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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 23 octobre 2025 13 minActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesJustice

Trump exaspéré par Poutine, il sanctionne lourdement la Russie

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25PrésentateurFait
    « Donald Trump a annoncé ce mercredi des sanctions contre les deux principales compagnies pétrolières russes, Rosneft et Lukoil. »
  • 0:53PrésentateurChiffre
    « Ces sanctions, elles ciblent directement les compagnies Rosneft et Lukoil, qui représentent près de la moitié des exportations de pétrole de la Russie. »
  • 2:12Locuteur non identifiéFait
    « « un acte de guerre des Etats-Unis » »
  • 2:35PrésentateurFait
    « La mesure phare, elle concerne le gaz naturel liquéfié, donc du gaz naturel transformé en liquide pour pouvoir le transporter plus facilement par bateau. »
  • 2:50PrésentateurChiffre
    « la part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024 »
  • 3:52PrésentateurChiffre
    « Environ 185 milliards d'euros sont actuellement immobilisés dans l'UE. »
  • 4:52PrésentateurFait
    « « Nous avons attendu cela, espérons que cela fonctionne » »
  • 5:04PrésentateurChiffre
    « plus de 400 drones et une trentaine de missiles ont été lancés sur l'Ukraine, tuant sept personnes. »
  • 7:43PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy serait protégé en prison par deux agents de sécurité tant que cela sera jugé utile. »
  • 7:56PrésentateurFait
    « La justice estime qu'il a participé à un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 avec des fonds provenant du régime libyen de Muammar Kadhafi »

Temps de parole

  • Invité55 %
  • Présentateur44 %

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0:00
Présentateur

Les Etats-Unis viennent d'annoncer des sanctions énormes contre la Russie, alors qu'une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine semble s'éloigner. Mais alors de quelles sanctions parle-t-on ? Et peuvent-elles, avec celles de l'Union Européenne, pousser la Russie à accepter un cessez-le-feu avec l'Ukraine ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, je remplace Hugo aujourd'hui. C'est le sujet à la une de ses actus du jour. Près de 4 ans après le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, Donald Trump a annoncé ce mercredi des sanctions contre les deux principales compagnies pétrolières russes, Rosneft et Lukoil.

Cette annonce, elle intervient alors que la rencontre prévue à Budapest, en Hongrie, entre Donald Trump et Vladimir Poutine pour discuter d'un possible cessez-le-feu, semble compromise. Donald Trump a en effet exprimé son exaspération face au président russe.

0:42
Locuteur non identifié

Chaque fois que je parle avec Vladimir, je fais des bonnes conversations, et puis ils ne vont pas où, ils ne vont pas où.

0:49
Présentateur

Je le disais, ces sanctions, elles ciblent directement les compagnies Rosneft et Lukoil, qui représentent près de la moitié des exportations de pétrole de la Russie. Elles impliquent le gel de tous leurs actifs aux Etats-Unis et interdisent aux entreprises américaines toute transaction avec eux, bloquant ainsi l'accès aux fonds et bien détenus aux Etats-Unis. L'objectif, c'est de limiter les revenus pétroliers russes et d'exercer une pression économique sur la Russie pour la pousser à négocier. Le ministère américain des Finances a précisé qu'il était prêt à aller plus loin si nécessaire, sans donner plus de détails.

Pour Donald Trump, ces sanctions sont une façon de frapper là où la Russie est la plus vulnérable, donc en frappant directement ses revenus pétroliers et gaziers. Les Etats-Unis exercent également des pressions sur l'Inde, qui est le deuxième client de la Russie après la Chine, afin qu'elle réduise ses achats de pétrole russe. Ils ont ainsi imposé des tarifs douaniers punitifs supplémentaires pour encourager l'Inde à mettre fin à ses importations. Alors malgré ces mesures, les Etats-Unis ne ferment pas pour autant la porte à des discussions avec la Russie.

Le secrétaire d'État, Marco Rubio, a déclaré, je cite, « Nous serons toujours intéressés par un dialogue s'il existe une possibilité de parvenir à la paix ». De son côté, la Russie, par la voix de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a qualifié les sanctions américaines de contre-productives. Selon elle, la Russie a développé une immunité solide contre les restrictions occidentales, tout en poursuivant le développement de son potentiel économique, notamment énergétique.

Dmitry Medvedev, ancien président russe et numéro 2 du Conseil de sécurité de la Russie, a pour sa part dénoncé, je cite, « un acte de guerre des Etats-Unis » et a accusé Donald Trump de s'être aligné sur « l'Europe folle ». Mais alors justement, comment l'Europe sanctionne-t-elle de son côté la Russie ? Ce mercredi, l'Union européenne a annoncé un 19ème paquet de sanctions contre la Russie, qui a été formellement adopté ce jeudi par les 27 Etats membres. La mesure phare, elle concerne le gaz naturel liquéfié, donc du gaz naturel transformé en liquide pour pouvoir le transporter plus facilement par bateau.

Concrètement, son importation dans l'UE depuis la Russie, cessera totalement d'ici le 1er janvier 2027. C'est une décision absolument majeure, puisqu'elle vise à réduire encore plus la dépendance de l'Europe au gaz russe, qui est déjà enclenché depuis quelques années. Pour vous donner une idée, la part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024, grâce à la diversification des fournisseurs, notamment vers les Etats-Unis. Le paquet de sanctions prévoit aussi un renforcement du contrôle sur la flotte fantôme de pétroliers russes, utilisée pour contourner les sanctions occidentales.

En gros, les flottes fantômes russes, ce sont des navires pétroliers utilisés par le gouvernement russe pour continuer d'exporter et de vendre clandestinement son pétrole, en contournant les sanctions internationales qui visent le pays. Ils naviguent souvent sous pavillons étrangers, donc dans des navires enregistrés dans un autre pays que la Russie, ce qui leur permet de masquer leur origine et de passer inaperçus. Et donc 117 navires supplémentaires ont été ajoutés à la liste noire de l'UE, portant le total à 558. Ils se verront donc refuser l'accès aux ports et aux services européens.

Les sanctions visent aussi plusieurs banques et des diplomates russes, par exemple, ainsi que 12 entreprises chinoises qui sont accusées d'aider la Russie à contourner des sanctions occidentales. En parallèle, les Etats membres de l'UE cherchent à pérenniser leur soutien financier à l'Ukraine. La Commission européenne, l'une des principales instances de l'UE, a proposé un mécanisme de prêt de réparation qui reposerait sur les avoirs russes gelés depuis février 2022. Environ 185 milliards d'euros sont actuellement immobilisés dans l'UE.

Pour faire simple, l'idée serait d'investir cet argent dans des obligations zéro coupon, c'est-à-dire des prêts où l'on ne reçoit pas d'intérêt chaque année, mais tout d'un coup, à la fin. Ensuite, l'argent serait envoyé à l'Ukraine par tranche. Ce prêt d'environ 140 milliards d'euros ne serait remboursé par l'Ukraine qu'après que la Russie ait payé les dommages de guerre. Selon Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, ce système permettrait de financer l'effort militaire ukrainien sur plusieurs années, tout en évitant d'utiliser directement les actifs gelés pour ne pas créer de précédents dangereux pour la confiance dans l'euro.

À ce stade, ce mécanisme de prêt de réparation n'a pas été validé et il doit être discuté entre les chefs d'État et de gouvernement ces jeudis et vendredis. En tout cas, face à ces mesures, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a prévenu que la Russie se réservait le droit de répondre de manière adéquate en prenant en compte ses intérêts. Côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a salué les sanctions décidées par l'UE et les États-Unis comme étant un pas très important, indiquant, je cite, « Nous avons attendu cela, espérons que cela fonctionne » alors que la guerre se poursuit sur le terrain.

En effet, ces annonces interviennent après une nouvelle nuit d'attaques russes sur l'Ukraine. Dans la nuit de mardi à mercredi, plus de 400 drones et une trentaine de missiles ont été lancés sur l'Ukraine, tuant sept personnes. Une école maternelle a notamment été touchée à Kharkiv, au nord de l'Ukraine, faisant au moins un mort et dix blessés, selon le maire. Par ailleurs, deux journalistes ukrainiens de la chaîne Freedom TV ont été tués par un drone russe à Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine. Malgré les demandes de Volodymyr Zelensky, les États-Unis refusent pour le moment de fournir à l'Ukraine des missiles longues portées Tomahawk.

On en parlait cette semaine, ces missiles seraient capables de frapper profondément le territoire russe, par exemple de Kiev jusqu'à Moscou. Mais Donald Trump craint une escalade et invoque la nécessité d'un long apprentissage pour les utiliser. On verra donc comment tout ça évolue. En tout cas, la semaine dernière, Volodymyr Zelensky estimait, alors qu'il était reçu à Washington DC par Donald Trump, que Vladimir Poutine n'était pas prêt à la paix. Je vous laisse avec Léa pour les actualités en bref.

5:47
Invité

Merci Blanche et bonjour à tous. On commence avec cette actu. Israël doit faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza et notamment celle fournie par l'UNRWA, une agence de l'ONU créée pour apporter de l'aide aux réfugiés palestiniens. C'est ce que demande ce mercredi la Cour internationale de justice de la Haie, le principal tribunal de l'ONU. En fait, Israël a interdit les activités de l'UNRWA sur son sol après avoir accusé certains de ses employés d'avoir participé à l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Mais selon la Cour internationale de justice, Israël n'a pas prouvé ses accusations.

De son côté, Israël a annoncé rejeter catégoriquement l'avis de la Cour internationale de justice évoquant, je cite, « une nouvelle tentative politique visant à imposer des mesures politiques contre Israël sous le couvert du droit international ». Malgré le cessez-le-feu, Israël avait décidé ce dimanche de suspendre l'accès à toute aide humanitaire dans la bande de Gaza après qu'une explosion avait tué deux soldats israéliens. Israël avait alors accusé le Hamas d'être derrière cette attaque mais celui-ci n'y en être à l'origine. Un peu plus tard dans la journée, 45 Palestiniens ont été tués dans des bombardements israéliens.

A noter que la décision de la Cour internationale de justice n'est pas juridiquement contraignante, ce qui signifie qu'Israël n'est pas obligé de l'appliquer. Deuxième actu, trois détenus de la prison de la santé à Paris ont été placés en garde à vue à la suite de la diffusion d'une vidéo d'insultes visant l'ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, qui y est incarcéré depuis ce mardi. Alors dans cette vidéo qui a été filmée par un prisonnier, on peut entendre des insultes et menaces de mort adressées directement à Nicolas Sarkozy.

Une fouille a été effectuée par l'administration pénitentiaire au cours de laquelle deux téléphones ont été saisis selon le parquet de Paris qui a ouvert une enquête pour menaces de mort. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a confirmé ce mercredi matin que Nicolas Sarkozy serait protégé en prison par deux agents de sécurité tant que cela sera jugé utile. L'ancien président a été condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs.

La justice estime qu'il a participé à un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 avec des fonds provenant du régime libyen de Muammar Kadhafi et qu'il a pris part à une association de malfaiteurs mise en place pour transférer clandestinement ses sommes. C'est la première fois qu'un ancien président est incarcéré. Alors Nicolas Sarkozy a fait appel de la condamnation et une demande de mise en liberté a été déposée par ses avocats. Elle sera étudiée dans les prochaines semaines. Troisième actu, Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans le Nouvel Obs ce mercredi.

Marine Tondelier a pris la tête des écologistes en décembre 2022. A 39 ans, elle affirme vouloir incarner une dynamique écologique forte tout en rassemblant les forces de gauche autour d'un projet commun. Elle souligne que cette candidature s'inscrit dans l'objectif de proposer aux électeurs une alternative crédible face aux enjeux climatiques, sociaux et démocratiques et qu'elle est, je cite, un acte d'amour pour la France. Plusieurs étapes restent cependant à valider concernant sa candidature. Elle doit d'abord être désignée officiellement par son parti début décembre.

Une primaire réunissant plusieurs personnalités de la gauche est également en préparation afin de présenter un candidat unique à la prochaine élection présidentielle. Pour le moment, plusieurs personnalités comme Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise et Raphaël Glucksmann de Place Publique ont déclaré ne pas vouloir participer à cette primaire. On suivra ça dans les mois à venir. Quatrième actu, je voulais vous parler de la vidéo d'un rassemblement polémique qui a eu lieu à l'université Paris 8 le 15 octobre dernier.

Publiée par Léon, un média qui se présente comme français et juif, la vidéo montre plusieurs intervenants invités dans un amphithéâtre de l'université qui font, je cite, Pour rappel, les attaques du 7 octobre 2023 en Israël ont tué au moins 1219 personnes, en majorité des civils et menées à la prise d'otages de 251 personnes. A l'origine de cet événement organisé dans la fac, on retrouve plusieurs associations étudiantes qui se présentent comme révolutionnaires et pro-palestiniennes. Le ministre de l'enseignement supérieur a dénoncé, je cite, « un rassemblement au relant antisémite ».

De son côté, l'université Paris 8 a assuré dans un communiqué que la réunion était initialement présentée sous un autre format avec un autre programme et a annoncé ouvrir une enquête interne. Une enquête a aussi été ouverte par le procureur de la République de Bobigny pour déterminer s'il s'agit de propos susceptibles de recevoir la qualification pénale d'apologie publique d'actes de terrorisme. Si cette qualification est retenue, les auteurs de ces propos risquent jusqu'à 50 prisons et 75 000 euros d'amende.

Cinquième actu, en Syrie, les forces gouvernementales ont lancé ce mercredi une opération contre des djihadistes français, dirigée par le franco-sénégalais Omar Diaby, aussi appelé Omar Omsen. Elles ont confirmé dans un communiqué avoir encerclé le camp situé au nord-ouest de la Syrie, près de la frontière turque, accusant Omar Omsen de l'enlèvement d'une fillette. Celui-ci aurait refusé de se livrer aux autorités. Alors finalement, les autorités syriennes ont indiqué avoir conclu un accord de cessez-le-feu ce jeudi avec les derniers djihadistes français qui étaient retranchés dans le camp.

Le contenu de l'accord n'est pas connu pour le moment, mais il n'aurait pas permis d'arrêter Omar Omsen pour le moment. C'est la première fois depuis leur prise de pouvoir en décembre 2024 que les autorités syriennes, qui disent vouloir rompre avec leur passé djihadiste, ont annoncé une confrontation avec des combattants étrangers. Accusé d'avoir recruté de nombreux français pour partir en Syrie, Omar Omsen fait l'objet d'un mandat d'arrêt émis par la justice française. Les Etats-Unis l'avaient également déjà désigné en 2016 comme un terroriste international. Selon des sources sécuritaires françaises citées par l'AFP en décembre 2024, son groupe contrait une petite cinquantaine de membres.

Sixième actu, le cycliste français Sofiane Seili, qui avait été arrêté et incarcéré début septembre en Russie, a été libéré ce jeudi. Il a été condamné pour franchissement illégal de la frontière russe à une amende de 50 000 roubles, donc environ 530 euros. Le sportif de 44 ans avait été arrêté en Extrême-Orient russe alors qu'il tentait de battre un record mondial à vélo. Parti de Lisbonne début juillet, il comptait traverser 17 pays en finissant par la Russie. Il était arrivé depuis la Chine et était entré en Russie par un poste frontière qui n'était normalement franchissable qu'en train ou en bus selon les autorités russes.

Il se trouvait depuis en détention provisoire dans l'attente de son procès et risquait jusqu'à deux ans de prison. Alors finalement, je le disais, il a donc été libéré ce jeudi et a été exempté du paiement de l'amende compte tenu du temps qu'il avait déjà passé en détention. Sofiane Seili s'est dit soulagée de cette décision auprès de France TV. Et pour finir, et c'est plutôt une bonne nouvelle, les dons des Français ont augmenté en 2025 selon le dernier sondage de l'Observatoire des générosités Odoxa réalisé pour ICI et Litchi. Destinés aux associations, fondations ou personnes en difficulté, les dons atteignent 222 euros par an en moyenne, soit une hausse de 16 euros par rapport à 2024.

C'est un niveau quasi similaire à celui d'avant la crise sanitaire qui était de 225 euros en 2019. Parmi les causes que les Français soutiennent le plus, il y a la lutte contre les maladies à 42% et la protection animale à 32%. Alors il y a quand même des freins aux dons qui persistent selon le sondage comme le manque de temps et le refus de prendre un engagement formel par crainte de ne pas pouvoir tenir cet engagement sur le long terme.

13:01
Présentateur

Merci Léa pour ces actualités et merci à vous d'avoir suivi ce format aujourd'hui. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard.

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