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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 5 juin 2025 12 min

Punchline - La justice est-elle trop laxiste avec les délinquants ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

J'aimerais juste qu'on s'intéresse à la réponse de la justice après les violences de ce weekend à la fois samedi soir et dimanche soir on attendait de la fermeté. On n pas été déçu. Je crois qu'il y a une seule personne dans les comparations immédiates qui est partie en mandat de dépôt donc qui est parti en prison.

Tous les autres ont eu du surcis. Euh, il y avait Gérald Armenin aussi qui demandait des sanctions plus fortes. Il propose un certain nombre de choses.

Et puis on a entendu ce matin le 2e magistrat, procureur général auprès de la Cour de cassation, qui a été régulièrement notre invité et qui affirme qu'il y a un décalage entre les images des casseurs et la réalité. On va l'écouter puis on va tenter de décrypter ce qu'elle dit. Quoi ?

Il y a eu en effet des actes tout à fait inadmissibles à la suite du match et il fallait bien sûr les réprimer. C'est ce qu'a fait l'institution judiciaire. Elle s'est mise en ordre de marche et dès lundi, il y a eu des comparutions immédiat donc qui ont permis de juger un certain nombre d'auteurs de faits de violence.

Mais je voudrais quand même m'inscrire en faux de façon très catégorique sur le contre le prétendu laxisme des juges. Alors le mot n'a jamais été prononcé mais c'est celui que vous entendez, monsieur le procureur. Les juges font leur travail.

Quand je dis les juges, sont les procureurs et les juges, il y a eu des sanctions, des sanctions individualisées. La difficulté dans ce type d'affaire, et moi je l'ai bien connu lorsque j'étais procureur de Paris il y a quelques années, c'est qu'il y a un décalage très fort entre les images de ces violences vues à la télévision et parfois la réalité des faits que l'on reproche. Ce qu'on juge, c'est une personne, un homme ou une femme qui se trouve dans le box et à qui on impute un fait ou des faits précis, parfois d'ailleurs avec des difficultés de preuve parce que les enquêtes sont conduites dans des délais très courts et parfois les preuves sont relativement légères.

Et donc c'est cette réalitéélè peines qui ont été prononcées ne sont pas des peines légères. Certaines sont des peines avec surcis, certaines sont des peines fermes. Toute la gamme a été utilisée.

Alors voilà pour les déclarations de Remas Louis de Ragnel, il dit quelque chose, il dit bon, on voit les images et parfois sans doute on on pas les bonnes personnes. C'est bien ça qu'il dit. Absolument.

Alors bon, il est extrêmement maladroit dans ce qu'il dit parce que évidemment ça fait bondir tout le monde avec ce deux poids de mesure. En gros, vous avez le procureur qui vous dit ce que vous avez vu, ce que vous avez entendu, en réalité ça n'existe pas. Euh je pense que ce qu'a voulu dire le procureur Remy euh c'est la difficulté pour les magistrats euh de pouvoir prouver que la personne qu'ils ont en face d'eux est vraiment la personne qui a été identifiée sur une image.

Et c'est vrai que quand on a vu un certain nombre d'images, il y a beaucoup de gens qui sont masqués. etva pour améliorer la capacité à élucider, à judiciariser ses affaires pour pouvoir vraiment être certain que les personnes qui ont été placées en garde à vue, qui ont été interpellé et bien à chaque fois on a des on a une matière pénale pour pouvoir les mettre en cause, les confondre et ensuite les condamner pour qu'on ait la certitude que voilà la personne que vous avez en face de vous et bien c'est c'est la personne qui est en train de saccager un abribus qui est en train de frapper un policier et et à ce moment-là, la justice sera beaucoup plus efficace. Martin Jeier, qu'est-ce que vous comprenez de ce que dit le procureur ?

Écoutez, moi je comprends que le juge est indépendant dans ces dans le prononcé de ses sanctions. Moi ce que je pense que je rejoins ce qui vient d'être dit, c'est la vidéosurveillance. Lorsqu'on voit des jeunes qui tapent sur une voiture de police qui défoncent un magasin qui vont piller, je suppose qu'avec une caméra de vidéosurveillance, on peut les reconnaître.

Il y a tout un débat aujourd'hui sur la reconnaissance spatiale qui doit permettre d'individualiser précisément les peines. Que maintenant le juge, il estime qu'il a pas suffisamment de preuv- mais le parquet doit être d'une extrême sévérité. C'est je pense ce qu'a voulu dire le le procureur général près de la Cour de cassation.

Le parquet effectivement a un rôle sur ce point mais je crois que il y a tout un débat regardé à Nice avec monsieur Estrosi. Il veut la vidéo surveillance. Je crois que c'est très important parce que à chaque fois vous allez pouvoir identifier un individu et très souvent on voit ils ne sont pas masqués.

Il faut que les peines soit extrêmement lourde. Il y a tout un débat aujourd'hui, c'est la la peine planchée. Je crois que c'est très très important dès lors que la peine minimale en tout cas, dès lors que vous vous Oui, voilà, il y a un problème de constitutionnalité, mais la loi pénale, la loi pénale doit être bien plus lourde pour sanctionner ce genre de délit.

Alors, il y a plusieurs choses déjà sur la reconnaissance faciale, effectivement, c'est une bonne chose. Mais aujourd'hui, quand vous mettez des caméras avec algorithme devant les école, il y a la KNIL qui vous dit faut éteindre toutes les caméras. Donc, il faut changer le droit.

Ça c'est la première chose à faire pour les caméras avec algorithme ou reconnaissance faciale que souhaite Bruno Rota. Ensuite, on a Géral Armanin, il veut des peines minimales. Il y a tout le monde qui répond, c'est pas constitutionnel.

Donc Géral Darmanin, il va faire voter sa loi très bien sans doute à l'Assemblée, au Sénat, ça passera aussi. Et puis on va arriver devant le Conseil constitutionnel et on va nous dire c'est anticonstitutionnel donc pas de peine minimale. Ensuite, il y a ce que dit euh monsieur Etz.

Alors moi j'ai je prends juste le témoignage de Tangy Amon, notre journaliste police justice qui a passé 3 jours devant les comparutions immédiates. Qu'on dit les avocats parce que ça a été très peu souligné. Qu'on dit les avocats des délinquants et de ceux qui ont tiré avec du mortier sur les policiers.

Ils ont dit aux juges si vous faites ce que vous dit Gérald Armanin, vous serez à sa botte. Donc ça c'est T Guamond qui nous a dit ça hier soir. Donc ça renforce l'idée que ils ont voulu faire un bras d'honneur à Gérald Arrmanin en ne mettant hier aucun mandat de dépôt alors qu'hier soir à 18h sur Europein et sur C News, on avait cru que la justice avait vu la lumière puisque le procureur demandait des mandats de dépôt.

Réponse du juge, zéro mandat de dépôt, zéro incarcération. Conseil constitutionnel faut pas préser pourrait tout le monde avait dit tout va être toé finalement pratiquement rien sur la loi immigration on avait dit ils vont toutquer ils ont toutqué donc et donc je pense qu'effectivement sur cette peine minimum je suis pas certain que le conseil constitutionnel rejet Catherine qu'est-ce que vous pensez ça prouve ce que vient de dire Gautier Gautier c'est que les juges de fond sont subissent l'influence politique quoi. Et et quand Riet qui m'avait choqué c'est le matin de l'ouverture du procès de Nicolas Sarkozy sur le financement libyen où le le document d'ailleurs de départ la lettre de Média part est reconnue n'est pas reconnue et c'était c'était un faux et bien le hérémiat était venu sur BFM pour dire queil soutenait la juge et que dans le fond le la sentence qui allait arriver serait bien méritée avant même que le procès ait commencé donc moi j'avais trouvé qu'il était peut-être qu'il aurait mieux fallu qu'il se taise et donc voyez c'est on est toujours gêné quand même par ces hauts magistrats qui on en a connu d'autres quoi l'exemple de Nicolas Sar justement la comparaison qu'on peut faire est très intéressante parce que moi je comprends qu'en parle et ce que vous disiez oui l'individualisation des peines c'est un principe constitutionnel auquel on va jamais renoncer parce que oui bien sûr il faut juger les individus pour ce qu'ils ont vraiment fait eux et dans la mesure où il y a des preuves effectives qui pèsent contre eux mais là où on pourrait non mais on renoncera jamais on renoncera jamais à Mais là où on pourrait justement essayer de modifier notre droit parce que je pense que les pes planchées elles sont constitutionnées.

On en a eu pendant du temps de Nicolas Sarkozi. Ceux qui les ont pas appliqué en réalité ce sont les magistrats justement en se servant du fait que il y avait un principe d'individualisation des peines. Mais c'est utiliser le faisceau d'indice.

Que pour Nicolas Sarkozi Catherine fa des référents il y a pas de preuve en fait de cet argent libien. Il y a un faisceau de preuve. On peut dire écoutez vous avez été interpellé dans une zone d'émeutes au milieu des la et de dire oui mais sauf qu'il faut réécrire la loi parce que c'est la même chose que la Nicolas Sarkoziier et le défendre enfin soit on défend un principe en toute circonstances soit on s'oppose à ce principe.

C'est le principe. Moi le principe du fait moi je serai résolument contre toute ma vie. En revanche ce qu'il faut c'est aider les policiers et la justice à aller beaucoup plus vite.

On s'est rendu compte de quoi ? On s'est rendu compte de quoi ? Il y avait il y avait un manifestement identifié la personne qui est véritablement en cause.

Donc c'est une question juridique de réécrire la loi pour prendre en compte phénomène de bande. Jean-Sébastien s'agissant exactement de des violences post victoire du PSG. Les problèmes viennent d'où ?

On n pas assez d'images. Donc il faut que tous les policiers et les gendarmes aient des meilleures caméras pour pouvoir identifier les personnes. Deuxièmement, je pense qu'il faudra mettre je pense qu'il faut mettre des commissariats mobiles à l'occasion de ces alors c'est pas des manifestations mais de ces débordements.

Il faut qu'il y ait une capacité de déploiement extrêmement rapide pour pouvoir placer en garde à vue un nombre quasiment illimité de personnes. Et ensuite il faut aussi que la justice mette en place des magistrats de permanence avec un système d'alerte. Je sais pas comment ça pourrait fonctionner mais ça existe bien pour l'armée, ça existe bien pour la gendarmerie.

Ça peut pouvoir exister aussi avec les Oui, mais vous savez combien il y en a qui ont été appelés en plus ? 10 10 et et il y a quand même 93 classements sans suite et plus de la moitié des personnes qui ont été placées en garde à vue ont été convoqué à une date ultérieure parce que précisément on a on a écoulé les 48 heures de gard. Donc je pense qu'il y a des Jean-Sébastien, je pense qu'il y a des leviers dans le cadre du droit constant qu'on peut utiliser.

Utilisons-les et je pense que ça permettra d'aller beaucoup plus vite sans on a identifié quand même le problème depuis longtemps des sarcinger la fin le le la fin on lui reprochait quoi ? C'était son ambition dévorante qui faisait que c'était des faisceaux d'indice qu'il avait pu fauter trouver de l'argent qu'on a pas trouvé nulle part mais il devait bien y en avoir à cause en raison de son ambition dévorante qui était pas moral. Voilà.

Oui, ça bref Gier mot là. Ouais. Ben non mais pour les peines minimales, rendez-vous devant le conseil constitutionnel.

Il y a 15 jours, il censurait un nouvel article de la loi immigration. Voilà. Non mais c'est possible d'individualisation des individualisation faut aussi tenter certaines choses.

Le conseil const Non mais parfois ret certaines choses, parfois les valide et parfois c'est très étonnant. Il y a des non mais il y a des mesures qui sont validées par le conséquenel. Si je devais parier, je ser prudent.

Oui. Non mais moi aussi je suis plutôt fataliste. Mais il faut essayer.

Non mais le politique doit tenter parce que sinon en fait on fait plus rien. Par le dernier élément que je voulais vous faire écouter c'est Maurice Berger pédopsychiatre qui a beaucoup travaillé sur les questions de la violence des mineurs. Il était l'invité de Christine Kelly.

Il estime qu'il y a une culture de l'impunité au lieu d'être dans la culture de la responsabilité. Écoutez-le, c'est très intéressant. La justice actuelle prend des décisions, les exemples que vous avez donnés, qui ne correspondent pas à la gravité des actes.

C'està-dire que elle est déconnectée de la gravité. Je vais donner un exemple. Je travaille en en réadaptation fonctionnelle où je reçois des victimes.

Il y a un monsieur qui a été mis au sol. On a joué au football avec sa tête. Donc, il a d'énormes dégâts cérébraux et les deux agresseurs ont eu zéro jours de prison ferme et on est dans une culture de l'impunité au lieu d'être dans une culture de la responsabilité.

Et l'impunité est à tous les étages une peine qui va être atténuée, tentative d'homicide qui devient un coup et blessure volontaire. Ensuite, le juge d'application des peines que j'appelle un juge d'atténuation des peines et cetera et cetera. Et on arrive au résultat final.

Berger, vous partagez le constat ? Non mais d'abord moi j'en ai marre que la justice vient de m'expliquer ce qu'elle peut pas faire. Je voudrais qu'elle m'explique ce qu'elle peut faire.

Ensuite quand on a écouté les uns et les autres, est-ce que ce qui s'est passé va être de nature à dissuader le moindre délinquent à l'avenir ? Évidemment non. Ensuite, quand il y a une bande, celui qui fait les actes les plus graves ne peut les faire que parce qu'il est entouré par une meute parce que s'il était tout seine, il ne le ferait pas.

Donc, j'en j'en déduis que tous ceux qui sont autour de lui sont coupables. C'est pas la peine. Oui, mais c'est pour ça j'étais d'accord avec Jean-Sébastien.

C'est pas la peine d'entrer dans les détails. Vous rendez possible euh la commission d'un délit. Point fin du débat.

Ce serait vite réglé. Ce serait vite réglé. Vous savez, on a on a tenté de dire une sorte d'association de malfaiteurs.

Dès que vous êtes dans un groupe qui casse, exemple Saint soline les mégaabassines, on vous prend vous prenez pour l'entièreté du groupe parce que vous étiez là et vous avez cassé avec tout le groupe et peu importe si vous avez lancé un pavé de moins que la moyenne du groupe. Ça a été tenté, la loi est passée, elle s'est trouvé devant le conseil constitutionnel et qu'est-ce qui s'est passé ? retoquer au nom de l'individualisation de laappelle vo assz logique