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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 3 mars 2023 37 minComplaisantFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesNumérique

Questions/ réponses sur la vaccination contre les papillomavirus

Au micro : Claire ServagentSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 81 %Attaque 4 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce genre d'interrogation comme celles de Muriel vous est familier ?

  • 5:33OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il pour une fille de 17 ans ? Est-ce encore utile ?

  • 6:51OuverteRéponse directe

    Est-ce que des pays s'interrogent sur ce vaccin ?

  • 7:42OuverteRéponse directe

    Quels sont les cancers concernés par les papillomavirus ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'annonce d'Emmanuel Macron sur la vaccination en milieu scolaire ?

  • 9:36OuverteRéponse directe

    Un confrère a appelé pour évoquer l'Australie et l'éradication du HPV. Pouvez-vous en parler ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27PrésentateurFait
    « il faut vacciner les filles et les garçons le plus largement possible pour tenter d'éviter la transmission de ce virus à l'origine de plusieurs milliers de cas de cancer chaque année en France »
  • 0:57PrésentateurChiffre
    « Fin 2021, 45% des filles et 6% des garçons âgés de 15 ans avaient reçu une dose de vaccin »
  • 4:46InvitéFait
    « il y a beaucoup de papillomavirus, mais il n'y en a qu'une vingtaine qui sont cancérigènes »
  • 4:55InvitéFait
    « dans le vaccin non avalant, il y a neuf papillomavirus qui sont mis à l'intérieur »
  • 11:04InvitéChiffre
    « on est à plus de 500 millions de doses injectées dans le monde de ce vaccin depuis 15 ans »
  • 14:29InvitéFait
    « il y a une vingtaine de papillomavirus cancérigènes les plus fréquemment impliqués »
  • 14:41InvitéChiffre
    « quand on a HPV16, on est plutôt à risque cumulé d'avoir 30% de développer une lésion »
  • 21:02InvitéPromesse
    « en Australie, il est prévu qu'en 2034-2035 le virus aura complètement disparu »
  • 28:16InvitéChiffre
    « on est 7700 infirmières devant élèves »
  • 28:23InvitéFait
    « on se rend compte que les usagers, les familles ce n'est pas dans l'école qu'ils souhaitent faire vacciner leurs enfants »
  • 29:31InvitéFait
    « la médecine scolaire et la santé scolaire en général sont des parents pauvres dans le système éducatif »
  • 30:15InvitéFait
    « le président de la république l'a dit que les pharmaciens, les infirmiers pourraient également seraient également engagés dans cette voie »
  • 32:55InvitéChiffre
    « il y a autour de 20% des femmes qui n'ont eu des rapports qu'avec des femmes qui sont porteuses de papillomavirus »
  • 33:10InvitéFait
    « c'est l'activité sexuelle qui va engendrer la transmission du papillomavirus »
  • 35:45InvitéFait
    « le Covid a effectivement mis le doigt sur ce sujet de façon très aiguë »

Temps de parole

  • Présentateur26 %
  • Invité23 %
  • Invité 217 %
  • Invité 314 %
  • Invité 412 %
  • Invité 53 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter 18-20 Claire Servagent Au téléphone sonne ce soir, question-réponse sur la vaccination contre le papillomavirus que l'exécutif souhaite élargir en la proposant en milieu scolaire. Car désormais les spécialistes sont formels il faut vacciner les filles et les garçons le plus largement possible pour tenter d'éviter la transmission de ce virus à l'origine de plusieurs milliers de cas de cancer chaque année en France. Cancer du col de l'utérus mais pas seulement, de la sphère ORL également, on va voir tout cela dans le détail. Mardi, Emmanuel Macron s'est rendu dans un collège de Jarnac en Charente où il a plaidé pour une généralisation de la vaccination.

Le chef de l'État a annoncé que celle-ci serait possible au collège à partir de la rentrée prochaine pour les élèves de cinquième. Il faut dire que la France est en retard par rapport à d'autres pays pour ce qui est de la couverture vaccinale. Fin 2021, 45% des filles et 6% des garçons âgés de 15 ans avaient reçu une dose de vaccin. C'est moins que chez certains de nos voisins. Alors pourquoi un tel retard ? C'est ce que nous allons voir avec nos invités qui sont là pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur le vaccin, sur le papillomavirus, sur les cancers qu'il peut provoquer.

Alors surtout n'hésitez pas à nous appeler pour vous répondre trois invités, trois médecins en direct de Marseille. Docteur Julia Maruani, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes gynécologue donc à Marseille, vice-présidente de la Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale. Vous faites de la formation, notamment à destination des infirmières. En direct des studios de France Bleu Gironde à Bordeaux, professeur François Dabysse, bonsoir.

1:41
Invité

Bonsoir.

1:42
Présentateur

Vous êtes président de la Stratégie Nationale en Santé Sexuelle. Voilà pour notre tour de France. Et ici, à mes côtés en studio, un spécialiste du cancer. Bonsoir professeur Éric Solary.

1:53
Invité

Bonsoir.

1:53
Présentateur

Vous faites partie de la fondation ARC, l'association pour la recherche sur le cancer dont vous avez présidé le conseil scientifique. Je vous le répète, nos standardistes sont prêts à décrocher. Alors surtout, appelez-nous. Le téléphone sonne. 01 45 24 7000. Et pour commencer, Muriel nous appelle. Bonsoir Muriel. Vous êtes une maman qui se pose des questions. Oui, bonsoir. Merci beaucoup d'avoir appelé.

2:20
Invité

Je me pose beaucoup de questions au sujet du vaccin contre le papillomavirus et notamment les effets secondaires que ça peut avoir. Je me suis beaucoup renseignée. J'ai lu beaucoup de choses sur le sujet. Je ne suis pas du tout contre la vaccination d'une manière générale. Mais c'est vrai que j'ai eu des réticences à faire vacciner ma fille à propos des effets secondaires que j'ai pu lire du rapport bénéfice-risque qui faisait de l'objet de contestation au sein de la communauté médicale et scientifique. Comme quoi, si les garçons ne se faisaient pas du tout vacciner, ce qui était le cas jusqu'à présent. Et là, on a entendu qu'il n'y avait que 6% des garçons qui étaient vaccinés.

Ça ne servait pas à grand-chose de faire vacciner les filles aussi. Et notamment aussi que certains pays comme le Japon ou le Danemark qui recommandaient pendant très longtemps la vaccination, ne la recommandent plus du tout. sauf que le Japon revient un peu en arrière. Je l'ai lu récemment. Mais voilà, donc c'est beaucoup de questions que je me pose sur cette vaccination qui fait qu'à 17 ans, notre fille n'est toujours pas vaccinée. Qu'on se pose toujours la question si elle doit ou pas le faire. Parce qu'en même temps, on aimerait bien, bien sûr, la protéger contre les cancers potentiels qu'elle pourrait avoir.

Et voilà, et en sachant aussi que ce vaccin ne protège que contre quelques papillomavirus et qu'en vérité, il y en a une centaine. Et donc, savoir comment c'est possible de protéger quand même si la vaccination n'est valable que pour quelques papillomavirus.

3:48
Présentateur

Merci Muriel. Vous avez eu raison d'appeler le standard de France Inter. Surtout que vous avez plein de questions. Et ce soir, on va les prendre, les unes après les autres. Peut-être, docteur Julia Maruani, vous qui êtes gynécologue au contact direct des mamans et des jeunes filles. Est-ce que ce genre d'interrogation comme toutes ces questions que pose Muriel, vous y êtes confrontée vous aussi et vous vous reconnaissez dans ce que vous entendez ?

4:12
Invité

Alors, oui. Alors, j'aurais dit oui et non. C'est-à-dire que, bien sûr, il y a toujours des interrogations. Par contre, ce que Muriel nous évoquait, c'est quand même des rapports assez anciens. Depuis, le Haut Conseil pour la vaccination, c'est pas exactement... J'ai un trou de mémoire sur le nom exact du centre qui gère ça, a émis vraiment très récemment des recommandations disant que, justement, le vaccin était très sûr qu'il y avait très peu d'effets indésirables graves. Et donc, il n'y a pas du tout de remise en question de la vaccination par des rapports récents. Donc, je ne sais pas du tout à quoi fait allusion, madame.

Alors, je vais répondre déjà en ce qui concerne les papillomavirus. Vous avez raison, il y a beaucoup de papillomavirus, mais il n'y en a qu'une vingtaine qui sont cancérigènes. Et donc, dans le vaccin, non avalant, il y a neuf papillomavirus qui sont mis à l'intérieur. Et ce qu'il faut savoir, c'est les neuf qui ont été choisis. Alors, il y en a qui sont surtout responsables de verrues, mais les sept autres, c'est vraiment des virus cancérigènes, ont été choisis parce que ce sont les plus fréquents impliqués dans 90% des cancers.

Donc, d'accord, on ne couvre pas la totalité des papillomavirus, mais l'efficacité en termes de diminution des lésions précancéreuses et diminution des cancers est au-delà, est à peu près, au-delà pour certains, de 90%. Donc, ce n'est pas du tout un argument négatif sur le nombre de papillomavirus à l'intérieur. C'est vrai qu'on ne peut pas afficher une efficacité de 100% pour cette raison-là, mais on peut quand même voir un gros bénéfice sur une efficacité à 90%.

5:33
Présentateur

Et qu'est-ce que vous dites à Muriel concernant sa fille qui a 17 ans ? Il sait encore le temps de le faire ?

5:40
Invité

Je trouve que non, c'est assez dommage. C'est-à-dire que les bénéfices de la vaccination vont baisser à partir du moment où les patientes auront démarré une sexualité. C'est-à-dire que dès qu'on est en contact avec les papillomavirus, le vaccin va être moins efficace. Il est vraiment efficace quand on est avant toute contamination par l'HPV. Quand on affiche des taux de 90%, c'est dans cette tranche-là. C'est pour ça qu'on préconise plutôt avant 14 ans. Après, s'il n'y a pas eu de sexualité, il va rester efficace aussi à 90%. Mais c'est dommage d'attendre et d'attendre par rapport à ça.

Disons que, si je peux résumer, c'est que le vaccin aujourd'hui d'efficacité, il y a tous les pays qui ont fait des études dessus ont pu en prouver l'efficacité au niveau pré-cancer et cancer, que ce soit sur le col de l'utérus ou sur les autres localisations. Et avec, pareil, des rapports de pharmacovigilance de plusieurs pays du monde qui montent une absence d'effets indésigrables graves, notamment de maladies déménialisantes comme la CEP. Donc, tout ça, on sait qu'il n'y a pas d'augmentation de risque. Le risque principal, qui est un risque bénin, c'est d'avoir des douleurs au niveau du bras, de l'injection et puis une légère fatigue dans les 48 heures qui suivent le vaccin.

6:45
Présentateur

Alors, on va voir avec vous, professeur Eric Solari, vous qui êtes un spécialiste du cancer. Muriel disait, il y a des pays qui s'interrogent. Est-ce que c'est vrai ? Il y a des pays qui s'interrogent ou est-ce qu'au contraire, aujourd'hui, on sait que la plus large couverture protège ?

6:59
Invité

Alors, je n'ai pas connaissance qu'il y a des pays qui s'interrogent. Ce qui est certain, c'est qu'en revanche, il y a des pays qui ont pris beaucoup d'avance. Le vaccin, il est sur le marché depuis 2007. Il y a des pays qui ont des taux de couverture à 80 voire 90%. Des pays qui sont proches des nôtres, la Belgique flamande, l'Islande, la Norvège, la Suède, l'Espagne, extrêmement importante avec des résultats impressionnants en termes de diminution même de la contamination par le virus, sans parler d'effet sur le cancer lui-même.

Mais déjà, ça protège parce qu'en fait, la vaccination, elle protège non seulement du cancer mais aussi de toute une série de maladies bénignes mais invalidantes qui touchent la sphère au génital.

7:41
Présentateur

Est-ce qu'on peut expliquer quels sont les cancers concernés par les papillomavirus ? On a dit le cancer du col de l'utérus. Il y en a d'autres ?

7:50
Invité

Oui, il y en a d'autres. Si on prend la situation de la France, par exemple, en termes de chiffres, c'est à peu près 6 000 cancers induits par les papillomavirus par an, 3 000 cancers du col utérin mais aussi 3 000 autres cancers dont une fraction importante de cancers ORL et des cancers qui touchent cette fois-ci l'homme et la femme et avec une fraction plus importante chez l'homme que chez la femme et une augmentation très importante en fréquence de ces cancers HPV induits au niveau de la sphère ORL au cours du temps qui justifie entre autres raisons la vaccination des garçons.

8:24
Présentateur

Professeur François D'Abysse, vous qui êtes président de la stratégie nationale en santé sexuelle, que pensez-vous de l'annonce qui a été faite mardi par Emmanuel Macron d'aller vacciner en milieu scolaire pour généraliser cette vaccination ?

8:40
Invité

Écoutez, elle me convient tout à fait parce qu'effectivement on a un besoin urgent d'augmenter la proportion des classes d'âge de 11 à 14 ans qu'il faut vacciner et donc cette initiative-là me semble tout à fait adaptée et va répondre à cette question et pour un petit peu amplifier la réponse à votre auditrice qui avait quelques hésitations, on pourrait la qualifier d'hésitante en matière de vaccins, et bien je pense que plus il y aura d'informations qui seront données à la fois aux parents mais aussi aux enfants, mieux ça sera et plus on aura de circuits de vaccination différents, plus on augmentera rapidement cette proportion de jeunes enfants à vacciner.

Donc moi je suis extrêmement favorable et d'un point de vue de la stratégie nationale de santé sexuelle, nous adhérons totalement à cette mesure.

9:32
Présentateur

Alors on reviendra évidemment sur la vaccination en milieu scolaire mais vous avez un confrère qui a téléphoné aux standards de France Inter. François, bonsoir.

9:41
Invité

Oui bonsoir.

9:42
Présentateur

Vous êtes gynécologue.

9:43
Invité

Donc moi je suis gynécologue effectivement. Bon bah tout a été dit avant moi quasiment. Non non non pas tout,

9:49
Présentateur

il y a encore beaucoup de choses à dire.

9:50
Invité

De petites choses, c'est que l'Australie annonçait il y a déjà 5 ans avoir vacciné 80% des garçons et filles et donc ils ont une couverture parfaite avec maintenant une annonce qui vise l'éradication du papillomavirus et puis le problème que je rencontre de temps en temps parce que moi je les vois pas les petites filles évidemment c'est pas ma clientèle mais quand j'en parle aux mères ce que je regrette c'est que régulièrement j'ai des mères qui disent oui mais mon médecin n'est pas pour voilà et ça c'est quand même incompréhensible pour moi.

10:23
Présentateur

Merci François de nous avoir appelé et d'avoir témoigné mais on en revient toujours à la question de la vaccination qui pose problème en France. Professeur Solari qu'est-ce qu'on peut dire à ce sujet ? Et d'ailleurs tiens on va ouvrir une parenthèse si possible et expliquer ce vaccin contre le papillomavirus comment il fonctionne ? Parce qu'on a eu le Covid on a eu toutes les questions possibles sur l'ARN messager là de quelle sorte de vaccin s'agit-il ?

10:51
Invité

Alors là on injecte des fragments du virus pour stimuler le système immunitaire de manière classique de manière extrêmement classique oui voilà puisque la question de Muriel tout à l'heure était celle de l'inocuité je crois qu'on est à plus de 500 millions de doses injectées dans le monde de ce vaccin depuis 15 ans maintenant puisque ça a commencé en 2007 avec des rapports qui montrent une excellente tolérance on a des effets immédiats de type petite réaction vaccinale c'est-à-dire un petit mouvement de fièvre etc c'est normal c'est le système immunitaire qui se met en route qui est stimulé par la vaccination rien d'anormal à ça mais derrière il n'y a pas de complications importantes et la gravité des maladies contre lesquelles ce vaccin protège fait que la balance risque-bénéfice est considérable

11:38
Présentateur

Julia Mariani votre confrère disait il y a des familles qui rapportent que leur médecin ne serait pas favorable vous l'entendez ça vous aussi ?

11:47
Invité

Oui malheureusement ça nous arrive de temps en temps c'est quand même pas la majorité mais c'est dommage que ça arrive encore je pense qu'on a encore et encore des efforts de formation si les médecins ne sont pas assez informés justement sur toutes les études récentes qui ont été rassurantes et qui montent l'efficacité du vaccin peut-être qu'ils sont restés sur les premières années où on avait moins de recul donc nous on fait le maximum de formation à viser aussi des médecins pour essayer de ne plus rencontrer ce type de situation

12:15
Présentateur

Et François D'Abys le fait que ça se fasse en milieu scolaire ça pourrait être une façon de rassurer les familles ?

12:22
Invité

Je ne sais pas si ça rassurera mais en tout cas ça produira de l'information supplémentaire dans un endroit particulièrement pertinent et à nouveau je peux comprendre qu'une partie de la population soit hésitante on a ce sujet en France pour maintenant beaucoup de vaccination en fait l'hésitation vaccinale c'est un petit peu une caractéristique française qui est un petit peu plus forte en France que dans des pays d'autres pays européens ou dans d'autres parties du monde néanmoins la bonne nouvelle c'est que parmi les gens hésitants il y en a très peu qui sont vraiment réfractaires et si nous expliquons et nous rajoutons des informations scientifiquement documentées on l'a vu pendant la Covid et bien le niveau d'hésitation baisse considérablement donc oui en milieu scolaire on pourra rajouter de la formation qui sera très utile pour être convaincant

13:09
Présentateur

on repart au standard de France Inter retrouver Julie bonsoir Julie oui bonsoir vous souhaitiez témoigner parce que parce que vous avez le

13:18
Invité

alors moi j'ai 38 ans on m'a détecté un papillomavirus il y a à peine un mois donc on m'a dit qu'il ne fallait pas que je m'inquiète parce que c'était un papillomavirus ni 16 ni 18 mais un des autres et du coup effectivement donc là j'ai eu un rendez-vous on m'a confirmé avec une biopsie une colposcopie qu'effectivement il y avait des lésions de bas grade qui étaient du coup peu risquées au niveau de la vie courante et que ça serait à suivre mais qu'il n'y avait pas forcément de risque de cancer donc déjà je voulais avoir une confirmation par rapport à ça et j'avais une deuxième question par rapport au vaccin par rapport aux enfants puisque moi j'ai un garçon qui a 3 ans aujourd'hui donc la question ne se pose pas pour tout de suite toutefois en parlant avec des amis on m'a dit oui mais il y a un risque d'infertilité alors je voulais savoir si c'était effectivement vrai par rapport au vaccin

14:07
Présentateur

Merci Julie pour cette double question Docteur Maruani peut-être d'abord sur Julie elle-même sur le fait d'avoir contracté ce virus et d'ailleurs il y en a plusieurs encore une fois

14:21
Invité

Donc effectivement il y a une vingtaine de papillomavirus cancérigènes les plus fréquemment impliqués et qui sont responsables du plus de lésions sont le 16 et le 18 et effectivement les autres après on ne détaille pas les numéros on les classe dans ce qu'on appelle les autres oncogènes la différence entre ça c'est le risque de lésion au cours d'une vie quand on a HPV16 on est plutôt à risque cumulé d'avoir 30% de développer une lésion alors qu'on est à 3% avec les autres oncogènes donc c'est pour ça que votre médecin vous a rassuré par rapport à ça après on n'est pas à zéro et c'est pour ça qu'il faut une surveillance en ce qui concerne les lésions de bas grade ce ne sont pas des lésions précancéreuses ce sont des lésions bénignes qui le plus souvent vont être transitoires et vont régresser spontanément il arrive quand même dans quelques situations où il peut y avoir une progression c'est entre 5 et 10% donc là encore quand on a une lésion de bas grade on nécessite une surveillance annuelle pour vérifier soit en espérant aller vers la régression soit bien sûr s'il y a un risque de progression mais on s'en rendra largement compte une fois par an et à ce moment là on pourra prendre en charge la patiente

15:19
Présentateur

et la question que posait Julie par rapport à son fils

15:22
Invité

alors à ce jour nous n'avons aucune donnée inquiétante sur l'infertilité vous savez c'est une espèce de mythe ou d'idée reçue qui peut circuler donc il n'y a rien du tout sur les conséquences en termes de fertilité que ce soit pour les hommes ou pour les femmes aujourd'hui ce qui est important à comprendre pour les garçons parce que c'est vrai que ce n'est peut-être pas très clair dans l'esprit on ne va pas vacciner les garçons que pour protéger les filles bien sûr quand on augmente la couverture vaccinale que ce soit chez les garçons ou chez les filles on va augmenter la prévalence du virus et donc petit à petit effectivement on va aller comme le cité je crois que c'était monsieur Dabis en Australie vers carrément une éradication des papillomavirus mais les garçons on les vaccine aussi pour eux puisqu'il y a un tiers des cancers liés au papillomavirus qui se développent chez les hommes et la difficulté chez les hommes ou chez les jeunes jeunes c'est que nous n'avons pas de dépistage possible comme c'est possible avec le col de l'utérus où là on a cette possibilité de faire frottis test HPV et de se rendre compte à l'état pré-cancéreux parce que si aujourd'hui on n'a que 3000 cancers du col chez la femme ça reste 3000 de trop mais en tout cas il n'y en a que 3000 on traite 35 000 lésions pré-cancéreuses chaque année sinon il y aurait beaucoup plus de cancers chez la femme chez l'homme donc je vous dis il y a autour de 2000 cancers chaque année et nous n'avons à ce jour aucune possibilité de faire un diagnostic avant le stade cancer donc on va vacciner les garçons pour les protéger de tous ces cancers liés au papillomavirus

16:41
Présentateur

vous confirmez professeur Eric Solari on ne va pas faire un frottis de gorge pour savoir si on a attrapé non malheureusement

16:48
Invité

je crois que c'est l'occasion de souligner que la vaccination n'interdit pas de poursuivre ensuite le dépistage à vie et il y a deux outils vraiment pour se prémunir de ces cancers je parle des cancers du col là c'est la vaccination et le dépistage systématique c'est ce qui est arrivé à Julie pour lequel la lésion a été dépistée pour les autres localisations malheureusement il n'y a pas d'outil de surveillance de même nature et aussi performant

17:18
Présentateur

un autre témoignage c'est Estelle qui nous appelle à son tour bonsoir Estelle bonsoir vous souhaitiez témoigner parce que votre soeur a été atteinte alors oui

17:31
Invité

ma soeur est décédée du papilloma un cancer de l'Uterus il y a 9 ans maintenant donc voilà entre le moment où on a diagnostiqué sa maladie et le moment de son décès il s'est passé 6 mois quand on assiste à la maladie de quelqu'un pour moi c'est même pas c'est même pas une question de savoir si mes enfants vont être vaccinés par contre en fait je voulais témoigner aussi par rapport au fait qu'à l'époque quand ma soeur était malade j'ai posé la question par rapport à ma fille qui est aujourd'hui adolescente j'ai eu plusieurs réponses qui m'a dit si votre fille soit adolescente on aura plus de recul sur le vaccin une autre gynéco m'a dit là par contre quand votre fille sera adolescente on ne devrait plus décéder du papilloma et malheureusement le constat est là c'est que ce n'est pas le cas il y a toujours des réticences par rapport à la vaccination alors que mon dieu quand on a une solution comme ça et qu'on assiste à la maladie de quelqu'un non seulement à la maladie mais à la famille de quelqu'un quand on sait qu'il y a un vaccin qui existe c'est même plus une question en fait donc moi mes deux enfants ma fille est vaccinée elle a 15 ans mon fils à 12 ans j'ai une ordonnance qui va bientôt se faire vacciner et voilà pour tout juste par rapport à ça peut-être que j'aurais eu j'aurais aussi pris le temps de la réflexion sur la vaccination si j'avais pas été directement confirmée je ne sais pas mais en tout cas quand on vit des choses comme ça et surtout dans mon entourage proche il y a d'autres cas de papilloma ORL et dans le parcours de choix de ma soeur quand j'étais avec elle il y avait plusieurs cas effectivement de cancers liés au papilloma et pas que le col de l'utérus

19:35
Présentateur

merci beaucoup Estelle pour ce témoignage absolument essentiel il faut bien le dire professeur Solari est-ce que c'est un un cancer particulièrement agressif qui touche y compris les jeunes le cancer du col de l'utérus

19:50
Invité

oui d'abord c'est la première particularité c'est que même s'il se développe une dizaine d'années après l'infection elle-même il se développe chez des femmes encore jeunes pour le cancer du col d'autre part la mortalité elle est d'un sur trois donc c'est quand même considérable dans un pays qui est très armé contre le cancer

20:06
Présentateur

Et c'est toujours le papilloma virus qui est à l'origine du cancer du col de l'utérus

20:10
Invité

Toujours Et là on parle de la France il y a des pays auxquels la mortalité par cancer du col de l'utérus est considérable et c'est très très lié aux conditions socio-économiques dans le monde Donc c'est vraiment un virus qui fait des dégâts considérables dans le monde encore actuellement

20:26
Présentateur

Et donc c'est une bonne nouvelle de savoir qu'un vaccin protège de cette façon-là Oui je pense qu'il faut mettre ça Parce qu'il n'y a pas beaucoup de cancers qu'on peut prévenir par des vaccins pour l'instant

20:37
Invité

C'est ce que j'allais vous dire On est à 40% de cancers que l'on peut prévenir Alors on peut prévenir en changeant son mode de vie etc. Mais on n'a pas beaucoup de moyens d'intervention autre que la sollicitation d'un changement de mode de vie Quand il s'agit d'un pathogène comme un virus là on a un moyen d'intervention Et donc il faut saisir cette opportunité c'est un cancer que l'on peut éradiquer à terme C'est ce qui est en train de se passer en Australie Il est prévu qu'en 2034-2035 le virus aura complètement disparu Ce qui veut dire que derrière ces générations-là ne devraient pas connaître ce cancer du col

21:09
Présentateur

Professeur François Dabis une petite question sur les inégalités j'allais dire en matière de vaccination On sait que certains milieux peut-être les milieux les plus favorisés ont plus tendance à vacciner leurs enfants Comment on peut expliquer ça ces différences ? Qu'est-ce qu'on a constaté déjà jusqu'à présent dans ce domaine ?

21:31
Invité

Effectivement beaucoup d'inégalités et je crois que la vaccination c'est vraiment anormal que ça soit comme ça inégalitaire peut-être parce que nos stratégies en général de promotion des moyens de prévention visent à l'égalité c'est-à-dire qu'on veut donner les mêmes informations à tout le monde en même temps et peut-être que ça c'est pas exactement ce qu'il faut faire c'est-à-dire qu'il faut faire de l'équité L'équité ça veut dire que pour les groupes de population qui sont les plus défavorisés qui ont moins accès à l'information qui ont peut-être des milieux socio-économiques défavorisés et bien il faut donner plus d'informations donner plus d'opportunités par exemple de se faire vacciner et c'est ça qui va créer au bout du compte que tout le monde revient à peu près au même niveau et je pense que apporter des informations et offrir de la vaccination au milieu scolaire c'est quand même une très belle manière d'augmenter d'aller vers l'égalité l'égalité des chances finalement puisque tous les enfants vont à l'école

22:29
Présentateur

en tout cas à cet étage-là Merci Professeur Dabis Kevin nous appelle de Vienne dans l'Isère Bonsoir Kevin

22:37
Invité

Bonsoir Merci de prendre ma question Je vous en prie Je vous appelais du coup pour les générations un petit peu qui ont dépassé l'âge de la vaccination donc j'imagine déjà plus de 17-20 ans et pour ma part 35 ans du coup je voulais savoir un petit peu ce qu'il était envisageable de faire en termes de dépistage le type de dépistage qui permettrait de détecter les papillomavirus et éventuellement les traitements les choses comme ça pour les personnes qui pourraient être contaminées pour éviter éventuellement de contaminer d'autres partenaires de choses comme ça C'était ma question un petit peu pour les plus de 20 ans qu'est-ce qu'on peut faire pour essayer d'éradiquer aussi à notre niveau et pour nos générations à nous ce problème-là

23:13
Présentateur

Merci Kevin pour cette question et je précise que vous êtes loin d'être le seul à vous poser ces questions on a beaucoup de questions on a Juliette par exemple qui nous dit j'ai 25 ans je ne suis pas vaccinée ma mère n'y était pas favorable à l'époque quand j'étais adolescente j'ai connaissance que dans certains pays où on peut encore se faire vacciner jusqu'à 26 ans est-ce que je pourrais le faire en France est-ce que ce serait à ma charge ou remboursé ou pas peut-être docteur Marwani vous nous avez dit tout à l'heure sur l'âge on a passé le cap mais sur les moyens de prévenir comme disait Kevin qu'est-ce qu'on peut faire

23:49
Invité

alors il y a très peu de en fait si vous voulez la problématique pour la transmission on peut déjà commencer par ça pour la transmission du papillomavirus c'est que l'utilisation par exemple de préservatifs ne protège pas du tout en totalité de cette transmission elle la limite autour de 70% donc c'est pas non plus négatif mais il y a une transmission qui se fait aussi par les caresses par les mains par le contact de la peau donc quelle que soit en fait la sexualité d'ailleurs que ce soit homosexuel ou hétérosexuel et l'utilisation pas de préservatifs on a toujours un risque d'attraper les papillomavirus donc on n'a pas de prévention sur ce plan là après pour les hommes comme on l'a évoqué tout à l'heure il n'y a pas de dépistage pour aucun des sites actuels qui peuvent atteindre les hommes et en ce qui concerne les femmes on l'a évoqué c'est le dépistage du col à partir de 25 ans en ce qui concerne la vaccination donc une fois qu'on a dépassé l'âge on rappelle qu'en France donc c'est 11 ans 14 ans pour les garçons et les filles et en rattrapage jusqu'à 19 ans si ça n'a pas été fait avant avec pour les hommes et en des rapports sexuels avec des hommes on peut aller jusqu'à 26 ans effectivement pour les patients qui souhaiteraient faire une vaccination après le vaccin à l'autorisation de mise sur le marché y compris au-delà de 20 ans effectivement la différence c'est qu'il n'y a pas de remboursement donc là votre interlocutrice l'a posé la question du remboursement donc effectivement au-delà de 20 ans chez la femme il n'y a pas de prise en charge par la sécurité sociale mais la patiente peut le faire il faut juste savoir que plus on avance en âge et en fait moins on a un taux d'efficacité du vaccin mais qui n'est pas à zéro donc après c'est une discussion qu'on peut avoir ou cas par cas avec les patients

25:18
Présentateur

est-ce qu'on peut juste dire combien coûte ce vaccin parce que la question se pose quand on n'est pas remboursé professeur Solari peut-être vous avez les informations c'est pas donné oui oui

25:29
Invité

c'est autour de 100 euros c'est entre 95 et 110 euros selon le type de vaccin donc c'est effectivement un coût certain et donc le fait que ça soit la mesure qui est annoncée d'une prise en charge directe du vaccin est extrêmement importante dans cette perspective d'équité qui a été évoquée tout à l'heure

25:47
Présentateur

bien sûr une autre question qui nous arrive sur notre site c'est Sophie qui dit notre fils de 14 ans a eu une première dose de vaccin j'ai lu à plusieurs reprises que l'OMS recommande une seule dose est-ce que c'est vrai est-ce qu'il faut faire un rappel est-ce qu'une dose suffit docteur Marwani vous avez des informations à ce sujet ?

26:08
Invité

alors aujourd'hui il y a une étude qui a été publiée qui a été faite en Inde dans des pays plus défavorisés que la France et donc ils ont étudié effectivement l'efficacité du vaccin qui avait eu une, deux ou trois doses ils se sont rendus compte qu'effectivement avec une dose on pouvait déjà avoir une efficacité qui était très correcte donc les recommandations de l'OMS vont surtout concerner aujourd'hui les pays en voie de développement qui n'ont pas toujours accès de pouvoir avoir plusieurs doses et donc il vaut mieux vacciner plus de personnes avec une dose que moins avec deux ou trois doses après c'est une étude on a besoin d'avoir des preuves supplémentaires donc aujourd'hui en France il n'y a pas de changement de recommandation sur le nombre de doses par contre peut-être qu'à l'avenir s'il y a de nouvelles publications de nouvelles études qui sont faites qui montrent qu'il y a une équivalence sûrement que la stratégie sera revue pour l'instant ce n'est pas le cas en France

26:55
Présentateur

pour l'instant ce n'est pas le cas en tout cas le président Macron a souhaité élargir la vaccination en milieu scolaire on l'a dit il se trouve il se trouve que nous sommes en ligne avec Safia Gehrechi qui représente le syndicat national des infirmiers infirmières conseillères de santé qui intervient en milieu scolaire bonsoir madame oui bonsoir vous avez réagi votre syndicat aux annonces du président de la république en vous demandant si l'école était le lieu adéquat j'aimerais savoir pour quelle raison

27:24
Invité

alors c'est simple à expliquer bien sûr en termes de santé publique quand on a une population qui active comme les enfants à l'éducation nationale on pense et à juste titre qu'en ayant une stratégie d'information et de promotion de la santé on va améliorer la santé de la population pour ça pour nous ça ne pose aucun problème et les infirmières participent très largement à la promotion de la vaccination et à la mise en place de parcours éducatifs de santé pour améliorer dans toutes les politiques de santé publique qui ne se limitent pas malheureusement au papillomavirus mais il y a bien d'autres domaines dans le terme de santé et de risque pour la population mais il se trouve qu'on est 7700 infirmières devant élèves pour assumer des missions très larges et notamment aussi des missions d'accueil et d'écoute qui est notre principale mission par rapport aux jeunes et aux malades vous n'êtes pas assez nombreuses

28:17
Présentateur

pour dire les choses simplement

28:18
Invité

on n'est pas assez nombreuses mais en plus quand on a mis en place des politiques de vaccination que ce soit pour le H1N1 ou encore pour le Covid on se rend compte que les usagers les familles ce n'est pas dans l'école qu'ils souhaitent faire vacciner leurs enfants et c'est pour ça qu'on s'interroge en demandant si l'école est le lieu adéquat parce qu'il y a une ouverture et un élargissement des capacités vaccinales d'autres professions de santé qui sont les partenaires de l'école et qui sont les professionnels de santé choisis par la famille donc pour nous on doit promouvoir la vaccination et améliorer les connaissances des élèves et de la communauté scolaire sur la vaccination mais les acteurs du soin qui sont les professionnels de santé de confiance c'est eux qui doivent réaliser l'acte vaccinal pour nous il y a une confusion entre le rôle de l'école et en tout cas on va nous mettre à la rentrée prochaine devant l'incapacité de réaliser une mission supplémentaire puisqu'on sait déjà qu'on sera à moyen constant à la rentrée prochaine

29:17
Présentateur

Merci Safia Guérechi d'être intervenue sur l'antenne de France Inter une réaction professeur François Dabis

29:23
Invité

Oui moi je pense que d'abord je partage une partie du constat de cette personne c'est à dire qu'effectivement la médecine scolaire et la santé scolaire en général sont des parents pauvres dans le système éducatif et cela nous manque terriblement en matière de politique de santé publique parce que imaginez si on avait beaucoup plus de moyens tout ce que l'on pourrait faire auprès de ce public jeune qu'on peut qualifier de captif effectivement mais surtout à un âge où énormément de messages peuvent être passés donc de ce point de vue là je suis bien sûr d'accord et je pense qu'il faut saisir l'opportunité de cette nouvelle mission qui est proposée pour augmenter ou demander en tout cas l'augmentation des moyens de la santé scolaire je dis aussi qu'il n'y aura pas un seul canal qui sera privilégié pour vacciner et qu'effectivement il faut qu'il y ait beaucoup d'acteurs de la vaccination on a indiqué le président de la république l'a dit que les pharmaciens les infirmiers pourraient également seraient également engagés dans cette voie donc je pense qu'effectivement le milieu scolaire ne va être qu'un effecteur parmi d'autres d'une politique beaucoup plus globale

30:33
Présentateur

et l'un excluant pas l'autre évidemment Bruno est dans le Cantal bonsoir Bruno

30:39
Invité

bonsoir merci de prendre ma question c'est une réflexion c'est à force de faire tous ces vaccins préventifs je ne suis pas contre les vaccins qu'on s'entende bien mais je me dis qu'à force de faire tous ces vaccins préventifs on sort du Covid on sort de la grippe etc est-ce qu'à force on n'affaiblit pas l'organisme et le corps pour se battre contre tous les microbes ambiants bon un papermiravirus je sais que c'est particulier c'est par rapport au cancer mais quand même est-ce qu'on n'affaiblit pas quand même l'organisme

31:11
Présentateur

merci Bruno d'avoir posé cette question le professeur Solari va vous répondre

31:16
Invité

oui je comprends bien qu'on puisse s'interroger de cette façon en même temps tout au long de notre vie on est confronté à des dizaines et des centaines d'agents pathogènes de virus de bactéries de champignons de tas de choses et notre système immunitaire est là pour nous défendre donc là on le sollicite simplement de façon un peu ciblée pour qu'il soit armé pour nous protéger contre quelques agents qui sont particulièrement dangereux pour notre corps mais notre système immunitaire a des capacités considérables et donc le fait de le stimuler régulièrement regardez on se vaccine contre la grippe tous les ans le système immunitaire fait ça très bien il s'adapte à chaque fois et non il n'y a aucun danger pour l'organisme à le stimuler de cette façon

32:04
Présentateur

on a des questions qui nous arrivent sur franceinter.fr concernant les modes de contamination par le papillomavirus et je voudrais que vous peut-être que vous y reveniez un instant Julia docteur Julia Marouani vous l'avez évoqué tout à l'heure mais là par exemple il y a Catherine qui nous demande est-ce que par exemple une femme lesbienne qui n'a jamais eu de rapport avec un homme peut attraper ce papillomavirus comment ça se transmet très précisément tout à l'heure vous avez évoqué des caresses et c'est vrai que certains vont se dire mais est-ce que simplement en embrassant quelqu'un on peut choper ce virus est-ce que vous pourriez nous redétailler tout ça ?

32:40
Invité

Alors non c'est pas par le baiser que ça peut être attrapé par contre c'est vrai que ça peut être ce qu'on appelle manuporté donc s'il y a des caresses avec les mains que ce soit pour l'homme ou pour la femme et effectivement entre deux femmes la transmission est totalement possible et fréquente d'ailleurs il y a autour de 20% des femmes qui n'ont eu des rapports qu'avec des femmes qui sont porteuses de papillomavirus donc sans avoir jamais eu de partenaire masculin donc c'est vraiment important de penser que c'est l'activité sexuelle qui va engendrer la transmission du papillomavirus c'est-à-dire qu'avant le début de toute activité sexuelle il n'y a pas de papillomavirus on ne l'attrape pas d'une autre façon c'est pas un virus transmis autrement comme je donne souvent cet exemple que disent les patientes ou à la piscine ou sur les toilettes ou autre chose c'est vraiment l'activité sexuelle après il n'y a pas que la pénétration qui entraîne la transmission de l'HPV c'est donc le contact des parties génitales les unes contre les autres aussi la transmission se fait en orogénital c'est pour ça qu'il y a aussi des papillomavirus au niveau de la gorge mais en tout cas on est toujours dans un contexte de sexualité

33:43
Présentateur

HPV étant l'abréviation anglaise je crois de ce virus je le précise parce que certains se posent la question on va prendre un dernier appel au standard de France Inter c'est Clément qui est en ligne merci Clément de nous avoir appelé

33:57
Invité

oui bonsoir moi j'ai une question un peu plus générale je suis désolé mais que je trouve vraiment importante en ces temps un peu un peu rude pour la science où justement on est un point de l'humanité où on a une science qui est qui est en théorie toute puissante mais avec des infos de partout qu'on peut vérifier ou on peut presque personnellement appeler les scientifiques et on a pourtant de plus en plus de gens qui remettent en question cette science dont la médecine et encore plus particulièrement les vaccins qui sont pour moi l'une des plus belles inventions que l'humanité a pu faire et je me demande quand est-ce que les pouvoirs publics vont prendre la pleine mesure de ce problème qui est de remettre en question ces avancées importantes qui risquent de plonger je ne vais pas rentrer dans des dans des dans des

34:57
Présentateur

dans des considérations

34:58
Invité

un peu trop graves mais qui peuvent vraiment poser de gros problèmes en termes de santé publique comme on l'a vu dans certains pays où des maladies qui étaient soi-disant éteintes sont revenues

35:11
Présentateur

Merci beaucoup Clément pour cette question et j'ajoute la question de Fabienne qui nous dit j'ai fait vacciner mes deux fils l'année dernière c'est nous les parents qui avons dû demander à notre médecin qui pourtant voit les enfants régulièrement il était très surpris de notre demande une formation des généralistes semble nécessaire au-delà du grand public professeur Solari vous êtes d'accord avec ça ?

35:31
Invité

Oui je pense que Clément touche le doigt à une question effectivement extrêmement importante qui est la communication entre les médecins les scientifiques et le citoyen c'est une question à laquelle on accorde de plus en plus d'importance je pense que le Covid a effectivement mis le doigt sur ce sujet de façon très aiguë il faut absolument qu'on communique ce que vous faites ce soir est absolument parfait pour ça il faut qu'on arrive à s'expliquer dans le rejet du vaccin dont on a beaucoup parlé ce soir il y a beaucoup d'inquiétude et donc cette inquiétude elle s'explique par le fait que la communication est insuffisante qu'on n'explique pas assez et je pense que c'est par l'explication et le dialogue qu'on peut avancer

36:14
Présentateur

et en répondant à toutes les questions François Dhabis il n'y a pas de mauvaise question dans ce domaine là

36:19
Invité

non il n'y a pas de mauvaise question et moi je ne peux qu'inciter les auditeurs lorsqu'ils se posent des questions à aller d'abord en priorité sur les sites officiels le ministère de la santé l'institut national du cancer ce ne sont pas nécessairement les sites qui vont sortir en premier lorsqu'on fait une recherche sur internet et donc on peut être influencé par des choses qui ne sont absolument pas validées ce qu'on peut vous dire c'est que sur les sites officiels vous avez de l'information scientifique qui a été validée et lorsqu'il y a des incertitudes elles seront marquées voilà c'est ce qu'il faut bien sûr recommander à tout le monde

36:51
Présentateur

alors je voudrais peut-être pour terminer vous soumettre ce message de Valérie qui nous a écrit sur franceinter.fr ma fille a 25 ans elle a été vaccinée vers 14-15 ans notre médecin prenait déjà le fait de vacciner filles et garçons à l'époque l'argument qui avait terminé de nous convaincre était que s'il y avait un tel vaccin contre le cancer du sein tout le monde se ferait vacciner voilà c'est le mot de la fin cette émission est terminée merci à tous nos invités d'avoir répondu aux questions que vous vous posez il est quasiment 20h sur l'antenne de France Inter merci à tous

37:24
Locuteur

merci à tous merci à tous merci à tous