vraiment avancer.

Alors vous dire exactement comment on va faire je suis désolée on en est incapables parce que jusqu'à la semaine dernière on a essayé d'avoir un premier ministre on a échoué ça ne sert à rien qu'on s'excuse tous les jours en disant c'est de notre faute c'est de notre faute c'est comme d'Emmanuel Macron on dirait qu'on devrait tous uniformiser faire tout le temps pareil des fois on ne va pas faire pareil et c'est tant mieux vous savez nous on est écolo quand on est écolo on croit en la biodiversité la vie c'est un écosystème et dans un écosystème il y a beaucoup de richesse et de diversité c'est ça la richesse d'un écosystème c'est ça la diversité c'est que les organismes ne sont pas tous les mêmes et chacun remplit une fonction bien précise la fonction des écologistes dans nos ouvrons populaires n'est pas la même fonction que les socialistes qui n'est pas la même fonction que les communistes qui n'est même pas la même fonction que les insoumis c'est parce que nous sommes différents que ça marche que de Philippe Poutou de quelque chose et ce quelque chose vous enlevez des gens de 28% ça ne va pas faire plus mais c'est pour vérifier si vous me suivez donc voilà le truc n'est pas de comment on va se retrouver que les écolos tout seuls il n'y aura même pas tous les écolos parce qu'il y en a peut-être qui auront eu un autre avis donc ce qu'on a bossé ensemble à respecter nos différences c'est ce qu'on prend dans nos programmes et bien faisons-le entre nous et s'il y en a qui veulent destituer Macron ils demandent la destitution de Macron s'il y en a c'est pas leur trip ils ne le demandent pas il n'y en a pas besoin des uns et des autres c'est du moment outre que c'est encore ma ville qui s'est fait insulter pendant deux jours quand c'est pas une bannière du PSG quand c'est pas Macron qui vient en campagne en 2017 dire qu'il y a beaucoup d'alcool et de tabac dans ce département il n'a pas vu le reste je ne sais pas ce qu'il a visité donc en fait déjà il faut faire attention aux mépris territorial que les propos rapportés soient vrais ou pas n'est pas mon sujet c'est encore ma ville qui fait la une pour nous présenter comme des gros bofs qui outre que c'est insultant pour tous les habitants dont moi en fait ne va pas ça ne va pas avec ce qu'on est et on ne peut pas mettre en scène ces polémiques là mais je n'ai surtout pas compris le débat sur est-ce qu'on va chercher plutôt les ruralités les quartiers ou je ne sais pas quoi est-ce qu'on va chercher plutôt les jeunes, les vieux je ne comprends pas ce débat à gauche et chez les écolos on s'est dit qu'on pouvait on devait choisir parce qu'on n'était capable de faire qu'un truc que je suis bête ce débat évidemment qu'on doit aller voir tout le monde moi je suis écolo mais je pense que c'est pareil pour tous les partis du NFP notre programme il a vocation à s'appliquer partout l'écologie ce n'est pas que pour les grandes villes ou alors on changerait on ne ferait que pour la ruralité ou que pour les quartiers ça à tous les territoires de la France pourquoi on n'est pas capable dans lesquels certains vont se retrouver plus que d'autres mais d'autres incarnations qui feront l'inverse et que tout ça travaille ensemble on ne va pas faire un gouvernement que pour les quartiers ou que pour les ruralités ça n'a pas de sens et donc peut-être que c'est parce que je suis une femme donc je suis capable de faire plusieurs choses en même temps comme le dit la légende mais vraiment je divise les gens et diviser les gens il y a plein d'autres parties qui s'en chargent nous notre travail c'est de réparer l'APZ à 14h on aura peut-être quelques éléments de réponse mais en tout cas je pense qu'on est tous ici convaincus du fait qu'en 2024 il faudra une candidature unique est-ce que quelqu'un pose autre chose ici ben voilà sondage sorti des urnes donc c'est décidé c'était l'âge populaire maintenant on va désigner le candidat non je rigole ce candidat unique j'en sais rien je sais pas quelle est la meilleure méthode je sais pas quelle est la moins pire je vois bien ce que produisent les primaires comme division et je vois d'ailleurs bien comment c'est parti et pourquoi je vois bien que quand on dit on va prendre des gens on va en prendre 100 ils vont réfléchir on dit mais c'est qui comment on les choisit ça pose plein de questions mais vous pensez pas qu'on s'est posé des questions le 10 juin au matin quand on se dit on a 4 jours pour faire un accord programmatique électoral et on y est arrivé et donc il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas s'il y a la détermination s'il y a une chose très simple qui s'appelle la pression populaire qui en général fait son oeuvre alors on y arrivera alors je vous donne pas toutes les recettes ce matin ce que je voulais vous partager c'était ma détermination très forte et je sais que vous avez la même je sais que nous sommes faits du même bois détermination c'est des valeurs qui comptent énormément dans un monde politique un voyage politique en terre inconnue quand même où il y en a quelques-uns dans l'affaire qui ont lâché la rampe très clairement les moments de crise politique sont des moments où les gens se révèlent en bien ou en mal et c'est là où on voit qui tient sur les valeurs et qui n'a pas de colonne vers très bas de politique qui zigzague et qui a une ligne très droite on a eu les noms on a quand même dû expliquer nous à la moitié du gouvernement de Macron ce que voulait dire le Front Républicain et une fois qu'on l'a obtenu parce qu'on les a fait chier parce qu'eux et qu'on est passé par leurs électeurs alors à ce moment là ils nous ont proposé l'affront républicain et oui ça laissera beaucoup de traces mais nous on sait ce que c'est d'appliquer au contraire ça doit renforcer notre détermination je sais que je pourrais compter sur vous parce que je discute avec vous depuis hier matin je vois quelle force quelle énergie se dégage de notre collectif franchement c'est tellement plus sympa d'être de gauche que d'être de droite excusez moi ils n'ont pas des en plus quand vous êtes écolos vous pensez à la fin du monde tous les matins le midi, le soir n'oublions pas de faire la fête de nous amuser on m'a reproché aux journalistes des écolos d'avoir dansé avec Olivier Faure mais qu'est-ce que c'est que ce pays en fait il y aura toujours une guerre dans le monde des gens qui vont mal et alors si on veut aller mieux il faut qu'on danse qu'on chante qu'on s'annule sinon on n'y arrivera pas c'est voilà il faut bien qu'on sienne et le secret du guerrier n'est-ce pas c'est de durer et on va avoir besoin que tout le monde ici dure très très longtemps s'il vous plaira mais soyez voilà soyez à la côté vous pouvez compter sur moi sur les écologistes sur l'ensemble du Front Populaire mais surtout nous en c'est ça je l'ai fait tout de suite c'est qu'hier c'est ça que j'ai pu le voir on a fait une soirée karaoké qui a très bien fonctionné et on refait ce soir à partir de quelle heure Julien la soirée karaoké ?

24:58
Locuteur

18h30

24:59
Présentateur

ah ben c'est une soirée qui commande c'est la morale c'est à dire nous à 18h30 on est déjà en descente on a tout le répertoire donc vous choisissez avec nous il y a une folle ambiance et sinon moins fun nous allons donc voir la semaine prochaine Michel Barnier je vous avais dit que c'était moins fun nous allons voir Michel Barnier ce genre de rendez-vous on n'y va pas pour retrier les lentilles c'est à dire que maintenant que ce rendez-vous est là on va y aller on nous a dit que c'était le ministre le plus environnementaliste de l'histoire des premiers ministres je ne sais pas si vous avez vu d'où on partait donc on va le prendre au mot on va y aller avec toutes les évidemment que le programme nous ouvrons populaire qui couvre tous les sujets mais notre valeur ajoutée de mouvements écolos c'est aussi d'aller dire les alertes environnementales tous les jours j'ai des scientifiques des assos des citoyens des élus écolos qui me disent mais comment on va faire il y a ce truc là chez moi il y a l'effondrement de la biodiversité mondiale ça va du global au local tous les sujets et donc on va apporter une liste d'alerte à monsieur Barnier en disant en disant t'es environnementaliste bon courage tu aimes les arbres ok le puits de carbone des forêts françaises a été divisé par deux qu'est-ce que tu vas faire tes passions ornithologiques c'est très sympa mais qu'est-ce que tu vas faire concrètement surtout si tu fais le budget d'austérité ça ne marche pas suspense et donc on va lui apporter tout ça on a beaucoup de contributions déjà d'assauts de chercheurs d'experts y compris de hauts fonctionnaires du ministère de l'environnement qui sont entrés en résistance et qui maintenant nous appellent en faisant en fait ça ne va pas marcher on travaille avec vous directement en préparant le prochain gouvernement et donc voilà n'hésitez pas j'ai donné mon mail à France Infoyard j'ai déjà reçu plein de mails les gens donc c'est marine.tondelier at les écologistes.fr si vous avez des choses à faire remonter pour qu'on transmette au premier ministre vous nous le dites mais évidemment qu'on votera la censure évidemment qu'on on n'a même pas quand on s'est appelé avec Michel Barnier pour fixer le rendez-vous on n'a même pas parlé de participation au gouvernement ni lui ni moi c'est évident pour tous les deux que ça n'a pas de sens pourquoi ?

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