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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 30 août 2025 86 minAutoproduit

🔴 Budget : Nos propositions pour répondre aux attentes des Français·es - #CamPuS2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bon, comme je le disais, c'est une une des séances une des séquences les plus attendues de cette université d'été. Il y en a eu bien d'autres des moments forts. Il y a eu bah le moment fort Olivier hier avec son discours, le moment fort de la gauche puisque hier après-midi toute la gauche était réunie devant vous.

Il y aura un autre moment aussi avec Chloé hein cet après-midi pour présenter la méthode de notre projet. Mais vous l'avez compris en lisant un peu les journaux et en regardant la télé depuis quelques jours, il va de soi que la séquence qui va commencer maintenant, elle a pris une autre tournure depuis quelques jours. Normalement, nos parlementaires devaient vous présenter leur proposition, leur contreproposition budgétaire, mais est-ce qu'il y a des contrepropositions à un budget qui n'existe plus ?

Et donc vous avez vu que depuis quelques heures la tonalité est un peu différente. Les socialistes sont dans une posture de proposition, sont dans une posture de euh de gouvernance possible. Et c'est dans ce cadre-là un peu nouveau euh que va se s'inaugurer cette séquence qui va durer 1h15 1h30 et dans lequel les parlementaires qui ont travaillé d'arrache-pied jusqu'à ces dernières heures voire même minutes minutes euh lors des de toute l'université d'été, vous les avez pas beaucoup vu parce qu'ils étaient enfermés à détailler à travailler sur les propositions qu'ils vont vous présenter maintenant.

Et donc nous allons séquencer les dépenses, les recettes. Vous allez voir tout cela maintenant. Mais en propos introductif, en propos politique, en propos pour cadrer de manière générale la séquence qui vient, j'appelle Boris Valot, président du groupe à l'Assemblée nationale.

J'avais promis de ne pas porter de lunettes avant mes 50 ans, mais c'est fait. Bon, mes chers mes chers camarades, je voudrais d'abord vous saluer toutes et tous, saluer celles et ceux parlementaires du Sénat, de l'Assemblée, collaborateurs, secrétaires nationaux qui ont contribué au travail que nous avons conduit tout l'été parce que nous n'étions pas tout à fait en vacances pour ce qui nous concerne. Je m'exprime devant vous, je le dis avec un peu de gravité, avec la parfaite conscience de la situation dans laquelle nous trouvons.

Gravité de la situation internationale. Gravité de la situation économique, financière, sociale, gravité éminente de la situation politique dans laquelle nous trouvons ou plus exactement dans laquelle nous avons été plongé. car nous connaissons parfaitement les responsables de cette déba et le premier d'entre eux Emmanuel Macron, le président de la République et c'est soutien aveugle ou aveuglé de la première heure et je pense en particulier à François Bairou le toujours premier ministre.

Nous avons continuement, je dois le dire depuis 8 ans, vous nous dans nos hicycles respectifs, dans vos collectivités locales comme militant alertés, amendés, nous avons formulé des propositions. Nous avons même essayé de négocier un accord de non censure et nous sommes régulièrement heurtés à l'indifférence, au colibet, au mépris parfois et en définitive dans une période récente à la trahison. Alors, à celui qui va nous poser la question de savoir si nous avons confiance, je crois que nous pouvons lui dire sans embage non, monsieur Bairou. [Applaudissements] Et il nous faut d'évidence reprendre la main.

Reprendre la main. Comme parfois quand l'histoire se fait tragique et menaçante, les socialistes ont le devoir d'être au rendez-vous. Car il est important, Patrick le fera plus en détail que moi, de dire où ils veulent nous entraîner, de quoi le plan de Bairou est le nom ? celui de la souffrance humaine, de l'injustice sociale, de l'infficacité économique.

Et le scénario à la grecque qu'il agite en permanence ou non esté est en réalité le scénario qu'il propose aux françaises et aux Français. C'est l'écrasement d'une croissance déjà parmi les plus faibles d'Europe. C'est la destruction d'un pouvoir d'achat à tonne.

C'est l'augmentation promise du chômage à 9 % en 2027. C'est l'étranglement de services publics qui déjà n'en peuvent plus et je pense à l'école et à l'hôpital en particulier. C'est en conclusion l'impossibilité de réduire les déficits.

C'est ajouté de la crise à la crise. On pourrait nous faire reproche que ce soit le diagnostic partisan des socialistes dans l'opposition. Non, c'est celui de l'Office français des conjonctures économiques et vous mesurez à quel point il est accablant.

La bonne nouvelle dans cette période, en cette nuit, c'est que un autre chemin existe pour répondre à l'urgence, pour répondre aux Françaises et Français qui ne peuvent pas attendre, qui ne peuvent plus attendre, qui attendent depuis trop lentement que cesse la macronie qui leur impose tant de sacrifices. les travailleurs qui ne vivent pas toujours de leur travail, les services publics qui s'enfoncent dans la difficulté, les chefs d'entreprise de notre territoire qui partout voi la consommation réduite et les carnets de commande se vider et qui s'inquiètent pour eux-mêmes et pour la salarié. Un autre chemin donc que nous présenterons avec les députés et les sénateurs qui ont travaillé toutes les vacances et jusqu'à tard cette nuit pour sortir de l'impasse sans attendre 2027, sans attendre une hypothétique dissolution ou une éventuelle élection présidentielle anticipée.

Un autre chemin comme un premier pas et un début d'espoir pour transformer le blécage annoncé de notre pays en changement. Enfin, je voudrais à cet instant, sans entrer dans un détail qui vous sera donné ensuite, donner quelques-uns des principes et quelques-unes des mesures qui ont guidé notre travail. Nous voulons d'abord non seulement épargner les ménages modestes, les classes populaires, les classes moyennes, les hommes et les femmes qui n'ont que leur force de travail pour vivre, celles et ceux que nous vous avons applaudi aux 20h à l'occasion d'une crise dont chacun se souvient.

Mais nous voulons plus encore soutenir leur pouvoir d'achat parce que pour beaucoup d'entre eux, il est de plus en plus difficile de terminer le mois. Nous allons ainsi proposer une baisse ciblée de la CSG entre 1 et 1,4 SMIC pour que des millions de travailleuses et de travailleurs voit leur soutien voit le soutien à leur salaire massivement consacré. Nous voulons également revenir sur la réforme des retraites qui par million a convoqué les Français dans la rue.

Suspension immédiate et négociation dans le même délais en demandant aux partenaires sociaux de négocier les modalités et le financement d'un retrait d'un retour de la retraite à 62 ans. Nous proposons de mettre à contribution les très haut patrimoines, celles et ceux qui se sont enrichis depuis 8 ans, dont le patrimoine s'est grossi dans la crise et parfois même de la crise à travers une taxe inspirée des travaux de Gabriel Zman. Il manque 60 milliards chaque année à nos services publics, à notre redressement industriel.

à la préparation écologique de l'avenir. Et c'est la raison pour laquelle l'un des notre des piliers de notre proposition est un plan de relance de soutien à nos entreprises partout dans nos territoires avec deux mots d'ordre, la souveraineté et la préparation de la transition écologique. Nous proposerons aussi des économies, des économies qui épargneront les assurés sociaux, les malades auxquels on ne peut pas promettre de déremboursement ou d'augmentation du ticket modérateur comme cela était le cas pour François Bairou.

Parce que oui, je le dis aussi, nous réduions les déficits ni de la manière ni dans le rythme injuste de François Baou. Vous l'avez compris, la préparation de l'avenir et la justice. Pas le travail, le capital, pas les jours fériers, les héritiers, pas le ruissement, la redistribution, pas les PME, les multinationales, pas la récession, la relance. [Applaudissements] Olivier Fort, notre premier secrétaire dans un travail exigeant de concertation avec l'ensemble des sensibilités du parti dans un travail très collectif dont je suis le témoin a dit hier que nous étions prêts.

Nous sommes prêts. Dès la semaine prochaine, nous rencontrerons nos partenaires de gauche pour leur présenter et pour discuter des propositions que nous allons formuler devant vous aujourd'hui. Et j'ai déjà passé un coup de téléphone à deux de mes homologues Cyel Châtelin et Stéphane Pe.

Avec eux, nous souhaitons également aller à la rencontre des partenaires sociaux, des organisations syndicales dont vous savez beaucoup d'entre elles seront mobilisé le 18 septembre prochain pour dire l'urgence sociale que traverse notre pays. Nous écouterons ce que les Français le 10 septembre auront à nous dire. leurs colère, leurs impatiences, mais aussi leurs attentes et leurs espoirs.

Et nous ferons en sorte de transformer leur désir de blocage en espoir pour demain de vivre mieux. Enfin, nous tournerons vers la seule majorité qui existe dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, vers les députés qui ont été élus dans l'élan de fronts républicain qui doivent se souvenir que par les urnes, le macronisme a perdu sa légitimité, qu'ils ont été battus dans la forme d'exercice de leur pouvoir comme de le fond de leur projet qui nous ont conduit dans la base dans laquelle nous sommes. Il leur faudra accepter les compromis exigeants au bénéfice des pays et du pays et des Français que nous mettons aujourd'hui sur la table.

Mes chers camarades, avant de laisser la parole à Patrick Caner, je voudrais vous dire que par nos propositions sous cieux des urgences économiques, écologiques, sociales du pays, nous sommes fidèles à nos électeurs de premier tour. Je voudrais vous dire aussi que par notre méthode, celle qui a été exposée hier dans le discours d'Olivier, nous sommes fidèles à nos électeurs de second tour. Nous n'avons qu'une seule exigence, qu'un seul souhait.

Nous voulons servir et être utile tout de suite aux Françaises et aux Français. Je vous remercie. Merci euh merci Boris.

Nous avons, vous le savez à gauche le plus grand nombre de parlementaires car il y a des députés et des sénateurs. Ils ont travaillé une fois plus de manière évidemment commune au cours des derniers jours. Patrick Caner, président du groupe socialiste au Sénat.

Tu as la parole. Mes chers camarades, alors j'ai mes lunettes. J'ai vu que Boris avait réussi à lire son papier et de manière remarquable parfois en notant ses lunettes.

Euh je vais mettre aussi un peu, je pense, mais je voudrais dire à Boris que j'ai eu son âge et que j'espère qu'il aura le mien. [Applaudissements] Il espère aussi mais je en pleine forme. Mes chers camarades, chers premier secrétaire, chers collègues parlementaires, sans mois 100 mois ah vous demandez mais ce qu'on appelle du teasing sans moi ?

Non, je vous rassure, je serai avec vous mais sans moi, c'est le nombre de mois. à quelques jours près euh à la tête desquelles monsieur Macron donc est locataire de l'Élysée. Sans moi, sans moi.

Et la Macronie qui est là devant nous, très affaiblie, je dirais menaçante pour les grands équilibres de notre pays. J'ai envie de lui poser une seule question, monsieur Macron. J'ai hier revisité le discours de la pyramide du Louvre en mai 2017.

J'ai regardé avec mes lunettes. Est-ce que Il y a une seule question qui vaille, est-ce que notre pays va mieux qu'en mai 2017 ? Ce pays aujourd'hui, c'est une pauvreté qui atteint plus de 100 millions de nos concitoyens.

C'est 17 % des salariés français qui survivent avec le SMIC. Jamais il n'y a eu autant de salariés au niveau du SMIC. C'est 40 % on termine les vacances.

C'est 40 % de Français qui ne sont pas partis en vacances encore une fois cette année. Ce sont des classes moyennes qui souffrent en s'interrogeant sur leur devenir. C'est l'insécurité croissante dans nos villes et nos villages.

C'est une situation budgétaire cataclysmique. Cataclysmique. C'est aussi une parole affaiblie de la France sur le plan international.

C'est ce n'est peut-être pas encore la serie sur le gâteau sep premiers ministres avec celui ou celle qui viendra après monsieur Beirou sep premier ministres pendant les deux quinquena et si on raccourcit les délais c'est c premier ministres en 2 ans. Il vaut mieux être préfet que premier ministre he aujourd'hui je peux vous le dire. Et la conclusion de tout ça qui est la plus dramatique, l'extrême droite est aux portes du pouvoir.

Monsieur Macron, cela suffit. Et vous qui vous pavanez, moi le nordiste, je regarde ce qui se passe dans mon département voisin, le pas de calé. Vous qui vous pavenez devant votre nouvelle villa que vous avez acheté au Touquet de 300 m².

Je ne dis pas que monsieur Macron n'a pas le droit d'être propriétaire. Je dis simplement que est-ce que c'était vraiment le moment, considérant le contexte et bien de d'étaler comme cela une richesse qui est manifestement indécente au regard de la souffrance de nos concitoyens. Et bien mes chers collègues, mes chers collègues, mes chers camarades, la Macronie Saosto, c'est d'ailleurs comme cela qu'on la reconnaît.

Instabilité, incompétence, injustice. Ce triptique, c'est l'explication de la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. aussi et je vais le dire au ministre qui parfois s'exprime dans la presse il y a pas très longtemps dans un grand journal du matin le Figaro au ministre qui se réclame d'un passé de gauche GRP samen panier runaché Borne mais adel barzac et j'en oublie je leur réponds on n'est pas de gauche Quand on siège avec Bruno Rota ou Gérald Darman.

Alors alors, fallait-il sauver une nouvelle fois le soldat Byron ? avec Olivier, avec Boris et d'autres que je salue, Jérôme, Philippe, Tier Cosé, Claud, enfin nous avons négocié pendant un mois complet en janvier. Pourquoi nous avons négocié non pas un accord de long censure, non pas un pacte de long censure, mais nous avons négocié une stabilité pour notre pays après la censure le 5 décembre 2024 de monsieur Barnier.

Nous l'avons fait parce que tout d'abord monsieur Bairou pouvait avoir le bénéfice du doute. Il venait d'arriver. Le budget avait été élaboré par Gabriel Atal.

Il avait été mise en œuvre et peaufiné par monsieur Barnier et lui il débarque après la censure. Donc on s'est dit bah pourquoi pas donnons sa chance au produit. Nous avons donc négocié et je ne regrette pas cette négociation parce que sur le papier au moins nous avons évité les déremboursements de médicaments, nous avons évité les suppressions de 4000 enseignants.

Nous avons permis une hausse de la fiscalité du patrimoine, j'y reviendrai. Nous avons permis une hausse sur de la taxe sur les transactions financières, la suppression de 3 jours de carence pour les fonctionnaires, la limitation des prélèvement sur les collectivités et nous avions même espéré une suspension de la réforme des retraites. Boris l'a évoqué il y a quelques instants et on y reviendra sur le papier. sur le papier et le 16 janvier, monsieur Bairou nous écrivait en disant "Mais voilà, je vous ai donné raison, chers collègues socialistes avec qui vous avez avec qui j'ai négocié au travers de mes ministres." Chers collègues, la situation n'a plus rien à voir.

Mes chers camarades, nous sommes aujourd'hui dans une totale différence chronologique. Monsieur Baou n'a plus le bénéfice du doute. Il est au pouvoir et c'est quoi son bilan quand il nous présente cet acte provocateur du 15 juillet dernier ?

Je vous le dis comme je le pense, les mesures qui auraient pu aller dans notre sens, je pense à la fameuse contribution différentielle sur les haut revenus, la CDHR qui devait de fait remplacer l'ISF supprimé par Macron en 2017. Moi quand on est allé les voir avec Boris Lombard, Boris s'en souvient, je lui ai j'ai dit à Lombard "Mais ça a ramené combien cette contribution ?" Il s'est retourné devant ces auprès de ses collaborateurs en disant "Mais combien combien combien ?" Pas de réponse.

Mais je sais pourquoi il y a pas de réponse ? C'est parce que les 2 milliards 2 milliards euh rapprocher le chiffre des 44 milliards d'efforts demandé aux Français. Les 2 milliards qu'ils espéraient à mon avis c'est au mieux un milliard et demi et encore je suis peut-être généreux en la matière.

Donc nous n'avons pas été roulé dans la farine. On a pris nos responsabilités. Mais chat est chaudé et vous connaissez la suite bien évidemment.

Alors la provocation des propositions du 15 juillet, c'est un manque de respect pour l'opposition sur la forme et sur le fond. C'est irresponsable dans le temps et c'est une atteinte aux français que nous combattrons naturellement. Alors ce que vous allez découvrir Boris, on a dévoilé les principes, j'y rajoute quelques autres punchline comme on dit.

Ce que vous allez découvrir repose sur des principes simples. Pas de justice sociale sans justice fiscale. Pas de recette fiscale.

Pas de recette fiscale sans consommation et croissance relancée. pas de croissance sans confortation des collectivités territoriales notamment à la veille des municipales avec une ligne rouge mes chers camarades une ligne rouge. On ne demande pas aux plus modestes de réparer les fautes de ceux qui ont aggravé les inégalités.

Alors, je termine sinon Luc Broui va me gronder. Je termine et bien avec ce que nous allons vous proposer, ce nouveau chemin, cet autre chemin pour la France. Je vous le dis du haut de cette tribune avec notre budget.

Il n'y aura pas d'années noir pour les Françaises et les Français les plus modestes. Il n'y aura pas 380000 ménages qui rentreront dans l'IRPP cette année. Il n'y aura pas 17 millions de retraités et 3 millions de demandeurs d'emploi qui vont voir leur contribution sociale généralisée augmenter.

Il n'y aura pas 30 millions de travailleurs et de travailleuses qui vont devoir payer un impôt déguisé sur le travail avec la suppression de 2 jours fériers. Et il n'y aura pas non plus 30 millions de travailleuses et de travailleurs qui verront leurs arrêts maladies être moins bien remboursés. Mes chers camarades, mes chers camarades, ces priorités, ce nouveau chemin pour la France, cet espoir pour nos concitoyens repose sur une idée simple, cardinale pour les socialistes qui porte un mot magique, magnifique, le mot de justice. [Applaudissements] Merci Patrick, merci Boris.

Donc après ce cadrage général, nous allons maintenant inaugurer quatre séquences. Les grands principes des décisions qui ont été prises par nos parlementaires, la question des recettes, la question des économies, la question du plan de relance. quatre séquences, 10 minutes à chaque fois, un binôme que j'appelle à chaque fois au pupitre pour euh vous donner les les éléments qui seront des éléments extrêmement précis euh livré aux militants, aux élus, aux journalistes euh pour étayer tout ce que nous avons dit depuis euh 48 he pour commencer, j'appelle Florence Blatrix Conta, sénatrice de l'INE euh de l'un de l'un de l'un de l'un sénatrice de l'un et secrétaire national du parti au compte public. accompagné de Philippe Brun, vice-président de la commission des finances. [Applaudissements] Mes chers camarades, en ce jour qui n'a rien pour nous d'un jour ordinaire, nous sommes très fiers de vous présenter les propositions à l'issue d'un travail qui nous a pris tout l'été et dont je souhaiterais rappeler les principes même si Patrick et Boris l'ont déjà bien fait avant moi, c'est la slide qui est suivante.

Le premier de ces principes, vous l'avez compris, c'est non seulement de préserver les classes populaires et les classes moyennes de tout effort dans un moment où nous devons redresser les comptes publics, mais c'est aussi de relancer la consommation alors que celle-ci a baissé de 1 % au premier trimestre et que les prix n'en finissent plus d'augmenter, notamment les prises alimentaires, les boissons nonalcooliques encore 9 % au dernier trimestre, les fruits et légumes plus 7 % au dernier trimestre et un grand nombre de vales des étiquettes dans les supermarchés auquels nous devons aujourd'hui donner une réponse afin de relancer l'économie dans un moment où la croissance est extrêmement faible. La deuxième deuxème principe, vous l'avez compris, cela a été magnifiquement dit par Boris et par Patrick, c'est de répartir l'effort qu'il y ait de la justice dans ce que nous proposons aux françaises et aux Français que ce soit pas toujours les mêmes qui payent. Le troisème principe qui va s'afficher dans quelques instants, c'est celui de dans la justice permettre à une trajectoire qui permette à la fois un retour au 3 % de déficit mais dans une trajectoire qui soit plus allongée et que Florence va vous annoncer et puis de relancer l'économie aussi par un plan d'investissement vert là où aujourd'hui les dépenses d'investissement de l'État se limitent seulement à 30 milliards d'euros par an et et que l'on manque de tout, des réseaux d'eau qui sont aujourd'hui en grande difficulté, des routes.

Nous sommes en retard sur la transition écologique, en retard sur la transition numérique et donc ce plan d'investissement permettra de moderniser le pays et aussi de relancer la croissance là où justement elle vient à manquer aujourd'hui. pour tout cela, ils font donc une une trajectoire qui soit différente, qui permet de ne pas casser la croissance et c'est ma collègue Florence qui va vous la présenter. Merci mes chers camarades.

Donc Philippe vous a présenté les grands principes qui ont présidé à la fois à nos orientations budgétaires mais aussi à la trajectoire que nous vous présentons. protection justice avec une volonté de stabiliser la dette que les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron ont creusé de manière habissale avec 1000 milliards de dettes supplémentaires. Il faut quand même rappeler que depuis 2017 la part des dépenses publiques est restée stable.

Par contre, les prélèvements obligatoires ont baissé de 2,5 points et pour être à 3 % de déficit, en fait euh les il manque 2,4 points. Donc on voit bien que ce sont les prélèvements obligatoires qui ont euh conduit notre pays dans cette abîme. Euh donc aujourd'hui, on ne pas l'état catastrophique de nos finances publiques.

On sait qu'il y a un ajustement de 100 à 110 milliards à réaliser jusqu'à la fin de la décennie et nous nous intégrons pleinement dans cette trajectoire. Mais le redressement de nos finances publiques doit se faire dans la justice et il doit être crédible. Et pour être crédible, il ne doit pas être récessif.

Passer principalement par des coupes budgétaires, par des efforts demandés aux plus modestes comme le fait François Baou est contreproductif parce que ce dont notre pays a besoin, c'est de consommation et d'investissement. Donc l'austérité promise entraînera un ralentissement de l'activité et une une augmentation du chômage. D'ailleurs, les travaux de l'OCDE sur lesquels nous sommes basés pour faire l'OFCE sur lesquels nous sommes basés pour faire euh nos projections euh prédisent un taux de chômage à 9 % avec l'ajustement prévu par François Baot.

Donc ces travaux sur lesquels nous nous sommes basés pour construire une trajectoire plus progressive, abais de la dette manière plus progressive, abaissement du déficit de manière plus progressive sans casser la croissance ni pénaliser les ménages modestes. Nous avons fait un choix documenté, étayé, d'étaler l'effort jusqu'à 2032. C'est pour cette raison que nous proposons de diviser l'effort par deux par rapport à l'effort proposé par François Baou, c'est-à-dire faire un effort de 21,7 milliards d'euros.

Cet effort n'impacte pas la croissance, n'impactera pas également le taux de chômage. Et nous proposons aussi d'étaler cet effort non pas jusqu'en 2029 mais jusqu'en 2032 pour qu'il soit davantage tenable et avec ensuite une réduction de 04 points par an. La réduction proposée par le gouvernement de 08 points n'est pas tenable.

Donc nous nous proposons de partir d'un déficit de 5 % et d'arriver à un déficit de 2,8 en 2032. L'ajustement de 08 proposé par le gouvernement relève en réalité de l'impossible, voire d'un mensonge. Un tel ajustement n'a été réalisé qu'une seule fois depuis 1974 et c'était en période de très forte croissance.

Or, nous n'en sommes pas là aujourd'hui. Donc, il ne s'agit pas pour les socialistes d'avoir une ambition moindre, mais c'est une nécessité de garantir la crédibilité de la France vis-à-vis des marchés financiers qui ont été échaudés par ces 8 années de Macromniste, par des engagements non tenus, par des dérapages budgétaires en 2023 et dérapages budgétaires inédits. Et donc être crédible, ce n'est pas prendre des engagements incroyablement forts et intenables.

C'est définir un chemin sur lequel on peut tenir ses engagements. Et c'est ce que nous vous proposons en outre, une trajectoire plus soutenable permet de disposer de davantage de marge de manœuvre pour relancer la croissance économique et aussi financer un projet politique rassembleur et juste. Donc nos collègues vous présenteront la décomposition de cet effort.

Des recettes nouvelles à hauteur de 26,9 milliards, des propositions d'économie qui préservent les plus modestes, qui préservent les services publics à hauteur de 14 milliards et un plan de relance de l'investissement et du pouvoir d'achat à hauteur de 19,3 milliards. Je vous remercie. Merci à vous.

N'hésitez pas à prendre les photos hein des slides hein parce que pendant 8 jours, il va falloir marteler absolument matin, midi et soir les propositions que nous faisons et les argumenter de façon crédible mais j'imagine que vous recevrez ça sur vos boîtes mail par ailleurs dans les heures qui viennent. Je vais euh avant d'appeler les orateurs suivants, remercier quand même parce qu'ils ont bossé toute la nuit jusqu'à même 10h du matin toute l'équipe des groupes parlementaires. Je pense notamment à Joris, je pense à Simon sous la houlette de Maxime Sauvage que je vous demande d'applaudir parce que parce que voilà, ils étaient encore il y a quelques minutes en train de corriger les slides que vous avez sous les yeux, ce qui est bien normal vu la lourdeur de de ce travail.

J'appelle pour parler des recettes, c'est important. Jérôme Gedge, député deesson et Estelle Mercier, député de Meurt et Moselle et première fédérale de la Meoselle. Euh si je t'en prie, je pense que tu fais les mesures PF.

Les mesures PF Chers camarades, euh près de 60 milliards d'euros chaque année manque dans les caisses de l'État. C'est 60 milliards d'euros, ce sont tous les cadeaux fiscaux faits par la politique des macronistes. 60 milliards d'euros, vous imaginez bien, c'est ce qui nous permettrait de résorber chaque année notre déficit.

Nous proposons nous dans ce plan de d'augmenter nos recettes, en tout cas d'avoir un une augmentation de ces recettes de 26,7 milliards d'euros. De quelle manière ? De plusieurs manières.

La première, c'est que un un autre chiffre important, en 8 ans, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par 2,2 en 8 ans. 2,2, c'est plus de 660 milliards d'euros. Alors qu'en même temps 900000 personnes supplémentaires sont passées sous le seuil de pauvreté, près de 100 millions de personnes aujourd'hui.

En France, on sait que les inégalités se sont creusées et notre système fiscal est profondément inégalitaire. Pourquoi ? Parce qu'il est plus facile aujourd'hui de vivre des revenus du capital de son patrimoine que de vivre des revenus de son travail.

Aujourd'hui, l'écart de fiscalité entre le travail et le capital est important notamment pour les hauts revenus. Et ces cadeaux fiscaux, ils ont profité à qui ? Ils ont profité essentiellement aux ultra riches, aux grandes fortunes qui ont bénéficié de ces largesses fiscales.

Et c'est cette stratégie d'Acaiseville que nous voulons contrer. Une autre possibilité, c'est effectivement de proposer des recettes nouvelles. Mais le rétablissement des comptes ne peut pas se faire s'il ne se fait pas dans un dans une justice, une justice fiscale.

Et c'est pour ça que la première pierre angulaire de notre dispositif recette, c'est évidemment la contribution différentielle sur les hauts patrimoines qui est une contribution de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. 100 millions d'euros dite taxe Zucman. Qui est préservé dans la salle ?

Cette taxe, elle touche 0,01 % des Français. 0,01 % des Français. Et elle pourrait rapporter 15 milliards d'euros.

Comment elle peut rapporter 15 milliards d'euros ? Dans une hypothèse prudentielle parce que chaque année les revenus du capital, c'est 6 7 8 % en moyenne de revenus qui arrivent. Et sur ces 6 ou 7 % on propose d'en prendre 2 %.

Et c'est 2 % c'est plusieurs milliards d'euros pour des groupes comme Boloré, l'Oréal ou d'autres les ultra riches et les grandes patrimoine français. C'est cette injustice fiscale majeure que nous voulons corriger avec cette axe zucman dans cette inégalité pour pouvoir dire que finalement les ultra riches qui ont profité de la stratégie de la caisse vide aujourd'hui doivent contribuer au redressement des comptes publics et doivent contribuer d'une manière générale à notre système social. La deuxième pierre angulaire du rééquilibrage fiscal de la justice, c'est la fiscalité sur les dividendes et les plusvalues qui correspond aussi aux cadeaux qui ont été faits depuis 2017 par Emmanuel Macron avec la mise en place de la flat taxe ou appelé prélèvement forfaitaire unique qui permet au haut de revenu de revenir de sortir de la progressivité de l'impôt et finalement d'avoir un taux forfaitaire qui leur fait payer beaucoup moins cher leur contribution que s'ils étaient simplement dans le bar d'impôt sur les revenus.

En remodulant cette taxe, en remodulant cette fiscalité sur les dividendes et les plusvalues, nous escomptons un rendement de 3,8 milliards d'euros supplémentaires. Lutte contre la fraude. 3è point, la lutte contre la fraude fiscale et sociale.

Nous ne devons pas avoir peur de dire qu'il y a de la fraude de tous les côtés. La plus importante étant évidemment la fraude fiscale. On estime que et c'est extrêmement documenté que la fraude est de l'ordre de 3 milliards d'euros par an.

Mais pour cela, il faut donner des moyens à l'administration fiscale pour qu'elle puisse aller chercher ces 3 milliards d'euros par an. Puisque les dispositifs d'optimisation fiscale ou de lutte d'évasion fiscale sont connues, mais nous n'avons pas les moyens aujourd'hui d'aller les chercher et d'aller récupérer cet argent. Donc dans la lutte contre la fraude fiscale et la lutte contre la fraute sociale aussi dont parlera Jérôme, il faut d'abord renforcer les moyens et ensuite pouvoir récupérer un rendement autour de 2,8 millions 2,8 milliards d'euros pour la fraude fiscale et 200 millions d'euros pour la fraude sociale.

Je termine sur les gars femmes, c'est pas dans l'ordre mais c'est pas grave. et 4e 4e levier important évidemment moins en terme de de levier mais quand même pasin euh nous augmenteront nous doublerons la taxegafam la taxe sur les services numériques notamment sur les publicités qui aujourd'hui a un 3 un taux de 3 % que nous doublons. Aujourd'hui elle nous rapporte 800 millions d'euros et donc en la doublant nous escomptons un revenu supplémentaire de 800 millions d'euros supplémentaires.

Bravo ! Alors, je juste pour que vous compreniez les les les l'exercice de duétise. Les mesures que vous a présenté Estelle sont plutôt dans le champ du budget de l'État qu'on appelle le PLF, le projet de loi de finances dans notre jargon et celles sur lesquelles je vais insister à l'instant sont plutôt dans l'autre budget essentiel de la nation qui est le budget de la sécurité sociale qu'on appelle le PLFSS, le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Si nous avons commencé logiquement avec Estelle et dans le prolongement de ce que nous ont dit Patrick et Boris par la question des recettes, c'est parce que nous l'avons martelé, la crise des finances publiques est d'abord et avant tout une crise des recettes organisées par l'État, par l'appauvrissement des ressources. C'est vrai pour le budget de l'État et c'est vrai pour le budget de la sécurité sociale. Et au moment où je prononce ce nom de sécurité sociale, les orientations que nous vous présentons aujourd'hui, elles s'inscrivent dans le 80e anniversaire de la sécurité sociale.

Dans ce qui est dans le patrimoine de la gauche, dans ce qui est, on le dit souvent, vous savez, la séc vous avons faites, c'est de taxer les hauts patrimoines pour préserver le patrimoine de tous les Français. taxer les héritiers, taxer les très haut ménages pour pouvoir assurer la solidarité des services publics et de la sécurité sociale. Alors, appliquer euh à les aux enjeux de la sécurité sociale, c'est pas une approche strictement défensive que nous avons de la sécurité sociale parce que c'est un petit peu le pistolet sur la temple que nous qu'on nous met en permanence qui consiste à dire "Ah bah, on dépense trop, c'est trop généreux.

Notre système de retraite, il est trop généreux. notre système d'assurance maladie euh il est pas suffisamment contrôlé et il y a des abus à tour de bras et il faut je mets beaucoup de guillemet responsabiliser les patients à coup de franchise médicale à coup de déremboursement à coût d'augmentation du ticket modérateur et se faisant assumer la logique d'un système de santé à deux vitesses. Nous nous avons une vision offensive de la sécurité sociale et les marges de manœuvre que nous dégageons aujourd'hui, c'est évidemment pour préserver l'existant et ne pas mettre à mal le beau principe fondateur de la sécurité sociale qui est que chacun reçoit selon ses besoins et contribue selon ses moyens.

Nous nous sommes attachés à ce principe : l'universalité des droits et la progressivité de la contribution. C'est ça la gauche. C'est ça les socialistes.

C'est ça leur vision de la sécurité sociale qui n'est pas celle du chacun pour soi. Alors, une vision offensive, c'est dégager les moyens pour financer les besoins. On en reparlera tout à l'heure en matière d'hôpital, en matière d'accompagnement du grand âge parce qu'on continue à défendre la nécessité d'une loi pour le grand âge, l'accompagnement de la petite enfance et évidemment, je l'ai mentionné, l'hôpital public qui souffre exagérément.

Alors ces ressources nous les avons travaillé d'ailleurs depuis plusieurs années en réalité depuis plusieurs amendements que nous déposons année après année. Nous l'avons fait sur la base du travail de des précédents PLFSS mais tenez-vous bien nous l'avons même fait aussi à partir des propres propositions que François Beerou lui-même a reçu ces dernières semaines. Parce que si dès les minutes qui suivent notre présentation, vous allez avoir les tombes en cause qui diront "Mais ces socialistes sont totalement déconnectés du réel ?" Non, vous savez, au début du mois de mars, François Beerou, il a sollicité des instances de concertation avec les partenaires sociaux d'ailleurs qui participent.

C'est trois haut conseils. Le haut conseil du financement, de la protection sociale, le haut conseil de l'avenir, de l'assurance maladie, le haut conseil de l'enfance, de la famille et de l'âge. Et l'assurance maladie elle-même avec l'ensemble des partenaires qui siègent, ont formulé des propositions, c'est un rapport qui s'appelle charge et produit que à la fois sur les économies et sur les possibilités de recette, bah les propositions que nous vous formulons, elles s'appuent pour l'essentiel sur ces travaux documentés qui figurent et qui sont venus valider ce que nous défendons année après année.

Trois choses. En 1900 pardon en 2017 au moment où Emmanuel Macron arrive, les exonérations de cotisation sociale dont bénéficié les entreprises, elle s'est levé à 37 milliards d'euros. En 2024 ou plutôt en 2025, c'est 91 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale qui ont été augmenté dans les proportions que je viens de vous indiquer au nom d'un principe simple qui était de dire il faut baisser, je mets là aussi beaucoup de guillemets, le coût du travail pour que mécaniquement l'emploi puisse être au rendez-vous.

Nous socialistes, nous avons jamais contesté le bien fondé de la baisse d'exonération de cotisation sociale, notamment centrée sur les bas salaires au niveau du SMIC. Mais ça atteint des proportions qui sont aujourd'hui absolument intenables en l'absence de contreparties demandées euh aux entreprises et euh en l'absence de euh remboursement, y compris quand euh ce sont des entreprises qui peuvent avoir encaissé ces exonérations de cotisation sociale et qui peuvent avoir parfois délocalisé et qui peuvent avoir surtout avec cela augmenté les versements de dividendes. Et donc nous voulons retrouver le chemin de la raison en disant à monsieur Macron le pognon de dingue dont il nous le parle il est là.

Le pognon de dingue, il est dans les exonérations de cotisation sociale. Et donc nous engageons un chemin raisonnable de baisse de ces exonération de cotisation sociale et sans rentrer dans les détails, d'élargissement de l'assiette des cotisations sociales parce que là aussi au fil du temps, Prime Macron, versement de dividende, distribution gratuite d'action, on a eu ce qu'on appelle de plus en plus des compléments de salaires. Rendez-vous compte aujourd'hui c'est 85 milliards d'euros qui sont versés chaque année sous forme de complément de salaire et qui ne financent pas comme le reste des salaires la sécurité sociale.

Et c'est ces fameuses niches sociales que nous proposons là aussi d'élargir. Je vous ai parlé des distributions gratuites d'action. Il y a des versements de dividendes pour des très haut salaires qui ne contribuent pas au financement de la sécurité sociale.

Et donc c'est la raison pour laquelle nous proposons dans une démarche, je le dis, qui est raisonnable et progressive de revenir sur ces montants d'exonération de cotisation sociale. C'est le montant de 2,9 milliards d'euros. Vous voyez hein, on n'est pas euh des affregauchistes, peut-être d'autres nous le reprocheront en disant dès cette année, dès l'année 2026, nous pouvons récupérer 2,9 milliards d'euros d'exonération de cotisation sociale pour financer les besoins de la sécurité sociale.

Nous le faisons aussi et dans une logique de santé publique en disant il y a des des des ce qu'on appelle de la fiscalité comportementale qui est destinée à aussi avoir des comportements vertueux et nous souhaitons attirer l'attention, nous le faisons déjà depuis 2 ans, sur la malbouffe, la dégradation de la qualité d'alimentation, l'injection de sucre ajouté dans l'industrie agroalimentaire, toutes ces produits ultra transformés et donc dans une logique de santé publique. L'objectif c'est que cette taxe, elle rapporte pas beaucoup. L'objectif, c'est que les industriels de l'agroalimentaire, ils modifient leur comportement parce que là aussi, ce sont les catégories populaires qui sont les premières victimes parce que c'est elles aussi qui se concernées par les diabètes de type 1 parce qu'il y a les sucres ajoutés dans les boissons dans les boissons sucrées.

Voilà la philosophie des propositions que nous faisons sur le budget de la sécurité sociale pour préserver ce bel outil pour et on reviendra tout à l'heure avec mes collègues dans le prendre le relance pour à travers la mesure tout à l'heure vous avez applaudi les mesures présentées par Boris par Boris Valot sur la suspension de la réforme des retraites ou sur la taxe duman mais la mesure qui va vous être présentée dans quelques minutes et qui concerne le PLFSS c'est de donner du pouvoir d'achat à plus de 40 % des salariés en augmentant leur salaire net à travers une baisse de la CSG qui elle-même est compensée par la fameuse taxman. C'est l'illustration de ce que vous avez dit Boris. La taxation sur les patrimoines permet de financer l'augmentation du salaire net de ceux qui vivent de leur travail.

Merci Estelle, merci Jérôme. Vous voyez, un budget ce n'est pas que de la comptabilité, c'est de la politique et c'est ce qui vient d'être démontré par nos deux camarades. Je veux aussi dans les séances de remerciement, il y a trois groupes parlementaires. s'exprime là le groupe parlementaire au Sénat et à l'Assemblée nationale mais vous aura pas échappé qui compris sur les contraintes budgétaires, il y a des règles européennes et donc à participer en cachette à ce travail collectif le groupe au Parlement européen.

Et donc je veux devant vous saluer Noram Barek qui a évidemment participé à cette réflexion collective et à cette élaboration collective. après euh les recettes, les économies euh puisque Jérôme l'a dit, nous sommes dans situation de responsabilité. Vous avez vu la presse depuis 24 heures, les socialistes sont prêts à gouverner, euh ils sont capables de gouverner, ça on le savait déjà.

Et donc, il faut des recettes, il faut des économies. J'appelle pour parler de ses économies Sandrine Runel, député du Rô et j'appelle Philippe Brun à nouveau pour ce binôme. C'est toi qui commence.

Chers camarades, merci à nouveau de m'accueillir. Alors, quand on nous entend sur les recettes, on se dit "Ah, c'est socialistes toujours bon à proposer des impôts nouveaux. Et donc avec Sandrine, nous sommes là pour vous dire que non, nous allons aussi vous proposer des économies nouvelles, des économies qui permettront de réduire le déficit public, de mieux faire fonctionner nos services publics, de rationaliser nos moyens et notre administration, de mieux aussi prélever les recettes publiques tant aujourd'hui nos impôts sont mités par les niches fiscales et les niches sociales.

Vous le voyez donc, d'abord nous voulons réduire les aides aux entreprises dont il a été démontré, vous avez lu le rapport sénatorial, à quel point celle-ci était nombreuse et coûteuse et avait un impact économique limité, un maqui d'aide en vérité dont on a du mal à comprendre aujourd'hui et l'utilité et le bénéfice et qui nous fait penser parfois un peu à ces économies peu développées dans lesquelles certains secteurs protégés de la rente vont négocier certaines subventions auprès du ministère. Nous disons, nous devons aujourd'hui réduire ces aides aux entreprises. Nous proposons de réduire de 1,1 % les aides aux entreprises en encadrant les niches fiscales coûteuses à hauteur de 2,5 milliards d'euros.

Alors, quelles sont ces niches ? Vous les connaissez pour beaucoup d'entre elles. Il y a le crédit impôt recherche, un bel outil qui a été créé par Jean-Pierre Cheevenement dans le gouvernement de François Mitteran en 1981.

Il s'agissait à l'époque d'aider la France à être compétitive sur le plan de la recherche internationale et de faire financer un certain nombre de ces dépenses de recherche de chercheurs par le budget public. Nous nous constatons aujourd'hui que les entreprises qui bénéficient le plus du crédit impôt recherche sont celles qui réduisent le plus aujourd'hui leur poste de chercheur en France. On remarque aussi que Carrefour où les banques touchent aujourd'hui du crédit impôt recherche et on se mène on se demande bien quelle recherche sur le CAD ou sur euh les tickets de caisses, il peut y avoir chez Carrefour.

Euh aujourd'hui, le Crédit Impôt Recherche permet également de financer le bureau, l'ordinateur du chercheur, même les sushis qu'il mangent. Donc nous proposons nous proposons de rationnaliser ce crédit impôt recherche en excluant un certain nombre de dépenses éligibles que son coût a explosé et il atteint les 8 milliards. Nous pensons qu'il atteindra même 10 milliards dans 2 ans.

Il faut donc aujourd'hui le rationaliser et nous allons donc le réserver comme cela est fait en Allemagne au TPE aux PME innovantes afin de mettre fin à cette subvention déguisée aux grands groupes qui redistribuent ensuite ce crédit d'impôt recherche à leurs actionnaires en dividende. Nous allons aussi mettre fin à cette niche fiscale scandaleuse qui touche aujourd'hui les armateurs et qu'il faut aujourd'hui limiter. Vous le savez peut-être, le groupe CMA CGM ne paye que 2 % d'impôts de manière tout à fait légale, sans faire aucune évasion fiscale parce qu'il a un régime particulier.

Un boulanger va payer 25 % d'impôts sur les sociétés. Un artisan, un commerçant va payer 25 % d'impôt sur les sociétés. Et les armateurs eux n'en payent que 2 %.

Nous proposons de limiter cette niche. afin de mettre fin à ce système de super profit gigantesque. Nous sommes peut-être ici retransmis sur BFM TV et bien le groupe CMASM a pu racheter cash BFM TV grâce à l'argent de cette niche fiscale que nous proposons aujourd'hui d'encadrer. [Applaudissements] Nous proposons aussi de revenir sur un d'encadrer un autre dispositif qui s'appelle le pacte du trait.

Je ne sais pas si vous le connaissez. Je vous conseille d'ailleurs d'y recourir vous-même pour les successions de vos enfants. Le système est le suivant.

Il suffit de mettre votre fortune dans une holding que vous déclarez chez votre expert comptable. Et cette holding, vous la transmettez à vos enfants. Elle est en grande partie exemptée d'impôts.

Vous mettez dans la holding votre yachute, vous mettez vos appartements et tandis que la maison chèement acquise à 150000 ou 200000 € au prix d'un prêt de 25 ans contracté auprès de votre banque, celle-là, elle sera soumise à des droits de mutation et important au moment des successions. Et bien là, il n'y aura aujourd'hui avec le pacte du trail, il y a une exemption. Nous proposons donc de limiter ce pacte du trade permettre effectivement des transmissions de vraies entreprises mais de les limiter pour les holdings à hauteur de 1 milliards d'euros.

Nous proposons également d'encadrer le crédit d'impôt sur les services à la personne en nous inspirant du travail d'une parlementaire qui n'est pas avec nous sur scène mais qui est là dans la salle, Christine Pierrebone que je vous propose d'applaudir et qui depuis nombreuses années, c'était le cas sur le crédit impôt recherche, c'est le cas aujourd'hui sur le crédit d'impôt sur les services à la personne, dénonce toutes ces dépenses fiscales, tous ces crédits d'impôts qui bénéficient pas toujours à ce que l'on recherche. Nous disons, il faut maintenir évidemment cette aide pour favoriser l'emploi à domicile, pour favoriser ceux qui exercent des petits boulots. Mais nous disons qu'il faut aujourd'hui le recalibrer.

Le recalibrer dans quel sens ? D'abord en excluant les frais de plateformes du montant du crédit d'impôt. Aujourd'hui, un certain nombre de plateformes vos races vivent de ce crédit d'impôt.

Pensez à Acadomia qui aujourd'hui fait financer ses frais de plateforme grâce à ce crédit d'impôt. Pensez à Shiva, cette plateforme, vous savez pour trouver un homme ou une femme de ménage chez vous qui là aussi touche directement ce crédit d'impôts. Nous voulons exclure ces frais de plateforme et recalibrer ce crédit d'impôt.

Nous proposons aussi de réduire les aides directes aux entreprises à hauteur de 1,5 milliards d'euros. Voilà déjà pour les aides aux entreprises. Et puis nous sommes lucides sur la situation aujourd'hui de l'État et il y a oui des dépenses que nous jugeons inutiles, des réorganisations à faire et comme l'a souvent dit François Mitteran, le socialisme est l'ennemi de la bureaucratie.

Et cette bureaucratie, nous voulons aujourd'hui y mettre fin par un nouveau de nouvelles réorganisations. D'abord en supprimant 100 millions d'euros dans le budget consacré à ces cabinets de conseil qui rédigent des rapports jamais suivis d'effets pour faire à la place des fonctionnaires eux-mêmes. Là où bien souvent dans les services, il y a déjà les idées pour mener à bien les réforms.

Nous proposons aussi un certain nombre d'efforts sur les agences dont le nombre s'est multiplié depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. Je vous entends aujourd'hui un certain nombre de dirigeants de droite brocarder les agences. Mais qui a créé toutes ces agences ? sous le quinquenade d'Emmanuel Macron le premier, il en a créé au moins cinq dont l'Agence nationale de la cohésion du territoire, l'Office de la biodiversité, j'en invente d'autres dans l'objectif toujours, vous savez un peu libéral de dire les ministères ne savent pas faire donc on va mettre de côté dans une agence, on pourra prendre plein de contractuels pour faire et bien le coût des agences aujourd'hui explose et nous pensons que nous pouvons faire des économies.

Nous proposons aussi de rationaliser l'immobilier de l'État. Ça une économie de 150 millions d'euros. de rationaliser aussi les fonctions support à hauteur de 350 millions d'euros et puis de faire un effort de 1,8 milliards d'euros sur les achats de l'État.

Là aussi aujourd'hui où nous constatons que l'État n'achète pas toujours au juste prix quand on voit les dérapages d'un certain nombre de chantiers, des dérapages aussi sur les marchés informatiques ou de grandes sociétés américaines s'en mettre plein les poches sur le dos aujourd'hui de nos services publics. Voilà ce que nous proposons dans le champ des économies pour l'État et Sandrine va vous présenter dans le champ de la sécurité sociale. [Applaudissements] Merci Philippe.

On joue le même binôme que sur effectivement les recettes et je vais vous présenter les économies concernant notamment la partie PLFSS parce que ce que nous voulons nous socialistes c'est garantir notre système de protection sociale, celui que nous connaissons et que nous avons que nous voulons préserver qui va fêter ces 80 ans et donc évidemment le préserver dans ses fondements mais aussi l'adapter parce que nous ne sommes pas dupe au défi actuels. Ce que nous voulons maintenir, c'est l'universalité, garantir la solidarité et bien évidemment assurer la pérenité financière. Pour cela, nous avons un certain nombre de mesures qui sont détaillées et qui réalisent de ce côté-là environ 4,6 milliards d'euros d'économie sur les dépenses du périmètre de la protection sociale.

C'est donc un effort qui est réaliste. Il est important quand même de rappeler que ces économies, elles ne procèdent à aucun des remboursement des patients, à aucun gel des prestations sociales, à aucune coupe dans l'hôpital public et à aucune nouvelle réforme de la science chômage. Contrairement évidemment à ce que proposé et à ce qu'a fait les gouvernements Bérou, nos propositions, elles sont sérieuses et elles sont crédibles et elles ne tombent pas du ciel.

La quasi-ttalité de ces propositions, elles sont issues de rapports récents. Euh Jérôme en a parlé, chargé produit de l'assurance maladie, le rapport de la Cour des comptes qui, je vous rappelle titrait quand même que la trajectoire était hors de contrôle. Nous, ce que nous voulons en fait, c'est justement ramener en fait cette trajectoire dans le droit chemin.

Ces 4,6 milliards d'économies, ils sont réalisés grâce à trois leviers. Le premier qui peut paraître évidemment un peu baroque, c'est une réduction des dépenses du cumul emploi retraite et des indemnité de rupture conventionnelle mais uniquement pour les très hauts revenus. Nous l'avons dit, nous ne voulons pas faire peser l'effort sur les classes populaires et les classes modestes, mais nous devons aller chercher l'argent là où il y en a et nous savons le trouver.

Pour vous donner un exemple très concret, il y a énormément d'effets domaines par rapport à à ce système actuel du cumul emploi au terrête, notamment au profit des cadres supérieurs qui cumulent une rémunération très élevée et une pension de retraite. Par exemple, un ingénieur qui percevait un salaire à hauteur d'environ 4000 ou 5000 € touche désormais sa pension de retraite qui est une pension de retraite, je vous laisse faire le calcul, assez confortable et en même temps, il peut encore cumuler les revenus de ses activités. Et donc pour se faire, nous proposons de lancer une concertation avec les partenaires sociaux pour rationaliser le régime aussi de la rupture conventionnelle qui lui aussi connaît un usage croissant en plafondant les indemnités versées au revenus très élevés avec deux options.

Soit la fiscalisation des indemnités versées, soit le plafonnement des montants. Encore une fois, nous ne sommes pas de dangereux gauchistes. En fait, nous allons chercher l'argent là où il est.

Le deuxième levier qui n'est pas des moindres, c'est une meilleure régulation du système de santé. C'est environ 60 % des économies que nous proposons. Concrètement, nous proposons de mieux contrôler les dépenses qui sont liées aux produits de santé, de lutter davantage contre les phénomènes de rente et d'optimisation financière qui conduisent à la marchandisation de la santé.

Nous proposons donc la baisse des tarifs dans les secteurs où la rentabilité déjà élevée, où la régulation d'ouverture des offreurs à des soins lucratif est aujourd'hui avéré. Nous proposons également de renforcer la pertinence des prescriptions de soins. Nous proposons de réduire les dépenses qui sont liées à l'intérim médical et paramédical. [Applaudissements] Et évidemment, nous proposons d'améliorer les parcours de soins, le lien entre la ville et l'hôpital, ce qui évidemment permettrait de réaliser des économies.

Le troisème levier, c'est un choc de prévention. La prévention à laquelle nous nous croyons, ce n'est pas un effet d'annonce. C'est une stratégie volontaire et massive qui vise à transformer durablement les comportements de santé et à réduire les risques évitables de maladie.

Ce choc là, Jérôme a annoncé également les recettes. C'est évidemment la malbouffe, c'est évidemment l'alcool, c'est évidemment le tabac et c'est une rupture d'échelle. Ça permet de mieux maîtriser les dépenses qui sont évitables.

Et donc c'est ça la prévention et ce n'est pas ce qu'annonce Macron depuis 8 ans et qu'il n'a pas mis en œuvre. Chaque année, le tabac est à l'origine de 16 milliards d'euros de dépenses de santé. L'alcool, c'est 8 milliards d'euros et la sédentarité, c'est 17 milliards d'euros.

Donc rapporter au déficit de l'assurance maladie en 2025, c'est 16 milliards d'euros qui pourraient être évités. Ces chiffres, ils sont vertigineux mais il suffisent à convaincre à la pertinence de réaliser ce choc de préfension sur notamment les principales addictions. Nous avons tous à y gagner. [Applaudissements] Oui, permet de dire en dernier point sur la question des économies.

En dernier parce qu'il s'agit d'une économie avant tout symbolique mais nous sommes attachés à l'exemplarité, attachés à ce que l'État réduise son train de vie et qu'en particulier les élus soient exemplaires dans l'exercice de leur mandat. C'est la raison pour laquelle C'est la raison pour laquelle notre premier secrétaire propose et nous proposons avec lui un élément de continuité avec le gouvernement Bairou si jamais nous lui succédons. C'est de reprendre de faire notes les propositions du rapport qui viendra de René Dzière visant à mettre fin à un certain nombre d'avantages indus.

Nous pensons par exemple aux avantages des anciens premier ministres, avantages des anciens ministres de l'intérieur parce que l'effort doit être justement partagé et donc quand ce rapport sera rendu, nous nous engageons si nous sommes à Matignon à les appliquer. Merci beaucoup. [Applaudissements] Merci Philippe.

Merci Sandrine. Puisque Philippe a cité BFM, je sais pas si c'est on est en direct mais n'oubliez pas demain Olivier Fort sur BFM à midi. Voilà, l'université d'été sera terminée.

Donc vous pouvez écouter la télévision et écouter notre premier secrétaire. Je vous l'ai dit, un budget c'est une dynamique, c'est des recettes, c'est des dépenses, mais c'est aussi de la politique. Et donc le troisème volet qu'on vous propose maintenant, c'est la construction de d'une dynamique d'un plan de relance.

Et j'appelle pour le présenter à la fois Sandrine et Estelle qui font leur retour et je vous demande d'applaudir Laurence Rossignol, c'est la trrice du Val de Marne qui vient compléter ce trio. Non, c'est moi qui commence à la retraite. Oui, normalement.

Bon, nous y sommes. Vous l'attendiez. Boris l'a annoncé, la slide est là.

Nous allons donc pas vous décevoir. [Applaudissements] C'est le titre. Nous proposons une suspension immédiate de la réforme des retraites.

Nous n'avons eu de cesse de le rappeler. Nous l'avons rappelé au Parlement. Nous l'avons rappelé dans toutes les séquences que nous avons pu faire.

Nous l'avons rappelé dans toutes les les territoires dans lesquels nous sommes mobilisés et présents. L'avenir ne peut se construire sur le recul des droits sociaux et en repoussant de force l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans, la Macronie a fait ce qu'elle sait faire de mieux. mépriser le quotidien et les difficultés des travailleuses et des travailleurs qui ont des métiers pénibles et des carrières longues.

Ce qu'ils savent faire de mieux, pénaliser les ouvriers par rapport au cadres et les femmes par rapport aux hommes. [Applaudissements] Aussi, je l'ai dit, c'est écrit et nous vous le disons ici et nous en prenons l'engagement. Nous proposons une suspension immédiate de la réforme borne.

Et pour se faire, nous proposons d'ouvrir une négociation sociale avec les organisations syndicales et patronales avec comme objectif bien sûr le retour de l'âge légal de départ à 62 ans et surtout de créer les conditions de sans financement. Et pour répondre, parce que j'entends déjà comment vous allez financer tout ça pour l'année 2026 cette suspension, elle est déjà financé, elle est sérieuse et elle sera financée en partie par la taxe duman. Autre mesure importante, alors que le gouvernement Bérou a proposé de faire des économies de l'ordre de 7 milliards d'euros via une année blanche qui pénalise l'ensemble des Français en les faisant payer plus d'impôts, en leur faisant payer plus de CSG, en diminuant leur pouvoir d'achat, en diminuant les prestations, en supprimant aussi via 4,5 milliards d'euros d'économie 2 jours de repos pour Pour les travailleurs, nous nous proposons quoi ?

Nous proposons à l'inverse de soutenir le pouvoir d'achat des travailleurs et des travailleuses pour qu'aujourd'hui en France, nous pouvons nous puissions vivre dignement de notre travail. Nous prenons aux plus riches pour aider les plus modestes. Et cette mesure, elle est importante.

Pourquoi ? parce qu'elle a deux avantages. D'une part, parce qu'elle permet de redonner un pouvoir d'achat, un pouvoir de vive, de redonner du salaire net aux salariés et aux travailleurs et elle permet aussi également de pouvoir relancer la consommation populaire qui a été bridée depuis 8 ans et qui est grippé par la machine macroniste qui ne fait que rendre une croissance extrêmement atonne depuis des années.

Alors, comment faire cette mesure ? Comment faisons-nous ? Nous proposons de baisser la CSG sur les salaires qui vont de 1 à 1,4 SMIC. 1,4 SMIC environ, c'est 1920 € net, environ 2200 € bruts.

Donc de un SMIC à 2200 € bruts. Nous vous proposons de baisser le SMIC, de baisser la CSG, de baisser la CSG pour relancer le salaire net pour donner un pouvoir, un salaire net supérieur pour un SMIC. Cela correspondrait pour un SMIC sur une année, cela correspondrait à un salaire supérieur, un salaire net supérieur de 900 € par an.

L'exemple qui vous est donné là, c'est l'exemple d'une maman solo, d'une famille monoparentale avec deux enfants qui gagne un SMIC et qui gagnera demain grâce à la baisse de la CSG, 900 € de plus par an. Que peut-elle faire avec ces 900 € de plus par an ? Et ben c'est peut-être l'occasion pour elle enfin une fois de pouvoir emmener ses enfants en vacances, de pouvoir les emmener à la mer, de pouvoir les emmener à la montagne, de pouvoir aller au camping, de pouvoir leur proposer des loisirs, de pouvoir aller dans les musées. 900 € c'est une semaine de vacances voire de semaines de vacances. 900 € c'est ce qui manque à certains pour pouvoir enfin prendre du temps avec leurs enfants et leur proposer autre chose que de rester enfermé dans quatre murs dans des HLM. [Applaudissements] pour un couple qui gagne le SMIC, non qui est qui gagne 1920 € par mois, donc qui sera à 1,4 SMIC, donc la tranche supérieure, pour un couple, c'est presque un gain de pouvoir d'achat de 1500 € par an.

Et à 1920 € net de revenu, on n'est pas riche. Mais 1500 € nets de revenus par an supplémentaire, c'est aussi un moyen pour eux de pouvoir partir en vacances, de pouvoir avoir des loisirs et de pouvoir faire ou de pouvoir améliorer leur logement, leur habitat pour pouvoir vivre dignement. Cette mesure, elle est importante, je vous le disais, parce que elle permet un de pouvoir redonner là où on prend de l'argent au plus riche pour redonner aux plus modestes qui en ont besoin et leur redonner un salaire net important qui n'est pas rien, entre 900 et 1500 € par an.

Et de l'autre côté, nous avons aussi la possibilité de relancer, de soutenir l'activité, la consommation qui est en berne puisque la politique du russellement n'a jamais fonctionné et la croissance du PIB depuis long depuis 8 ans en France au regard des autres pays européens est extrêmement faible et donc il faut agir et relancer cette activité, cette consommation, soutenir à la fois les travailleurs et soutenir à la fois cette consommation populaire. Je vous remercie. Estelle vient de l'évoquer dans notre projet, il y a une relance de pouvoir d'achat.

Mais le pouvoir d'achat, ce n'est pas que de la que la feuille de pelle. Le pouvoir d'achat, c'est aussi l'accès à des biens essentiels et un prix qui soit abordable pour les familles. C'est pour ça que nous après le volet recette, le volet économie, nous sommes fiers d'avoir un volet investissement. investissement vert pour la France.

Et investir, c'est aujourd'hui donner aux collectivités locales qui en sont privés dans le projet de Bairou les moyens de continuer de faire tourner la machine économique, la construction, le bâtiment et de répondre aux besoins des familles. Rendez-vous compte que en France actuellement 2,7 millions de familles sont en attente d'un logement social et que jamais la construction de logement social n'a été aussi basse qu'elle ne l'est depuis Macron. chaque année moins que l'année d'avant.

Donc premier axe pour nous d'investissement, c'est celui du logement. C'est une urgence. 2000 enfants à la rue. 2000 enfants à la rue.

Est-ce qu'on se rend compte que ce chiffre-là auquel on essaie de nous habituer est inacceptable, insoutenable ? [Applaudissements] Le le pouvoir d'achat, c'est pas que la feuille de paye, je disais un instant, c'est aussi la possibilité d'aller travaillé, c'est aussi le moyen de se déplacer, c'est aussi des transports écologiques et économiquement abordables. C'est pour ça que nous investissons aussi dans les transports, la mobilité et l'ensemble des services collectifs nécessaires au déplacement des Français.

Et bien entendu, le budget de Bairou, c'est un budget de récession. Tout le monde le sait, tous les économistes le disent. c'est que la contrainte sur la consommation, l'absence d'investissement dans l'avenir nous plonge dans une spirale où chaque année ce sera pire que cette année si nous les laissons faire comme ça.

C'est pour ça que nous nous sommes fiers de proposer d'investir parce que face à ce budget qui est un budget de récession durable, face à un budget qui est un budget de déclin durable pour la France, nous nous opposons un budget d'investissement durable dans tout ce qui est essentiel pour préparer l'avenir. l'état de l'école. Soyons sérieux et parlons-en.

Aujourd'hui, c'est une discrimination sociale. De plus en plus de familles de gauche, laïqu républicaines se demandent où elles vont placer leurs enfants à l'école pour leur garantir l'accès au savoir, à la formation et pour leur garantir demain d'avoir un avenir. Les conditions de travail et de vie des enseignants sont inacceptables dans un pays qui a fait de l'éducation Rousseau, son histoire.

Donc oui, disons-le fièrement, il y aura bien sûr des gens pour vous dire "Es socialistes, vous voulez encore dépenser ?" Non, non, on veut pas dépenser, on veut investir. Et à cette droite qui passe son temps son temps à nous parler comme si on était des enfants de CM1 pour nous expliquer "Oui, bah l'État doit fonctionner comme les entreprises." J'ai envie de leur dire "Bah franchement, si j'avais une entreprise, je la confierai pas parce qu'une entreprise qui n'investit pas, c'est une entreprise qui qui est finie.

Our, on garde Laurence sur la photo. Ben quand même. Euh Laurence l'a l'a dit.

Oui, en fait, nous voulons investir et nous voulons investir dans les services publics et notre combat pour l'hôpital, c'est celui de la République sociale et c'est important de le rappeler aujourd'hui avec vous. Face à la crise de l'hôpital public, face aux coupes budgétaires qui sont menés depuis 8 ans, nous nous proposons de recruter massivement des personnels soignants. Vous le savez, vous y étiez, j'en suis sûr.

Nous avons tous applaudi pendant la crise du Covid-19 les soignants qui étaient au front pendant que évidemment la Macronie était bien enfermée dans son palais présidentiel. Et donc nous ce que nous proposons en fait c'est de rajouter 2,6 milliards d'euros pour maintenir les hôpitaux qui sont menacés de fermeture. C'est maternités qui vont fermer dans les territoires menacés de recruter 34000 professionnels de santé, des infirmières, des infirmiers, des médecins, des aides soignants, des puricultrices, celles dont nous avons, celles et ceux pardon dont nous avons besoin dans nos hôpitaux mais aussi dans nos services de santé.

Et ces nouveaux professionnels, ils viendront soulager bien évidemment les épades, les crèches qui sont aujourd'hui en grande difficulté. Mes camarades, vous le savez à gauche et particulièrement nous les socialistes, nous savons que la question de la préservation des services publics, c'est un choix de justice sociale et c'est l'essence même de notre combat. Alors que dans le même temps, la Macronie, elle soutient la promotion des idées néolibérales et fragilise à la fois nos services public, notre modèle de solidarité et surtout nos enfants.

Alors à la veille de la rentrée scolaire, je suis sûre qu'ici les maires, les futurs maires je l'espère et Fatia a beaucoup travaillé avec nous là-dessus. Nous voulons investir dans les écoles parce que il est insupportable et inacceptable que des enfants se retrouvent sans professeur dans des écoles qui sont sous-financées où il manque des moyens qui sont humains, qui sont des moyens aussi financiers qui garantissent aucun accompagnement à la hauteur des enfants, à la hauteur évidemment du projet pédagogique. Et nous avons besoin aussi pour le faire des infirmières et des AESH.

Et je crois qu'aujourd'hui nous devons leur prendre la reconnaissance qu'elle mérite. Nous voulons aussi agir contre les dérives des crèches privées et notre collègue Céline Hervieux a déjà commencé ce combat et bien évidemment nous la soutenons dans cette lutte là contre le manque de reconnaissance de ces personnels et bien évidemment il est nécessaire aujourd'hui d'investir d'avoir des moyens encore une fois parce que nous préparons les générations futures et c'est maintenant que nous devons le faire. Alors oui, depuis 8 ans, ils ont choisi de sacrifier la jeunesse, de sacrifier les plus modestes pour combler une dette qu'ils ont eux-mêmes aggravé.

Alors, nous vous le disons, à chaque mesure austéritaire qui vise à détruire nos services publics, et ben nousistes, nous proposons l'investissement et la relance. entré là. [Applaudissements] Merci, merci à toutes.

Je vais je vais appeler tous les parlementaires qui se sont exprimés. Donc restez ici. Sandrine, Laurence, Estelle.

Je vais appeler Patrick, Boris, Jérôme, Philippe. Revenez tous ici et cette fois-ci dans un bel arcle de cercle, pas comme tout à l'heure. Et je vais euh donner la parole pour commenter le tout dernier slide qui est une forme de de synthèse à Boris et Patrick.

Patrick comme disait un professeur de matique que j'ai eu son vrai héritablement comprendre ce qu'il voulait me dire ma conclusion la tienne donc ma conclusion la vôtre le plan des socialistes ce sont des recettes nouvelles d'abord sur les grandes fortunes sur ceux qui auront été trop longtemps les passagers clandestins de la solidarité nationale. Ce sont des économies en épargnant les travailleurs et les travailleuses et les services publics qui sont à la peine en soutenant le pouvoir d'achat et notre tissu économique par un plan d'investissement et un plan qui permettra d'augmenter le pouvoir d'achat des travailleurs et des travailleuses modestes. La suspension de la réforme des retraites et le soin confié aux partenaires sociaux de revenir à la retraite à 62 ans en déterminant les modalités et le financement et une réduction des déficits de 21,7 milliards d'euros.

Je voudrais, si vous m'y autorisez, comme un mot de conclusion, vous lire un petit extrait. La politique gouvernementale peut à chaque instant tendre à la consolidation des privilèges ou au contraire à l'extension de la démocratie. Elle peut être résignée à la justice comme elle peut être animée d'une volonté irréductible de progrès.

Et dans ce cas, ce sont des injustices, des misères en moins. Un homme d'État se juge et se mesure à ce qu'il a voulu et pu faire à cet égard, à l'influence qu'il a exercé sur les réalités, aux effets concrets de son œuvre. C'était Piermind France en 1976.

La grquité guidé leur pas et je dis à monsieur Baou n'est pas ma France qui veut l'art de la politique c'est de rendre possible ce qui est nécessaire cardinal de Richelieu. [Applaudissements] pas mais au palais du Luxembourg Richolieu on connaît gauche il était je sais pas s'il soutenait le Losque mais bon mais ah oui mes chers camarades après Boris je ne reviens pas sur les chiffres qui vous ont été présentés vous dire simplement que notre travail a été basé sur la crédibilité le sérieux, la justice. J'espère que vous l'avez apprécié.

Et alors que aujourd'hui beaucoup veulent parler de démission, de destitution, de dissolution, et bien nous nous disons que nous sommes le parti de la solution. Et et mes chers camarades, mes chers camarades, cette solution n'a qu'une seule boussole, l'avenir de notre pays, la France. Merci à toutes et à tous.

Merci Boris, merci Patrick. Je vais demander dans un premier temps aux parlementaires qui sont présents ici et qui n'étaient pas dans le groupe de travail mais qui travaillent quotidiennement avec vous de nous rejoindre. Fatia, Arthur, je les vois pas tous mais venez venez avec nous sur la scène [Applaudissements] et je veux insister là-dessus parce que laissez-moi dire un mot comme président du Conseil national, la dernière fois que nous nous sommes réunis tous ensemble, c'était dans un climat forcément un peu rugueux parfois.

Bon, regardez cette université d'été. Regardez les prises de parole de Carole, de Michaell, de Pierre, de Johanna. Regardez l'image que nous donnons quand nous sommes unis.

Regardez le travail de nos parlementaires qui ne se sont pas demandés de quel tho ils étaient. Et donc, pour conclure cette séquence, pour porter nos propositions, je laisse les trois dernières phrases à Olivier Fort, notre premier secrétaire. Tu croyais pas d'all avoir échappé ?

Bon, chers camarades et chers amis qui êtes ici venus de toute la France et nos outres Mè, vous dire ce matin une première chose. Je ne citerai ni Richolieu ni Mindzè, mais vous dire que la politique ce sont des choix d'abord des choix. Il y a ceux que fait la droite et puis ceux que ce matin vous ont présenté, Boris, Patrick et tous les autres.

Et ces choix, ils font notre fierté. notre fierté parce que ce matin et je vais être très court ce matin en écoutant les solution que nous vous proposons je ne regarde pas des chiffres, je pense d'abord à cette maman qui à la retraite scolaire se demande comment elle va faire pour acheter des chaussures, un nouveau sac pour ses enfants. Je pense à cet ouvrier qui se dit que on lui a volé 2 ans de vi et qui va devoir attendre plus longtemps son départ à la retraite.

Je pense à ce soignant qui se demande comment il tiendra si il n'est pas accompagné par d'autres. Je pense à cet enseignant qui se demande comment il va pouvoir élever des enfants vers un avenir si il a une classe qui est surchargée. Je pense à toutes ces solutions ce matin qui ont été trouvées et qui permettent de dire que le temps des conquêtes ne s'interromper pas tant que nous serons là.

Alors merci à toutes et tous et on continue. dans le timing dans leing tous ensemble tous ensemble tous ensemble tous ensemble tous ensemble tous ensemble tous ensemble [Musique] Ouais.