"Ne vous laissez pas intimider !" | François Fillon à Quimper
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30François FillonFait
« Je suis le seul candidat à ne pas considérer que la France est une île, une île coupée du monde où l'on peut faire tout ce qu'on veut, où l'on peut s'endetter, tenter plus, travailler toujours moins, abaisser le niveau de notre école et tout ça sans jamais en subir les moindres conséquences. »
- 8:40François FillonFait
« Mon objectif, c'est pas de faire de la France le premier pays du monde à passer à 32h. C'est pas de nous faire descendre directement en 2è division en fermant les frontières, en revenant au franc. »
- 11:20François FillonPromesse
« Je veux reconstruire une France qui soit une terre de création, qui soit une terre d'innovation, qui soit une terre de progrès, une France qui encourage, une France qui donne de l'élan, qui donne des forces à ceux qui ont toute la vie devant eux. »
- 14:10François FillonPromesse
« Je veux abroger par ordonnance toutes les normes françaises qui ont été ajoutées aux normes européennes pour les agriculteurs. »
- 19:10François FillonChiffre
« Dès le 1er juillet 2017, je diminuerai les cotisations salariales pour donner un gain d'au moins 700 € par an à un couple qui travaille. »
- 20:50François FillonPromesse
« Je veux revaloriser les petites pensions de moins de 1000 € et les petites pensions de reversion. »
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Mes chers amis, quel plaisir, quel réconfort de vous voir si nombreux ici à Quimpère. Les journalistes que je croise me disent "Mais comment vous tenez ?" Et bien, je tiens grâce à vous, grâce à l'énergie que vous me donnez, grâce à votre mobilisation, grâce à la foi que vous avez dans l'alternance et dans l'avenir de notre pays. Merci à tous nos élus présents ici. Merci au maire de Quimpère, Ludovic Joliv. et je le remercie pour son accueil et je le félicite pour la gestion exemplaire de sa ville et pour l'exemple qu'il a cité tout à l'heure qui montre qu'on peut gérer une ville d'une manière moderne tout en baissant la dépense publique.
C'est justement ce que nous voulons faire nous pour notre pays pour le redresser pour assurer son indépendance. Merci à Philippe Paul, à Bruno Guilivic, à Bernadette Malgorne, à Agnès Lebrin, à Marc Lefur, Alain Cadeec, à Gill Lurton, à Isabelle Lecalc, à François Goulard, à Philippe Loret, merci à Sophie Prima, sénatrice des Yvelines et Caroline Cailleux qui m'accompagne aujourd'hui. Et puis merci à François Barouin. Merci François de ta présence à mes côtés. Merci de ton engagement puissant, constant. Au fond, tu symbolises avec tous les élus et les candidats à l'élection législative qui sont ici, tu symbolises la majorité que nous aurons pour redresser notre pays.
Nous, nous n'avons pas besoin d'aller sur internet pour chercher la majorité. Elle est là, elle est là autour de toi, François. En vous voyant ici à Quint nombreux, je repense à ces mots de Michelet. Le génie de la Bretagne, c'est un génie d'indomptable résistance et d'opposition intrépide. Et bien mes amis, je résiste.
[Applaudissements] Je résiste et je m'oppose à ce pouvoir socialiste qui a tellement échoué, qui a perdu toutes les batailles, mais qui a décidé par tous les moyens d'organiser sa succession et d'empêcher l'alternance, cette alternance à laquelle aspire une France silencieuse qui n'en peut plus, qui n'en peut plus du chômage, qui n'en peut plus de la paralysie économique, qui n'en peut plus de la repentance, qui n'en peut plus de l'insécurité, qui n'en peut plus de la perte de l'autorité. dans tous les domaines de notre société. Je suis venu vous parler du sens que je donne à ma candidature.
Cette candidature, je la prépare depuis longtemps en allant à la rencontre des Français, en les écoutant et en tirant les leçons du passé. Moi, je n'ai pas passé ma vie à rêver d'être président de la République comme d'autres s'y voient depuis la maternelle. Mais j'ai passé en revanche toute ma vie d'homme au service de la France à tous les niveaux de responsabilité. J'ai développé les équipements et l'économie de ma commune. J'ai soutenu les agriculteurs de mon département. J'ai accompagné nos forces armées sur tous les théâtres d'opération quand j'étais jeune député. J'ai été ministre de la recherche quand est apparu en France. J'ai réformé France Télécom.
J'ai réformé nos retraites sous la présidence de Jacques Chirac. J'ai lutté contre la grande crise mondiale de 2008 au côté de Nicolas Sarkozy avec des résultats dont nous n'avons pas eu à rougir en comparaison de tous les pays qui ont été touchés. Tout cela, je l'ai fait avec l'ambition de donner une vie meilleure à mes administrés, de maintenir la France au rang qui doit être le sien, c'est-à-dire dans le peloton de tête des grandes nations.
Et c'est avec cette ambition que je me suis présenté à la présidence de la République en élaborant un projet précis, un projet sans ambiguïté, un projet sans démagogie, un projet fondé sur un diagnostic rigoureux des forces et des faiblesses de notre pays. Je me souviens de la France quand j'avais 20 ans. Trouver du travail n'était pas une angoisse. Le terrorisme islamiste n'avait pas encore semé mort dans nos rues. Nous avions le sentiment d'être dans un pays qui comptait. Nous avions la croissance et notre budget ne partait pas à vol. Le monde était différent et pourtant il n'était pas plus facile. Mais la France était plus forte et elle était plus respectée. Alors que s'est-il passé ?
Que s'est-il passé pour que nous nous retrouvions dans cette situation ? déprimante dans ce marasme qui a favorisé la montée des extrêmes à un niveau jamais vu. Pourquoi la France va-t-elle si mal et qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse pour lui redonner confiance en elle-même ? Voilà les questions fondamentales que nous devrions nous poser dans cette élection décisive. Moi, j'ai mes réponses. Depuis 1981, nous avons laissé notre endettement croître dans des proportions irresponsables au lieu de réformer l'État. Nous avons rigidifié notre marché du travail au lieu de lui insuffler la liberté qui est nécessaire à la société du plein emploi.
Nous avons négocié à mot couvert notre modèle républicain au lieu de défendre ces valeurs qui sont au cœur de l'identité française. Nous avons laissé l'Europe se transformer en technocratie au lieu d'en faire un instrument de progrès et de développement au service des nations qui la composent. Et puis depuis 1981, la gauche a verrouillé la pensée au point de rendre le débat impossible sur tous les sujets pourtant essentiels que je viens d'évoquer.
Et ce verrouillage a atteint aujourd'hui son paroxisme dans cette élection où aucun débat de fond n'a lieu, où tout est fait pour imposer la reconduction de l'équipe sortante au prix d'attaque personnelle dont la mise en scène est sans équivalent dans notre histoire récente. Alors oui oui, vous êtes courageux d'être là alors que tout le monde vous explique que l'élection est déjà faite. Il voudrait sans doute que j'éteigne la lumière de cette salle et que je vous invite à rentrer chez vous. À quoi bon chère Bernadette Malgorne pour reprendre cette formule de Philippe Ségain ? À quoi bon organiser une élection ? À quoi bon demander son avis au peuple ?
Le plébiscite médiatique n'est-il pas suffisant ? [Musique] Ils ont choisi pour vous, ça sera la même politique, ça sera les mêmes visages agrémentés de quelques ralliments hétéroclite et alors ça sera le même gâchi, ça sera le même attentisme alors que nous avons tellement de grandes choses à faire pour étonner le monde. La France se désespère parce que la France tourne en sous-régime et pourtant nous avons tellement de talents dans nos mains, tellement d'atout, tellement de richesses culturelles, tellement de savoir-faire technologiques.
Notre pays a presque toujours fait la course en tête en brandissant le flambeau de la liberté, de l'innovation, de la création, de la justice en un mot en brandissant le flambeau du progrès. Et bien, nous ne devrions pas avoir peur de l'avenir. Nous devrions tracer nos perspectives avec confiance. Nous devrions regarder l'horizon en levant les yeux. Nous devrions avoir envie de montrer la voix aux Européens et au monde. Le monde numérique, c'est un monde de technologie et de culture. Et la France devrait s'emparer de cette révolution avec confiance puisque nous avons toujours rayonné dans ces domaines. Le monde est menacé dans sa liberté par le totalitarisme islamique.
La France devrait être au premier rang de la scène internationale pour défendre la liberté qui est justement notre étendard. Alors, pourquoi est-ce que nous sommes en retrait ? Pourquoi est-ce que nous sommes à l'écart ? Parce que la fierté française s'est perdue. Elle s'est perdue dans les marais du relativisme parce que notre économie est faible. Parce qu'un pays économiquement faible ne peut pas prétendre être politiquement fort. Je ne suis pas devenu subitement ult ultralibéral comme je l'ai entendu. Ce qui est sûr, c'est que je suis pas socialiste. Ça c'est un fait. Je suis gauliste. Égoiste, je reste [Applaudissements] égoliste.
Ça signifie que je veux que le dynamisme de notre économie soit au service de notre souveraineté nationale et de notre cohésion sociale qui est minée par le chômage. Oui, je suis en colère quand je vois que tous les grands pays qui nous sont comparables se portent mieux que nous du point de vue de l'économie et de l'emploi. Et je me souviens de cette vieille formule qu'on apprenait autrefois, non sans fierté, impossible n'est pas français. Et ben aujourd'hui, on a l'impression que c'est l'inverse. En vertu de je ne sais pas quelle malédiction, tout ce qui est possible aux autres nations est décrété impossible aux seuls français par nos dirigeants socialistes et par les extrêmes.
Diminuer la dette de l'État, impossible. Ramener les effectifs de la fonction publique dans des proportions raisonnables qui sont celles de nos voisins ou tout simplement au niveau où nous en étions dans les années 2000. Impossible. Travailler jusqu'à 65 ans qui est l'âge moyen du départ de la retraite en Europe, impossible. Établir des quotas d'immigration comme le fait par exemple une grande démocratie comme le Canada pour choisir les personnes qu'on veut accueillir sur notre territoire et le nombre de ceux qu'on veut accueillir sur notre territoire. Impossible. Supprimer les 35 heures qu'aucun autre pays au monde n'a jamais instauré. Impossible.
Aller vers le plein emploi comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou l'Allemagne, impossible. Impossible. car monsieur Mitteran l'avait dit, contre le chômage, on a tout essayé. Et monsieur Hollande, quant à lui, vous vous en souvenez, a dit plus récemment, on n pas eu de bol. Les autres pays ont eu du bol, mais pas nous. Bref, nous sommes les seuls pour qui tout est impossible. Impossible est devenu français, désespérément français. Et je pourrais continuer longtemps. Faire exécuter les peines de prison qui sont prononcées, impossible. Notre école dégringole dans tous les classements internationaux. En science, nous étions en tête il y a 20 ans.
Nous sommes maintenant très loin derrière les pays asiatiques qui font la course en tête. D'année en année, nous avons allégé les programmes, renoncé à toutes les exigences. Bientôt, on enseignera au baccalauréat ce qu'on apprenait autrefois au collège. Pourquoi ? Mais parce que vous vous rendez compte, apprendre, c'est peut-être possible pour les Coréens, mais pour les Français, impossible. C'est trop difficile. C'est trop difficile.
[Applaudissements] Je suis je suis le seul candidat à ne pas considérer que la France est une île, une île coupée du monde où l'on peut faire tout ce qu'on veut, où l'on peut s'endetter, tenter plus, travailler toujours moins, abaisser le niveau de notre école et tout ça sans jamais en subir les moindres conséquences, tout en s'autoongratulant sur nos services publics que l'on ne compare jamais aux autres et en déplorant la fatalité du pas de bol pour expliquer au peuple pourquoi on colle au lieu de décoller. Mon objectif, c'est pas de faire de la France le premier pays du monde à passer à 32h.
C'est pas de nous faire descendre directement en 2è division en fermant les frontières, en revenant au franc. et c'est pas de continuer la politique hollandaise du pas de bol et pas de vague comme le fera monsieur Macron qui en a été l'inspirateur. Mon objectif à moi, c'est de faire de la France la première puissance en Europe en 10 ans. C'est-à-dire un pays qui donne du travail à tous ses citoyens, à tous ses enfants et un pays qui est en mesure d'orienter l'Europe au lieu de la subir. [Applaudissements] Pour ça, nous devons transformer notre système en profondeur. Il faut libérer notre état de sa dette publique. C'est la priorité.
Il faut libérer notre économie de ses charges et de ses normes et il faut le faire tout de suite pour attraper le temps perdu. Oui, si je suis élu, je donnerai dès les premiers jours une impulsion décisive. Je m'attaquerai à tout ce qui freine l'embauche, le développement des entreprises, l'investissement des capitaux français. J'allègerai les charges sociales pour tous les salariés et je les exonérerai pour l'embauche d'un jeune en alternance. J'en finirai. J'en finirai avec les 35 heures en donnant aux salariés, aux entrepreneurs la liberté de négocier ensemble ce qui est bon pour eux. [Applaudissements] Je simplifierai notre code du travail qui paralyse notre marché de l'emploi.
Je releverai les seuils sociaux pour aider les petites entreprises à grandir alors qu'aujourd'hui elles préfèrent ne pas se développer pour s'épargner des démarches fastidieuses. [Applaudissements] Je refondrai la fiscalité du capital pour que les capitaux français cessent de fuir à l'étranger et soient au contraire investi ici en France, en Bretagne, dans l'économie française, dans les entreprises françaises.
Ils sont étonnants ces socialistes qui nous donnent des leçons sur la fiscalité du capital, mais comme les capitalistes français sont tellement imposés qu'ils n'investissent plus dans notre pays, les mêmes socialistes se roulent par terre devant le Qatar et devant les fonds de pension américain pour aller chercher les investissements dont ils ont besoin pour développer notre pays. Il y a 10 ans, je parlais de l'État en faillite et bien rien n'a changé.
Chaque année, nous empruntons sur les marchés financiers dans le monde entier des sommes colossales pour payer les salaires de nos fonctionnaires, pour financer notre protection sociale et ce qui est peut-être encore plus absurde encore pour rembourser nos dettes antérieures. Mes adversaires font semblant de l'ignorer ou considèrent étrangement que c'est pas grave. Je suis le seul dans cette campagne à vouloir rompre résolument le cercle vicieux de la dette publique. Le désendettement, c'est la condition d'un état fort, d'un état respecté, d'un état souverain, d'un état maître de son destin.
C'est une exigence politique parce qu'à travers la dette, c'est la souveraineté de la nation qui est en cause. C'est une exigence morale parce qu'il est inadmissible de faire peser ce fardeau sur les générations futures. Et enfin, c'est une exigence sociale parce que tout notre modèle français de solidarité est en train d'être ruiné par notre incapacité financière. Alors oui, je veux réformer en profondeur notre sphère publique. Sur l'ensemble du quinquen je propose de réduire les effectifs de la fonction publique de 8 % en 5 ans, c'est-à-dire un peu plus d'em % par an. C'est une nécessité, c'est un objectif raisonnable.
Cela nous replacera simplement dans la moyenne des grands pays qui nous entourent et qui ne sont pas moins bien administrés que nous. Je ne demande pas aux Français de se serrer la ceinture. Je dis simplement qu'en se retroussant un peu les manches, on peut réussir. On peut donner du travail à tout le monde, on peut créer de la richesse et on peut rendre du pouvoir d'achat aux Français.
[Applaudissements]
Mon projet n'a rien à voir avec l'austérité. L'austérité, je vous le dis, elle viendra le jour où après quelques années de revenus universel et de 32 heures, nous connaîtrons le sort malheureux de la Grèce. Le jour où on pourra plus payer nos fonctionnaires, le jour où nous ne pourrons plus financer notre protection sociale, le jour où les conseillers du fond monétaire international débarqueront dans nos ministères pour prendre les manettes et nous dirons ce qu'il faut faire pour amadouer nos créanciers. Et bien ce jour-là, moi je ne veux pas le voir venir. C'est un jour qui serait funeste pour ce grand pays souverain indépendant qui est la France.
Alors, mon projet, je l'ai construit en pensant à tous les Français. Je l'ai construis en pensant à ceux qui sont au chômage parce que les entreprises ont peur d'embaucher. Je l'ai construis en pensant aux travailleurs dont les salaires sont écrasés par les charges. Oui, dès le 1er juillet 2017, je diminuerai les cotisations salariales pour donner un gain d'au moins 700 € par an à un couple qui travaille. Je l'ai construit en pensant à ces ouvriers qui préfèrent travailler un peu plus plutôt que de plus travailler du tout. Je l'ai construis en pensant aux retraités dont les pensions sont si faibles alors qu'ils ont travaillé toute leur vie.
Oui, je veux revaloriser les petites pensions de moins de 1000 € et les petites pensions de reversion. Je l'ai construit en pensant aux artisans, aux indépendants qui n'en peuvent plus du RSI. [Applaudissements] Je le réformerai en profondeur en créant une vraie caisse de protection des indépendants. Et je vous invite à regarder de près le programme de monsieur Emmanuel Hollande sur ce sujet. Celui qui veut supprimer le RSI, mettre les indépendants au régime général, c'est-à-dire avec une augmentation de cotisation de plus de 30 %.
Je l'ai construit en pensant aux professeurs qui n'arrivent plus à faire cours et qui se sentent abandonnés par une hiérarchie timorée, un but des théories pédagogiques fumeuses et inefficaces. Je l'ai construit en pensant aux agents de nos fonctions publiques dans leur ensemble. Je les respecte. Leurs missions sont parmi les plus nobles. Je les respecte beaucoup plus que les illusionnistes qui proposent de créer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires d'un coup de baguette magique mais qui en contrepartie gèlent leur salaire, fractionnent leur responsabilités et sont incapables de leur offrir de vraies perspectives d'avenir et de carrière.
[Applaudissements] Je l'ai construit en pensant à la jeunesse. Je veux dire à ceux qui ont 20 ans que je me bats pour eux et que nous avons besoin d'eux. [Applaudissements] Oui, je me bats pour vous parce que je ne veux pas que vous commenciez votre vie dans un pays à la traî. J'ai besoin de vous parce que vous avez l'élan, parce que vous êtes l'avenir, parce que vous êtes le changement en acte. Et je crois aussi que vous avez besoin de nous, de notre expérience, de ce que nous avons à vous transmettre. Ce pays qui est le nôtre, on va le transformer ensemble et on va le faire en partageant ce qu'il y a d'irremplaçable en chaque génération.
À 20 ans, si on me demandait ce que je voulais faire, je répondais souvent guide de montagne. Je grimpais les sommets des Pyrénées. Je prenais parfois des risques que je n'aurais jamais dû prendre. Quand j'avais 26 ans, l'homme politique pour qui je travaillais est mort sous mes yeux. J'ai repris le flambeau. Je me suis présenté à ma première élection. Au petit matin, je prenais tout seul ma voiture. Je partais coller mes affiches et sonna portes des maisons. J'ai pas oublié ces moments-là. J'ai pas oublié ces moments où à 20 ans, on s'interroge devant l'immensité de la vie et on se sent à la fois conquérant et inquiet. J'ai pas fait de grandes écoles. Je n'ai jamais été banquier.
Je n'avais pas de voix toute tracée. J'avais tout à inventer, tout à conquérir. Et bien je pense à vous, à vous les jeunes qui entrer dans un monde où les parcours seront variés, seront innovants, seront créatifs, dans un monde où on va passer de moins en moins de temps de sa vie dans des grandes structures bureaucratisées, hiérarchisées. L'avenir du travail, c'est la liberté, c'est l'indépendance, c'est pour chacun la maîtrise de son destin, c'est l'invention des formes de sa vie. Et bien moi, je veux une France qui soit à l'avant-garde de ce nouveau monde.
Je veux une France qui soit en pointe dans le défi écologique en utilisant toutes les ressources de la technologie, du traitement des données pour optimiser la consommation d'énergie, pour optimiser les transports. De nouvelles révolutions sont en train d'apparaître dans notre horizon immédiat. la voiture électrique, les véhicules automatisés, la ville intelligente. Saisissons-nous de ces progrès. Soyons aux avons-postes. Ayons l'ambition d'être les premiers dans le monde.
Et pour vous qui avez 20 ans, je veux reconstruire une France qui soit une terre de création, qui soit une terre d'innovation, qui soit une terre de progrès, une France qui encourage, une France qui donne de l'élan, qui donne des forces à ceux qui ont toute la vie devant eux. Nous ne relèverons pas les défis de l'avenir en nous agrippant au statut court et nous ne serons pas au rendez-vous du progrès avec nos vieux blocage. Tout à l'heure à Brest, j'ai rencontré les responsables agricoles qui tenaient leur congrès. J'ai construit mon projet en pensant à nos agriculteurs. Je l' côtoie depuis toujours. J'ai passé mon enfance dans un village rural qui comptait moins de 1000 habitants.
À l'école communale, la plupart de mes camarades étaient fils d'agriculteur. Mon père était notaire de campagne, il connaissait les paysans, il était le gardien d'une mémoire ancestrale. Vous savez, la mémoire des droits de passage et des limites entre les terrains dont l'origine est parfois enfouie sous les strates des générations. Comme élu local, j'ai soutenu les agriculteurs de ma commune, de mon territoire, de mon canton. Je les ai soutenu dans leurs difficultés, dans leur combat, leur vocation, leur perfectionnisme, leur abnégation m'ont toujours inspirer un respect sans limite. Les agriculteurs ne sont pas les témoins d'un passé révolu.
Le monde a changé, mais l'agriculture est plus que jamais un secteur stratégique pour une grande nation comme la France. C'est 2 millions d'emplois directs. C'est 12 millions de français dont la vie et le travail sont liés au monde agricole. C'est un secteur qui exporte. C'est aussi, ne l'oublions jamais, la garantie de notre sécurité et de notre souveraineté alimentaire. [Applaudissements] Qu'est-ce qu'est-ce qu'ils disent ? Qu'est-ce qu'ils disent les agriculteurs ? Qu' a trop de charge, qui a trop de normes ? Qui a trop de contrôle ? que l'instabilité réglementaire rend impossible les projets d'avenir, que le déséquilibre dans la négociation des prix ne leur permet pas de gagner leur vie.
Il parle du manque d'appui des pouvoirs publics, de la faiblesse de la France dans les européennes, la gestion des crises au coup par coup. Quand l'Europe s'effondre, quand une grande nation comme la Grande-Bretagne quitte le navire, qu'est-ce qu'on a fait nous ? On a envoyé à Bruxelles Harlem Désir. Alors oui, je veux abroger par ordonnance toutes les normes françaises qui ont été ajoutées aux normes européennes pour les agriculteurs.
Pour réduire les risques auxquels sont exposés les agriculteurs, je veux créer un compte épargne aléa, climatique et économique sur lequel ils pourront mettre librement et le temps qu'ils voudront l'argent des bonnes années pour le dépenser sans fiscalité pour les mauvaises années. et je veux défendre une PAC 2020 fondée sur la gestion des risques et sur le soutien à l'investissement en maintenant à l'euro près le budget actuel de la politique agricole commune. Je veux que les agriculteurs soient reconnus. Je veux qu'ils soient traités comme des entrepreneurs à part entière.
C'est la raison pour lesquelles les baisses de charges que je prévois pour toutes les entreprises françaises concerneront évidemment et d'abord au premier chef les agriculteurs. 40 milliards de baisse de charge sur toutes les entreprises et tous les niveaux de salaires. Je veux que leur statut soit simple. Je veux les libérer de tout ce fatra de démarche et de contraintes qui les empêche de se développer et qui leur donne le sentiment d'être traité avec suspicion alors même qu'ils travaillent plus que les autres et qu'ils ont souvent du mal à boucler leur fin de mois.
Mes amis, quand je dis qu'il faut baisser le poids de la puissance publique, qu'il faut diminuer un peu les emplois publics dans notre pays, je pense souvent aux agriculteurs, c'est pas les seuls, mais réfléchissons bien. Est-ce qu'il n'y a pas plus de personnes en France qui administrent l'agriculture que d'agriculteurs qui labourent leurs champs et qui élèvent leurs animaux ? [Applaudissements] Je veux que l'agriculture soit un secteur d'innovation, de recherche, de progrès parce que c'est une des clés pour surmonter les difficultés, pour les ancrer dans notre avenir, pour dissiper les inquiétudes qui assombrissent l'horizon.
Je pense à nos agriculteurs parce qu'ils sont un symbole de cette France qui s'est construite au long des siècles et qui s'interroge sur son avenir. Et je pense à eux aussi parce qu'ils sont un atout de notre pays qui en a tellement mais qui n'arrivent plus à les développer. Il faut jamais oublier, mes amis, que le but ultime des réformes que je propose, c'est une France plus forte, c'est un avenir meilleur et c'est une société réconciliée. Notre devise, c'est la liberté, c'est l'égalité et c'est la fraternité. C'est une des plus belles choses que nous ayons donné au monde. Mais ça ne doit pas être un slogan, c'est une philosophie.
C'est quelque chose qui appelle la réflexion pour que ces idéaux ne soient pas vidés de leur sens, pour qu'ils se retrouvent dans la réalité qui est la France d'aujourd'hui. Les Français qui m'ont dit "Arrêtez de nous étouffer sous les taxes, sous les réglementations tatillonnes ont le sentiment que la liberté qui est pourtant le premier terme de la devise française a été oubliée par les dirigeants depuis des années. Pourtant c'est le désir de liberté qui a fait tomber la Bastille. C'est la liberté prenée par les philosophes des Lumières qui a fait rayonner la France dans le monde entier. Mais nous maintenant, nous l'avons mis sous le boissau.
Nous avons laissé croître un état surendetté, une société suradministrée par peur de l'avenir, par peur du changement, par incapacité à isser les voiles pour saisir les vents favorables. Alors oui, je veux rétablir l'équilibre entre la liberté et l'égalité parce que mes amis, [Applaudissements] je ne crois pas à l'égalité au cordau. Je ne crois pas à l'égalité qui bride les initiatives, qui empêche les énergies de se déployer. Je ne crois pas à l'égalité qui décourage la prise de responsabilité, à l'égalité qui enferme chacun dans la même moyenne, loin de ses aspirations, loin de ses rêves.
Non, je crois à l'égalité active, à l'égalité dynamique, à cette égalité qui dit à chacun queles que soient vos origines, quel que soit le lieu d'où vous venez, vous pourrez aller aussi loin que vous le souhaitez. Rien n'arrêtera votre courage parce que vous serez les acteurs de votre vie, parce que vous serez les maîtres de votre destin. Je crois cette égalité qui accorde autant d'estime au travail manuel qu'au travail intellectuel. [Applaudissements] Je crois à cette égalité qui accorde autant d'estime à l'artisan et pris de perfection qu'au professeur dévoués à la science.
Autant d'estime à l'entrepreneur qui invente son activité à partir de rien qu'au fonctionnaires animés au plus profond de sa conscience par le sens de l'État et par celui de l'intérêt général. Je crois à cette égalité qui honore tous les métiers, cette égalité de tous les hommes et de toutes les femmes qui grandissent en France en accomplissant ce qui leur tient à cœur. Je crois à cette égalité qui bouscule les vieilles hiérarchies, les complexes qui n'ont plus de raison d'être. Je crois à cette égalité qui est l'esprit du monde nouveau et notamment de cette société du numérique qui offrira de plus en plus de souplesse et d'inventivité au parcours individuel. Et puis il y a la fraternité.
La fraternité, c'est ce qui caractérise une société soudée, une société qui est unie dans le respect de ses différences, dans le respect de son infinie variété, qui est uni à travers sa géographie, sa langue, son histoire et son drapeau. La fraternité, c'est ce qui nous rassemble en nous faisant ressentir notre appartenance à une même nation dans les moments où cette nation réalise quelque chose de grand comme dans les moments où elle est menacée.
La fraternité, c'est aussi ce système de solidarité sociale, médicale, territoriale dont la France a raison d'être fière et qui doit être préservé qui doit être préservé en retrouvant par la croissance les moyens de le financer d'une manière souveraine. La fraternité, c'est pas le chômage pour tous, financé par toujours plus de dettes. On ne doit pas abandonner notre modèle. On doit le transformer pour les générations futures pour qu'elle ne soit pas submergée par les dettes que nous avons accumulé.
Nous devons le transformer pour qu'il ne soit pas le substitut des emplois que nous n'arrivons pas à créer, mais pour qu'il soit le complément efficace d'une société de liberté, de confiance, de plein emploi. Nous devons le transformer pour faire face au défi d'aujourd'hui. de très grand âge, la perte d'autonomie qui touche de plus en plus de familles, la grande pauvreté mais aussi l'aménagement de notre territoire frappé au cœur par de nouvelles inégalités et en particulier par l'accès inégal aux nouvelles technologies de l'information qui sont pourtant aujourd'hui vitales pour le développement des territoires.
Oui, mes amis, dans la vision que je vous présente, tout se tient et tout fait écho à cette aspiration fondamentale à la liberté, à l'égalité, à la fraternité. Et pour consolider ces grands principes, nous avons besoin de trois valeurs qui nous font aujourd'hui cruellement défaut. Je veux parler de l'autorité, de la transmission et de la souveraineté. Il y a pas de liberté, il y a pas d'égalité, il y a pas de fraternité dans une société où l'État renonce à exercer l'autorité qui lui revient, où il laisse les gangs des groupuscules imposer leurs lois qui ne sont pas les lois de la République.
Des années des années de déconstruction idéologique initié par la gauche ont abouti à ce résultat terrifiant. L'État a cessé de croire en sa propre légitimité. L'État a peur de son nombre. Il tremble à l'idée de faire régner quel ordre que ce soit. Lorsqu'un territoire de la République à Notre Dame des Landes est occupé depuis des années par des hors la loi en dépit des décisions de justice, des élections démocratiques et même du résultat d'un référendum voulu par le président de la République, c'est l'autorité de l'État qui est bafouée et elle est bafouée sur tout le territoire.
[Applaudissements] Lorsqu'en Guyane, qui n'est pas une île, des individus cagoulés prétendent supplé à l'état défaillant pour assurer la sécurité des citoyens, c'est la République qui est défiée. Lorsque des professeurs ont peur devant leurs élèves, les forces de l'ordre devant les délinquents, la vie en commun devient impossible. Et lorsque la laïcité recule au nom des prétendus accommodement raisonnables, lorsque l'égalité entre les hommes et les femmes est remise en question dans certains quartiers, lorsque l'antisémitisme progresse, alors la liberté, l'égalité et la fraternité ne sont plus que l'ombre d'elle-même.
[Applaudissements] Il faut il faut remettre au centre de la République les institutions qui sont les piliers de l'autorité, l'école, la justice, les forces de sécurité. et la famille. La transmission découle de l'autorité car pour la recevoir, il faut que les élèves, les enfants, les citoyens se mettent en situation de recueillir ce qui leur est transmis. Mais encore faut-il qu'au début de la chaîne, on veuille transmettre un enseignement. Comment transmettre à l'école quand on estime que l'élève peut seul juger du bien fondé de ce qu'on va lui transmettre ?
Comment transmettre quand certains pédagogues fumeux estiment que la connaissance des savoirs fondamentaux est facultative et que l'histoire de France est aléatoire au point de devenir illisible ? Lorsqu'une société renonce à transmettre, c'est le signe qu'elle est menacée de déclin. Un peuple qui est coupé de ses racines ne peut avoir que le destin des feuilles mortes. Qu'est-ce qu'est-ce qu'une nation sinon avant toute chose cette ardente obligation de transmettre de transmettre un patrimoine culturel, spirituel, historique transmettre et partager et notamment partager avec ceux étrangers qui vivent parmi nous. Parce que celui qui est accueilli dans la maison respecte cette maison.
[Applaudissements] Enfin, si l'autorité fonde la vie en commun sans laquelle il n'y a pas de nation, si la transmission inscrit la nation dans la durée, la souveraineté la sauvegarde face au danger, face au péril. Nul n'a le droit de décréter que poser la question de la souveraineté nationale ferait le jeu du nationalisme pour la simple raison que tout patriote sincère a le droit de se poser la question de la souveraineté nationale. Défendre notre souveraineté, c'est défendre l'idée que l'indépendance du peuple français est aussi indispensable à nos concitoyens qu'elle est au monde, qu'elle n'est jamais si grande, comme le disait Malerot, que lorsqu'elle est la France pour tous les hommes.
Parce qu'il existe un pacte plusieurs fois séculaire entre la France et la liberté des peuples. Loin de nous restreindre, loin de nous replier, la souveraineté nous enrichit. La souveraineté nous grandit et elle redonne surtout à notre nation cette capacité d'initiative au sein de l'Europe et au sein du monde. Alors mes amis, c'est maintenant que tout se joue. Cette bataille, on peut la gagner et cette bataille on va la gagner. [Applaudissements] J'en ai mené des combats, j'en ai gagné des campagnes électorales.
Alors, croyez-moi, si je vous dis que la victoire se donne rarement à ceux qui croient avoir déjà gagné, la victoire, elle vient à ceux qui donnent tout jusqu'au dernier jour, à ceux pour qui chaque instant est une lutte. J'ai besoin de vous. J'ai besoin de votre force. J'ai besoin de votre courage. J'ai besoin de votre volonté. Ne vous laissez pas faire. Ne vous laissez pas intimider. Tout est fait dans cette élection pour favoriser le désaroi et le renoncement. Tout est fait pour masquer les véritables enjeux, pour détourner les Français de cette préoccupation qui est la plus essentielle au jour du scrutin suprême, la préoccupation du destin de leur pays.
Mes amis, vous n'êtes pas dupe, vous êtes révolté, vous êtes déterminé et vous êtes déterminé parce que vous êtes des militants de la France. Alors, prenez les choses en main, bousculez les scénarios écrits par d'autres que vous. Montrez-leur qui vous êtes. Allez partout avec la France pour étendard. Allez partout pour dire que nous avons un projet qui est le meilleur et qui est le seul en mesure de relancer notre pays. Un projet précis, un projet conquérant, un projet qui est le seul à pouvoir être mise en œuvre dès maintenant par une majorité politique cohérente que les autres candidats ne peuvent pas avoir.
De tous les candidats, je suis le seul qui a autre chose à proposer à la France qu'un saut dans l'inconnu, un écran de fumé ou un statut qu déplorable. Je suis le seul qui est un cap. [Applaudissements] Je ne suis pas un produit marketing. Ma parole ne m'est pas soufflée par le microcose. Elle me vient de tous les Français qui m'ont fait partager leurs espoirs et leurs difficultés. Je suis porté par leur énergie. Je suis porté par leur désir de liberté et de réussite. Oui, je veux incarner la fierté d'une nation qui ne se laissera jamais abattre. Je m'adresse à tous les Français. Il y a pas un peuple de droite contre un peuple de gauche.
Il y a qu'un peuple, le peuple français, capable de toutes les à condition qu'on lui fixe des objectifs et des buts clairs et justes. Oui, je veux convaincre la jeunesse que l'audace du changement, elle est en nous. Je veux encourager les entrepreneurs, redonner confiance aux agriculteurs et au monde rural qui sont pas les derniers vestiges d'une France disparue. Je veux entendre la voix des outremères qui réclament respect et progrès. Je veux convaincre les ouvriers que la productivité est la clé de leur emploi et de leur pouvoir d'achat. Je veux réveiller la vocation des fonctionnaires, des policiers, des enseignants, des infirmières qui servent le bien public.
Je veux être au côté des familles qui sont le creuset de la France qui veut de l'éducation, de l'autorité et du travail pour ces enfants. [Applaudissements] Je veux parler pour les chômeurs, pour les sangrades, pour les courageux, pour tous ceux pour qui le changement est une opportunité de prendre leur destin à pleine main. La France a plus de 1500 ans d'histoire, mais la France a toujours 20 ans pour les cœurs vaillants. Nous sommes un grand peuple et nous réussirons. Nous réussirons, oui, ensemble, nous réussirons parce que rien n'arrête un pays qui se dresse pour son avenir. Vive la France ! Vive la République !
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