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interviewLCI· 27 octobre 2022 21 min

Sur une réforme des retraites : "Je pense que c'est une folie qui se paye dans la durée"- F. Ruffin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour François Ruffin bonjour on va parler dans un instant de l'inflation de la vie chère la valse des étiquettes dans les rayons les prix de l'énergie et de la situation sociale avec notamment et bien des revendications dans plusieurs entreprises dont celle de la logistique Geodis mais avant cela je voudrais revenir avec vous sur le sujet de la réforme des retraites le président de la République hier sur France 2 a été très claire il y aura une réforme elle se fera alors pas forcément jusqu'à 65 ans comme on pouvait l'envisager jusqu'ici dans le camp de la majorité présidentielle il a parlé de 64 ans avec du coup un nombre de trimestres de cotisations allongée c'est la condition moi je veux dire dans quel moment Emmanuel Macron pose sur la table cette réforme des retraites je pense que le pays a besoin d'apaisement après deux années de crise covid il est exaspéré il est fatigué il est usé on a eu une majorité au raccro on voit bien que c'est difficile très relative lui-même il est élu sans projet sans un véritable enthousiasme pour l'élection présidentielle on a des Français qui se demandent si on pouvait se payer leur facture pendant l'hiver les factures d'énergie il y a la guerre en Ukraine et il y a les salaires qui augmentent pas même en même temps que la donc vous dites c'est pas le moment je dis je dis je veux utiliser un mot fort je pense que c'est une folie je pense que c'est une folie qui se paye dans la durée quand il y a 7 Français sur 10 qui disent moi je suis contre cette réforme là avec une base sociale qui est aussi faible une majorité de raccrocs comme ça l'Assemblée nationale et dans le pays une volonté de pas voir ça je pense que c'est dangereux pour le Emmanuel Macron dit si nous ne faisons pas aujourd'hui cette réforme des retraites il faudra payer alors 400 euros de plus par an de cotisation pour financer pour équilibrer le système bon il y a un organisme qui s'appelle le conseil de l'orientation des retraites qui est quand même ce qui fait normalement autorité en la matière et qui dit très bien que toute façon à l'horizon 204250 il y aura un autofinancement des retraites sans aucune difficulté et là ce qui aurait à verser c'est tout à fait minimal la question pour moi elle est d'ordre démocratique par le temps qu'on vit de tension où il y a une question l'unité nationale est-ce qu'on pense vraiment que le grand truc à mettre sur la table c'est ce qui va nous diviser et c'est cette question des retraites et d'un déficit de 10 milliards à l'horizon 2030 est-ce que c'est le grand sujet qu'on doit mettre sur la table je crois pas donc je crois qu'on a d'autres défis affronter ensemble en étant unis et je le dis là on introduit deux poisons on introduit le poison de d'un non respect de d'un sentiment démocratique quand il y a cette Français sur 10 qui sont opposés ça fait quoi ça fait écho à ce qui s'est passé sur le traité européen ou à la à ce moment-là il y avait 55 % des Français qui ont dit non ça fait quoi un mouvement des gilets jaunes qui était puissant qui a pas été entendu ce qu'on a un style là dans le pays c'est si c'est ça la démocratie à quoi bon la démocratie et le deuxième poison qu'on aime mais on va y revenir que les superbes profits que le support dividende un style c'est le sentiment d'injustice sociale dire aujourd'hui pour ce qui est de la retraite il faut être très concret un Français sur deux à 60 ans ne travaillent plus pourquoi parce que les entreprises veulent plus de lui parce qu'il est usé si on recule l'âge de la retraite peut-être que les entreprises et bien reculeront aussi les mises en pré-retraite c'est pas du tout ce qui décale l'argument que l'on entend dans le camp de la majorité c'est pas du tout ce qui s'est passé quand on a déjà reculé parce que il y a un recul automatique de l'âge de la retraite qu'est-ce qui se passe je vais dire pour les gens que je rencontre Mauricette qui agent d'entretien des pères Patrick qui travaille dans le dans la restauration qu'est-ce qui se passe et en fait un allongement d'un espèce de brouillard entre la fin de l'emploi qui se passe avant 60 ans parce que ces métiers là sont quand on n'est pas conseillé chez mckinze ou banquier d'affaires où est tutorialiste ici et ben vous avez les poignées qui ont été opérés vous avez les coudes qui sont en lambeau vous allez les épaules qui sont douloureuses aussi et du coup on sort aux alentours de 60 ans où on est sorti par l'entreprise et finalement la retraite on va pouvoir la toucher qu'à 64 65 ça veut dire quoi ça veut dire quoi ça veut dire que pendant ce temps là c'est les minima sociaux qui compensent c'est à dire que le RSA pour les seniors a augmenté de 152% donc il a plus que doublé ces 10 dernières années donc en fait ce qu'on construit c'est le retour de la pauvreté chez les personnes âgées aux partenaires sociaux aux directions d'entreprise il faut travailler ensemble pour accompagner ces fins de carrière former mieux formés peut-être bien on voit l'efficacité des appels de président de la République pour que les super profits de Total et de toutes les du CAC 40 soit versé aux actionnaires on imagine qu'elle va être l'efficacité du président de la République quand il vient dire ah bah il faudrait que vous mettiez plus les seniors que vous les accompagnez que vous soyez plus gentil avec lui que avec eux que vous les éliminiez pas ça va avoir aucun effet donc aujourd'hui la réalité c'est que refleurit de la pauvreté dans les milieux populaires chez les personnes âgées et c'est un une fatalité millénaire qu'on avait chassé vous savez dans l'histoire de la vieillesse en France en Europe et dans le monde c'est quoi c'est que normalement vieillir dans les classes populaires c'était vieillir dans la misère jusque 1945 quand on fait la réforme de retraite quand on met en place le minimum vieillesse qu'est-ce qui se passe en une génération en 30 ans on divise par 4 le taux de pauvreté chez les personnes âgées c'est une fatalité millénaire qui est vaincue et au fond les réformes successives dont Emmanuel Macron n'est qu'un continuateur sont un fond renaître une pauvreté chez les personnes âgées et c'est bien contre ça qu'il s'agit du thé et je le redis compte tenu moi je suis pour l'apaisement dans le pays je mais on vous promettez des manifestations on peut pas avoir un pays importantes au mois de janvier quand le sujet sera l'ordre comment ils vivent leur travail aujourd'hui je veux dire c'est le cœur de mon livre c'est avec un alourdissement des tâches un rythme de plus en plus effréné de un contrôle de des missions les unes après les autres donc un sentiment de pression au travail qui fait que la retraite est vue comme une respiration au bout de ça donc il faut à la fois qu'on fasse que le travail ne soit pas seulement quelque chose de pesant moi je pense qu'on doit s'émanciper on doit se réaliser par le travail mais il faut faire aussi que quand on arrive à 60 ans 62 ans et ben on est la garantie de pouvoir vivre de son salaire de son salaire parce que moi je suis pour que les Français vivent dans leur salaire présent leur travail présent c'est le salaire de leur travail passé c'est la retraite il y aura des des mécanismes pour les carrières longues a promis le président de la République ont signé à la phase des confrontations le président de la République je m'excuse mais le président de la République sur les retraites c'est celui qui a éliminé quatre critères de pénibilité porter des charges lourdes pour lui c'est plus un critère de pénibilité respirer les produits chimiques ça n'est plus un produit rien ne sert d'entrer dans une négociation avec franchement si vous savez il a dit Monsieur Macron que il voulait remettre la réforme de retraite parce que c'était son ambition réformatrice mais moi si j'ai une ambition réformatrice pour le pays c'est pas un petit truc de comptable à jouer sur des petits mécanismes de 62 ans 64 ans 64 ans et demi c'est comment on fait face aux défis climatique financier comme on fait face comment on fait face au choc climatique et je vous assure que les enjeux financiers là avec le choc climatique ils sont démesurés par rapport aux réforme des retraites ça va se compter en centaines de milliards d'euros qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui pour se préparer à ça rien François un mot justement dans le cadre du budget de la Sécurité sociale plusieurs amendements ont été examinés sur les maisons de retraite le cadre de ces maisons de retraite après l'affaire notamment hors pa euh alors il y a eu un 49-3 déclenché hier par l'exécutif c'est le troisième en une semaine c'est tout sauf une surprise on savait déjà un rythme d'un 49-3 tous les deux jours je veux dire que pour une fois il y a une majorité par contre il y a une Assemblée nationale qui reflète une certaine diversité du pays bon manifestement c'est pas trop supporté par le Président vous avez tout de même eu le temps d'interpeller l'exécutif sur la situation des maisons de retraite en France vous avez dit il n'y a rien c'est une inaction totale c'est pas complètement ce que l'on peut voir après le scandale de l'opérateur hors pa il y a eu 600 états de contrôlés trois saisines de la justice et des contrôles encore à venir c'est pas suffisant selon vous je montre le scandale hors pair ça montre le gavage des uns des actionnaires qui se sont gavés là sur les personnes âgées de l'autre côté le rationnement le rationnement sur les coups de culotte le rationnement sur les croûtons dans la soupe le rationnement sur les gatoniques parlons de la réforme aujourd'hui il y en a pas donc je peux pas parler d'une réforme qui n'existe pas dans le budget de la Sécurité sociale il y a quand même plus de contrôle il y a quand même plus de recrutement pour faire contrôle on a poussé les grands cris à l'époque bon moi je pose la première question c'est est-ce que ça ça doit pas être hors marché ornation non non pas du tout vous savez il y a des associations il y a des tas de de fonctionnement par les départements qui peuvent sortir alors première question est-ce que est-ce qu'on doit faire des profits et des dividendes sur le les personnes âgées c'est la première question la 2 il y a des départements comme les Landes où il y a pas un seul et pas de privé bon la deuxième question c'est à partir du moment où on a des EHPAD privés est-ce que on doit limiter poser une limite au tarif à la journée est-ce qu'on doit poser une limite au profit qui en sont tirés est-ce qu'on doit avoir un contrôle des dividendes bon et là dessus il y a rien donc on nous dit qu'il va y avoir des tas de contrôle mais c'est du contrôle a postérieux ça n'est pas un encadrement ce n'est pas suffisant selon vous c'est pas un encadrement c'est et puis combien sont des amendements venus de votre camp notamment porté par Jérôme Guedj on les prend vous savez tous les petits pas on les prend mais je pense que on n'a pas tiré la leçon générale de comment on fait pour bien traiter les personnes âgées dans ce pays qu'elles soient domicile vous savez que ça me tient à coeur pour le maintien à domicile digne à la fois pour les personnes âgées et pour les auxiliaires de vie qui s'en charge et aussi et surtout en EHPAD en maison de retraite pour que il y a un taux d'entraînement administration du secteur on vous entend sur l'inflation la vie chère comme on dit voilà on est presque un niveau d'inflation à deux chiffres au mois d'octobre tout juste sous la barre des 10%, vous vous dites on a une solution c'est l'indexation des salaires sur sur l'inflation le président de la République hier soir a rejeté cette option estimant que finalement ça allait engendrer une spirale inflationniste qui n'allait pas s'arrêter il y a plusieurs choses à répondre d'abord hier j'ai regardé l'interview du président de la République on lui présente un couple d'ouvriers une personne qui travaille dans la cosmétique Mathilde il me semble son mari Sébastien qui travaille dans le bâtiment n'arrive pas à jouer un petit peu des clôtures deux salaires dans la maison deux personnes qui travaillent durement et qui expliquent que c'est la course aux promotions que ils sont pas partis en vacances depuis la naissance de leur fils et quelle est après ça que de leur dire Emmanuel Macron quelle est la réponse qui leur propose pour dire vous allez pouvoir vivre de votre travail simplement cette décence là il y a aucune proposition il dit on va pas faire l'indexation bon mais il explique pas pourquoi moi je dis oui jusqu'à un certain niveau de salaire on peut imaginer parce que finalement cela va entraîner à nouveau une spirale inflationniste avec des un taux d'inflation à deux chiffres c'est que quand les salaires des PDG double l'an dernier quand les dividendes du CAC 40 atteignent des niveaux records quand le taux de marge des entreprises n'a jamais été aussi élevé là on ne dénonce pas une spirale inflationniste apparemment quand ça se gave en haut ça pose pas de problème cette inflation là elle est pas pointée du doigt elle est pas dénoncée on demande pas la réguler en revanche à partir du moment où il s'agirait d'augmenter les salaires automatiquement en effet de Mathilde qui travaille l'industrie cosmétique ou de son mari qui travaille lui dans le bâtiment la pose de clôture là ça créerait un scandale alors de cataclysme pour le pays depuis plusieurs mois on a eu des hausses de des revalorisation de des retraites des prestations sociales des aides exceptionnelles aussi à destination de ces allocataires des minima sociaux cela n'est pas suffisant selon là il s'agit pas je d'allocataires de minima sociaux il s'agit de travailler il s'agit de des charistes il s'agit des camionneurs il s'agit des auxiliaires de vie il s'agit des agents d'entretien il s'agit de tous ces métiers de la deuxième ligne dont Emmanuel Macron disait dans le cœur de la crise covid il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ses hommes que nous économies reconnaissent et rémunères si mal alors justement et là excusez-moi mais cette année pour eux toutes et pour eux tous c'est quoi c'est -3% de pouvoir d'achat c'est à dire c'est déjà des gens qui étaient maltraités auparavant pendant la crise covid et avant par l'économie et cette année c'est -3% on leur demande de se serrer encore la ceinture donc voilà avec un certain cynisme monsieur Macron laisse faire ça et il dit c'est aux entreprises de régler ça d'une part ça ne marche pas puisque qu'est-ce que c'est la raison François Ruffin c'est la ne marche pas justement parce que effectivement l'État ne peut pas forcément et bien entrer à la table de discussion de toutes les négociations entre total et les syndicats en revanche quand on voit que Total fait 16 milliards d'euros de bénéfices en 9 mois et bien l'état un rôle de régulation d'imposer la justice sociale qui fait que c'est 16 milliards d'euros là doivent être utiles à tous les salariés français du pays et donc voilà là il y a un rôle de l'État mais vous savez c'est vieux comme la révolution industrielle cette histoire là l'État ne doit pas intervenir en nous dit d'abord il est intervenu sur les salaires l'indexation des salaires ça existait en France c'est Antoine Pinet qui était plutôt un genre de droits sur le SMIC et ça existe au Luxembourg et ça existe en Belgique donc bon mais c'est vieux comme la révolution industrielle vous savez quand il y avait le travail des enfants que répondait les libéraux que répondait les les aînés de Monsieur Macron et répondez ah non ça serait très dangereux si l'État se mettait à entrer dans les entreprises avec des inspecteurs du travail pour voir s'il y a des enfants qui travaillent ou pas on ne peut pas ça doit se régler à l'intérieur de l'entreprise on ne peut pas instaurer des lois qui interdisent le travail des enfants je dis pas que c'est la même chose mais je dis c'est les mêmes réflexes c'est dire l'état ne peut pas intervenir dans l'économie d'abord je vois que quand il s'agit de faire des soirées quand vous entendez Bruno Le Maire dire il y a un problème en France de partage de la valeur qu'on ne vous entendez François bayrouir le pays a besoin de signes de justice finalement c'est une façon pour le gouvernement de faire pression sur les directions d'entreprise je voudrais qu'on parle à l'instant de l'entreprise Geodis de celle la situation de cette entreprise dans le domaine de la logistique avec un mouvement de de grève depuis une dizaine de jours de certains salariés là vous dites à l'état il faut intervenir il faut être un médiateur dans un conflit social quand j'entends Bruno Le Maire ça je considère que c'est un homme qui s'enlève les mains qui vous le voyez pas une non pas du tout ah bah il faut partager la valeur ah oui et puis du coup d'un seul coup les PDG les actionnaires ils vont se dire ah bah on va distribuer à nos salariés ça va se passer très bien j'ai dit vous prenez le conflit Géodis là mais dire d'abord l'importance de ces métiers là ce sont les charismes et manutentionnaires la clé de voûte invisible de notre économie qui est une économie de flux on a plus rien dans une supermarché on a plus une boîte de cassoulet on a plus rien si jamais il y a pas tous ces agents qui répartissent les marchandises dans le pays ils sont payés chez Geodis qui est donc une filiale de la SNCF donc un peu l'état quand même ils sont payés 1400 euros voilà là et alors l'indécence c'est qu'ils sont tombés vous voyez je les ai amenés ils sont tombés sur des fiches de paye de leurs cadres il y a un cadre donc qui est niveau C7 directeur de la division route il vient de se toucher une prime de 327 744 euros virgule 17 cent plus de 300000 euros de prime donc j'ai calculé avec l'un des caristes qui étaient sur le piquet de grève ça représente pour cette prime exceptionnelle 20 ans de travail zachariste ce que je viens réclamer là vous savez moi je suis un modéré je viens réclamer de la descente là ils sont dans l'imodération on a des actionnaires on a des PDG on a des hauts dirigeants d'entreprises qui ont aujourd'hui sont dans l'immodération qui sont dans la démesure donc il faut les ramener à une certaine modération et faire que on n'est pas en haut des cadres de chez Geodis et de Total et du reste qui se gavent pendant que on a des salariés la pompiste de chez Total elle a 1343 euros bon comment et là l'État doit intervenir les tailles si on veut l'unité nationale et il faut l'unité nationale il faut l'unité nationale par temps de crise géopolitique avec l'Ukraine pas tant de crise énergétique on se demande comment on va se débrouiller si on veut l'unité nationale il y a la nécessité de la justice sociale on ne peut pas avoir d'unité nationale sans justice sociale et donc sans que l'État intervienne pour protéger les faibles contre l'effort alors l'intervention de l'État sur les prix le blocage des prix pour vous et la solution serait la solution dans cette période pour permettre et bien de dégains de pouvoir d'achat alors le blocage des prix partout il est expérimenté est une mesure utile quand elle est temporaire donc il s'agit pas de penser que c'est on va instaurer une régulation sur les prix dans la durée ou même qu'on va un blocage 6 mois sur trois mois sur 6 mois on établit un temps qui un temps ou au fond se redemande ce qui se passe sur les prix qu'est-ce qui est dû en vérité à aux matières premières à la crise de l'énergie qu'est-ce qui est dû à ce qu'on pense pour les entreprises qui du coup sont pénalisées qu'est-ce qui est dû à la spéculation aussi à l'intérieur de ça mais je le redis la mesure que je porte et je la porte vous savez depuis avant la guerre en Ukraine c'est l'indexation des salaires sur l'inflation jusqu'à un certain niveau jusque 2000 2500 euros pourquoi je la porte avant même la guerre en Ukraine parce que je pense que l'inflation qu'on a n'est pas une inflation conjoncturelle c'est pas une inflation qui va passer qui est juste liée à cette guerre là on l'avait déjà avant cette inflation là pourquoi parce que la crise climatique elle produit deux crises une crise de l'énergie avec des matières premières de l'énergie qui augmente et une crise des prix alimentaire parce que les rendements agricoles sont plus faibles et donc vous avez le cumul de ça et il faut se demander comment on va s'être traverser cette crise climatique qui est installée dans la durée avec de la justice c'est-à-dire qu'il ne pénalise pas les gens qui sont les plus bas revenus qui travaillent mais pour qui c'est difficile et que il est voilà des mécanismes de justice pour traverser cette crise climatique dans la durée François Ruffin il nous reste quelques minutes je voudrais qu'on vous entende sur et bien cette majorité relative l'utilisation du 49-3 et le dépôt de motion de censure par les oppositions on a assisté effectivement il y a quelques jours et bien à une alliance entre le groupe parlementaire rassemblement national et et votre groupe votre alliance la nuit pêche le président de la République qui ira parler de cynisme et de désordre dans cette alliance certains disent contre nature non vous savez le rassemblement national choisi de ce voter notre motion je vais pas me retirer d'une motion de censure du gouvernement parce que le Front national fait ce choix là bon voilà ils font ce choix et c'est ça n'a rien d'une alliance parce qu'il y a aucune perspective de gouvernement ensemble maintenant donc si c'est à refaire vous accepteriez à nouveau les votes on n'a pas accepté ils choisissent ils font ce choix là donc je pense que vraiment vous savez c'est des psychodrame parlementaires ce sont des tempêtes dans un verre d'eau maintenant où est le cynisme qui est le signe quand on a un président de la République qui est réduit le budget des hôpitaux après avoir déclaré que les soignants sont ce que l'on veut dire par là c'est est-ce que demain on sort de l'Assemblée en circonscription et bien vous pourriez dire j'accepte les votes d'où qu'il vienne moi que formation politique et demain et bien oui c'est bien rigolo tout ça mais qui met des postes de vice-président à l'Assemblée sur les électeurs du rassemblement national et vous le dites dans votre livre je vous écris du front de la Somme voilà que peut-être que la gauche un peu délaissé non mais moi un certain électorat qui aujourd'hui se reporte le reste tout le monde et il n'y a pas une personne qui n'est pas un citoyen français quelle que soit le bulletin qu'elle existe dans l'urne et le désir de dignité ou le sentiment d'injustice j'entends qu'il se traduise par des votes que je n'approuve pas et pourtant ces personnes là je dois aller leur parler je dois aller les rechercher je dois dire vous vous avez subi 40 ans de délocalisation dans mon coin vous réclamez qu'il y ait des protections à frontières mais moi aussi moi aussi je suis pour les taxe frontières moi je suis je suis pour les barrières douanières moi aussi je suis pour les quotas d'importation moi aussi je pense que cette économie folle ce grand déménagement du monde qui vous écrase et bien il faut le réguler et donc j'ai à parler à tous les Français et pas à faire du sectarisme