Rachida Dati speaking to RTL I listeners (Full Interview)
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12h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole. Avec Amandine Bégaud. Et c'est l'événement aujourd'hui sur RTL, puisque la ministre de la Culture, Rachida Dati, répond à toutes vos questions. On va parler sécurité du Louvre, mais aussi sécurisation des musées politiques, bien sûr, et notamment des municipales à Paris dans un tout petit instant. N'hésitez pas à lui poser vos questions au 3210, elle y répondra en direct et sans tabou. Petit détour par notre météo avec vous, Louis Baudin. On a dit gris au nord aujourd'hui, plus ensoleillé au sud, et alors la suite de la semaine ?
C'est bien pour mardi et mercredi, on aura du temps sec et plutôt ensoleillé partout. Quelques nuages quand même en Bretagne et du côté du Languedoc-Roussillon, mais pas de précipitation. Et puis des températures toujours très douces pour la période, 15 à 17 ou 18 degrés au moins dans la moitié nord. Et jusqu'à 23 à 24 degrés dans le sud, ça c'est pour mardi et mercredi. Alors ensuite ça va se gâter avec des perturbations qui vont circuler. Jeudi, il y en aura une plus active dans le sud. D'ailleurs on l'a vu, on manquait de pluie en Occitanie. Parce que c'est une bonne nouvelle, il pleuvra abondamment dans la moitié sud pour la journée de jeudi.
Vendredi encore des inverses dans la plupart des régions plus soutenues dans le sud. De la neige en montagne, même chose pour la journée de samedi. Vous voyez que le temps sec c'est mardi et mercredi. Après ce sera beaucoup plus humide. Avant peut-être une petite accalmie dans la journée de dimanche, avec un temps un peu plus sec, mais un peu plus frais également, puisque ces perturbations vont s'accompagner d'herbes maritimes. Donc un peu plus frais que ces deux prochains jours.
Merci beaucoup Louis. Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole. Amandine Bégaud sur RTL. Et vous avez la parole face à Rachida Dati, aujourd'hui la ministre de la Culture qui nous accompagne pour ce RTL Midi. On va d'abord accueillir Didier, non Alain pardon. Bonjour Alain. Bonjour Amandine.
Bonjour Amandine. Bonjour Madame la Ministre. Bonjour.
Vous nous appelez d'où Alain ?
Je vous appelle de Mimisan dans les Landes.
Bon très bien. Et vous aviez donc une question concernant la sécurisation des musées. Allez-y.
Oui absolument. Madame Rachida Dati, est-ce que votre ministère envisage d'allouer des crédits à tous les endroits qui exposent ? Alors je ne parle pas spécialement des musées, mais j'ai vu dernièrement là qu'on avait démantelé un réseau qui volait dans les églises des objets qui étaient refondus, etc. Est-ce que votre ministère envisage, au vu de ce qui s'est passé au Louvre, d'allouer quelques crédits pour que l'on puisse protéger davantage encore tous les lieux où l'on expose des objets de valeur historiques, culturels, qui sont vraiment la propriété de notre pays et que les gens s'approprient comme ça avec une facilité déconcertante, semble-t-il.
Et effectivement, il y a eu un certain nombre de cambriolages qu'on a évoqués ces dernières semaines, je pense à Langres ou encore à Limoges, le musée du président Chirac aussi en Corrèze. Comment on peut sécuriser tous ces bâtiments ? C'est impossible, Madame Lumi ?
Tout d'abord, la sécurisation des musées, c'est vrai que c'était aussi un angle mort sur les établissements dissensibles. On n'a jamais pensé qu'une église ou qu'un musée soit un lieu sensible. Et c'est vrai, et donc très peu dans les collectivités, même au niveau de l'État, à se dire finalement que c'est des lieux à sécuriser, comme une centrale nucléaire ou désormais les écoles. De la même manière, des écoles, pendant très longtemps, ont été des lieux où on pouvait rentrer sans difficulté. Là, lorsque j'ai été nommée ministre de la Culture, rappelez-vous, j'ai axé ma première politique, ma première priorité, notamment sur la ruralité et les territoires français.
Et donc j'ai lancé un plan culture et ruralité en ciblant particulièrement, évidemment, les églises, le patrimoine religieux. C'était pour rénover le patrimoine religieux. Quand vous le rénovez, vous le protégez. Quand vous le réhabilitez, vous le restaurez. Quand vous le restaurez, c'est pour en avoir un usage aussi sécurisé. Parce que désormais, vous intégrez tout ce qui est d'énormes sécurité incendie. D'ailleurs, on l'a vu depuis l'incendie de Notre-Dame, mais également sur les intrusions. Donc votre question, elle est légitime. Et donc dans ce plan culture et ruralité que je déploie depuis 2024, sur trois ans, il y a 100 millions d'euros.
Là-dedans, il y a évidemment une ligne financière qui est dédiée à du patrimoine religieux, du patrimoine historique, des musées pour les sécuriser, les protéger, les restaurer, les réhabiliter et donc les protéger. Là, vous avez raison. Et là, j'ai souhaité qu'il y ait un fonds d'urgence, un fonds dédié à la sécurité et qui restera définitif au sein du budget du ministère de la Culture. Et là, je remercie d'ailleurs les parlementaires, le président de l'Assemblée nationale de la Commission Culture, M.
Portier, mais également le député Patrier Lettus et la sénatrice Agnès Évrenne, qui ont soutenu la création de ce fonds, qui est doté et qui est dédié à la sécurité de nos musées et la sécurisation. Et de la même manière, pardonnez-moi, et dans le plan culture et ruralité, on sécurise aussi le patrimoine religieux.
Le maire de Limoges qui nous expliquait que lui, il aimerait faire un certain nombre de travaux sur ces musées, mais par exemple, il ne peut pas installer de grille sur les fenêtres parce que le bâtiment est protégé et classé.
Alors, c'est aussi la grande chance que nous avons. Nous sommes un des rares pays au monde à être autant patrimonial. Nous sommes le plus grand écrin du monde en termes de patrimoine historique et patrimonial. Et donc, c'est exactement ce qui s'est passé aussi pour le Louvre. Le Louvre, j'ai des contraintes patrimoniales, bâtimentaires. Vous ne pouvez pas installer n'importe quoi dans les salles, mais aussi installer n'importe quoi sur les façades aussi du Louvre. Et donc, ces contraintes patrimoniales, nous devons nous en préoccuper justement pour les adapter à la sécurisation. C'est le premier point. On peut assouplir ça, on peut imaginer ça. Bien sûr, on peut le faire.
Et la deuxième contrainte, ce sont les contraintes liées aux règles des marchés publics. C'est-à-dire que la mise en concurrence, pour éviter tout favoritisme, vous êtes obligés de mettre en concurrence tous les prestataires possibles qui peuvent vous sécuriser un établissement comme le Louvre. Et donc, les règles, d'abord, la procédure est assez longue et ensuite, l'installation est assez longue. La procédure de sélection est assez longue. Et puis ensuite, une fois que c'est sélectionné, c'est de voir évidemment sur les installations. Ça peut prendre parfois un an. Un an pour mettre une caméra ? Quand vous êtes sur un bâtiment patrimonial, oui.
Et donc, c'est pour ça qu'il faut revoir ces règles patrimoniales et ces règles liées au marché public.
Merci beaucoup Alain pour votre question. Bonjour Jean-Pierre.
Oui, bonjour les auditeurs d'RTL.
Vous nous appelez de Colmar ?
Tout à fait. La capitale mondiale des vins blancs d'Alsa.
Bon, la ministre vous écoute.
Oui, bonjour madame la ministre. Bonjour. Voilà. Moi, je voudrais savoir combien de temps ça va mettre, puisque vous avez dit que vous allez prendre des mesures pour que ce qui s'est passé au Louvre ne se reproduise pas. Donc, combien de temps ça va être fait ? Le coût, bien évidemment, parce que ça a certainement un coût énorme, alors qu'il semble qu'on n'a pas beaucoup d'argent. Et ne pensez-vous pas que certains de mauvaises ans vous diront, mais madame, il serait peut-être préférable avec cet argent de faire des logements sociaux, puisque notre président nous avait annoncé qu'en votant pour lui, il n'y aurait plus personne qui dormirait dans la rue.
Plusieurs sujets. C'est Jean-Pierre ? C'est Jean-Pierre, exactement. Vous avez raison. Après, on peut discuter de tous les sujets. D'abord, comme je l'ai indiqué tout à l'heure, les mesures que j'ai annoncées, que ce soit les dispositifs anti-intrusion sur l'espace public, moi j'ai demandé à la présidente de me donner un calendrier, un rétro-planning, pour que ça puisse être fait le plus tôt possible et le plus rapidement. Évidemment, idéalement avant fin 2025. Un audit général sur tous les points de faiblesse et tous les risques au sein de ce musée du Louvre, cet audit, pareil, va nous être rendu avant fin 2025.
Une nouvelle organisation avec une nouvelle direction de la sécurité et de la sûreté, parce qu'aujourd'hui, ça n'est pas au niveau de la présidence, c'est une direction qui est noyée, évidemment, parmi les autres, avec des responsabilités très diluées, mais c'est lié aussi au fait qu'on ait sous-estimé les risques. Et ça coûte combien, on sait déjà ou pas ? Tout ça avant fin 2025.
Le fonds que j'ai annoncé à l'instant, soutenu par des parlementaires que j'ai cités, permettra aujourd'hui les douter à ce stade de 12 millions d'euros, mais pour la sécurisation du Louvre en termes d'intrusion et de vol, c'était intégré dans le schéma directeur de sûreté et de sécurité, dans le cadre du grand projet Louvre Renaissance, puisque nous allons avoir un nouveau Louvre qui pourra accueillir dignement les 10 millions de visiteurs que nous espérons dans les années à venir. Et donc, nous avons ces 80 millions d'euros dédiés à la sécurisation en termes d'intrusion et de vol, et donc, évidemment, cette enveloppe va être débloquée plus tôt que prévu.
Merci beaucoup Jean-Pierre.
Alors, s'agissant du logement social, vous savez, effectivement, le président de la République s'était engagé à ce qu'il n'y ait plus de personnes à la rue. Vous voyez, il y a quelques jours, je me suis rendue, parce que je vais partout à Paris, moi je vais partout, je parle avec tout le monde, c'est comme ça que je conçois mon engagement politique. Je suis évidemment allée dans un campement avec des femmes, des enfants, en bas âge, qui vivaient évidemment à la rue, sous des toutes petites tentes. Et j'ai rencontré une dame qui est salariée d'une crèche municipale de Paris, et qui a divorcé, et que son mari a gardé l'appartement.
Elle s'est retrouvée à la rue avec son enfant, on lui a récupéré son enfant parce qu'elle ne pouvait pas le garder à la rue, et elle est salariée d'une crèche municipale. Et une autre dame, 72 ans, retraitée, 2000 euros de retraite, qui ne trouvait pas un logement.
Ça c'est quand même incroyable, pardon Rachida Detti, on est en 2025, il y a des gens qui travaillent et qui dorment à la rue.
Et qui sont salariées et une retraitée avec 2000 euros net par mois, je les reçois mercredi, justement pour essayer de voir quelle est leur situation, comme je fais très régulièrement. Il est anormal qu'une salariée d'une crèche municipale puisse dormir à la rue. Parce qu'il faut se poser la question, si vous êtes une maman ou des parents, et vous confiez votre enfant à une assistante maternelle, il faut aussi s'interroger sur ces conditions de travail. Oui, mais attendez. Sur le parc social, par exemple, à Paris, comme vous le savez, c'est à la main des collectivités.
Donc le choix de la composition du parc social, c'est aussi en fonction des gens qui en ont besoin, et donc les gens qui travaillent. Moi j'assume de dire que si demain je suis maire de Paris, le parc social sera pour les classes moyennes, donc beaucoup plus de logements intermédiaires, et pour les gens qui travaillent.
Priorité donnée à ceux qui travaillent dans les services publics à Paris, ou à Paris tout court ?
Non mais ceux qui travaillent à Paris, et donc ceux qui effectivement sont en difficulté. Moi par exemple, j'ai fait une expérimentation dans mon arrondissement, avec des bailleurs solidaires, qui permettent de pouvoir réinsérer des personnes en difficulté. Mais le parc social doit être dédié et dévolu aux gens qui travaillent. Sur l'hébergement d'urgence, non, parce que c'est important de vous dire... Il faut qu'on fasse une pause et on va se retrouver dans un tout petit instant. Oui, par rapport au langagement du président de la République. L'hébergement d'urgence qui dépend de l'État a été multiplié par trois à Paris.
Pour l'essentiel, ils sont logés des personnes déboutées du droit d'asile. C'est une réalité. Et ça, il faut aussi en tenir compte. Et quand vous êtes maire de Paris, c'est votre responsabilité. Et donc je dis, lorsque je serai maire de Paris, ce type de situation, je le réglerai.
A tout de suite sur RTL.
Il est 13h15 sur RTL.
RTL midi, les auditeurs ont la parole. Et c'est Rachida Dati qui vous répond aujourd'hui. La ministre de la Culture qui est notre invitée. On continue à échanger avec les auditeurs dans un instant. Mais d'abord, Sophie Orange, on vient d'avoir le nom du lauréat du nouveau prix féminin.
Une lauréate, en l'occurrence, puisqu'il s'agit de Natacha Apana pour La nuit au cœur, paru chez Gallimard. Un roman très, très poignant. Je l'ai lu il y a plusieurs semaines et il me marque encore. Elle était venue, bien sûr, ici sur RTL. Vous nous en parlez, un livre qui vous frappe au cœur, puisqu'elle mêle dans ce livre trois histoires de femmes victimes de violences conjugales. Chahinez, tuée par son mari dans des circonstances absolument atroces. Elle a été brûlée en pleine rue. Voilà, des tirs dans les jambes, puis brûlée en pleine rue. Natacha Apana raconte aussi l'histoire de sa cousine qui a été tuée par son mari.
Et l'emprise qu'elle a vécue, subie elle-même lorsqu'elle était jeune. Donc, trois femmes liées par la violence. Deux de ces femmes sont mortes. Et Natacha Apana, seule survivante, raconte son histoire. Et l'écriture lui permet de redonner vie à six femmes pour éviter leur effacement, pour éviter qu'on oublie leur histoire. C'est un roman poignant qui mérite vraiment le prix Femina 2025. Donc, pour Natacha Apana, la nuit au cœur parue chez Gallimard. Rachida Dati, une réaction à ce prix ? Une réaction simple. Moi, c'est un combat de vie. J'ai connu ça. Et depuis que je suis adolescente, c'est un combat de vie que je mène depuis très longtemps. Je ne suis pas devenue magistrat par hasard.
Justement, pour pouvoir mettre en lumière ces injustices, parce que ces victimes ont été invisibilitées pendant longtemps. Et une fois qu'elles étaient mortes, on disait « bon, la faute n'a pas de chance ». Et donc, on a arrêté. Moi, lorsque j'ai travaillé au ministère de l'Intérieur auprès de Nicolas Sarkozy, nous avons créé, nous avons mis en place. Et je l'ai souhaité, lorsque j'étais ministre de la Justice, de mettre des travailleurs sociaux auprès, dans les commissariats, les gendarmeries. Pour accompagner ces femmes qui venaient déposer plainte. Pour aussi ne pas invisibiliser les enfants.
Dans ces violences, ces violences conjugales, dans ces homicides qui sont absolument inacceptables, on oublie les enfants. Qui, évidemment, eux, sont totalement invisibilités et pas pris en charge. Et moi, j'ai été très marquée en 2004, de mémoire, la jeune Soane qui a été brûlée vive en bas d'un immeuble. J'ai reçu sa famille. Je suis encore en lien avec sa sœur. La famille a dû quitter le quartier. Ils ont été menacés par les proches du meurtrier pour lequel il y a eu une quête dans le quartier pour lui payer son avocat. Et la famille a quitté le quartier. Voilà la réalité de ces violences qui vont à la mort. Mais dans la mort la plus barbare qui soit.
Avec des auteurs, souvent récidivistes, comme pour Chaynez, qui n'ont pas le droit d'approcher leur ex-femme et qui pourtant le font et parfois les tuent. C'est intéressant dans ce livre, c'est que les hommes ne sont pas nommés. Elles choisissent de les nommer par des initiales. Ils ne méritent pas mieux alors que les femmes, évidemment, ont leur prénom. Il faut redonner ces histoires à toutes ces femmes qui ont été victimes et qui sont victimes de violences.
Et malgré les mesures qui ont été prises, c'est sans doute encore très insuffisant. Sans cette femme tuée par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, les chiffres ont été publiés il y a quelques jours par le ministère de l'Intérieur. C'est quand même 11% de plus sur un an. Donc ça veut dire que ça continue malgré les efforts qui sont faits.
Là, il y a une politique pénale très claire. Lorsque j'étais garde des Sceaux, j'avais mis des pôles dans les parquets liés à ces violences inacceptables qui sont... C'est de la barbarie. Et donc, moi je demandais systématiquement aux parquets de pouvoir interpeller, déférer et demander pratiquement systématiquement des mandats de dépôt à l'audience. Parce que c'est de la barbarie à notre époque qui est inacceptable. Merci beaucoup Sophie Orange pour le Goncourt demain.
En tout cas, effectivement, Goncourt demain. On va accueillir Dominique. Bonjour Dominique. Bonjour à vous. Bonjour Madame Nathie. Bonjour. Vous nous appelez de Lyon. Oui, tout à fait. Et vous aviez une question, alors non pas pour la ministre de la Culture, mais pour la candidate à la mairie de Paris. Oui, effectivement Madame Nathie, il y a un certain Monsieur Bournazel qui se présenterait contre vous. Donc vous avez dit tout à l'heure que vous vous en moquiez un peu. Mais nous les électeurs, on ne s'en moque pas parce que je suis adhérent LR. Et donc la dernière fois que j'ai vu une guerre frappe précide, c'était il y a 25 ans. Et on a eu Monsieur Delanoë et puis Madame Hidalgo.
Donc ça fait 25 ans de gauche à Paris. Est-ce qu'il n'y a pas de possibilité de vous entendre avec ce Monsieur pour avoir une candidature unique de la droite ?
Vous avez raison Monsieur, moi j'ai appris par la politique, mais c'est mon fonctionnement. J'ai toujours rassemblé et fédéré. Moi je pense que les victoires, les victoires politiques, comme les avancées sociales ou les acquis, on parlait à l'instant des violences faites aux femmes, cette cause, c'est une cause collective. Elles ne sont jamais individuelles. Les victoires ne sont jamais individuelles, individuelles et en particulier en politique. Moi la politique a changé ma vie. Je ne serais pas à ce micro si ça ne devait pas été la politique, l'engagement, le militantisme et des combats collectifs pour que je sois là où je suis aujourd'hui.
Comme tant d'autres qui sont aussi derrière moi ou ensemble. Ce sont des combats collectifs. La politique, ces victoires politiques, elles sont collectives. Aujourd'hui ils ne le souhaitent pas.
Vous n'avez pas envie de lui dire, rejoins-moi, on fait ça ensemble. On s'est déjà parlé.
Il était venu me voir, on en avait discuté et nous avions évidemment cette intention d'aller à ce combat ensemble. Mais pourquoi il n'y a pas ce changement ? Moi je vais vous dire, certains ne souhaitent pas que je sois maire de Paris, certains n'ont pas souhaité que je sois maire du 7e arrondissement, certains n'ont pas souhaité que je sois maire de la politique.
Mais c'est quoi, c'est une vengeance Rachida Dati de Gabriel Attal par exemple ?
Non mais qu'on comprenne ! Non mais certains, ils ont peut-être des comptes à régler avec le président de la République, avec d'autres, et puis très basique, certains ne souhaitent pas que je sois maire de Paris. Moi j'entendais encore, il n'y a pas très longtemps, que des journalistes faisaient tout pour que je ne gagne pas Paris. Voilà, chacun a une motivation précise. Certains c'est parce que j'incarne, parce que je suis, parce que je représente, puis d'autres par ce que je porte. Donc moi, je vais vous dire, les Parisiennes et les Parisiens, aujourd'hui, ils ont la liberté, comme pour vous monsieur à Lyon, de choisir eux-mêmes leur maire.
C'est-à-dire, quel que soit l'arrondissement, pour les Parisiens, s'ils veulent voter pour Rachida Dati, ils pourront le faire, ils auront un bulletin Rachida Dati. Le reste, honnêtement, est-ce que vous pensez que j'ai de l'énergie à mettre dans ces petites querelles ? Moi, ce n'est pas mon truc.
Dominique, vous disiez, vous êtes électeur LR. Oui, je suis adhérent. Adhérent LR, il y a la question des municipales, il va y avoir la question de 2027, et d'ailleurs, je crois qu'elle est au menu des discussions demain d'une réunion Les Républicains. Vous, en tant qu'adhérent LR, vous souhaitez une candidature unique en 2027 ? Qu'est-ce que vous souhaitez ? Oui, déjà, je souhaite bien du courage à Madame Dati pour Paris, j'espère qu'elle gagnera. Merci. Et puis, effectivement, je souhaiterais, il faut qu'on soit unis. On a un énorme danger, qui est monsieur Bardella, etc., pour les prochaines présidentielles. La droite doit être unie. Mais unie d'où à où, Dominique ?
De la façon la plus large possible, je pense, depuis les centristes de droite, jusque, peut-être, Madame Knafoube, ça n'arrivera jamais. Et vous voudriez quoi, une primaire, Dominique, par exemple ? Oui, je voudrais une primaire, effectivement, qui puisse clarifier les choses, et qu'on puisse avoir un candidat, un bon candidat, ou une bonne candidate unique. Rachida Dati, une grande primaire qui irait du centre ?
Alors, moi, je vais vous dire, et ça va rejoindre, avant, il y avait de l'incarnation, du leadership, de l'aura, du charisme. C'est vrai qu'aujourd'hui, on a moins ça, il faut dire la réalité. Et donc, moi, je trouvais que les primaires, c'était toujours le plus petit dénominateur commun. Je vais reprendre une expression de François Hollande, quand il parlait de la primaire de la gauche. Il avait dit, finalement, ce qui va sortir, ça va être le plus grand des Lilliputiens. Et je trouve que, je trouve ça un peu dommage. Moi, j'aurais voulu qu'une personnalité se dégage, évidemment, parmi la droite et le centre.
On n'en est pas là aujourd'hui, donc, si le seul moyen de sélectionner le candidat, c'est une primaire, pourquoi pas ? Mais, je pense que tout ça va s'accélérer dans les mois à venir. Mais, aujourd'hui, il n'y a pas d'autre moyen.
Et une candidature unique autour d'Edouard Philippe ?
Moi, vous avez quelqu'un qui remet en cause les institutions de la 5e. Moi, ça me gêne un peu. Parce qu'il a appelé à la démission du président. Vous ne pouvez pas prétendre être président de la République avec notre constitution, qui est une constitution solide, voulue par le général de Gaulle, et dire, finalement, si ça ne va pas, il faut démissionner. Je trouve que ça fragilise et notre 5e République, et notre République, mais aussi ça fragilise la démocratie tout court. Et en ce moment, on n'en a pas besoin.
Rachid Adati, vous restez avec nous. On va continuer à parler des municipales à Paris. Dans un instant, on sera notamment avec Olivier. Et puis, à 14h, c'est l'heure du crime, comme chaque jour sur RTL. Vous en faites un lien ? Jean-Alphonse Richard, bonjour.
Bonjour, Amandie Bégaud. J'adore vos émissions.
Merci, c'est très gentil.
Non, mais en plus, je vais vous dire... Pardon, je fais un peu... Je vous en prie. Ce que j'aime avec vous, c'est que pendant longtemps, on parlait des affaires judiciaires, et j'en discute parfois avec des journalistes, qui ne sont pas au fait de la procédure, parce que c'est très particulier. Et vous, quand vous décrivez ce type d'affaires, ce qui m'intéresse dans la manière dont vous décrivez, c'est la procédure judiciaire, en respectant tous les principes qui sont en rapport avec la justice française. Et donc, j'adore.
Parce qu'on s'appuie sur des faits, tout simplement.
Et vos podcasts, ça marche très bien.
Écoutez, merci beaucoup. C'est gentil. On va rester au musée, madame Dati. Oui, si vous voulez. On va rester au musée. Alors, ce n'est pas le Louvre dont je vais vous parler aujourd'hui, mais c'est un casse prémonitoire. Et vous le connaissez, ce casse. C'était il y a 15 ans au musée d'art moderne. Oui, 100 millions d'euros de butins, jamais retrouvés. Exactement. Alors, pas de bijoux ici, mais il y a 5 tableaux de maître qui ont été abordés.
Des œuvres d'art.
Picasso, Modigliani, Fernand Léger, Matisse, Braque. À l'époque, on parle, vous l'avez dit, de 100 millions d'euros de préjudice, ce qui est énorme. C'est ceux qui avaient été roulés ou pas ? Alors, ils ont été roulés. Les œuvres avaient été roulées. Il y a eu un film. Au début, non, non. Ah, ce n'est pas ça, je confie. Ce n'est pas la même histoire.
Non, non, non, c'est pas.
J'ai roulé au début, mais il y a un personnage qui va émerger.
Laissez le parler, c'est un professionnel.
C'est Vierran Tomic. C'est l'homme à régner. Vous savez, il y a cet homme qui va surgir, etc., qui est capable d'escalader les façades. Et c'est lui qui a fait le coup, il va avouer, on l'appelle Spiderman, chez les policiers. Et déjà, à l'époque, on va s'apercevoir que la protection de ce musée, qui est un musée qui appartient à la ville de Paris, était très faible et très vulnérable. Alors, que sont devenus les tableaux ? Il y a un doute là-dessus. Parce qu'on se dit, effectivement, ils ont été détruits. C'est ce que dit Ander Rosset. Oui, en disant qu'ils ont été détruits. Vu la valeur, moi, je suis moyennement sûr. Il y a des policiers qui disent qu'ils sont passés quelque part.
Bon, on verra tout à l'heure. À 14h. À tout à l'heure, Jean-Marc Rousse. Et à tout de suite, dans un instant, avec Rachida Dati. À tout de suite. Jusqu'à 14h, Amandine Bégaud vous donne la parole sur RTL. 12h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole. Avec Amandine Bégaud.
Bonjour à toute l'équipe d'auditeurs et à Rachida Dati. Et la question que je voudrais lui poser, si elle est élue à la mairie de Paris, c'est qu'elle ne fasse pas comme dans certaines villes, comme à côté de chez moi, par exemple, à Saint-Sébastien, de taxer ou limiter l'afflux de véhicules dans les centres-villes, où j'ai l'impression de perdre cette liberté de me déplacer. Bonne émission.
Voilà, c'est le message de Stéphane qui nous appelle de Biarritz. Si vous êtes élu maire de Paris, Rachida Dati, limiterez-vous les déplacements en voiture dans Paris ? Taxer, par exemple, avec la mise en place d'un péage, j'imagine que c'est ce qu'il sous-entendait.
Alors, d'abord, la mobilité, c'est l'une des premières préoccupations des Parisiennes et des Parisiens. Il y a trois préoccupations. La propreté, la sécurité et évidemment la mobilité. Paris est devenu un chaos dans l'espace public. Nous sommes la seule ville de France où il n'y a pas de plan de circulation. C'est pour ça que vous découvrez un matin qui a un sens interdit, après une piste cyclée. Et on va en parler avec Alvers, qui est chauffeur de taxi dans un instant. On vous met dans un sens ou on vous remet dans l'autre sens. Donc, il n'y a pas de plan de circulation. Donc, pas de cohérence et donc un chaos dans l'espace public.
Et donc, si moi, demain, je suis maire de Paris, vous parliez des péages. C'est très compliqué de mettre un péage sur une ville comme Paris. Je vous explique. Parce que, comparé à Londres ou à d'autres villes ou à Berlin, Londres, c'est 1200 km². Berlin, 900 km². Paris, 102 km². C'est une petite ville et très dense. C'est une des villes les plus denses d'Europe. Et donc, il faut fluidifier la circulation. Et c'est la plus grande capitale d'Europe. Donc, vous ne pouvez pas avoir la plus grande capitale d'Europe où vous ne pouvez pas circuler. La mobilité, c'est la première des libertés. J'allais dire, c'est synonyme. Et donc, je vais revoir tous les aménagements, évidemment, de circulation.
Tous les aménagements. Ça ne veut pas dire que je vais rouvrir les voies sur berge. Ça n'est pas le cas. Puisque je vais faire des propositions dans une dizaine de jours sur la mobilité avec un schéma de circulation, avec un schéma de mobilité, avec le respect du piéton, puisque tous les Parisiens sont d'abord 100% piétons. Respecter le piéton, respecter les personnes à mobilité réduite, respecter les familles avec des poussettes, par exemple. Et que le vélo soit à sa place, que la voiture soit à sa place et le piéton soit protégé. Et donc, ça, j'ai tout un plan qui est évidemment organisé en ce sens. Bonjour, Albert.
Oui, bonjour.
Vous êtes chauffeur de taxi ?
Alors, moi, je suis chauffeur de taxi parisien. Et voilà, on se lève tous les jours. On a des stations qui disparaissent, des stations de taxi. On a des sens interdits qui disparaissent, comme vient de dire madame la ministre. Voilà, c'est le chaos dans Paris. On n'en peut plus. On est très impactés par cette situation. Les voies dédiées n'existent pas.
Ça, il y a raison. Les voies dédiées ne sont pas dédiées, en fait.
Les gares, c'est un enfer pas possible. Et j'imagine que ça pèse sur votre chiffre d'affaires, Albert, ça ? Tout ça ? Bien sûr, parce qu'on reste bloqué dans les bouchons. Alors, après, vous avez des clients. Nous, on est réellement des vrais taxis. Donc, on est au taximètre, donc à l'euro kilométrique. Donc, plus on va rester tant dans les bouchons, plus on va facturer aux clients. Vous sortez de la gare de Lyon, vous mettez déjà 10 minutes pour sortir de la gare de Lyon quand ce n'est pas plus. Vous sortez déjà avec 10... Il y a à peine de monter dedans. Rien n'est fait pour humidifier le trafic et pour améliorer notre situation professionnelle de tous les jours.
Rachid Elati, est-ce que les taxis doivent avoir leur place dans Paris ?
Vous avez raison. Mais moi, je ne ferai pas de Paris, ce qui est le cas aujourd'hui. C'est-à-dire que Madame Hidalgo et Monsieur Grégoire, parce que Monsieur Grégoire, il est responsable de l'aménagement de Paris. Il a été le premier adjoint et en charge de l'urbanisme. Et le candidat de la gauche à la même partie. Oui, et qui est en charge de l'urbanisme. Je vais vous dire, j'ai passé une partie de la nuit, parce que comme vous le savez, tous les matins, tous les soirs, je suis sur le terrain à Paris, à la rencontre des Parisiens. Je suis allée dans un grand hôpital parisien qui est dans le 12e arrondissement, qui a un grand service de soins palliatifs, une maternité, un service d'urgence.
Que m'ont-ils dit ? J'ai rencontré les agents, et donc des aides-soignantes, des infirmières, des médecins. Les difficultés pour eux, c'est d'abord, un, de trouver des places en crèche, compte tenu de leurs horaires, très compliqués. La deuxième chose, c'est évidemment la mobilité. Par exemple, j'avais une aide-soignante qui habitait Paris et qui prenait le bus. Elle dit, avant, je comptais 30 minutes, maintenant, c'est une heure. Ça, c'est aussi une réalité. Et ce que m'a dit le directeur de cet établissement, qui a quand même les soins palliatifs ou les naissances, ce sont deux urgences. Vous avez, par exemple, ou des gens qui sont sur des soins de longue durée.
Il me disait que, par exemple, pour les soins, un train sanitaire, d'aller d'un hôpital à un autre, d'envoyer quelqu'un pour un examen dans Paris, c'est devenu l'enfer. Et donc, les ambulances, les taxis sanitaires, enfin, les véhicules sanitaires ou les taxis, ne voulaient plus venir. Ou quand ils viennent, les tarifs sont évidemment majorés. Et qu'est-ce qu'on fait pour Albert, notre chauffeur de taxi ? Non, mais c'est important. Et donc, ce directeur d'hôpital me disait que les nouveaux aménagements parisiens sur l'espace public entravent l'accès à l'hôpital et les embouteillages ont augmenté de plus de 25% à soins constants. De plus de 25% les tarifs sanitaires pour soigner les gens.
Y compris, par exemple, quelqu'un qui est en soins palliatifs qui veut aller finir en paix à son domicile. Parfois, il n'arrive pas à son domicile en vie pour finir tranquillement ses jours. Et donc, ça, c'est une réalité. Plus de 25% sur les tarifs, évidemment, en raison des embouteillages et des aménagements et ils ne sont jamais consultés. Sur les voies, évidemment, les voies de bus sont à travailler, les taxis sont entravés, je mettrai des voies dédiées.
Là, j'ai effectivement, j'ai une maquette avec un avant-après que j'ai réalisée avec des urbanistes, avec aussi des paysagistes, avec des experts de la circulation et donc, je ferai cette proposition que j'annoncerai avec des visuels et avec la faisabilité et le coût d'ici une dizaine de jours.
Albert, vous êtes convaincu ou pas ? Madame Dati, oui, écoutez, moi, personnellement, j'habite à Paris donc je vote pour vous. Merci. Essayez de faire en sorte, voilà, parce que franchement, on en a marre de ce qui est là actuellement et ce qui est au pouvoir depuis une vingtaine d'années.
25 ans.
Franchement, il faudrait que vous fassiez quelque chose pour l'évolution des taxis. Voilà. Bon, le message, justement, on vote pour vous. On habite à Paris et si vous faites quelque chose pour les taxis, les taxis, vous en seront très reconnaissants. D'ailleurs,
je reçois très régulièrement vos représentants et les groupements et ça ne date pas d'aujourd'hui, ça ne date pas de la campagne électorale. Je le fais depuis que je suis élue et en particulier depuis 2020. Donc,
c'est une réalité. Merci beaucoup Albert pour votre question. On a une autre question toujours autour du même sujet avec vous, François. Bonjour. Oui, bonjour, Alain Dapti. Vous avez commencé à en parler en cas d'élection. Vous seriez prête à revoir les plans de circulation. Moi, je prendrais pour exemple la rue Saint-Honoré qui est passée très récemment en centre interdit sur quelques mètres, ce qui est obligé à passer par la presse de l'Opéra pour rejoindre la comédie française ou la chandette au quartier. Et ça, enjambres des embouteillages et souvent table et de la pollution. Donc, on ne comprend pas cette politique.
Vous avez raison. D'ailleurs, quand il ferme une rue, exemple, la rue de Rivoli que je vais revoir, je vous le dis et je vous l'annonce et de la même manière, vous aurez le visuel en conséquence. Vous voulez la rendre aux voitures, la rue de Rivoli ? Je suis en train de revoir pour que chacun ait sa place. Ça n'est pas acceptable. Vous n'êtes pas non plus contre je termine. Oui, oui, mais j'enrichis quand même. Vous voulez le truc et qui... Non, je vous dis simplement, par exemple, quand il ferme la rue de Rivoli, ils ne font aucune étude sur les reports de circulation. Ça a engorgé la rue Saint-Honoré qui est derrière. Il n'y a même pas de voie de dégagement.
Ce n'est pas possible d'avoir un axe qui est entre la place de la Bastille et la place de la Concorde. D'abord, ça tue, ça augmente la pollution et ça tue tous les abords et il n'y a aucune évaluation des reports de circulation. Et de la même manière, ça tue tous les commerces sur cet axe.
Et si c'est une question qui ne concerne pas que Paris, ça concerne un grand, grand nombre de centres-villes où aujourd'hui, on a de plus en plus de mal à circuler. Malgré tout, il y a un certain nombre de personnes, Rachida Dati, qui vont vous dire « Ben oui, mais pour moins de pollution,
il faut moins de voitures ». Mais c'est une réalité. D'ailleurs, Bertrand Delanoé, quand il dit « il fallait moins de voitures », il ne disait pas « il fallait moins de voitures », il dit « il fallait moins de voitures polluantes ». C'est d'ailleurs par lui qu'il a encouragé la voiture électrique, la voiture propre. Et donc là, cette municipalité, et d'ailleurs il l'assume en disant « on veut Paris 100% sans voiture ». Est-ce qu'une capitale économique, une capitale qui fait travailler quand même Paris et les abords, est-ce qu'on doit la tuer ? Ce que je disais tout à l'heure, la circulation, c'est la vie. Quand vous ne bougez plus, vous êtes mort.
Moi, je veux que Paris ne soit plus une ville de passage, je veux que ce soit une ville d'ancrage et une ville de vie. Est-ce que vous vous rendez compte que les forces vives ont quitté Paris ? Moi, je me rends compte, je ne fais pas campagne de la même manière en 2020 qu'en 2026. on a perdu plus de 125 000 habitants à Paris. 30 000 enfants qui sont partis qu'ont quitté Paris. Est-ce qu'on se résout à avoir une ville de célibataires en vélo qui travaille à 10 minutes de chez lui ? Ce n'est pas ça Paris. Ce n'est pas la ville qui fait rêver le monde que ce soit une ville de célibataires en vélo à travailler à 10 minutes de chez soi.
Et on se retrouve dans un tout petit instant sur RTL. A tout de suite. Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10. 50 centimes la minute. Amandine Bégaud RTL Midi Les auditeurs ont la parole. Il est 13h42 sur RTL. Rachida Dati la ministre de la Culture est toujours avec nous. On va partir pour le BHV. Pourquoi le BHV ? Parce qu'une manifestation a lieu en ce moment même devant ce grand magasin suite au scandale Chine et ses poupées sexuelles pédo-pornographiques qui ont été retrouvées sur ce site. Vous savez que Chine doit s'installer au BHV mercredi. Pierre Copplot vous êtes sur place pour RTL.
Absolument. Bonjour Amandine bonjour à tous. C'est à l'initiative de l'association Mouvement Enfant des membres qui expriment leur indignation face aux positions du BHV de tenir coûte que coûte sur l'arrivée de la marque chinoise Chine cette semaine malgré les révélations lisaient du week-end.
Ils ont brandi des pancartes Chine participe à la pédocrimialité honte à Chine c'est ce qu'on a pu lire et une scène de crime a même été installée au sol devant l'entrée du BHV des poupées installées sur un drap blanc avec ces mots éradiquant la pédocriminalité des photos de poupées polémiques ont été aussi collées sur la façade accompagnées de ce message du président de l'association Arnaud Gallet au microphone La manifestation se poursuit dans le calme la direction du BHV est passée devant les micros elle n'a pour le moment pas souhaité s'exprimer
Pierre Copplot en direct du BHV à Paris merci à vous Rachid Adati Chine dans un grand magasin parisien est-ce que ça vous choque ?
d'abord le BHV c'est un magasin historique de Paris et patrimonial j'allais dire c'est comme le bon marché c'est ces marques qui sont liées à l'histoire de Paris et donc avant d'en arriver à Chine il faut s'intéresser à la cause pourquoi le BHV en est là il a dégringolé il a fermé il a été repris dans des conditions très tumultueuses parce que la fermeture de Rivoli a tué le commerce a tué les commerces historiques et les commerces dits de proximité des gens qui étaient installés depuis toujours à Paris et donc petit à petit ça tombe donc ça c'est la faute de la municipalité c'est-à-dire que sans concertation sans aménagement c'est-à-dire que non mais ça c'est non mais après je vais vous parler du reste donc ça c'est la cause initiale donc il faut s'en préoccuper pourquoi tout dégringole et tout se casse la figure c'est le cas dans plein de centres-villes il faut le reconnaître non mais c'est le cas dans plein de centres-villes ok mais vous pouvez reconnaître que là il n'y a pas eu de consultation on a fermé d'autorité cette rue sans se préoccuper de l'attractivité et des petits commerces qui étaient là Chine ou BHB ça vous choque ou pas notamment pour les personnes en mobilité réduite ou en difficulté pour voir s'apprivozionner sur Chine évidemment quand vous me dites que Chine vend des poupées sexuelles et c'est tout le sujet et pas que Chine de tous les sites internet non régulés et c'est cette plateforme elle n'est pas régulée et donc c'est un scandale de la même manière moi j'ai été sollicité par un avocat très récemment qui est Maître Hamas évidemment que j'ai vu récemment encore parce que la protection de l'enfance parce que Paris est aussi un département elle a la responsabilité des enfants placés vous savez très bien que de plus en plus de jeunes filles de 13-14 ans ça donne à la prostitution et ça donne à la prostitution et ce sont des enfants des petites filles qui sont placées et qui sont dans des AirBnB ou dans des foyers et qui sont devenues la proie de proxénètes pour les prostituées il y a un site par exemple et qui avait été signalé à Bruno Retailleau qui s'appelle Sex Model si vous y allez c'est une application vous trouvez de toutes petites filles 10 ans 11 ans 12 ans qui sont placées et qui sont à la disposition de pédos criminels et donc c'est le sujet de tous ces sites non régulés et donc là c'est évidemment il faut s'y attaquer très sérieusement au-delà de Chine
le patron du BHV sera demain l'invité de Marc-Olivier Fogiel sur RTL demain matin à 8h15 qu'est-ce que vous avez envie de lui dire renoncez à accueillir Chine dans vos magasins
on ne peut pas avoir une enseigne et qui évidemment vend des objets pédocriminels c'est une infraction en soi et donc il ne peut pas être complice de cela et donc il vous répondra demain
on a pas mal de questions aussi sur le répondeur on va écouter Marina Bonjour Madame la Ministre vous avez un certain caractère voire un caractère certain que j'apprécie je trouve votre parcours remarquable à bien des niveaux mais il y a une chose que je ne comprends pas c'est votre entrée au gouvernement Macron pourquoi mais pourquoi merci beaucoup pour votre réponse voilà pour le message de Marina que lui répondez-vous Rachida
d'abord ma famille politique les républicains et beaucoup de ténors il y avait Jean-François Copé il y a Philippe Juvin Michel Tabarro et d'autres qui souhaitaient évidemment que nous puissions être dans un gouvernement et rejoindre dans le deuxième mandat d'Emmanuel Macron c'était une volonté importante et donc quand le président de la république me propose d'être ministre de la culture ma mission c'est de réduire les inégalités dans l'accès à la culture de réduire les discriminations dans l'accès des métiers à la culture et notamment de m'occuper des territoires ruraux et de préserver le patrimoine vous avez vu mes priorités protection du patrimoine en particulier du patrimoine religieux et historique l'accès à la culture avec le spectacle vivant et de lutter contre les atteintes à la création donc c'est pour le projet plus que pour la personne mais bien sûr et pour la mission et donc ça n'était pas contraire à des convictions contraire à des engagements et contraire à ma famille politique
cette fois ça vous a valu comme pour les autres ministres les républicains une suspension vous la comprenez
cette suspension ? elle est liée à Bruno Retailleau mais il y a une incompréhension dans cette famille politique parce que à la fois Bruno Retailleau huit jours avant il faisait partie du gouvernement puisqu'il y a quelqu'un qui n'a pas été pris au gouvernement ou la présence de Bruno Le Maire on remet en cause mais c'est un sujet de personne ce n'était pas un sujet de projet et d'engagement et les républicains d'ailleurs Laurent Wauquiez l'a dit en tant que président de groupe au moment de la motion de censure en disant qu'il serait en soutien au gouvernement et donc nous apportons cette contribution qui est de notre famille politique à ce gouvernement
autre question c'est celle de Nicolas toujours par répondeur
Rachida Dati bonjour vous avez trahi les républicains pour rejoindre les macronistes c'est maintenant votre tour d'être trahi par une partie d'entre eux bref c'est la politique de la droite dans toute sa splendeur Madame Dati n'avez-vous pas peur d'un rejet plus massif de vos nouveaux amis et comme l'agressivité est l'argument préféré de ceux qui n'en ont pas j'ose cette fois espérer une réponse pertinente
voilà pour le message
de Nicolas sur l'agressivité qu'on peut parfois me reprocher je voudrais quand même y répondre moi toute ma vie elle était un combat c'est un combat voilà et si je n'avais pas combattu je n'en serais pas là moi j'ai eu un mariage contraint je serais restée dans la cité dans laquelle je vivais et j'aurais été sous l'emprise de quelqu'un que j'ai refusé donc toute ma vie et jamais aujourd'hui vous ne vous dites je vais trop loin moi l'agressivité n'est pas un argument il a raison moi je crois à la radicalité des combats oui c'est peut-être une différence que j'ai avec d'autres mais peut-être avec une partie peut-être de certains responsables politiques moi je crois à la radicalité des combats c'est comme ça qu'on y arrive regardez sur le droit des femmes si les combats n'avaient pas été ridicaux chère madame Bégaud nous ne serions pas toutes les deux dans ce même plateau et vous le savez et le combat n'est pas terminé et ces droits acquis sont toujours fragilisés ou remis en cause et on le voit tous les jours et donc la radicalité ça n'est pas pour moi de l'agressivité je n'agresse pas à la limite je peux me défendre parfois je peux être parfois dans la surréaction c'est mon tempérament et mon caractère ça c'est une réalité mais j'ai toujours argumenté et la trahison j'ai toujours argumenté moi la trahison c'est pas mes valeurs j'ai pas été élevée comme ça j'ai toujours été loyale et fidèle je l'ai été pour Nicolas Sarkozy et pour d'autres pour Albin Chalandon pour Simone Veil pour lesquels jusqu'au bout de leur vie j'ai été avec eux et proche d'eux je ne trahis pas François Bayrou j'ai travaillé à son cabinet et d'autres responsables politiques mais aussi comme d'autres grands patrons Jean-Luc Lagardère ce sont des gens qui m'ont donné ma chance et qui ont permis que je mène les combats que je mène aujourd'hui et d'être aujourd'hui sur votre plateau et donc la trahison j'allais dire la petite trahison de dire quelqu'un qui vous a aidé donné la main tendu la main qui vous a donné soit un moyen de vous alimenter et de vivre soit de vous donner une ascension spectaculaire dans un domaine qui était votre passion le trahir moi je vais vous dire qui trahit trahira voilà donc vous n'avez jamais trahi
c'est le sentiment que vous avez
moi je n'ai jamais trahi en tous les cas ceux qui ont été dans ma vie et qui sont dans ma vie et ceux qui évidemment m'ont permis d'être là aujourd'hui
à tout de suite Bonjour Madame la Ministre
Bénédicte je vous appelle d'Allemagne j'aurais voulu savoir quelle était votre position en tant qu'ancienne magistrate concernant la visite en prison du ministre de la Justice M. Gérald Darmanin à M. Nicolas Sarkozy merci beaucoup au revoir
le message de Bénédicte Rachida Dati que lui répondez-vous vous y seriez allé vous
d'abord quand vous êtes garde des Sceaux vous vous préoccupez des conditions de détention et des conditions donc conditions de détention des détenus et conditions aussi de travail des surveillants pénitentiaires moi je voudrais quand même insister sur un point le quartier d'isolement où est incarcéré Nicolas Sarkozy c'est pas un quartier de tranquillité parce que certains disent il est à l'isolement il est tranquille le quartier d'isolement c'est le lieu où il y a les détenus les plus dangereux de la détention et parfois même parce que lorsque j'étais magistrat d'ailleurs lorsque j'étais à Evry et que l'établissement pénitentiaire qui dépendait d'Evry c'était Fleury-Mérogis nous pouvons avoir dans ces quartiers les détenus les plus dangereux de France en termes de violence en termes de profil et donc c'est le lieu où on les détient donc Nicolas Sarkozy est incarcéré parmi ces personnes donc que le garde des Sceaux lors d'une visite dans l'établissement pénitentiaire puisse se préoccuper des conditions de détention y compris des détenus les plus dangereux parce que c'est ce qu'on appelle les DPS les détenus particulièrement surveillés moi-même il m'est arrivé de me préoccuper de certains dits DPS parce qu'ils sont dangereux et plus vous rigidifiez la détention pour ces personnes détenues dans ces endroits leurs avocats donc ça ne vous a pas ce que je veux dire c'est que ça ne vous a pas choqué qu'un garde des Sceaux se préoccupe des DPS c'est normal particulièrement surveillés sur leurs conditions de détention mais aussi pour les personnels pénitentiaires parce que quand vous avez des détenus comme ça sur des profils très durs ils peuvent malmener il n'y a pas de mélange des genres contrairement à ce que disent certains très durement les surveillants pénitentiaires ça il faut lui poser la question moi je vous dis qu'un garde des Sceaux dans sa mission et ses responsabilités il doit veiller aux conditions de détention des détenus c'est comme ça qu'on améliore aussi les conditions pénitentiaires j'ai porté une loi en 2009 pour améliorer les conditions de détention et également pour améliorer les conditions de travail des surveillants pénitentiaires
autre question celle de Mathilde bonjour Mathilde bonjour vous nous appelez d'où ? de Paris de Paris donc vous êtes électrice à Paris vous votez à Paris exactement et j'ai une question
à poser à madame Dati en tant qu'électrice à Paris allez-y je vous en prie madame Dati vous êtes donc candidate pour être la prochaine maire de Paris mais votre procès pour corruption et trafic d'influence aura lieu en septembre 2026 après les élections municipales si vous êtes élu maire de Paris et que vous êtes condamné est-ce que vous vous engagez à être démissionné de vos fonctions ?
alors madame ça tombe très bien Mathilde moi je suis très à l'aise sur ce sujet et ça tombe bien que vous ayez posé cette question pourquoi ? d'abord quand certains vont dans l'outrance monsieur Grégoire et sa clique pourquoi ?
parce que cette gauche qui se gargarise de la présomption d'innocence pour leurs amis leurs proches ou certaines personnes la dénie à d'autres et la présomption d'innocence elle vaut pour tout le monde c'est un combat aussi important pour notre état de droit et c'est pour ça que ça n'est pas un hasard si je suis devenue magistrat elle a été confortée et ça je lui rends hommage Elisabeth Guigou qui avait fait un texte justement pour renforcer la présomption d'innocence et donc cette présomption elle m'est aussi destinée donc à ce jour je ne suis pas condamnée mais je voudrais quand même faire une précision sur ce sujet je n'ai quand on dit les affaires j'ai évidemment qu'une affaire qui est celle de Renault les autres essayent de vous coller
vous êtes mise en examen juste le rappel et vous serez jugée pour corruption et traflique d'influence
je veux vous dire c'est un contrat d'avocat pour la première industrie française de l'automobile à l'époque Renault-Nissade j'étais avocate pour ce groupe pour son développement dans le monde et notamment Maghreb et Moyen-Orient voilà et donc dans cette affaire les personnes qui ont participé à ma mission d'avocat n'ont jamais été entendues jamais ne serait-ce que l'assistante de M. Gauze qui organisait ces réunions n'a jamais été entendues donc ces personnes seront entendues ça c'est le premier point vous niez les faits c'est très important
on a très peu de temps vous niez les faits
mais si c'est pas une histoire de nier les faits il y a un principe dans notre état et la présomption d'innocence vous serez jugée en septembre mais c'est pas la question de Mathilde Mathilde elle vous demande Mathilde je vous réponds il n'y a pas d'argent public dans cette affaire et donc c'est la grande différence entre moi et Mme Hidalgo M. Grégoire M.
Le Joindre maire du 18ème arrondissement qui vivent sur l'argent des parisiens ils se font payer leur restaurant leur coiffeur ça n'est pas la question de Mathilde leurs vêtements leur voyage à l'étranger tout ça est payé par l'argent des parisiens est-ce que si vous étiez condamné vous démissionneriez c'est la question de Mathilde ne concerne pas de l'argent public et donc aujourd'hui le procès n'a pas eu lieu il y a encore une voie de recours qui est en cours et qui est en suspens et je n'ai pas été condamné et donc moi je crois évidemment à la justice de mon pays et à l'état de droit voilà
bon merci en tout cas d'avoir joué le jeu de ce question réponse avec les auditeurs Rachid Adati dans un instant on va retrouver Jean-Alphonse Richard pour l'heure du crime vous n'avez pas une question de M. Duhamel ? si alors la question d'Alain Duhamel ce matin avec Thomas Sauté on va faire ça en 10 secondes c'était de quoi avez-vous peur ?
ah d'accord bah de rien
Jean-Alphonse Richard l'heure du crime dans un instant
on va au musée je croyais qu'il allait poser la question sur les candidats parce qu'il avait oublié Ségolène Royal
Rachida Dati