"La résilience, c’est l’histoire de ma vie !" - Clarisse Sabard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La Caisse départnîle defance [musique] fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio. Parlons femmes, Judit Beller. L'émission des femmes puissantes sur Sud Radio, c'est Parlons femmes.
Bienvenue à toutes et à tous. Claris Sabar a fait de l'écriture une revanche sur la vie marquée par un parcours personnel fort avec plus d'un million de lecteurs conquis. Attention, elle transforme les épreuves en histoire lumineuse.
Bienvenue Claris. Merci. Bonjour Jud.
Plaisir. Bonjour. Alors, vous venez aujourd'hui avec votre dernier roman, le secret des agapantes, tome 3.
Attention hein, c'est Morgane et Juliette dont vous parlez. Là, c'est aux éditions Charleston. On retrouve votre héroïne notamment Morgan qui est plongé dans une enquête intime sur le passé de sa grand-mère.
Une histoire de femme comme on les aime dans Parlons femmes. [rires] Allez, c'est parti. Sud Radio Parlons femmes.
Juditth Bre. Alors, Parlons-Femme vous pose des questions, ma chère Clarisse. Pour vous, est-ce que c'est une force ou un combat ?
Ah, c'est un mélange de force et de combat. Euh, je pense que quand on est femme, on est forte Ouais. Par essence, on apprend à le devenir.
En tout cas, les combats, les combats ne sont jamais terminés. Euh je le vois quand je fais mes recherches pour mes romans puisqu'il y a beaucoup de parties historiques notamment. Et oui, depuis depuis des siècles, les femmes se battent pour pour exister tout simplement, pour faire valoir leur droit.
Et vous, vous battez pour exister ou pas ? Oh, je ne me bats pas pour exister mais je me bats pour mes convictions en tout cas. H alors est-ce que trop ambitieuse, trop visible, trop direct, trop en général, ça vous parle ?
Il n'y a jamais trop. On n jamais trop. On est Mais pourtant, on désigne souvent les femmes comme ça.
C'est vrai. C'est vrai. C'est ce que lesquelles sont très engagées ou sûr d'elles.
Ouais. Je je le disais euh bah jusqu'à euh ce weekend, j'étais dans ma famille et quelqu'un m'a dit "Mais euh tu es toujours trop parti de chez toi pour le travail, comment tu fais pour la vie de famille ?" et j'ai répondu "Mais est-ce que tu m'aurais posé la question si j'avais été un homme ?" Donc non, on n'est jamais Alors, la personne a répondu "Bah non, je taurais pas posé la [rires] question." Et il y a eu un petit changement de sujet.
Non, on n jamais trop Est-ce que la sorité c'est un mythe ou est-ce que c'est une réalité pour C'est une réalité. Ouais. la ça fait partie de nos forces aussi justement euh c'est très important d'être d'être bien entouré entouré de de femmes.
Je pense qu'on se comprend entre femmes bien sûr. Et voilà, on sait ce que c'est. Donc c'est c'estàd que quand les femmes sont se dressent les unes contre les autres, à votre avis, pourquoi ça se passe comme ça ?
Ah c'est une très très bonne question. Après, il y a toujours des des petits conflits. Bah, tout simplement parce qu'on ne peut pas s'entendre avec tout le monde.
Quand les femmes se dressent les unes contre les autres, ben peut-être que certaines, je ne sais pas, peut-être qu'il y a des des influences extérieures, extérieures, masculine. Voilà, pour ne [rires] pas le dire. Vous avez un t-shirt où il y a marqué livre et liberté, hein.
Ça vous définit ça ? Oui, exactement. Ça me définit mon t-shirt, mes tatouages aussi hein qui qui représentent une cage fermée, une envolée d'oiseau.
Ouais. Ouais. Alors, qu'est-ce que quelle est la femme la première femme qui vous a inspiré vous ?
Caris George Sande sans hésitation. Je suis originaire comme elle. George Sand, c'était une autrice au 19e siècle, féministe avant l'heure.
Elle ne se définissait d'ailleurs pas comme féministe. Pour elle, c'était elle était comme ça. Elle ne se posait pas la question.
Euh, elle a elle a écrit de très très nombreux romans. Elle a dû publier sous un pseudo parce que elle se déguisait aussi. Elle se déguisait.
C'était sa façon de pouvoir être publié à une époque où bah non, une femme n'écrivait surtout pas de romans. Voilà. Donc Aurore Dupin alias George Sand qui a une vie en plus absolument romanesque.
Pain. Ouais, c'était la la me de Chopin notamment entre autres. C'est pas mal, on aime bien.
Beau tableau de chasse. Tout à fait. Euh, quel conseil est-ce que vous donneriez à une jeune femme qui veut se lancer dans l'écriture aujourd'hui ?
Euh, je lui dirais qu'il faut croire en soi. C'est très important. Ne pas se comparer.
Surtout pas. Surtout pas. Parce que chacun a sa propre essence, son propre style.
Il faut alors c'est important de lire bien sûr parce que ça ça nous permet de mieux cerner ce que nous on aime écrire. Euh mais voilà, je pense que quand on a une idée quand elle nous hante, quand elle nous obsède, c'est qu'on est sur la bonne voie. [rires] Alors, je rappelle votre livre le secret des agapantes, tome 3, c'est Morgan et Juliette aux éditions Charles Stone.
C'est un livre qui repose sur deux fils narratifs. Grosso modo, c'est une enquête familiale et un ancrage dans l'histoire. Est-ce que ça vous va comme ça ?
C'est très bien. C'est très bien. Alors Morgan, elle découvre une lettre, une photo et puis un objet aussi.
Ah, c'est mystérieux hein. C'est ça qui se passe. Et puis ça déclenche une une quête en fait qui est comprendre sa grand-mère.
Mais quand on comprend sa grand-mère, on se comprend soi-même. Ah mais voilà, comprendre le passé pour mieux connaître son présent. Hm.
Et ça c'est quelque chose que vous faites vous aussi bar, c'est quelque chose d'important dans votre parcours. On va en parler tout à l'heure. Très important, bien sûr.
Et alors euh sur euh sur ce ce le secret de famille, c'est un peu le moteur de votre essit quand même. Oui. Oui.
Oui. Quand quand j'ai commencé cette saga, pour moi, il était évident qu'il y aurait beaucoup de secrets de famille parce que ben pour moi, il n'y a pas de saga familiale sans secret, sans intrigue et je me rends compte que que j'aime ça en plus aller aller fouiller dans l'histoire, dans les petites histoires qui se sont tissées à travers la grande. L'histoire du 20e siècle a donné lieu à tant de secrets de famille.
C'était une évidence. C'était une évidence. Bon, Juliette, c'est la grand-mère, hein, vous aurez compris, vous quô.
Euh, c'est un texte qui évoque aussi Cuba dans les années 30. Euh, c'est pas rien Cuba dans les années 30. C'est pas rien.
Ça c'est à beaucoup de recherches, on imagine, ouais. Travailler énormément. Alors, Cuba euh quand j'ai démarré cette saga, c'était pas du tout prévu que j'aille jusque là-bas.
En fait, c'est arrivé parce qu'il est beaucoup question d'Hernestingway. Ouais. il a un lien très précis avec mes personnages.
Il a un rôle quand même très important dans cette intrigue. Et euh ah ben non, on spoile pas. [rires] Mais en effectuant mes recherches, justement, je voulais être la plus précise sur euh sur des pans de sa vie.
Hm hm. Pour les moments où il croise mes personnages. Et c'est là que j'ai appris qu'à l'été 1939, il était à Cuba.
Et là, ça a été mon petit euh mon petit challenge personnel pour pour l'écriture. Je me suis dit "Allez, moi aussi, je vais aller à Cuba en 1939." Et j'ai appris tout un tas de choses puisque on connaît la Cuba de 1959, la révolution avec Fidel Cas le et finalement avant sous Baptista.
C'est ça. Sous Baptista et ça a été très très enrichissant. Tuas un peu à Lupanard, on peut le dire comme ça quand complètement.
Complètement. Alors, il y a aussi cette occupation allemande hein qui existe de l'autre côté en France entre ce ce Cuba où il y a quand même une liberté totale, on va dire, et cette France grise de l'époque. Euh ça aussi c'est double recherche.
Comment vous créez le lien entre les deux vous ? Ah mais c'est moi quand je me lance dans mes recherches, je m'implique vraiment. C'est-à-dire que je lis tout ce que je peux lire sur le sujet, je fouille les archives, euh ça passe par des photos et tout s'imbrique parce que souvent euh alors j'ai peut-être tendance à croire au signes, mais souvent je vois des choses qui se qui se regroupent d'elles-même tout simplement.
C'est assez magique, hein. C'est magique l'écriture. C'est magique.
Alors euh en fait ce que vous nous dites, c'est que nos histoires personnell euh comme vous dites, il y a beaucoup d'histoires de famille dans l'histoire de de l'humanité hein, de secret de famille. Noss personnelles sont intimement liées à la grande histoire en fait qui nous dépasse, hein. Ah mais j'en suis profondément convaincu.
J'écoute beaucoup les récits de personnes âgées. Je pense à ma grand-mère hein particulièrement qui qui a qui a grandi durant durant la guerre et et tant de destins se sont noués. Euh enfin c'était l'histoire est propice à ça.
Ouais. C'est propice une espèce de de projection ou rêve aussi. Mais bien sûr.
Et puis et ça amène à se poser des questions. On se dit et moi comment est-ce que j'aurais agi si j'y avais été on a pas forcément les réponses. H c'est vrai qu'on a pas forcément toujours les réponses.
Est-ce que vous pensez qu'on peut vraiment connaître ce qu'on aime ? Ah, je pense qu'on a tous des personnalités tellement complexes. On peut on peut se découvrir au fur et à mesure.
Je crois que oui, il y a pas de fin à la découverte de l'autre. connaître les autres puisquon se connaît pas soi-même totalement jamais non plus en fait. Bien sûr, on fait toujours des découvertes sur soi-même aussi. [souffle coupé] Ouais, c'est intéressant.
Alors, les grands thèmes de votre texte, hein, c'est vraiment le secret, la mémoire, la transmission et puis la résilience. La résilience, c'est un mot très important pour vous. Oui, c'est un [grognement] mot qui vous caractérise.
On va en parler après pourquoi. Mais du coup, ça, j'ai envie de dire, ça imprime absolument tous vos textes, quoi. Ah oui, oui, oui.
La résilience, c'est l'histoire de ma vie. H euh c'est vrai que moi j'ai un parcours qui est très atypique. J'ai été placé en foyer pour mineur durant mon adolescence.
J'ai fait un AVC à 25 ans mais je n'ai jamais je n'ai jamais voulu me décourager. Pour moi, j'avais cette volonté de vouloir alors peut-être parce que j'avais cet amour des livres de l'écriture mais en tout cas je refusais d'en faire une fatalité. Je moi c'était ça votre moteur ?
Oui, oui, oui. Ne pas en faire une fatalité. Après mon AVC, quand mon quand mon médecin m'a dit "Vous ne pourrez plus vivre comme avant, il faut vous le mettre en tête." Alors à l'époque, je rêvais d'ouvrir une librairie, j'ai compris que ce ne serait plus possible.
J'ai répondu alors peut-être un peu inconsciemment ou par bravade, je ne sais pas. Je je lui ai répondu puisque je ne peux plus vivre comme avant, je vais vivre mieux. Alors bah ça c'est beau ça.
Et ça a été un beau un beau déclic, un beau moteur. Voilà, c'est AVC pour Vous savez d'où ça vous vient à vous cette force-là ? Ben je crois que je me suis pas laissé le choix.
Euh c'est vrai que depuis depuis mon enfance, j'ai vécu pas mal d'épreuves. Alors, j'ai eu la chance d'avoir une grand-mère une grand-mère forte de caractère. Euh je pense qu' ça a été un exemple quand j'étais en foyer pour mineurs, je lisais beaucoup je m'inspirais beaucoup de femmes fortes justement de femmes fortes indépendantes.
Je lisais tout ce que je trouvais sur Madonna, sur George Sand que je citais tout à l'heure et euh c'est vrai que je me suis dit si ces femmes ont pu faire quelque chose en partant de rien, bah je dois bien pouvoir en faire autant. H finalement, on peut le on peut leur dire merci à ces femmes-là parce que si elles avaient c'est des quand on parle de rôle modèle pour les jeunes filles, c'est vraiment important d'avoir des femmes devant nous qui réussissent et qui nous montrent que malgré les difficultés, c'est ça, je pense que si on ne peut pas les trouver dans sa vie personnelle, et ben il faut aller les chercher ailleurs. Moi, je me suis beaucoup aussi, ça m'a permis de me de me cultiver aussi d'une certaine façon puisque je dévorais je dévorais tous les livres que je pouvais au lycée. sécher les cours pour me réfugier au CDI pour lire.
C'est rare d'habitude sécher les cours pour faire autre chose mais voilà moi c'était vraiment écouté ne faites pas pareil s'il vous plaît. Faites pas pareil c'est pas bien ce que je dis voilà ne séchez pas les cours. Bon vous [grognement] aurez compris queon parle vrai d'en parlons femmes.
On est aujourd'hui avec Claris Sabar l'écrivaine. Écrivain écrivaine ou écrivain autrice romancienne écrivaine. Pourquoi pas aussi ?
Moi je c'est pas très joli hein. Mais actrice c'est joli. Oui actrice ça passe mieux. [rires] Je rappelle votre livre Claris Sabar, le secret des agapants, tome 3, Morgane et Juliette, c'est aux éditions Charleston.
Et puis vous restez avec moi et vous vous restez avec nous. À tout de suite. La Caisse départne île-de-france [musique] fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes, Judith Beller.
Parlons femmes, c'est votre rendez-vous avec [musique] les femmes sur Sud Radio tout simplement et c'est tous les samedis à 13h30. Aujourd'hui, vous êtes avec Claris Sabar qui vient avec son livre Roman, le secret des agapentes. C'est le tome 3.
Attention he c'est une vraie saga. 1 million de lecteurs, ça cartonne votre truc hein. C'est aux éditions à Charleston.
Et ce tome 3, c'est à propos de Morgane et Juliette. Alors, j'ai envie de dire un truc Laris. Chez vous, les secrets du passé, c'est pas des fardeaux.
Non, hein, c'est des clés. C'est des clés. Ce sont souvent ce que j'appelle des cadeaux mal emballés.
OK. qui qui permettent bah qui permettent justement d'aller de l'avant en découvrant tout ça. Oui.
Oui. Oui. Ça vous aide à vous construire ou à vous reconstruire en fait.
Exactement. Exactement. Il faut souvent justement cerner cerner ce qui quelle a été la faille à un moment pour pouvoir rebondir, avoir avoir ce déclic.
Donc on l'a dit, vous êtes passé en foyer, euh [raclement de gorge] vous en sortez, vous vous travaillez dans le commerce en fait hein. C'est c'est ça en fait. J'en suis sortie euh le jour de mes 18 ans sans avoir passé mon bac.
D'accord. Euh le foyer m'avait donné la probabilité de rester. Je n'ai pas voulu.
J'ai dit non, moi je veux je veux travailler, je veux faire ma vie, être une femme forte, indépendante. Et votre mère ? Et votre père, ils sont où dans tout ça ?
Euh alors bah ils vivaient chacun de leur côté. enyer parce que il ne pouvait plus s'occuper de moi pour diverses raisons. Euh et votre maman du coup en tant que rôle modèle dans la vie, c'est pas c'est pas top.
C'est pour ça que vous êtes allé chercher autre chose. Exactement. Ouais.
Ouais. Moi c'est c'est un sujet que c'est vrai que c'est un sujet que j'évoque rarement finalement, mais c'est un sujet mais là voilà effectivement non moi je suis allée chercher d'autres d'autres modèles. Et alors quand vous êtes dans le commerce et que tout d'un coup à 25 ans vous prenez cette AVC, finalement vous qui étiez pas destiné à l'écriture à malgré le fait que vous ayez quand même dévoré tous ces livres bah ça change tout et c'est ça qui vous met dans votre route en fait.
C'est ça. Moi j'écrivais finalement c'est un événement révélateur pour vous complètement. J'écrivais dans mon coin sans songer à l'idée même d'être publié.
Euh je pense que je n'osais pas rêver trop grand. J'avais mes j'avais mon rêve d'ouvrir une librairie. Mais pour moi, oui, pour moi, je ne pensais pas être publié un jour.
Il fallait forcément connaître les bonnes ou pas ? Ah oui, puisque moi je je franchement j'ai commencé à écrire, mais dès l'instant où j'ai su lire, pour ainsi dire, je me souviens chez mes grands-parents, il y avait un immense grenier avec plein de livres. Alors, c'était un petit peu la caverne d'Alibaba déjà et ça m'a donné envie de raconter des histoires moi aussi.
H Et vous avez vous êtes imposé assez rapidement avec votre premier roman, les lettres de rose qui est sorti en 2016 et qui a été récompensé par le prix du livre romantique. Vous êtes devenu une espèce de référence du livre historique féminin. C'est ce qu'on me dit.
C'est ça a été le début d'une aventure incroyable. Là encore, je n'aurais jamais imaginé, ça fait 10 ans cette année. H et euh et donc oui, quand je me suis lancée dans l'écriture de ce premier roman, les lettres de rose, j'étais encore en rééducation après mon AVC et j'avais dit à mon orthophoniste écrivez sur ordinateur ?
Ouais. Ouais. J'avais dit à mon orthophoniste, "Écoute, j'ai une idée de roman, j'ai bien envie de me lancer." Elle m'a encouragé parce que pour elle, ça allait forcément m'aider à la fois dans ma reconstruction, dans mes séquels aussi.
Pardon, je vous coupe parce qu'il faut le dire. Quand on a un AVC, il faut réapprendre plein de choses. Ah, il faut réapprendre plein de choses.
Moi, j'ai appris à parler, à marcher, à compter, enfin tout ce qui fait vous avez tout recommencé quoi. Tout recommencé. C'est un peu un reset.
Ah oui oui, c'est ça. C'est pas mal quand même he quand on y pense, quand ça se passe bien comme avec vous quoi. C'estàd ça vraiment vous êtes obligé de de vous avez pas le choix.
C'est du travail. Moi c'est c'est pour ça je me suis pas donné le choix. Il était hors de question.
Enfin, j'avais 25 ans, ma vie ne pouvait pas être terminée. C'était hors de question. Et euh et donc oui, j'ai eu cette orthophoniste Eloï qui m'a suivi pendant 5 années, qui a fait un travail formidable.
C'est-à-dire que quand moi j'étais tenté de baisser les bras, elle me disait "Bah non, en fait on y va. Je sais que tu es pas motivé mais là on y va." Et donc l'idée de ce roman, elle m'a encouragé et alors le le plus beau Quelle reconnaissance !
C'est ça. Mais surtout que j'ai appris euh queétait que j'allais être publié, que j'avais remporté le prix du livre romantique lors de ma toute dernière séance avec mon orthophoniste. Comme quoi, j'étais chez elle.
Et finalement, quand on vous écoute, ce qu'on se dit c'est qu'on peut se créer son destin quoi ou d'où qu'on vient, d'où qu'on vienne, pardon, où qu'on aille, on se crée les choses avec les mains quoi hein. Crois. Ouais, tout à fait.
Ouais. Ouais. C'est pour moi c'est une évidence là encore.
Et alors ces sagas familiales, ces grandes sagas là, c'est quoi ? Qu'est-ce qui vous inspire dans ces sagas ? Pourquoi les sagas ?
Ah mais j'aime les sagas parce que vous êtes consommatrice de sagga vous-même. Je suis consommatrice de saga là encore presque depuis depuis l'adolescence pour moi la c'est quoi votre préférée ? Ah ça c'est dur c'est très [rires] dur comme question mais alors j'avoue que j'ai un faible pour ce que je considère peut-être comme la première vraie grande saga c'est-à-dire les rougons macar d'm000 Zola.
OK d'accord on on suit une famille en 20 tomes. Zola a mis plus de 20 ans pour écrire cette saga. Tô mais à aucun moment on est perdu.
J'ai tout lu. J'ai adoré lire ça quand j'étais adolescent. On a adoré mais 20 hommes quand même. 20 [rires] hommes mais voilà c'est ça c'est une famille qu'on suit et ça m'a donné ce goût des sagas.
Donc après il y en a il y en a eu tellement. Il y a eu je pense à la bicyclette bleue, je pense au roman voilà au roman de Janine Boissard plus plus proche plus contemporain aussi. Lucine d'arile bien sûr.
Euh voilà, c'est la saga, ça nous permet de nous évader. On voyage aussi bien géographiquement qu'à travers le temps et puis c'est l'occasion de faire interagir plein de personnages. C'était si vous deviez donner expliquer votre signature littéraire Clar Sabar, ça serait quoi ?
Alors c'est pas si évident que ça. Alors moi, il y a un terme que j'aime beaucoup qui nous vient d'outre manche qui n'a pas trop d'équivalence en France pour l'instant. C'est la woman fiction.
D'accord. Donc donc le roman le roman roman féminin. Voilà.
Mais plus fiction historique pour ma part. Vous êtes sur Oui. Oui.
Avec cette petite touche contemporaine euh avec toujours des personnages très forts aussi hein. C'est ça. Moi, c'est quelque chose qui me tenait à cœur.
C'est-à-dire que quit à me lancé dans dans la saga, bah j'avais envie de dépoussiérer un peu le le genre en apportant des sujets actuels et des femmes fortes toujours. Oui. Et vous avez écrit plus d'une quinzaine de romans. 16.
Ouais. 16. Le 17e est en cours d'écriture.
OK. [rires] Et vous travaillez, vous écrivez quand ? À quel moment ?
Alors je moi c'est très très simple en fait. J'écris quand mon fils est au collège tout simplement. Il a quel âge ?
Il a 13 ans. OK. C'est pas un âge très simple.
C'est pas un âge très simple. Voilà. Donc on se comprend. [rires] Mais mais pour moi c'est plus simple parce que j'ai besoin d'être dans ma bulle littéralement.
C'est-à-dire je suis incapable d'écrire dans un train, dans une terrasse de café. J'ai besoin de calme Ouais. dans ma petite bulle, dans mon bureau ou et alors les éditions Charleston, c'est depuis le début, c'est c'est j'ai envie de dire c'est c'est une histoire qui marche quoi.
Une très belle histoire de de confiance partagée. C'est presque une famille Charles Eston maintenant. Bah au bout d'une du 16e 17e en cours, la maison d'édition est née en 2013 et je leur ai présenté les lettres de rose en 2015.
Donc on a grandi ensemble. D'accord. beau.
Ouais. Vous comptez un petit peu parmi les autrices françaises, on va dire autrices parce que c'est le mot que vous aimez, euh qui font du roman feel good. Vous faites du bien en fait quand on vous lise, on prend plaisir.
Et c'est vrai, moi j'ai eu le même plaisir. Euh c'est ça aussi que vous avez envie de faire, c'est de transmettre des choses joyeuses. Oui, c'est très très important.
Je pense qu'on vit quand même dans un monde, enfin là, il suffit de regarder l'actualité géopolitique, ce qui est quand même assez angoissant. Je vois pas du tout ce que vous voulez dire. [rires] Je suis pas du tout angoissée.
Ça fait du bien de pouvoir lire, se poser, lire une intrigue, [raclement de gorge] partir ailleurs et en plus voilà lire des messages de bienveillance, de sororité aussi. Et ce petit côté feelg, on l'utilise souvent de façon péjorative mais l'air de rien, bah ça fait du bien quand même. Ouais.
Et puis bon, péjorative, ça dépend pour qui genre dépend pour quand on dit snob, vous savez ce que ça veut dire. Tout à fait. Sans noblesse.
Donc vaut mieux pas être snob. Euh c'est quoi votre inspiration mise à part l'histoire, les femmes et cetera ? Il y en a beaucoup beaucoup d'inspiration.
Je marche beaucoup, j'ai besoin j'ai besoin de la nature. Ouais, je vis je vis entre l'enjou et le berry. Donc ce sont deux régions.
Voilà, il y a de quoi faire. C'est c'est quelque chose qui me permet de me ressourcer régulièrement, de faire le faire le vide me permet de mieux réfléchir à mes intrigues. La musique aussi, j'écris toujours en musique, il y a toujours des références musicales dans mes romans.
Et ça ça vous perturbe pas quand vous écrivez dans Alors, je me fais mes playlists que j'écoute avant de me mettre à écrire. Ah non, parce que Ah bah non, sinon je vais me mettre à danser ou à chanter. [rires] OK.
Donc surtout pas pendant [souffle coupé] Ça doit être marrant de vous voir juste avant en train de chanter de danser puis de moi j'écoute surtout j'écoute surtout des musiques rock pop donc Ah oui donc pouvez pas vous concentrer en même temp donc c'est c'est pas possible de me concentrer. Ça doit être marrant de vous voir sur du punk. [rires] Euh les voyages aussi c'est important pour vous voyagez beaucoup ?
Je voyage beaucoup, j'aime ça. Alors c'est vrai que j'ai quand même une certaine Alors, Cuba non, je n'y suis pas allé. J'ai pas eu le temps en fait pour préparer l'écriture de ce roman, mais voilà, j'ai quand même une certaine préférence là encore pour les pays anglo-saxon.
Je pense que dans une vie antérieure, je devais être anglaise. [rires] Je ne sais pas, mais voilà, j'ai une fascination pour Londres par exemple, pour New York aussi. Et alors cette Morgan, elle sort d'où ?
Et ben Morgane, c'est très drôle parce que je pense qu'elle tient beaucoup de moi quand même. Ah bon ? Mais mais mon éditrice quand elle a lu le manuscrit me dit m'a dit "C'est drôle parce que quand je l'ai lu, je pensais connaître Morgan et j'ai réalisé après coup bah que c'était toi de pas moi.
Vous moi, moi en l'occurrence un peu nous toutes. C'est un peu nous toutes hein, on est d'accord. Morgan, c'est une c'est une jeune femme, alors elle est libraire déjà et et elle revient donc dans dans son dans son village où elle s'était installée, elle s'est assentée parce qu'elle s'est occupée de son frère qui était malade.
Et c'est ça Morgan, c'est la générosité, la bienveillance. Elle se plie en quat pour sa famille, pour ses amis, pour sa librairie. C'est vraiment un peu vous quoi.
Peut-être, peut-être he parce que la famille c'est très important pour vous. C'est très important. Bien sûr, je me suis aussi inspirée une histoire personnelle avec l'histoire de son frère puisque j'ai enfin moi mon frère est décédé dans des circonstances que Morgan pour le coup connaît bien.
Oui. H quand vous parlez de ça, on voit un peu de douleur dans vos yeux mais il y a quand même de la joie parce que vous avez réussi à même la mort ça se traverse sans ça. Moi c'est ce que je voulais faire avec ce tome.
Je voulais vraiment parler on parle d'un problème d'addiction d'addiction à la drogue. C'est un sujet que je n'avais jamais évoqué à travers mes romans et et en fait, j'ai réalisé que c'était important d'en parler aussi. Et puis ça vous soulage aussi ?
Oui, peut-être aussi. Je pense que ça a été on règle des trucs quand on écrit. Mais bien sûr, bien sûr. [raclement de gorge] Merci Claris Sabar.
Merci beaucoup J. Je rappelle votre livre et je le recommande. Le secret des agapantes, c'est le tome 3.
Donc vous pouvez commencer par le 1 et le 2 aussi hein. Celui-là c'est Morgane et Juliette. C'est aux éditions Charleston Alir Absolument.
Vous étiez à l'écoute de Parlons femmes sur Sud Radio. Merci de nous avoir accompagné. Merci à Julien à la réalisation.
On se retrouve samedi prochain à 1330 et [musique] puis dès demain 19h pour cette excellent excellente soirée à toutes et tous à l'écoute de Sud Radio. Bye bye. Sud Radio Parlons femmes.
Judith Beller avec la Caisse d'Épargne Îlefrance.
Olivier Faure