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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 8 mars 2026 116 minAutoproduit

Émission spéciale 8 mars : Féminisme populaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bienvenue à toutes et tous et surtout toutes dans ce live spécial 8 mars et féminisme populaire avec des candidat aux élections municipales en Sain Saint-Denis. Alors, rappelons-le d'emblé le 8 mars, ce n'est pas qu'une date symbolique, c'est une journée de lutte révolutionnaire pour les droits des femmes et c'est une invention communiste que l'on doit à Clara Zedkin et Alexandra Colontail avec l'idée que les droits sont universels quel que soit son genre. Cette année marque aussi un anniversaire historique puisqu'il y a 2 ans, le 4 mars 2024, la France inscrivait dans sa constitution la liberté du recours à à l'avortement.

C'est une lutte qu'on menait énormément de collectifs et d'associations féministes mais également d'honorants. Mathilde de Panneau, notre président du groupe. Et je rappelle que la France insoumise au Parlement européen a également une femme à la tête de son groupe.

Le féminisme, c'est donc une lutte permanente. C'est une lutte par le peuple et pour le peuple à tous les niveaux et y compris justement au niveau municipal. Et c'est pourquoi nous nous défondons un féminisme populaire au niveau de la commune, au niveau des départements et évidemment au niveau de l'État.

On ne peut pas parler de domination masculine et de lutte contre le patriarcat sans évoquer évidemment toutes les autres formes de domination qui aggravent la domination des femmes. Classe, race, genre, tout est lié. Le patriarcat se nourrit évidemment des dominations économiques.

Il utilise les inégalités économiques pour maintenir les femmes sous tutelle. Le racisme est une forme de domination dont a besoin le capitalisme pour interdire toute répartition égalitaire des richesses et inférioriser les personnes racisées. Notre féminisme populaire est celui qui prend en compte toutes les formes de domination et prend des mesures concrètes pour enrayer les entraves qui pèsent sur les femmes.

Comment on peut parler de féminisme aujourd'hui sans se révolter sur le fait que les femmes travaillent gratuitement à partir du 10 novembre et que pour les femmes racisées, ça commence à partir du mois d'août. Voilà en fait la réalité de ce que nous disons lorsque nous parlons de féminisme populaire et de l'articulation entre la classe, la race et le genre. Évidemment, la lutte pour les droits des femmes que nous menons à l'Assemblée, elle s'illustre à travers des propositions de loi.

Par exemple, dernièrement, une préposition de loi pour mettre fin au devoir conjugal pour la reconnaissance de la pénibilité des métiers difféminisés. Je rappelle aussi par exemple la proposition de loi visant à donner un statut aux AUSH qui est un métier très féminisé et qui en plus concour à l'inclusion euh de toutes et tous des enfants dans l'éducation ou encore la commission d'enquête euh des sur les violences sexuelles et incestueuses proposées par Gabriel Catala dans la rue comme aujourd'hui également nous y sommes. Nous sommes présentes avec la grande manifestation du 8 mars où nos camarades sont encore en train de bloquer le collectif Nemmésis qui est antiféministe parce que de toute façon nous on refuse de les définir comme tel et nous vivrons qui est un un collectif suprémaciste et fasciste.

Évidemment grand merci aux militants qui les empêchent pacifiquement de rejoindre le cortège. Nous le disons, nous venons de parler de Némésis ou de nous vivrons. Partout où l'extrême droite progresse, les droits des femmes reculent. l'estime, l'ONU estime euh que un pays sur qu reconnaît des reculs euh dans les droits des femmes et pas forcément les pays du sud auxquels l' on pourrait penser euh de manière privilégiée.

On peut même penser au premier euh pays impérialistes au monde, c'est-à-dire les États-Unis, les personnes LGBTQI plus, les migrants, les classes populaires sont toujours attaquées en même temps. Nous en revenons à notre trip type classe, race, genre. Dans les pays en guerre, euh les violences sexuelles, le viol est utilisé comme arme de guerre.

Nous pas moment, nous pensons aux femmes soudanaises, aux femmes ukrainiennes, aux femmes palestiniennes, aux femmes congolaises, aux femmes russes. Et nous pensons aujourd'hui évidemment aussi aujourd'hui à nos sœurs iraniennes qui après avoir été sous le jou maltraité, tué par les molas sont aujourd'hui sous les bombes d'Israël et des États-Unis. Le le féminisme populaire que nous portons est celui qui défend le droit à disposer de son corps, mais aussi l'augmentation des salaires, la reconnaissance des métiers, du soin et du lien et un service public de la petite enfance, un service public au service de l'émancipation des femmes.

Je vais citer Audrey Lord qui disait "Je ne serai pas libre tant qu'une seule femme sera prisonnière, même si ces chaînes sont très différentes des miennes. C'est une occasion aussi de rappeler que le féminisme, le vrai, est également internationaliste. Voilà.

Donc, face à l'international réactionnaire et à au moment fasciste que nous vivons en France, puisque je rappelle un certain nombre de néonazidis protégés des femmes des femmes d'extrême droite, nous nous disons que nous ne baisserons pas la tête face au réactionnaires et nous commençons à travailler activement pour toutes les femmes depuis nos communes. C'est pour cela que je vous ai invité. Alors pour la première table ronde qui aura comme thématique la lutte contre la précarité, je reçois Anaïs Wardakassi qui est candidate de 22 ans à Roni Soubois en scène Saint-Ni et puis Manon Montmirel qui est candidate à Saint-Toin contre Karim Boamran.

Tout à fait. Oui. Celui qui disait qu'on allait all se faire défoncer rappelle.

Voilà. Et bien donc on va commencer par une petite présentation respective et puis vous allez nous dire quelles sont les les mesures les priorités en tout cas pourvu pour vous pour lutter contre la précarité dans nos communes. Voilà.

Bon ben comme disait Nadj, je m'appelle Anaï Sport d'Acassie donc j'ai 22 ans. Mon âge peut déranger certains d'ailleurs. C'est OK, on accepte.

Et nous pour la priorité qu'on a dans la ville de Ren Soubois, c'est de remettre en fait une vraie place pour la jeunesse et évidemment pour les familles. Les familles quelle qu'elles soit, quelle que soit la forme qu'elles ont. On a un gros gros programme sur la petite enfance notamment et sur l'éducation, l'école, les maternels.

C'est très très important pour nous. On a des colissaires qui sont très investis sur la question également. Voilà.

Et puis on a très hâte de vous présenter tout ce qu'on a à proposer. Merci Anaïs. Manon.

Et bien moi je suis Mano Mirel, j'ai 34 ans, j'habite à Saint-Touan depuis un peu plus de 10 ans maintenant et donc je suis candidate comme tu l'as dit face au maire sortant monsieur Karim Boamran. Et donc nous notre programme a deux axes principaux, le logement et les services publics de proximité. Euh donc on est parti d'un d'un constat et c'est pas que nous euh évidemment il y a eu un gros un gros travail d'équipe autour du programme mais c'est aussi suite à tous les portes à portes qu'on a fait depuis des années puisque on est en campagne permanente on n'est pas en campagne on va pas à la rencontre des gens seulement quand il y a des élections.

On a fait ce constat partagé avec beaucoup d'habitants d'une ville à deux vitesses, une ville fracturée où finalement bah voilà des quartiers ont été privilégiés, favorisés par les les politiques du maire actuel et du maire précédent qui était un maire UDI, monsieur De la noix, qui serait représente également dans cette élection. Donc des quartiers qui ont été favorisés et d'autres complètement délaissés. Euh par exemple, il y a un quartier qui s'appelle Arago à Saint-Touin, il y a aucun service public.

Il y a même une école maternelle, une annexe de l'école maternelle qui a été fermée dans un contexte de trafic de drogue, d'incivilité et cetera, mais c'était le seul service public du quartier et il a été fermé. À part ça, il y a une alémentation générale, il y a un coiffeur et c'est tout. Et sinon, oui, depuis quelques semaines, il y a une boulangerie euh qui a été ouverte parce que on a un maire qui inaugure beaucoup de choses pendant ces élections.

Donc, on est parti euh de ce constat là avec l'idée donc de rééquilibrer la ville et notamment au niveau des services publics de proximité qu'on veut renforcer euh et déployer notamment dans l'accès au droit et ce qui touche justement bah la problématique dont on va parler tout à l'heure. Alors, l'accès au droit, c'est évidemment un sujet crucial dans une élection municipale. Alors, comment remettre les femmes au premier plans et notamment tu as parlé des portes à porte qu'on qu'on fait nous dans notre département Sani, on rencontre beaucoup de femmes isolées de m seul et précaire et donc comment est-ce qu'on fait en sorte qu'elles aient aussi un droit à la ville, un droit à bénéficier des services publics euh parce que c'est vraiment fondamental sans les services publics, ces femmes seules isolées euh ne peuvent pas s'en sortir.

Hm. Euh oui, absolument. Nous, on remarque à Roni Soubo en tout cas que la place de la femme n'est pas forcément la plus évidente.

On en a beaucoup. Elles sont toujours sous-estimées et surtout toujours considérées sous le prisme de leur famille et de la place qu'elles ont dans leur famille et pas vraiment finalement dans la place qu'elles ont en tant qu'individu propre qui a ses propres intérêts, à ses propres voilà problématiques aussi dans la vie de tous les jours. Nous, on ressent aussi une certaine indifférence que ce soit de la mairie ou de l'État de façon très très générale envers les femmes plus jeunes, les femmes étudiantes qui habitent aussi dans notre ville qui sont dans des situations parfois catastrophiques he qu'on se le dise.

On rappelle quand même que les étudiants, c'est une des catégories les plus précarisées de la France et en fait les femmes le sont d'autant plus quand on considère la jeunesse aujourd'hui. C'est c'est terrible. Il y a aussi un gros problème, comme je le disais auprès des familles et des mères qui sont isolées.

On n pas d'accompagnement réel de ces familles, de ces familles nouvelles aussi comme on les appelle hein, qu'elles soient monoparentale ou alors d'un comment dirais-je un système familial différent de celui traditionnellement présenté. Et euh c'est vrai que aujourd'hui, on n' pas vraiment d'accompagnement de ces personnes-là. On n' pas vraiment de financement prévu pour des initiatives afin de les euh remettre dignement euh en place dans la ville.

Et euh ça c'est partout même dans les écoles. Partout même dans les écoles. Alors il y a il y a quand même un élément aussi euh qu'on constate qui est fondamental, c'est que le fait que les femmes soient très accaparées par euh, on va dire les nécessités familiales, personnelles, comment est-ce qu'elles peuvent avoir accès à des loisirs, à des loisirs municipaux, à une offre de service municipal, comment faire en sorte qu'elles puissent participer à tout un tas de choses sans que celle qu'elle soit entravée ?

H bah justement en fait ça regroupe un peu toutes les problématiques liées à la charge mentale, ce que tu viens d'énumérer euh et nous par rapport à cette question des services publics, bah il y a la le le service public de la petite enfance. Nous par exemple à Saint-toin il y a des crèches qui sont sous délégation de service public en fait géré par le groupe Petit Chaperon Rouge qui a fait l'objet d'un Ouais. et qui coûte cher et qui a fait l'objet d'un livre.

D'ailleurs aussi euh l'auteur, le nom de l'auteur m'échappe, mais c'est celui qui avait fait le livre aussi sur les ÉPADes, les maltraitances en ÉPAD, il a fait le même livre pour la petite enfance sur Petit Chaperon Rouge. Effectivement, on a des remontées sur bah voilà en fait la maltraitance finalement des bah des salariés qui finissent par avoir du mal à faire même elles-mêm leur travail et cetera. Nous, on veut reprendre une gestion communale de ces crèches en plus une politique d'augmentation de de place en crèche parce que finalement des maires isolées qui doivent cumuler à la fois bah le l'aspect professionnel, les problèmes les problématiques économiques, mais j'en reviendrai tout à l'heure encore sur la question du logement et puis bah la vie en général, il faut aussi de l'aide du coup pour pouvoir trouver des places en crèche et aussi par rapport aux assistantes maternels, j'insiste sur le E parce que ce sont quand même souvent des femmes qui font ce métier.

Nous, on est pour l'ouverture en fait accompagner un projet d'ouverture de maison d'assistant maternel qui était en cours et qui a été gelé par la municipalité sans raison apparente manifestement. Nous, on est donc pour accompagner ces ouvertures dans différents quartiers, toujours dans cette logique de déployer les services publics dans tous les quartiers de Saint-toiin pour rééquilibrer la ville et justement bah permettre aussi non seulement de pour ces assistantes maternelles d'avoir de meilleures conditions de travail, le bien-être des enfants et des parents aussi dont bah des mamans qui sont seules. Donc ça c'est pour notre partie service public, petite enfance.

Euh et après il y a le gros volet logement parce que à Saint-Toin, il y a eu une explosion euh du prix de l'immobilier ces dernières années. Saintin, c'est le modèle de gentrification par excellence. Oui, complètement.

Et euh bah c'était encore il y a 2 semaines, on était euh dans un quartier ben c'est s'appelle le quartier des doc. Donc c'est un nouveau un un écoartier qui est sorti de terre il y a plusieurs années maintenant sous Jacqueline Rouillon qui était encore une mère précédente. Et et cette maman me qui est en logement social hein, elle paye 1300 € de loyer et son mari venait de enfin l'avait quitté manifestement il y a pas longtemps.

Donc elle se retrouvait d'un coup à devoir payer toute seule 1300 € de loyer avec toutes les charges. et elle me disait, moi parfois je euh je vois bien que mes adolescents sentent que j'ai du mal même à à leur acheter à manger parce que je suis tellement en difficulté. Et donc nous, c'est pour ça qu'on on a vraiment un plan de relance du logement social et surtout on veut prioriser bah les familles monoparentales et donc en particulier aussi des isolées puisque c'est elles sont souvent en plus grand nombre bah les prioriser dans l'accès au logement social.

Je petit rappel. Alors, on me dit "Ah oui, parce que je pré je j'en profite pour vous dire que vous pouvez vous poser vos questions si vous en avez euh à nos candidates via le chat." On me dit que le livre sur euh sur le sur les dérives des crèches, c'était Victor Castanet.

Et j'en profite aussi pour rappeler que notre collègue William Martinet avait à l'époque où il était député euh fait une lancer obtenu une commission d'enquête sur les dérives des crèches privées. Et euh pour ces crèches privées, nous avons aussi obtenu le fait que Aurore Berger soit poursuivi pour parjure puisque elle s'est entendue avec des personnes mêlées à ses à ses dérives. Et donc évidemment, on combat aussi de ce point de vue-là et je rappelle qu'urore Berger est la ministre de la lutte contre les discriminations et de l'égalité entre les femmes et les hommes.

C'est Ballot. Euh Anaïs, je sais que il y a un combat qui te tient à cœur, c'est euh parce qu'on parle de précarité, c'est la question de la précarité menstruelle. Et est-ce que tu peux nous dire comment du point de vue municipal on peut mener la lutte de ce point de vue-là ?

Ouais, bah absolument. C'est un truc qui me porte depuis plusieurs années maintenant en fait, depuis que j'ai commencé l'université, vous savez, enfin, il y a certaines universités en France, beaucoup même maintenant, qui adoptent ce modèle de distribution, de protection périodique comme on les appelle pas hygiénique, je précise, c'est un peu différent euh pour combattre le stigma de bah des règles tout simplement. Et euh donc moi dans mon université, c'est vrai qu'on avait cette initiative qui a été lancée en 2018 et qui euh plaît énormément de en fait distributeur euh à accès libre, sans tabou, sans rien du tout. dans les toilettes et c'est quelque chose qui bénéficierait, je pense à la municipalité, à la ville tout simplement que en fait on est à cet accès-là.

En France, on a énormément de femmes qui aujourd'hui sont dans une énorme précarité menstruelle qui se retrouvent parfois même à fabriquer leur propre protection. C'est terrible. C'est même dégueulasse qu'on se retrouve dans cette situation là.

Et donc je pense que la municipalité a tout son rôle à jouer en tout cas sur cette question-là, que ce soit en en tout cas mettant en place ces distributeurs au sein des offices de la mairie, des autres lieux de vie de la commune, mais également en sensibilisant autour de la question. Euh nous c'est vrai qu'on a un projet de lancement d'un parlement municipal qui aura euh évidemment des commissions dédiées à plein de problématiques au sein de la ville et c'est définitivement une des problématiques sur lesquelles on devrait euh en tout cas enfin dont on devrait se saisir et dont les citoyens devraient être sensibilisés dessus quoi. La question est très très importante et euh je pense que ça permettrait aussi de lutter contre un certain une certaine forme d'isolement et de stigmatisation autour de la question.

Voilà. Il y a aussi la possibilité puisque vous quand vous lorsque vous serez en responsabilité de mettre en place un congé menstruel mais un vrai. Absolument.

Absolument. Et ça se met en place dans plein d'endroits en plus. Bon en général c'est avec une note du médecin mais c'est pas très difficile à obtenir.

On se on sait tous que les femmes aujourd'hui souffrent pour la plupart de douleurs pendant leur menstru tout simplement. Et c'est très très important de pouvoir mettre en place ces congés menstruels. Absolument.

H ouais. Alors, justement, on a parlé euh on a parlé d'égalité professionnelle, on a parlé aussi de services publics à destination des familles et des femmes. Euh mais pour que euh des femmes puissent euh par exemple avoir des services de garde, il faut que d'autres femmes souvent euh le fassent.

Donc euh quel est votre point de vue ? Quels sont vos projets pour l'égalité professionnelle au sein de la collectivité ? parce que en fait beaucoup de métiers du soin et du lien sont occupés par des femmes.

Il y a il y a aussi à faire de ce point de vue-là en terme de politique salariale et de de ressources humaines dans du mérite. Bien sûr. Oui, c'est ça en fait.

C'est ce que je rappelle souvent, c'est que une maire ou un maire, ce sont aussi des employeurs. Donc effectivement, nous on a placé, on l'a mis dans notre programme la question du bien-être au travail, de l'égalité salariale également et et aussi un plan de lutte contre le harcèlement, les violences sexistes et sexuelles au sein de la municipalité. Donc comment on le la du coup protège aussi ses agents teux euh face à des problématiques.

Donc mettre en place un système d'écoute, d'accompagnement juridique également. Euh et pour nous c'est un axe très important parce qu'on oublie souvent cette dimension au niveau de la municipalité. Euh et euh voilà, je pense que peut-être que toi aussi de ton côté euh tu as entendu certaines choses parfois de de mal-être au travail notamment par rapport aussi à des à des femmes voilà qui ont vécu des expériences difficiles au sein de la mairie.

Euh et c'est pour ça que nous on l'a vraiment beaucoup mis en avant dans notre programme aussi justement pour euh bah voilà pour palier à à ces problématiques dont on parle très peu d'ailleurs. On a au l'occasion du 8 mars donc du nous le groupe parlementaire de la France insoumise euh proposer un texte de loi pour que les employeurs prennent leur responsabilité en terme de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Et je pense qu'elle peut être mis ce texte peut être mis à disposition des futures maires euh des futures mères que vous serez.

Ouais. Absolument. Voilà.

Euh parce que alors du coup, moi je profite pour dire que je ne suis pas tête de liste mais je suis candidate euh à la ville de Bondi. Nous avons aujourd'hui fait euh ce qu'on appelle organiser ce qu'on appelle une causerie euh autour des questions euh liées aux discriminations et nous avons évoqué le fait que euh tous les maires insoumis s'engagent à se porter partie civile dans des cas euh enfin dans des cas où il faut accompagner des personnes victimes de discrimination. Comment est-ce que est reçu cette mesure lorsqu'on vous en parlez ?

Parce que ça concerne aussi les discriminations sexistes. Euh nous, on a un très très bon retour sur la question. En tout cas, à chaque fois qu'on en parle sur nos actions auprès des citoyens, dans les marchés, dans les gares, ils sont ravis d'apprendre que cette mesure en tout cas est portée par le parti. euh déjà parce qu'ils nous font confiance sur le fait que ces ces mesures-là seront bel et bien portées.

C'est un engagement réel de notre part sur lequel on ne reviendra pas contrairement à certains partis dont on ne nommera pas euh on peut les nommer les nommer on le fera pas. Et c'est vrai que c'est très très bien reçu aussi parce que ça rassure, c'est une mesure qui est rassurante parce que on se dit il y a une vraie institution de l'État qui est un peu en backup euh de bah des problématiques que les citoyennes en l'occurrence souvent portent et du coup elles se sentent absolument accompagné et elles sentent un réel investissement de l'État via la mairie dans leur problématique quotidienne. Voilà que ce soit pas un truc qui est caché, mis sous la table ou même parfois ignoré par certaines municipalités.

Ouais, complètement. En fait, je pense que en fait c'est essentiel aussi pour rassurer euh parce que ça arrive que euh des vic des personnes vont être victimes, que ce soit de propos sexistes, racistes, LGBT, euh phobe et cetera euh et n'osent pas aller jusqu'au bout, n'osent peut-être même pas aller porter plainte parce qu'elles se sentent isolées. Parfois, elles sont pas du tout accompagnées, elles savent pas forcément à qui s'adresser.

Et je pense que ce type de mesure en plus euh et c'est aussi du préventif enfin dans le sens de dire voilà comme tu disais on est là euh la mairie est là en soutien et je pense que rien que ça c'est déjà ça permet de recréer du lien avec les habitants en lien de confiance et euh effectivement bah comme on dit ça va permettre de libérer aussi la parole de permettre à des gens d'aller jusqu'au bout d'une procédure et je pense qu' aussi peut-être qu' aussi à Bondi et aussi à Roni il y a il a y la question aussi de la maison des discriminations. Enfin, nous à Saint-Toin aussi, on l'a on l'a on l' on le propose dans notre programme aussi parce que euh bah on parlait d'accès aux droits tout à l'heure, les questions liées à la justice euh il y a des personnes qui s'en sentent très éloignées, voir parfois pas légitimes aussi euh bah de se enfin de se plaindre de de à raison euh de revendiquer aussi certaines choses de et et du coup je pense que ce type de structure aussi dans une ville non seulement ça montre un engagement comme tu disais bah intersection finalement et en plus c'est aussi en quelque sorte un lieu, on va dire de refuge pour des personnes qu'elles puissent aussi rencontrer des gens comme je disais qui vont les accompagner, leur donner des conseils, des conseils juridiques aussi qui sont pas forcément faciles à trouver. Par exemple, bah du coup moi je ça fait 8 ans que je suis aussi assistante parlementaire en circonscription.

Combien de fois il y a des personnes qui sont venues nous voir à la permanence parlementaire parce que ils savent pas à qui s'adresser quand ils ont des problématiques. Donc ils voient la permanence du député, ils s'y rendent en se disant parce qu'en fait il la question de l'accès au droit euh finalement c'est ça ne bénéficie pas à tout le monde. Voilà donc ce type de structure et qui rejoint finalement bah ce qu'on disait les services publics de proximité parce que le droit la justice c'est un service public aussi qui doit être accessible à tous.

Je pense que ce sont des mesures déjà je pense qu'on est les seuls à les porter. Bah en fait sur sur la question bah non mais en fait en très clairement sur euh euh des villes antiracistes oui nous sommes les seuls à les porter alors que des gens se se payent de mots pour dire que le moment est à la lutte contre l'extrême droite et le fascisme. En fait, nous on est dans un truc très concret et c'est vrai que cette euh le fait de se de dire que le maire qui est pas quand même finalement une des premières personnalités politiques de la ville que le citoyen a en en ligne de mire s'il a un problème se sera à ses côtés.

C'est c'est aussi un signal pour dire euh on libère la parole et on organise l'autodéfense euh antiraciste. Et ça, je pense que c'est fondamental. Alors, il y a quand même du coup euh le fait d'accompagner les femmes et notamment que la mairie accompagne les femmes, ça nécessite aussi une sensibilisation, une formation euh des agents.

Euh euh comment est-ce que vous vous mettez euh vous comptez mettre ça en place ? Euh de quelle manière vous vous voyez ça ? Parce que c'est quand même un élément une culture à mettre en place.

Ouais. Moi je pense que c'est prioritaire, hein. Absolument.

Je pense que c'est vraiment prioritaire. Euh que vous disent les gens quand euh que vous disent les femmes lorsqu'elles euh de de ce point de vue-là de de l'accompagnement dans l'accès au droit aujourd'hui ? C'est quoi le c'est quoi le bilan quoi ? que quand on habite dans des villes enfin Reny sousbois Saintin c'est des villes du 93 qui sont aussi pleines de diversité et quand on est à la rencontre de ces femmes qui sont parfois racisé comme nous qui ne se sentent déjà pas soutenu que ce soit en tant que femme ou en tant que personne racisé, c'est vrai que euh la première réaction c'est un peu de la méfiance parce que euh comment faire confiance encore quand vous avez fait confiance si longtemps pendant enfin si souvent et qu'à chaque fois on vous a laissé tomber et c'est la chose à laquelle on répond la plupart du temps.

Vous n'avez pas fait confiance aux bonnes personnes malheureusement et nous on est là pour vous prouver que vous pouvez nous faire confiance. Et bon, nous ce qu'on utilise souvent aussi l'argument évidemment c'est au national que ce soit à l'Assemblée ou même sur nos engagements un peu partout dans l'Europe. On n jamais on n'est jamais revenu sur nos engagements et je pense que ça rassure beaucoup aussi la plupart des personnes de se dire que on est un parti qui ne revient pas sur ses sur ses engagements.

Et donc grâce à ça, on peut monter sur une conversation qui leur prouve que déjà bon quand on me voit en général les femmes voilà maghrébine se disent qu'elles peuvent me faire un peu plus confiance sur ce genre de question et que du coup elles pourront faire confiance à une municipalité qui est gérée par notre liste parce que notre liste elle est diverse que ce soit en terme de d'ethnie que ce soit en terme de religion que ce soit en terme de génération et queon est vraiment là pour les accompagner jusqu'au bout quoi. En fait, ce que tu veux dire, Anaïs, c'est qu'il y a enfin que face à ce type de mesure, il y a la la question qui se pose, c'est la question de la crédibilité. Absolument.

Absolument. Il y a des listes aujourd'hui même dans ma ville, hein, euh qui se disent de la diversité, qui se disent de euh la représentation complète, même pour les personnes racisées, même pour les personnes de tout âge et qui pourtant quand on regarde leur programme n'en disent soit pas un mot ou alors des mots qui sont très hypocrites qui en font des promesses très creuses. Exactement. en fait des promesses qui sont un peu en l'air quand on leur pose la question de comment vous allez mettre ça en place.

Euh est-ce que vous avez un financement spécifique ? Il y a jamais de grosse réponse, il y a jamais un fond creusé en tout cas sur euh ces questions-là. Et en fait, c'est ça a toujours l'air d'être un front euh pour obtenir des voies en fait du vrai clientélisme, se déplacer en fait dans les quartiers un peu euh plus diversifié de la ville pour dire "Regardez dans notre liste, on a on a des noirs, on a des Arabes, votez pour nous, on saura vous représenter alors que derrière il y a rien dans le programme pour backup ce genre de de bah de d'affirmation." C'est dommage.

C'est dommage. C'est dégueulasse. C'est c'est bien la confirmation que en fait la politique de la représentation n'est pas une fin en soi.

C'est qu'il faut avoir du contenu. Et donc on en a pas parlé, on a pas parlé de vous là dans dans en particulier. Je vais je vais commencer à le faire.

Euh vous avez pas peur d'être candidate au municipal ? Ah c'est dur. Moi je alors la euh c'est vrai qu'on m'a toujours dit que la les municipales c'est la pire élection, la plus difficile euh parce que c'est un peu l'image de d'élection de notable entre guillemets.

Voilà. Et puis c'est nos voisins qui votent quoi. Voilà, c'est ça.

Et euh moi sans mentir hein, j'ai pris du temps, j'ai le temps de la réflexion avant de me positionner, de peser le pour et le contre. J'en ai parlé autour de moi en fait. Mais parce que voilà c'est on est tel qu'on est hein parce que la dernière fois tu étais suppléante tu étais pas étais suppléante exactement suppléante aux législatives où là on fait des scores de voilà françains insoumis franchement c'est une sain on fait de très très bons scores mais je pense que vous aussi vous avez dû vivre les mêmes choses c'est-à-dire que on on n'est pas pas forcément né avec un sentiment de légitimité absolue.

Voilà, c'est donc je pense que pour des profils comme nous, ça peut mettre aussi un peu plus de temps pour se dire bah non, moi aussi j'y vais, je représente quelque chose, je suis assez forte pour le faire. Donc tout ce que tu dis, pas peur. Moi j'ai puis en plus moi je fais face à quelqu'un voilà quoi, qui est dans le virilisme complet, hein.

Voilà. Bah tu vois quand on parlait on parle des questions féministes et comment on on se comporte aussi en tant que maire employeur dans une mairie. Bon bah ça présage rien de très positif lui dans sa façon de faire son expression et la question de l'exemplarité aussi hein de comment on se comporte aussi et on montre l'exemple dans sa sa gestion municipale et comment dans les relations humaines avec ses équipes.

Alors peur là maintenant non on est bien là dans je pense. Non ça va tu as pas c'était une petite boute de la jesse. Moi j'ai pas peur.

Tu parles pas d'âge ? Ouais, voilà, c'est ça. Non, non, tu as la rêve.

J'ai Tu parles pas d'âge là. C'est bon dit, hein. C'est qui qui euh je dis pour les gens qui connaissent pas euh Anaïs en plus toi tu as 22 ans donc en fait tu cumules, tu es une femme racisée.

Vous savez, je rebondis sur ton truc de la légitimité parce que les gens dans ma ville, ils sont persuadés que Ouais, elle a pas 30 ans, ça sert à rien de se présenter, tu peux retourner chez toi. En plus de ça, il y a le truc féminin aussi tout simplement. le cercle politique a l'air très fermé de l'extérieur, surtout pour les femmes.

Et c'est un truc que je dis tout le temps, tout le temps, tout le temps aux personnes qui me demandent pourquoi je m'engage. C'est euh en fait vous avez pas besoin d'attendre de de faire les bandes sciences pot pour être légitime pour faire de la politique. Vous faites de la politique tous les jour tout le temps, on le dit tout le temps à la France insoumise quand tu vas remplir ton ta voiture avec ton essence, tu fais de la politique en fait.

Donc pourquoi tu serais pas légitime de parler de ce qui se passe dans ton propre quartier à un niveau municipal ? C'est quand même terrible qu'on ait un peu brainw brainw ces gens à penser que ils sont pas légitime de se porter candidat au municipal que ce soit les femmes, les hommes, les jeunes, les vieux, tout le monde est légitime en fait. Et bon, ça c'est des critiques que je reçois souvent, c'est va finir tes études, après tu reviendras, tu as le temps ou alors pourquoi tu te concentres pas sur la fin de ton diplôme, tu retenteras dans 6 ans ?

Non, en fait, je tenter maintenant parce que dans ma ville aujourd'hui, les jeunes, ils sont mis de côté. Dans ma ville aujourd'hui, on nous considère comme de la merde. Il y a des quartiers qui sont délaissés, il y a des mamans qui sont délaissées, il y a des familles qui sont mises de côté.

On loge les gens de façon mais absolument dégueulasse. Donc non, j'attends pas dans 6 ans. J'attends pas du tout.

D'ailleurs, je me présente maintenant avec une liste qui est forte, une liste qui a de l'expérience, qui est très diversif parce que c'est une équipe aussi tout le temps. Et bah ça sert à rien en fait de vouloir déterrer les gens à faire de la politique en leur disant "Tu peux attendre plus tard parce qu'en fait peut-être que dans 6 ans ça me branchera plus, je serai plus trop politisé, je serais même peut-être dégoûté de la politique. Donc peut-être pas chez nous." Non, en effet.

Mais non, bah on attend pas. Il y a quelqu'un qui disait un jour et personnage maudit hein, le changement c'est maintenant. Ah oui et ben on change les choses maintenant.

Voilà. Voilà. Non, mais bon, en plus euh bon là pour le coup euh on est très très cohérent nous euh en tout cas dans toute la France mais particulièrement moi je je parle de Sans Sani parce que c'est notre département mais en fait euh on trouve tout à fait normal de présenter euh euh des candidats qui ressemblent à la société, des candidats qui connaissent les réalités, qui peuvent euh diriger nous notre discours en permanence c'est sentez-vous légitime exercez des responsabilités. vous réfléchissez sur votre vie, vous connaissez vos réalités et puis on a un cadre collectif et un programme justement qui permet qui permet de porter tout ça.

Alors vous en tant que femme, vous êtes porté par ce collectif, le collectif d'une liste. Euh quand même, est-ce que vous avez subi des attaques de part et d'autre ? Enfin, je suis maluré petit florilège pour callout et afficher les misogynes.

Est-ce qu'on peut ou pas ? Ah oui oui oui. Alors là moi alors moi je je je suis un cas assez spécial parce que moi ça fait quand même plusieurs années que je me fais attaquer par l'extrême droite donc sur toutes les bases misogynes racistes et cetera.

Et là oui alors moi je suis dans le top 100 de Frontière je suis numéro 10 juste après David Guirot. Voilà donc il y a Frontière aussi qui qui s'est pointé devant une de nos réunions publiques avec Rachel Kéké dans un quartier de Saint-Tois en plus. Enfin vraiment qui s'appelle le vieux Saint-Toin qui est vraiment un quartier populaire.

Ils sont venus en gilet par balle et demander aux gens si les blancs étaient acceptés dans notre réunion. Donc on a attaque sexiste raciste. He la totale.

Oui. Moi j'ai la totale là vraiment j'ai la totale. Euh mais tu l'as dit à juste titre heureusement euh enfin heureusement que il y a tout un collectif.

Enfin je pense que toi aussi mais en tout cas moi je me sens vraiment porté par ce collectif là. Je trouve je ça permet déjà non seulement de tenir bon, on se sent soutenu et vraiment je je Ouais. Vraiment c'est essentiel déjà la liste les enfin d'ailleurs j'en profite pour tous les remercier toute l'équipe de campagne à Saint-toin tout le monde mais aussi le mouvement France insoumise aussi vraiment on est enfin moi je me sens quand même oui vraiment soutenu et et ça ça ça permet de résister heureusement à ce à ce type d'attaque et de raide en fait parce que ce c'est ça c'est du cyberharcèlement aussi hein euh mais bon là j'ai le cuir solide hein donc voilà mais tout pareil chez nous on les cumule un peu les insultes on a un monsieur que vous appelz les suppos de Satan.

Ça ça m'a fait beaucoup rire honnêtement. Le même monsieur qui m'a dit de retourner d'où je venais d'ailleurs. Très marrant mais pas si marrant que ça finalement.

Après vous savez on a les insultes habituels, tueur de juifs, vous êtes des nazis et comme toi, j'ai la chance d'avoir une quand même très belle équipe, des femmes très fortes aussi pour m'accompagner. Enfin, elles sont géniales, ils sont géniaux d'ailleurs tous. Et euh bah les commentaires vous savez, ils sont sur le réseau Modique et Facebook tous cinquent prochaine qualité mais voilà.

Oui. Alors du coup euh ça euh c'est important aussi d'avoir bah des femmes qui parlent bien des femmes dans une campagne municipale. Est-ce que vous avez l'impression que du coup ça suscite des vocations autour de vous ?

Est-ce queil y a un effet dans la campagne ? Parce que moi je vois par exemple, je sais pas, je veux pas dénigrer les hommes hein, mais moi par exemple, je vois que dans plein de campagnes notamment à Bondi, il y a beaucoup beaucoup de femmes et je sais que à chaque fois que moi j'ai été candidate, ça a attiré aussi pas mal d'autres femmes. Oui.

Donc vous avez quand même du soutien et des encouragements. Ah oui oui. justement par rapport c'est ça le qui est fou c'est que d'un côté tu as les attaques de l'extrême droite sur en ligne ou même enfin du coup frontière qui se sont qui se qui sont venues à une de nos réunions publiques et de l'autre côté localement il y a enfin beaucoup de manifestations de soutien d'encouragement et effectivement de la part de femmes moins beaucoup euh bah et de femmes de tout âge mais même parfois je bah quand on distribue des tracks, je vois des bah je enfin et je le dis voilà quand ce sont des des petites filles aussi racisées euh Métis aussi comme moi du coup qui qui vont se qui se projettent du coup regarde le tract voilà enfin tu sens que ça révèle quelque chose.

Oui voilà c'est ça et c'est vrai que euh bah moi je sens cet encouragement là aussi de dire bah bon bah ah oui vous êtes une jeune femme vous y allez brav rien que ça déjà c'est je sens j'ai beaucoup ces encouragements là au-delà même du programme de ce qu'on porte quoi. Ouais ça c'est sûr. D'accord.

D'accord. Super ! Ben, on arrive à la à la fin de cette première table ronde.

On va passer à une deuxième table ronde là qui est un sujet fondamental pour nous avec des candidates qui le portent avec ardeur. On va parler de la question des violences faites aux femmes dans nos villes. Donc, on va laisser les les collègues, les camarades euh arriver sur le plateau.

En tout cas, je vous remercie. Redites le nom de vos listes. Pardon ?

Redites le nom de vos listes. Alors, moi, c'est les insoumis. Parole de Renéen.

Renéennen. Voilà. René sousbois et moi c'est pour Saint-toiin et c'est à Saint-toi.

Bah merci à vous. Merci beaucoup. On va faire rentrer nos nos deux camarades suivantes.

C'est Leilla Bustella qui est candidate à Livri Gargan pour la liste Faire mieux pour Livri. Et puis Helena Malandra qui est candidate à Holness ouis. C'est euh sur ma circonscription, la 10e circonscription de la scène Saint-Ni qui a aussi une autre candidate euh euh au pavillon Souba qui s'appelle Diadoufa.

Donc moi, c'est de sur trois. C'est pas mal. C'est super hein.

C'est pas mal. Bah on va les on va les faire rentrer sur le plateau. Merci beaucoup.

Bye bye. Voilà, vous voyez, je crois le vous avez vu les bulletins en fait les bu Ouais, on va mettre les bulletins de vote de nos de nos camarades. Euh et voilà, c'est ça n'hésitez vraiment pas.

Ça marche très bien pendant les les campagnes. N'hésitez pas à les faire tourner dans les boucles WhatsApp. Voilà.

Euh euh lorsque vous avez un tonton ou un daron qui met des des des liens TikTok auxquels vous ne répondez jamais, répondez-lui ça. Euh voilà quand vous voulez pas répondre. Donc ça c'est le bulletin de Manon Montmuréal à Saint-toin.

Et puis on va passer aussi celui de Anaïs qui a Reny. Bienvenue. Asseyez-vous.

Allez. Et donc du coup oui, on on passe en ce moment, on passe beaucoup de temps ensemble. Hier, j'étais à à Livri Gargan pour avec Jérôme Legaf pour soutenir Leila Bustella.

Alors petite petit truc, on met bien le micro devant la bouche mais on ne touche pas les micros. Ça fait ça fait des bruits désagréables pour les pour les auditeurs et les téléspectateurs. Voilà, je On est bon, on est installé.

B alors écoutez, on vous accueille à nouveau. Donc je vous ai présenté en attendant en attendant donc Elena Malandra 31 ans, candidate à Holnisois qui est une ville de quasiment 90000 habitants. C'est une des villes les plus importantes de notre département avec un maire sortant qui s'appelle, on va pas dire son nom, c'est pas lui faire de pub en tout cas avec un maire sortant qui est là depuis 2014 et qui est un bon maire de droite, on va dire hein, ami de de Nicolas Sarkozy et puis il est la boostella.

Alors vous avez un maire qui s'appelle Pierreve Martin je crois et qui est là depuis un certain temps. Mais ils s'embrouillent entre eux en plus. La droite s'embrouille entre ell.

Ouais, c'est ça. Il y a il y a plusieurs listes à droite et il te laisse aller, on enchaîne, tu te tu te présentes et puis tu dis pourquoi tu es candidate et puis après on enchaîne sur les très bien. Bah, bonsoir à tout le monde.

Alors, moi je suis Leilla Bustella effectivement, j'ai 44 ans. Je suis référente handicap et diversité au sein de deux musées parisiens. Donc mon rôle professionnel en tout cas, c'est de maintenir une politique sociale en faveur des travailleurs en situation de handicap et de veiller à ce que les 26 points de discrimination soient respectés.

Voilà. Donc du coup, j'ai aussi un parcours associatif pour l'entraide des plus nécessiteux et en Afrique notamment. Et par ailleurs, je me suis engagée avec les insoumis de Livri Gargan il y a quelques temps parce que j'avais à cœur et puis j'avais plus de temps aussi en réalité et j'avais à cœur de participer à ma ville parce que j'y habite depuis presque 20 ans et je voyais qu'il y avait pas grand-chose qui se passait et j'étais assez désolée de tout ça.

Ouais. Ouais, c'est ça. Donc voilà, ça s'est fait au fur et à mesure du temps et puis j'ai été prise par le goût et par la force de notre parti et que je suis fière de représenter à Livré Gargan et et j'espère que ce sera fructueux pour cette campagne électorale et qu'on puisse gagner cette mairie.

Merci Leilla. À toi Hélena Malandra. Oui ben moi je suis Hélena Malandra.

Euh je suis sur René sous-bois depuis presque 10 ans. Euh c'est vrai que j'ai commencé mon engagement à la France insoumise parce que on a eu des élections législatives avec une super députée qui s'appelle Nades Javau Mongolie euh pour qui on a fait la campagne en 2022 et bah du coup une super équipe, une super entente. Après c'est vrai que j'ai la France insoumise ça a toujours été ma ligne.

Enfin, j'ai toujours voté euh fille. Donc c'était mes principes. pareil, c'était un moment de ma vie où j'avais envie de m'impliquer davantage politiquement parce que pareil, je j'ai été beaucoup dans l'associative, dans dans l'humanitaire et malheureusement on est heurté à un moment au fait qu'en fait si on n pas un minimum de pouvoir décisionnaire, on est bloqué et on patoge et et en fait on narrive pas à concrétiser certains aspects de nos de nos de ce qu'on veut mettre en place qui nous semble quand même primordial.

Moi, j'ai j'avais une association qui s'appelle le petit écolier 93. On en charge surtout des écoles de quartier populaire, même si j'aime pas trop ce terme, mais euh donc voilà où on a ramené beaucoup de livres euh beaucoup de matériel de sport, de fourniture scolaire parce que les enseignantes pour la plupart déjà avec leur maigre salaire devaient tous les mois prendre de leur salaire parce qu'en fin de les moyens sont pas suffisants et parfois on a on voit vraiment des des professionnels de l'éducation nationale mettre la main à la poche pour pour supplier au manquement de l'État quoi. On est là.

Exactement. Et pour les ADSM et les AUSH c'est la même chose. Les AUSH c'est encore pire parce que elles sont vraiment pour le coup vraiment sous-payé et que le matériel bah adapté aux élèves en situation de handicap est extrêmement cher.

En tout cas quand parce que ça répond à certaines normes et cetera. Donc voilà, j'étais aussi beaucoup parents d'élèves dans la continuité de ça. J'ai trois enfants, trois garçons euh et je suis directrice commerciale de profession et c'est vrai que mon engagement s'est vraiment fortifié ces dernières années en grande partie parce qu'on avait une super équipe et parce que les enjeux nationaux bah étaient de pire en pire et puis je regarde le chat en même temps.

Le maire dans le nez égale un pébé. Arrive un moment où ben les enjeux sont tellement violents que bah on a envie de sortir dans la rue et apporter notre pierre à l'édifice. Voilà.

Merci beaucoup Elena. Alors donc nous on va sur cette table ronde, on va parler des violences faites aux femmes, de la lutte contre les violences faites aux femmes avec évidemment des mairies qui ont la possibilité d'agir très concrètement en proximité très rapidement. Avant de commencer de rentrer dans le vif du sujet, il y a une question dans le chat.

Est-ce que les maires ont un pouvoir sur les RP plus ? Bah les maires en fait, ils sont des intervenants dans la définition de la carte scolaire et les maires et notamment les maires insoumis, ils ne veulent pas être des maires qui subissent les décisions de l'État, du rectorat, des académies. Et en fait un mère un maire il peut effectivement intervenir s'il considère qu'une une de ces écoles doit être classée ou pas en répus et pas forcément attendre la mobilisation des parents d'élèves ou des voilà ou des associations.

Donc ça c'est pour répondre à à la question qu'il y avait dans le chat. Donc je répète du coup, n'hésitez pas à poser vos questions dans le chat, ce sont sur des questions générales sur notre programme municipal ou si ce sont des questions directement à nos candidates, elles sont très disponibles pour ça. Alors pour les violences fait aux femmes, on peut euh au niveau municipal mettre en place un certain nombre de politiques.

Qu'est-ce que vous voyez en priorité ? Sachant que on peut intervenir sur l'urbanisme, sur la formation des agents, sur des comités de défense des victimes ? Qu'est-ce que contient vos programmes respectifs sont la question des violences faites aux femmes et quel est l'état des lieux dans dans nos villes ?

On commence par par Oui, pourquoi pas ? On peut dire qu'en tout cas l'état des lieux, il est catastrophique he que ce soit Livri Gargan ou je pense un peu partout. C'est ce qu'on constate au point de vue national.

Euh moi ce que j'aimerais euh déjà dans un premier temps, c'est être à l'écoute de ces femmes parce que malheureusement elles ne trouvent pas assez d'interlocuteurs à qui se confier, à qui partager leurs peines. Euh donc on compte ouvrir par exemple un centre municipal où elles pourront ouvrir les portes et être accueillies euh peut-être par d'autres femmes mais pas que euh pour les entendre et pourquoi pas les diriger vers des procédures adaptées à leurs besoins. souvent c'est aussi des femmes isolées avec des enfants, des fois en bas âge et là encore il faut avoir une réponse concrète sur leurs attentes.

Par ailleurs, je veux me porter partie civile en cas de en cas de de déclaration auprès de la police municipale pour appuyer ces femmes et les accompagner dans ces démarches car souvent il y a beaucoup de craintes de d'être seul, de se retrouver seul et d'avoir peur des représailles. le fait qu'il y ait une autre femme, en l'occurrence le maire de la ville de Livran, qui les accompagne dans ces démarches pour être un soutien assez important. Et en ça, je suis très fière que ce soit proposé dans notre programme des insoumis. il y aurait énormément de mesures évidemment pour ces femmes et on souhaite vraiment être là présent que ce soit moi mais pas que les élus aussi et dans chaque secteur d'activité puisque quand on parle de femmes battues ou en tout cas euh violenté il y a aussi des questions de logement qui sont souvent pas adaptées à leurs besoins.

Il y a aussi le manque de travail. Là, on peut aussi répondre en les accompagnant pour leur trouver un stage, une une alternance quand elles sont jeunes maman ou en tout cas un emploi. Euh voilà, ça touche finalement plusieurs thématiques dans la vie de la société au sein de la ville et on doit avoir une attention particulière à ces femmes-là et à ces familles monoparentales.

Alors donc tu tu as parlé hein d'ailleurs de de plainte auprès de la police euh enfin de signalement auprès de la police municipale, mais rappelons euh que les plins doivent être déposés euh au commissariat auprès de la police nationale. Mais encore faut-il que euh dans les au sein des commerciales de police, il y ait des personnes euh spécialisées formées pour accueillir la parole des femmes. C'est pas facile.

Euh il y a il y a des agents, il y a des policiers qui qui se débrouillent en fait qui qui sont volontaristes mais qui se débrouillent. Et mais sauf que voilà, peut-être au niveau de la police municipale, on on pourra en dire quelques mots, mais tout à l'heure déjà sur la première table ronde, on a évoqué le cas de du maire ou de la maire qui se porte partie civile pour accompagner des des personnes discriminées et donc pour les personnes victimes de violence, c'est évidemment aussi un élément très important. Il y a une question euh sur l'urbanisme contre les VSS, là je ne vois pas trop.

Et bien figurez-vous que l'aménagement urbain est un élément de sécurisation des femmes dans la ville. Bien sûr. Euh la question de l'éclairage par exemple, la question de la manière avec laquelle euh sont définies les voies de circulation, la manière avec laquelle sont la manière elles sont placés aussi des lieux fréquentés par des femmes lorsqu'on construit.

Il faut penser aussi à des espaces réservés aux femmes et dont l'accès pour venir et pour sortir est facilité. Donc voilà pour l'urbanisme. Elena, je te laisse dire ce que tu souhaites mettre en place à sous boîte.

Alors déjà premièrement, c'est vrai que dans le cadre nous de notre politique àolet, alors déjà premièrement, c'est vrai que c'est un sujet sur lesquel sur lequel j'ai fait particulièrement attention parce que il y a un écho sur mon vécu personnel. Donc j'ai, on va dire pris en compte ce que moi à un certain moment de ma vie, j'aurais aimé avoir comme solution euh concrètement. Euh et c'est vrai que la question du logement, elle est primordiale parce queen fait au-delà de d'avoir parce que c'est un cap déjà de devoir aller porter plainte, surtout quand on est une femme qui est par exemple isolée de sa famille.

Euh c'est vrai que souvent quand on subit des violences, on se renferme aussi. Donc on n'est pas entouré comme on on veut. Et du coup, c'est important qu'on puisse en tant que municipalité répondre à une urgence directe, à une mise en sécurité directe des femmes et de leurs enfants aussi.

Donc nous surn, on veut mettre en place deux maisons pour femmes avec des logements d'urgence euh avec aussi tout un accompagnement psychologique, une possibilité de aussi garder les enfants gratuitement euh pour que les femmes ben le temps de aussi de se reconstruire, de souffler un peu parce que faut prendre aussi le temps d'encaisser, c'est brutal quoi. Et voilà, c'est pas qu'une violence physique malheureusement, c'est aussi une violence psychologique. Et c'est la violence psychologique, elle se traduit aussi de de d'un constat de vie où on arrive à un certain âge et on se dit là faut que je recommence tout quoi.

Donc c'est c'est il y a plein de violences qui s'enchaînent qui s'enchaînent et donc il faut aussi un endroit où on se sent en sécurité, où on peut souffler et qu'on ait une aide pour les enfants, pour la vie. en général. Donc ça c'est un projet qui nous tient vraiment à cœur de mettre en place.

C'est vrai que dans le cadre de la campagne, moi j'ai rencontré les assistantes social de la ville d'Olis qui sont des femmes vraiment courageuses et pleines de bonne volonté qui nous ont dit que bon en avec une vue d'ensemble sur le département à Holnet, je cite parce que je veux quand même que ce soit entendu parce que c'est vraiment violent encore une fois. La dame m'a dit "Mais vous savez à l'échelle du département à Holné, il y a beaucoup de boxeurs." Donc hm c'est vraiment une urgence.

Et euh ça ça voulait dire qu'en fait c'est une c'est quand même une priorité. C'est-à-dire qu'elles ont une vue d'ensemble et elles estiment que ça doit être une priorité. Exactement.

Exactement. parce que elles reçoivent beaucoup de femmes qui sont dans ce cas de figure et elles ont pas de En fait, elle elle m'a dit "C'est une déchirure pour moi le soir de rentrer et de me dire que bah la seule solution que j'ai pu donner à cette dame, c'est euh de potentiellement aller porter plainte, même si je sais qu'elle le fera jamais et je la renvoie dans son foyer où peut-être bah risque demain de de ne plus être là quoi." C'est un enjeu ça d'avoir des des parce qu'en fait on sait qu'on peut pas être on peut pas forcer la main.

C'est un processus, c'est compliqué de parler d'abord, ensuite d'aller porter plainte. Euh en réalité ce qu'il faut mettre en place dans nos communes, ce sont des des lieux où petit à petit, on accompagne les femmes vers vers la plainte et puis euh et puis ça c'est un premier temps et puis après voir aussi les conditions matérielles. C'est-à-dire que la question de de du logement de de partir pouvoir partir est fondamental complètement.

Ouais, je te je te laisse parler de ça et pas que. D'ailleurs, après il y a le côté aussi financier où c'est compliqué aussi, parfois elles ne partent pas parce qu'elles ont peur de pas pouvoir subvenir à leurs besoins et à celle de leurs enfants. Donc par exemple, on propose aussi dans notre programme une carte municipale pour les familles monoparentales où elles pourront accéder à des services soit à titre gratuit, soit à des titres moins onéreux avec une tarification spécifique comme par exemple aller au cinéma pour s'aérer l'esprit et changer d'environnement et puis notamment faire du sport ou accéder voilà à des services comme bibliothèque à moindre prix et cetera et cetera.

C'est-à-dire que à travers la carte citoyenne que nous voulons mettre en place dans la ville, il y aura des publics prioritairesou et les femmes victimes de violence pourront en faire partie complètement. Ouais. Et ça c'est important, leur faciliter au mieux la vie, même si à côté le point de vue psychologique et cetera est intense, au moins leur faciliter le reste dans leur ville.

Ça c'est important. Par ailleurs, il y a il y a quelque chose qui est mis en place actuellement et que je me rends compte qui est très peu connu pour avoir parlé avec beaucoup de femmes qui ont subi aussi des violences, c'est la CAF a une aide exceptionnelle pour les femmes victimes de violence de 1400 €. Il faut déposer en gros le procès verbal sur son espace CAF et c'est validé vraiment en rapidement en 2 jours et le virement arrive sous 3 4 jours.

Donc c'est quand même une aide supplémentaire. euh euh qui est pas des moindres qui donc peu de gens sont au courant en fait. Donc du coup l'enjeu de l'accès au droit et de la du fait que les gens connaissent leurs droits dans les lieux que vous voulez mettre en place dans les villes, c'est fondamental.

Ex et du coup ça les faciliterait à aller porter plainte. Oui. Peut-être en tout cas ça peut les aider à avancer psychologiquement sur le fait d' qu'aller finalement signaler cette situation, elle peut aussi apporter une facilité financière.

Alors toi Lila, tu es tu es responsable des ressources humaines euh enfin tu as une for tu tu travaille dans les ressources humaines et je suis référente handicap et divers. Voilà, je suis référente handicap et diversité. Là dans le dans le chat, j'ai une réaction éclairage passage avec les poussettes.

Même problème pour les personnes de situation de handicap. Là c'était sur la question de d'un urbanisme adapté au Alors il faut savoir parce que les femmes en situation de handicap euh en plus si victime de violence en fait complètement. Ouais.

Il faut savoir que quand on aménage euh un poste de travail ou une activité ou un lieu même euh pour une personne en situation de handicap, finalement elle bénéficie à tous parce que elle répond à une ergonomie, elle répond à un besoin qui finalement euh est adapté à tous. Donc penser aux personnes en situation de handicap, c'est penser à tous et penser à tous, c'est l'accessibilité pour tous. Bien sûr.

D'accord. Merci pour ce rappel parce que effectivement y compris au niveau municipal ça ce sont des choses assez simple à mettre en place en tout cas assez simple à penser en fait il faut changer de il faut changer la manière don il y a eu la loi de 2005 qui a fêté maintenant c'estes 20 ans mais je sais pas si on peut vraiment dire fêter puisque finalement on s'est rendu compte au bout de 20 ans que beaucoup de lois avaient été voté mais peu finalement concrétisé notamment sur l'accessibilité mais matérielle des espaces publics notamment Pour accéder à une mairie, c'est pas toujours simple. Parfois, vous avez une longue montée de d'escalier sans rampe alors que tout ça doit être pensé.

Et pas que pour les personnes en situation de handicap. Finalement, même une maman avec une poussette, elle ne peut pas accéder à ces démarches administratives sans être aidée. H donc voilà.

Comment est-ce qu'on travaille avec Alors la mairie parfois, alors c'est pas toutes les mairies he mais la mairie parfois euh est la tête d'un parc de logements sociaux. Oui. Euh c'est pas le cas partout, mais en tout cas ça arrive.

Euh il y a d'autres barriers sociaux présents sur les villes et c'est peut-être les interlocuteurs privilégiés pour avoir une sorte de synergie afin de bah de gérer cette question euh de mise à l'abri des femmes victimes de violence. Qu'est-ce que quelle politique de logement en fait peut être favorable aux femmes victimes de violence ? Bah déjà nous dans notre programme, on veut mettre en place une délégation spécifique de relation avec les bailleurs.

Donc dans ce cadre là, ben ça nous permet déjà parce qu'aujourd'hui on a un constat où bailleur ou municipalité se renvoie la balle dès qu'il y a un souci, c'est pas moi, c'est l'autre, c'est pas moi, c'est l'autre. Donc là, le fait de mettre en place une délégation propre à cette problématique, ça permet de vraiment traiter tous les sujets qui sont mis sur la table. et euh dans le cadre de cette délégation de relation avec les bailleurs demander un quotard de logement d'urgence qu'on peut mettre à disposition immédiatement pour une mise en sécurité immédiate pour les femmes et leurs enfants.

Bon, qu'est-ce qui fait que ça n'a pas été fait jusqu'à présent en fait ? Le manque de volonté hein franchement le manque société paternaliste, patriarcale. Voilà. et et d'où l'importance que les femmes prennent en main certains sujets.

Je pense que notamment sur ce sujet-là, il faut enfin en fait on ne peut plus c'est plus audible d'entendre des hommes se saisir de ces sujets-là. C'est des sujets que qui sont à prendre à bas le corps pour les femmes euh parce que qui de mieux que nous pour savoir ce qui est bon pour nous finalement. Voilà.

Alors, c'est dommage hein ce ce constat parce qu'on aurait aimé qu'un homme puisse défendre les femmes et notamment aujourd'hui par exemple dans le cadre de la journée du 8 mars. Mais effectivement, on est obligé de constater après toutes ces années que les choix politiques des hommes n'ont pas été forcément envers les femmes et pour les femmes. Donc c'est pourquoi on est fier aussi, je pense comme moi, d'être insoumise et de pouvoir finalement être les premières têtes de liste dans nos villes féminines et pouvoir dire que c'est possible et que il faut qu'elle se fasse entendre.

C'est essentiel. Déjà, on on est on est déjà satisfaite que certains arrêtent de nous offrir des roses mars. Voilà, ça c'est Oui, ça c'est insupportable.

On veut des droits. C'est ça. Oui, mais parce qu'en fait il y a vous sentez encore le ce cette réaction qui dit "Oui, mais attendez, ça c'est privé, ça concerne pas la mairie." En fait, euh est-ce y a quand même une évolution sur le fait que toutes les strades de la société, en tout cas institutionnelle, y compris les mairies, doivent se saisir de du sujet des violences fait femmes ?

Est-ce que par exemple dans vos villes, il y a des campagnes à ce sujet-là d'information, de Qu'est-ce qui se passe ? C'est marrant parce que nous on a vu il y a pas très longtemps des panneaux fleurir un peu dans la ville sur cette question là. Approche du 8 mars.

Ouais. Hm. Ah euh c'est c'est embêtant un peu la proche du 8 mars.

Ouais, c'est ça. Et par ailleurs, bon, il est vrai que là actuellement la seule chose qui est concrètement mise en place surn qui est quand même une ville de 86000 habitants euh avec beaucoup de femmes de maman solo aussi pour pour le souligner. Euh c'est euh un numéro d'urgence où on a au bout du fil une policière et puis h sinon euh bon bah sauf sauf que si c'est pour appeler une policière, on peut le faire soi-même.

On peut on peut le faire soi-même. C'est clair. La politique du pauvre verre de Macron.

Oui, ça ça va pas con Non. Et puis avant tout, moi je crois qu'il faut traiter l'individu, peu importe son genre, son sexe, son origine. Euh voilà, il faut traiter l'individu.

Il y a il y a une problématique qui n'est pas en plus anecdotique. Il y en a beaucoup, il y en a des milliers parfois. Donc il faut traiter ce qui ne se passe pas bien.

Et c'est systémique en fait malgré tout c'est quand même systémique. Ça veut dire qu'on doit mettre en place à travers nos politiques un environnement qui favorise le fait que des femmes parlent, que des femmes puissent porter plainte et que les des agents notamment des agents municipaux dans les services. Qu'est-ce que vous comment vous allez organiser vos services ?

Ça c'est une question que je vais poser là-dessus et qu'il y a des gens des gens qui soient formés. C'està-dire une culture de la lutte contre les violences. Comment est-ce qu'on met en place une culture de la lutte contre les violences dans une mairie, dans l'organisation des services, dans la sensible, enfin les outils les outils parce qu'en fait une mairie gère aussi les écoles peut mettre en place des plans pédagogiques territoriaux.

Donc on peut même les créer même il y a il y a plein de possibilités de sensibiliser les personnels que ce soit dans une mairie, mais pas que d'ailleurs, même la population hein en faisant des actions coup de point si je puis dire pour évoquer les sujets, les différents sujets, que ce soit la violence sexiste, l'égalité homme-femme et puis le handicap et pas que en fait le racisme, le fascisme, toutes ces thématiques doivent être abordées sur les violences. Comment on fait Elena Dolness Bois sur la question de la lutte contre les violences ? Quelles sont les mesures que que tu mets en place ?

Des mesures concrètes, des mesures pour sensibiliser les personnes les de tous les âges d'ailleurs, de tous les milieux. Comment ? Oui.

Bah avec des grosses campagnes de sensibilisation, je crois que c'est vraiment en fait tout part l'éducation populaire et euh c'est pour ça aussi que pour moi la France insoumise répond vraiment aux enjeux euh actuellement, c'est parce que tout part d'une intention d'éducation populaire et euh on il faut prendre les choses à la racine et ça part de là, ça part de d'ouvrir les yeux à la population sur les problèmes et ça permet de réformer aussi voilà certains comportements et libérer la parole surtout. Et par ailleurs, on veut aussi mettre en place un comité de femmes non mix euh qui permettra aussi la sororité permet tu veux dire un un un un comité en non mixité. Voilà.

D'accord. La la la sororité permet aussi de libérer la parole parce que même si de prime à bord on n'est pas à l'aise pour parler, on entend les histoires de vie de chacune en discutant et cetera et parfois ça fait tellement longtemps que certaines femmes subissent des violences que pour ell c'est une normalité en fin de compte. Et euh et en entendant des histoires de vie, en entendant "Ah moi mon mari, il a dit ça et cetera, mine de rien, ça chemine aussi dans la tête et ça permet d'arriver à à un moment où déjà on est entouré, il y a un rapport de confiance qui s'installe facilement aussi entre femmes parce que on parle du quotidien, on parle des enfants et cetera et ça amène tout doucement à libérer la parole." Il y a la question aussi dans parce que les violences faites aux femmes aussi concernent les familles.

Oui. Donc il y a aussi des enfants qui sont victimes de ça. Euh une mairie dispose de moyens euh pour le les loisirs, pour les pour pour le premier degré h euh et puis elle peut alors l'éducation nationale fait les programmes mais elle peut mettre en place des plans interrécoles, des plans pédagogiques.

Comment est-ce qu'on on aborde ce sujet-l aussi auprès des enfants et comment on peut agir en tant que mère bah pour que il y a des choses qui existent aussi pour à destination des jeunes. Oui. Bah alors pour c'est vrai que le sport c'est aussi très important parce que ça permet de de de de défouler de de lâcher prise.

Par ailleurs même pour les femmes quand on parlait de de d'installer des maisons pour femmes. mettre aussi en place des cours de self défense qui sont très libérateurs en fin de compte. Et les enfants, pareil pour le sport, euh on veut mettre des passes municipaux pour permettre la gratuité au sport pour les familles les plus précaire.

Euh ça ça me paraît vraiment indispensable aujourd'hui euh parce que une femme seule qui a trois enfants, c'est un coût le sport que ce soit juste adhérer, mais il y a aussi le matériel, il y a aussi ça, moi qui ai trois enfants, euh on se retrouve facilement à des chiffres qui pent sur le budget, quoi. Et c'est vrai qu'en fait les femmes victimes de violence une fois qu'elles sont dans un processus de sortie de ces violences, elles se retrouvent en famille seule, enfin famille monoparentale et donc du coup avec la précarité matérielle qui vient, c'est une charge mentale en plus. Charge mentale.

Euh comment les mairies peuvent accompagner ça concrètement ? Bon, il peut y avoir des projets pédagogiques qui soient faits euh déjà entre les écoles de la ville euh pour justement mettre en avant ces problématiques-là et essayer de faire participer les enfants et les amener aussi eux à libérer la parole et puis aussi à trouver parfois des solutions ensemble. Euh par ailleurs, on peut aussi avoir une offre culturelle au sein de la ville qui aussi sensibilise tous les habitants et les habitantes sur des projets, sur des événements de rassemblement où on peut amener un psychologue et cetera parler de ces sujets-là.

La mairie a vraiment la possibilité d'agir sur toutes les actions qui se passent à l'intérieur des foyers des habitants et des habitantes. Il s'agit juste encore une fois d'une question de volonté et je pense qu'il est important d'aborder tous ces sujets-là afin qu'ils soient presque banalisés et que chacun puisse participer à aider l'autre d'une manière ou d'une autre. Oui, même la santé euh sur un point de vue de la santé, il y a il y a certains quartiers où c'est des vrais déserts médicaux euh en rendrant en rendant les les locaux plus accessibles à certains professionnels de santé, on permet aussi quand même une sécurité supplémentaire pour les familles victimes de violence conjugale parce que ça permet de déceler s'il y a un problème aussi plus facilement quand on a un médecin à côté euh on va plus le voir.

Exactement. Donc tout oui, tout est corrélé en fin de compte. Mais on l'a vu par exemple que sur la question des évars hein le alors alors l'acronyme, j'ai pas envie de me tromper.

Hm hm. En tout cas sur euh la sociation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Donc euh permet au sein de des établissements de libérer la parole.

C'est-à-dire que des enfants victimes. Oui. C'est en fait c'est ça c'est important pour que les enfants parlent.

C'est ça en fait le c'est fondamental pour les femmes. Il y a des lieux comme ça aussi où on peut faire en sorte que la parole se libère. Oui.

Bah moi je je rebondis parce que c'est marrant mais c'est vrai que sur les villes de droite ça la question de l'évar. Euh par ailleurs pour le cycle primaire c'est les var c'estàdire on enlève la notion de sexualité c'est vraiment la notion de consentement. Voilà.

Non mais ça c'est important de le dire. Non mais c'est important parce qu'il y a des gens qui pensent qu'on apprend des choses à leurs enfants. C'est voilà c'est relationnel.

Voilà c'est une fake news. C'est c'est la la stratégie de la peur. Voilà.

Euh et les vares ou la la notion de sexualité vient c'est au collège à partir de la 4e comme on a toujours eu des cours d'éducation sexuelle. Voilà. Exactement.

Donc ça c'est un point aussi important et j'en profite que tu es abordé le sujet Nad pour clarifier ce sujet là parce que c'est vraiment pris et repris malheureusement alors que c'est une initiative qui est importante au final de de un enfant a besoin et puis certains parents disent oui mais c'est à nous de leur apprendre mais il faut aussi penser collectif c'est-à-dire que tous les parents ne sont pas en capacité d'apporter cette éducation là aux enfants et même si au fond du foyer ça ça ne semble pas être un problème. On n'est pas acteur de ce qui se passe dehors. Donc un enfant euh peu importe a besoin d'être sensibilité à au consentement.

Et puis euh et puis en fait les enfants dans le cadre des évards h euh peuvent aussi dire ce qui se passe au sein de leur foyer. C'est-à-dire quand il y a des violences, c'est-à-dire que apprendre l'intégrité de son propre corps, c'est l'intégrité de son corps à soi en tant qu'enfant mais aussi celui de sa mère. Oui, bien sûr.

Quand on voit beaucoup de témoignages de de gens qui ont subi, que ce soit de l'inceste ou des violences intrafamiliales, euh c'est ça qui revient souvent, c'est euh je ne pensais pas que c'était un problème parce que je pensais que dans tous les foyers, c'était pareil. Et le fait que ça en soit un sujet, et ben ça permet à l'enfant de se dire "Ah mais en fait ça du coup c'est pas normal." Et la maîtresse m'a dit que et du coup c'est important, c'est primordial.

Donc je m'adresse à tous les auditrices et les à toutes les auditrices et les auditeurs si vous voyez que ce genre de sujet particulièrement est repris par vos mères de droite ou d'extrême droite, insurgez-vous parce que c'est une mise en danger directe de nos enfants. Par ailleurs, en tant que parents d'élèves, on a beaucoup échangé avec les enseignants et eux sont les premiers à s'inquiéter aussi de la mise en œuvre de cette loi puisque ils sont pas forcément outillés, ils ont pas forcément le programme adapté pour évoquer ces sujets-là. Donc ce sera quelque chose à suivre de très près.

Oui, parce que en fait euh il pour les Evars en fait euh euh ce sont des intervenants extérieurs qui doivent être enfin ce sont les enseignants qui peuvent être formés pour cela, mais il peut aussi avoir, je pense que c'est peut-être plus simple dans un premier temps, des intervenants extérieurs mais qui doivent être, on le rappelle pour rassurer tout le monde, agré par l'éducation nationale. Donc euh voilà, ça va se mettre en place. Euh je pense qu'il faut faire confiance, c'est une expérience qui a marché dans beaucoup d'endroits.

Il y a pas de raison que ça se passe pas bien ici. Alors on va arriver à la fin de cette table ronde et comme pour les les candidates précédentes, moi j'aimerais que vous me racontiez un peu comment se passe votre campagne. Est-ce que vous voilà, est-ce qu'il y a des il y a des craintes, des appréhensions qui ont été levées ?

Comment est-ce que vous affrontez le sexisme ambiant politique ? Je te laisse parler Lila ensuite Elena. Et bien franchement je suis plutôt de nature positive.

Donc je profite de chaque instant et je suis presque même nostalgique que ça s'arrête bientôt malgré la fatigue et malgré tout ce qui se passe de moins positif. Mais voilà, je je crois aux choses. J'ai tellement échangé avec les habitants et les habitantes lors des portes à portes, les marchés, les enfin vraiment toutes nos actions que je me dis que tout le monde fait le même constat.

Maintenant, mon inquiétude, parce qu'il y en a quand même, c'est de me demander si les gens auront euh la force d'aller jusqu'aux urnes. Et ça, je l'espère parce que rien ne se fera sans mouvement. Euh donc, je compte sur eux pour qu'ils aillent voter surtout dimanche prochain parce que je je le répète toujours d'un point de vue local, on peut faire bouger les choses beaucoup plus facilement.

Un maire, il est accessible, les élus aussi. Donc euh il faut surtout pas se laisser aller et rester toujours convaincu qu'ensemble on peut faire bouger les choses. Et puis j'ai une pensée particulière pour tous mes camarades parce qu'ils ont été extraordinaires, parce qu'on a beaucoup ri, parce qu'on a parté des partagé des moments difficiles parfois euh d'incompréhension mais on a toujours communiqué et c'est ça qui nous a fait avancer.

Donc euh voilà, j'espère que qu'on va encore aller loin ensemble, qu'on va gagner cette mairie et euh qu'on aura un recul euh euh heureux sur toute cette campagne électorale. Bon, toi, tu es très positive et tout, mais moi j'aime bien afficher les les matos et les sex. C'est vrai.

Oui, il y en a eu. Oui, oui, il y en a eu. Tu tu ne dis pas tout.

C'est vrai, tu ne dis pas tout. Moi, je vais raconter une histoire qui m'a profondément choqué. Ouais pour revenir à ce qu'on avait dit en début de en début de de plateau.

Oui. l'articulation entre la classe, la race et le genre, c'est-à-dire le mépris de classe qui touche euh nos candidats insoumis, nos candidates insoumises, euh le racisme qui touche et le sexisme. Et ça s'est incarné il y a encore très peu de temps sur les réseaux sociaux et je tiens à le à le souligner.

Je te laisse raconter ou je raconte ? Alors, il y en a eu plusieurs. Tu veux raconter laquelle ?

Je raconte l'histoire avec Jean-Luc. Et oui. Alors, j'ai eu la chance de pouvoir faire une vidéo avec Jean-Luc Mélenchon lors du meeting avec Mesmetes abandi et donc j'ai reçu par la suite des critiques très sexistes et racistes même.

Alors honnêtement, j'ai la chance d'être bien encadré et du coup la personne qui gère les réseaux sociaux s chargé de soit répondre soit effacer puisque ça n'avait pas lieu d'être. Je dois dire que j'ai pris beaucoup de recul aussi en me disant que de toute façon ça ne mainteint pas puisque malheureusement nous sommes habitués à nous justifier mais je je ne veux plus de cela. Je suis complètement sûre de qui je suis et de ce que je veux entreprendre dans la vie.

Donc euh c'est juste des personnes qui perdent leur temps. Par ailleurs, c'est quand même des choses importantes euh effectivement à évoquer puisque ce n'est pas normal. Ce n'est pas normal de discriminer.

Ce n'est pas normal d'être raciste et ce n'est pas normal de suggérer euh des propos voilà euh sexistes. Alors bon, des propos sexistes, des propos qui consistent à dire qu'évidemment Non mais moi il faut dire les choses très directement. Euh Lea qualifié de beurrette à Mélenchon.

Voilà. Ouais. Euh elles ils sont ensemble et évidemment ça vient des soutiens euh des gens de droite, il faut dire d'où ça vient, des opposants et qui pensent intimider.

Cela ne nous intimide pas. En tout cas, j'en profite pour apporter tout mon soutien à toutes nos candidates qui subissent le harcèlement euh sexiste et qui se combine très souvent avec du harcèlement raciste. Elena, est-ce que toi tu veux faire état de de ton expérience de de campagne en tant que femme candidate pour conclure cette table ronde ?

Je alors moi aussi je suis assez nature optimiste. En tout cas, je suis de nature à jamais me résigner. Voilà.

Donc je je suis aussi fière de la campagne qu'on m'en a mené. Je crois que c'est une expérience humaine indescriptible. C'est vraiment voilà, on va à la rencontre des gens.

Alors, parfois, c'est vrai que bon, moi, on a tendance quand même à des fois à être des éponges ou sur certaines situations, faut prendre du recul. Quand euh en porte à porte, je rencontre une femme âgée en fauteuil roulant qui me dit qu'elle est pas sortie de chez elle depuis 5 mois parce queil y a pas de rampe. Euh, c'est émotionnellement, psychologiquement, c'est dur parce que on aimerait apporter une solution directement à cette dame-là.

Et euh et mais ça nous rappelle aussi pourquoi on se bat et euh pourquoi on se lève, pourquoi on va tracter, pourquoi on va sur les marchés, pourquoi donc ne jamais se résigner et euh et puis bon, nous on a la chance sur Ret, c'est vrai, d'avoir quand même un super exemple de représentation féminine dans la matière des Nadj qui euh avec qui au côté de de laquelle j'ai quand même beaucoup appris, qui a été vraiment là pour nous durant cette campagne. J'en profite pour te remercier encore. Et non.

Donc voilà. Oui. De l'espoir, de la non résignation.

Euh je je crois je mise beaucoup sur la jeunesse parce que c'est vrai que que ce soit bon aux européennes où j'ai été assesseur ou législative, il y a beaucoup de jeunes holnisésiennes et holnésiens qui viennent et qui sont fiers de venir voter pour la première fois. Oui, parce qu'on a toujours on a tendance à les prendre pour des cons. Non, mais ça ça aussi je tiens à dire, c'est que c'est vrai qu'on tap beaucoup sur cette nouvelle génération et je trouve moi qu'on on on ne met jamais en avant le fait à quel point les nouvelles générations sont éveillées et éduquées à plein de sujets.

C'est-à-dire que les réseaux sociaux, on en parle toujours en mal et cetera, mais la jeunesse quand même, moi j'ai des j'ai des discussions vraiment super enrichissante avec des gens qui ont 10 ans, 15 ans de moins que moi et et moi je suis fière de cette nouvelle génération parce que justement ils sont dans cette optique de on se résigne pas, ça y est, c'est fini, laisser place un peu et je trouve que c'est bien, c'est une bonne dynamique, c'est porteur d'espoir pour l'avenir et on l'a vu notamment ne serait-ce que pour la la cause palestinienne où les jeunes ont fait un super travail sur les réseaux sociaux, ils ont beaucoup relayé, ils sont ils sont éveillés à plein de sujets et c'est pour ça que je mise beaucoup est une ville quand même jeune donc je mise beaucoup sur la jeunesse. Ouais, la Jenszy. Allez la Jenszy.

Ouais. Allez la Jenzy. Donnez-nous la force de tout changer.

C'est vrai qu'ils sont affutés en fait. En vrai, ils sont très affutés. des fois je me dis j'aimerais bien être jee aujourd'hui parce que euh ouais non ils ont plein d'outils qu'on avait pas et puis et puis nos équipes sont très jeunes aussi on a équip on a des gens qui sont qui nous portent et qui nous bougent vraiment ils sont ils sont plein d'idées, ils sont plein d'énergie et puis voilà c'est bon on aime aussi nos retraités qui sont là heureusement qu'ils sont là parce que ils sont ils sont toujours aussi au taquis je pense on parle des femmes donc j'en profite pour saluer aussi notre camarade Brigitte qui est retraité, qui euh qui qui a vécu une vie voilà de cancer et cetera et qui euh qui nous met un peu à l'amende dans les portes à porte qui est au 8e, au 5e.

C'est ça. Heureusement qu'on est bien accompagné. Euh moi aussi, j'ai euh Nabila qui est ma directrice de campagne et qui est d'ailleurs venue avec moi ce soir qui est à la tête d'un collectif inclusion dans le français.

Et c'est ce qui a fait que nous nous sommes unis à un moment donné puisqu'on défendait les mêmes causes et que la mairie, elle n'en prenait pas compte. Donc euh voilà, mais pas que. J'ai Marie aussi, une jeune de 19 ans qui est très impliquée et qui souhaite faire de la de la politique.

Et quand elle a rencontré Jérôme Legavre, euh notre députée de la 12e circonscription, elle lui a clairement dit qu'elle voulait prendre sa place. Donc voilà. Ah mais c'est pour ça.

Mais moi j'en préfère. chouette d'être bousculé comme ça faut remercier Lilia aussi qui est venu qui m'a gagné la super parce qu'il savent en fait je pense je pense que notre jeunesse en tout cas la jeunesse militante insoumise sait qu'elle a sa place et donc les voilà les trucs intergénérationnels se passent plutôt bien et c'est c'est vrai que c'est c'est vrai que c'est beau à voir cette cohabitation au sein de au sein de nos collectifs vrai. Bah on va euh aborder maintenant la troisème table ronde.

Je vais vous remercier. On va repasser vos bulletins. Vous pouvez nous dire quel est alors tu peux redire le nom de la la liste Elena la force de tout changer à Hness sousbois.

Voilà et faire mieux pour livrer Gargan et Livri Gargan. Donc voilà. Bah je remercie et on va c la place à nos autres intervenantes.

Et bien bonne soirée. Merci merci merci à toutes les deux. Alors vous l'avez vu en fait bah dans nos villes on peut faire énormément de choses en terme de lutte contre les violences faites aux femmes.

Je le redis. La France insoumise a aujourd'hui fait un appel à travers un texte sur la responsabilité des des employeurs dans la lutte contre les violences. Le maire la maire euh est un employeur, une employeuse et donc il est il a la responsabilité de pouvoir agir pour cela.

La mère euh de la la future mère insoumise euh évidemment prendra aussi en charge ces sujets-là à travers une action avec les bailleurs. Voilà, c'est N qui passe devant moi, c'est pas grave, c'est Nesa, on a l'habitude. Et et puis évidemment aussi on a également évoqué sur la question de la lutte contre les violences faites aux femmes de sensibilisation avec des programmes pédagogiques en coordination pour toutes les écoles des villes avec l'accompagne un accompagnement sur les évars où ce sujet-là peut également être mis en avant.

Donc évidemment beaucoup d'éléments et sans oublier je crois que c'est un fil conducteur puisqu'on parle de femme et donc de discrimination la mère insoumise sera à vos côtés. euh pour toute démarche liée à des procédures euh pour se défendre contre des discriminations et notamment des discrimination sexiste. On en vient à la troisème table ronde avec deux femmes battantes, deux femmes battantes, deux femmes de deux villes différentes mais qui ont face à elle des gens que beaucoup d'hommes n'oseraient pas affronter.

Alors, j'ai euh à ma droite Nésa Barandi qui est tête de liste de la France insoumise à Clichisois, la France insoumise avec Peps. Et puis j'ai Azizanwa qui est à Neuï sur Marne et qui est la seule candidate en scène Saint-Denis à avoir réussi à réunir, à mettre d'accord absolument tout le monde, c'est qu'il y a des enjeux très forts dans cette ville. c'est qu'il y a aussi des camarades d'autres organisations politiques qui ne sont pas sectaires et qui savent que lorsqu'on veut lutter résolument contre contre l'extrême droite et bien on se met tous autour de la table à Cliché c'est un peu différent parce queen fait c'est un maire macroniste qu'elle soutient des macronistes et des socialistes macronistes donc en fait et qui en parti voilà et qui voilà soit on a pas de parti mais on a deux configurations qui sont assez emblématiques de ce qui peut se passer dans des départements dit de gauche en tout cas traditionnellement où la gauche est importante.

Donc nous cette table ronde elle a pour thématique l'éducation et la sensibilisation aux gens jeux féministe par différents leviers par le sport par la culture les loisirs. On a tout à l'heure un petit peu empiété en parlant des des évars et des évars mais je vais vous faire parler de ça et notamment de ce qui s'est dit là-dessus euh dans les villes. Je vais vous laisser vous présenter et vous dire pourquoi et comment vous êtes arrivé à être candidate pour les municipales NESA.

Alors Nesa Barandi, tête de liste et animatrice du GA de Clichés. Donc moi, j'ai commencé à militer pour la France insoumise fin 2021, c'est à l'approche des présidentiels. Je voulais donc ajouter ma pierre à l'édifice parce que j'ai vu que voilà dans une ville aussi populaire que Clichis sous où Mélenchant on pouvait faire un score pas mal qu'il fallait mobiliser, aller informer les gens et toute seule je pouvais le faire. et convainc quelques personnes.

Et c'est ce que j'ai fait. J'ai fait le présidentiel toute seule avec des camarades des villes voisines. Je suis allé aussi et on a fait un score pas mal euh pas mal pas mal.

On a fait un score pas mal. Donc voilà, je laisse Aziza se présenter. Attendez, je vais compléter.

Elle est modeste. Elle est aussi elle est aussi au côté de Jérôme Legar. Oui, je suis collaboratrice du député et sa suppléante également.

Voilà, parce que et je et je j'insiste sur le fait que à l'époque à Clichissou euh tu étais bien seul mais tu as fait tu as su construire un collectif conséquent aujourd'hui. C'est l'aboutissement de de tout ce travail. Exactement.

Et bravo, dans des endroits très difficiles. Merci Aziza. Euh, bonsoir.

Merci de l'invitation. Donc moi, je suis Azizan tête de liste effectivement de l'ensemble de la gauche à Neuï Surmarne. Comment j'en suis arrivée à être candidate parce que ça fait maintenant près de 9 ans que j'habite là où je me présente et que pour moi il y avait une sorte d'anomalie.

En 2020, on est voilà dans une ville populaire où il y a beaucoup de quartiers issu de l'immigration et on a un maire qui est un soutien non assumé de Bruno Retaillot et qui mène une politique de droite qui s'extrême droitise. Euh d'ailleurs, il a voilà retiré de sa liste purgée entre 17 et 18 personnes qui étaient soi-disant issues de l'ancien PS de l'ancienne gauche. qu'il est en train de vraiment avoir un tournant euh voilà extrême droite dans la politique aussi qui mène en place.

Donc au bout d'un moment quand je me suis rendu compte que nous on effectivement on est parti là-bas c'était les scores de Mélenchon et puis après je voyais que la gauche depuis l'élection de mon maire est quand même arrivé en tête à quatre reprises. Donc au bout d'un moment il y avait un peu un Ayatus entre ce que les gens mettaient dans le bulletin dans l'urne et voilà le qui au niveau local avait la tête et orientait les politiques les politiques publiques étaient mises en place. Donc voilà, partant de là, on j'étais aussi très consciente que c'était mieux d'y aller ensemble parce que sinon c'était lui offrir la victoire sur un plateau d'argent.

Donc, on a travaillé à l'Union, c'était un long combat et euh voilà, on a fini par y arriver parce que effectivement on euh on est parti du principe que dans la mesure où effectivement il y a euh un risque de fascisation, il faut des communes qui soient des digues, des diggues sociales, des digues protectrices et ça a été notre priorité et à partir de là, on a réussi à à trouver une union sur la base d'un programme de rupture. C'est c'est important de ce que tu as dit et ce que et la situation aussi à Clich sous voix euh Nesa, c'est que les gens se disent les gens qui sont extérieurs à Saints Sani se disent Sani c'est de gauche, il y a plein de députés insoumis et cetera et cetera. Sauf qu'en fait en Sani aujourd'hui euh alors où on parle, il y a plus de meur de droite que de gauche.

Malheureusement, il y a une anomalie à réparer entre les votes aux élections législatives et les votes aux élections municipales parce qu'on doit lutter contre quelque chose. C'est tous ces maires qui dépolitisent la fonction. Tout à fait. qui font qui vous raconte que le ville est un village Olivier qui dit qu'il est macroniste, qu'il est pas macroniste à et cetera et cetera et donc c'est pour ça que on va le rappeler, on va le marteler.

Toutes celles et ceux qui ont voté pour une gauche de rupture en Sain Saint-Denis, si vous vous mobilisez autant, on peut avoir plein de mères insoumises en Sain Saint-Di. Insoumise insoumis mais aujourd'hui, c'est les insoumises. Les insoumises et se méfier particulièrement des mères qui se disent sans étiquettes.

Oui. euh puisque ça malheureusement ça prend moi dans ma ville euh c'est le cas. Euh mais après il suffit de rappeler que un un élu sans étiquette déjà ça n'existe pas.

Faire de la politique c'est faire des choix et ça dit toujours euh beaucoup de nos convictions. Et euh et en réalité une fois qu'on a un peu Ouais. croisé et montrer ce que c'était qu'une politique de gauche, une politique de droite, les gens s'en rendent compte et voilà sortent de ça et arrêtent d'être dupe.

Oui, tout à fait. Ce que enfin si je peux ajouter autre chose, ce que tu disais Nadège, c'est que oui, les politiques nationales on les subi au local. Nos villes ne sont pas connu enfin coupées du monde et c'est pas des îles isolées quoi.

Euh quand on parle de réforme de retraite, bah c'est quartier populaire, ils ont été touchés et la majorité ce sont des travailleurs précaires. Donc ils se retrouvent à travailler jusqu'à 67 ans pour la majorité parce qu'ils avaient pas cotisé suffisamment, parce qu'ils sont arrivés en France très tard. Euh on vote le budget, c'est suppression des postes, l'éducation nationale, c'est nos quartiers prioritaires qui sont touchés et enfin c'est tout ça qu'il faut quand même déconstruire et expliquer aux gens quoi parce que on essaie de leur faire comprendre que non, on essaie de vous manipuler, la France insoumise joue un jeu dangereux mais non enfin toutes ces lois on les subit au quotidien quoi. suppression services publics, le manque de transport, l'enclavement de nos villes, ça c'est des politiques nationales qui sont votées là-haut et qu'on subit tout en bas dans nos villes et dans le quartier populaire et dont les mères sont complices sont complices bien évidemment qui foutent rien enfin qui font rien et qui se battent pas et qu'ils adhèrent et qu' amènent à toutes ces décisions quoi.

Même pas par des prises de position publique. Moi mon maire il a jamais condamné à la réforme des retraites. Il a même pas appelé à faire barrage face à l'extrême droite quand aux dernières élections législatives.

On s'est retrouvé du coup dans une ville où on a fait 70 contre quand même 30 % d'électeurs à sur main qui sont allés voter pour le Rassemblement national. Au second tour. Au second tour.

Aujourd'hui, il s'avère que les militants à Assemblée nationale font sa campagne. Donc une sorte de clarification un petit peu. Je pense qu'ils ont compris qu'effectivement c'était le camp de leur point de vue qu'il fallait défendre.

Hm hm hm. Donc du coup sur cette sur cette table ronde, on va parler en fait de sensibilisation aux enjeux féministes à travers les différents levés que j'ai évoqué au début et et notamment parce que euh l'essentialisation de nos quartiers populaires souvent à cause de ça, on on on fait mine de penser que nos populations seraient pas progressistes cas seraiit pas ouverte au progressisme alors que dans nos quartiers les femmes portent quasiment tout. Les femmes sont hyper actif, les femmes travaillent, les femmes ont une grande gueule.

Enfin euh je pense que c'était aussi important de de le rappeler. Euh Isaac, est-ce que tu commences et puis après Nesa en réalité c'est la droite qui a cette vision là. Par exemple, on va parler un petit peu de culture.

Moi, je sais que l'événement culturel le plus important dans la ville dans lesquels on voit notamment donc les femmes, c'est un événement culinaire. C'està-dire que on leur met à disposition une salle et donc c'est il y a beaucoup de cultures. Il y a des cuisines magrébine, malienne, sénégalaise, congolaise et cetera.

Et voilà, c'est à ce moment-là de l'année un grand événement culinaire voilà où les femmes sont mis en avant. Euh bon, c'est quand même régressif et minorant de se dire que voilà, moi je verrai plus des événements culturels où on parle des femmes euh dans ce qu'elles ont apporté euh dans les luttes syndicales, dans les luttes politiques, dans les luttes sociales. Peut-être plutôt des événements culturels qu'on discute avec eux déjà.

Euh voilà, faire avec les premières concernées et euh et voilà, mettre en en avant euh d'autres d'autres aspect que simplement les réduire à à la cuisine quoi. Ce qui est ce qui est alors dans une ville de droite que je ne citerai pas en fait si pour la cité neig, je me souviens une fois, il y avait euh je sais plus dans le même dans la même après-midi, il y avait dans la même journée, il y avait euh un festival des livres dans le sud de la ville et en fait dans le nord de la ville, il y avait un concours de cuisine. ou cours de cuisine était très bien mais moi à ce compte je préfère qu'il y ait pour tout le monde la même chose dans les de sens voilà ex N sur sur ces sujets là sur notamment sur le soutien au monde associatif est-ce que c'est par là aussi que c'est important de sensibiliser aux enjeux féministes quel type d'association du coup on peut soutenir pour ça euh moi par expérience parce que j'étais une femme victime de violence conjugale et malheureusement on s'aperçoit que l'État a délaissé pas mal de domaine et que les associations ont pris le relais.

Euh dans mon cas euh les seuls qui m'ont aidé à m'en sortir c'est une association quoi. Et je sais l'importance et le rôle que jouent les associations dans nos quartiers et dans nos villes parce que si ça tenait qu'à l'état quand j'allais demander de l'aide ou c'est enfin je m'en serais même pas sorti aujourd'hui. Donc enfin je le dois énormément et je sais que c'est le cœur battant d'une ville et encore plus un quartier populaire et une ville très populaire parce que les les mamans parlent plus facilement à une association que à un service public et il faut leur donner les moyens pour qu'ils puissent tenir ce rôle et aider et enfin accompagner ces ces femmes quoi qui en difficulté, ça doit être un peu plus que et pas que parce que là aujourd'hui comme c'est donc la journée de la femme, ce matin, on a organisé un cours de sport féminin et beaucoup de mamans sont venues. que tu vois, ils étaient ils sont demandeuses mais parce qu'on s'est déplacé au cœur du chaîn pointu qui est un quartier prioritaire et on était en bas de chez elle avec un un jeune insoumis qui est entraîneur et voilà on n voyait par la fenêtre elle descendait c'est aussi l'adapter tu vois c'est pas attendre que elle se déplace ou mais aller vers elle et répondre à leurs besoins au plus près quo des quartiers oui oui tout à fait oui et de rendre parce que elles sont demandeuses aussi, elles aimeraient bien faire du sport, c'est pas réservé qu'aux hommes ou à une certaine catégorie socioculturelle quoi.

Donc oui, les associations jouent un rôle énorme quoi. Aziza là-dessus, il y a il y a aussi la question de toutes les femmes, c'est-à-dire de tous les âges. H euh faut il faut vraiment aussi voir ça parce que en scène Saint-Dique, contrairement à ce que les gens pensent aussi pour casser une de reçu, on a des populations vieillissantes et des populations isolées.

Bah moi, je sais que par exemple dans ma dans ma ville, il y a 52 % de femmes, 48 % d'hommes et la tranche d'âge majoritaire, c'est les 30 45 ans. C'est pas forcément les plus jeunes. Et effectivement, les associations, faut leur donner le plus de moyens puisque moi, je le vois dans ma ville, c'est le premier relais.

Beaucoup de gens qui se méfient des institutions qui ont pas forcément confiance en la mairie euh dans plein de choses, dans l'attribution des logements et cetera. par exemple, moi on m'a déjà demandé, il faudrait et je trouve ça très très légitime, je trouve que c'est une très bonne idée que dans les commissions d'attribution des logements sociaux, il y ait des associations qui soient là euh pourquoi pas une association effectivement de défense des droits des femmes qui pourrait notamment plaider la cause des familles monoparentales. Ça ça par exemple ça fait partie de notre programme de créer un vrai statut pour les familles monoparentales et ça c'est féministe à part entière puisque 80 % d'entre elles sont sont des femmes et de prendre en compte ce critère là particulièrement de se dire les femmes seules voilà ça doit être pris en compte dans l'attribution des logements sociaux bah quand il y a une association c'est rassurant donc leur donner des moyens effectivement les mettre les mettre en avant voilà pour qu'elle soit plus proche des des décisions politiques finalement au niveau au niveau de la ville et des moyens C'est pas uniquement des subventions, c'est déjà beaucoup, mais c'est aussi des locaux par exemple.

Je sais que moi beaucoup d'associations de mamans notamment organisent des voilà des cours contre le décrochage scolaire ou autres. Et ça ça vient bah ça vient beaucoup aider les mamans dans les dans les familles parce que souvent c'est un rôle qui leur prend beaucoup de temps qui fait qu'elles ont moins de temps pour ell moins de temps pour y compris pour pour leur propre emploi ou pour se lancer en tant qu'entrepreneur et cetera. Et donc le fait d'organiser ça collectivement, c'est un vrai coup de pouce qui peut aider les femmes dans une dans une commune.

J'en profite euh petit internet pour vous dire que vous pouvez poser des questions dans le chat, faire des réactions. Là, j'ai une réaction stylée comme prénom Nesa, c'est aussi le nom d'une divinité en Chine. Non, ça je ne sais pas, mais voilà, on apprend apprend que c'est aussi une divinité en Chine.

Euh, il y a la question des lieux aussi pour les femmes. Euh tu as parlé d'aller vert, c'est ça de dire par exle pour le sport, proposer une offre sportive au sein même là où les gens habitent quoi, et pour que les gens soient désinhibés. Mais même les les équipements municipaux, comment est-ce qu'on peut faire pour que les femmes s'y sentent à l'aise et s' sont à l'aise pour les fréquenter et que et se se les accaparer ?

Ben nous ce qu'on prévoit déjà c'est euh réserver des des créneaux pour femmes parce que là c'est certains, ils vont penser que c'est pour les femmes musulmanes ou autres mais non c'est la demande de plusieurs femmes qui ne sont pas musulmanes qui sont voilà de différfin différentes cultures et qui veulent être entre femmes et voilà être enfin sentir plus libre ou enfin je sais pas enfin pas avoir un regard masculin et nous on prévoit donc de réser réserver des créneaux de piscine de sport féminin et on a été alerté sur parce que il y avait la canne, je sais pas si tu connais la canne des quartiers. La canne des quartiers c'est toujours réservé aux hommes. Ah ben nous il y a des femmes qui nous ont c'est des jeunes filles au lycée nous ont dit pourquoi pas nous on a toujours demandé pourquoi pas nous.

Bah nous on l'a mis qu'on le mettra en place à partir de l'année prochaine il y aura la canne masculine et la canne féminine. Les m insoumise la future ma insoumise de Clici sous bois s'engage à mettre en place la canne des quartiers féminines et en plus on par même la masculine elle a été arrêtée il y a 2 ans. Donc on remettra et on mettra la canne féminine quoi.

Oui. surtout qu'en plus, c'est vrai qu'il y a différents sports type rugby foot en fait aujourd'hui qui sont beaucoup investis par par des femmes. On voit beaucoup dans dans notre département.

C'est c'est incroyable. On a un super niveau en plus hein. Ouais, je vais en faire un petit coucou bon si foot.

Voilà, c'est fait. Az là-dessus. idem.

Nous, on prévoit des créneaux et je suis concerné par exemple parce que je la boxe et honnêtement euh ça me ça me va très bien de faire de la boxe femme honnêtement ça me rassure. Sinon, je pense que je seraiis jamais allé en faire tout simplement. Et euh manque de budget, voilà, c'est le premier créneau qui a sauté cette année.

Les femmes, exactement. Euh et je sais qu'il fonctionne très bien parce qu'au début on était quand même 70 euh dans un espace qui était beaucoup trop exigu. Donc ça fonctionne très bien.

Euh il y a même des mamans qui viennent avec leur enfant et un coin enfant euh où ils sont pris en charge et cetera. Donc euh je pense que c'est nécessaire et puis euh voir travailler directement avec les services euh les adhérentes femmes des différents clubs pour leur dire qu'est-ce qui vous manque pour ce sport là précisément. les mettre en avant quand ça existe.

Euh par exemple, dans ma ville, j'ai une championne du monde de Jujitsu qui est une jeune jeune femme. Bah je comprends pas pourquoi elle est pas mise en avant par la municipalité. C'est un véritable exemple.

Peut-être parce qu'elle porte le voile et que c'est un mer et que voilà, ils sont plutôt pour interdire le voile dans le sport à bas le voile disait Rotario. Donc je pense mettre en avant sensibiliser sur le sport féminin pas forcément le lié à la jeunesse. Ça c'est ce que font beaucoup de mères en fait.

Le sport c'est pour tout le monde. Le sport c'est aussi pour les aînés. Euh c'est pour les jeunes et aussi pour les moins jeunes.

Euh et puis faire attention aussi dans trouver un certain équilibre dans l'attribution des subventions. Voilà. Et avec des critères pour Exactement. peut-être voilà à faire en sorte voir avec les avec les les présidents de club quelles actions nous on le prévoit ça quelle action il mettent en place justement pour un peu féminiser les sports qui sont pas du tout féminin nous il y a particulièrement beaucoup de subvension pour le football et pour la boxe c'est super mais donc voir comment un peu féminiser ces ces deux sports là et puis qu' a un certain équilibre pour que d'autres aussi sports puissent se développer davantage.

Ouais, ça passe aussi souvent pour les pour le les assauts et les et les assauts sportifs par des finissements aussi pérénisés, donc pluriannuels, si ces associations ou ces clubs respectent un certain nombre de critères, notamment pour favoriser euh la parité, bah la parité, la participation des femmes quoi. Oui. Ouais.

Et puis là, il y a une chose aussi qu'on a remarqué mais plus ce matin quand on faisait le cours de sport, c'est les infrastructures qui installent dans les quartiers, dans certains quartiers qui sont pas du tout adapté aux femmes quoi. Ça c'est tu as vraiment le vélo c'est avec la taille tu vois des gens des m et nous ce qu'on a pensé ce qu'on s'était dit c'est que voilà ça serait bien de faire la même chose mais pour des femmes et des enfants et leurs enfants quoi qui puissent aussi en profiter de ces installations sportives. Oui, là on est vraiment dans la ville pensée par des hommes pour des hommes et pas voilà pas Oui, voilà exactement aussi la manière laquelle fait les vesti différemment quoi.

Tu disais sur les équipements sportifs ? Bah moi je le vois dans il y a un manque de moyens et c'est pour ça que d'ailleurs faudra faire attention à toujours pointer la responsabilité de l'État aussi dans les dotation. Enfin, on le voit bien par exemple la fondation des femmes dit toujours qu'il faudrait un minimum 3 milliards par an euh voilà pour la défense et la bonne prise en charge des enjeux féministes au niveau euh au niveau de l'État.

Et on voit qu'en réalité c'est trois fois moins le budget et les dotations de l'État. C'est ça aussi le nerf de la guerre. c'est qu'en fait les communes, on peut pas leur faire peser euh toute la charge euh voilà de c'est important qu'elle soit protrice notamment pour les femmes, mais il faut toujours aller chercher la responsabilité euh la responsabilité de l'État à ce à cet enjeu-là.

Mais euh sinon, de manière générale, on le voit bien sans ni l'état en tout cas nous de nos équipements sportifs par exemple. Je vois l'état de notre piscine. Effectivement, on peut bien prévoir des créneaux mais bon, faudrait déjà des vestiaires qui soient vraiment bien conçu dans lesquelles se les femmes se sentent bien mais pas que les femmes.

Idem pour les vestiaires. Enfin moi j'allais à la boxe mais c'était impossible de prendre une douche et de ressortir après. D'accord.

On en est là. Ah oui après les J son Sony Ah oui c'est ça. Non mais ça ça a pas changé.

Non la plusvalue des Jo, on ne l'a pas du tout vu nous. Et euh ce n'est pas les villes peut-être. Ah bah nous les gens en fait des villes de certains en fait ça pas été un développement équilibré. 93.

Ah non, ça on ça nous on a la dernière patinoire de Saint-Sandy. Oui. À Neï Cham.

Oui, c'est vrai. Et euh et donc là le maire se projette d'ici les JO 2030 mais honnêtement cette pâtinoire, elle est pas du tout accessible pour les NER. C'est-à-dire les les tarifs.

Les tarifs notamment les tarifs. Je sais que avant sous l'ancienne municipalité, c'était aussi parce qu'il y a il y a un côté bar qui peut servir pour des événements plus festifs et cetera. Ça ça a complètement disparu.

Aujourd'hui, c'est surtout euh des clubs qui s'en sortent bien, mais bon, c'est pas c'est pas des occans qui jouent en pro dans ces clubs là. Et je l'ai bien vu à chaque fois que je vais voir des matchs, c'est pas majoritairement voilà. En tout cas, elle elle est située vraiment au milieu d'un quartier populaire, le quartier des fauvettes.

Je vois pas voilà les personnes du quartier des fauvettes présents à regarder les matchs alors que la pâtinoire est là. C'est incroyable. Incroyable.

H et donc sur donc là, on a parlé de sport en terme de culture euh et même et même en terme de de de projet pédagogique municipal. Euh comment est-ce que vous voyez les choses ? Est-ce que vous voyez qu'il y a une demande aussi ?

Parce que oui, ça serait bien aussi d'avoir les les remontées terrain de vos différentes campagnes. Les femmes en fait sur ces sur ces différents aspects, qu'est-ce qu'elles veulent aujourd'hui dans nos dans nos villes en Saint- Nie sur la culture, sur le sport, sur les loisirs pour les enfants, les enfin et pour ell moi on me demande souvent plus d'espace pour les jeunes. Souvent les mamans, elles me elles me disent "Nous, on veut des espaces pour nos enfants." Effectivement, leurs enjeux, comme je disais, la tranche d'âge majoritaire c'est 30 45.

Donc elles sont très intéressées par tout ce qui est emploi. Euh je vois même par exemple des commerçantes que je vois au marché qui me disent "Moi, j'adorais avoir un local pour vendre ce que j'ai à vendre. Je suis sûre que ça fonctionnerait et cetera." Et c'est vrai, bah on en a croisé certaines ce samedi et franchement leur stand fonctionne très très bien.

Euh ça la ville peut agir là-dessus. Donc là, on est plus sur sur l'emploi, mais sur le sport généralement, c'est vrai que elles nous disent "Bon, on aimerait encore une fois des créneaux plutôt pour nous, mais elle me demande aussi des voilà qu'est-ce qui est prévu pour nos enfants, qu'est-ce qui est prévu pour nos jeunes pour les moyens de garde ?" Ça c'est quelque chose qui qui revient qui revient souvent des moyens de garde mais accessibles, c'est-à-dire pas forcément multiplier les crèches privées euh ou le profit un peu prioritaire mais nous par exemple moi j'ai beaucoup de mamans occan qui aimeraient se constituer en maison euh d'assistance maternelle agréé les mames euh parce que voilà c'est des structures plus plus humaines où ben le bien-être des enfants est prioritaire et puis les les femmes sont pas isolées enfin les les les travailles sont pas isolés il y a des moments de rencont généralement elles se connaissent des amis de elles sont voilà elles ont les compétences pour et ça un coup de pouce de la mairie pour que voilà donc ça ça répond à un enjeu ça ça aide beaucoup d'autres familles parce que c'est des moyens plus appropriés et moins chers de faire garder leur leurs enfants et puis ça ça permet voilà le d'aider en tout cas dans l'emploi des femmes.

Euh nous ce qui remonte le plus, vu que c'est une ville où il y a près 30 % des familles monoparentales sur Clichi, c'est énorme. Et pareil pour pouvoir s'émanciper, c'est être prioritaire en crèche, c'est avoir euh celles qui veulent s'émanciper ou de quitter un foyer euh violent euh avoir un logement. Euh donc nous ce qu'on prévoit où euh sur les tarifs de la contine donc là c'est un peu réglé puisque tout tous les candidats insommis proposent la cantine bio et gratuite.

Je pense que moi ça m'aurait changé ça m'aurait changé la vie à l'époque si j'aurais eu pu en bénéficier un coût énorme. Et là, ce qu'on envisage nous, c'est donc proposer une carte monoparentale qui donne la priorité à ces familles là sur les place en crèche parce que ça ça coûte un bras quoi de faire garder son enfant par une assistante maternelle. Enfin, c'est plus qu'un SMIC parfois.

Et franchement, aller travailler pour reverser son salaire à une instante maternelle, je vois pas l'intérêt et euh donc et assumer les autres factures après. Donc c'est les prioriser dans les logements, leur donner donc voilà une priorité qui soit sur les demandes de logement, sur les places en crèche, des tarifs préférentiels sur les les moyens de garde que ça soit périscolair ou donc nous c'est pour le soutien scolaire, ça sera aussi gratuit par quartier du CP jusqu'au terminal, ce qu'on propose dans notre programme, mais vraiment ce qui demande c'est pouvoir avoir une aide au quotidien. vraiment enfin le le minimum quoi c'est pouvoir faire garder leur enfant avoir un logement.

On propose aussi une aide financière pour les aider pour celles qui veulent passer le permis. Ah important voilà c'est comme c'est une ville enclavée la majorité travaille prer employeur c'est la ville 2è c'est Roissie et donc pour aller à Roissi faut une voiture travaille très tôt le matin ou très tard le soir donc nous on enfin on prévoit aussi une aide financière pour les mamans euh ou les femmes sans qu'elles soient mamans qui veulent voilà passer le permis pour les aider à s'émanciper quoi. Oui le point commun de c'est ça en fait le point commun de ce que vous venez de dire c'est l'émancipation.

Alors là, toi tu as Aziza, tu as parlé de ces femmes qui veulent se constituer euh en maison euh d'assistance maternelle agréée, des femmes qui veulent être monter leur business en fait. Et effectivement, je les ai vu euh sur le marché des fauvettes samedi. Donc, il y a une demande en gros de que la mairie soit à leur côté pour leur donner les moyens de s'émanciper tout simplement quoi.

Ouais. Les accompagner. Les accompagner.

Pour terminer cette table ronde, comme je l'ai fait sur les deux précédentes, vous pouvez nous raconter un peu l'ambiance de campagne et comment vous faites pour résister à cette ambiance sexist sexiste machiste, violente parce que d'abord les insoumis de manière raciste, mais vous allez vous pz vous pouvez en parler. Euh les les insoumis sont alors j'en profite à ce moment pour rapporter toute notre solidarité à nos camarades euh candidats ou non candidat insoumis qui sont harcelés et qui même sont agressés. Je pense à nos camarades à Strasbourg, je pense à Marianne Maximi, je pense aux camarades à Toulouse, je pense à tout.

On est nombreux. Voilà, en fait, il y a un déchaînement mais qui à mon sens est aussi lié au fait qu'on nous met une cible dans le dos, qu'on nous diabolise et que les fachaot se sentent à l'aise pour nous agresser. Ça t'importe une responsabilité dans ça et nous nous les désignons.

Quand Olivier Fort estime que on peut mettre sur le même plan la jaune garde et génération identitaire, c'est dire que les insoumis, leurs amis sont des personnes dangereuses et qu'il est pas impossible de les agresser tranquillement. Je pense à Bruno Retaillot qui estime que nous ne sommes pas dans l'arbre que républicain. Je pense à Aorger qui dit qu'il faut faire barrage contre les insoumis grâce au rassemblement national.

Je pense à toute cette diabolisation et je pense en regard à tous ces candidats du rassemblement national qu'on appelle brebig galeuse. Nous disons nous régulièrement que c'est un troupeau parce queen fait c'est juste qu'on les a golé. Euh voilà, il y a rien.

Encore hier lors d'un meeting de Marine Le Pen, quelqu'un a dit mort au juif. Rien. Donc voilà.

Donc soutien à tous les candidats insoumis, soutien à tous les militaires insoumis. Nous sommes, on bassera pas la tête, on est courageux, on sait que parfois c'est difficile mais en tout cas nous on a de la force et on lâchera pas face au fachaud. Vous vos ambiances de campagne, tu commences à Ziza ?

Ambiance de campagne, effectivement c'est exigeant. C'est une campagne qui est très exilente dans le sens où elle est elle est aussi très longue. Donc ça fait depuis euh septembre qu'on est dessus.

Donc faut avoir le souffle très long et et en plus c'est par étape la constitutioniste et faire campagne. Bon, d'abord il y a eu l'union de la gauche et cetera et moi, bon le maire sortant à chaque étape, j'ai le droit à beaucoup de bâtons dans les roues. Il a tenté de bloquer le dépôt de ma candidature à la préfecture en ne signant pas un arrêté de mise à disposition d'une de mes colistières, sauf que c'est obligé puisque les agents de mairie n'ont pas le droit de se présenter sur liste.

Euh là, j'ai eu le droit à une convocation, une citation directe au tribunal correctionnel de Paris. Euh donc un huissier qui est directement venu chez moi pour voilà parce que visiblement on n' pas le droit de lui rappeler qu'il est islamophobe et qu'en tout cas il est un soutien encore une fois non assumé de de Bruno Retaillot. Ils ont ils sont en situation de de pouvoir et ils ont aucune limite.

Ils le prouvent très bien. Euh ont pas de moral. Moi, je ce qui nous permet en tout cas de tenir moi à mon échelle, c'est déjà une détermination.

Honnêtement, ça fait j'ai 29 ans, ça fait 29 ans que je connais le système raciste dans lequel on évolue. Donc je suis pas tombée de ma chaise quand à l'annonce de ma candidature, j'ai eu plein d'insultes, plein de gens qui me disent "Mais va te présenter en Algérie, espèce de blédarde." Enfin, ce genre de chos quoi.

Je suis vraiment pas tombée de de ma chaise et moi, je pense que c'est plutôt du voilà du carburant antiraciste et ça permet de de continuer de se dire "OK, je je fais pas ça pour rien. Ça me prouve qu'il faut absolument que je persévère." Ce qui permet aussi de de tenir, c'est qu'effectivement après, on a beaucoup de soutien, beaucoup de soutien du mouvement, euh beaucoup de soutien des proches aussi.

Ça c'est important. Ça nous rappelle pourquoi pourquoi on le fait. Et euh et moi j'ai cette chance effectivement d'avoir une union de la gauche qui est lucide sur la faschisation de ce pays.

Vraiment et ça c'est très très important. J'espère que Neï sur Mind pourra être un peu une espèce de microcosme qui pourra un peu influencer ce qui doit se passer pour les second tour notamment surtout si si on y arrive et je l'espère vraiment ou même de ce qui soit de ce qui doit se passer au national à savoir que moi le PS local n'a jamais mis sur le même plan les antifascistes et les fascistes. Voilà, c'est très simple. il y a des antifas parce que les fascistes sont là qui sont très dangereux et que c'est eux le camp le camp de la violence.

Et quand le maire nous a tous traité de meurtrier, on a fait bloc. On a fait bloc et c'est ce qui nous permet en tout cas de pas nous éparpiller, de savoir quel est notre objectif. C'est-à-dire que on fait un programme qui part des besoins des occéens et que si on veut répondre à leurs besoins, il faut qu'on qu'on persévère et qu'on et qu'on fasse bloc tout simplement.

Donc ce qui fait que fort heureusement bien sûr on dira pas que c'est un long fleuve tranquille, pas du tout, mais que c'est une expérience politique très importante et que je conçois moi à titre personnel juste comme une étape notamment avant 2027 dans voilà dans la lutte antiraciste de manière générale maintenant qu'on a décidé de jouer le jeu des élections euh il faut y aller il faut y aller à fond et puis voilà et Z je je précise que en fait j'ai j'ai le sentiment Neï sur Marne toutes les forces de gauche voient en fait c'est un concentré au niveau local de ce qui se passe de l'accélération raciste au niveau national et je je relève aussi que les camarades avec lesquels tu es qui ne sont pas d'en insoumise et ce sont des camarades qui ne divisent pas l'humanité entre les vies qui valent et celles qui ne valent pas puisque c'était des soutiens à toutes toutes les manifestations pour la Palestine par exemple et ça bon ça montre quelque chose quand même aussi. Oui, bien sûr. C'est ce qui nous a ça a été ça a toujours été une boussole effectivement et comme on s'est retrouvé sur ce plan là notamment la lutte antiimpérialiste et anticonaliste, ça ressoue.

Ça fait que que voilà, on sait on sait où est boussole et aussi parce qu'on on sait ce que c'est que qu'une politique de droite. Je veux dire, moi je je pars avec le responsable de l'opposition qui est Parti socialiste, mais qui a subi pendant 6 ans euh voilà la gestion autoritaire d'un maire qui lui coupait le micro quand il intervenait au conseil municipal, qui ne les a jamais impliqué dans les cérémonies officielles. Il était courageux, il était il était solide. il a voilà donc au bout d'un moment euh ils savent que voilà sous une voilà une candidature France insoumise on a un projet très ambitieux sur la démocratie locale et et là d'ailleurs, on peut faire un lien avec le féminisme sur tout ce qui est représentation.

Voilà, mettre une égalité parfaite dans tous les postes à direction et dans le conseil municipal, c'est très très important. Aujourd'hui, moi mon maire euh la plupart de ses maires adjoints finalement et en tout cas ceux qui sont mis en avant et qui sont décisionnaires ou qui interviennent au conseil municipal, c'est que des hommes et vraiment entourés la parité était pas obligatoire apparemment jusqu'en 2025. Oui, mais là c'est ah pour pour les adjointures mais en fait le problème c'est que c'est quelles adjointures il donnent aux gens ?

Enfin, tu vois euh il y a des postes clés euh sur la sûreté euh sur l'économie locale et cetera. Euh et on se rend compte que ça c'est toujours très très genré. C'est toujours très très genré.

Na, toi de ton côté, comment ça se passe à Clichi là cette fin de campagne ? Bah, c'est épuisant comme disait Aziza, fatiguant, épuisant, très agressif. Ça devient très agressif euh de la part de l'équipe du maire sortant qui s'attaque donc à nos militants pendant les action.

Euh on essaie de pas répondre parce que voilà, on veut pas tomber, c'est pas notre objectif et puis nous ce qui nous intéresse, c'est d'aller vers les habitants, leur expliquer l'enjeu et voilà, essayer de le convaincre. Mais euh c'est ça devient agressif un petit peu. Ouais, ça devient agressif mais euh on les ignore.

On les ignore. les la population est pro et les filles nous remercient plutôt ce que vous faites vous à l'assemblée de tenir le cap, de les défendre et et voilà de tenir enfin de d'être le rempart face à l'extrême droite et à la droite qui est devenue extrême. Euh donc enfin ça nous soulage un peu quoi.

Enfin, du côté violente, on se dit que les gens, voilà, ils sont pas dup et qui voient voilà, ils sont pas dup et qui voi le côté enfin la l'instrumentalisation un petit peu des médias et euh et ça c'est plutôt c'est plutôt agréable. C'est plutôt rassurant sur la lit. C'est agréable et c'est Ouais, c'est rassurant et puis euh on est ravi.

Enfin, ce qu'on se dit c'est que il faudrait qu'on soit aussi à votre auteur. Il faut qu'on soit Bah oui, parce que vous faites vous êtes vous faites un travail énorme depuis 3 ans et que on a intérêt à être à votre auteur parce queon hérite un petit peu de ce que vous faites et si on va voter pour nous et si on est élu, c'est grâce à tout ce que vous avez fait pour ceux qui sont là depuis 2017 et vous qui êtes là depuis 2022. et on a intérêt à tenir le cap et pour que voilà Mélenchon soit président 2027 aussi.

Les objectifs les objectifs sont mis sur la table pour terminer cette 3è table ronde sur notre émission 8 mars spécial féministe, j'allais dire communisme c'est la f émission du 8 mars spécial féminisme populaire. En tout cas, je vous remercie et vous avez parlé toutes les deux de la lutte contre l'extrême droite. Aujourd'hui, c'est le 8 mars.

La semaine prochaine, le 14 mars, soit la veille du premier tour, et bien il y aura une grande manifestation antifasciste et antiraciste contre l'extrême droite. Ça se passera en tout cas pour Paris, place de et l'Île-de-France de fait, place de la nation. Il y aura peut-être des rassemblements locaux, mais je pense que l'important, c'est d'être très nombreux à 14h à la place de la nation la semaine prochaine.

Le moment est un moment important. On verra qui est au rendez-vous. C'est le bah c'est l'heure des braves en fait.

C'est l'heure des braves contre le racisme, contre l'antisémitisme. Et rappelons toujours que l'extrême droite, les fascistes sont évidemment contre les droits des femmes et les femmes sont souvent les premières victimes de ces gens-là. Donc on se donne, je remercie nos intervenantes et on se donne rendez-vous la semaine prochaine le 14 mars à la place de la nation et évidemment le 15 mars pour faire ce vote féministe et antiraciste le 15 mars pour un peut-être un premier tour pour pour toi Nisoua mais à nuurman, il n'y aura qu'un seul tour, il faudra voter pour Aziza Nouiwa.

En tout cas, n'oubliez pas la France insoumise, ces militantes, ces militants, ces candidates ne baisseront jamais la tête. Ils seront à vos côtés. Et si vous avez à un moment de votre vie en scène Saint-Inis, vous avez été très nombreux voté pour la France insoumise aux élections, il faut recommencer le 15 mars.

Nous serons le bouclier contre l'extrême droite qui nous menace et contre lesquels certains ont renoncé à lutter résolument. Vous pouvez toujours compter sur nous pour le féminisme, pour l'antiracisme et contre le validisme. Merci beaucoup pour votre attention.

À bientôt.