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Podcast / conversationRassemblement National (sur YouTube)· 21 novembre 2024 25 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Nous avons besoin de rassembler ceux qui aiment la France ! - Laurent Jacobelli (Frontières)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Avez-vous vu notre nouveau magazine ?

  • 2:21RelanceRéponse partielle

    Charles Consigny critique Jordan Bardella sur son manque d'expérience, est-ce handicapant ?

  • 4:02RelanceRéponse partielle

    Sondage : moins d'un Français sur deux juge Jordan Bardella compétent, comment réagissez-vous ?

  • 4:35RelanceRéponse partielle

    Y a-t-il une crise de la vision de la compétence chez Jordan Bardella ?

  • 6:44OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous en interne le procès des assistants parlementaires ?

  • 9:27RelanceÉludée

    Sondage : 61% de nos lecteurs pensent que le RN peut l'emporter en 2027, comment réagissez-vous à une inéligibilité provisoire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:42Invité politiqueFait
    « Le réquisitoire du procureur n'est pas un réquisitoire judiciaire, c'est un réquisitoire politique. »
  • 24:47Invité politiqueChiffre
    « Chaque année qui passe, c'est un demi-million de migrants supplémentaires. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli61 %
  • Invité22 %
  • Présentateur15 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laurent Jacobelli, bonjour et bienvenue chez Frontières, c'est la deuxième fois que vous venez, c'est toujours un plaisir. Oh, petit signe de Louis, il y a eu un petit bug. Laurent Jacobelli, vous êtes vice-président du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, porte-parole du Rassemblement National et député de la 8e circonscription de Moselle. Merci de participer à cette matinale.

0:20
Laurent Jacobelli

Merci de votre invitation, c'est très gentil.

0:22
Présentateur

Toute première question avant de rentrer dans le vif du sujet de cette matinale, de cette interview frontale, est-ce que vous avez vu notre nouveau magazine ?

0:29
Laurent Jacobelli

Je l'ai vu, je l'ai lu et j'aimerais d'abord commenter la couverture, d'abord elle est très belle. C'est rare aujourd'hui les magazines qui lèchent un peu comme ça le côté artistique, le côté visible et je trouve qu'elle est très significative, on a là un duo, une équipe avec des regards, des sourires pleins de complicité et de bienveillance et je trouve qu'en une photo, le magazine Frontières a réussi à résumer tout un état d'esprit donc bravo parce qu'honnêtement c'est une belle une.

0:54
Présentateur

Ça nous fait très très plaisir, c'est vrai que c'est un bel objet, on en est vraiment très fiers quand on les a reçus, on a tout de suite sauté dessus pour le regarder et c'est vrai qu'on a eu ce type de retour aujourd'hui de votre part mais dernièrement notamment de Marie-Caroline qui est la sœur de Marine Le Pen qui disait que ça fait plaisir aussi puisque ses personnalités, notamment Marine Le Pen qui est devant le paysage politique depuis plus longtemps que Jordan Berlera forcément, a toujours été un peu diabolisée sur les magazines et pas forcément mise à son avantage.

1:20
Invité

Oui c'est des photos en noir et blanc avec des ombres de dessous avec un peu d'ombre etc pour inquiéter en fait, vous avez raison.

1:27
Présentateur

Et la réalité en fait ça reste juste une femme, alors une femme politique certes mais une femme avant tout et c'est vrai qu'on est fiers de ces photos qui sont, on peut le dire, très très belles. On va rentrer dans le vif du sujet Alexandre, je vais lancer ce premier son de cette matinale. Hier Jordan Berlera était invité dans l'émission Les Grandes Gueules et le chroniqueur Charles Consigny n'a pas été tendre avec le président du Rassemblement National. On écoute.

1:50
Auditeur

Je pense que Gabriel Attal, vous-même, un certain nombre de personnages politiques d'aujourd'hui sont des gens qui sont à la politique. Est-ce que l'ENA situation est à la mode ? Comment pensez-vous pouvoir gouverner des gens alors que vous n'avez aucune expérience, d'aucune réalité concrète et difficile ? Je n'étais pas sur Instagram, j'étais en train de regarder le score que vous avez fait la dernière fois que vous vous êtes présenté à une élection. Ah ça c'est marrant, c'est bien préparé. Vous le grand avocat brillant, vous avez fait 12%, vous avez fini quatrième, vous vous êtes fait sortir.

2:21
Invité

Alors Laurent Jacobelli, cela étant derrière ce clash assez amusant, il y a quand même une critique de fond qui est portée par Charles Consigny, celle sur laquelle Jordan Bardella n'aurait jamais travaillé. Est-ce que pour vous ce n'est pas handicapant ?

2:33
Laurent Jacobelli

Non mais c'est clairement une critique sociale, c'est du mépris de classe de Charles Consigny. Charles Consigny qui est un paradoxe sur pattes, il a toujours essayé de faire de la politique, il a toujours choisi le mauvais cheval. Je rappelle qu'il a travaillé avec Valérie Pécresse pendant la campagne présidentielle. Rien que ça devrait le faire taire pour toujours en fait, il est décrédibilisé à jamais. Mais effectivement, quand il s'est présenté aux élections, il a pris des tôles. Donc il a devant lui quelqu'un de brillant, quelqu'un de jeune, quelqu'un de dynamique, quelqu'un qui a l'avenir, quelqu'un qui a l'adhésion populaire. Alors évidemment, il a un miroir de tous ses échecs.

Donc je comprends que sa bile se déverse. Mais honnêtement, comment expliquez-vous que notre président Jordan Bardella ait déjà vendu 60 000 livres ? Qu'aujourd'hui, il y a un record d'adhésion, 106 000 adhérents au Rassemblement National. Que Marine Le Pen et Jordan Bardella soient les deux personnalités politiques préférées des Français. Est-ce que vous croyez que c'est simplement en vendant du rêve et du vide ? Bien sûr que non. Jordan travaille, Jordan propose un programme, il a une stature, il a su s'entourer d'une équipe.

Vous savez, je crois que les Français sont beaucoup plus intelligents probablement que Charles Consigny et qu'ils ont su reconnaître en Jordan Bardella comme ils ont su reconnaître en Marine Le Pen leur avenir. Donc je ne suis pas très inquiet en fait.

3:44
Invité

Simplement, sur les personnalités préférées des Français, pour le coup, c'est plutôt Édouard Philippe qui est actuellement en première position. Ça dépend des sondages, mais écoutez, ils font partie de ce top 5.

3:53
Présentateur

Oui, c'est vrai.

3:54
Laurent Jacobelli

Dans le top 3, et moi le dernier, j'ai vu, c'était Marine Le Pen en tête, mais il y en a peut-être à nouveau. Pas de désinformation de ma part.

3:59
Invité

Voilà, je tiens simplement à le préciser. Et effectivement, cela étant, nous, dans notre magazine, on a consacré un dossier de 30 pages au Rassemblement National, dont un entretien de 8 pages avec Jordan Bardella, et un sondage sur la façon dont il était perçu par les Français. Alors ce sondage y révélait des choses assez intéressantes, et j'aimerais que vous rebondissiez là-dessus. Par exemple, un peu moins d'un Français sur deux considère que Jordan Bardella est une personne compétente, et à côté de ça, seul 30% des... Enfin non, pardon, un peu moins d'un Français sur deux aussi considère qu'il maîtrise ces dossiers.

Est-ce que, justement, il n'y a pas une crise de cette vision de la compétence chez Jordan Bardella ?

4:40
Laurent Jacobelli

Écoutez, je ne crois pas. En tout cas, ce n'est pas ce qu'on ressent au quotidien. Vous savez, s'il fallait être bardé de diplômes pour être crédible, Emmanuel Macron serait un bon président de la République. Or, c'est probablement un des plus mauvais qu'on ait jamais eu. Je crois que si nous dirigions demain le pays, nous n'aurions pas eu 3200 milliards de dettes, qu'on n'aurait pas eu les crises que nous vivons, notamment de l'agriculture, que la France ne serait pas le pays où on paye le plus d'impôts au monde. Donc, moi, tous les gens bardés de diplômes, qui regardent de haut ceux qui ont moins de diplômes qu'eux, mais qui ont plus le sens des Français, honnêtement, je n'y crois pas.

Aujourd'hui, ce qui manque, le lien entre les dirigeants et les Français, ça manque de compréhension, ça manque de bon sens et ça manque d'empathie. Eh bien, Marine Le Pen, comme Jordan Bardella, avec des parcours différents, avec des profils différents, avec des personnalités différentes, tous les deux ont ce contact avec les Français. Et ça, ça n'a pas de prix. Vous pouvez faire toutes les grandes écoles du monde, parler toutes les langues du monde, avoir tous les diplômes du monde. Si vous ne comprenez pas les Français, eh bien, vous êtes foutus. Vous savez, quand Marine Le Pen, elle va quelque part, les gens ne l'appellent pas Madame la Présidente du groupe à l'Assemblée Nationale.

Ils l'appellent Marine, même si c'est la première fois qu'ils la voient. Ça veut bien dire qu'ils savent qu'en elle, ils ont une écoute attentive et une compréhension des vrais problèmes. La même chose, quand Jordan vient dans le Grand Est à la foire de Pousset, par exemple, et que les gens viennent, qu'il y a 2000 personnes autour de lui, tout d'un coup, qu'ils l'appellent Jordan, c'est qu'ils ont compris qu'ils avaient quelqu'un qui était avec eux et de leur côté. Et croyez-moi, ces qualités-là sont les premières. Et puis Marine comme Jordan ont déjà montré qu'ils savaient gérer des situations de crise très difficiles, sans sortir. Parfois, ça arrive même en ce moment.

Je fais une référence à l'actualité. Et je crois que la hauteur de vue, le courage, la dignité, la tête haute, c'est des grandes valeurs. Donc, pas de leçons, il faut encore, à recevoir à ceux qui ont fait beaucoup de grandes écoles, mais aussi beaucoup de mal à la France.

6:26
Invité

Sur ce que vous disiez, effectivement, dans le sondage, on révèle aussi qu'un Français sur deux, pour le coup, 50% des Français, pensent que Jordan Bardella comprend leurs préoccupations, ce qui est un atout assez important, notamment en campagne électorale. Effectivement, vous parliez d'une actualité qui remue un petit peu, on va dire, votre parti politique, c'est le procès des assistants parlementaires. Alors, on parle beaucoup du cas de Marine Le Pen, mais il y a d'autres parlementaires aussi qui sont mis en examen, notamment Julien Audoul, il me semble. Actuellement, comment vous gérez ça en interne ? Concrètement, quelle est la situation ?

Est-ce que j'imagine qu'il y a forcément beaucoup d'angoisse, de peur, justement, du fait, parce que ça peut arriver, une éligibilité provisoire ? Comment est-ce que vous gérez ça en interne actuellement ?

7:11
Laurent Jacobelli

Alors, vous savez, au Rassemblement National, l'angoisse et la peur sont deux sentiments que nous avons oubliés. Parce qu'avec tous les coups tordus qu'on peut nous faire depuis des décennies, si nous avions eu à chaque fois peur et qu'on avait à chaque fois reculé, nous ne serions plus là. Donc, au contraire, tous ces coups nous renforcent et nous rendent finalement beaucoup plus prêts à affronter les dures réalités de ce monde que beaucoup d'hommes politiques qui sont restés au chaud dans un salon, en buvant du thé, en mangeant des langues de chat, et sans jamais connaître la dure réalité. En revanche, on assiste à un procès politique. Je pense qu'il faut dire les choses.

Le réquisitoire du procureur n'est pas un réquisitoire judiciaire, c'est un réquisitoire politique. D'ailleurs, sa langue a fourché. Elle a dit à un des députés européens, « Je vais être obligé de vous relaxer, mais ça me fait trop mal. »

7:53
Invité

Oui, mais elle disait ça, pour le coup, en rapport avec Jean-Marie Le Pen, pas par rapport au parti en général, pas par rapport au procès en général.

7:59
Laurent Jacobelli

Excusez-moi, quand vous êtes procureur, vous êtes censé être neutre. Or là, elle a laissé échapper son moi profond. Et donc, on voit bien la réalité des choses. Est-ce que, honnêtement, vous croyez, parce que nous n'avons pas la même définition de ce que doit être un assistant parlementaire entre la vision française et la vision européenne, ce qui devrait être finalement une histoire de prud'homme, devient une histoire où la chef de l'opposition en France est menacée d'inéligibilité et de cinq ans de prison. Pire encore, d'une inéligibilité à titre provisoire. Imaginez, Marine Le Pen est rendue inéligible. Elle ne peut pas concourir pour la présidentielle de 2027.

Et donc, les Français se privent d'une présidente à la fois compétente et ambitieuse pour notre pays. Et qu'en 2028, en appel, le juge dit, « Bah non, on relaxe Marine Le Pen, qui finalement n'a rien fait de mal, comme nous le pensons. » Vous imaginez ? Ce serait un scandale démocratique, ce serait un scandale institutionnel, et la France aurait finalement raté son destin. Je pense qu'un seul procureur ne peut pas imposer à 68 millions de Français sa vision politique. Un seul procureur ne peut pas croire qu'elle va réussir à faire ce que des centaines de journalistes n'ont jamais réussi à faire, c'est-à-dire faire taire Marine Le Pen.

Ce que d'autres juges ont essayé de faire, et qui n'ont pas réussi à faire, faire taire Marine Le Pen. Et ce que des dizaines d'hommes politiques à tous les niveaux ont essayé de faire, faire taire Marine Le Pen. Ce n'est pas une seule femme qui arrivera, fût-elle procureure de la République.

9:22
Invité

Alors, effectivement, nous, on a fait un petit sondage sur notre site internet, justement. Je vais vérifier simplement un instant les résultats. Voilà. Est-ce qu'on a demandé si le Rassemblement National, et pas Marine Le Pen, on a demandé si le Rassemblement National pouvait l'emporter en 2027 ? 61% de nos lecteurs le pensent. Concrètement, est-ce que, dans le cas où ça arrive, effectivement, il y a cette inéligibilité provisoire, comment vous réagissez ?

9:48
Laurent Jacobelli

Je vais vous dire, on n'est pas là-dedans. On n'est pas là-dedans parce qu'une fois encore, à chaque fois, s'il y avait des hypothèses que nous, nous pensons improbables, qui nous étaient présentées et qu'on devait travailler sur ces hypothèses improbables, alors on ne ferait rien. Nous, on a deux hypothèses pour l'instant. D'abord, gagner ce procès. Montrer que Marine Le Pen et l'ensemble des personnes que vous avez citées n'ont finalement rien fait de mal.

Simplement, elles ont payé des assistants parlementaires européens à faire des tâches qui étaient liées aux parlementaires, ce qui ne correspond pas à la vision de Bruxelles, qui voudrait que tous ceux qui veulent faire de la politique soient des fonctionnaires, qu'ils arrivent à 8h, qu'ils badgent, qu'ils partent à 17h, et si en plus, ils n'ont plus en kikiné les Français, alors ils auront fait leur boulot. Ce n'est pas notre vision des choses.

10:30
Invité

Oui, il n'y a pas d'enrichissement personnel dans cette affaire.

10:31
Laurent Jacobelli

Il n'y a aucun enrichissement personnel. Il n'y a pas d'emploi fictif. Ça a été reconnu pendant le procès. Tous les assistants ont bossé. Donc, une fois encore, il faut, je crois, remettre les choses à leur place. Donc, on ne va pas se mettre à travailler sur des hypothèses farfelues. Nous, je vais vous dire, on a un rendez-vous. C'est 2027. Peut-être avant, d'ailleurs. Allez savoir. Essayez de dire aux Français, on va vous sortir de là. Tenez bon, il n'y a aucune fatalité à payer trop d'impôts. Il n'y a aucune fatalité à accepter la terre entière sur notre sol. Il n'y a aucune fatalité à subir les agressions quotidiennes que l'on peut subir. Aucune fatalité.

Et nous, c'est là-dessus qu'on bosse 24-24. Et on ne va pas utiliser notre temps à essayer d'imaginer des scénarios improbables. Désolé de ne pas répondre directement à votre question, mais c'est comme ça qu'on travaille. Après, je vais vous dire, si demain, il y a un de nous qui est mis sur le côté du combat politique, un, deux, trois ou quatre autres prendront sa place. Le mouvement que nous représentons, c'est une vague, une lame de fond. Oui, la France, elle a besoin aujourd'hui d'avoir quelqu'un qui a la tête de l'État, qui prévilégie les Français sur les autres, qui défende notre pays, qui défende nos institutions et qui améliore le sort de nos compatriotes. C'est une urgence.

C'est ce qu'ils veulent. Et donc, si, en s'en prenant à une personne, certains croient que le combat va s'arrêter, ils se trompent.

11:51
Invité

C'est sûr que sur l'affaire des assistants parlementaires, on avait déjà discuté par le passé sur plusieurs matinales, mais pouvant côtoyer des collaborateurs parlementaires en tant que journalistes, c'est vrai qu'on se rend compte du flou artistique de la juridiction en la matière, notamment à Bruxelles, en France.

12:09
Présentateur

C'est presque impossible, je trouve, de l'analyser. Alors là, on parle en tant que nous, en tant que journalistes, mais en fait, c'est aussi du bon vouloir. Il y a des gens qui aiment travailler plus tard, etc. Et si on commence à analyser chaque minute de plus, chaque déplacement de plus pour le plaisir, etc., enfin, c'est lunaire.

12:24
Invité

Et à côté de ça, il y a le fait que aussi, pour le coup, et là, je rejoins Laurent Jacobelli, c'est-à-dire que distinguer le travail politique du travail du haut parti, du travail parlamentaire, c'est impossible, parce que dans tous les cas,

12:36
Laurent Jacobelli

quand vous êtes député européen, c'est facile quand vous êtes à Bruxelles, que vous défendez un amendement, un texte, évidemment, que l'assistant l'ait rédigé ou co-rédigé avec vous, ça paraît évident. Mais si vous sortez de l'hémicycle, que vous allez dans votre terre d'attache, Paris, Lyon, Marseille, où vous voulez, et que vous voulez défendre ce que vous avez dit à Bruxelles, et que votre assistant est à côté de vous, est-ce que c'est anormal ? Pour nous, c'est pas anormal. Pour Bruxelles, c'est anormal.

13:03
Invité

La communication politique, tout ça, c'est des choses que font les assistants parlementaires et qui sont liées. Évidemment, et une fois encore,

13:08
Laurent Jacobelli

nous sommes dans l'opposition aujourd'hui au Parlement européen. C'est-à-dire que c'est pas nous qui dirigeons le Parlement européen, donc le travail d'un élu d'opposition, c'est évidemment de faire des contre-propositions et de communiquer sur ces contre-propositions, de faire du travail de terrain. Si quelqu'un au monde imagine qu'on va s'enfermer dans un bureau, devant un ordinateur, et ne plus jamais aller à la rencontre du peuple, c'est pas du tout la vision du Rassemblement National de faire de la politique. On parlait au début, en parlant de votre couverture, de la proximité de Marine Le Pen et de Jordan Bardella avec les Français.

C'est la même chose au Parlement européen, c'est la même chose partout. Nous avons des élus de terrain et donc évidemment des assistants parlementaires de terrain.

13:44
Invité

Alors moi maintenant, j'aimerais bien partir, extraire un peu de l'actualité. Effectivement, ce sujet, de toute façon, je doute pas qu'on en reparlera énormément durant les prochaines semaines. Mais voilà, à l'occasion, encore une fois, de la sortie de notre magazine et de votre venue chez nous, nous, on avait quand même des réflexions que vous avez peut-être pu lire sur 2027, sur les leçons à tirer des élections législatives. Concrètement, on sait que Gilles Penel a été écarté, lui qui était en charge du plan Matignon. On sait qu'il y a d'autres personnes, des candidats aux législatives, qui ne le seront plus à l'avenir. Je vous confirme.

Concrètement, quelles sont les leçons, au-delà de ça, quelles sont les leçons générales que vous avez tirées, et quelque part, pas seulement, sur le fait qu'il y ait eu un barrage républicain, etc., et même au sein du Rassemblement national, quelles sont les leçons que vous avez pu en tirer ?

14:29
Laurent Jacobelli

Non, effectivement, il y a eu quelques ratés. Je pense qu'on ne l'a jamais nié. Il y a eu une dizaine, une quinzaine de candidats aux élections législatives qui n'auraient jamais dû être candidats du Rassemblement national. Voilà. 10 sur 577 candidats et 577 suppléants. Avec des officines de journaux d'extrême-gauche qui mettaient des dizaines de personnes à scruter l'ensemble de nos candidats sur les réseaux sociaux depuis 10 ans.

14:53
Invité

On aimerait bien avoir de tels moyens.

14:55
Laurent Jacobelli

D'abord, effectivement. Un service public. Mais la différence, et Jordan Bardella l'a très bien expliqué, c'est qu'il y a des brebillaleuses partout. Bien sûr. C'est la vie. Après, c'est comment un groupe réagit à la présence d'une brebillaleuse. Eh bien, à la France insoumise, on le fait élire et on l'applaudit. Chez nous, on le vire. Vous voyez, c'est une différence. Demain, peut-être qu'à frontière, vous allez vous apercevoir que quelqu'un que vous avez recruté n'est pas la personne que vous croyez être. Qu'elle vous a menti. Que vous n'aviez pas les moyens de savoir qu'elle vous avait menti. Il y a deux possibilités.

Soit vous cachez la réalité, vous mettez la poussière sous le tapis et vous faites comme si de rien n'était. Mais un jour, la réalité vous rattrapera. Soit vous dites, « Dont acte, je me suis trompé. Cette personne n'est pas celle que je croyais. Au revoir, on se serre la main, vous partez. » Eh bien, nous, on est dans la deuxième hypothèse. Vous voyez, avec nous, Raphaël Arnaud ne serait pas député du Rassemblement national alors qu'il est triple fiché S. Sébastien Delogu, qui a du mal à lire un texte pour un enfant de sixième, ne serait pas député du Rassemblement national. C'est tout.

Donc, certains sont applaudis à la France insoumise quand ils jouent avec la loi ou qu'ils se comportent mal. Chez nous, ils sont remerciés. Vous voyez, moi, j'aimerais que tous les partis politiques se comportent comme nous, mais on va évidemment accroître les éléments de contrôle. On a commencé des commissions d'investiture. Chaque candidat passe en entretien. On fait une enquête poussée sur ce qu'on peut voir, notamment sur les réseaux sociaux.

16:09
Invité

Est-ce que vous n'avez pas peur que ça ne s'arrêtera jamais quand il faudra toujours plus se normaliser que finalement, dans tous les cas, vous subirez ça. C'est comme vous le dites, il y a toujours des problèmes galeuses. Est-ce que vous n'avez pas peur qu'en fait, à force de toujours plus, on va dire, écrémés, etc., et recentrés, au bout d'un moment, il n'y a plus personne. Il ne faut pas exagérer.

16:28
Laurent Jacobelli

Il y a quand même beaucoup de gens qui n'en freinent pas les règles.

16:31
Invité

Bien entendu. C'est l'inverse. Il y a toujours des gens qui viennent.

16:34
Laurent Jacobelli

Ce que nos adversaires ne comprennent pas, c'est qu'en nous poussant à être meilleurs que les autres, ils font de nous le meilleur parti de France. C'est-à-dire qu'ils nous forcent à être bien meilleurs qu'eux. Et là où ils croient nous poser des freins et des limites, là où ils croient nous embêter et nous empêcher de progresser, au contraire, nous faisons tous les efforts possibles pour déjouer leurs pièges. Et donc, la sélection chez nous est plus forte qu'ailleurs. Le niveau chez nous des députés, je le vois au quotidien, est plus fort qu'ailleurs. La qualité des textes que nous produisons est meilleure qu'ailleurs. Parce qu'on sait très bien qu'on n'a pas le droit à l'erreur.

Alors on peut le vivre comme quelque chose d'injuste et de difficile et c'est le cas où on peut se dire que c'est une chance. Parce qu'on est obligé d'être meilleur qu'eux et ça les Français le verront. On est dans la deuxième hypothèse parce que nous, on n'est pas fatalistes. niédemain. Et donc, on prend les adversités qu'on peut rencontrer comme des atouts. C'est le judo en fait. On se sert de la force de l'adversaire.

17:31
Présentateur

On a vu quelques... Moi, j'ai vu passer ce... Je pense que vous avez dû le voir aussi passer. Le Monde a publié en tout cas des extraits de conversations qu'ils ont eues avec des candidats des législatives qui ont perdu malheureusement pour aussi d'autres parties.

17:45
Laurent Jacobelli

Donc vous lisez Le Monde. Donc c'est vous. On a retrouvé le lecteur du Monde. Je suis ravi de vous voir. Vous lisez l'idée aussi comme ça vous le faites. Oui, effectivement. On a tout le lectorat des deux journaux ici autour de la Chable.

17:57
Présentateur

Libé, Mediapart. C'est une blague. Pour bien les contrer, il faut bien les connaître.

18:01
Laurent Jacobelli

C'est vrai. Il faut bien connaître son édition. Je vous taquine.

18:03
Présentateur

Le Monde a publié quelque chose et moi, j'ai été surprise en même temps. Je comprends ce désarroi de certains candidats mais à la fois, ça a été tellement une tornade qu'il y a eu au moment des législatives. On a vu ces personnes dire on s'est senti abandonnés. Mais la vérité de ces législatives, c'est que ça a été un tourbillon. Ça a été en deux semaines de voir mobiliser beaucoup de monde. Mais que répondre justement à ces jeunes peut-être qui ont été un peu perdus ?

18:28
Laurent Jacobelli

Excusez-moi, Le Monde, je rigole doucement en fait. Le Monde a passé son temps, fait partie de ces organes de presse, subventionnés d'ailleurs par l'argent de nos impôts, qui a scruté nos candidats, qui les a poussés à la faute et qui les a humiliés publiquement. Et après les avoir humiliés publiquement, ils vont les voir, les prennent au cru de leur épaule et leur dire « Oh mon petit lapin, c'est le Rassemblement National qui a été méchant. » Non, c'est le Monde qui a été méchant.

Libération, Street Press, tous ces organes de presse qui ont pris des gens qui pour certains sont des gens qui travaillent au quotidien dans leur communauté villageoise ou départementale, qui sont des gens très bien. Ils n'ont juste pas l'habitude de la télévision. Et évidemment, ils ont raté un débat. Ça ne veut pas dire que ce sont de mauvaises personnes et ça ne veut pas dire que ça aurait été de mauvais élus. Simplement, Le Monde les a livrés en pâture. Voilà. Et ils sont retrouvés de l'ombre à la lumière du jour au lendemain où on a exposé leurs pseudo-défauts, en tout cas, leur manque d'habitude de communication. Je pense que Le Monde ferait mieux de faire son introspection.

Mais je vais vous dire aussi quelque chose. Moi, quand j'étais candidat aux législatives, j'avais face à moi une candidate qui a tenu des propos que l'on pourrait qualifier d'antiflics ou d'antisémites. Elle a refusé le débat. Il se trouve qu'elle était la France insoumise.

19:39
Invité

C'est étonnant, ça.

19:42
Laurent Jacobelli

Et personne n'a fait un article. Voilà. J'avais la même candidate en 2022 en face de moi. Et là, elle avait accepté un débat et a eu une question toute simple de la vie locale. Elle a regardé la caméra et a dit « Ah, moi, j'en sais rien. Moi, je suis candidate. Je n'ai pas à connaître mon programme. » Voilà. Et le débat s'est arrêté. Là, ça a été la seule phrase qu'elle a prononcée. Vous avez vu un article ? Moi, pas. Donc, une fois encore, cet acharnement contre nos candidats, le monde ferait mieux d'arrêter. Sinon, il ne faut pas qu'il les plaigne.

20:07
Présentateur

Et ce qui est vrai, et c'est quelque chose d'ailleurs qu'a épinglé Jordan Bardella dernièrement en parlant justement de ces personnalités qui prennent du temps et des heures et des heures à aller fouiller dans les réseaux sociaux, etc. Moi, honnêtement, ce qui me frappe, c'est au-delà d'aller fouiller. Alors, parfois, ils trouvent des choses, mais comme chacun a sa vie privée aussi parce qu'on ne s'attend pas forcément à un jour arriver sur la sphère publique. Moi, ce qui m'a frappée au moment des législatives européennes, c'est cette humiliation avec des captures d'écran.

Et en fait, on imagine le sens inverse si on faisait la même chose, si on faisait une compilation des passages télé des candidats LFI. Mais je pense qu'on trouve des pépites seulement. Nous, on n'a pas l'argent du service public et ça, c'est un vrai problème. Il faut le dire. On aimerait avoir plus de moyens. On aimerait recruter plus de monde. On a reçu des journalistes de Chanel 4, qui est une chaîne qui est plutôt à gauche, britannique, qui a d'ailleurs interviewé Edwige Diaz et qui est venu ensuite dans nos bureaux et ça a été un plaisir. Mais elles ont pointé le côté fact-checking. Est-ce que vous faites vérifier vos informations, etc. ?

Alors déjà, oui, je pense qu'on a quand même du monde et on sait ce qu'on laisse sortir. En revanche, on n'est pas à l'abri d'une fois par erreur et par mégarde une petite erreur. Mais il y avait vraiment ce sentiment quand on l'a écouté de pointer ce problème-là. En revanche, eux, la différence, c'est qu'ils ont des gens en direct pour contrôler les informations et des gens qui sont mobilisés. Oui, alors qu'ils ne le font

21:28
Invité

pas toujours très bien d'ailleurs. Moi, je me rappelle de certains dans des débats de BFM TV où ça s'était passé de façon assez hasardeuse. Mais voilà, chers auditeurs, si jamais vous avez plus d'enquêtes sur les candidats et les filles, achetez Frontier. N'hésitez pas. J'aurais juste, vous disiez que vous étiez très concentré sur la présidentielle de 2027, effectivement, sur l'avenir. Et les législatives

21:46
Laurent Jacobelli

qui pourraient arriver très vite.

21:47
Invité

Alors exactement. Alors les législatives qui pourraient arriver très vite, c'est impossible qu'elles arrivent avant le mois de juin, théoriquement, parce qu'il faut un an après la dissolution. Je crois que c'est après la prononciation de, enfin la promulgation de l'acte de dissolution, donc ce serait vers le 10 ou 11. Juste avant l'été,

22:01
Laurent Jacobelli

oui, c'est ça.

22:02
Invité

Exactement. Donc effectivement, on pourrait se retrouver avec d'autres législatives dans les 6 mois à venir. Et à côté de ça, il y a le plan pour 2027. Alors déjà, est-ce qu'il y a un plan Matignon bis qui a été mis en place ? Concrètement, qu'est-ce que vous avez fait évoluer par rapport au premier plan Matignon qui avait servi en 2024 ? Qu'est-ce qui a changé ?

22:22
Laurent Jacobelli

C'est très simple. D'abord, on a commencé. Il y a plusieurs types de candidats. Il y a les députés sortants qui seront candidats à leur succession et qui ne posent aucun problème. Donc c'est assez facile. Il y a les candidats qui ont été déjà candidats, qui ont fait leur preuve, qui n'ont malheureusement pas gagné à quelques points près, mais qui sont des cadres de qualité, des élus de qualité et que nous allons très probablement réinvestir. Et puis il y a les petits nouveaux. Alors sur les petits nouveaux, aujourd'hui, on demande beaucoup d'avis. L'avis du responsable du groupe à la région, l'avis du délégué départemental, l'avis des élus que nous avons en entretien.

Nous regardons évidemment les réseaux sociaux. Donc on fait notre travail, j'allais dire d'enquête. On n'est pas détectif privé et c'est des gens a priori en qui on a confiance. Mais évidemment, on a révisé nos méthodes à l'aune de ce qui s'est passé. Mais je vous le dis, l'erreur est humaine. La dissimulation est humaine. Peut-être qu'on a quelqu'un qui nous ment bien. Peut-être qu'il y en aura à nouveau des gens. Mais une fois encore, nous, on est droit dans nos bottes. Si c'est le cas, eh bien on s'en séparera. Mais tout cela est très bien géré par Julien Audou, le directeur de campagne, par Thomas Ménager, co-directeur. Ils travaillent ensemble. Tout cela est très bien organisé.

Il y a des visites dans les départements. Donc on a sorti l'artillerie lourde pour offrir aux Français une représentation nationale digne de leurs attentes. C'est ce qu'on doit faire. C'est notre rôle.

23:37
Invité

Et dernière question, pour le coup, plutôt sur 2027. Concrètement, quel est le... Mettons qu'effectivement, Marine Le Pen ne soit pas sous le coup d'une inéligibilité. Concrètement, quel est le plan pour 2027 ? Comment vous faites pour l'emporter ? Quelle est la stratégie qui va être mise en place ?

23:56
Laurent Jacobelli

D'abord, continuer à défendre nos valeurs et nos points programmatiques sur la sécurité, sur l'immigration, sur le pouvoir d'achat parce qu'on est en phase totale avec ce que veulent les Français, que nos mesures sont appliquées ailleurs, bon an, mal an, et que donc, elles ont prouvé leur efficacité parfois sur d'autres territoires, mais on peut très bien les faire en France, et puis rassembler parce que pour gagner, il faut 50% des voix plus une.

Et donc, rassembler, tous ceux qui aiment sincèrement la France, à droite notamment, parfois à gauche, plus rare, mais ça existe, tous ceux qui veulent changer les choses, tous ceux qui croient qu'il n'y a pas une obligation de dépenser toujours plus et de taxer toujours plus, tous ceux qui ne voient pas dans l'immigration une chance pour notre démographie, pour l'emploi, etc., tous ceux qui se rendent compte que la France est en danger et qui veulent la sauver, rassembler, rassembler une majorité de Français. On ne peut pas continuer comme ça. Chaque année qui passe, c'est un demi-million de migrants supplémentaires. Chaque année qui passe, ce sont des Français agressés, attaqués.

Chaque année qui passe, ce sont des enfants qui tombent dans la drogue. Chaque année qui passe, c'est des impôts supplémentaires. On n'a pas le temps et donc en 2027, il faut qu'on gagne. Et donc on gagnera avec un bon programme, une bonne équipe et je l'espère, de bons alliés.

25:04
Présentateur

Eh bien Laurent, Jacques-Olivier, merci beaucoup d'être venu ce matin dans la matinale de Frontier.

Nous avons besoin de rassembler ceux qui aiment la France ! - Laurent Jacobelli (Frontières) — Laurent Jacobelli · Pourquijevote