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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 octobre 2026 35 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheJusticeSolidarités & famille

Violences sexuelles : comment protéger les enfants ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est cette mécanique du déni et agression sexuelle d'enfants ? Pourquoi ce silence ?

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un problème de déni collectif ? Un phénomène de pas de vague ?

  • 4:32OuverteRéponse partielle

    Comment expliquer la fermeture des portes des établissements face à la prévention ?

  • 5:54OuverteRéponse directe

    L'article 40 du code de procédure pénale est-il respecté ?

  • 6:35OuverteRéponse directe

    Comment l'historienne a perçu ce documentaire ?

  • 8:59RelanceRéponse directe

    L'argument des proviseurs (pas de plainte) est-il valable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40Arnaud GaletFait
    « On est dans quelque chose d'assez idéal qui consiste à se dire je laisse mon enfant être gardé à un endroit et on se rend compte par la suite que bah malheureusement il y a des personnes qui sont pas forcément qui ont pas forcément un comportement adapté. »
  • 3:30Barca ZéaliFait
    « Oui, il y a un phénomène de pas de vague, mais euh déjà ce documentaire, je trouve qu'il est euh bouleversant. »
  • 5:13Barca ZéaliFait
    « Il n'y a aucune sanction envers tous ces cadres qui ont fermé les yeux. Il n'y a pas non plus de formation à la détection des signaux faibles. »
  • 12:44Arnaud GaletFait
    « Un classement sans suite, ça ne veut pas dire pour autant que les faits n'ont pas existé. »
  • 21:20Chiffre
    « Parmi les personnes mises en cause dans les affaires de viol et d'agression sexuelle sur mineur, près de 95 % sont des hommes. »
  • 25:07Agè SéverenFait
    « Il n'y a pas de culture de signalement en France en terme de formation, en terme d'organisation du périscolaire. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Violence sexuelle à l'école, silence dans les rangs, un film de Sophie Romia dont on sort assez sidéré, sidéré par la violence des faits évidemment, mais sidéré aussi par le manque de réponse de l'institution, par le refus d'entendre les victimes, les témoins, les lanceurs d'alerte. Quelle est cette mécanique du déniqu et agression sexuelle d'enfants ? Pourquoi ce silence ? Y a-t-il une forme de pas de vague sur ce sujet aussi à l'école ? On va se poser toutes ces questions avec nos invités. Agè Séveren, bienvenue. Vous êtes sénatrice Laire de Paris, rapporteur de la mission d'information au Sénat sur les violences dans le périscolaire, mission dotée de prérogative d'une commission d'enquête. Vous rendrez vos recommandations dans quelques semaines d'ailleurs et je

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précise que vous êtes aussi secrétaire de la délégation aux droits des femmes et membre de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport. Arnaud Galet, bienvenue à vous également. Vous êtes cfondateur et président de l'association Mouve Enfant qui lutte sans relâche contre les violences sexuelles faites aux mineurs. Entre 2021 et 2023, vous étiez membre de la Civis, commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. Vous si aujourd'hui au haut conseil, à l'égalité entre les femmes et les hommes et vous êtes l'auteur de J'étais un enfant publié chez Flamarion. Zé Pémer, bienvenue à vous également. Vous êtes doctorante en histoire contemporaine à l'école doctorale Sciences sociales et humanité. Votre thèse porte sur les

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violences sexuelles sur mineur en France entre 1940 et 2003. Vous y interrogez notamment la pratique judiciaire et l'évolution des sensibilités au sujet des violences sexuelles sur les enfants à partir de dossiers judiciaires passés en cours d'assise. Barca Zeroali, bienvenue à vous également, cfondatrice et porte-parole du collectif Mou école. C'est une association de parents d'élèves crée en novembre 2025 à la suite de révélations successives de violences sexuelles, d'agression et de viol commis sur des jeunes enfants notamment en école maternelle à Paris et au niveau national. Merci beaucoup à tous les quatre d'être ici. On ne peut pas sortir de ce film et ne pas se demander s'il y a un problème structurel au sein de l'institution quelle éducation nationale. On ne peut pas ne

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pas se demander s'il y a du déni, un silence complice, un phénomène de pas de vague. Est-ce qu'on doit parler de défaillance de toute une institution Arnaugalais ? Oui, je pense qu'on peut parler d'une défaillance même sociétale pour aller plus loin. C'est qu'il y a bien entendu l'éducation nationale quand il s'agit de l'école. On l'a vu également avec l'église. Bah il y avait aussi des sujets donc il su donc ça signifie qu'on est surtout pour moi sur une absence d'obligation de résultat quand on accueille des enfants en fait dans un lieu. On est dans quelque chose d'assez idéal qui consiste à se dire je laisse mon enfant être gardé à un endroit et on se rend compte par la suite que bah malheureusement il y a des personnes qui sont pas forcément qui ont pas forcément

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un comportement adapté. La vraie question, c'est que meton en place dans les établissements d'accueil en fait des enfants pour être en capacité de limiter tous ces risques et aujourd'hui en fait on met pas grand-chose en place. Alors si après on a des plans, des conventions citoyennes, plein de choses qui sortent comme d'habitude mais je dirais de manière factuelle pour protéger les enfants, c'est un peu plus compliqué et surtout je dirais même plus largement pour respecter leurs droits. Je pense qu'il faut vraiment aller là-dessus. On y croit à mouv enfant et on se dit que faut pas voir uniquement le seul droit des enfants, c'est pas de ne pas être violenté. Les droits des enfants sont beaucoup plus larges, droit à l'identité, au loisirs et cetera. Nous

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adultes, nous devons être à la hauteur en fait des enfants et être en capacité de respecter leurs droits. On va revenir sur tout ce que vous avez dit. Je voudrais quand même qu'on reste quelques instants sur l'institution, l'éducation nationale, l'école Barcazali. Est-ce qu'il y a un problème de déni collectif ? Est-ce qu'il y a un phénomène de pas de vague ? Oui, je pense qu'il y a un oui, il y a un phénomène de pas de vague, mais euh déjà ce documentaire, je trouve qu'il est euh bouleversant. Euh j'ai une pensée aussi pour toutes les les victimes, hein qui témoignent parce que raconter euh une histoire et nous on le voit depuis 10 mois, c'est compliqué hein, de revenir sur des faits euh qui ont pu euh qui marquent en fait euh toute une vie et on l'a bien vu là sur ce

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documentaire. Et après, moi j'aurais tendance à dire que l'école est le est le reflet, le miroir de la société. C'estàd que quand une société n'est pas capable de de de de protéger les plus les plus vulnérables, c'est qu'il y a un vrai problème sociétal et il va falloir qu'on s'y penche vraiment puisque on entend effectivement euh pas mal de de choses depuis un an, enfin depuis le printemps 2025, mais il va falloir un vrai basculement puisque là je dirais même que c'est un scandale d'état là ce qui se passe. On a une téléspectatrice, Nathalie Dex LBin, elle-même victime quand elle était enfant, qui a réagi avant l'émission et euh elle a monté une association, elle a écrit un livre et regardez ce qu'elle nous dit. Je voudrais aller faire de la prévention

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dans les collèges, mais toutes les portes restent fermées. Comment on explique ça ? De quoi ont peur les chefs d'établissement Agen ? Qu'est-ce qui se passe à l'école en particulier ? Malheureusement en fait, et ça a été parfaitement bien dit, il y a un déni structurel, il y a un dénif et d'ailleurs ce documentaire est la parfaite illustration de tout ce système de silenciation qui se met en place dès lors qu'il y a une agression, qu'elle soit même physique, verbale ou sexuelle. Et regardez, il y a pas l'article 40 qui a été fait pour saisir la justice alors que c'est une obligation légale. Il n'y a aucune sanction envers tous ces cadres qui ont fermé les yeux. Il n'y a pas non plus de formation à la détection des signaux faibles. Il n'y a pas non plus

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d'enquête administrative qui a été menée par l'éducation nationale parce qu'en fait l'enquête administrative, elle est totalement décorrélée de l'enquête judiciaire. ils auraient très bien pu la mener et on voit bien là encore la minimisation quand en fait une agression devient un conflit entre adultes et qu'en fait c'est euh tout l'inverse. C'est pas non seulement un conflit entre adultes mais c'est une agression qui a été tue pendant 7 ans malgré toutes les alertes inertie des institutions pendant 7 ans. Et cette inertie, elle est effectivement très choquante, mais moi, j'ai pas été sidérée de ce point de vue là parce qu'on voit bien encore une fois que l'OERTA, comme vous l'avez dit, monsieur Galet, est totalement systémique à tous les étages au niveau

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de l'éducation nationale, au niveau parfois judiciaire, au niveau aussi de l'école évidemment. Hélas, vous avez parlé de l'article 40, il en est question effectivement dans le documentaire, l'article 40 du code de procédure pénale. Je rappelle pour les téléspectateurs en quelques mots, toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui dans l'exercice de ces fonctions acquiètent la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délais au procureur de la République et de transmettre à ce magistratement, procès verbaux et actes qui y sont relatifs. Sauf que sauf que si j'ai bien compris, aucune sanction n'est prévue en cas de non respect de l'article 40 aligné à 2. Zé Pemer, comment l'historienne que vous êtes a perçu ce

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documentaire ? Est-ce que finalement vous n'êtes pas surprise parce que vous étudiez ces faits sur des décennies ? Mais c'est exactement ça. C'est pour ça aussi j'aimerais revenir sur le mot de sidération. justement, je n'ai pas été sidérée euh parce que c'est finalement une histoire banale. Alors, c'est terrible et terrifiant mais enfin voilà, je pense qu'il faut aussi vraiment le problème c'est qu'on ne rappelle pas assez l'ordinarité et euh enfin donc on parle de phénomène structurel et structurant mais aussi très ordinaire et aussi je voudrais revenir sur donc on parle d'incapacité à protéger nos enfants mais on enfin je trouve que ce qui est vraiment flagrant dans ce documentaire c'est la protection du prestige. C'est quand même un homme agrégé de lettrre, très bien vu, qui par

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sa position, je je ne sais pas si ça aurait été la même chose si ça avait été un contractuel pauvre. Je je sais pas. Je pense que il y a aussi enfin c'est pas je pense j'en suis sûre, il y a quelque chose aussi à creuser de ce côté-là, une protection puissante de la puissance. Donc Arnaud Galet, c'est toujours un peu aussi ce genre de profil effectivement qui arrive à avoir une emprise sur l'enfant et qui sont pris au sérieux. Tout Ouais, tout à fait. C'est c'est sans cesse en fait la même histoire qu'on se raconte en société. C'est ce qu'on a vu avec la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. C'est ce qui avait sourcé préalablement la commission indépendante sur les abus sexuels dans dans dans l'église. Enfin

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bref, on ne manque pas de commission, on ne manque pas d'état des lieux et on revit systématiquement bah pour reprendre ce qui était dit la même sidération qui n'en est pas une. Moi, je suis entièement d'accord avec ça. Je pense qu'à un moment donné, on est dans quelque chose qu'on connaît toutes et tous. C'est pas nouveau en fait que là où il y a des prédateurs, malheureusement, il y a des enfants qui peuvent être victimes. Ce qui est quand même nouveau et ça c'est important quand même de le dire. Voyez, moi je me permets de le dire sur la question du périscolaire. Qu'est-ce que c'est que finalement cette histoire ? Bah ce sont des parents qui se réunissent en collectif et qui font de ce sujet un sujet politique. C'est pas le périscolaire qui est nouveau. On a on

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découpe pas le périscolaire, il y en a toujours eu finalement des situations comme celle-là. Là, l'idée c'est de se dire plus jamais ça. Et je pense que la société quand même aujourd'hui en est là. On a quand même de plus en plus de personnes que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée nationale. Donc des représentants qui sont aussi favorables à ce qui est des évolutions. Alors il y a des débats bien entendu, mais on voit bien qu'on a déplac déplacé pardon les les frontières de ce qui était acceptable. Tout simplement parce que je pense qu'il y a aussi un effet miroir. Là, il y a eu quand même deux affaires qui nous ont qui sont télescopées. Il y a une affaire ancienne et il y a quelque chose qu'on a tendance à dire quand on parle des violences sexuelles, c'était

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avant ou des violences tout courts. Betteram bien sûr. Et puis en même temps qu'on était sur Betaram à dire "Oui, bon c'est vrai que c'est ancien, faut traiter le truc et cetera." Paf, il y a le périscolaire. Et là on se dit mais non à Paris. Non pas à Paris. Et du coup, il y a quelque chose qui se passe au niveau de la société qui est fascinant, qui se dit mais non, c'est pas possible, faut qu'on agisse. Et après, il y a eu il y a eu enfin plein de choses. Effectivement, moi il y a quelque chose qui m'interpelle dans ce film, c'est que l'argument de de des proviseurs et de l'institution, c'est de dire attention, il y a pas eu de plainte à l'heure des charges. Est-ce que c'est pas aussi un sujet pour eux d'aller dénoncer quelqu'un contre lequel il n'y a pas de plainte ? Et peut-être qu'il

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s'agit de rumeurs d'enfant, il eu un signalement quand même en 2000, mais il y a eu il y a eu des alertes dès 2016. Oui,6 malheureusement pas d'article 40 paréducation nationale. Donc l'argument de la plainte, il ne tient pas. Mais non, il ne tient pas pour une simple et bonne raison, c'est qu'il y a un principe de précaution qui doit être appliqué tout simplement. C'est-à-dire que dès lors qu'il y a un doute sur une posture d'un adulte, on doit immédiatement l'écarter pour protéger. Si ça sa réputation et qu'il ne s'est rien passer. Je veux dire, on est dans un moment où bien sûr. Après, il faut du discernement. On confondrait souvent la vérité judiciaire, c'est ce qui se passe dans le tribunal, ce qui se passe voilà. Donc dernièement, j'étais avec le procureur

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de la République de Nanter qui disait "Écoutez, la présemption d'innocence, elle a lieu au tribunal." Ça veut dire que il n'empêche qu'à un moment donné, on peut agir et il prenait un exemple très clair dans le cadre du péiscolaire d'un adulte qui avait eu un comportement qui était pas adapté, qui n'était pas pénalement répréhensible pour lui. Néanmoins, l'enquête montrait qu'il y avait un comportement qui était pas adapté. Donc le droit du travail permet de reprendre. Donc avec finalement cette lecture qu'on a toutes et tous un peu judiciaire sans être juge ou quoi que ce soit, on est là à tout mélanger euh au détriment des enfants. Et je pense qu'il faut qu'on arrête avec ça. Faut faire de la pédagogie aussi sur ce qu'est la vérité judiciaire et je pense que c'est

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essentiel de le dire. Il y a des choses qui doivent changer et qui changent d'ailleurs, je pense au niveau de la justice dans le temps. C'est pas moi qui suis spécialiste de la question mais on mélange beaucoup de choses et ça nous arrange, ça nous permet de rester dans le vous savez c'est un peu comme quand on dit qu'il y a un classement sans suite, on a dit oui mais il a été innocenté. Bah non en fait c'est un peu plus compliqué. C'est pas faut se poser la question, faut se poser la question de savoir pourquoi il a été innocenté. Est-ce que la parole de l'enfant a été entendu ? Est-ce qu'on s'est mis à sa hauteur ? Enfin et cetera. Et là, ce que je voulais dire par rapport au documentaire, ça montre aussi parce que la fameuse Marie, elle signale quand même, elle se bat pendant 3 ans pour

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faire émerger des faits réels qui se sont passés au sein de cette école publique. D'ailleurs, c'est une école publique, mais privé public, c'est la même chose malheureusement. Et euh et au final, c'est elle la fautif, elle est punie, elle est mutée, elle est mutée. C'est-à-dire qu'en fait on on marche sur la tête, c'est que le système lui renvoie le fait qu'elle ait parlé et elle se bat comme nous on se bat d'ailleurs au quotidien pour faire émerger ses ses histoires. Euh c'est c'est devenu mais vraiment tous les jours c'est c'est compliqué. Mais et vous savez, pardon, les dans les auditions euh on avait auditionné sur le recueil de la parole l'association Osé et qui disait

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et ça démontre l'ampleur du déniur voilà mon enfant a subi telle violence, la réponse, la réaction immédiate c'est le déni. H et le professeur Ludray le disait également quand il fait des conférences, il y a une question qui revient en permanence, c'est "Est-ce que vous pensez qu'un enfant de 6 ans va se souvenir plus tard ?" Voyez, comme si en fait il n'y avait pas de traumatisme. Et pour revenir à ce que vous disiez sur le procureur général de Nanter Yve Bador, il a dit une chose essentielle, un classement sans suite, ça ne veut pas dire pour autant que les faits n'ont pas existé. Ça veut dire que l'infraction est insuffisamment caractérisée. C'est-à-dire que la parole de l'enfant au moment où il l'a dite, parfois 3 ou 4 mois après, donc la mémoire traumatique s'est effacé, elle

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n'est pas suffisamment claire, corroborée ou recoupée et que donc ça donne un classement sans suite. Le lycée, l'affaire du lycée Bayen effectivement n'est pas du tout un cas isolé, vous l'aurez compris. Il y a eu Betaram, il y a le périscolaire, il y a les clubs de sport, il y a d'innombrables scandales qui ne cessent d'éclater. La pédocriminalité existe partout où il y a des enfants et partout où il y a une autorité puissante. C'est ce que nous dit l'une des victimes dans le film. Écoutez, nationale a quelque chose en commun avec l'église, c'est que c'est des institutions de l'autorité. Dès lors que un individu, un élément à l'intérieur de ce de cette institution vient miner, saper, discréditer euh ses institutions d'autorité, alors l'autorité fait tout

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pour mettre ça sous le tapis. Et c'est pas vague Philippe Merl. Ça c'est général. C'est général et je pense il parle de l'éducation nationale et de l'église et il faut pas oublier la famille aussi qui est une des plus puissantes institutions certes symbolique mais euh qui en est une. Et euh dans les dossiers moi que je dépouille dans le cadre de ma thèse euh que ce soit euh des dossiers donc pour violence sexuelle intrafamiliale où euh j'ai quelques dossiers aussi euh où les auteurs sont des des instituteurs, j'ai du baras scolaire, j'ai énormément de d'autres auteurs. C'est vraiment les mêmes mécanismes que je repère. Donc moi ma thèse commence en commence pardon en 1940 mais j'ai évidemment lu d'autres travaux d'historien historienne du 19e

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siècle et c'est vraiment une continuité de oui de déni et d'omerta et mais c'est vraiment les mêmes mécanismes. Et est-ce que vous remarquez une une évolution dans l'écoute de la parole de l'enfant et du statut de l'enfant ? Alors moi alors le la particularité de ma thèse, c'est que je travaille sur des sources qui ont été judiciarisées. Donc les auteurs ont été reconnus coupable. Donc j'ai ce billet de source. Oui, je remarque évidemment, on n'écoute pas pareil, enfin on n'écoute pas de façon similaire un enfant dans les années 40 qu'au début des années 2000. Il y a quand même des choses qui ont été faites. Toutefois, les mêmes questions reviennent, la même suspicion. Enfin, je veux dire ne pas croire en la parole de l'enfant, c'est quelque chose qui est

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hérité du 19e siècle. On parle donc c'est Ernè du Pré euh dans les années 1860 si je me souviens bien qui a théorisé la mythomanie infantile. Je vais aussi revenir sur la myomie c'était quelque chose qui a été dans le milieu médical et et psy enfin dans le milieu médical. Je veux aussi revenir sur quelque chose, c'est que l'inconcevabilité euh de d'un viol sur mineur ou d'un ce qu'on appelait avant un attentat à la pudeur, ça vient aussi du fait que pareil toujours au 19e siècle euh le viol enfin au vu de la disproportion des organes, il était impossible de violer un enfant. On en était à ça et je veux dire c'est encore quelque chose que je trouve dans mes sources et enfin la continuité de d'une croyance certes je pense qu'elle change de de de visage de

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de mots parce qu'on n plus au 19e siècle toutefois il y a vraiment quelque chose de très d'assis donc on parle de mytomie inftique de disproportion et je rappelle que le viol a été défini à partir de la loi de du 23 décembre 1980 oui donc c'est c'est vraiment très récent récent moi si je peux me permettre pour rebondir sur ce que vous venez de dire c'est que pour vous donner Un exemple concret et actuel. Euh nous accompagnons une famille euh à Bordeaux euh dont le petit euh garçon a été euh euh violé euh pendant plusieurs mois par le directeur de l'école dans une école euh dans une école privée. Ce petit garçon a révélé pas mal de choses disons-le crument comme de la

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sodomie comme il a mimé de voilà de la félation enfin ce genre de chos des choses qu'il ne pouvait pas inventer à 6 ans. Des choses qu'il ne pouvait pas inviter inventer et l'école a tout de suite dit qu'il mentait. Hm voilà qu'il était qu'il était même psychologiquement euh un peu atteint euh malade. Donc ça a été euh retourné contre lui, contre la famille hein puisque il a dû euh euh il a été exclu de l'école. Il a été exclu de l'école et on parle de faits qui euh ont eu lieu cette année et dont on entend encore parler depuis quelques jours et il s'avère que depuis qu'on a commencé à médiatiser cette affaire, deux autres familles ont parlé et il a été suspendu. Voilà. Je trouve qu'il y a quelque chose d'intéressant dans la parole de l'enfant. On vient d'une époque où

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effectivement l'enfant était un peu quantité négligeable, voir un peu enfant objet qui servait de main d'œuvre hein dans certaines familles. L'époque a quand même changé. L'enfant on l'écoute davantage quand même aujourd'hui non Arnaud Galet. C'est que vous avez des lois qui passent. On pense à la loi de 2019 sur la sur la lutte contre les violences éducatives ordinaires. Très bien. Une fois qu'on a dit ça, on se rend compte que 84 % des parents utilisent encore des violences éducatives ordinaires dans le cadre de l'éducation. Si on fait des lois et on n'est pas capable au bout d'un moment de les appliquer. On l'a vu d'ailleurs dernièrement aussi avec l'éducation et la vie affective et relationnelle ou l'éducation et la vie affective relation sexuelle dans les

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familles et aller leur dire comment éduquer le touour. Il y a quand même une condamnation de l'État français quand même récemment parce que c'était pas mis en place. Je pense que on manque au bout d'un moment de volonté politique. On mange on manque cruellement de de de volonté politique et ce qui fait qu'à un moment donné bah on laisse les choses se faire comme ça et on a l'impression sans cesse de découvrir en fait. Enfin, je veux dire, moi je suis un abonné, je suis désolé de le dire comme ça, des commissions. Je veux dire, on y va en plus bénévolement à chaque fois. C'est important quand même de le rappeler parce qu'on a l'impression que là-dedans on s'amuse et pas du tout. Nous, on y va en plus en portant un peu notre fardeau parce que moi-même par exemple, j'ai été victime.

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On doit se poser la question de se dire "OK, on s'appuie sur le savoir expérientiel des victimes et derrière qu'est-ce qu'on fait Je prends un seul exemple par rapport à ça quand même. La commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, quoi qu'on en dise, il y a eu 33000 personnes qui ont témoigné parce que le président de la République a demandé 33000 personnes qui espèrent et derrière il se passe quasiment rien. Et là, on se dit mais dans quel pays est-on même en terme de ne serait-ce que de dignité humaine pour demander à 33000 personnes de témoigner et après de leur dire "Ouais bah finalement, on sait pas." Alors on le dit jamais comme ça finalement mais systématiquement on revient en disant "Ah ouais mais c'est

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la civis qui l'avait dit." Et c'est pour ça que je dis que moi quand même il faut pas faut faut être un peu lucide. Il faut se dire que dans ce qui se passe aujourd'hui, il y a une responsabilité claire du gouvernement. Quand on remet quand même un rapport, il y a une connaissance du mécanisme. Sa le rapport de la civis, il avait dit aussi que sur 33000 personnes, seul 8 % d'entre elles ont bénéficié d'un soutien social positif. Donc on a dit à un enfant, je te crois, je te protège dans 8 % des situations. Donc on le sait. Donc il y a une obligation de résultat derrière et malheureusement derrière il se passe pas grand-chose. Ah oui, le sujet c'est qu'en France je trouve la parole de l'enfant a été trop longtemps comment dire méprisée je vais dire au-delà de mise en doute ou minimiser

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et ça voilà c'est qu' on dit "Ah mais la parole se libère". Non, elle a toujours été libérée la parole, sauf qu'elle n'a jamais été entendue et ni écoutée. Et le vrai sujet aujourd'hui, c'est que malheureusement alors certes, ces commissions, elles visent à révéler les faits, à briser l'omerta, mais il n'y a pas de culture commune en France de protection de l'enfance. Et ça, ça demande un vrai changement politique, une vraie orientation politique qui n'existe pas. Parce que moi je le vois bien dans toutes les auditions, il y a il est vrai un déni structurel et qu'il faut faire évoluer absolument parce qu'on a le sentiment que ça ne peut pas arriver en fait et que après nous c'est loin de nous et il manque un circuit court d'alerte. C'està-dire qu'aujourd'hui quand on

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remonte une information, elle se perd entre l'école sa tout le problème d'ailleurs de la déresponsabilisation et de la dilution des responsabilités. Aujourd'hui, on fonctionne en fait en silo. La police d'un côté, la justice d'un côté, les collectivités, euh les parents de l'autre. Il faut casser ces silos et coordonner beaucoup mieux les acteurs institutionnels qui travaillent en fait sur ces sujets-là. Encore une fois, moi vous savez ce qui me choque profondément, c'est qu'on parle d'enfants qui sont sans défense, qui ne savent même pas mettre de mots sur ce qu'ils subissent, qui ne se représentent même pas ce qui est la sexualité et qu'on ose dans notre pays, un pays développé comme le nôtre, cacher des actes aussi ignobles et intolérables que ça. Mais justement, je pense que la

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question c'est au-delà de la résistance à convoir ce phénomène, je pense qu'il faut aussi interroger le fait que c'est un crime de domination adulte sur un enfant de puissance, d'autorité et que je pense aussi que beaucoup de puissants ont du mal à reconnaître ça parce que c'est quelque chose qui qui est partout dans tous les grands Oui. Oui. Et donc dans je pense aussi que c'est très difficile en fait de enfin tant qu'on tant qu'on narrivera pas à concevoir ça je dire tant qu'on arrêtera aussi de penser que le crime sexuel sur enfant c'est une histoire de désir et cetera, ça va être très compliqué de Il y a quelque chose sur lequel je voudrais vous faire réagir. J'ai trouvé ce chiffre en préparant cette émission et je ne sais pas quoi en faire et je voudrais vous faire réagir. Parmi les

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personnes mises en cause dans les affaires de viol et d'agression sexuelle sur mineur, près de 95 % sont des hommes. Alors, je ne vais évidemment pas stigmatiser la moitié de l'humanité. Je ne sais pas quoi faire. Beaucoup de témoignages aussi qui nous sont remontés partout en France où c'est souvent effectivement un homme, mais qu'est-ce qu'on fait de ça ? Ça te dit quelque chose d'une culture de la domination masculine et de quelque chose qu'il faut qu'on arrête absolument. Le premier risque pour une une victime réellement, c'est d'être de nouveaux victimes et s'il y avait un risque de reproduction, on aurait face à nous des agresseuses. Comme ça, on se met d'accord. C'estàd que la violence, c'est bien un choix. C'est effectivement un choix. C'est un principe de domination,

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de pouvoir sur l'autre, de de d'anéantissement de l'autre. Il faut qu'on arrête de s'imaginer de pathologiser ou voilà. Moi, j'entendais encore, voyez, il y a il y a quelques jours euh un évêque qui prenait la parole, l'évêque de Toulouse, pardon, l'archevacque de Toulouse qui prenait la parole en disant bah voilà. Alors, nous faut qu'on fasse attention parce que dans nos rangs, on peut garder certains prêtres quand la pédocinalité est accidentelle. accidentalement, j'ai violé un enfant parce qu'on le sait tous. Ça peut arriver ça là. Je vous parle de maintenant, je vous poste pape. Voilà de le poids des mots deux. Il disait oui alors et après il faut qu'on arrive à identifier parce qu'on est tous là au doigt mouillé bien entendu dire bah tiens il a ceux qui

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sont malades et donc qui peuvent représenter un danger. Donc il y en a qui font des accidents c'estàd que l'église malgré le fait qu'il y a eu 330000 victimes de pédocriminalité dans l'église on se permet encore de dire ça et je vais vous dire donc le problème il est très simple. Si on veut agir, si on est l'État français, h bah théoriquement, on dit "Écoutez monsieur, c'est très sympa ça. C'est pas de la religion ce que vous nous racontez là. Par contre, ce qui est sûr, c'est que vu ce qui s'est passé, ce que vous dites là, c'est d'une gravité absolue parce que ça signifie qu'à Toulouse, l'archevêque dit donc qu'il y a des pédocriminels accidentels qui sont encore dans le diocèse et qui livent la messe et qui sont auprès d'enfant." C'est ça que ça signifie. Oui, juste la

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protection de l'enfant, c'est vrai, ça dépasse complètement l'éclivage confessionnel, idéologique, polégique et il faut le rappeler parce qu'un enfant, il est ni de droite ni de gauche. L'enfant, il mérite tout simplement d'être protégé et ça je tiens à le redire. Alors, il y a des choses qui bougent quand même un petit peu en France. Les violences fontes aux enfants font l'objet d'un plan gouvernemental 2023-2027. Le mois prochain sera distribué aux 11 millions d'élèves français un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles pour détecter les victimes. Vous me direz ce que vous en penser. Évidemment au Sénat, il y a en ce moment même, je ne vous l'apprends pas, une commission d'enquête sur la prévention et le traitement des violences dans le périscolaire. Et en

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juillet 2025, celle de l'Assemblée nationale a remis son rapport sur la prévention des violences scolaires. C'est rappelé dans le film. Écoutez, ce rapport fait un constat accablant, celui d'une défaillance majeure de l'État dans le contrôle et dans la prévention des violences en milieu scolaire. Il porte 50 recommandations toute commune à Violette Spelboot et à moi-même qui appelle à une révolution dans le contrôle, dans la prévention, dans l'organisation même du ministère de l'éducation nationale pour garantir que demain tous les élèves soient protégés. Érine, le mot révolution est-il le bon ? Il faut appeler une révolution, une révolution mentale évidemment parce que encore une fois, j'ai l'impression

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qu'en France, on ne prend pas conscience que un pédocriminel ne va jamais travailler dans un épad. Il va travailler là où il peut-être au contact des enfants. C'est valable pour des animateurs, mais c'est valable aussi, vous le disiez, dans la dans l'Église catholique là encore. Et donc en fait, il faut révolutionner les mentalités. Et moi si justement je préside cette commission d'enquête sur la prévention des des violences périscolaires, c'est justement pour briser cet omerta, pour révéler les faits et identifier tous les dysfonctionnements dans la chaîne de protection. Parce qu'on a beaucoup parlé de Paris, mais Paris n'est que la face visible de l'iceberg. Il y a aujourd'hui 73 départements concernés par toutes ces défaillances dont on parlait actuellement en terme de contrôle, en

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terme de signalement. Il n'y a pas de culture de signalement en France en terme de formation, en terme d'organisation du périscolaire. Moi ce qui me sidère, c'est de me rendre compte et c'est là où il faut une révolution, c'est qu'à chaque fois en fait qu'il y a eu un signalement, c'est parce que un enfant a parlé ou un parent a porté plainte. Jamais grâce à un adulte qui est dans le centre périscolaire. Jamais. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas été suffisamment formés à la détection des signaux faibles, c'est-à-dire des signaux de souffrance chez l'enfant. Dès lors qu'un adulte doit voir un changement brutal de comportement, alors il doit le signaler. Sauf qu'ils ne sont pas assez formés. Et on l'a vu à Paris en fait le principal maillon faible pour moi, c'est l'absence de formation des

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adultes dans le périscolaire qui n'ont pas su détecter les signaux fait. Donc de la formation de la formation d'autre juste pour rebondir sur ce que vous venez de dire, c'est que euh Oui, mais Paris est aussi le reflet de ce qui se passe en France. C'est-à-dire que étant donné qu'on a médiatisé toutes ces familles là au printemps 2025 grâce à Mitou particulièrement parce que vous avez fait un travail remarquable collectivement voilà scolaire aussi c'est c'est juste que nous si vous voulez à un moment donné quand dans cette école il y a eu ces neuf faits gravissimes au printemps 2025 on s'est tout de suite constitué en collectif pour faire en sorte justement de médiatiser ses familles et faire en sorte de toucher l'élection municipale. puisqu'on

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était juste avant les les élections municipales et faire du périscolaire et de l'école un sujet politique. Donc on a réussi à faire ça avec d'autres associations et même avec aussi Arnaud avec qui on on travaille de temps en temps ensemble. Mais ce que je veux dire par là, c'est que en province, ils ont le même problème. Ouais. C'est juste que ça ne fonctionne pas de la même manière. Nous, on a la mairie centrale et cetera et ils ont le même le même souci. Arnaud Gal. Mais moi je vais prendre un exemple, je vais rebondir sur la culture du temps qu'on peut mettre en place. Nous, on a accompagné par exemple, on accompagne actuellement des villes d'ailleurs de tout bord politique. On a Saint-toin, on a la ville de Gargelégon également donc avec Beno Jiménez donc le maire de

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Gargelégon et on met en place en fait un toute une démarche qui prend en compte les droits des enfants. On appelle ça le livret unique de mise en application de la convention interale droit des enfants. Le lucide en fait pour qu'on soit nous lucide nous adultes bien évidemment. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Je vais prendre un exemple de résultat là. Ça fait 6 mois qu'on accompagne Saint-Touin et donc on est en train de le faire à Gargoness. Saint-toi, on est passé de 01 signalement par an au niveau de la municipalité à 42 en 6 mois. C'estàd que quand on ouvre les yeux, alors y compris en prenant les les signalements par concernant de la violences intrafamiliales. Intrafamilial non mais tout signalement quel que soit effectivement l'issue et donc ça montre en fait que quand il y a cet

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accompagnement quand on met tout le monde autour de la table c'est très important à Saint-toin Gargeloness Bondi et d'autres villes dans laquelle on va on met tout le monde autour de la table et ça vraiment j'y tiens. C'est-à-dire que c'est une question effectivement de culture. Il s'agit pas de se dire simplement le mauvais élève c'est l'animateur. Non faut rappeler que dans 80 % de la situation c'est au sein de la famille. Donc ça veut dire qu'ement si on veut renvoyer un message fort et protéger les enfants, faut mettre tout le monde autour de la table et interroger. Et je dis que un bout d'un moment les solution de parapluie comme nous propose, moi je le dis comme ça de manière très claire, comme ça a été proposé même à Paris et cetera, pour moi ça ne fonctionne pas.

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Bah parce que vous mettez des plans en place, des conventions citoyennes et ce qui marche c'est la vraie vie. Ce qui marche c'est simplement on met tout le monde autour de la table, on interroge la culture, on se dit ça va pas, on se rappelle tous très rapidement. Vous savez, nous quand on met ça en place en terme de débat, tout le monde nous raconte. Bah voilà, moi je me rappelle quand j'étais petit, il y avait l'instit qui machin, on était au courant d'eux machin, tout le monde a connu ces violences là parce qu'elles sont systémiques, c'est terrible. Donc ça demande au bout d'un moment un travail aussi sur nous-même sur notre rapport à la violence qui est essentiel parce qu'on a tout on est tous confrontés à la violence. Et ce questionnaire Zelip Merle B justement, c'est un peu pour

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rebondir. C'est alors j'ai pas vu ce questionnaire mais j'ai enfin j'ose espérer que les réponses ne soient pas binaires. Oui, non faut je pense qu'il faut aussi comprendre que les violences sexuelles donc on est sur un continuum de violence on est sur un climat de sexualité. C'est ce qu'on voit he dans le documentaire. En plus le professeur en question viole viole bref viole des enfants, pardon. Euh mais il instaure aussi d'abord un climat euh de euh de voilà pour aussi enfin à la fois habituer je pense le mineur ou la enfin donc là en l'occurrence le mineur à recevoir aussi la sexualité mais euh voilà donc aussi je pense que des solutions comme aussi vraiment élargir aussi le regard qu'on a sur la violence sexuelle ça va du climat comme on parle aussi de climat incestuel he

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enfin je veux dire c'est quelque chose qui existe à au viol et puis après aux actes de torture et de barbarie je veux dire on n'est pas sur une échelle de gravité on est juste à hm sur vraiment comprendre. Donc je j'ai pas vu ce questionnaire mais j'espère juste que les questions été touché ou pas. Nous on a eu des familles qui nous ont appelé en disant "Mais attendez mais on a été obligé bah justement cette fameuse famille à Bordeaux et ce fameux Arthur." La maman pose une question très simple. Elle dit "Mais moi je fais quoi avec mon enfant quand il va se retrouver devant ce questionnaire ?" Voilà déjà pas pour questionnaire. Mais qu'est-ce qu'on fait après justement ? Qu'est-ce qu'on fait ? l' montré aussi que uniquement dans 9 % des situations les enfants ont

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conscience d'être victime ont d'être victime de violence donc il y a plein d'enfants vous leur dites machin et puis je vais vous dire sincèrement dire 91 % des enfants ne savent pas qu'ils sont potentiellement ils se rendent pas compte est-ce qu'on pense réellement qu'un agresseur arrive en disant ouais tiens je vais être violet bah non c'est parce que si il y a une culture du viol enfin je veux dire le viol enfin je pense que c'est la la représentation du viol comme mais c'est pour ça aussi qu'il faut je pense arrêter d'utiliser les termes extraordinair les thèmes monstres les thèmes ogre enfin je veux dire en fait tant qu'on tant quand enfin Il faut vraiment qu'on se voit en tant que c'est ordinaire. Voilà les agression. Tous les lundis devant le ministère de

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la justice et devant les tribunaux partout en France, des manifestations sont organisées pour faire voter ce qu'on appelle une loi intégrale contre les violences sexuelles pour protéger les femmes et les enfants. Les associations demandent un budget massif et un texte inspiré du modèle espagnol. Pour ce qui est des enfants qui est notre sujet aujourd'hui, elle demande par exemple l'instauration d'un entretien individuel annuel pour chaque enfant dès la maternelle. Que faut-il penser de tout cela ? Est-ce que ça peut être des pistes ? Ag Oui, mais évidemment et euh il faut que pour le coup euh chacun, chaque institution, chaque acteur concerné s'y mette et qu'on ait une vraie volonté politique. Là, je sens que cette volonté politique, elle est là. Maintenant, il

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faut qu'on avance. Euh moi d'ailleurs, je vais raccrocher toutes mes recommandations euh à cette loi intégrale dès le 27 octobre pour pouvoir enfancer euh avancer et et enfin euh comment dire faire prendre conscience en fait à toute la France qu'aujourd'hui il y a toujours eu un rapport d'autorité entre les adultes et les enfants. Et c'est pour ça sans doute qu'on n'écoutait pas l'enfant parce que l'enfant il obéit à l'adulte. Là il faut inverser ce rapport et se dire qu'on se met à hauteur d'enfant comme le disait Barca et et qu'on écoute ce qu'il a à dire. C'est pour moi le plus important. Alors ce sera ma dernière question et le dernier tour de table. Est-ce que vous avez espoir que ça bouge Barcazarelli que cette fois on y arrive ? Écoutez, si on se met tous autour d'une

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table et si on travaille tous collectivement, oui, le problème c'est que comme le système est fragmenté, je je ne vois pas comment ça peut changer demain. Ça fait 10 mois qu'on attendait un trombinoscope, on a mis 10 mois à faire en sorte qu'il y a un trombi dans 620 écoles. Comment voulez-vous révolutionner ? Euh qu'est-ce que vous attendriez comme mesure par exemple urgente ? déjà de se mettre tous autour d'une table et toutes les institutions, on demande depuis novembre, on a écrit à Emmanuel Macron, il nous a répondu d'ailleurs la semaine dernière mais pour nous dire qu'il était évidemment à fond sur le sujet mais non mais vraiment c'est vrai et voilà, nous on essaie d'agir de notre côté là, on vient de sortir une plateforme de signalement justement pour ne plus avoir

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des cas isolés mais pour pouvoir matcher certains récits et faire en sorte de mettre les parents en contact et les inciter à monter un collec puisque nous on a commencé en montant notre collectif en avril 2025 et c'est que comme ça qu'on arrivera à changer en local et en travaillant ensemble en travaillant ensemble hier enfin pas demain quoi. Arna ah ben moi si la question c'est de se dire est-ce qu'on est-ce que ça va changer ? Moi je pense qu'on est déterminé. Je pense qu'aujourd'hui de plus en plus il y a quand même du monde aussi dans la rue faut le rappeler. Il a jamais eu une telle mobilisation et puis politiquement je pense qu'on fait les choses pour que ça évolue dans le bon sens. Après, c'est compliqué, c'est très compliqué mais je pense qu'on est quand même un certain nombre y

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compris il y a des jeux d'alliance et moi je j'y tiens transpartisan parce que c'est essentiel pour qu'on soit en capacité d'avancer parce qu'il s'agit effectivement de la culture et je pense que c'est essentiel de le rappeler et moi je suis assez euh je suis assez convaincu qu'on va avoir de belles avancées. On en a déjà eu quand même en 2021 avec la loi Billon où il y avait quand même la question du seuil d'âge de non consentement à 15 ans 18 ans cas d'incest. C'était quand même une avancée. On est en train de changer des choses à travers la loi et on va enfoncer le clou. C'est une évidence. Zé Pemer, moi de mon point de vue, j'aimerais qu'on j'aimerais en fait qu'on travaille un peu plus main dans la main. C'est un peu naïf mais aussi par les militants militantes, les politiques et les

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chercheurs, les chercheuses. Je veux dire, je ne dépouille pas des centaines et des centaines de dossiers qui traitent des violences sexuelles un travail extra familial pour rien. Moi, c'est pas en fait, c'est pas parler dans un amphithéâtre avec 15 personnes toujours les mêmes qui m'écoutent, qui m'intéressent. J'aimerais euh donc qu'on se mette tous et toutes autour d'une table et et qu'on appelle aussi enfin à la fois les personnes sur le terrain et aussi enfin je veux dire moi mon métier c'est de regarder au microscope quelque chose un phénomène structurel ou social et je pense que de faire appel à des spécialistes il y a moi mais il y en a d'autres il y a des anthropologues, des sociologues et d'autres historiens historiennes même des médiévistes je

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veux dire c'est important. Euh voilà, donc après je pense qu'on est sur une évolution évidemment euh on est euh plus en 1810 et plus en 1940. Oui. Après euh bah de croire en fait la victime et de d'arrêter de résister à comprendre le phénomène. Oui. An Séverine, pour conclure d'un mot, bah c'est ce fonctionnement silo. Il faut casser ses silos pour qu' en effet éducation, jeunesse, justice, police, travail ensemble. Et l'appel est lancé. Merci. Merci beaucoup à tous les quatre d'avoir participé à cet échange que j'espère utile. Merci à vous de nous avoir suivi comme chaque semaine. Émission et documentaire à retrouver en replay sur publica.fr. À très bientôt. Merci beaucoup. Merci.