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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 11 octobre 2023 4 minDivertissementDéfenseImmigration & asile

À la rencontre des Franco-Isaéliens qui s'engagent pour Israël - Reportage #cdanslair 10.10.2023

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57PrésentateurChiffre
    « 87 000 ressortissants français vivent en Israël. »
  • 1:48InvitéFait
    « En général, les soldats, quand ils sont appelés, ils ont le temps de préparer leur sac. C'est un grand sac plus grand que ça. »
  • 1:54InvitéFait
    « Là, vu la situation, il y en a qui sont partis en la vite fête. »
  • 1:56InvitéFait
    « C'était Shabbat en plus. »
  • 3:26InvitéFait
    « Ces questions-là, elles sont cruciales. On va devoir enquêter. Il y a eu une énorme erreur qui a été faite. »
  • 3:30InvitéFait
    « Il n'y a pas de doute là-dessus. »

Temps de parole

  • Présentateur37 %
  • Invité22 %
  • Invité 218 %
  • Invité 315 %
  • Invité 46 %
  • Présentateur 22 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Une file d'attente qui s'étire sur des centaines de mètres. Au milieu de cette foule d'Israéliens venus donner leur sang, ce couple originaire de la région parisienne.

0:12
Invité

Moi j'ai très peur de donner mon sang, je ne supporte pas de voir une goutte de sang, je suis là quand même, parce que je me sens obligée de faire quelque chose, de donner quelque chose. Et parce qu'en fait on est entraînés, chacun ici, de ce que j'ai vu, chaque personne a besoin de donner quelque chose, de faire quelque chose.

0:26
Présentateur

Agir pour leur terre d'accueil frappée en plein cœur. Sarah Kriyev vit en Israël depuis 8 ans, elle vient d'apprendre le décès d'un proche.

0:37
Invité

On a la colère de se faire encore attaquer comme ça. Il y a un peu la peur évidemment, la tristesse, beaucoup de tristesse parce que quand on entend les morts, même si on ne les connaît pas, on a l'impression qu'ils font partie de notre famille.

0:57
Présentateur

87 000 ressortissants français vivent en Israël. Toute une communauté qui s'organise pour participer à l'effort national. Dans cette synagogue, les dons affluent.

1:10
Invité

On a du pain, là-bas c'est tout ce qui est boîte de conserve, on a les boissons, l'eau et les boissons sucrées. Et on a tous les produits hygiéniques, savons, brosses à dents, dentifrices. Et après on a des demandes spécifiques du matériel un peu plus militaire comme des lampes, des sacs de couchage, des trucs plus techniques.

1:29
Présentateur

Ici, tout le monde s'active pour remplir au plus vite les cartons. Ils seront envoyés dans les bases militaires auprès des soldats. L'attaque du Hamas a pris par surprise les autorités israéliennes. Les réservistes sont partis à la va-vite.

1:44
Invité

En général, les soldats, quand ils sont appelés, ils ont le temps de préparer leur sac. C'est un grand sac plus grand que ça. Ils y mettent toutes leurs affaires. Ils s'appliquent partout au moins pour 7 jours. Là, vu la situation, il y en a qui sont partis en la vite fête. C'était Shabbat en plus. Ils n'ont rien. Ça s'est organisé très vite. J'ai envoyé un message pour mon frère qui m'a demandé, qui m'a dit qu'il ne recevait pas à manger parce qu'il était à une base un peu plus éloignée. Donc j'ai envoyé un message, j'ai demandé de la nourriture pour mon propre frère. Et les gens ont commencé à arriver par milliers.

On avait commencé à faire ça chez mes parents qui sont dans l'appartement un peu plus haut. On a dû passer à la synagogue parce que ça a pris une grosse ampleur.

2:22
Présentateur

Se mobiliser pour Israël jusqu'à revêtir l'uniforme. À 53 ans, Ilan, franco-israélien, a été appelé pour grossir les rangs de l'armée. Cet économiste s'entraîne depuis samedi dans une base à Jérusalem en attendant d'être envoyé sur le front.

2:37
Invité

Si une mère voit un enfant en plein milieu d'un carrefour avec plein de voitures, elle va aller le chercher, même si c'est dangereux pour elle. Pas parce qu'elle veut mourir, parce que son enfant, c'est quelque chose de plus grand qu'elle. Même chose quand on sent qu'on fait partie d'un peuple, qu'on fait partie d'une grande famille. Notre peuple nous appelle, ils ont besoin de nous, alors on y va. Et je pense que quand on vient de France, on peut comprendre ça. Moi, j'ai grandi avec l'appel du 18 juin qu'on distribue dans les écoles.

3:00
Présentateur

Dans les rangs des réservistes, des pros et des anti-Netanyahou. L'image même d'union nationale désirée par le Premier ministre après des mois de contestation.

3:10
Invité

Aujourd'hui, il y a la guerre. On n'a pas de droite, on n'a pas de gauche, on n'a pas de religieux, pas de religieux. On fait tous partie d'une même famille. Même dans une famille, on peut se disputer. Mais le tronc commun d'être responsable du côté collectif et moral, il est plus fort que tout.

3:22
Présentateur

Ça veut dire que ce n'est pas le moment encore de poser des questions, justement, du renseignement ou de la division ?

3:26
Invité

Ces questions-là, elles sont cruciales. On va devoir enquêter. Il y a eu une énorme erreur qui a été faite. Il n'y a pas de doute là-dessus. Mais ce n'est pas le moment. Quand on est en train de se battre, d'abord on finit le combat. Quand on aura fini le combat, il faut réfléchir, il faut regarder ce qui s'est passé. Mais ce n'est vraiment pas le moment de se poser ces questions-là.

3:42
Présentateur

Ilan est prêt à combattre des mois s'il le faut. Déjà mobilisé cinq fois, il sait que la guerre peut s'inscrire dans le temps.